a la une 20/09/2007 à 17h38

Une banque d'affaires pourrait « porter » Les Echos

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Un avocat a levé une partie du mystère sur la clause d’exclusivité qui lie Pearson, propriétaire des Echos, à LVMH, qui veut les acheter. Si le groupe de Bernard Arnault parvient à ses fins, la banque d’affaires Calyon serait provisoirement propriétaire des Echos. Afin de satisfaire les autorités de la concurrence et en attendant la vente de La Tribune, selon LVMH. Pour les salariés des Echos, « cela signifie qu’on peut très bien être vendus à une banque ».

L’avocat est Me Rachid Brihi, un spécialiste du droit social qui défend le comité d’entreprise des Echos. Ce jeudi matin, le CE assignait en référé les directions de Pearson et de LVMH pour obtenir la levée de la clause de confidentialité. Au milieu de sa longue plaidoirie, Me Brihi a livré cette confidence au président Herald : « Le Crédit Agricole, par le biais de Calyon, jouera le rôle de porteur. » Voilà donc une partie de la clause de confidentialité rendue publique, sous le nez des avocats de Pearson et de LVMH.

Me Jean-François Prat, le célèbre avocat d’affaires qui défend LVMH, minimise : « Le portage est une simple formalité, pour qu’il n’y ait pas de problème avec les autorités de la concurrence. » Bernard Arnault a en effet annoncé son intention de vendre La Tribune s’il parvient à racheter Les Echos. Reste que dans l’intervalle, il serait dans une situation de monopole sur le marché de la presse quotidienne économique. D’où cette idée de portage, selon l’avocat.

Mais pour les salariés des Echos, cette révélation a des implications beaucoup plus importantes :

« Ça signifie tout simplement qu’on ne sait plus qui va nous racheter. LVMH ? Une banque ? Combien de temps va durer le portage ? Est-ce que la banque respectera les engagements pris par LVMH ? “

Pour le CE, cette audience en référé visait surtout à mettre fin à ‘l’opacité’ qui entoure les négociations de vente. ‘Une entreprise de presse doit être une maison de verre’, a plaidé Me Brihi. Les élus du CE accusent aussi la direction de Pearson d’avoir fixé unilatéralement l’ordre du jour d’une de ses réunions.

La direction du groupe, représentée par Me Pascale Lagesse, conteste, évidemment. Avec son confrère qui défend LVMH, elle accuse les élus du personnel de chercher à faire traîner les négociations jusqu’à l’expiration de la clause d’exclusivité, le 26 novembre. Une manoeuvre qui aurait pour but de favoriser l’offre concurrente de Fimalac, qui a l’avantage, pour les journalistes des Echos, d’éviter tout conflit d’intérêt, contrairement au mastodonte économique qu’est LVMH.

La prochaine réunion du CE est convoquée pour le 24 septembre. Pas d’ordre du jour, pour l’instant. Selon les élus du personnel, la direction souhaiterait ce jour là mettre fin à la période d’information et enclencher le processus de vente du groupe Les Echos à LVMH, pour 240 millions d’euros. Le hic, c’est que le tribunal rendra son jugement le 28 septembre, ce qui rend cette réunion ‘vaine’ pour les représentants du personnel.

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  • Anonyme

    la désinformation sera la règle.

    Lire les commentaires d’un journaliste des Echos que j’ai entendu sur France culture.

    Lien

    la déontologie prend un sale coup maintenant apres cela

  • Anonyme

    Ce que je ne comprend pas c’est pourquoi Nanard pleure après avoir investi « plus de 100 millions » dans la tribune alors qu’il veut mettre 240 dans les echos.

    Franchement avec les 140 millions de différence ca ne serait pas possible de développer la tribune pour concurrencer les échos, en lancant des suppléments du genre « dimanche », « tv » et compagnie par exemple ?

    Ca fait bizarre le gars qui est propriétaire d’un journal très spécialisé dans l’économie, qui veut absolument racheter un autre journal spécialisé dans l’économie, donc qui doit vendre celui qu’il possède et qui crie sur tous les toits que celui qu’il veut acheter est une merveille et celui qu’il veut vendre une poubelle.

    C’est pas une super stratégie pour vendre de dire « c’est de la merde, ca perd une fortune, je veux absolument m’en débarrasser en achetant le concurrent pour ensuite couler ce que j’ai vendu ».

    Moi si j’avais des sous j’achéterais pas la tribune au gars qui veut la couler, ou alors pas cher :)

  • Anonyme

    Ce que je ne comprend pas c’est pourquoi Nanard pleure après avoir investi « plus de 100 millions » dans la tribune alors qu’il veut mettre 240 dans les echos.

    Franchement avec les 140 millions de différence ca ne serait pas possible de développer la tribune pour concurrencer les échos, en lancant des suppléments du genre « dimanche », « tv » et compagnie par exemple ?

    Ca fait bizarre le gars qui est propriétaire d’un journal très spécialisé dans l’économie, qui veut absolument racheter un autre journal spécialisé dans l’économie, donc qui doit vendre celui qu’il possède et qui crie sur tous les toits que celui qu’il veut acheter est une merveille et celui qu’il veut vendre une poubelle.

    C’est pas une super stratégie pour vendre de dire « c’est de la merde, ca perd une fortune, je veux absolument m’en débarrasser en achetant le concurrent pour ensuite couler ce que j’ai vendu ».

    Moi si j’avais des sous j’achéterais pas la tribune au gars qui veut la couler, ou alors pas cher :)

  • Anonyme

    Qu’est-ce qui vous permet de prétendre que « La désinformation sera la règle » ?
    Cela relève du pur procès d’intention - et d’abord à l’encontre des journalistes des Echos, qui sont assez grands et (on peut l’espérer) assez responsables pour tenir la plume eux-mêmes, sans intervention extérieure !

  • Anonyme

    Je ne comprends pas. Pourquoi ne pas racheter la Tribune pour un franc (elle n’est pas rentable et c’est sans espoir )par une entité portable et faire venir les journalistes des échos aprés que Arnault ait racheter les echos !

    Calyon c’est la filiale du Cradit Agricole qui s’est ramassée plusieurs fois aux Etas unis.
    Il est urgent de venir le Doctor Fomalour !

  • Anonyme

    Depuis belle lurette que je n’ai de cesse à répéter que le $ la £ l’euro etc... n’existent en vérité pas du tout, seulement 4 à 5% de la masse monétaire sont représentés par des billets et des pièces.Tout le reste n’est que des courants électriques qui circulent entre des ordinateurs ou ils sont enregistrés sur des disques durs. On oppose à l’économie réelle : du vent,du rien. Je suis là pour éveiller lesconsciences sur les dangerosités que court l’économie réelle par rapport à la monnaie qui ne remplit plus les fonctions pour lesquelles elle a été créée. Elle n’existe plus et est devenue juste un flux électrique et une inscription sur un disque dur de pc qui s’efface avec la touche dell. Je peux vous convaincre en vous envoyant plus de détails sur ma théorie, car enqques lignes comment pourvoir faire le tour d’un problème qui peut tous nous envoyer dans un chaos total. Je vous conseille déjà d’acheter des choses en dur maisons, terrains, métaux précieux etc. Surtout ne rien laisser sur votre compte, ce n’est même plus de la monnaie de singe mais de la monnaie invisible. Vous êtes prévenus...

    • Anonyme

      Parano quand tu nous tiens....

      moi, je proposerais carrement de revenir au troc

      encore un vieux troll

  • Anonyme

    nouveauté au monopoly de sarko il y a la case « liberté d’expression » ! ! ! ...en france la démocratie a un gout de dictature ! ! ! ...rebelle

  • Anonyme

    nouveauté au jeu du monopoly de sarko ! ! ! ...il y a la case« liberté d’expression » ! ! ! ...en france la démocratie a un arrière gout de dictature ! ! ! ...rebelle

  • Anonyme

    escusez-moi de la répétition, un bug de ma part...rebelle

  • Anonyme

    Comme un expert en économie ça n’existe vous interviewez 10 économistes qui on fait la même fac vous pouvez avoir 10 avis différents. Les sciences économiques ce ne sont pas des sciences exactes. On ne peut d’une formule mathématique appliquée à l’économie représenter la réalité. Comme un économiste ne peut flinguer les institutions qui le nourrissent, il ne pourra jamais dire que la monnaie « stockée » sur un disque d’ordinateurs est le RIEN (le vent, l’invisible…) qui fait contrepartie de l’économie réelle l’auto, la télé, l’appart etc..donc les anciennes formules qui quantifiaient la monnaie ne sont plus valable à cause de la vitesse de circulation de cette dernière entre les institutions nationales et mêmes internationales. Des milliards de £ou $ etc. en qques secondes en tout point de la planète. Si ça c’est pas dangereux alors c’est vrai je suis en tort. Moi je ne risque rien puisque je n’ai que ma paie je ne perdrais aucun milliard. Mais je rigolerai un bon coup car j’aurais vu juste et comme j’ai des attaches ailleurs qu’ici je plierai bagages pour m’en aller.