Thu, 05/28/2009 - 17:04

Que signifie « gâcher » l'électricité ? Elle est produite à la demande ?

unpticon | passant

Quand on connait le temps que prend un réacteur de centrale nucléaire pour se mettre en route (plusieurs heures), on peut se poser la question : est-ce que ça change vraiment quelque chose si j’éteins la lumière en sortant d’une pièce ?

Au-delà des économies sur la facture, la réponse est oui : si on baisse sa consommation, la production baisse simultanément, et vice-versa.

RTE, la société qui gère le réseau électrique principal en France, veille à cet équilibre. Pour cela, certaines centrales, comme celles des barrages, peuvent être mises en route presque instantanément.

« Mais surtout, les centrales qui sont déjà en route peuvent augmenter leur production rapidement » explique Brigitte Peyron, directrice accès réseau chez RTE.

Pic pour le mariage du prince Charles

Cela ne dispense pas RTE de faire des prévisions de la consommation à venir.

« Elles dépendent de nombreux de facteurs : la saison, l’heure de la journée, la nébulosité, qui va influencer l’éclairage, et bien sûr la température à cause du chauffage en hiver et de la climatisation en été… C’est très important car de faibles variations peuvent mener à des écarts considérables. Au cœur de l’hiver par exemple, un degré en moins provoque une consommation supplémentaire de 2000 Mégawatts, soit plus que la production d’un EPR ! »

Mais il y a certains évènements difficiles à prévoir. « Par exemple, un pic de consommation qu’on avait pas prévu a été observé au moment précis où la retransmission du mariage du Prince Charles commençait à la télévision française, se souvient Brigitte Peyron. C’est aussi arrivé lors des prolongations de certains matchs de football. »

Sur le site internet de RTE, on peut d’ailleurs visionner l’écart, en temps réel, entre ces prévisions et la demande réelle.

La Bretagne et PACA dans une situation délicate

Dans certaines régions, dont le réseau est particulièrement fragile, comme la Bretagne (à cause d’une surconsommation par rapport au nombre de centrales) ou la région PACA (où il manque une ligne à haute tension), les habitants sont même incités à réduire leur consommation pour passer les pics.

« Les usagers qui se sont inscrits sur les sites ouest-ecowatt.com et securite-electrique-paca.fr reçoivent des messages aux périodes tendues, pour qu’ils décalent l’utilisation des appareils les plus gourmands (machines à laver, sèche-linge etc). »

Le casse-tête de l’éolien

L’expansion de la production éolienne (une « énergie fatale » dans le vocabulaire de RTE) crée un nouveau casse-tête pour RTE car, lorsque la production est très forte dans une région éloignée des zones de consommation, les lignes à haute tension doivent être renforcées.

« C’est un cas de figure qu’on déjà connu les espagnols : quand les éoliennes produisaient au maximum en Galice, ils doivent parfois les déconnecter parce que le débit était trop fort sur ces lignes, indique Brigitte Peyron. L’expansion de l’éolien va s’accompagner de la multiplication des lignes électriques »

  • 8277 visites
  • 20 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Servais-Jean
    • Posté à 16h30 le 13/05/2009
    • Internaute 4591
      43

    La production d’électricité c’est comme les oeufs à la coque, il faut prévoir quelques minutes avant son envie de consommation.
    Trois minutes pour les oeufs et au moins vingt minutes pour l’électricité où la durée dépend de la casserole, si elle est nucléaire, à combustible fossile ou hydraulique, voire à pédale pour les vélos.

  • Jovan
    Jovan
    Nouille Orquee
    • Posté à 19h58 le 13/05/2009
    • Internaute 8380
      Nouille Orquee

    De fait de la nature imaterielle de l’electricite, il est impossible de consommer plus d’electricite qu’il n’en est produit et vice et versa.
    EDF est donc constament en train de reguler le reseau pour ajuster l’offre a la demande (phenomene de sous frequence et sur frequence).

    Lors de grosses chaleurs comme de grand froid, il y a un risque de « rupture » du reseau qui peut engendrer de grandes coupures (ca arrive regulierement en Californie par exemple ou l’offre n’arrive pas a suivre la demande a cause du grand nombre de climatiseurs).

    Lorsque les lignes tombent (comme lors des tempetes par exemple), le reseau est tres destabilise, on doit compenser en chargeant des gros codensateurs (des batteries en somme) pour comsomer le surplus d’energie (le delestage).
    Au cas ou le reseau tombe, il existe bien sur des dijoncteurs qui vont isoler les zones deja coupees pour ne pas faire tomber tout le reseau francais comme en janvier 87 (Source Wikipedia : Par une journée particulièrement froide, trois groupes de production de la centrale thermique de Cordemais disjonctent en moins d’une heure pour des raisons indépendantes. Le dernier groupe de la centrale finit par décrocher également. Il s’ensuit une brusque dégradation du plan de tension régional, qui par répercussion provoque de nouveaux décrochages dans plusieurs centrales de l’ouest de la France. Grâce à l’envoi d’ordres de délestage, la tension se stabilise dans l’ouest de la France, mais à un niveau très bas proche de 300 kV, avant que l’action des dispatchers conduise au rétablissement de la situation.)

    En France, on compense le manque de production temporaire en achetant de l’electricite a nos voisins (italiens et allemands notament), qui eux nous en rachete aussi lorsque le besoin se fait sentir. Ce sont les place de marche du type POWERNEXT qui regulent le tarifs d’echange.
    La France est autonome d’un point de vue energetique de facon globale, mais en temps reel, les interconnections de reseau servent de soupape de securite.

    Toujours en France, on a deux types de reactivite qui dependent de l’urgence et de la plannification. Une reactivite lente assuree principalement par le nucleaire qui assure la base du reseau (il faut plusieurs heures pour demarer une tranche nucleaire). Et l’hydraulique et fossile (gaz, charbbon, petrole) qui est tres reactif (dans l’heure voir moins), sur lequel on s’appuie beaucoup en hiver (c’est aussi la raison pour laquelle il est dangereux de se ballader a cote des barrages, les lachers d’eau peuvent etre assez imprevisibles).
    Je vous invite a aller voir ce petit exemple explicatif de la RTE qui gere la distribution d’electricite en France :
    Lien

    • Jovan
      Jovan répond à Jovan
      Nouille Orquee
      • Posté à 20h27 le 13/05/2009
      • Internaute 8380
        Nouille Orquee

      Ah oui et en m’egarant, j’ai oublier de repondre a la question. On ne gache pas d’electricite a proprement parler. on gache les ressources minerales (Uranium, fuel, gaz,...) qui servent a produire l’electricite que nous consommons pour rien.

  • Ech-picard
    Ech-picard
    au fond de sa campagne.
    • Posté à 22h27 le 17/05/2009
    • Internaute 280
      au fond de sa campagne.

    L’électricité ne se stock pas. Ou de manière marginale par les batteries et les condensateurs.
    Mais n’allez surtout pas croire que les électrons produits par des « énergies renouvelables » sont peints en vert. Personne n’a jamais vu la couleur d’un électron.
    Plus sérieusement vous « gâchez » de l’électricité si vous êtes éloigné du lieu de production. C’est ce que l’on appel les pertes en ligne.
    Pour faire simple la ligne électrique qui vous alimente « résiste » au passage du courant. W = R I ² t
    W en Joule (l’énergie), R (la résistance) en Ohm, I en Ampère (au carré), t en seconde.
    R est la résistance de la ligne et sur plusieurs km ce n’est pas négligeable.
    D’où l’utilisation de gros câbles et de haute tension ( ça fait diminuer le I carré).
    Pour compléter le commentaire des riverains précédents (que je salue)
    j’ai assisté au démarrage d’un groupe de 4 MW (4 000 000 Watt) à froid 20°C.
    On ne balance pas la purée comme cela : la mise en température du turbo à presque demandée la demie journée, le couplage au réseau un peu moins, la chaudière un peu plus mais la vapeur utilisée était aussi « consommée » ailleurs.

  • Ech-picard
    Ech-picard
    au fond de sa campagne.
    • Posté à 22h43 le 17/05/2009
    • Internaute 280
      au fond de sa campagne.

    Ah ! j’oubliai : que le bobo parisien ne s’imagine pas que les éoliennes soient LA solution à nos problèmes énergétiques. Devant moi elles ont une couleur, mais surtout une hauteur. Elles contribuent à la dégradation de mon environnement et dans mon village :
    - Je n’ai pas de métro
    - Le TGV passe très vite à coté de moi mais ne s’arrête pas.
    - L’éclairage publique est éteint à 21 h (l’usine d’à coté brille de mille feux)
    - pour bosser il n’y a que la voiture.
    - pour manger aussi
    - pour l’hôpital on pense à la solution hélicoptère, après un passage au crématorium au retour c’est plus facile pour disperser les cendres.

  • Le Mitterand
    Le Mitterand
    manque d'r mais pas d'air
    • Posté à 14h16 le 19/05/2009
    • Internaute 70744
      manque d'r mais pas d'air

    « Gacher » de l’electricité, car avec l’argent economisé en eteignant tes appareils electriques en veille, changeant tes ampoules , etc... , tu aurais pu t’acheter d’autres trucs (qui ont utilisé beaucoup d’energie pour leur transport et leur fabrication (exemple : des chaussures fabriquées en Chine ; etc..)

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 17h43 le 20/05/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    « Gâcher » l’électricité ?
    Souvent, on reproche aux État et aux sociétés qui produisent, transportent et distribuent de l’énergie électrique les fortes déperditions d’électricité qui ont lieu lors du transport par les ligne à très hautes tensions qui fournissent en courant électrique des transformateurs situés à plusieurs centaines voire à plus de 1500 kilomètres du lieu de production c’est à dire les centrales.

    Certes, s’il est vrai que les pertes dues au transport de l’énergie électrique sont importantes mais que comparés à tout autre moyen de produire de l’énergie sur place, ce système reste encore rentable et performant en regard d’autres technologies.

    L’électrification de zone de faible densité d’habitation, difficiles d’accès où dépourvues de toutes ressources propres à produire de l’énergie électrique, le transport d’électricité a permis en à peine 50 ans un développement économique sans précédent !

    Cette déperdition d’énergie par le transport demeure une des critiques majeures de la production industrielle d’énergie électrique avec des centrales à très grande capacité de production.

    L’intérêt essentielle de cette critique demeure néanmoins la nécessaire justification des modèles de production d’énergie électrique à l’échelle par exemple de l’Union Européenne  ?

    À quand des comparaisons chiffrées du modèle actuel avec d’autres modèles possibles, des centres de production de moins grande capacité, plus nombreux donc et un transport réduit à de courtes distances.

    Après tout, pour une centrale nucléaire, une éolienne, un système de marée motrice, une centrale thermique, une turbine à gaz :
    U = RI
    N’est-ce pas ?

    • Askidou
      Askidou répond à egide
      Ingénieur
      • Posté à 22h15 le 29/05/2009
      • Internaute 65703
        Ingénieur

      Des études de coût de divers moyens de production ont été faites, certaines sont en ligne sur divers sites.

      L’éolien, par exemple, est l’une des énergies les plus chères actuellement, et surcit grâce à un mécanisme de financement qui en répartit le coût sur tous les consommateurs. C’est un choix social, il es respectable.

      Il y a quelques années, les pouvoirs publics avaient lancé des appels d’offre pour faire émerger des centrales de petites puissances, fonctionnant à la biomasse (paille, bois... locaux). Aucune n’a vu le jour, le subventionnement de telles installation n’étant pas assuré. Trop cher.

      Comme dans beaucoup d’activités industrielles, le coût de la fourniture d’électricité est très lié à la taille de l’installation (et à son combustible, à taille égale). Et « big » is moins cher, malheureusement.

  • commentatum
    • Posté à 22h22 le 28/05/2009
    • Internaute 39808

    La question est intéressante mais posée en de mauvais termes.

    Oui, la capacité de production d’électricité est adaptée à la fluctuation de demande : forte en hiver car besoin de chauffage électrique (spécialité française, merci le lobby des grille-pains EDF-Areva etc.) et d’éclairage en raison des journées courtes mais plus faible en été pour les raisons inverses en France.

    Veuillez noter que c’est le contraire aux USA : pic annuel de consommation en été en raison de l’usage dominant de la climatisation.

    Non, cela ne change pas grand chose si vous décidez en tant qu’individu isolé d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce.

    Car la capacité de production est dimensionnée pour faire face aux besoins d’une communauté d’individus, avec ces fluctuations annuelles (cf. hiver vs. été).

    Pour mieux comprendre, faites la comparison avec une ligne aérienne de type Paris-Los Angeles.

    Ce n’est pas parce que vous annulez votre billet du Mardi que le vol sera annulé le Mardi : l’avion volera quand même, qu’il soit plein ou vide.

    Mais si des milliers d’individus arrêtent d’utiliser la liaison Paris-Los Angeles le Mardi, alors le vol du Mardi sera annulé et retiré de la vente.

    Il en va de même avec la capacité de production d’électricité, sauf que l’ajustement de capacité de production prendra des années, voire des décennies, par rapport à une liaison aérienne : on ne désactive pas une centrale en quelques mois.

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 00h58 le 29/05/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Une centrale électrique ça se mets en veille…et peut être facilement arrêté…et redémarer ou non ?
    Qu’elle soit hydraulique (barrage), Nucléaire, au charbon, au fioul, gaz.

    Il y a des installations industriels que l’on ne peux arrêter sous peine de la détruire, comme par exemple une Cokerie ( les murs intérieurs sont détruit quand ils ne sont plus en température) ce qui n’est pas le cas d’un haut fourneau, qui peut être arrêté et redémarrer à tout instant

    Pour simplifier l’image pour produire de l’électricité il y a une turbine qui entraîne une génératrice qui elle donne le courrant électrique puis il y a le transport.

    Une génératrice selon sa conception fournie de l’électricité dans une fourchette de tours minute, qui si elle tourne trop lentement ou trop vite cela posera des problèmes, tout comme le moteur de votre voiture ne peu fonctionner qu’à certains régimes.

    Bref pour moduler une centrale il suffit de réduire ou d’arrêter soit :
    – l’arrivée d’eau.
    – réduire la source de chaleur, les centrales aux charbons fonctionnent sur le même principe que celle aux fiouls, gaz, il y a des brûleurs comme pour votre chauffage central mais légèrement plus grand ! ! ! ! ! .

    Les centrales aux charbons ne sont plus alimentées à la pelle comme dans les films sur les navires à vapeur, le charbon est réduit en poussière puis injecté comme le fioul.

    Bon maintenant venons aux économie d’électricité.

    Mes premières remarques iront aux fournisseurs et aux états :
    -1- pourquoi freinez vous des quatre fers la mise en place des lampes Leeds ou Leds qui ne consomme que…exemple une lampe à incandescence de 100 watts consomme 100 watts la lampe leds pour la même quantité de LUMEN (unité de mesure) ne consommera que 2 ou 5 Watts disons même 8 Watts. ? ? ?
    -2- pourquoi freinez vous des quatre fers la mise en place de mini centrale activée avec un moteur Stirling, d’un moteur Stelzer info@kfz.stelzermotor.com, ou d’autres moyens très économiques ? ? ?
    -3- pourquoi EDF arnaque t’elle les particuliers en facturant sur les factures intermédiaires jusqu’a 10 X la consommations moyenne et en enclenchant avec du retard et déclenchant en avance, de 5 à 15 minutes x par 2 ou 4 par jour l’en/desenclanchement des heures dites creuses.
    Cette surfacturation entraîne pour les petits revenus des dépassements bancaires pouvant aller jusqu’à l’inscription à la banque de France, sans compter les agios que se prend la banque et sans compter les coupures alors que c’est EDF qui doit de l’argent à ces même particuliers qu’elle sanctionne

    J’ajoute que ces faits ont commencés à partir du 01 janvier 2003, comme par hasard quand il fallait faire une trésorerie pour la privatisation
    (Naturellement je peu fournir les preuves.)

    Aux consommateurs, branchez vos appareil sur des prises barrette à interrupteur ou des prises télécommandées, de cette façon vous coupez tout et vos appareils ne consommeront plus rien au lieu de les laisser en veille.
    Ceci vaut aussi pour l’ordinateur.
    Et éteignez les lumières superflues.

    Cela fera du bien à votre porte monnaies.
    J’ajoute que l’état et les producteurs/fournisseurs s’engraisserons toujours car le jour où un ménage ne consommera plus qu’un KwH ce KwH coûtera 100 €

    Tout comme l’essence le jour où il y aura sur le marché un moteur à 1 litre le litre vaudra le prix de 10 L d’aujourd’hui sinon plus.

    • Keldan
      Keldan répond à Jean-Luc LUMEN
      Now future & karpe diem
      • Posté à 15h32 le 29/05/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Une centrale hydraulique peut s’arrêter sur un claquement de doigts : on ouvre ou on ferme des vannes.

      Une centrale nucléaire, pas du tout, il faut y aller tout doucement pour enfoncer ou retirer les barres de combustible, et ensuite il faut le temps que ça refroidisse et que ça chauffe...

      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à Keldan
        en invalidité
        • Posté à 06h43 le 30/05/2009
        • Internaute 47198
          en invalidité

        Monsieur Keldan,

        Qu’appelez vous doucement, quelques secondes, quelques heures ou 6 mois.

        Ne peut on pas réduire/arrêter la pression/quantité de vapeur sur la turbine ?

        Pour la vapeur n’y a t’il pas un conduit de décharge ou de contournement de la turbine ? cela ne s’appel t’il pas « court-circuiter “

        Et en cas d’arrêt d’urgence il faut combien de temps pour retirer les barres ?

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 01h05 le 29/05/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Vous dites dans un post « EDF est donc constamment en train de réguler le réseau pour ajuster l’offre a la demande » ! !

    Non, non et non... ! !

    L’électricité n’est plus transportée par EDF mais par RTE...

    Et l’adaptation offre demande d’électricité n’est plus faites par EDF !

    Quand à EDF, dans peu de temps ce ne sera plus elle qui exploitera les barrage hydroélectriques.... Dommage ! !

    Toute l’électricité « durable » sera exploitée par des opérateurs privés ! ! (Barrages, éolien...etc...)

    Donc la régulation de l’ensemble du réseau électrique sera plus délicate et plus couteuse... Encore dommage !

    • Jovan
      Jovan répond à Madiran
      Nouille Orquee
      • Posté à 05h04 le 30/05/2009
      • Internaute 8380
        Nouille Orquee

      EDF es constament en train de reguler le reseau pour ajuster l’offre a la demande. Je persiste et signe. EDF s’occupe de la production en quasi monopole en France.

      Il est vrai qu’RTE s’occupe de la regulation a proprement parler, mais c’est quand meme a EDF de reduire ou d’augmenter sa production sur ordre de la RTE qui sert d’intermediaire avec les clients finaux.

      J’etayerai demain sur la regulation, la vais me coucher. Bonne nuit.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 08h54 le 29/05/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    c vrai qui a un énorme gachis avec l’elec..

    un ex, une ligne de 20.000 volts ,passe par un transfo, il en ressort

    220 volts ,calculez la perte

    j’dois avoir b’soin de repos

  • fidal
    fidal
    guide de tourisme
    • Posté à 14h16 le 29/05/2009
    • Internaute 50600
      guide de tourisme

    Non,c’est vrai on ne gache pas l’lectricité,mais les composantes naturelles nécéssaire a son ellaboration,et,en france notamment
    l’eau.2 exp.
    Le gave d’Olloron autrefois magnifique rivierre de montagne deveniu aujourd’huis un picharot de merde sur tout le long du tourmalet,et ce grace aux centrales hidro-électriques privées disséminées tout le long de son parcour(en moyenne montagne bien sur ,sur de vraies rivierres qui« courent » bien,ça coutent trop cher pour ces vautours.

    L’aval de golfech sur la garonne,bouillon de culture de toutes sortes de poissons rarement vus dans ses eaux là(plus 5degré de plus),surtout,dans leurs état....
    Et avec tout cela il y a encore des blaireaux pour se servir d’un sèche linge !

    • Keldan
      Keldan répond à fidal
      Now future & karpe diem
      • Posté à 15h29 le 29/05/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Ouais, moi je me sert d’un sèche linge ! C’est ma manière de me venger des blaireaux qui ont un jardin, des gosses et un chien : D

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h25 le 29/05/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Il existe même un centrale qui stocke l’énergie : la station de pompage de Montézic (Aveyron, Massif Central, pour trouver cherchez sur la carte de France l’endroit où il n’y a rien).

    Le principe est tout con : deux lacs, un en haut, un en bas. En journée l’eau descend de la montagne (sur son chariot chargé de paille...) et fait tourner les turbines qui produisent du jus.
    La nuit les turbines tournent à l’envers et servent de pompe, et l’eau remonte dans le réservoir du haut.

    Ça peut paraitre con, et non rentable (à cause des pertes d’énergie et des fuites d’eau), mais le but initial était de dépenser l’énergie des centrales nucléaires inutilisées la nuit, et de produire en surplus le jour (910 MW).
    Ces centrales sont assez rares, on en trouve aussi quelques unes dans les Alpes.

    Enfin au-délà de la petite histoire, si on s’en donnait vraiment les moyens, on pourrait exploser la production d’électricité, sans avoir besoin de plus de centrales nucléaires : la puissance de l’océan est totalement inexploité, et pourtant sa houle est plus constante que le vent ou l’ensoleillement.
    Si on ajoute à cela des appareils moins gourmands, on pourra faire un gros fuck à tout ceux qui demandent à ce qu’on consomme moins et allumer toutes les lumières de sa maison(bon ok il y a toujours la consommation d’ampoules : D)

    • Jean-Luc LUMEN
      Jean-Luc LUMEN répond à Keldan
      en invalidité
      • Posté à 06h49 le 30/05/2009
      • Internaute 47198
        en invalidité

      Et une au Luxembourg

      Les Leds ne consomment presque rien, connaissez vous les ampoules Leds ?

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 07h01 le 30/05/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Il y a un moyen très utile ne consommant aucune « énergie » qui pourrait et devrait être mis en place dans les villes, sans frais disproportionnés, sans bâtiment spéciaux, bref presque gratuit mais qui ramènerait beaucoup d’électricité.

    Mettre des génératrices sur les vélos, les ….bref sur tous les instruments des centres de musculation et de mise en forme.

    D’une pierre deux coups, les gens des villes se remettent en forme et produisent de l’électricité