A débattre 26/05/2009 à 13h07

Grippé ou enceinte, voulez-vous travailler ?

François Krug | Journaliste Rue89


Frédéric Lefèbvre à l’université d’été de l’UMP à Royan en septembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

Frédéric Lefebvre a encore frappé. Pour le député et porte-parole de l’UMP, les salariés qui le souhaiteraient doivent être autorisés à travailler à domicile pendant leurs congés maternité ou maladie. L’amendement a été rejeté, mais son auteur persiste : après tout, quand on a une jambe cassée, on a « parfaitement les facultés intellectuelles pour continuer de travailler ».

Ce serait une réforme majeure du Code du travail. Une réforme que Frédéric Lefebvre comptait mettre en œuvre via un simple amendement à la proposition de loi destinée à « faciliter le maintien et la création d’emplois », texte développant le « prêt » de salariés entre entreprises et facilitant le télétravail.

Uniquement pour les volontaires

Le télétravail ? Pour Frédéric Lefebvre, c’est justement la solution pour ces salariés contraints d’arrêter le travail par une grossesse, une mauvaise grippe ou une chute malencontreuse. A condition, précise le député UMP, que les salariés soient volontaires et qu’un médecin l’autorise. L’employeur, lui, ne pourrait pas s’opposer à ce souhait du salarié.

L’amendement de Frédéric Lefebvre permettait donc de ne plus suspendre le contrat de travail dans les cas suivants :

  • congé maladie
  • congé maternité (en maintenant une suspension réglementaire de huit semaines)
  • congé parental d’éducation
  • congé de présence parentale

« Faire travailler les morts »

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a rejeté l’amendement lundi soir. Mais ce matin sur RTL, Frédéric Lefebvre a assuré qu’il ne renonçait pas. Il devrait donc défendre sa proposition mercredi, lors du débat dans l’Hémicycle.

Son argument : les salariés « qui sont immobilisés chez eux parce qu’ils se sont cassé la jambe » voient leurs revenus fondre alors qu’ils « ont parfaitement les facultés intellectuelles pour continuer de travailler ». (Ecouter le son)


Audio file

FrédéricLefebvreTélétravail

La proposition de Frédéric Lefebvre gêne l’UMP et fait le bonheur des syndicats en ce jour de mobilisation interprofessionnelle. Résumé du secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, lundi soir France 3 :

« Un jour, on va essayer de faire travailler les morts. »

En attendant, la proposition de Frédéric Lefebvre ne profiterait qu’à une partie des salariés : ceux qui peuvent effectivement pratiquer le télétravail. Plutôt les cadres que les ouvriers, donc.

Photo : Frédéric Lefèbvre à l’université d’été de l’UMP à Royan en septembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • LG240
    • Posté à 15h12 le 26/05/2009
    • Internaute 23978

    C’est exactement la réflexion que je me suis faite. A moins avis, l’arrêt doit durer 48 ou 72 heures le temps que la douleur s’estompe et basta. Ca m’étonnerait que la sécu aligne 6 mois d’arrêt le temps que les os se recollent...

    • polyglotte
      polyglotte répond à LG240
      prof de sport
      • Posté à 15h47 le 26/05/2009
      • Internaute 72676
        prof de sport

      Environ deux mois et demi trois mois (c’est arrivé à un ami) : on ne peut pas considérer que le patient soit guéri sitôt la douleur estompée.

      Les os, pour se reconstituer, ont besoin de beaucoup de temps, ce qui engendre un dépense énergétique considérable pour l’organisme (qui provoque fatigue prématurée, inattentions etc...).
      En outre, le travail ne peut être repris que lorsque la personne peut correctement se déplacer, même à l’aide de béquilles (et ça n’est pas forcément toujours le cas- douleurs persistantes, mobilité réduite dans les transports en commun ou impossibilité de conduire, donc de se déplacer, notamment en milieu rural).

      Après, il est vrai que trois mois peuvent paraitre longs et qu’il faudrait faire un distinguo clair entre : à quel moment je peux retravailler (sans être épuisé au bout d’une demi heure) et à quel moment je peux me déplacer ; les deux étant tout simplement confondus, ce qui peut parfois mener à des situations ubuesques.

       
      • I.P
        I.P répond à polyglotte
        Flat4
        • Posté à 15h58 le 26/05/2009
        • Internaute 25391
          Flat4

        Mais concrètement je vois régulièrement mes élèves se promener avec des bras ou des jambes dans le plâtre et aller en cours avec peu de temps après leur accident.
        Vous êtes certain que la sécurité sociale paie trois mois d’arrets dans ces conditions là ?

        • polyglotte
          polyglotte répond à I.P
          prof de sport
          • Posté à 16h18 le 26/05/2009
          • Internaute 72676
            prof de sport

          les élèves passent la majeure partie du temps assis, n’ont d’autres responsabilités que de s’assumer eux-mêmes. En outre, ils ne touchent pas d’indemnités liées à leur arrêt et ne sont donc pas une source de dépense pour la sécu (hormis leurs soins).
          Pour les remboursements de la sécu tout dépends de votre convention collective (ex. de celle que je connais pour les espaces de loisirs et parcs d’attraction : 7 jours de carence puis 100% du salaire durant 7 ou 8 semaines puis ça régresse mais j’ai oublié de combien).

          J’imagine que l’arrêt de travail suite à une jambe cassé sera logiquement plus long pour un ouvrier du bâtiment que pour un cadre administratif...

          Ceci dit pour avoir récemment été arrêté deux mois, je puis vous certifier qu’il est extrêmement difficile de se concentrer sur un travail « écrit » ou concevoir quelque chose de créatif lorsqu’on est abruti par les calmants et/ou la douleur.

          • I.P
            I.P répond à polyglotte
            Flat4
            • Posté à 16h39 le 26/05/2009
            • Internaute 25391
              Flat4

            J’avais en effet oublié les antidouleurs qui mettent un sacré coup sur la tête...

          • framboise.
            framboise. répond à polyglotte
            incognitotte
            • Posté à 17h59 le 26/05/2009
            • Internaute 80729
              incognitotte

            Rassurez-vous, je sais ce que c’est (prof de couche-culottes) qui a eu un accident à l’école.
            Attention, l’EN flique plus que jamais !
            bien à vous !

        • DrTom
          DrTom répond à I.P
          Citoyen
          • Posté à 17h53 le 26/05/2009
          • Internaute 53985
            Citoyen

          Si je puis me permettre, se casser une jambe à 15 ans et se casser une jambe à 40 ans ou plus ça n’est pas exactement la même chose...

          • I.P
            I.P répond à DrTom
            Flat4
            • Posté à 21h14 le 26/05/2009
            • Internaute 25391
              Flat4

            Plutôt 20 les miens, mais votre remarque reste juste.

        • emma_88
          emma_88 répond à I.P
          metallurgie
          • Posté à 06h37 le 27/05/2009
          • Internaute 59455
            metallurgie

          faut deja etre employe a pas grand chose faire ou assis confortablement pour bosser avec bras cassé ou jambes c est dingues ca tes eleves se promene vient avec moi au taf tu verras si on se promene et peux bosser dans 1 sale etat faire crever les gens au boulot pendant qu on ne compte plus le nombre des chomeurs et va accelerer la suppression de la securité sociale homme politique rien que des gros naz plein de fric

      • framboise.
        framboise. répond à polyglotte
        incognitotte
        • Posté à 17h56 le 26/05/2009
        • Internaute 80729
          incognitotte

        Bien sûr !
        Je connais aussi. (accident de travail à l’école et ostéotomie !)

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à polyglotte
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 05h42 le 27/05/2009
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Ca me rappelle Mitterand opéré pour des hémorroïdes à qui l’on avait demandé à la TV s’il était toujours en mesure de remplir ses foctions et qui avait répondu assez froidement « Ce n’est pas une lobotomie que j’ai subie “

        Plus sérieusement, il serait avantageux que les indemnités versées pour quelque raison, soient considérées comme une compensation pour la situation qui les justifie - et non pas comme une mesure d’aide sociale - et ne soient donc pas remises en question si le bénéficiaire tire un revenu d’une autre source. Le principe est extrêmement important et va bien au delà du cas donné en exemple..

        Lien

        Pierre JC Allard

      9 autres commentaires
    • DrTom
      DrTom répond à LG240
      Citoyen
      • Posté à 17h55 le 26/05/2009
      • Internaute 53985
        Citoyen

      Si tu reprends trop vite une activité (qui suppose de faire des trajets quotidiens dans des transports en commun) tu risques des complications...

       
      • emma_88
        emma_88 répond à DrTom
        metallurgie
        • Posté à 06h44 le 27/05/2009
        • Internaute 59455
          metallurgie

        sur que si tu reprends trop vite peut avoir des soucis apres 3 mois de conges maladie pour 1 epaule ai repris a mi temps therapeutique c est a dire 4h par j c eetait avec bien du mal que faisait mes 4 h alors bossé esquinté c est meme pas imaginable

      1 autres commentaires
  • EulChe
    EulChe
    Humaniste hère
    • Posté à 17h12 le 26/05/2009
    • Internaute 26715
      Humaniste hère

    Il ne faut pas considérer que la douleur. Hors des grandes villes, il est très souvent nécessaire de conduire pour se rendre au boulot. Avec une jambe dans le plâtre ce n’est plus possible. Et ce n’est qu’un exemple...

    • emma_88
      emma_88 répond à EulChe
      metallurgie
      • Posté à 06h47 le 27/05/2009
      • Internaute 59455
        metallurgie

      le gros naz qui propose ca on se demande ou il la eu lui son platre surement au bout de la quequette a pas du le gener

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h23 le 26/05/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    il marche sur la tête ce gars, il n’y a pas que des emplois de bureau avec ordinateur ! ! et encore, la sécurité informatique il y a pensé ?

    comment fait un mécanicien pour amener du boulot à la maison ?
    comment fait un plombier pour amener du boulot à la maison ?
    une femme de ménage, un serveur, un pompiste, un ouvrier, une infirmière, un médecin, un dentiste et j’en passe ? ?
    il dit n’importe quoi ce gars ?

    • moravagine
      moravagine répond à pablico
      Observateur désabusé
      • Posté à 18h58 le 26/05/2009
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      « il marche sur la tête ce gars “, tu ne crois pas si bien dire ! Le gars Lefevre, il est en arrêt pour troubles psychiatriques sévères depuis pas mal de temps mais il persiste à vouloir travailler pour son mentor... On voit le résultat ; un travail ni fait ni à faire dans la communication de l’UMP.

      Par ailleurs, pour la sécurité informatique, faut pas trop lui en demander au Frédéric vues ses connaissances sur le Web 2.0 qu’il nous a livrées il y a quelques mois ! Je pense que pour lui, l’informatique s’est arrêtée à l’époque du minitel, la suite, il n’imagine pas un instant que cela puisse exister ! Il suffit de lire les différentes déclarations qu’il a pu faire qui concernaient l’internet ...

  • marie 75
    • Posté à 13h28 le 26/05/2009
    • Internaute 3563

    à méditer, petits UMP !
    cf tribune de geneve

    La revanche du béret sur le chapeau melon

    Belle revanche du béret sur le chapeau melon . « The Economist » vient de consacrer sa « une » et une longue analyse à l’efficience du modèle social et économique français. Naguère encore, ce prestigieux hebdomadaire libéral et britannique n’avait pas de mots assez durs pour se moquer du ringardisme bureaucratique d’une France vouant à l’étatisme la foi ardente et désespérée que l’on réserve aux idoles déchues.
    Mais le tsunami financier de l’automne 2008 a bouleversé toutes les idées préconçues. Avec le fair-play digne d’un rugbyman de bonne famille, « The Economist » admet que la France résiste mieux que les autres pays à la crise et que l’absence de régulation financière qu’elle prônait a provoqué l’actuel désastre.

    La cigale libérale se trouva dépourvue lorsque le tsounami fut venu

    La protection sociale coûte cher, certes, mais lorsque la bise fut venue, la cigale libérale s’est mise à danser devant un buffet vide ! Alors que la fourmi française, elle, laisse moins de monde dans les ornières et peut éviter le pire.
    Le plus comique est que l’hebdomadaire met en vedette Nicolas Sarkozy. Alors que celui-ci avait axé sa campagne électorale en 2007 sur… la disparition du modèle français !

    L’inusable Jean-Baptiste Colbert

    Depuis, le président a rangé dans son étui le pipeau libéral pour souffler dans le bon vieux clairon du colbertisme. En effet, qu’elle penche à gauche ou à droite, qu’elle se pare d’une couronne royale ou d’un bonnet phrygien, la France a le plus souvent suivi les traces de Jean-Baptiste Colbert, grand argentier de Louis XIV, qui a réservé à l’Etat le rôle directeur dans l’économie du pays.
    Autre métaphore animale. La France ressemble à cette mule qui refuse obstinément de suivre le chemin dans lequel tout l’équipage libéral mondial s’est engagé. Les uns la poussent, les autres la tirent, puis, lassés, la laissent brouter les bordures en se disant que personne ne parviendra pas à lui faire entendre raison.

    La mule française

    Or, il aurait été plus opportun de se poser cette question : « Pourquoi la mule française refuse-t-elle ce chemin ? Suivons-nous vraiment la bonne route ? Ne mène-t-elle pas vers des précipices ? »
    Mais « The Economist » ne se pose pas ces questions. Après avoir salué l’actuelle bonne tenue du modèle socio-économique français, l’hebdomadaire retrouve son crayon libéral pour tracer l’avenir : la force actuelle de la France se transformera en faiblesse lorsque la reprise économique succédera à la crise. Son étatisme bridera trop les initiatives personnelles, ce qui sera nuisible aux innovations technologiques.
    Certes, pour qui s’y frotte, la bureaucratie hexagonale constitue l’un des cercles de l’enfer. Mais elle n’a pas empêché la France de mettre au point le TGV ou de devenir l’un des chefs de file mondiaux en matière d’énergie électrique.

    Perdre sa vie à la gagner ?

    La France partage une vision de la vie qui privilégie la qualité de l’existence par rapport aux résultats économiques. Le slogan de Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » n’a connu qu’un très bref moment de gloire.
    A quoi bon perdre sa vie à la gagner ? Non que les Français bossent moins que les autres, mais ils refusent de n’avoir pour seul horizon que la ligne grise des performances.

    (Ce texte a paru en rubrique Perspective vendredi 22 mai 2009 dans la Tribune de Genève

    • obiwan78
      obiwan78 répond à marie 75
      Ingénieur
      • Posté à 14h05 le 26/05/2009
      • Internaute 61560
        Ingénieur

      D’accord Marie et encore vous avez oublié :

      Ariane
      Airbus
      Le nouveau télescope spatial
      La carte à puce
      ......

      Kenavo

    • moijepense
      moijepense répond à marie 75
      • Posté à 17h13 le 26/05/2009
      • Internaute 41009

      Ouais ouais ... parceque avec le volontariat volontaire principe à la con de mon saigneur Lefebvre pourraient aussi travailler :
      - les militaires qui n’ont rien à faire quand il n’y a pas de guerre et tournent en rond dans leurs casernes ... ils pourraient faire du marketing téléphonique pour la « croix rouge “ par ex
      - les people payés à ne rien faire pourraient repriser les chaussettes des sdf et leur tricoter des chandails
      - Adriana karembeu plutot que de présenter la fente de sa boite croix rouge à votre aunmone ... pourrait .....etc

      cette mystique du travail à tout prix me fait penser à la devise incriste à l’entrée des camps de concentration nazis ‘ Le travail c’est la liberte ( sic )

      • haiker
        haiker répond à moijepense
        • Posté à 18h48 le 26/05/2009
        • Internaute 29253

        La devise exacte inscrite est « Le travail rend libre » (Arbeit macht frei), et c’est inscrit à l’entrée du camp de concentration d’Auschwitz.

        C’est également très récurrent dans les discours de Sarkozy (et donc très logiquement repris tout aussi régulièrement par son cerbère préféré), dans la plus grande indifférence de nombre de français qui pourtant n’ont pas encore perdu toute leur mémoire...

         
        • moijepense
          moijepense répond à haiker
          • Posté à 19h02 le 26/05/2009
          • Internaute 41009

          c’est pour cela que dans le discours sarkozyste le travail est toujours libre et rend libre ... ils disent toujours mais vous ne serez pas obligés de travailler le dimanche ou quand vous serez malades , vous ne serez pas obligés de faire des heures supplémentaires pour gagner plus , laissant à croire aux pauvres gogos qu’ils auront le choix ...alos que c’est eux les maitres qui tirent les ficelles en attendant les barbelés et les miradors qui ne suara

        1 autres commentaires
      • emma_88
        emma_88 répond à moijepense
        metallurgie
        • Posté à 06h53 le 27/05/2009
        • Internaute 59455
          metallurgie

        moi mon reve c est de me coincé la bulle que ca doit etre bon pendant que les autres vont cravacher comme des mulets pour me faire vivre oui c est sur quand on voit tout ceux qui n ont jamais bossé profite de tout les avantages et maintenant entendre des absurdites de gros connards de politiques c est sur ca donne envie de prendre la societe a l envers

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 13h32 le 26/05/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    Quelqu’un connaissait-il le bonhomme avant ? C’est de la comm à la Dieudonné ?

    Cela dit, il y a des tas de gens qui le font, pour assurer la survie de leur PME, mais comme ils ne sont pas salariés, tout le monde s’en moque... Je l’ai fait, en reprenant le boulot très vite après la naissance de mon aîné : c’était pas une bonne idée, accessoirement...

    Mon mari a une activité non salariée, il vient de faire un infarctus et, malgré le poids des charges sociales, touche royalement 19 euros par jour (et encore, un mois plus tard, on a encore pas vu l’ombre d’un centime)... Autant vous dire qu’il ne va pas rester les bras croisés longtemps.

    C’est pour cela que me gêne un peu de voir cette levée de boucliers alors que c’est le quotidien de toutes les PME...

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 13h59 le 26/05/2009
      • Internaute 71957
        nc

      C’est normal. Dans la mentalité gauchiste française, il n’existe comme employeurs que la fonction publique et les grandes entreprises. Le reste, ils ne savent même pas que ça existe...

      • Numerosix
        Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 14h11 le 26/05/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Ca ce n’est pas faux ...

         
        • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          • Posté à 14h23 le 26/05/2009
          • Internaute 71957
            nc

          Comme quoi on peut être simpliste et dans le vrai ; -)

        • dodu
          dodu répond à Numerosix
          Slow burn
          • Posté à 17h02 le 26/05/2009
          • Internaute 67365
            Slow burn
        • haiker
          haiker répond à Numerosix
          • Posté à 19h52 le 26/05/2009
          • Internaute 29253

          Que cela soit votre opinion n’en fait pas un fait établi.

          Sortez-nous un sondage, une étude, un début de preuve permettant d’appuyer votre opinion comme quoi les français ayant une position politique plutôt de gauche ignorent - volontairement ou pas - majoritairement que l’essentiel des emplois dans ce pays sont dans des PMEs et TPEs.
          Et là, vous pourrez dire « c’est vrai », ou votre peu courageux « ce n’est pas faux » qui n’engage à encore moins.

          A défaut, c’est votre opinion, rien d’autre.

      • Ben85
        • Posté à 14h17 le 26/05/2009
        • Internaute 75415
          ramoneur

        La question qu’on peut se poser est la suivante :
        Aujourd’hui, cette mesure est réservée aux volontaires, mais demain ?
        Une fois qu’on a mis le doigt dans cet engrenage (travailler quand il nous est déconseillé de le faire), peut-on être assuré qu’à l’avenir, cette mesure ne concernera QUE les volontaires ?

        Et puis cette « marche forcée » vers le « toujours plus » me pose question... Les volontaires ont-ils vraiment le choix de travailler plus, ou est-ce la conjoncture économique étouffante qui les contraint...
        Dans ce cas-là, le « choix » de travailler pendant son arrêt n’en est pas vraiment un...

      • bozio
        • Posté à 14h17 le 26/05/2009
        • Internaute 21340
          barbatrucmuche

        et en plus il y a un droit du travail ! ! ! ! comment voulez vous qu’on s’en sorte si les travailleurs malades, les octogénaires, les enfants ne travaillent pas....foutus gauchistes !

         3 autres commentaires
      • Pseudo
        Pseudo répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        Enfin libre : -)
        • Posté à 14h48 le 26/05/2009
        • Internaute 25947
          Enfin libre : -)

        Je ne comprends pas trop votre message, dans la mesure où le mari de Solstice n’est pas salarié. Donc le projet de loi de Lefèbvre ne le concerne pas. Il n’est pas salarié et il décide seul de retourner travailler au détriment de sa santé.

        Le fait d’être salarié dans une PME ne dispense pas du droit aux congés maternité et aux congés maladie.

         
        • flixp
          flixp répond à Pseudo
          Aboyeur
          • Posté à 16h16 le 26/05/2009
          • Internaute 34063
            Aboyeur

          Oui c’est ce que je me disais aussi. Faut pas tout mélanger.

          Je suis moi-même travailleur indépendant et quand je suis malade, je bosse si ça me chante. Si j’ai la gueule de bois aussi. C’est la liberté que je paye si cher en charges et autres cotisations.

          • polyglotte
            polyglotte répond à flixp
            prof de sport
            • Posté à 16h42 le 26/05/2009
            • Internaute 72676
              prof de sport

            A relire : « le chien et le loup » J. de Lafontaine ou un cruelle dilemme à résoudre.
            Félicitez vous de n’avoir point le col pelé...

          • framboise.
            framboise. répond à flixp
            incognitotte
            • Posté à 18h16 le 26/05/2009
            • Internaute 80729
              incognitotte

            Fais gaffe, la santé peut te tomber bien mal, mon compagnon, par exemple !

        • nanouD
          nanouD répond à Pseudo
          citoyenne
          • Posté à 19h10 le 26/05/2009
          • Internaute 71941
            citoyenne

          Les PME, c’est un monde à part...
          Sur 3 grossesses, 2 licenciements...
          Qui dit mieux ? ? ?

        4 autres commentaires
      • EulChe
        EulChe répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        Humaniste hère
        • Posté à 15h05 le 26/05/2009
        • Internaute 26715
          Humaniste hère

        Si tel était le cas (et le cas de solstice est bien différent puisque son mari n’est pas salarié...) le simple fait que lefèbvre propose cet amendement n’est il pas le signe qu’il pense la même chose ?

        De toute manière, rien n’empêche quelqu’un qui le désire d’aller bosser lorsqu’il a un arrêt maladie. Suffit juste de ne pas l’utiliser...

         
        • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          • Posté à 15h14 le 26/05/2009
          • Internaute 71957
            nc

          Je ne répondais pas sur la proposition de Lefebvre, mais sur la remarque de solstice qui disait que les PME, c’est différent, et que on a l« impression que la gauche, quand on parle de salariat, ne prend en compte que la fonction publique et les grands groupes. Et pas les spécificités des petites entreprises.

          PS : si tu as un arrêt maladie, il me semble bien que tu n’as pas le droit d’aller bosser. Il doit y avoir des problèmes d’assurance et de responsabilité.

          • Ben85
            • Posté à 15h19 le 26/05/2009
            • Internaute 75415
              ramoneur

            Exact. Je m’étais renseigné auprès des assurances. Si, par exemple, tu as un accrochage avec ta voiture alors que tu vas au boulot pendant ton arrêt maladie, tu n’es pas couvert pour la casse de la bagnole.

          • EulChe
            EulChe répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            Humaniste hère
            • Posté à 15h29 le 26/05/2009
            • Internaute 26715
              Humaniste hère

            Si tu n’envoies pas ton arrêt de travail, il n’existe pas... Ca m’est arrivé une fois d’être arrêté pour une entorse du genou et ça ne me semblait pas incompatible avec le boulot, surtout que ça aurait été emmerdant de ne pas y aller à ce moment là (pas vis à vis de mon patron, vis à vis de mon boulot...). J’ai gardé l’arrêt de travail dans ma poche...

            Et justement, dans les PME c’est d’autant plus facile d’avoir des arrangements de ce genre lorsque c’est nécessaire. J’ai un pote qui a bossé plusieurs semaines de chez lui alors qu’il aurait du être arrêté pour une jambe pétée justement.
            Il a coordonné ça avec son boss : lui ne voulait pas être arrêté mais ne pouvait pas se déplacer (il ne pouvait pas conduire... et lorsqu’on habite hors des grandes villes c’est vite rédhibitoire pour se déplacer) et son patron avait aussi intérêt à le voir continuer... il se sont donc arrangé et il a bossé de chez lui le temps nécessaire, sans jamais envoyer d’arrêt maladie.

            C’est sûr qu’une fois l’arrêt maladie envoyé et qu’on est pris en charge par la sécu, c’est autre chose. D’ailleurs il y a là une vraie question sur l’amendement de lefèbvre : qui paierait dans ce cas là ?

            • poissonpiloté
              poissonpiloté répond à EulChe
              c'est par où l'amer ?
              • Posté à 15h43 le 26/05/2009
              • Internaute 75343
                c'est par où l'amer ?

              Pour la rémunération le projet de Lefebvre, extrait de l’amendement 5 du 22/05/2009 : « L’intérêt de la poursuite du contrat de travail est évident pour le salarié à qui elle permettrait, au minimum, de maintenir sa rémunération, à nombre d’heures de travail effectuées équivalent. L’employeur pourrait également être incité à encourager le passage au télétravail en se voyant offrir une réduction de charges sociales, financée par les économies réalisées par la caisse d’assurance maladie, qui n’aurait plus à verser d’indemnités au télétravailleur ».

              • poissonpiloté
                poissonpiloté répond à poissonpiloté
                c'est par où l'amer ?
                • Posté à 15h46 le 26/05/2009
                • Internaute 75343
                  c'est par où l'amer ?

                houps c’est l’amendement N°55

              • EulChe
                EulChe répond à poissonpiloté
                Humaniste hère
                • Posté à 17h07 le 26/05/2009
                • Internaute 26715
                  Humaniste hère

                Merci.
                Donc le beurre et l’argent du beurre pour le patron. Et même pas le cul de la crémière pour l’employé...

                • poissonpiloté
                  poissonpiloté répond à EulChe
                  c'est par où l'amer ?
                  • Posté à 17h40 le 26/05/2009
                  • Internaute 75343
                    c'est par où l'amer ?

                  on peut l’exprimer ainsi.

            • Ben85
              Ben85 répond à EulChe
              ramoneur
              • Posté à 15h44 le 26/05/2009
              • Internaute 75415
                ramoneur

              Ce serait l’employeur qui paierait, mais il bénéficierait d’un allègement d’impôt.

            • Peureux anonyme
              Peureux anonyme répond à EulChe
              • Posté à 17h18 le 26/05/2009
              • Internaute 24415

              Dans l’entreprise qui m’emploie, il y a subrogation. En clair : l’employeur maintient la rémunération complète du salarié mais c’est l’employeur qui touche les indemnités de la Sécurité Sociale.

              Si on généralisait ce procédé en autorisant le travail à domicile, on pourrait arriver à une situation où la Sécurité Sociale rémunère partiellement des salariés qui travaillent, en lieu et place de leurs employeurs qui seraient les grands gagnants de l’histoire.

              Question subsidiaire : quid d’un accident du travail qui se produirait dans cette circonstance ? Si je travaille dans ma baignoire, une électrocution dans ma baignoire devient un accident du travail.La Sécu marcherait elle ?

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