tribune 16/05/2009 à 22h49

Les nouveaux chiffres du PIB, à prendre avec des pincettes

El Blogo | Financier


La révélation des chiffres de PIB suit pour l’instant la même dynamique que le trimestre précédent (les deux seuls trimestres postérieurs à la phase 2 de la crise commencée en septembre 2008). Les Etats-Unis ouvrent le bal avec -6%, les européens suivent avec un chiffre bien plus noir : -10%.

Au trimestre dernier, un dernier acte avait vu les américains rejoindre les niveaux européens lors de la première révision mensuelle. Le PIB allemand se contracte de 15,2% en rythme annuel contre 4,8% seulement pour la France.

Cette différence entre les deux plus grosses économies de la zone euro est complètement stupéfiante.

A noter ce miracle : toute ma vie j’ai entendu les chiffres de la croissance exprimés en rythme annuel. En l’espace de six mois, par une opération du Saint-Esprit semble-t-il, ils sont désormais tous exprimés par trimestre. Il faut donc mutiplier tous les chiffres par 4 pour pouvoir les comparer aux chiffres qu’on a enregistré dans nos cerveaux depuis trente ans. Les vieux médias semblent avaler ce changement sans broncher. Je n’irai pas pleurer sur leurs tombes.

Les allemands sont-ils les seuls à dire la vérité ?

Il faut remarquer que ces niveaux sont sans précédent. Cela remet en cause la valeur statistique de ces chiffres. Une partie des calculs sont basés sur des projections et sur des modèles qui se sont affinés pour retranscrire (plus ou moins fidèlement) la réalité dans une période de relative stabilité. L’ouragan qui souffle aujourd’hui sur l’économie mondiale les rend caducs. Il faut donc les prendre plus que jamais avec des pincettes.

Seules des différences extrêmement frappantes comme France/Allemagne méritent qu’on s’y arrête. Les allemands sont-ils, comme j’en avais émis l’hypothèse au trimestre dernier, les seuls à dire la vérité ?

La relative bonne tenue des Etats-Unis est également un grand point d’interrogation. Epicentre de la crise, on glose beaucoup sur leur effort de relance supérieur mais je rappelle qu’on reprochait beaucoup à Obama que cet effort soit trop peu « front loaded » (peu d’efforts sur 2009). On nous a longtemps répété que la croissance américaine reposait en grande partie sur la consommation...

Ces chiffres invitent donc à la circonspection et ceux qui essaieront de s’en servir pour valider ou non des modèles ou des idéologies économiques seront de mauvaise foi. Ce qu’on peut en tirer, c’est que nous traversons la crise économique la plus grave de notre histoire et qu’elle était toujours au trimestre dernier en phase d’aggravation.

Note : j’ai lu dans la dépêche Bloomberg que ces chiffres de PIB n’étaient compilés que depuis 1970 en Allemagne et depuis 1980 en Italie. J’avais pour ma part dans l’idée qu’ils avaient toujours existé. Cela veut dire essentiellement que toutes les données sur l’histoire économique que j’ai apprises dans ma scolarité reposaient sur des chiffres reconstitués et pas des chiffres publiés à l’époque... Good to know.

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  • nipivime
    nipivime
     ; -
    • Posté à 01h14 le 17/05/2009
    • Internaute 503
       ; -

    En fait, non. (attention, mode « riverain grognon »)

    Ou plus exactement, « nons » à ce qui est écrit ici.

    Par exemple, non, pas de miracle. Contrairement à ce qui est dit dans le texte, le PIB est donné depuis bien longtemps en données trimestrielles. Et si « toute ma vie j’ai entendu les chiffres de la croissance exprimés en rythme annuel », c’est que parfois, certains (journalistes ,économistes) les retranscrivent ainsi. Mais l’annonce est toujours en trimestrielles. Miracle envolé... Saint-Esprit bidonneur.

    Et puis non également pour la liaison « Il faut remarquer que ces niveaux sont sans précédent. Cela remet en cause la valeur statistique de ces chiffres. ». Certes, ce qui se passe est unique, et, oui, le PIB ne mesure sans doute pas l’ampleur des dégats. Mais il a l’avantage d’être une série, construit toujours pareil. Alors, parce que des chiffres sont sans précédents, ils sont douteux ? Drôle d’assertion.

    D’ou un autre « non », pour la remarque finale : en fait, le PIB est certes d’usage assez récent (années 1980), mais ses composantes (qui construisent également PNB et RNB) sont des séries longues, et donc tout est reconstructible (mes excuses pour le coté techno, mais ce post m’a agacé).

    Et puis, non encore pour la supposition que l’Allemagne, elle, ne ment pas (avec comme seule preuve que sa récession annoncée est plus forte !). Là encore, un sous entendu peu clair cache un vrai sujet : il y aura des révisions du PIB et, oui, on peut supposer que ce qui se passe conduira à des révisions importantes. Mais cette note de blog sous-entend que les chiffres français sont faux. Mettant de côté, par exemple, le fait que l’Allemagne est très exportatrice (donc très touchée), et sans véritable soutien de la demande intérieure...

    Alors, si on enlève tout cela du texte, que reste-t-il, sinon un vague ressentiment (contre qui ?) et des sous-entendus, sous un titre bien racoleur au vu du manque de consistance..

    • El Blogo
      El Blogo répond à nipivime
      Auteur(e) de l'article Financier
      • Posté à 04h08 le 17/05/2009
      • Internaute 80016
        Financier

      Vous dites : « parfois, certains journalistes les retranscrivent ainsi ». C’est exactement mon point : cette fois-ci non ! Mon expérience est que je les ai entendus exprimés exclusivement en rythme annuel toute ma vie dans les médias. Les lecteurs jugeront en fonction de leur expérience.

      « Parce que ces chiffres sont sans précédent, ils sont douteux, drôle d’assertion ». Tous les appareils statistiques affinés pendant des années de relative stabilité perdent de leur pertinence dans un contexte d’effondrement. C’est du bon sens. Demandez aux modèlisateurs de deals subprime ce que la crise a fait à leurs modèles... Plus généralement, le culte voué dans le commentariat économique aux chiffres du PIB (vérité révélée presque jamais contestée) est excessif. Les Etats-Unis ont révisé en 2007 leurs chiffres sur les trois années précédentes (0.3% par an en moins). La récession de 2001 n’y a été reconnue qu’une fois terminée... Comment qualifier les chiffres (mirifiques pour un pays européen) de la croissance américaine depuis 2003 qui était pourtant construite sur du sable (« paper growth » selon Barack Obama) ?

      Je n’ai pas dit que les séries statistiques sur la croissance avant les années 70 ou 80 ne valaient rien. Je note qu’elles étaient reconstituées. Cela reflète l’importance moindre qu’on apportait à ce « chiffre magique ». L’idée même qu’on ait pu, un jour, vivre sans ces données est intéressante.

      « L’ Allemagne, elle, ne ment pas. » Référence à Pétain ? Je laisse le lecteur juge... L’argument repose sur le fait que le premier partenaire économique de la France est... l’Allemagne. La différence entre les deux chiffres n’est pas de l’ordre de l’épaisseur du trait : -4.8% d’un côté, -15,2% de l’autre. On a l’impression d’être littéralement sur deux planètes différentes. Vu le contexte (et le coût politique des mauvais chiffres), n’est-il pas légitime de faire plus confiance aux plus pessimistes ?

      • nipivime
        nipivime répond à El Blogo
         ; -
        • Posté à 08h51 le 18/05/2009
        • Internaute 503
           ; -

        (réponse à la réponse, mais on peut aller loin :) )
        - a propos des chiffres du PIB, annuels ou trimestriels, j’ai bien dit « certains » les retranscrivent en données annuelles. Mais la plupart des médias, à ma connaissance, les ont toujours retransmis simplement, comme ils étaient donnés, donc en trimestriel (ce qui’ m’a, je l’avoue, toujours étonné). Enfin, je crois. Mais vérifions, au lieu de nous chamailler. Une recherche sur « google news » ?

        - oui pour votre remarque sur la perte de sens des statistiques lors des crises... Mais le PIB n’est pas un « modèle », et on ne peut comparer le PIB (qui est une construction statistique) aux modèles financiers qui retransmettent une valorisation et non pas une mesure... Je maintiens que la crise soulignera la faiblesse de SENS du PIB, mais pas forcément sa validité statistique.

        - oui pour votre idée de « chiffre magique ». Mais on ne vivait pas sans, avant, on en avait un autre, voilà tout. L’initiative FAIR de calculer autrement la richesse (voir sur le site de l’IDIES) part de là.

        - « L’Allemagne, elle, ne ment pas », oui, merci de souligner la référence : -). Mais là encore, je ne comprends pas votre argument. L’écart ne préjuge en rien de la fausseté des chiffres : le PIB n’est pas une estimation, mais bien le reflet estimé d’une réalité.
        La baisse de croissance en Allemagne se répercutera en France, mais 1/ la croissance française ne dépend pas UNIQUEMENT de ses exportations vers l’Allemagne, 2/ la France n’est pas le seul partenaire de l’Allemagne et de toutes façons 3/rien ne dit que cela se fait dans le trimestre. Bref. Rien, dans l’écart des chiffres, ne permet d’affirmer qu’un des deux est faux. Et si je peux me permettre une remarque, il ne s’agit pas de « pessimisme », le PIB n’est pas un indicateur de prévision ni un thermomètre d’activité, mais un indicateur de mesure, mesure d’une (certaine) réalité. On n’est pas face à deux visions des choses, mais à la même vision de deux choses différentes, l’activité entre deux pays certes liés mais différents.

        Bref.. Désolé, mais je maintiens tous mes points. Le PIB est une mesure, pas une estimation ou un pari. Il y aura peut etre une révision plus importante en France qu’en Allemagne, mais ce n’est pas à partir de l’écart que vous pouvez prédire cela. Et au contraire, le processus de révision vient amha confirmer la validité statistique du PIB. Enfin et pour conclure, à moins d’entrer dans une rhétorique « ils nous mentent tous », je ne vois toujours pas comment affirmer qu’il faut des pincettes pour le PIB.

        ou alors, mais c’est un autre débat (et un combat bien plus profond), revenir sur ce que mesure le PIB.
        N :)

  • Airinys
    • Posté à 03h15 le 17/05/2009
    • Internaute 52467

    J’aimerais vraiment que l’on cesse de publier des chiffres de PIB qui ne veulent rien dire. L’économie est sectorisée, d’un côté 60-70% du PIB provient du revenu du travail (salariés, artisans, agriculteurs, fonctionnaires) et de l’autre le revenu du capital (banque, assurance, immobilier). Il va s’en dire que ces 2 parties du PIB concernent inégalement les français.

    Cela fait des années que le « PIB » du secteur industriel s’effrite de plusieurs % chaque année, pris individuellement ce secteur est en récession. D’ailleurs, il en va de même pour la fonction publique, alors que l’artisanat lui continue de progresser malgré la crise. uand au secteur financier il progressait de 5% par an depuis plusieurs années, et explique en grande partie l’effondrement du PIB en France. L’effet est d’ailleurs plus parlant pour les pays comme la Grande Bretagne et l’Islande qui avait une sur-représentation de la finance dans leur PIB.

    Ce n’est pas si difficile de faire 2-3 phrases au lieu de se réduire à un % qui peut vouloir dire une chose et son contraire. La vérité est que l’industrie allait mal il y a 18 mois, et va encore plus mal mais c’est surtout le secteur financier qui fait plonger le PIB. Or cette part du PIB représente directement peu de français comparativement aux autres secteurs.

    Cela fait donc des années qu’une partie de l’économie « réelle » va mal et que tout le monde s’en fout parce que la finance progressait tellement que sa croissance cachait pour partie la misère.

    Ce mécanisme me révolte d’autant plus que l’économie est basée sur la confiance, et que le contamination de la crise financière à l’économie réelle est pour partie dramatiquement irrationnelle. Aujourd’hui on nous oblige à vivre une sinistrose délirante qui aurait pu être cantonnée aux banquiers et aux agents immobiliers.

    Plus ça va, plus je me dis que Sarkozy et Obama ont aussi un peu monté en épingle la crise pour briller déclenchant par là un mouvement de panique semblable à celui autour de la grippe mexicaine/porcine/A/H1N1/Nord-americaine. Soit dit en passant, la responsabilité de l’opposition et des médias dans cette surenchère n’est pas non plus négligeable.

    Je travaille dans le secteur financier, je viens tout juste de perdre mon emploi, mais je trouve cela normal et logique vu le contexte de mon secteur. Le capitalisme étant cynique, dans 6 mois-1 an je profiterais de la reprise en premier ... et je ne peux m’empêcher de plaindre les ouvriers et les petits employés qui eux ont été saignés à blanc dès l’automne et ne sont pas prêt de voir le bout du tunnel ... pour des raisons essentiellement psychologiques.

    Pour évacuer tout malentendu, je ne nie pas la réalité de la crise, les difficultés des entreprises mais je souhaitais simplement relativiser et nuancer ce que l’on ne cesse de nous annoncer comme le cataclysme du siècle ... comme pour la grippe il y a 15 jours. Les épidémies de grippes sont un phénomène naturel qui varie dans sa gravité, et les crises sont un phénomène « naturel » dans un système capitaliste.

    « Keep calm and carry on » Lien

    Ca va s’arranger !

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à Airinys
      • Posté à 09h55 le 17/05/2009
      • Internaute 27384

      vous etes sérieux là ?

      la production d’acier, qui est un indicateur tout ce qu’il y a de plus valable pour juger de la santé économique d’un pays est retombé au niveau de celui des années 40 avec une baisse de 50% ! ! ! ! ! !

      apres que vous , travaillant dans le secteur financier vous puissiez retrouver vos billes, je m’en doute pas et cela dés maintenant en spéculant a la baisse.......

      les morpions font partie des animaux les plus vieux de la planete

      ( si c’est pas de la polémique ça ! hihihihi !)

      • Airinys
        Airinys répond à jean.pierre
        • Posté à 12h23 le 17/05/2009
        • Internaute 52467

        Oui je suis sérieux ! Sur les périodes 1990-1993 et 2000-2003, dernières crises économiques mondiales, la France a pris plus de 1,5 million de chômeurs en 3 ans ... et on s’achemine vers un chiffre comparable pour la période 2007-2010.

        C’est grave, il faut rester vigilant, et combatif mais l’apocalypse ne sera pas pour cette fois.

         
        • jean.pierre
          jean.pierre répond à Airinys
          • Posté à 13h45 le 17/05/2009
          • Internaute 27384

          vous parlez de 1.5 million en 3 ans mais là c’est 1 million pour CETTE ANNEE !

          cette crise n’a rien de comparable et vous etes bien placé pour savoir que tous les cadavres ne sont pas sortis des placards

          • jean.pierre
            • Posté à 17h46 le 17/05/2009
            • Internaute 27384

            vous pouvez me mettre un nez bleu ça changera rien !

            edf parle de la cession de son réseau britannique.... croyez vous qu’edf le ferait si la crise mollissait en fin d ’année ?

            Lien

        • gribouillemoqueur
          • Posté à 20h09 le 17/05/2009
          • Internaute 36141

          La crise actuelle est davantage structurelle que conjoncturelle. On est probablement en train d’enterrer un modéle de croissance de 30 ans basé la financiarisation de l’économie.
          Le ça ira mieux dans 6-12 mois est peut être un peu trop optimiste. L’économie réelle connait des cycles plus longs que les indices boursiers. Et cette fois-ci, si on compare à 2000-203, l’injection de liquidités dans l’économie qui servait à doper le malade, dans les coups de fatigue, n’est plus efficace pour faire remarcher l’économie.
          En termes clairs, il faudra des années pour que la Chine réoriente son économie vers son marché intérieur. Des années également pour que le citoyen américain qui comptait jusqu’alors sur sa carte de crédit retrouve un certain pouvoir d’achat avec le seul fruit de son travail.
          Enfin qui vous dit que la finance mondiale ne sera pas un secteur aussi sinistré que la sidérurgie dans les années 80 quand on voit à quel point il était hypertrophié dans certains pays ? La fin des produits structurés, les réglementations qui risquent de se mettre en place, vont inévitablement plombés, le poids de la finance dans l’économie.
          Le plombier espagnol risque de retrouver un travail plus rapidement que le financier britannique.

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 06h45 le 17/05/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    Il faut admirer le travail du gouvernement français :
    Ils ont adopté une technique de travail particuliérement efficace .
    Dans un premier temps on nie les chiffres , puis dans un deuxiéme temps on tripote les chiffres pour faire plus propre et dans un troisième temps on nie les rectificatifs , on parle de croissance négative , de diminution de l’augmentation .
    Faute d’être efficaces sur les résultats ils sont efficaces sur les chiffres .
    C’est une technique utilisée pour ranger son appartement , on pousse la poussière sous les tapis et on cache le bordel dans les armoires ou derrière un rideau .

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à nono le simplet
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 06h54 le 17/05/2009
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      je rajoute que dans la politique des chiffres on devrait créer un Ministre des chiffres officiels .
      De plus j’ai entendu qu’avec 27 ou 28 % aux Européennnes , l’UMP, pratiquement seul parti de droite en lice, considérerait ce score comme une victoire , en étant le premier parti français !
      Rigolo non ?

      • jyeden
        jyeden répond à nono le simplet
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 07h58 le 17/05/2009
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        tu as raison, mais pourquoi un ministère des chiffres officiels ?
        un ministère de la vérité (comme dans 1984) nous suffirait bien
        nous aurions ainsi de « bons » chiffres non anxiogène
        on pourrait meme mettre en prison (c’est un mode sous le gouvernement actuel » ceux qui oserait publier d’autres chiffres
        ça, ça ferait du bien à l’economie

  • marie 75
    • Posté à 13h03 le 17/05/2009
    • Internaute 3563

    Christine Lagarde et Eric Woerth - et donc Sarkozy - nous mentent depuis un an.

    L’Institut national de la statistique (Insee) a publié vendredi 17 mai une série de chiffres qui montrent que la récession a commencé il y a un an.

    France : évolution trimestrielle du Produit Intérieur Brut :

    2ème trimestre 2008 : - 0,4 %.

    3ème trimestre 2008 : - 0,2 %.

    4ème trimestre 2008 : - 1,5 %.

    1er trimestre 2009 : - 1,2 %.

    Christine Lagarde et Eric Woerth répètent depuis des mois que la France n’est pas en récession.

    Christine Lagarde et Eric Woerth sont des menteurs.

    Lien

    • Un compte supprime
      • Posté à 14h17 le 17/05/2009
      • Internaute 21837
        nc

      Vive la recession, vive la desescalade ! ! !

      meme Graeme le chantait il y a des lustres ! ! !

      Partons à la croisade de la désescalade
      Avis à tous ceux qui veulent monter
      Pour sortir de la panade, des frites et des grillades
      Un peu moins chaque jour, et c’est gagné

      Tous les jours c’est la guerre des nerfs
      Tous les jours sur cette bonne vieille Terre
      Sur les prairies de la Normandie
      Les vaches mâchent et les vaches chient
      Et dans les bistrots du vieux Paris
      On en fait autant avec esprit
      Dans les yeux où l’rouge et le jaune se mêlent
      On commente les toutes dernières nouvelles

      • kk
        kk répond à Un compte supprime
        au vert
        • Posté à 14h37 le 17/05/2009
        • Internaute 13480
          au vert

        Oulà, pas tout jeune tout ça !
        Ce bon vieux Greame ...
        Ravie de te relire Homère

         
        • Un compte supprime
          Un compte supprime répond à kk
          nc
          • Posté à 15h17 le 17/05/2009
          • Internaute 21837
            nc

          Pas tout jeune en effet, comme quoi la memoire reste fidele... bien le bonjour Kk et a bientot.

        1 autres commentaires
  • h-r
    h-r
    • Posté à 18h31 le 17/05/2009
    • Internaute 37765

    J’apprécie l’article et les doutes émergents.

    C’est comme dans un jeu (ou un sport) où les règles sont énoncées en début de partie, et au milieu de son déroulement on nous dit « on va dorénavant compter les points (et leur attribution) ainsi, ça revient au même, ne vous inquiétez pas, mais on préfère ».
    Tous les tricheurs et les roublards sauront reconnaître la pirouette...

    La plupart des données comptables rendues publiques, et pourtant officielles, trouvent toujours des détracteurs pour dénoncer l’inexactitude absolue des calculs et des méthodes appliquées ( de là à imaginer la précision des projections basées sur ces données trop partielles pour être véritables...), les statistiques n’ont toujours que le poids de leur nature, etc...
    Le langage des chiffres n’a pas la valeur linguistique d’un substrat culturel : on dirait du « yagourt », vous savez le « winwawa », rythmé et mélodieux dans lequel chacun reconnaît selon son oreille et sa capacité de translation le sens d’une phrase, en se dispensant d’en identifier le contenu.

    Lorsqu’on nous annonçait un XXIè siècle virtuel, nous avons tous pensé qu’on nous désignait l’ère numérique : peut-être s’agit-il en réalité de la pensée abstraite et irréalisable des sphères chiffrées qui ne nous parlent pas et auxquelles on fait dire n’importe quoi.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 19h33 le 17/05/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Depuis un certain temps, par voie de presse, et auparavant par de nombreux post, le « stress test “ d’Obama est démasqué.
    J’ai publié un post pour expliquer un montage falsificateur- une véritable escroquerie - dont l’objectif était de regagner de la confiance.
    Cela fait bien longtemps que les Etats et gouvernements manipulent chiffres et bilans quand ceux-ci apparaissent défavorables.
    J’ai le souvenir - caricatural - des chiffres de l’économie soviétique publiés dans les manuels scolaires avant la chute du Mur....
    Aujourd’hui l’expression favorite du gouvernement français devant une situation belle et bien apocalyptique - on peut y revenir surtout pour ce qui est de l’emploi - est ‘moins mauvais que’.
    Le mensonge a néanmoins une limite : il produit finalement encore plus de méfiance. Or ce n’est pas ce qui est recherché.
    ‘On peut mentir à quelqu’un tout le temps, on peut mentir à tout le monde une fois, on ne peut mentir à tout le monde tout le temps’. Vous connaissez le proverbe.
    Comment se fait-il, malgré les achats d’or, que le cours de celui-ci ne monte pas ?
    Qui connait l’état de la réserve d’or de la Fed’ en ce moment ?
    C’est plus ou moins qu’auparavant ?
    Voilà des petites de petites questions que vous retrouverez pas dans vos journaux.

  • patdu49
    patdu49
    chomiste du maine et loire
    • Posté à 06h58 le 18/05/2009
    • Internaute 34595
      chomiste du maine et loire

    salut,
    le PIB (produit intérieur brut) ça fait presque une belle jambe, quand on fait parti des 50% les moins riches ..

    quand le PIB augmente ça engraisse les + riches, et les autres n’en voyent jamais la couleur.

    et quand le PIB baisse, c’est toujours les 50% les + pauvres qui souffrent et qui trinquent, les autres sont largement assez blindés, pour que des variations ne changent pas fondamentalement leur train de vie .. ils ne craignent JAMAIS ni la rue, ni la privation des besoins fondamentaux d’existences, etc ...

    rappel du partage des richesses en France :

    les 10% les + riches possèdent 46% des richesses totales
    les 50% les + riches possèdent 93% des richesses
    les 50% les moins riches se partagent donc 7% des miettes
    et pire, les 30% les + pauvres, doivent se partager 1% des richesses seulement.

    source INSEE 2002 (depuis ça c’est encore creusé les differences)
    et ces chiffres ne tiennent pas compte, des comptes dans les paradis fiscaux etc ... de l’evasion et de la fraude fiscale etc ..

    ils ne tiennent compte que du patrimoine immobilier, patrimoine d’entreprise, des actions, des comptes en banques (assurances vies, etc .. )

    rien que sur les assurances vies : 1000 milliards d’euros qui dorment en faisant des petits ..

    pas la crise pour tout le monde ...