A débattre 12/09/2007 à 16h15

Prime à la forme : mon patron préfère les minces


On savait déjà que les entreprises discriminaient les gros, désormais, elles les incitent à perdre du poids.


A l’aéroport britannique d’Heathrow en décembre 2006 (Reuters)

Les Françaises ont grossi. Elles sont désormais quatre sur dix à faire au moins du 44. Au travail, pourtant, il fait encore bon être mince. Le poids reste même un facteur tout à fait déterminant, à l’embauche et durant la carrière. Pour Jean-François Amadieu, sociologue et directeur de l’Observatoire des discriminations, le critère de l’apparence est même « une des causes majeures de discrimination » en France, « au même titre que la couleur, l’origine ou le genre ». Or on sait que les populations défavorisées sont les premières concernées par l’obésité, sachant qu’un enfant sur six est en surpoids.

Des opérations de « testing » (vérification) ont mis en évidence la différence de traitement selon le poids du salarié, comme l’explique Jean-François Amadieu :

La prise de conscience de la discrimination envers les salariés en surcharge pondérale intervient pourtant tardivement en France. L’Observatoire des discriminations parle même de « tabou » tout juste bousculé depuis « moins d’un an ». Notamment grâce à la création de la Halde, en 2005, qui a d’emblée pris en compte la dimension de l’apparence et du surpoids.

Des entreprises françaises s’autotestent

Dans les entreprises aussi, on a mal pris la mesure du phénomène. A l’étranger, des études (américaines et britanniques notamment) montrent depuis longtemps que la carrière d’un salarié obèse sera grevée par sa corpulence : primes, avancement et postes valorisants vont souvent d’abord aux minces. En France, très peu de statistiques sont disponibles pour mesurer ce biais. Pour y remédier, quelques entreprises sensibilisées par la Halde et l’Observatoire des discriminations ont souhaité s’autotester.

C’est le cas du groupe automobile PSA, qui a cherché à voir dans quelle mesure sa politique de ressources humaines pouvait être influencée. Une initiative novatrice qui permet de mettre en évidence des représentations bien ancrées dans l’inconscient collectif, pour Jean-François Amadieu, auteur du « Poids des apparences » (Odile Jacob) :

Aux Etats-Unis et même en Italie, l’idée qu’il faut encourager les gens à maigrir à tout prix gagne du terrain. Une petite ville de Lombardie commencerait ainsi à distribuer des primes à ses habitants qui décident de perdre du poids. Aux Etats-Unis, le Los Angeles Times annonçait récemment que des entreprises passaient à une approche autrement plus contraignante : à partir de 2009, la chaîne d’hôpitaux de l’Indiana, Clarian Health Partners, devrait retenir jusqu’à 30 dollars de pénalité tous les quinze jours sur le salaire de ses employés qui n’auraient pas perdu le poids escompté. D’autres offriraient des rabais sur les polices d’assurance maladie à leurs salariés au régime, rapporte le journal californien.

Les entreprises françaises sont encore loin de ces pratiques coercitives. Jean-François Amadieu ne croit pas que la France y vienne en jour. Il note surtout la difficulté qu’il y a, pour les entreprises, à sensibiliser sur l’obésité tout en évitant l’écueil de la stigmatisation.

Relais des campagnes antitabac

Depuis quelques temps, des sociétés affichent la ferme intention de pousser leurs salariés à être en bonne santé. Longtemps, l’essentiel de ces politiques volontaristes consistait en des campagnes antitabac. Depuis son interdiction sur les lieux de travail, le combat pour la santé s’est déplacé sur le terrain de la chasse au gras.

Ce mois-ci, Axa Assistance lance un programme de sensibilisation à une bonne nutrition à destination des entreprises. Sa première cible : les PME qui ont un portefeuille d’assurance et qui peuvent accéder à une batterie d’actions de sensibilisation en kit, comme pour le tabac ou le stress. Pour la compagnie d’assurance, il s’agit de poursuivre sa stratégie de diversification en se situant notamment sur le créneau de la santé. Pour ses clients, d’investir ce champ de la prévention, alors que des études montrent que l’obésité va souvent de pair avec un absentéisme de courte durée plus important.

« La prise de conscience est venue tardivement, il y a trois ou quatre ans. Mais l’entreprise est un lieu adapté à la prévention, car on y passe un tiers de notre vie ! “, fait valoir Jean-Philippe Maistre, médecin chez Axa Assistance.

Axa travaille en tandem avec la médecine du travail. Les pouvoirs publics sont en effet directement intéressés par la limitation de l’obésité, qui coûte cher. Maladies cardio-vasculaires, diabète, insuffisance respiratoire, cholestérol mais aussi maux de dos et dépression sont autant d’affections liées au surpoids, qui augmente souvent l’absentéisme sur le lieu de travail.

D’après la médecine du travail, ‘60% des obèses sont déprimés’ et le risque de diabète serait multiplié par sept. Au total, l’obésité représenterait, en cause directe, 3% des dépenses de santé. Or Monique Romon, chef du service nutrition au CHU de Lille, estimait en 2005 que ‘généraliser les programmes d’activité physique réduirait de 20 à 55% les dépenses de santé liées au surpoids’. Les entreprises deviennent un lieu privilégié de cette remise en forme. Certaines, comme Kraft ou L’Oréal, ont commencé à inciter leurs salariés. Chez Canal+, la prime à la bonne santé passe par un dumping sur l’abonnement au Club Med Gym, qui coûte 400 euros de moins pour les salariés du groupe… mais tout de même 480 euros l’année ! Campagne contestée du ministère

Le ministère est encore peu disert sur la question. Pour l’heure, c’est la campagne publicitaire en faveur d’une alimentation équilibrée –‘cinq fruits et légumes par jour- qui représente le gros de la prévention. Or cette campagne est contestée par une association comme Allegro Fortissimo. Sa présidente, Viviane Gacquière, dénonce les effets pervers de politiques qui sillonnent davantage le terrain de l’hygiène alimentaire que celui de la discrimination :

Certaines entreprises tentent de concilier lutte antidiscrimination et incitation à la forme. C’est le cas de L’Oréal, qui s’intéresse de plus en plus à la diversité des apparences. Un changement de braquet qui n’est pas sans faire penser à Dove, qui avait réussi un joli coup marketing en affichant sur ses campagnes de pub des femmes très en formes. A propos, il parait que Marilyn Monroe faisait du 46.

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  • Anonyme

    Vous n’avez pas idée de comment vit un gros qui n’est pas défavorisé, autrement que par ses problèmes qui ne sont pas d’origine sociale. Il vit mal, il se goinfre de cochonneries pour ne pas dire de cochonailles. Il est mal dans sa peau, ses fringues lui coûtent une fortune, dans les transports en commun il hésite à s’assoir car il lui faut la banquette à 2 places. Il s’oblige à rire de lui alors que dans 70% il est responsable de son état.

    L’obésité n’est pas la résultante d’un milieu défavorisé comme vous vous plaisez à le décrire. Lorsque j’étais enfant nous étions nombreux et extrêmement pauvres, et maigres comme des clous, car en général quand on ne mange pas à sa faim on maigrit et en tout cas on ne grossit pas, voyez-vous ?

    Les obèses ne viennent pas des milieux défavorisés, le spectacle que m’offre la rue et les milieux populaires dont je suis et que je traverse chaque jour, me le prouve. Ces gens baffrent et un point c’est tout. Et ça commence très tôt maintenant, dès les premiers pas, vous les trouvez avec des frites et des chips à portée de main, le kilo de bonbecs à côté du lit.

    L’obésité est un problème de santé qu’il est important de régler. L’associer à la pauvreté est une erreur de repu.

    Bonne journée.

    • Anonyme

      C’eset malheureusement un fait, les gens pauvres sont plus exposés à l’obésité que les riches. Les aliments des hard discounters par exemple sont moins cher mais aussi plus riches que les aliments de marque. Exemple, regardez un paquet de lardons de chez lidl et comparer le avec un paquet de marque. Vous constaterez qu’il y a beaucoup plus de gras chez lidl que dans les lardons de marque.

      Les pauvres sont plus exposés à l’obésité parce que leurs moyens de leur permettent pas d’acheter des produits de qualités. Ils ne mangent pas plus, ils mangent moins bien.

    • Anonyme

      Malheureusement, vous n’êtes plus enfant, et les choses ont changé depuis cette époque révolue. Autrefois, un enfant pauvre avait faim. Aujourd’hui, il n’a pas faim, mais il mange de la m*** qui le conduira plus vite au cercueil.

      Toute la littérature statistique actuelle montre bien un lien entre pauvreté et obésité. Ce n’est même pas une question culturelle, mais seulement la résultante de contraintes budgétaires : acheter des premiers prix, c’est mal manger en termes d’équilibres nutritionnels. IL suffit de comparer n’importe quelle étiquette de (au hasard) quatre-quarts ou « steack haché » (préparation de...) chez Lidl et le même chez Monoprix.A lire le très intéressant bouquin sur la composition chimique de 10000 produits alimentaires, écrits par deux spécialistes (j’ai oublié le titre).

      Or les plus pauvres achètent les premiers prix car ils n’ont pas les moyens d’autre chose.

      Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’obèse chez les autres - certaines formes d’obésité sont d’ordre psychologique, d’autres biologique, d’autres encore génétique.

      Mais pour l’obésité « acquise », malheureusement, ce sont les plus pauvres qui ont les plus grands risques.

      • Anonyme

        l’arrivée massive de la télévision dans les foyers à partir de 1971, date de l’entrée de la pub à l’écran, correspond aux début de l’obésité de masse chez les plus pauvres. c’est aussi l’essor du finger food, trop gras, trop salé, qui crée la dépendance. chips, crackers, biscuits, pizza, burgers, sodas, bière ...
        la consommation de télévision étant un loisir bon marché ne nécessitant pas de déplacements, plus les revenus des foyers sont bas, plus la consommation quotidienne de programmes et des aliments vides de tout - sauf de sucre, de sel et de gras - qui vont avec est importante.
        dans tous les pays où sévit la télévision. c’est ce qu’on appelle la misère sociale, bizarrement calquée sur seuil de pauvreté.

    • Anonyme

      Malheureusement, vous n’êtes plus enfant, et les choses ont changé depuis cette époque révolue. Autrefois, un enfant pauvre avait faim. Aujourd’hui, il n’a pas faim, mais il mange de la m*** qui le conduira plus vite au cercueil.

      Toute la littérature statistique actuelle montre bien un lien entre pauvreté et obésité. Ce n’est même pas une question culturelle, mais seulement la résultante de contraintes budgétaires : acheter des premiers prix, c’est mal manger en termes d’équilibres nutritionnels. IL suffit de comparer n’importe quelle étiquette de (au hasard) quatre-quarts ou « steack haché » (préparation de...) chez Lidl et le même chez Monoprix.A lire le très intéressant bouquin sur la composition chimique de 10000 produits alimentaires, écrits par deux spécialistes (j’ai oublié le titre).

      Or les plus pauvres achètent les premiers prix car ils n’ont pas les moyens d’autre chose.

      Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’obèse chez les autres - certaines formes d’obésité sont d’ordre psychologique, d’autres biologique, d’autres encore génétique.

      Mais pour l’obésité « acquise », malheureusement, ce sont les plus pauvres qui ont les plus grands risques.

    • Anonyme

      Malheureusement, vous n’êtes plus enfant, et les choses ont changé depuis cette époque révolue. Autrefois, un enfant pauvre avait faim. Aujourd’hui, il n’a pas faim, mais il mange de la m*** qui le conduira plus vite au cercueil.

      Toute la littérature statistique actuelle montre bien un lien entre pauvreté et obésité. Ce n’est même pas une question culturelle, mais seulement la résultante de contraintes budgétaires : acheter des premiers prix, c’est mal manger en termes d’équilibres nutritionnels. IL suffit de comparer n’importe quelle étiquette de (au hasard) quatre-quarts ou « steack haché » (préparation de...) chez Lidl et le même chez Monoprix.A lire le très intéressant bouquin sur la composition chimique de 10000 produits alimentaires, écrits par deux spécialistes (j’ai oublié le titre).

      Or les plus pauvres achètent les premiers prix car ils n’ont pas les moyens d’autre chose.

      Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’obèse chez les autres - certaines formes d’obésité sont d’ordre psychologique, d’autres biologique, d’autres encore génétique.

      Mais pour l’obésité « acquise », malheureusement, ce sont les plus pauvres qui ont les plus grands risques.

      • Anonyme

        Chez nous, on mangeait des pâtes à la tomate 1er prix à midi, et le soir. Au petit déj, on avait pain et margarine avec du café au lait. Point barre. Le dimanche couscous, car la graine ça cale bien l’estomac, en quand le placard était vide on allait carrément à l’école sans manger. Eh bien c’est ce que vous qualifieriez de nourriture non diététique propice à faire grossir, et pourtant je vous le redis nous étions maigres comme des clous. Car quand on est pauvres, on n’a pas tous les jours de quoi manger, et que 100 grammes de pâtes chacun, c’est loin d’amener à la surcharge pondérale.

        D’où il ressort de vos histoires de lardons que ces gens sont plus riches que nous ne l’étions. Je vous laisse donc à votre quart-quart de chez Lidl et à vos certitudes. Moi j’ai vécu la faim et il m’arrive encore de la vivre. J’ai une de ces chances .... taille mannequin jusqu’au bout !

         
        • Anonyme

          J’aime bien le côté « moi c’était pire ». Certaines mesures sociales sont passés par là. Quand on parle de pauvre aujourd’hui, on parle de gens qui gagnent un smic pour nourrir une famille, ou qui vivent du RMI. Ces gens la ne meurent pas de faim, mais ont accès à peu. Et le peu, c’est effectivement d’acheter en discount des produits nourrissants. Excusez les de ne pas mourrir de faim.

          Personne n’a dit que vous n’aviez pas été malheureux et affamé, ou même mis en doute cela. Le fait est que les temps ont probablement changé.

          • Anonyme

            « ces gens là »
            « excusez les de ne pas crever de faim »

            je suis ces gens là
            non je ne vous excuse pas, on n’excuse pas une dinde, on sait que son cerveau a la taille d’un pois chiche et qu’il ne lui permet pas de réfléchir

            bien le bonsoir

            • Anonyme

              Il semblerait que l’obésité ce soit au niveau du cerveau que vous la viviez....
              Soyez un peu plus tolérant. Même si votre exemple personnel n’est pas contestable, il ne peut être appliqué à des millions de Français, et votre contradicteur n’a pas tort en expliquant que les personnes les plus défavorisées ont une nourriture de qualité médiocre fabriquée à base de lipides pas cher (et diffusée en masse par des enseignes qui ont flairé le filon).
              Ouvrez les yeux. Dans les services sociaux, et ceci même en « campagne » (je parle du Béarn), on trouve une majorité de gens en surpoids. Mais il est vrai que les plus âgés (au-delà de 60 ans) ne présentent pas cette caractéristique. Il y a donc eu un vrai changement de société ainsi que d’habitudes de vie (pas seulement alimentaires, il y a aussi le problème de la sédentarité).
              Quant au fait que certaines personnes se « baffrent » (il y en a aussi), on peut le relier souvent à des phénomènes dépressifs, la nourriture étant vécue comme une compensation (« c’est mon seul plaisir »). Et cela aussi participe à la mutation de la société. La dépression n’étant pas la conséquence du surpoids mais sa cause.
              Audrey - Pau 64

              • Anonyme

                Comment reliez vous ces dérives au mot défavorisés ? Nous le sommes tous à ce compte, y compris les riches dépressifs et donc défavorisés. Je ne pense pas que l’article ait été orienté dans ce sens. Pour la majorité des bien-pensants, un défavorisé « ces gens-là » « excusez les d’être pauvres » (toujours la stigmatisation soit dit en passant, le manque de tolérance que vous me reprochez soit dit en passant), un défavorisé est un pauvre qui vit dans une zone pauvre avec peu ou pas de moyens.

                Vous ne sauriez donc expliquer par le biais de la dépression comment un défavorisé peut engloutir force victuailles y compris celles bon marché (car même chez Ed, le panier finit par coûter, tous les clients vous le diront) à bon compte.

                Pour se mettre minable au point de ressembler de dos à un pachyderme, il faut avoir des moyens qu’un pauvre ne saurait posséder. Pour lui, pas de 4/4 de chez Lidl, pas de lardons, une soupe avec de vrais légumes c’est un luxe, le sachet de lyophilisé est tout ce qu’il peut se permettre.

                Apprenez donc la pauvreté, et revenez donc nous raconter vos expériences de l’obésité ;)

                • Anonyme

                  Ca viens de moi, ou à chaque fois vous ne lisez que la moitié ?

                  Jusqu’ici toutes les personnes qui vous répondent distinguent 2 choses :
                  . des gens pauvres qui font leur courses la ou c’est le moins cher et qui sont sujettes à grossir pour cause d’alimentation de mauvaise qualité
                  . des gens plus aisés qui, souvent pour cause de dépression, se baffrent de nourriture trop sucrée, trop grasse (tiens, il reste 12 kinder bueno dans le distributeur...)

                  Dans votre réponse, vous dites qu’on parle de pauvre qui se baffrent. Faux. Relisez.

                  Et l’histoire du sachet de lyophilisé, je veux bien que, dans le tas, les plus pauvres puissent en être là. Mais il y a des gens qui peuvent s’offrir plus, et qui eux aussi sont considérés comme pauvres.

                  Pour l’un et l’autre cas, cette évolution est également étroitement liée à l’évolution de la société et des modes de vies. Plus de déplacement à pied, activités sédentaires, etc...

                  Je répète encore (je l’ai déjà dis précédemment) que je ne met pas en doute votre histoire personnelle et je ne nie pas que la catégorie de gens pauvres que vous décrivez, n’existe pas.

                • Anonyme

                  manifestement vous ne parlez pas du tout de la population décrite par les études.

                  Vous nous parlez des miséreux de la rue.

                  ici, les gens et les études vous parlent de toute la population française considérée comme « pauvre », mais qui a encore un toit, un revenu suffisant pour se nourrir.

                  mais qui se nourrit mal.

                  -
                  vous pouvez crier, pleurer, vous rouler par terre et nous décrire le cauchemar de votre enfance et du temps d’avant comme le fait ma grand-mère, cela ne change rien au fait que vous ne parlez pas de la même chose

                  inutile d’insister.

                  • Anonyme

                    Inutile d’insister dit-elle ?
                    Pour qui vous prenez vous ? MDR

                    Je me fiche complètement de ce qu’une dinde peut comprendre aux faits que je lui décris. En Ethiopie il n’y a pas de gros, en France les miséreux comme vous les appelez si élégamment ne vivent pas tous dans la rue, la grande majorité ont la dignité en effet de ne pas tendre la main dans les centres sociaux, j’en fais partie, mes parents étaient de ceux-là, vous êtes qui pour tenter d’amoindrir mon droit à la parole ?

                    La photo est éloquente, cette fille de dos ressemble à des centaines d’autres pachydermes qui hantent les couloirs du RER ou du métro, et qui font honte à ceux qui ont faim ou qui en crèvent.

                    • Ferdinand.Bardamu
                      • Posté à 15h29 le 15/09/2007
                      • Internaute 2975

                      Oui enfin, vous avez quand même un abonnement ADSL ou les moyens de vous payer un cybercafé...

                      • Anonyme répond à Ferdinand.Bardamu

                        cette réflexion est particulièrement ecoeurante
                        la personne en question peutêtre simplement chez des amis qui ont eux une connexion internet
                        et je vous confirme que par mon travail je connais des familles en difficultés qui font tout leur possible pour vivre dignement sans tendre la main et qui ont un abonnement internet
                        savez-vous combien de fois une instit demande de faire un exposé et de rechercher de la documentation sur le net, qu’ilfaut internet pour connaître le résultat des concours ( entre autres le CAPES) sinin vous n’êtes plus dans les délais pour les démarches, qu’il fait s’inscrire en fac par internet etc....
                        et qu’avec les ofrres dégroupées c’est compréhensible que les familles même en difficultés cèdent à cette mode car elle veulent socialement « être comme tout le monde »

                        bien le bonsoir

                        • Anonyme

                          Bravo, sauf qu’Internet etst bien plus qu’une mode.

              • Anonyme

                Vous avez raison sur le changement avec le temps : dans des films ou sur des photos, le gabarit moyen des Américains il ya 40-50 ans apparaît beaucoup plus mince qu’aujourd’hui. Pas seulement les pauvres.

        • Anonyme

          Certes les aliments des discounters sont peut être moins bons pour la santé, mais il est indéniable qu’il y a dans les milieux favorisés une culture du manger sainement, de l’apparence qui conduit à en moyenne une alimentation équilibrée ou presque.
          En revanche dans les milieux plus populaires, boire du coca à tout heure et pendant les repas, grignoter des barres chocolatés et mettre trois tonnes de creme fraiche dans ses pates c’est pas une question de budget c’est une question de culture.
          Ne trouvons pas toujours des excuses, j’ai grandi dans ce milieu là et je vous certifie que c’était pas l’argent qui conduisait à mal manger mais vraiment l’absence de conscience que c’est important de bien manger, le côté les brocolis c’est pas drôle, papa aime pas alors on va tous manger une grosse platrée de pâtes !
          Aux Etats-unis c’est flagrant, les pauvres bouffent des snacks à longueur de journée mais je vous certifie que ça coûte beaucoup plus cher que des pâtes avec des tomates frâiches ou des compotes de pommes maison.....

        12 autres commentaires
    • Anonyme

      Juste une idée saine et toute bête : il n’y a pas de végétariens obèses (ni carencés, note pour les crétins carnivores)...

      • Anonyme

        Ce propos mériterait d’être soutenu par des chiffres ou au moins argumenté. Il est bien entendu faux de dire qu’aucun végétarien n’est obèse ... Je vis au Canada, mes yeux me le montrent chaque jour.

      • Anonyme

        Euh si, ils sont forcément carencé : il n’ont pas le plaisir de manger mes travers de porc au miel.

        Et euh ... crétins ? Là je ne comprends pas.

      • glaurent
        glaurent
        ingénieur info
        • Posté à 07h31 le 13/09/2007
        • Internaute 1516
          ingénieur info

        Si vous êtes végétarien et que vous avez l’occasion de venir à Nice, vous y trouverez sur le port un excellent restaurant végétarien dont le chef est... obèse. Pas étonnant vu la quantité de fromage qu’il met dans ses plats.

        Il n’y a pas de régime miracle, à part avoir une alimentation globalement équilibrée et un minimum d’exercice.

         
        • Anonyme répond à glaurent

          vous n’avez pas tort, c’est moi qui m’exprime mal, je voulais parler de régime végétalien. Rien d’origine animal... Et non ça n’a rien de triste, c’est juste que ça n’est pas traditionnel comme alimentation. Traditionnel comme la corrida... La viande c’est du cadavre !

          • Anonyme

            La viande c’est du cadavre, mais ce cadavre peut être exquis s’il est bien assaisonné.

          • Anonyme

            Vous ne voudriez pas qu’on mange ces pauvres bêtes vivantes, tout de même !

        • Anonyme répond à glaurent

          Sans oublier le coup de rouge !

      • Anonyme

        Pas de végétariens obèses ! ! ! ! ! !
        Je vois pas comment vous pouvez justifier une pareille ineptie.
        Il n’y a aucnue raison pour qu’un végétarien ne présente pas les même problème de poids que n’importe quel autre personnes (toutes choses étant égales par aileurs évidement)

      • Anonyme

        Vous savez ce qu’ils vous disent, les carnivores ?

    • Démocrate-13
      • Posté à 19h52 le 12/09/2007
      • Internaute 15563

      C’est sur que l’obésité est un probléme de santé à régler. Mais, penser que l’associer à la pauvreté est une erreur de repu, est une erreur de nouveau riche !
      Les familles pauvres ou modeste achétent de la bouffe de qualité médiocre, souvent bourrée de graisse animale, des biscuits à bon marché et effectivement ces familles achétent des bonbecs à leurs gosses car elles ignorent les dégats que font ces saloperies à leurs gosses. En plus quand elles sortent ces familles, c’est rarement dans un resto gastronomique quelles vont c’est plutôt dans les fast food. Grand pourvoyeur de mal bouffe.

      A mon avis c’est plutôt un probléme de manque de culture, de connaissance et de moyens financiers !

      • Anonyme répond à Démocrate-13

        Vous savez combien coûte le fast-food ? 10 euros par tête, vous croyez vraiment que des pauvres ont les moyens de s’offrir le fast-food ? ? vous vivez au pays des bisounours !

         
        • Anonyme

          « Les pauvres » s’offrent le fast foood très souvent : c’est comme les jogging Nike, ça donne l’impression d’être comme tout le monde...de cosommer...de n’être pas si pauvre que ça !
          Evidemment, chez les pauvres « éduqués“(dont je fais partie) les priorités et les valeurs sont autres...les pauvres ‘éduqués’ investissent dans les livres, le ciné, le théatre, dans le superflu bien moins nourrissant qu’un Burger...ils veulent être comme tout le monde...

          Quand on est sans le sou, on est sans le sou...chacun trouve des subterfuges pour ne pas le montrer, en fonction de ce qu’il croit être un comportement adapté.

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Mr ou Mme.
      Vos propos font froid dans le dos & font preuve d’une méconnaissance du sujet doublés d’une belle intolérance.
      (Pardonnez-moi par avance si jamais vous êtes en surpoids & le vivez mal...).
      On est gros pas parce que l’on s’empiffre, ou que l’on est greffé à son canapé les chips à portée de main (ce qui évidemment n’aide pas néanmoins). On est gros, entre-autre , parce que l’on mange mal. C’est au patrimoine génétique que l’on peut attribuer la plus grosse raison de ce surpoids. Par ailleurs, on peux manger comme un gargantua et être maigre comme un clou (ce qui est mon cas d’ailleurs). Personne ne fait preuve de la même résistance à la molécule de l’alcool, il en va exactement de même pour l’obésité, c’est une affaire de constitution.
      La diététique nous montre que les moins bons aliments en termes d’apports sont aussi les moins chers. D’où le facteur favorisant l’aggravation de l’obésité dans les milieux populaires.

      Et je ne parle même pas ici de l’aspect psychologique de la question, des troubles alimentaires compulsifs (tac), de la boulimie_anorexie, des problèmes d’image du corps, de ceux concernant les addictions... etc..

      Compte tenant de tout ce qui à été dit ci-dessus, il faut essayer maintenant de comprendre & combattre cette MALADIE (physique et\ou psychologique) qu’est l’obésité.

      Merci de m’avoir lu.
      Jérôme.

      • Anonyme

        Enfin des paroles censées

    • Servais-Jean
      • Posté à 00h01 le 13/09/2007
      • Internaute 4591
        43

      Il conviendrait aussi de parler de la discrimination,pour ne pas dire de refus,à l’embauche de personnes un peu trop enveloppées.
      Mais ce n’est pas encore à la mode.

    • Anonyme

      eh oui !
      tout le monde sait que le cerveau marche mieux avec un ballon de rubgy au pied ou des gants de boxe....

      on se demande bien d’ou vient le succès de
      Pavarotti
      Devos
      Carlos
      Bouvard, j’en passe et des meilleurs....

      la dictature de la minceur vient plutot des laboratoires avides de vendre poudres
      et tambouille pleine de produits chimiques...

      vous aurez beau étaler des anorexiques au cinema et à la télé, ces tas de nonosses rappellent plutot auschwitz que des beautés en pleine santé !

      je suis d’accord sur un point : les parents ne cuisinent plus pour leurs enfants et donc ne les éduquent pas dans ce domaine.

      quant aux légumes pleins de pesticides, je ne suis pas sur que ce soit bon pour la santé et la forme.

      bon jeûne !
      rudi

    • Anonyme

      Bien vu. On n’est pas contraint de devenir obèse. Si on se contrôle un peu on peut éviter de grossir. On peut même, oh surprise, oh information, maigrir. Voir 15 jours à Koh Lanta , les gros sont devenus maigres. Alors ras le bol des gros qui se plaignent d’être gros...

      • Anonyme

        Attention aux dérapages !
        je connais une dame qui me racontait que pendant la guerre, tout le monde la regardait de travers car, malgré les restrictions, elle était, et est restée, obèse ... or, elle était privée comme tout le monde ! L’héritage génétique est aussi un facteur qui a souvent un rôle à jouer.
        Même ceux qui sont suivis médicalement ne peuvent pas toujours perdre du poids. Soyons circonspects et indulgents !
        Personnellement, je peux manger abondamment ou non, je ne grossis ni ne maigris ... encore un héritage génétique ! Par contre je suis bourrée de cholestérol malgré une alimentation dite équilibrée, ça aussi, c’est un héritage familial ... !
        Prudence dans les jugements !

         
        • Ferdinand.Bardamu
          • Posté à 15h45 le 15/09/2007
          • Internaute 2975

          Oui enfin, il n’y avait pas de gros à Auschwitz.

          • Anonyme répond à Ferdinand.Bardamu

            Oui, vous avez raison, je suppose qu’elle aurait aussi perdu pas mal de kilos, car chez elle, en effet, elle pouvait certainement manger un minimum, et elle ne subissait pas les horreurs des camps, l’angoisse, le désespoir ... alors que les malheureux d’Auschwitz et d’autres camps ....
            On dit qu’être amoureux fait maigrir, et la peur ? ? ? ? ?

          • Anonyme répond à Ferdinand.Bardamu

            peut être n’y avait il pas de gros à auschwitz mais il a été prouvé de même maigre les personnes qui sont revenues de déportation avait de la graisse localement et pour les femmes de la cellulite : ce n’était bien sur pas une généralité
            et ces personnes ayant repris une alimentation normale certaines sont devenues en surpois : merci les lois de la génétique : la nature a horreur du vide

            avant de faire des réflexions blessantes réfléchissez

            • Ferdinand.Bardamu
              • Posté à 05h17 le 17/09/2007
              • Internaute 2975

              Mouais...pas convaincu par votre argumentation (auschwitz). Evidemment que la génétique entre en ligne de compte, on n’a pas tous le même métabolisme.
              Mais pour revenir sur une de vos réflexions précédentes (je suppose que c’est vous le cholesterol plus haut) : moi je suis persuadé que quand on surveille son cholesterol...on en a : -)

              J’ai vu mes parents toujours aux aguets sur tels ou tels taux, et je te redonne un petit tour de vis dans ce sens et un petit tour de vis dans l’autre et, devinez quoi : leurs taux n’étaient pas bons. Moi je ne fais attention à rien (sauf à bien manger) et les rares fois où j’ai fait des analyses (vraiment parce qu’obligé) : rien, nada : -) Alors la génétique sur ce point...

          • Anonyme répond à Ferdinand.Bardamu

            Avec des phrases comme celle-ci, il va falloir supprimer l’étiquette « (sans étiquette) »

            • Ferdinand.Bardamu
              • Posté à 02h11 le 23/09/2007
              • Internaute 2975

              Purs fantasmes de votre part cher monsieur (ou madame). Vos problèmes de projection ne me concernent pas. Je peux vous indiquer un bon psy si vous n’en connaissez pas : -)

        6 autres commentaires
    • Anonyme

      Et puis quand on est gros on sent mauvais sous les bras,
      et la boulangère vous fait la gueule si vous lui achetez pas tous ses croissant.
      Et le curé refuse de vos donner la communion.
      Et les enfants vous montre au doigt en riant comme des forcenés
      Et les femmes vomissent sur votre passages
      Et les chiens pissent sur vos chaussures
      Et les fleurs se fanent
      Et le soleil se couche
      Et dieu meurt

    • Anonyme

      J’ai vécu près de ces pauvres, que j ’ai connus gros, vu qu’ils ne pouvaient manger de légumes ni de fruits, trop chers, et ne pouvaient manger juste que des pâtes et des patates, un magnifique régime grossissant... Sans compter qu’ils achètent des produits premier prix, bourrés de gras plus que de viande, mauvaise qualité alimentaire.

      Ramener l’obésité à simplement « se baffrer » est vraiment méconnaître la souffrance de cette maladie. OUblier aussi que maigrir entraîne régulièrement une reprise de poids supérieur, un cercle vicieux.

      Vos propos sont haineux et choquants.

    • Anonyme

      Je pense que ne pas associer pauvreté et obésité est une erreur stupide : cela relève même d’un manque d’intelligence. Il ne suffit pas d’être pauvre pour être obèse, mais il est plus facile de manger déséquilibré pour quelques sous pour une personne issue d’un milieu défavorisé que pour un Nappy-boy (que vous êtes sans doute) ou une Nappy-Girl.

      PS : Nappy est un terme qui désigne les habitants des beaux quartiers que sont Neuilly-Auteuil-Passy.

  • Anonyme

    Vous dites : « Primes, avancement et postes valorisants vont souvent d’abord aux minces. »
    Mince a une connotation positive qui en pratique se place a l’oppose d’obese. Mais le veritable oppose est ’sain’.
    Comme vous le soulignez a la fin de l’article, faire du 46, comme Marilyn, n’est pas discriminatoire. La question n’est donc pas d’etre mince. Le probleme de l’obesite est autant un probleme de sante publique que de societem, et un aspect ne devrait pas obliterer l’autre.

  • Anonyme

    si les entreprises étaient vraiment soucieuses de la santé de leurs employés, elles amélioreraient les conditions de travail en évitant que leurs employés n’aient de maladies professionnelles, elles diminuraient les sources de stress, dimuraient les variations des horaires de travail...

    @ courageux anonyme de 16H41 :

    si on associe maintenant obésité et milieux défavorisés c’est que depuis une vingtaine d’années les produits alimentaires les moins chers ont beaucoup changé dans leur composition, aujourd’hui ces produits sont dangeureux pour la santé : l’huile de tournesol remplacée par l’huile de palme est le meilleur exemple
    aujourd’hui, manger sain est un luxe qu’un nombre croissant de familles ne peut plus se permettre

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