24/05/2009 à 20h54

Cannes : Haneke triomphe, Almodovar repart bredouille

Olivier De Bruyn | Journaliste


Michael Haneke, palme d’or, embrasse Isabelle Huppert, présidente du jury de Cannes 2009 (Eric Gaillard/Reuters)

Le jury du 62e festival de Cannes vient de rendre son verdict. Consécration pour Michael Haneke et son « Ruban blanc », évocation de l’Allemagne à la veille de la guerre de 1914. Au-delà d’un palmarès (très) discutable, que retenir du festival ? Quels furent les grands moments ? Quid de la provocation, du social et de la politique dans les films vus cette année ? Bilan...

Le palmarès

Isabelle Huppert, présidente du jury, a donc, avec ses confrères, décerné la palme d’or à Michael Haneke, un des cinéastes fétiches de l’actrice française qui, grâce à lui, avait remporté ici même le prix d’interprétation pour « La Pianiste ».

Fleuron d’un cinéma qui observe le passé pour mieux comprendre le présent, « Le Ruban blanc », film à l’austérité radicale méritait-il un tel honneur ? Le public jugera sur pièces début septembre, quand la fiction sortira dans les salles.

Le reste du palmarès (exceptés le grand prix pour l’excellent « Un prophète », de Jacques Audiard et le prix d’interprétation pour le génial Christoph Waltz, révélation du « Inglourious Basterds » de Tarantino) surprend, et pas forcément dans le bon sens.

Au rayon des grands absents, Pedro Almodovar (« Etreintes brisées »), Jane Campion (« Bright Star ») et, à un degré moindre, Ken Loach (« Looking for Eric ») et Marco Bellocchio (« Vincere »). Des cinéastes probablement trop exigeants pour séduire un jury visiblement tenté par l’esbroufe et les démarches esthétiques estampillées « modernes ».

Le prix du scénario décerné au courageux cinéaste chinois Lou Ye (« Nuits d’ivresse printanière ») est l’un des plus étonnants. Le sujet du film est plus que puissant (l’homosexualité en Chine aujourd’hui), mais une des principales caractéristiques du film consiste justement à reposer exclusivement sur sa mise en scène, au détriment de tout scénario réellement structuré.

La provocation officielle et les surenchères hémoglobineuses ont également eu les faveurs du jury, qui a attribué des récompenses notables à « Antichrist » de Lars Von Trier (prix d’interprétation à Charlotte Gainsbourg) et à « Kinatay », de Brillante Mendoza (prix de la mise en scène), récit éprouvant de l’enlèvement, du viol puis du découpage à la machette d’une prostituée philippine. On s’est déjà exprimé sur ces deux films, on ne recommencera pas.

Mais le clou du spectacle, si l’on ose dire, fut l’invention d’un « prix exceptionnel » censé célébrer Alain Resnais et ses merveilleuses « Les Herbes folles ».

Dire que le film et son auteur méritaient mieux relèvent du doux euphémisme, mais Resnais, la classe, en a profité pour féliciter tous ses confrères réalisateurs et ceux qui contribuent à faire du cinéma un art encore vivant.


DIscours de Michael Haneke, juste après avoir reçu la palme d’or (Eric Gaillard/Reuters)

Le bilan

Peu soucieux des accessits, le vétéran juvénile sait bien que les palmarès passent, mais que les grands films restent. Justement, quels furent les grands moments du festival de Cannes 2009 ?

Le social en souffrance

Le cinéma d’auteur, dont Cannes est le royaume, n’est pas toujours recroquevillé sur son nombril. Il renseigne parfois sur un certain état du monde. Plusieurs films en compétition ont ainsi radiographié l’époque et le social en déliquescence.

En France, les crispations communautaires et l’horreur carcérale (« Un prophète », de Jacques Audiard), le chômage et la litanie des petits contrats minables en pays ch’ti (« A l’origine », de Xavier Giannoli).

En Angleterre, la sinistrose dans une cité où une gamine traîne son désarroi (« Fish Tank », de Andréa Arnold) et, bien sûr, le destin contrarié d’une poignée de prolos britanniques qui se raccrochent au foot et à Cantona en attendant des jours meilleurs (« Looking for Eric »).

L’histoire dans le viseur

L’analyse du passé et de l’histoire, histoire de ne pas oublier et de mieux regarder le présent... Dans « Vincere », Marco Bellocchio autopsie l’Italie mussolinienne et il n’est pas interdit de penser parfois à Sylvio B. Dans « Le ruban blanc », Michael Haneke observe un microcosme allemand des années 1913-1914 qui annonce la montée du péril nazi.

Dans « The Time that remains », Elia Suleiman, façon minimaliste, se penche sur le sort des Arabes Palestiniens de 1948 à nos jours. Dans « L’armée du crime », enfin (hors compétition), Robert Guédiguian filme le groupe Manouchian et une bande de « métèques » défendant une certaine idée de la France et de la liberté. Le cinéaste en profite pour s’interroger sur le concept d’appartenance nationale. Un film contemporain donc.

L’esbroufe en conquête

Charlotte Gainsbourg fracasse le sexe de Willem Dafoe à grands coups de bûche (« Antichrist », de Lars Von Trier). Une bande de philippins entraînent une fille dans une maison isolée et la découpe à la machette après l’avoir frappée et violée (« Kinatay », de Brillante Mendoza)...

En deux films prétendument chocs, le festival de Cannes, fidèle à lui-même, a suscité des polémiques corsées autour de la représentation de la violence. On pouvait utiliser la « sanction fauteuil ».

On pouvait aussi en rire. A signaler également, la présence conséquente de « purs » films de genre : film de vampires chez Park Chon Wook (« Thirst, ceci est mon sang ») ou film noir avec Johnny To et « Vengeance ». Beaucoup d’hémoglobine donc, et souvent beaucoup d’hémoglobine pour rien, ou presque.

Le cinéma onaniste ?

Symptôme d’une panne d’inspiration ou hommage aux glorieux anciens ? À chaque cinéaste sa vérité, bien sûr... N’empêche, les citations cinéphiliques dans les films en compétition étaient innombrables cette année. Almodovar convoque les mannes de Rossellini dans « Les Etreintes brisées ».

Isabel Coixet invite Oshima dans « Carte des sons de Tokyo ». Johnny To pastiche Jean-Pierre Melville dans « Vengeance ». Bellocchio cite « The Kid » de Chaplin dans « Vincere ». Tsai Ming Liang rend un hommage en continu à Truffaut et à la nouvelle vague dans « Visage ». Resnais (« Les Herbes folles ») et Suleiman butinent respectivement (et avec une belle invention) chez Hitchcock, Sirk, Tati. On en passe...

Quant à Quentin Tarantino, coutumier du fait, son stimulant « Inglourious Basterds », situé en partie dans une salle de cinéma, aligne les patronymes d’Aldrich, Pabst, Clouzot et Lubitsch comme références visibles ou non.

Les grands en liberté

Le cinéma de genre à la une, l’esbroufe en guise de pose... Aux antipodes des modes et tendances, les plus grands cinéastes ont opposé une singularité hors du temps. Jane Campion (« Bright Star ») filme un amour romantique avec une subtilité bouleversante.

Alain Resnais (« Les Herbes folles ») trousse une folle comédie qui est aussi une fable métaphysique, malgré son argument dérisoire (une femme se fait piquer un portefeuille, un homme le récupère et veut la rencontrer).

Almodovar (« Etreintes brisées ») signe un scénario diabolique et un film ultra-inventif sur une idylle meurtrie. Du festival, on retiendra surtout ça : des images qui n’appartiennent qu’à leurs auteurs. Merci à eux.

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  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 21h09 le 24/05/2009
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Au masque et la plume, ils parlaient de « pseudo provocation petite bourgeoise ». Apparemment les avis se rejoignent en ce qui concerne le palmarès. J’ai l’impression que cette édition plutôt réussi à en juger par la variété et la qualité des films et des cinéastes présent a accouché d’un palmarès décevant.
    Dommage.

    • I.P
      I.P répond à vinz13
      Flat4
      • Posté à 22h01 le 24/05/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      Mais enfin, c’est quoi cet article ou cette édition du masque ?
      J’ai l’impression que tous les ans c’est le même cinéma (ha. ha.) avec le prix machin décerné à bidule alors que duchmol le méritait plus que lui.
      Franchement si les (excellents) critiques du masque, ou l’auteur de cet article, veulent créer leur prix de cinéma qu’ils le fassent, mais leur avis sur l’avis qu’a le jury sur des films que personne n’a encore vu, on (je) s’en fout.
      Le but du festival c’est de primer des films, voilà c’est fait, laissez les gens aller les voir (ou pas).

      • Lechat
        Lechat répond à I.P
        esprit critique
        • Posté à 08h42 le 25/05/2009
        • Internaute 23925
          esprit critique

        Bonjour

        l’article
        ..............La provocation officielle et les surenchères hémoglobineuses ont également eu les faveurs du jury, qui a attribué des récompenses notables à « Antichrist » de Lars Von Trier (prix d’interprétation à Charlotte Gainsbourg) .................
        ...............L’esbroufe en conquête
        Charlotte Gainsbourg fracasse le sexe de Willem Dafoe à grands coups de bûche (« Antichrist », de Lars Von Trier). .............

        Ou est le rapport avec l’interprétation de Charlotte Gainsbourg ?
        Je vois que l’auteur de l’article ne fait pas la différence entre le contenu du film et l’interprétation de Charlotte Gainsbourg

        Monsieur De Bruyn le prix d’interprétation féminine récompense celle qui est jugée comme la meilleure actrice de l’année parmi les films en compétition

        Pas un mot sur son interprétation

        ........

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 21h13 le 24/05/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    pour alain resnais ils auraient pus se fendre de mieux , ça fait lot de consolations

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 21h20 le 24/05/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Ha ben vous zetes pas content, hein, que vot’chouchou Almodovar le gros enclumeur qui brille y gnié pas eu de bonbons ! Moi , je trouve ça super ! Vive le jury !

    Bon , c’est sur qu’avec le film qu’a eu le prix et ses austères bouseux protestants allemands qui se tirent sur le jonc en noir et blanc la veille de la guerre de quatorze, on va pas vraiment se bidonner dans les salles à la rentrée..

    Monsieur Calvin ,monsieur Luther
    Monsieur Lutin ,monsieur Calvaire
    A vous les rois de la Réforme
    J’adresse en vain cette prière
    Pour ne pas porter l’uniforme ..

    Lien

    • A déménagé le 2 mai 2011
      A déménagé le 2 mai 2011 répond à Numerosix
      Délinquante au coin de la rue
      • Posté à 21h53 le 24/05/2009
      • Internaute 26137
        Délinquante au coin de la rue

      N6 ! on t’a dé-signalé, mais sucré tout le reste ? ? ?

      Où sont donc nos posts chastes et sages à Cyp et moi ? ? ? ! ! !

      • Pierre Haski
        Pierre Haski répond à A déménagé le 2 mai 2011
        Cofondateur Rue89
        • Posté à 22h10 le 24/05/2009
          éditeur
        • Journaliste 9
          Cofondateur

        totalement hors sujet

         
        • I.P
          I.P répond à Pierre Haski
          Flat4
          • Posté à 23h32 le 24/05/2009
          • Internaute 25391
            Flat4

          N’empêche que cette manie de supprimer les posts ça devient lourd, en tout cas le supprimeur d’ici a la main lourde et c’est vraiment, vraiment, pénible.

        • A déménagé le 2 mai 2011
          A déménagé le 2 mai 2011 répond à Pierre Haski
          Délinquante au coin de la rue
          • Posté à 06h58 le 25/05/2009
          • Internaute 26137
            Délinquante au coin de la rue

          Eh bien, il faudrait quelquefois supprimer 50% des commentaires dans ce cas.
          Mais c’est pas grave, laissez tagada s’exprimer, il est meilleur dans sa haine !
          Par exemple :
          Lien
          Il faudrait l’encadrer aussi non, si vous laissez des termes aussi sympa ?

          Et là, c’est vrai que tous les posts sont dans le sujet :

          Lien

        2 autres commentaires
      • framboise92
        framboise92 répond à A déménagé le 2 mai 2011
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 07h32 le 25/05/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        A côté d’un forum sosio/machin, c’est Bizance, ici, tu sais !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 21h51 le 24/05/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Regardé la séance de clôture : un palmarès gris.

    J’irai voir deux des films présentés en compétition : le Audiard et le Ken Loach.

    Plus un hors compétition : le Guédiguian.

    Je déteste les « prix exceptionnels » comme celui accordé avec excès de pompe à Resnais. Une nécrologie pre-mortem ! Je vais donc illico me repasser le meilleur film qu’il ait (à mon humble avis) tourné « de son vivant » : Providence (1977)

    • Bête à part
      Bête à part répond à Le Yéti
      parmi nous autres.
      • Posté à 22h05 le 24/05/2009
      • Internaute 504
        parmi nous autres.

      .

      J’ajoute à vos projets pour qu’ils soient miens celui du réalisateur de Old Boy... ça m’semble bien bien goûteux.

      .

  • Yéti86
    Yéti86
    Scénariste
    • Posté à 22h12 le 24/05/2009
    • Internaute 76571
      Scénariste

    On attendra de voir les films pour en parler... mais je trouve dommage de résumer Haneke ou Park Chan-wook à de l’esbrouffe. Enfin bon, on jugera sur pièce ;)

    • Numerosix
      Numerosix répond à Yéti86
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 22h23 le 24/05/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Surtout que je vous voudrais pas insister lourdement, mais celui qu’a pas eu de prix, pour ce qui est de l’esbroufe ..

      • vinz13
        vinz13 répond à Numerosix
        moine thélonieux
        • Posté à 22h50 le 24/05/2009
        • Internaute 37135
          moine thélonieux

        rappel de l’un de tes précédent post

        Almodovar : la finesse d’une enclume qui vous en met plein la vue ..

        Alors c’est qui l’enclume s’pèce de relou

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à vinz13
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 22h58 le 24/05/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Ben je persiste et je chouine . Ou est le problème ?

          • ashsun
            ashsun répond à Numerosix
            The scavenger
            • Posté à 23h38 le 24/05/2009
            • Internaute 48597
              The scavenger

            Moi non plus je n’aime pas Almodovar, c’est chiant, prétentieux et quand le monsieur n est pas content de ne pas recevoir de prix il se barre comme en espagne il y a quelques années...

        2 autres commentaires
  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 22h26 le 24/05/2009
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Cannes, le grand hapenning de l’industrie du cinéma, le triomphe du capitalisme éclairé, l’autocongratulation de la grande machine à pognon... Bon, d’accord. On passe à autre chose ?

  • El Picador
    El Picador
    Revolutionnaire passif
    • Posté à 22h31 le 24/05/2009
    • Internaute 80527
      Revolutionnaire passif

    Plus je vous lit, plus je m’en fous de ce palmares. Des gus et des nanas emperlouzé(e)s qui s’autocongratulent à coups de sculptures tape-à-l’oeil entre deux fiestas indécentes et dépravées, ça doit être la définition de la culture de nos jours... Et elle ressemble étrangement à celle de la politique.

    P....n, ça craint un max...

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 22h45 le 24/05/2009
    • Internaute 61755

    m’en fous...
    Lien

    • ashsun
      ashsun répond à A déménagé le 1-6
      The scavenger
      • Posté à 23h40 le 24/05/2009
      • Internaute 48597
        The scavenger

      En parlant de Boon joon ho( ?) le court qu il à fait dans le film Tokyo est vraiment sympa (d’ailleur les 3 courts sont bien)

  • lololo
    • Posté à 22h53 le 24/05/2009
    • Internaute 26765

    Silvio Berlusconi s’écrit avec un « i » à Silvio et non un « y ».

    Pour info, le « y » n’existe pas en italien, à part pour les mots étrangers

     :)

  • roundmidnight
    roundmidnight
    enseignant
    • Posté à 23h03 le 24/05/2009
    • Expert 78203
      enseignant

    Attention, tous les palmarès sont « discutables » ! Et taxer le cinéma de Haneke d’esbrouffe me semble un jugement très très discutable.

  • Le_Baron_Samedi
    • Posté à 23h25 le 24/05/2009
    • Internaute 4532

    Les frères Lumière doivent certainement chaque année protester muettement dans leur tombe ou leur musée.
Franchement ne pas donner leur nom à la cérémonie de l’autosatisfaction en technicolor®, c’est à la limite du négationnisme. Peut-être que la science n’a pas sa place dans ce charlatanisme aléatoire qu’est devenu l’art.

    La différence entre un ouvrier quelconque et un intermittent du spectacle particulier, réside dans le fait que le second a un besoin maladif et exhibitionniste de partager son besoin de reconnaissance enfantine alors que le premier aime trop la procuration pour éteindre la télévision.
La ritualisation à outrance engendre plus souvent la domestication trans-générationnelle et l’émotionnel prémédité que la désertion.
    La suite ici :
    Lien

  • Aequopulsatpede
    Aequopulsatpede
    Sauvé de Dati par la retraite.
    • Posté à 23h41 le 24/05/2009
    • Internaute 63631
      Sauvé de Dati par la retraite.

    T’as raison Audiard..................

    Un film amalgame natio/mafio Corse passe mieux qu’un documentaire sur « plomb durci »..................

    Reste à espérer pour toi que ton film ne réveille pas certaines vocations.

  • yuepan
    yuepan
    enseignant
    • Posté à 23h43 le 24/05/2009
    • Expert 80637
      enseignant

    le film d’Almodovar n’est malheureusement pas inventif, au contraire,il ne montre rien de nouveau vis à vis de ses films précédents. C’est un film sans surprise, techniquement sans failles mais sans inventions, une sorte d’almodollywood-film, jolis décors, interprétations rigoureuses mais rien de plus, si ce n’est des citations en tous genres. C’est très décevant quand on apprécie son oeuvre. Un joli tableau (2 minutes ?) d’un couple amoureux toute fois.

  • riverain06
    riverain06
    sujet du roi Ignoramus Ier
    • Posté à 23h46 le 24/05/2009
    • Internaute 31970
      sujet du roi Ignoramus Ier

    MANNES ? ? ? ? ? ?
    MÂNES, MAN.

  • hagalma
    • Posté à 23h50 le 24/05/2009
    • Internaute 8451

    Difficile d’avoir un avis sur des films qu’on a pas vu ! Sauf un pour ce qui me concerne, l’Almodovar. Lui aurai-je décerné un prix, peut-être un à Lluis Homar pour sa remarquable prestation. J’ai ouïs dire que le film avec Charlotte est gore, que beaucoup de films sont violents, soit dans l’histoire, soit dans la manière de filmer et de montrer. Un festival de cinéma d’auteurs. Mais pas de bling bling -enfin, je parle de la cérémonie-, de la jet-set peut-être, mais pas du bling bling. Un bon festival en somme ?

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 00h11 le 25/05/2009
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    Je trouve, au contraire, le palmarès assez consensuel ; évidemment beaucoup trop, pour moi... A mon sens, les deux films qui semblent les plus originaux -et qui risquent de marquer le cinéma bien davantage que les films de Haneke ou d’Audiard- sont les deux grands absents du palmarès : « Soudain le vide » (pour sa génialité sensorielle : le cinéma, c’est d’abord une expérience éprouvante) et « Visage » (pour sa complexité philosophique de travail sur l’image : le cinéma doit mettre en question son existence)... Que « Antichrist » doive se contenter du prix d’interprétation féminine (sans doute amplement mérité), ça me paraît aussi insuffisant...

    Au-delà de ça, je suis fort content que « Thirst » et « Kinatay » aient obtenus un prix, ce qui, en effet, est surprenant...

    Ces 5 films seront mes priorités absolues pour mes prochaines sorties cinématographiques...

    J’ai hâte, dans une moindre mesure, de voir « Nymphe », « Canine » ou encore... « Taking Woodstock »...

    Enfin, taxer d’« esbroufe » tout ce qui suscite du rejet, c’est indigne d’un critique, même dans un article sur Rue89...

  • Lionel Dominique Guérin
    • Posté à 01h26 le 25/05/2009
    • Internaute 5420
      Ecolo

    heu, je ne voudrais pas faire le mauvaise esprit, mais huppert présidente du festival qui remet le prix à Haneke, ça ne pur pas un peu le piston dont le monde merveilleux du ciné est coutumier ? ?

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 01h46 le 25/05/2009
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    (Peut-on écrire un article avec plus de parenthèses ?)

    • guerzit-
      guerzit- répond à flixp
      Incomprenant majeur
      • Posté à 11h35 le 26/05/2009
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      T’as vu l’état de ton bureau, (nan ?) Et t’oses remontrer ceusses qui savent (classer) leurs idées avec de (bons) signes de ponctuation de bon aloi.. ?

      Et d’toutes les manières la parenthèse c’est la profondeur de l’esprit (à plusieurs couches superposées)... Et toi t’es trop (premier) degré pour ca...

  • moa98
    moa98
    la France d'en bas
    • Posté à 03h49 le 25/05/2009
    • Internaute 52884
      la France d'en bas

    Tu m’as fait obtenir un oscar, je te le rends. Pas besoin d’autant de fastueuses dépenses, en temps de crise, pour en arriver là. Quelle honte. En plus d’être moche et conne, elle n’est pas partiale. Ce sont des histoires entre eux, (je t’aime, je ne t’aime pas, je t’aime un peu mais pas assez mais quand même plus que l’autre....... ) ça ne touche pas les Français qui crèvent la faim.

  • InitiativeDharman
    InitiativeDharman
    Berger dans les nuages
    • Posté à 06h59 le 25/05/2009
    • Internaute 56651
      Berger dans les nuages

    C’est assez marrant de lire les commentaires de tous ceux qui dénigraient il y a quinze jours le festival de cannes.
    Je croyais que ces pseudo-intellectuels hautement supérieurs étaient bien au dessus de tout çà (enfin, à en croire leurs posts...).
    Tout compte, fait, il semble qu’ils aiment le cinéma, en tous cas, çà les fait causer...
    Mauvaise foi quand tu nous tiens.

  • orange
    • Posté à 07h56 le 25/05/2009
    • Internaute 27539

    Almo, almo doqui ?
    Almodovar avec ce film va passé dans la case du grand public, son truc ça va être « comment rendre “accessible” l’art à un public plus large.Je n’ai pas du tout trouvé son film inventif comme vous le dite : il y un des mélanges de genre cinématographiques avec quelques références.
    Ces plans gros plan que j’appellerai ping-pong-aller retour qui revienne à maintes reprisent sont chiant à mourir et les refaires sans cesse à été du foutage de gueule.
    Avec lui nous passons du cinéma bobo au cinéma bobo-beauf-intello assurément.
    Voila ma sensation après être sortis de la salle.

    • guerzit-
      guerzit- répond à orange
      Incomprenant majeur
      • Posté à 11h38 le 26/05/2009
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Je me suis fait chier moi aussi. On les connait déjà bien les thèmes récurrents du petit Pedro à sa mémère, alors pendant 2h20 avec un personnage principal bon pour jouer dans Derrick, c’est rude...

  • clark kent
    • Posté à 10h48 le 25/05/2009
    • Internaute 16327

    almodovar ? il me gonfle avec ses films. Chaque année c’est la meme chanson des medias à cannes : « votre film est magnifique » « l’actrice est extraordinaire » « la mise en scene est magnifique » « il va avoir une palme d’or »... et blah et blah blah blah. N’empeche qu’il remballe sa caisse à chaque fois. Il est surestimé à mon sens.

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 10h59 le 25/05/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    Comme chaque année, et ça continuera sans aucun doute, le « gratin » du cinéma mondial a fait sa party ultra onéreuse à Cannes. Ce petit noyau ultra confiné où se croisent et se recroisent les visages très connus depuis années sert essentiellement de grand super marché où se règlent les futures très grosses questions d’argent. La rentabilité à depuis fort longtemps pourri ce qu’on appelle curieusement le 7ème art ( ?). Ce chiffre 7 qui s’entête à accorder une dimension pseudo magique à un art devenu essentiellement une industrie bourgeoise préoccupée par son hyper égo. Les stars qui y déboulent, accomplissent le rituel de « la montée des marches sur tapis rouge » comme dans toutes les sectes modernes dont l’objectif central est de maintenir une caste afin de pérenniser la rentabilité. Ainsi, Charlotte Gainsbourg, dont il faudra bien admettre un jour que si elle n’était la dauphine d’un nom prestigieux en créativé n’aurait à l’évidence jamais eu une telle carrière. je n’ai rien contre la dame, je le promets, elle fait simplement partie de ces énigmes du cinéma français. Tout comme C. Deneuve et S. marceau, chez lesquelles la plastique a indiscutablement servi de catalyseur esthétique à une certaine représentation de la France moderne, Melle Gainsbourg a sans aucun doute apprécié d’être « palmée » mais franchement, pour faire quoi... augmenter encore sa côté de « bankable » ? ? On adore s’encanailler chez les bourgeois et un rôle ultra pervers comme celui qu’elle a endossé n’est en aucun cas une « performance » comme on adore dire aujourd’hui. Les timides et introvertis sont souvent capables du pire lorsqu’il se lâchent. Pas besoin d’être filmé pour accomplir ce genre d’horreur, il suffit de s’interresser à la vie de nombreuses femmes du monde pauvre et oublié pour s’en convaincre. Mais la caste des stars ne se mouille que dans le fantasme de la pellicule en terrain protégé.
    Oui, cette industrie du cinéma n’a strictement rien à voir avec un art. Les laissés pour compte, régulièrement appélés à la barre des médias de « l’après Cannes » produisent bien davantage d’empruntes dans les esprits des amateurs de ciné que les grosses machineries dont les festivals en général nous abreuvent régulièrement en cours d’année.
    La violence omniprésente et qui s’accroche aux pellicules des « grands réalisateurs modernes » est le reflet effectif d’un monde qui cultive sa bonne conscience en vomissant par images interposées ses pulsions de mort ultra sophistiquées. sans compter les insupportables « effets spéciaux » dont le cinéma qui raconte la Vie n’a que faire. Et si Melle Huppert a renvoyé l’ascenseur à son ami Haneke c’est qu’elle connait plutôt bien les us et coutumes de ce petit clan qui n’en peut plus de se mater le nombril et de remercier à tout de Molière, d’Oscar ou de Palme !
    Espérons qu’un autre mouvement se mette très vite en place, au-delà des institutions figées que sont les « Oscars », les « Palmes » et autres Ours et carotte d’or, afin de faire contre-poids à ces grandes beuveries médiatiques. Et qu’on en finissent avec ces « produits cinématographiques » où viennent s’échouer les paillettes made in nombrilo comme autant d’algues vertes sur une plage oubliée...

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à Vuedechezmoi
      Wouaooouh!
      • Posté à 11h52 le 25/05/2009
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Il semble que vous n’ayez qu’une vision partielle et, très cliché, de ce qu’est vraiment ce Festival (le plus important du monde pour l’industrie du cinéma) puisque, oui, bien sûr c’est une industrie.
      Donc, un marché, où chaque jour, des centaines de films du monde entier sont visionnés et achetés.
      La vitrine qu’est la sélection officielle (où cette année il y avait d’excellents films) et le star-système sont indispensables pour faire fonctionner la machine.
      Je me rends à Cannes pour mon travail depuis 1976... L’ambiance a beaucoup changé. L’insouciance, l’opulence, les fêtes somptueuses des années 70 à 80, qui me semblaient naturelles et devoir durer, comme ma jeunesse...ont laissé place à la loi des affaires, et depuis le retour de la droite, à une présence policière très lourde qui rappelle en permanence si besoin était que le temps de l’insouciance et des libertés est bien fini. D’où la présence au festival dans les sélections parallèles de beaucoup de films sans doute violents, sans doute durs, mais tout simplement en reflet de notre réalité.
      Travailler à Cannes n’est pas une partie de plaisir. Chaque année, je jure que n’y retournerai pas. Mais il n’y a qu’ici que l’on peut faire ça. Dix jours intenses pour convaincre, vendre son film ou son projet, prendre des contacts directs avec les producteurs ou les acheteurs du monde entier. Contacter les plus grands acteurs et réalisateurs internationaux, plus accessibles ici qu’à travers le filtre des agents dans leurs pays... et...s’il reste du temps, retrouver des amis, français ou étrangers, que l’on ne voit souvent qu’une fois par an, à Cannes, et VOIR DES FILMS ET ENCORE DES FILMS ... !

      Je cite, plus bas, des films captivants qui font que chaque année, finalement, je retourne à Cannes et dans d’autres festivals.

  • Pictulo
    • Posté à 11h05 le 25/05/2009
    • Internaute 23785

    Un palmarès est toujours discutable, et ajouter « très » entre parenthèses n’ajoute rien à l’affaire. On a compris que vous avez été déçu, que vos chouchous n’ont pas obtenu les récompenses que vous escomptiez, très bien.
    Le problème vient du fait que pour discutable que vous considériez ce palmarès, votre propos n’ouvre sur aucune....discussion. Vous crachez votre haine et fermez la porte.
    Avant de juger péremptoirement les cinéastes, interrogez-vous sur votre pratique de la critique.

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 11h27 le 25/05/2009
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Voilà, un « Cannes » de plus au compteur. Des dizaines de km par jour dans les pattes, se frayer un chemin sans hurler entre les flics, les services de sécurité, la foule, les pickpockets, courir à des rv et bouffer des lapins, parvenir à entrer en projection avec le bon badge mais en faisant la queue dans les odeurs mêlées de sueur rance et de parfums torrides. Mais la récompense, parfois, c’est deux heures d’évasion, d’émotion, un peu de bonheur.

    Pour celles et ceux qui aiment le cinéma - et qui y vont ...-, je me permets de recommander :

    -THIRST de Park Chan Wook , récompensé par un Prix du Jury , 5 ans après le Grand Prix du Jury obtenu pour OLD BOY (où, là, il aurait mérité la Palme),
    -LE PROPHETE de Jacques Audiard (surtout pour l’interprétation de Tahar ahim),
    - ON NE SAIT RIEN DES CHATS PERSANS de Ghobadi (Iranien)
    - MOTHER de Bong Joon-Ho ( coréen)
    - AMEEREKA de Cherien Dabis (réalisatrice américano-jordano-
    palestinienne)
    -AJAMI des réalisateurs israëlien et palestinien Shani et Copti, très justement récompensés par la Caméra d’Or ,

    Mais surtout, il faut absolument voir la grande injustice de ce Palmarès, le grand oublié :
    - THE TIME THAT REMAINS d’Elia Suleiman qui, une fois de plus, après le merveileux INTERVENTION DIVINE, réussit à faire un film superbe de facture, poétique, subtil, plein d’humour, sur un sujet grave inspiré du destin de ses parents.

    Et, pour s’amuser , si ça passe près de chez vous :

    - LES BEAUX GOSSES de Riad Sattouf
    et
    `- LA MERTITUDE DES CHOSES du belge Van Groeningen.

    • ayesha
      ayesha répond à PIT LE CHIEN
      administratif éducation (...)
      • Posté à 15h44 le 26/05/2009
      • Internaute 65068
        administratif éducation (...)

      Un grand merci pour vos conseils, on essaiera d’en voir quelques-uns, si ce n’est tous, le cinéma nous ouvre toutes ces fenêtres, il faut en profiter, et puis derrière la pellicule, il y a quand même de la chair, quelque chose qui bat, je n’ose dire l’âme humaine, bon ça fait un peu cliché, mais un grand merci à tous ceux qui font ces films, cinéastes, acteurs, actrices, figurants, techniciens...

      Il y en a pour tous les goûts, et puis il faut dire qu’en France et à Paris en particulier, on peut voir quasiment tous les films du monde. On a de la chance...

  • Alexander Doria
    Alexander Doria
    wikipédien…
    • Posté à 12h33 le 25/05/2009
    • Internaute 42699
      wikipédien…

    Juste une petite remarque typographique : dans l’emploi que l’auteur de l’article en fait « les mannes des Rosselini » s’écrit « mânes ».

    Manne désigne en effet un « avantage providentiel », tandis que mânes vient d’une circonlocution typiquement latine désignant l’âme des défunts.

  • d.n.d
    • Posté à 13h07 le 25/05/2009
    • Internaute 17445

    Etrange sentiment que même dans ses heures les plus décomplexées le Figaro ne délivrerait pas un billet aussi démago, populiste et réac...

  • Slovan
    Slovan
    Baroudeur
    • Posté à 14h13 le 25/05/2009
    • Internaute 63535
      Baroudeur

    Ah, la fameuse « sanction fauteuil » !
    C’est le mépris du journaliste qui n’a jamais eu le moindre talent pour réaliser un film, qui a décidé que s’il n’aimait pas le film, ce qui est son droit le plus inaliénable, il se fera plaisir en tentant de gâcher le plaisir de ceux qui apprécient le film.

    Pour ceux qui ne connaissent pas le sens de l’expression :
    Le journaliste se lève bruyamment au milieu de la séance, faisant ainsi « claquer son fauteuil ». Il grogne pour que la rangée le laisse passer. Ou il ricane bruyamment pour emmerder les autres spectateurs. Plus les décibels sont élevés lorsqu’il ricane, plus son plaisir est jouissif. Son plaisir de critique se mesure au mépris et à la suffisance qu’il est capable d’afficher.

    Ce qu’on n’a pas dit au journaliste « critique de cinéma », c’est que personne ne l’a obligé à faire un métier où l’on peut voir des films qu’on n’aime pas, et qu’on trouve mauvais ou très mauvais. Ne me dites pas qu’il s’imaginait qu’il aimerait tous les films. Non, il a choisi ce métier où l’on peut voir des choses qu’on n’aime pas.

    Il choisit aussi d’être méprisant.
    Imaginez que vous êtes dans le métro et que vous lisez un roman. Un type arrive, crache sur votre livre ouvert dont il a vu la couverture, et s’en va. Ca s’appelle la sanction « fauteuil ». « Je passe un mauvais moment, donc les autres doivent aussi passer un mauvais moment ». Pathétique.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h13 le 25/05/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Comme d’hab, leurs prix ne servent à que dalle à part à eux mêmes, et surtout pas à m’inciter dans le choix des films que j’irai voir.

  • Jack Sullivan
    Jack Sullivan
    en boule
    • Posté à 18h55 le 25/05/2009
    • Internaute 42204
      en boule

    Ça sentait mauvais dès le départ, ce palmarès. Plein de « mentions spéciales », histoire que tout le monde il soit un peu gagnant aussi, façon « École des fans » (seul geste témoignant d’un quelconque sens du panache dans ce jury : la Caméra d’Or à un film tourné par un réalisateur aborigène d’Australie). Une rangée entière de fauteuils vides pile devant la scène et, comme par hasard, aucune caméra ne cadrera jamais ni Pedro ni Penélope - ils ne sont pas là, sans doute dégoûtés de partir sans rien. Le prix « dommage, tu l’avais presque » pour le film de Jacques Audiard (au moins, lui filer la Palme, ou la donner à Lou Ye, aurait eu une certaine gueule !). Le prix d’interprétation pour Charlotte Gainsbourg, sans doute pour l’aider à se remettre d’avoir joué pour ce sociopathe de Von Trier - Penélope, tu sais ce qui te reste à faire d’ici Cannes prochain ?

    Je n’ai rien contre Haneke. Je ne me suis jamais vraiment remise d’avoir vu « Le septième continent ». Je n’ai vu aucun de ses films « français », et une bonne partie de ses films « autrichiens » me semblent ressasser un peu tous le même propos, avec une pertinence et une « percutence » pour le moins variables. Mais lui donner la Palme, franchement ? Je ne sais pas.

    • désactivé à la demande du riverain 18 juin
      • Posté à 08h06 le 27/05/2009
      • Internaute 80291
        Born again

      Bravo, madame, pour cet excellent commentaire. Quelle intelligence ! Et quelle compétence en matière cinéphilique ! Chapeau bas ! Vous devriez publier, dans ces colonnes, des articles pour défendre ces pauvres EC, honteusement martyrisés par Sarkozy !

  • Northseacat
    Northseacat
    lucide j'espère
    • Posté à 12h04 le 26/05/2009
    • Internaute 74564
      lucide j'espère

    Almodovar convoque les mannes de Rossellini dans « Les Etreintes brisées ». Les MANNES (à linge ?). Les mânes (esprits des ancêtres) suffiraient bien...

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