DéCRYPTAGE 17/05/2009 à 13h38

Commerce de bois illégal : l'hypocrisie française

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


La police brésilienne inspecte des coupes de bois amazonien (/Paulo Santos/Reuters).

L’Europe s’attaque à la lutte contre le commerce du bois illégal... mais sans le soutien de la France, étonnamment timide dans ce dossier pourtant crucial pour l’avenir de la planète.

Lorsque l’on achète une chaise ou un cahier, on ne pense pas forcément qu’on participe au réchauffement de la planète. Pourtant, la déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Avec l’huile de palme et d’autres cultures, le commerce de bois illégal participe de la destruction de 13 millions d’hectares de forêt chaque année, soit un quart de la superficie de la France. D’après les estimations de WWF, entre 20 et 40% du bois industriel consommé en Europe est d’origine illégale. Les forets ainsi pillées se situent essentiellement en Amazonie et en Afrique, mais aussi en Russie et Indonésie.

Cela fait près de dix ans qu’un groupe d’associations de défense de l’environnement (Greenpeace, France Nature Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, Sherpa) pratique un lobbying actif auprès de l’Europe, et depuis le Grenelle de l’environnement, ils pensaient que la France, principal importateur de bois tropical serait « exemplaire » comme cela leur a été promis.

Surprise : le 22 avril 2009, les députés français UMP (groupe Parti populaire européen) se sont tous abstenus alors que la majorité des députés européens (dont les socialistes français) ont approuvé le premier projet de réglementation contraignant.

Borloo, des promesses au silence

Lorsque Rue89 a demandé à Jean-Louis Borloo sa position officielle sur le sujet, son cabinet nous a renvoyé trois communiqués datant de mars et mai 2008, où le ministre de l’Environnement souhaite une position « exemplaire » de la France. L’un d’eux dit même :

« Dans le cadre de la présidence française, le ministre prendra des initiatives pour améliorer la lutte contre le commerce illégal et non durable de bois exotique. »

Or, d’initiatives il n’y eut pas et depuis c’est silence radio. Sur son site, le ministère fait un article d’actualité intitulé Importations illégales du bois : le Parlement européen veut renforcer les sanctions rédigé sur un ton neutre sans que l’on ne sache rien de la position de la France.

Ce qui semble avoir gêné les députés français (ceux du PPE uniquement), c’est visiblement que le parlement soit allé plus loin que prévu. Il est prévu une traçabilité complète de la filière, c’est-à-dire un contrôle -et des sanctions- sur tous les opérateurs et non pas uniquement sur ceux qui mettent pour la première fois du bois sur le marché.

« Un dispositif trop lourd et coûteux »

Une attitude vertueuse, mais sans doute coûteuse, que la France a décidé de ne pas soutenir. Dans une note du secrétariat général aux affaires européennes, le gouvernement le dit clairement : le rapport Lucas (dont est inspiré le texte sur lequel les eurodéputés ont voté le 23 avril) « va trop loin en proposant un dispositif trop lourd et coûteux, totalement prohibitif, qui ne proportionne pas la contrainte à l’effet recherché ».

Lorsque Rue89 a demandé son avis au ministre de l’Agriculture Michel Barnier, par ailleurs en pleine campagne pour les élections européennes, nous avons obtenu une réponse de Normand :

« La France est très sensible à la problématique du bois illégal. Sur nombre de points, nous avons, des vues convergentes avec les positions de WWF. Néanmoins, forts de l’expérience acquise en matière agroalimentaire, nous estimons qu’un contrôle aux frontières de l’Union permet d’obtenir une sécurité complète garantissant aux consommateurs la fourniture de bois légaux. »

En fait, l’abstention des eurodéputés suit une note qui leur a été transmise le 21 avril par le secrétariat général des affaires européennes, directement rattaché à Matignon. En lisant bien cette dernière, on comprend que la France se contentera d’un contrôle à l’entrée sur le marché mais renonce à un étiquetage des produits jugé « compliqué et coûteux », notamment en fonctionnaires.

Pour Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts chez Greenpeace France :

« Sans un système de traçabilité complet des forêts de productions au consommateur final, on ne pourra pas garantir à 100% au consommateur la légalité du bois qu’il achète et mettre enfin un terme au scandale du commerce de bois illégal en Europe. »

Il ajoute, avec les cinq associations de défense de l’environnement concernées :

« Nous espérons que la France va clarifier sa position le plus rapidement possible car les forêts anciennes sont cruciales pour l’équilibre du climat, vitales pour la biodiversité et sont le cadre de vie de millions de personnes. »

Le 22 juin prochain, lors d’un conseil des ministres de l’agriculture, la France n’aura plus d’autre choix que d’assumer sa position. En attendant, on peut toujours acheter du bois tropical certifié ou du bois produit en Europe. Mais c’est un peu plus cher.

Photo : la police brésilienne inspecte des coupes de bois amazonien (/Paulo Santos/Reuters).

  • 20005 visites
  • 70 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • vieuxcon
    • Posté à 13h53 le 17/05/2009
    • Internaute 17420

    Cette réticence aurait elle un lien avec le fait que le principal acteur français de cette filière s’appelle Boloré, et un des suivants Pinanut ?

    • Adelyne sur le sable
      Adelyne sur le sable répond à vieuxcon
      Si je savais
      • Posté à 14h15 le 17/05/2009
      • Internaute 16679
        Si je savais

      Vous avez tout bon « vieucon », car le principal de ce marché transite par le port de la ville où je réside, et aux Pinault, vous pouvez rajouter, d’autres grandes familles Françaises qui ont établi leur fortune sur ce trafic, tels les BHL and co.....
      A quand une enquête sérieuse journalistique sur ce sujet, ou est il tabou ?

      • kawouede
        • Posté à 16h13 le 17/05/2009
        • Internaute 27995

        y avait un bon article sur l’empire de presse et industriel Bolloré (et les collusions entre les deux + avec le monde politique) dans le Monde diplomatique d’avril - mais il n’évoquait pas cette filière bois, ou très peu.

         
        • Matthieu33
          Matthieu33 répond à kawouede
          • Posté à 17h26 le 17/05/2009
          • Internaute 12460

          y a aussi une excellente enquête de Mediapart (gratuite) à propos de l’empire Bolloré, ses ramifications financières dans les paradis fiscaux, la famille Rivaud, etc Lien mais elle ne parle pas beaucoup de bois non plus

          C’est le groupe Rougier qui envoie du bois non ?

          • a déménagé le 10 décembre
            • Posté à 19h19 le 17/05/2009
            • Internaute 42623
               ? ? ?

            Il n’y a pas que Rougier : il y a Thanry, Leroy, Pasquet et tant d’autres. Mais le bois qu’ils importent n’est pas forcément issus de forêts mal gérées.
            En général, les entreprises françaises ou européennes étaient plus respectueuses que les entreprises asiatiques (qui exploitaient beaucoup plus d’essences) voire libanaises.

        • jivé13
          jivé13 répond à kawouede
          salarié comme plus de 90%des (...)
          • Posté à 23h19 le 17/05/2009
          • Internaute 52558
            salarié comme plus de 90%des (...)

          Le groupe Bolloré est un groupe industriel ,avant tout, qui tire l’essentiel de son chiffre d’affaire de la logistique (dont des terminaux portuaires en Afrique) et des transports et dans une moindre mesure de la distribution de produits pétroliers et de plantations africaines et asiatiques.
          le 29/03/09 le magazine Interception de France Inter à 09h10 avait pour sujet : L’empire noir de Vincent Bolloré. Reportage de benoît Collombat.
          On y parlait de plantations de palmier à huile où il est associé à un actionnaire majoritaire belge.
          Sa responsabilité pourrait, par ailleurs, être engagée en tant que propriétaire des terminaux portuaires dans plusieurs pays.(à creuser).
          Sinon, on attire toujours l’attention sur Sarko et ses amis industriels et financiers, mais au final c’est bien les députés UMP qui valident tous les souhaits du Président et qui votent ou s’abstiennent comme un seul homme...

        3 autres commentaires
      • PétaouSchnok
        • Posté à 16h42 le 17/05/2009
        • Internaute 11586

        Exactement. Pour ceux/celles que cela intéresse, faites une recherche sur BHL et Becob, beaucoup de choses vont déjà devenir plus claires...

        Lien
        (c’est l’Express de Christophe Barbier qui le dit, pas Acrimed...)

        Lien

        ou

        Lien

        etc.

      • unagi-
        unagi- répond à Adelyne sur le sable
        卑語
        • Posté à 19h43 le 17/05/2009
        • Internaute 24252
          卑語

        Sans oublier BHL Pinault e l’état

        « En 1986, la Becob, société d’importation de bois africains d’André Lévy, est dans une situation financière désespérée. Bernard se mobilise à fond pour son père. Est-il déjà intervenu auprès de conseillers de l’Elysée afin que, grâce aux contacts africains de la présidence, la créance de la Côte d’Ivoire envers la Becob soit remise sur le “ haut de la pile ” ? BHL dément cette intervention. Il reconnaît en revanche avoir contacté Pierre Bérégovoy (1) pour qu’il aide son père. Celui-ci a déjà frappé à toutes les portes pour obtenir des concours financiers. Le ministre des Finances de Laurent Fabius s’engage à lui décrocher un prêt participatif. Reste l’entrée dans le capital d’un investisseur, ce à quoi le patron de la Becob a déclaré s’employer auprès de la banque. L’hypothèse d’un geste de Pinault envers BHL “ colle ” bien avec la suite de l’histoire

        Mais, entre-temps, la droite a remporté les législatives. Il faut donc obtenir de Jacques Chirac, nouveau Premier ministre, qu’il tienne les engagements souscrits par le gouvernement de Laurent Fabius. Pas facile. Bernard se démène auprès de la Chiraquie. Lui-même et son père déjeunent avec le maire de Paris. Un prêt participatif de 40 millions de francs est octroyé à la Becob par le Crédit national, banque gérée par le Trésor, que Jean-Claude Trichet (2) dirige alors. Pour la Becob, le prêt est avantageux à de nombreux titres. D’abord, il bénéficie d’une franchise de remboursement de deux années. Ensuite, le taux d’intérêt consenti - 5,5%, contre 9,25% sur le marché de l’argent à l’époque - lui confère un caractère dérogatoire. Enfin, l’octroi de ce type de prêt est tout à fait exceptionnel dans le secteur privé. En effet, créé en 1983, le prêt participatif sert en principe à renforcer les capitaux propres des entreprises publiques, ce que n’est évidemment pas la Becob.

        Quand les cadres de la Becob apprennent que François Pinault est devenu leur actionnaire, c’est la stupeur et la consternation générales. André Lévy les rassure : il n’y avait pas d’autre solution, c’était ça ou le dépôt de bilan. Mais pourquoi Pinault a-t-il choisi de sauver l’un de ses principaux concurrents ? Pourquoi ne pas laisser l’entreprise aller dans le mur pour la racheter “ à la barre ”, comme Pinault a coutume de le faire depuis longtemps ?

        Une version plus ou moins officielle, en tout cas diffusée par Bernard-Henri Lévy lui-même, voudrait que son père, tout en combattant Pinault, lui ait voué un certain respect. Respect qu’il lui aurait manifesté en intervenant en sa faveur auprès des instances professionnelles du bois. Cependant, ni Lévy ni Pinault ne sont hommes à fonder leurs stratégies sur les bons sentiments : si Pinault rachète la Becob, c’est qu’il y a trouvé son intérêt.

        Dix ans plus tard, le groupe Pinault rachète la Becob sur la base d’une valorisation d’environ 800 millions de francs.

        La fortune de BHL est donc appréciable. Son montant se situerait entre 150 et 180 millions d’euros. Elle a joué un rôle clef dans son histoire. Le Rastignac pouvait se permettre de mépriser l’argent. Ce qui n’est pas rien. »

      • Cédric Kalonji
        Cédric Kalonji répond à Adelyne sur le sable
        Journaliste
        • Posté à 21h27 le 17/05/2009
        • Journaliste 59532
          Journaliste

        On parle des intérêts des familles Bolloré, Pinault et autres mais on ne parle pas de la complicité des français qui achètent les produits dérivés de ce trafic. Connaissez-vous la loi de l’offre et de la demande ?

        Et puis, personne ne parle jamais des emplois créés en France suite à ce trafic qui non seulement fait du mal à la planète mais laisse perdants les habitants des zones exploitées. Respecter les règles veut dire moins de bénéfice et moins de bénéfice veut dire quelques centaines, voire milliers de français au chômage.

        Congolais
        Lien

    • pepete28
      pepete28 répond à vieuxcon
      (humain de la planète Terre)
      • Posté à 14h41 le 17/05/2009
      • Internaute 78766
        (humain de la planète Terre)

      Allons, une collusion d’intérêt entre le parti du Président de la République et des industriels amis qui se gavent en important du bois pillé dans des forêts du tiers monde, c’est impossible voyons ...

      (rires)

    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 16h19 le 17/05/2009
      • Internaute 42623
         ? ? ?

      il me semble que Pinault s’est séparé de ses entreprises dans le domaine du bois ?

      • Madiran
        Madiran répond à a déménagé le 10 décembre
        (Business Analyst)
        • Posté à 09h16 le 18/05/2009
        • Internaute 16911
          (Business Analyst)

        Peut-être confondez vous avec les entreprises de BHL, notre philosophe en chemise blanche, dont les mains ne se noircissent pas de son commerce... !

        En effet la Becob de BHL a été vendue en 1997 par BHL au groupe Pinault spécialiste du bois -entre autres africain- avant d’être spécialiste du « luxe » ! !

        Et notre philosophe national voyait donc d’un bon oeil la blancheur de ses chemises... !

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 14h33 le 17/05/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Comment se fait-il que monsieur Barnier, candidat Européen et ministre de notre agriculture ne defende pas ce dossier bec et ongles avec notre ministre de la justice, notre Rachida Nationale !

    Je m’étonne !

    Nous savons pourtant que Monsieur Barnier et madame Dati sont pratiquement déjà élus au parlement Europêen.

    En effet, en France on sait que d’une part le « pipole » prime, et que la mémoire politique est nulle !

    Et puis, Peut être parce que le bois n’est pas une valeur suffisamment écologique ?

  • ApollonduRéverbère
    • Posté à 14h07 le 17/05/2009
    • Internaute 15757

    Quand on achète un cahier ou une chaise on ne participe pas forcément à la déforestation, et même plutôt pas du tout car majoritairement ces produits sont fabriqués à partir de particules de bois de récupération.

    En revanche, le papier blanc vendu par ramette d’une certaine grande marque de l’informatique américaine y participe pleinement puisqu’en effet son papier est fabriqué à partir de bois indonésien.

    Je tiens tout de même à rappeler que la France cultive ses propres espaces en vue de la commercialisation des produits à base de bois.

    Mais c’est vrai que nous participons, à notre insu, à la déforestation des bois précieux, et le plus souvent au travers de meubles d’importation d’Asie.

    On aurait pu espérer que les arbres abattus dans les Landes seraient au plus vite mis dans la chaîne de fabrication mais Emmanuelli lançait il y a quelques semaines un cri d’alarme au sujet des arbres restés à terre.

    Il n’empêche que le fond de l’article est juste, le Grenelle de l’Environnement ne fût qu’une vilaine farce masquée jouée en première partie de mandature pour masquer l’indigence de la suite du programme de Sarkozy qui a placé un produit d’appel devant alors que l’arrière-boutique ne contient que des produits périmés ou dangereux.

    Dans les Yvelines notamment, le Grenelle s’est embourbé dans le circuit automobile remplaçant de presque feu-Magny-Cours, et pourtant si ce circuit voit le jour dans la forêt des Yvelines, c’est l’amputation de ce massif forestier au détriment des agriculteurs et de la flore. Même les élus UMP sont vent debout contre le projet.

    Pourtant, où est le PS dans le combat au quotidien pour l’environnement et l’écologie ? Où sont les partis de gauche à l’exception des Verts qui sous la houlette de Cohn-Bendit ne sont plus ni à droite ni à gauche mais un peu des deux quand le vent tourne du bon côté ?

    Les ruraux de la planète feront toujours les frais de l’appétit des urbains, déconnectés des réalités de la terre. Ah si tous les paysans du monde voulaient se tenir la main ...

    • citrouille
      citrouille répond à ApollonduRéverbère
      gerboulade permanente
      • Posté à 18h30 le 17/05/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      IBM ou HP ? J’hésite, mais je voufrais savoir....Merci.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à ApollonduRéverbère
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h29 le 17/05/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Précision : une partie du papier produit en France vient de forêts anciennes, même si ce n’est pas tout le papier ça y participe.

      • a déménagé le 10 décembre
        • Posté à 22h49 le 17/05/2009
        • Internaute 42623
           ? ? ?

        Qu’appellez vous forêts anciennes ? Toutes les forêts de France ont été cultivées...
        Quant au bois pour le papier, il est essentiellement extrait de plantations résineuses issues de régénérations artificielles !
        Consommer du papier (en France) permet de rentabiliser les opérations d’éclaircie qui sont des opérations sylvicoles avant tout, permettant ensuite d’avoir des arbres plus gros (un peu comme les carottes si on veut schématiser !) : donc pas de consommation de papier donnerait : pas d’éclaircie d’où des peuplements instables et pas non plus de stockage de carbone dans le papier ...

         
        • juliettelucie
          juliettelucie répond à a déménagé le 10 décembre
          Agitée du bocal
          • Posté à 23h52 le 17/05/2009
          • Internaute 4918
            Agitée du bocal

          Les forêts anciennes ne sont justement pas en France. Papier produit en France ne veut pas dire bois d’origine française. Le bois brut arrive, et est ensuite transformé.
          Personne ne demande d’arrêter de consommer le bois d’origine durable, bien au contraire : on demande à ce que le bois importé en Europe soit clairement traçable pour s’assurer qu’il vient de forêts correctement gérées et non pas de déforestation illégale.

        1 autres commentaires
      • Gugusse2
        Gugusse2 répond à Sophie Verney-Caillat
        aléatoire
        • Posté à 14h39 le 18/05/2009
        • Internaute 63813
          aléatoire

        Bien sûr et heureusement pour ces forêts ! Entretenir correctement une forêt exige des coupes régulières afin de permettre la croissance des meilleurs plans. Sinon, ce n’est plus une forêt, c’est une jungle.

        Par ailleurs, lorsqu’une parcelle est régénérée, on plante (de mémoire) un millier d’arbres à l’hectare. Lorsque la parcelle atteint sa maturité, il en reste 10. Parce qu’un grand arbre, ça prend 100 fois plus de place qu’un p’tit arbrisseau. C’est pour ça qu’il y a tant de beaux arbres dans nos forêts !

        En Limousin, pour ne prendre que cet exemple, les exploitants forestiers disent eux-même que, sans les papeteries, il ne pourraient tout simplement pas exploiter. Certaines municipalité s’équipent même de chaufferies bois pour consommer le bois de coupe.

        Voilà, une forêt, ça produit du bois. Étonnant, non ?

    • Philippe-Michel
      Philippe-Michel répond à ApollonduRéverbère
      éleveur de tigres à Saint-Ouen
      • Posté à 22h27 le 18/05/2009
      • Internaute 59642
        éleveur de tigres à Saint-Ouen

      « On aurait pu espérer que les arbres abattus dans les Landes seraient au plus vite mis dans la chaîne de fabrication »

      dans ce genre de situation où l’offre de bois explose, les industriels et artisans de la transformation ne peuvent pas absorber toute cette matière première immédiatement. Il va falloir stocker un max, d’autant plus que le contexte économique actuel n’est pas au top pour les scieurs, papetiers, panetiers... qui enregistrent des baisses d’activité importantes. Le gros soucis en réalité vient aussi d’ailleurs : le prix de vente de ces bois est aujourd’hui proche de 0€ car l’offre surclasse méchamment la demande. Les propriétaires forestiers refusent de mobiliser tous ces bois sans être indemnisés par l’Etat. Certains sont ruinés, donc ruinés pour ruinés, ils n’ont pas interêt à mobiliser tous leurs bois. Ils ne veulent pas être encore une fois les dindons de la farce !

  • _Florian_
    _Florian_
    Simple être humain
    • Posté à 14h11 le 17/05/2009
    • Internaute 76289
      Simple être humain

    Lutter contre le braconnage de bois est en effet une priorité, mais juste une remarque...

    « Lorsque l’on achète une chaise ou un cahier, on ne pense pas forcément qu’on participe au réchauffement de la planète. “

    Depuis quand on importe du bois précieux de l’autre bout du monde pour faire des cahiers ? Le papier (tout comme le carton) est fait a partir de bois de forets gérées (comme les landes), et même si l’impact écologique des papétries est loin d’être nul (c’est un autre problème), je pense que cet amalgame devrait être évité.

    Faudrait juste que les bobo arrêtent d’acheter des tables et des meubles en teck. Surtout que rares sont les forets d’élevages de bois précieux (vu que ça met 12-20 ans avant de se lancer). Et si le bois ne viens pas d’une foret d’élevage, alors il vient de la déforestation (qu’elle soit légale ou illégale)

    • citrouille
      citrouille répond à _Florian_
      gerboulade permanente
      • Posté à 18h33 le 17/05/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      Il existe du bois FSC + un autre que j’ai oublié et qui garnatit que le bois ne vient pas de forêts primaires . Peu de bois porte le label. ..
      Le papier des kleenex (la marque Kimberley-Clarke Corporation ) n’est par contre pas du tout écolo.

      • a déménagé le 10 décembre
        • Posté à 19h15 le 17/05/2009
        • Internaute 42623
           ? ? ?

        Le problème des certifications c’est qu’elles sont un enjeu financier important et les certificateurs ne sont pas totalement désintéressés !

        Du bois certifié n’est malheureusement pas toujours gage de gestion durable... (que ce soit PEFC, FSC ou d’autres)

         
        • argiope
          argiope répond à a déménagé le 10 décembre
          chatouille ou pique, c'est selon
          • Posté à 23h03 le 17/05/2009
          • Internaute 34103
            chatouille ou pique, c'est selon

          Qu’insinuez-vous ? Pouvez-vous être plus précis ?

          • phoenicurus
            phoenicurus répond à argiope
            artisan
            • Posté à 17h52 le 18/05/2009
            • Internaute 73549
              artisan

            Hé bien, lisez donc ça, par exemple :
            « À propos de la forêt dans le monde (un scandale authentique) »
            Lien

          • a déménagé le 10 décembre
            a déménagé le 10 décembre répond à argiope
             ? ? ?
            • Posté à 22h18 le 18/05/2009
            • Internaute 42623
               ? ? ?

            Je n’insinue pas je le dis : PEFC a reconnu des certifications notamment malaisiennes ou brésiliennes (qui certifie des plantations d’eucalyptus faisant suite à des forêts primaires),
            en France, PEFC n’est vraiment pas gage de gestion durable, notamment en forêt privée où c’est parfois l’exploitant forestier (et non le propriétaire) qui fait la démarche...

            Pour FSC, je connais moins...

            • Philippe-Michel
              Philippe-Michel répond à a déménagé le 10 décembre
              éleveur de tigres à Saint-Ouen
              • Posté à 22h36 le 18/05/2009
              • Internaute 59642
                éleveur de tigres à Saint-Ouen

              Je te signale que les forêts domaniales et communales gérées par l’ONF sont toutes certifiées PEFC, et que si tu dis que ce n’est pas un gage de gestion durable, alors c’est que tu es mal renseigné.

              en forêt privée, certains propriétaires refusent d’assumer le coût de la certification. Mais cela ne veut pas dire que leurs forêts est mal gérée. Il existe des outils réglementaires comme les plans simples de gestion et les codes de bonnes pratiques sylvicoles qui sont des documents officiels reconnaissant intrinséquement la gestion durable d’une forêt.

              L’exploitant ne peut faire une démarche pour un propriétaire, sauf si celui ci veut lui payer !

              FSC certifie également des plantations d’Eucalyptus au Brésil (et pas seulement au Brésil).

              • a déménagé le 10 décembre
                • Posté à 23h04 le 18/05/2009
                • Internaute 42623
                   ? ? ?

                je ne pense pas être mal renseigné dans ce domaine :
                je n’ai pas dit que toutes les forêts PEFC ou FSC étaient mal gérées ! L’ONF n’avait pas besoin de cette certification pour reconnaître qu’elle gère correctement ses forêts !
                Quant aux forêts communales, contrairement à ce que tu indiques, elles sont loin d’être toutes PEFC ! et pourtant elles sont quasiment toutes gérées par l’ONF

                Quant aux forêts privées, elles peuvent être effectivement bien gérées sans être certifiées, le problème est justement que je pense pas qu’il y ait de différence vraiment significative en France entre forêts PEFC ou non

                Dans le cas que je cite : L’exploitant paye effectivement le coût de la certification mais il n’est pas en mesure d’assurer que la forêt est gérée durablement : il n’est intervenu que ponctuellement !

                Pour le Brésil, le problème n’est pas que ce soit une forêt d’eucalyptus mais qu’elle fasse suite à une coupe rase en forêt primaire !

                • Philippe-Michel
                  Philippe-Michel répond à a déménagé le 10 décembre
                  éleveur de tigres à Saint-Ouen
                  • Posté à 12h08 le 19/05/2009
                  • Internaute 59642
                    éleveur de tigres à Saint-Ouen

                  tu as raison les forêts communales ne sont pas toutes certifiées PEFC ; -) ... Je suis à mon tour mal renseigné !

                  D’une manière générale, je suis d’accord sur le fait que la certification PEFC n’apporte pas grand chose pour la gestion elle-même sous nos latitudes. L’enjeu est important pour l’aval de la filière en terme d’approvisionnement et d’image !

                  Sur l’exemple que tu donnes (l’exploitant qui paye le coût de la certification) je n’ai jamais été confronté au problème, mais connaissant les largesses de la certification PEFC cela ne m’étonnerait guère !

                  Pour les plantations effectuées à la suite de la destruction de forêts naturelles après 1994, la certification FSC ne peut être obtenue sauf si le propriétaire/gestionnaire apporte suffisamment de preuves pour indiquer qu’il n’est pas responsable directement ou indirectement de cette conversion (critère 10.9 - Lien). Donc tu vois tout reste possible !

                  Le sujet des coupes rases - plantations en forêt primaire c’est assez délicat : au Brésil, lorsqu’une compagnie achète un terrain, il y a obligation de mise en protection d’un certain pourcentage de milieux naturels (réserves légales et cie) pour pouvoir « cultiver » le pourcentage restant. Il y a bien une conversion de forêt naturelle en plantation, mais avec mis en défens du reste. C’est peut-être préférable que de laisser s’installer l’anarchie la plus totale non ? Évidemment les problèmes de corruption, de contrôle, de coupes illégales ne sont pas réglés pour autant...

                  J’ajoute que chez nos amis brésiliens, la conversion de forêts naturelles en cultures type soja/riz/canne est bien plus conséquente que la conversion en plantations industrielles, alors faut pas tirer tout le temps sur les mêmes ! ! !

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 14h34 le 17/05/2009
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Ben faut savoir ce qu’on veut aussi, continuer à faire bronzette sur un yacht de luxe ou bien protéger les petits oiseaux des forets...

    Voir par exemple sur le site de Lien
    Lien

    Y’a des silences qui ne sont pas très surprenants finalement...

  • chaviro
    chaviro
    pour tout ce qui est contre les (...)
    • Posté à 15h11 le 17/05/2009
    • Internaute 74015
      pour tout ce qui est contre les (...)

    il me semble évident que dans le contexte politico-financier qui sévit en France actuellement on n’aille pas chercher des poux sur la tête des parties intéressées.
    Donc on fait le mort quand ça bouge, en espérant qu’on nous fichera le paix.
    L’engagement écologique français, compte tenu du potentiel existant est le plus rétrograde et le plus piteux que je connaisse.
    Je suis régulièrement en Allemagne, Suisse et Autriche. Les écarts avec la France sont phénoménaux.
    Pourtant, là il y a des emplois à créer en masse. Mais on préfère toujours privilégier les majors exploiteurs et potes du président.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h31 le 17/05/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Si çà avait été pour proroger « la langue de bois », les députés du PPE auraient voté pour... ! !

    Lien

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 15h39 le 17/05/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    A priori quand la filouterie profite aux potes du miniprésident elle passe au second plan. Pourtant il y a là un vrai enjeu écologique. Par contre « on » est beaucoup plus virulent contre les « petits pirates de l’internet » et « on » est près à dépenser des sommes folles pour l’aplication de l’imbécile loi hadopi.

    Tout est une histoire de valeurs.

  • kawouede
    • Posté à 16h12 le 17/05/2009
    • Internaute 27995

    Une seule solution pour mettre la pression et faire triompher l’intérêt général des lobbies dans ce secteur (comme dans d’autres) : voter pour de vrais candidats écologistes le 7 juin !

    Alors oui le Parlement européen servira à qqch

  • a déménagé le 10 décembre
    • Posté à 16h18 le 17/05/2009
    • Internaute 42623
       ? ? ?

    « Lorsque l’on achète une chaise ou un cahier, on ne pense pas forcément qu’on participe au réchauffement de la planète. Pourtant, la déforestation tropicale... »
    c’est carrément malhonnête d’écrire de telles iphrases car :
    - l’essentiel du papier utilisé en France provient de coupes d’éclaircie, c’est à dire qu’au contraire celà permet de faire de la sylviculture et celà participe à la captation du CO2
    - utiliser du bois provenant de forêts bien gérées (comme la grande majorité des forêts françaises) est au contraire favorable au bilan carbone car on stocke du CO2 sous forme de bois
    -c’est donc uniquement le bois provenant de certaines régions (notamment en Asie du Sud Est, en Amérique du Sud et en Afrique centrale, Russie) lorsque l’exploitation n’est pas durable, qui est à combattre

    De plus -vues les post précédents-il ne faudrait pas confondre déforestation et exploitation forestière (même mal faite ou illégale) : dans le premier cas, on met fin à l’état de forêt, dans le second cas on coupe un certain nombre d’arbres (parfois moins d’1 par ha) : cette exploitation peut être négative du fait de son intensité de prélèvement trop forte, du fait que ce soit un prélèvement qui se concentre sur certaines essences, que les routes construites pour l’exploitation permettent l’arrivée d’agriculteurs qui vont eux, défricher....

    Il ne faudrait pas qu’une campagne de lutte contre le commerce illégal du bois (qui est hautement nécessaire) soit mal cadrée et qu’elle porte tort à la filière bois française / européenne qui a pourtant un rôle important dans la captation du carbone !

    • Rensk
      • Posté à 19h23 le 17/05/2009
      • Internaute 65029

      En Suisse, chaque arbre coupé doit être replanté…

    • juliettelucie
      juliettelucie répond à a déménagé le 10 décembre
      Agitée du bocal
      • Posté à 23h56 le 17/05/2009
      • Internaute 4918
        Agitée du bocal

      Vous semblez mal comprendre : lutter contre la déforestation illégale, ce n’est pas lutter contre toute consommation de bois ou de papier, mais au contraire encourager l’utilisation de forêts bien entretenues. C’est un fait que en Europe, l’importation de bois issu de la déforestation illégale ailleurs dans le monde enttreitne un problème que les pays en développement n’arrivent pas à contenir. De telles mesures - surtout la traçabilité - ne peuvent pas nuire au reste de la filière, bien au contraire. Arrêter l’importation de bois illégal (donc moins cher car exploité moins cher dans son pays d’origine) ne peut faire que du bien aux filières européennes.

      • a déménagé le 10 décembre
        • Posté à 22h22 le 18/05/2009
        • Internaute 42623
           ? ? ?

        je suis d’accord qu’une campagne pour la déforestation illégale est postive pour la filière bois française mais seulement si le message est clair et qu’il n’y a pas d’amalgames comme dans l’article !

    • guerzit-
      guerzit- répond à a déménagé le 10 décembre
      Incomprenant majeur
      • Posté à 17h58 le 18/05/2009
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      La filière bois francaise ? Elle existe pas... ou si peu. Pour construire en bois par exemple, c’est pas en France qu’on peut s’approvisionner...

      • Philippe-Michel
        Philippe-Michel répond à guerzit-
        éleveur de tigres à Saint-Ouen
        • Posté à 21h18 le 18/05/2009
        • Internaute 59642
          éleveur de tigres à Saint-Ouen

        450 000 emplois dans la filière forêt-bois - des métiers de la production, transforrmation jusqu’aux services.

        On peut tout à fait s’approvisionner en France pour construire sa maison en bois. Lien

        Avant de dire qu’il n’y a pas de filière on se renseigne !

         
        • guerzit-
          guerzit- répond à Philippe-Michel
          Incomprenant majeur
          • Posté à 09h40 le 19/05/2009
          • Internaute 28472
            Incomprenant majeur

          Mon affirmation était certes un peu abusive. Une filière existe.

          Mon propos était de souligner qu’elle n’est absolument pas adaptée à la contruction bois et n’est pas capable de fournir la demande.

          Votre site est certes joli et plein de bonnes intentions mais il faut savoir que construire en bois c’est s’approvisionner en finlande ou en suède, pas en france... Et ce pour encore longtemps avant que la filière bois francaise (que pourtant je connais un peu) ait pu adpater les outils, les métiers, les méthodes de coupe...

          Pour l’instant c’est du 50% ameublement et le reste en bois de chauffage et en papier... Pour info les scieries en France on en compte un peu plus de 2000 seulement dont la majorité très familiales et incapables de répondre aux logiques industrielles dans lesquelles on rentre ou on rentrera.

          • Philippe-Michel
            Philippe-Michel répond à guerzit-
            éleveur de tigres à Saint-Ouen
            • Posté à 11h33 le 19/05/2009
            • Internaute 59642
              éleveur de tigres à Saint-Ouen

            pour ce qui est de la construction-bois, la filière s’organise (formation, R&D, soutien de l’État...) mais le niveau n’est pas encore celui de nos voisins allemands par exemple. Je ne suis pas pessimiste quant au futur des maisons bois françaises.

            La production ligneuse en France ce n’est pas « 50% ameublement et le reste en papier/chauffage » ! Je vous renvoie à cette page : Lien

            En ce qui concerne les scieries, les structures familiales permettent de valoriser des ressources locales et des produits diversifiés. Elles sont essentielles, même si elles ne font pas trop le poids face aux géants industriels qui avalent tout ce qui passe. Une filière bien structurée permettra de gérer ces deux types d’exploitation ce qui ne pourra être que bénéfique pour les consommateurs.

            • guerzit-
              guerzit- répond à Philippe-Michel
              Incomprenant majeur
              • Posté à 11h50 le 19/05/2009
              • Internaute 28472
                Incomprenant majeur

              Je suis d’accord avec vous sur l’importance des petites structures et c’est surement dans ce genre d’activité qu’on peut mettre en valeur l’ensemble des exploitations, toutes tailles confondus, mais là encore il faut modifier les méthodes et habitudes...

              Pour ce qui est de la part du bois de construction dans l’activité de la filière bois en france, il faut souligner que le bois de constrcution est surtout encore destiné aux menuiseries et autres éléments préfabriqués et non aux éléments lourds telles que les façades...

              J’avais discuté avec un représentant des exploitants de bois qui lui même m’avait indiqué que la filière en france avait besoin de 20 ans au moins pour pouvoir satisfaire la demande. Cette même filière n’a pris conscience de l’importance du bois dans les construtions futures qu’il y a peu...

              Certes les choses avancent mais nous en somme encore aux balbutiements.

        3 autres commentaires
  • envert94
    • Posté à 17h14 le 17/05/2009
    • Internaute 56778

    Lien

    Tiens et nos chères enseignes de la grande distribution, toujours les 1eres à nous parler d’écologie et à la protection de la planète, elles ne savent pas la provenance et l’origine de ce qu’elles achètent ?

    Etonnant non ?

    • argiope
      argiope répond à envert94
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 23h08 le 17/05/2009
      • Internaute 34103
        chatouille ou pique, c'est selon

      Et tous les meubles de jardin Bricorama et autres, pas souvent vu un label FSC dessus...

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 17h23 le 17/05/2009
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Il n’y a pas un seul endroit au monde qui est à l’abri des coupes à blanc de l’industrie forestière....même l’Amérique du Nord subit ses assauts..

    Et grace à la machinerie untilisée, un seul homme au volant d’un engin semblable peut détruire une foret entière en moins d’une semaine.

    • Philippe-Michel
      Philippe-Michel répond à Lemmy_Nothor
      éleveur de tigres à Saint-Ouen
      • Posté à 22h09 le 18/05/2009
      • Internaute 59642
        éleveur de tigres à Saint-Ouen

      conclure que l’industrie forestière se rend coupable de déforestation en pratiquant la coupe rase sans vergogne, c’est aller un peu vite en besogne.

      on peut reprocher à ce type de massacrer le sol avec son engin et on peut se demander ce qu’il fout dans ce peuplement bien jeune pour être récolté. Si on lit le texte, il s’agirait d’une zone protégée - du coup on peut vraiment se demander ce qu’il br**** dedans !

      mais il ne faut pas généraliser sur les coupes à blanc. Le raccourci coupe à blanc = déforestation n’est pas systématiquement vrai. En France, le fonds forestier est d’abord protéger par une loi sur le défrichement : en clair un terrain à vocation forestière restera à vocation forestière même après une coupe rase, un incendie, etc... Et gare à celui qui veut déroger à la loi ! Ensuite, la coupe rase est une pratique sylvicole encadrée par la réglementation forestière. On y a recours en général dans les traitements sylvicoles les plus productivistes (forêt landaise par ex.) car c’est le seul moyen pour rentabiliser vraiment une exploitation et c’est la rationalité de ce type de production forestière, avec du volume à faire. Dans certaines forêts peu productives, la coupe rase c’est aussi la seule manière de renouveler un peuplement (c’est paradoxal, mais c’est la seule manière d’apporter suffisamment de lumière au sol pour que la régénération s’installe et grandisse et pour ne pas dépenser trop d’argent dans des forêts qui ne valent pas un clou).

      Il y a pas mal d’alternatives à la coupe rase, suivant le traitement sylvicole, les essences en place, la fertilité/fragilité du sol, etc... les coupes sont espacées dans le temps, à géométrie variable... Toutes sont réglementées. Renouveler un peuplement parfois c’est un vrai casse tête ! ! ! la coupe rase on essaie d’éviter autant que possible, car ce n’est pas toujours la solution la plus rentable (et oui, si faut replanter après, ça fait cher...et ça fait ch*er aussi !)

      Ne soyez pas effrayer quand je parle de rentabilité : le jour où on lèvera un impôt sur les forêts, on en reparlera.

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 17h33 le 17/05/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    Quand on fait semblant d’être écolos uniquement pour avoir des voix aux elections, ça finit par se voir !

  • citrouille
    citrouille
    gerboulade permanente
    • Posté à 18h51 le 17/05/2009
    • Internaute 33365
      gerboulade permanente

    Signez la pet’ de GP : Lien>

    Lienenvoyé par Lien. - Lien

  • Rensk
    • Posté à 19h20 le 17/05/2009
    • Internaute 65029

    Ici c’est : « va trop loin en proposant un dispositif trop lourd et coûteux, totalement prohibitif, qui ne proportionne pas la contrainte à l’effet recherché ».

    Hadopi c’est facile car là ça ne coûte que 100 millions avant même de payer les auteurs ; ça n’a rien de prohibitif et c’est totalement proportionné… : -)

  • Aller à la page
  • 1
  • 2