13/05/2009 à 15h33

Pourquoi désire-t-on ? Le livre anti-Freud

Oniris | cartographe


A la ’Christopher Street Day’ de Berlin en juin 2007 (Tobias Schwarz/Reuters).

Philippe Laporte a écrit un livre déjà chroniqué chez l’excellente Agnès Giard sur le désir. Cherchant un moyen de ne pas refaire en moins bien le même article, Camille a demandé à l’auteur de L’érotisme ou le mensonge de Freud de nous raconter comment il en était venu à écrire son livre.

Tout a commencé quand j’avais sept ans. Le docteur est venu faire une piqûre dans les fesses d’une dame qui habitait chez nous. J’avais très envie de voir et je n’ai pas compris pourquoi j’avais cette envie. C’était mon premier désir sexuel et aussi ma première interrogation sur ce désir. Depuis je n’ai jamais cessé de désirer, ni de me demander pourquoi. Ça fait 41 ans que ça dure, mais j’ai mis plus de 20 ans à comprendre que j’étais à peu près le seul à me demander pourquoi je désire.

Au début, quand il me semblait commencer à comprendre pourquoi j’avais envie de toucher les fesses des filles, j’avais l’impression d’entrevoir la réponse à une question que tout le monde se posait. J’étais content de préparer mon coup tout seul, sans que personne ne s’en doute, sûr de révéler bientôt une explication attendue du monde entier. J’ai patiemment construit ma petite théorie, et quand elle a commencé à me sembler belle, j’ai osé la montrer à des personnes de confiance, du moins me semblait-il. Mais ma plus grande surprise fut de constater que personne n’attendait de réponse à cette question. Et j’ai été presque aussi surpris qu’on me renvoie à Freud, qui avait soi-disant déjà enseigné tout cela et que j’avais le mauvais goût de ne pas avoir lu.

Dès l’adolescence, j’avais pourtant parcouru quelques livres de Freud, qui me tombaient invariablement des mains car il ne parlait jamais de honte du corps ni de transgression, dont je voyais bien qu’elles jouaient un rôle important dans la formation du désir.

C’est à ce moment-là que j’ai eu envie d’expliquer la sexualité à mes parents. On était au début des années 1980 et personne ne mettait en doute les théories freudiennes. J’aurais eu envie, enfant, que mes parents m’expliquent la formation du désir sexuel, comme ils m’avaient par exemple expliqué pourquoi l’osmose faisait gonfler le ventre quand on avait bu un liquide salé (comme la soupe). Mais je me disais que ça allait être à moi d’écrire le livre que j’aurais eu envie qu’ils me donnent pour comprendre ce qui se passait en moi quand je désirais.

Le droit d’aimer ce qui est « sale »

Ce qui m’aidait c’est que j’étais naturiste, et la pénalisation de la nudité, qui me paraissait ridicule, attirait mon attention sur la honte et la culpabilisation du corps. Plus tard, je découvris les travaux de Hans Peter Duerr, qui montrent que des tabous équivalents existent, mais sous des formes différentes, chez les sociétés vivant nues. Cette ostracisme, infligé à une partie de nous-mêmes, donnait forcément naissance au besoin d’aimer quand même ce qu’on n’avait pas le droit d’aimer « parce que c’est sale ». S’aimer entièrement fait partie des exigences fondamentales de l’être humain. Personne ne semblait voir l’importance, dans la formation du désir sexuel, de ce besoin de transgresser un interdit aussi pesant.

On me répondait que si j’avais besoin de parler de souillure pour expliquer le désir, c’était que je ferais mieux de confesser mes propres perversions, ça intéresserait sûrement un éditeur spécialisé, ou un psychanalyste ! Quant à eux, mes interlocuteurs, jamais ils n’avaient ressenti le moindre sentiment de honte ni de souillure à propos du corps ni de la sexualité, donc je délirais. C’était probablement de mes propres complexes que je parlais. Pourtant l’idée de vivre nu comme je le faisais en été les dérangeait. Ben oui, ils trouvaient que manger nu c’était sale. Ou que faire ses courses tout nu c’était ridicule.

Le plus intéressant a été quand j’ai commencé à m’intéresser à la politique. Je pensais que le désir sexuel avait tellement d’importance dans le psychisme humain que si nous éprouvions une culpabilité à son égard, elle rejaillissait forcément sur l’ensemble de nos désirs, y compris notre désir politique. Et justement le désir sexuel, si nous ne comprenons pas pourquoi il s’attache à des aires anatomiques entachées par la souillure, le sexe et les fesses, peut nous faire inconsciemment craindre d’être attirés par ce qui est sale, ou mauvais.

Si notre désir s’oriente vers le sexe et les fesses, ce n’est pourtant pas parce que nous naissons pervers, ni parce que nous sommes attirés par le mal ou par la saleté, mais parce qu’il est insupportable à l’être humain qu’une partie de lui-même soit condamnée à ne pas être aimée. Nous avons besoin de mettre en place un processus inconscient de revalorisation, s’appuyant sur des dispositions anatomiques qui semblent faites pour ça.

Je me serais bien contenté de proposer ma théorie, dont personne ne voulait. Mais il fallait en plus que je montre que Freud s’était trompé. Au début, il me semblait sympathique ce grand-père coincé, mais je me suis vite aperçu que c’était un fieffé salaud qui défendait les pères violeurs en prétendant que c’étaient les filles qui désiraient coucher avec leur père. Il falsifiait ses résultats et arrivait toujours à la conclusion que c’était de la faute du névrosé s’il n’allait pas bien, jamais de celle de la famille ni de la société.

Je ne vais pas vous raconter tout ça, mais il s’est finalement écoulé 40 ans entre mes premières interrogations sur la sexualité et la publication du livre qui lui répond. Entre-temps je suis peut-être moi aussi devenu un vieux con ? Quelles sont les questions que se posent les jeunes aujourd’hui sur la sexualité ?

Photo : à la « Christopher Street Day » de Berlin en juin 2007 (Tobias Schwarz/Reuters).

Aller plus loin
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  • Lucygure
    Lucygure
    Libre penseur
    • Posté à 20h00 le 13/05/2009
    • Internaute 48443
      Libre penseur

    Comment on arrive a publier un type qui entend démonter Freud en admettant ne jamais l’avoir lu ?

    Freud représente certainement pour Mr Laporte la figure sublimée du père - psy qu’il n’a jamais eu : « Au début, il me semblait sympathique ce grand-père coincé » peut s’analyser de la facon suivante :
    Au début (naissance) il me semblait sympathique ce GRAND Père coincé (coincé dans mon inconscient)

    La découverte de sa sexualité, à 9 ans par la piqure dans les fesses d’une dame se rapproche beaucoup des cas freudiens que Mr Laporte a du lire (en tout cas au moins le début). Désirant savoir alors mais sans référence, il laisse tomber la lecture des livres : Freud ne parle pas de lui mais d’autres cas, il n’analyse pas personellement le jeune Phillipe, ne lui accorde pas l’attention qu’un fils est en droit d’attendre de sa figure paternelle. Il s’ensuit certainement une brouille irreconciliable avec le père. Philippe Laporte ne peut lire Freud, c’est impossible. Cela lui est interdit inconsciement car il se sent délaissé par la figure paternelle. Pire, il est rabaissé par lui, le père indépassable. c’est ce père qu’on lui rejette à la face quand il propose sa théorie : « mon pauvre petit Philippe, elle est mignonne ta théorie du désir mais tu devrais lire ton père. »
    Le pauvre Philippe Laporte rálise alors que ne pouvant dépasser le père, il faut s’en affranchir, le détruire, le tuer. Tout en Oedipe il cherche alors a tout prix a tuer ce père pour, comme Oedipe, pouvoir coucher avec sa mère (la reconnaissance, la gloire, la célébrité, la sainte phrase : oui Philippe Laporte, votre théorie révolutionne completement tout ce que Freud a inventé)
    « Je me serais bien contenté de proposer ma théorie (coucher avec ma mère), dont personne ne voulait. Mais il fallait en plus que je montre que Freud s’était trompé (tuer le père) »

    « je me suis vite aperçu que c’était un fieffé salaud qui défendait les pères violeurs en prétendant que c’étaient les filles qui désiraient coucher avec leur père » Le jeune Philippe a très certainement du avoir une très mauvaise experience avec son vrai père. ca transparait dans ce paragraphe mais aussi par le fait qu’il se soit senti obligé d’aller chercher Freud comme référent paternel. Face au rejet de la part de Freud de celui qui s’était auto-consideré comme son fils spirituel, Philippe Laporte a donc nourris une haine viscérale du grand homme.
    Son inconscient est incapable de l’admettre : Freud ne m’a jamais aimé. Il transforme alors cette idée dans cette phrase : il défendait les pères violeurs contre les pauvres jeunes filles (en fait lui meme) : c’est un salaud, un menteur, un imposteur... autant d’insultes que Philippe Laporte doit vouer à son véritable géniteur...

    Le plus surprenant est que notre société accorde son fantasme à ce genre de cinglé : un éditeur qui lui fait une promo monstre sur le titre : l’érotisme ou le mensonge de Freud. L’érotisme représente la théorie que Laporte fantasme depuis son plus jeune age, en fait sa mère et le mensonge de Freud est le meurtre de son père.

    • Camille
      Camille répond à Lucygure
      Mauvais genre
      • Posté à 20h42 le 13/05/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Je ne publie pas le livre, je publie le présent article sur mon blog, c’est un poil différent je pense.

      Je trouve que le débat que lance l’auteur par le présent article sur l’origine du désir est intéressant. Je n’ai pas d’avis tranché sur la question, loin de là.
      Par contre, j’ai l’impression que le débat sur l’origine du désir est « noyauté » par la question de la légitimité freudienne et que pour paraphraser votre analyse en des termes que je ne connais pas, il faut peut être tuer le père (freud) pour pouvoir avancer (sur la question de l’origine du désir). Il sera toujours temps de le restaurer ensuite ; c’est un peu comme l’oedipe non ? ça reste symbolique et ça permet d’avancer ?

      L’auteur de l’article et du livre n’a pas choisit le titre du présent article et me l’a gentiment reproché par mail

      • PhiPoePsy
        PhiPoePsy répond à Camille
        Etudiant-Chercheur
        • Posté à 21h26 le 13/05/2009
        • Expert 41171
          Etudiant-Chercheur

        Pas forcément nécessaire de le « tuer » (comme semble le faire l’Auteur de l’article en invoquant le « mensonge » sur une base « scientifique » : on se demande bien quelle science...) pour avancer avec un point de vue critique : lisez n’importe quel séminaire de Lacan (commencez donc par « Le Transfert », bonne transition avec la vision platonicienne du Désir, un peu zappée par ici), lisez ce qu’écrivent Gisèle Chaboudez, Guy Massat, Jean Allouch, etc.

      • Lucygure
        Lucygure répond à Camille
        Libre penseur
        • Posté à 21h36 le 13/05/2009
        • Internaute 48443
          Libre penseur

        Je ne jugeais pas le titre de l’article (ni meme le livre que je n’ai pas lu au final) mais le livre lui meme s’appelle bien « L’érotisme ou le mensonge de Freud », je me trompe ?

        Bien sur qu’il faut dépasser Freud mais le tuer est quasiment impossible. On ne le dépassera pas simplement en jouant de l’argument commercial qu’on nous ressort depuis 20 ans et la mode des thérapies comportementales : Freud est un vieu Shnok qui avait totalement tort : je vais vous montrer la vérité.
        Freud est à la psychanalyse ce que Marx est a l’économie ou Clausewitz à la théorie militaire. On ne peut pas dire « c’est un salaud qui protégeait les violeurs » ou « son livre me tombait des mains » c’est du petit délire. On est dans le domaine de l’affect et plus du tout dans la critique scientifique.

        Le pire c’est que la théorie de l’auteur est véritablement interessante et gagnerait vraiment à etre pensée correctement (a savoir lire les autres gens qui ont eu la meme idée et le premier d’entre eux et référence absolu en matière de psychanalyse : Freud)
        L’auteur répete qu’on le renvoit systematiquement à la lecture de Freud, et systematiquement il s’y refuse : il a bien tort : c’est un honneur qu’on fait à sa théorie. Une facon de lui dire : vas y, pense plus profondemment, tu es sur un truc très interessant qui gagnerait à etre developpé de facon scientifique.
        Ce n’est pas 113 pages consacré a démolir Freud APRES avoir exposé sa théorie qu’il faut écrire mais bel et bien AVANT, ca lui changerait la vie

        Bref, c’est dommage pour Freud a qui on ne rend pas hommage, dommage pour la théorie sur le désir qui se tire une balle dans le pied et dommage pour l’auteur qui aura un petit succes de plage cet été comme tous ces bouquins anti-freud mais qui aurait pu aller beaucoup plus loin je pense

      • ni soumise ni rebelle
        ni soumise ni rebelle répond à Camille
        sans profession
        • Posté à 00h17 le 14/05/2009
        • Internaute 60828
          sans profession

        merci de nous faire reflechir sur ce sujet si interressant.

    • Jean de Lille
      Jean de Lille répond à Lucygure
      psy
      • Posté à 00h30 le 14/05/2009
      • Internaute 21670
        psy

      Moi aussi je ne partage pas complètement le point de vue de l’article et je le dis dans un post plus loin. Mais je trouve indigne d’interpréter hors séance des propos dont je vous rappelle que dans une psychanalyse seul le patient et l’analyste peuvent le faire en accord l’un avec l’autre. L’interprétation psychanalytique ne saurait être usité pour démolir les arguments d’autrui et tenter de le ridiculiser. Ce travers de nombreux psychanalystes par le passé a fait grand tort à la psychanalyse et n’a jamais aidé quiconque demandait des comptes aux praticiens (ce qui me semble quand même être le cas ici et après tout c’est la moindre des chose) à comprendre quoi que ce soit à la pensée en question.

      • Lucygure
        Lucygure répond à Jean de Lille
        Libre penseur
        • Posté à 02h05 le 14/05/2009
        • Internaute 48443
          Libre penseur

        Malheuresement pas praticien mais banal petit étudiant dans un tout autre domaine. J’ai vu là une blague potache à faire : répondre a l’auteur du « mensonge de Freud » par « la vérité de Freud ».
        Evidemment, j’aurais été praticien payé 50 euro les 45 minutes pour couper le transfert, je me serais astreint à des règles déontologiques bien plus élaborées mais ce n’est pas le cas. le « freud était un salaud qui violait des petites filles » ca a été plus fort que moi, désolé...

  • Oniris
    Oniris
    Auteur(e) de l'article cartographe
    • Posté à 20h11 le 13/05/2009
    • Internaute 77552
      cartographe

    Les freudiens sonnent la charge, c’est de bonne guerre, mais de mauvais goût.. Comment autant défenseurs de ce puissant ce pilier de la misogynie et du patriarcat que fut Freud peuvent-ils s’exprimer ainsi sur un blog plutôt antipatriarcal comme Rue 69 ?

    Lorsqu’un article présente un livre, les ennemis de ce livre ne se donnent pas toujours la peine de lire le livre, ils se contentent parfois de l’article. C’est le cas ici, où beaucoup jugent du contenu d’un livre qu’ils n’ont pas lu sur la foi d’un article qui n’en évoque pas le contenu, mais seulement l’état d’esprit qui fut le mien pendant la gestation des idées qui donnèrent naissance à son écriture. C’était convenu ainsi avec Camille, je l’avais accepté, j’évoquais seulement de manière anecdotique les circonstances de la création du livre.

    Des freudiens, drapés de leur indignation, me reprochent de ne pas connaître la théorie du Maître, à laquelle j’ai pourtant consacré les 113 dernières pages d’un livre dense et bourré de références (après avoir présenté ma propre théorie). Alors qu’eux-mêmes se contentent d’un article n’évoquant même pas le contenu de ce livre pour se permettre un jugement qui semble définitif.

    Bien sûr que Freud écrivait bien, je ne conteste pas son talent littéraire, c’était un falsificateur de génie. Malheureusement, cela ne garantit pas son honnêteté scientifique, déjà prise en défaut par Jacques Bénesteau, Richard Webster, Alice Miller, Greve, Roos, Sherman, Masson, Borch-Jacobsen, Mahony et tant d’autres (voir ma biblio). Je ne vais pas y revenir, ce n’était pas mon propos. Mon propos était plutôt de comprendre pourquoi il a menti, et pourquoi son mensonge a rencontré un tel succès.

    • Jean de Lille
      Jean de Lille répond à Oniris
      psy
      • Posté à 00h17 le 14/05/2009
      • Internaute 21670
        psy

      Je fais comme tout le monde je n’ai pas lu le livre juste l’article et les commentaire car si j’attends d’aller à la librairie de lire le livre avant de poster je n’aurai plus d’endroit où le faire sur rue 89.
      Il est assez singulier de penser (c’est dit dans l’article) avoir été le seul à s’interroger sur cette foutue affaire qu’est le désir de l’enfance à l’age adulte. Il est même connu que la psychanalyse dans tous ses excès des années 70- 80 ne cesse de questionner cette affaire et de la coller à toutes les sauces.
      L’honnêteté de Freud j’y crois assez car sa pensée n’en déplaise à certains est assez rigoureusement montée et qu’il avoue lui même tomber sur des os logique qui l’amène à fomenter trois mythes (l’oedipe, le meurtre du père de la horde et le meurtre de Moîse) et présentés comme tels pour tenter de maintenir la cohérence de sa pensée.
      Ce qui fait plus problème c’est effectivement le mot « scientifique » associé au précédent. Effectivement de ce point de vue il y a un hyatus car la clinique psychanalytique ne peut se prévaloir que d’une vérité partielle : celle de chaque sujet pris un à un et ne pouvant faire une cohorte au sens statistique du terme.
      Cette question est longuement étudiée par Lacan qui montre bien que discours de maîtrise et discours scientifique ont partie liée et sont opposés aux discours analytique comme à celui de l’inconscient.
      Le même considèrait que son principal apport dans le champs psychanalytique est ce qu’il appellait l’objet petit a où objet cause du désir. il en distinguait 4 : la voix, la merde, le sein et le regard. Comme quoi des gens se sont longuement questionnés sur ce fameux désir.
      Et puis vers la fin de son enseignement il ne le dit pas carrément mais presque, pour lui, Freud a eu une sacrée intuition mais il n’est pas allé jusqu’au bout et en particulier il a buté très précisément sur la question des femmes. Sur ce point aussi la mise en place du « pas tout » dans la logique de l’inconscient, que je ne développerai pas ici est un apport précieux pour intégrer sans violence femme et homosexualité dans une réflexion sur le dit inconscient.
      Il faut dire que lui aussi ne s’est pas fait que des amis et qu’ils sont nombreux les psychanalystes à avoir voulu le dégommer au nom de l’orthodoxie. Pour être tout à fait juste, dans la foulée ils sont nombreux aussi les soit disant élèves de Lacan à avoir eux aussi pris une position de pouvoir et à avoir voulu avoir raison sur tout à l’exclusion de tout le monde.
      C’est sûrement cette dernière disposition terroriste intellectuelle , sans débat véritable, qui a du amener la haine qui caractérise toute les positions dites scientifiques sur la psychanalyse bien qu’elles n’en aient souvent que le nom pour masquer une idéologie un poil inquiétante quant au fond. Les vrais scientifiques qui ne sont pas des idéologues masqués mais des chercheurs authentiques sur le cerveau, sont bien plus nuancés que ceux qui prétendent parler au nom de la vérité.
      Mais c’est sur dernier point : la haine, que je voudrais conclure en interrogeant l’auteur que vous êtes. Au cours de votre recherche comme de la publication de votre livre et maintenant de ces posts sur rue 89, vous avez du remarquer qu’à partir de vos positions sur le désir et sur l’amour les gens les interprètent pour ce qu’elles ne sont pas, ou bien vous oppose une fin de non recevoir en vous niant tout droit à la parole, ou bien s’invectivent entre eux et toujours plus loin du sujet mais avec toujours un peu plus de haine, et qu’il tentent toujours de vous attirer dans ce cercle infernal, qui aboutit à ne plus pouvoir échanger avec quiconque. Est ce une volonté de maîtrise avec un vœux de mort pour tout ce qui diffère de la pensée de celui qui écrit ou parle ? est ce de la haine dans le cadre d’un désir sadique ? Ou est donc passé votre interrogation sur le désir d’amour y compris de l’immonde et comment interpréter ces réactions ?

      • Jean de Lille
        Jean de Lille répond à Jean de Lille
        psy
        • Posté à 00h37 le 14/05/2009
        • Internaute 21670
          psy

        Comme l’auteur de l’article présente le livre comme s’il en était l’auteur j’ai un peu confondu les deux. Au fond cela ne change pas grand chose à ce que je dis et je pose quand même les questions mais aux deux quant à faire

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h28 le 13/05/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Déshabille toi je te prie
    Le temps presse
    Déshabille toi je te prie
    je veux voir tes fesses !

    Lien

    • Pseudo
      Pseudo répond à Numerosix
      Enfin libre : -)
      • Posté à 09h04 le 14/05/2009
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Oh, oh, après les genoux, les fesses... On attend avec impatience la suite. : -))

      • Numerosix
        Numerosix répond à Pseudo
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 09h44 le 14/05/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Désolé, pseudo .
        J’ai pas d’autres chansons fétichistes d’une partie du corps à l’esprit pour l’instant...Il y en a surement plein
        Y en a un bien une sur les jambes des femmes qui dessinent comme des compas des figures sur le trottoir, genre, mais je me souviens plus ce que c’est ..

        Je demande un joker ou l’avis du public ..

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à Numerosix
          Enfin libre : -)
          • Posté à 09h52 le 14/05/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          Et celle-là Numérosix ? Remarque ça parle encore de fesses !

          Lien

          Pour les jambes en forme de compas, je ne vois pas... Ca ne me semble pas très sexy... à part pour un mathématicien. : -))

          • Numerosix
            Numerosix répond à Pseudo
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 10h10 le 14/05/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Ha si si , c’était sexy ..C’est du coté de Nougaro, je crois..

            ’faut dire que moi, je suis pas tellement fétichiste, justement ...

            Tout est bon chez elle
            y a rien à jeter
            Sur l’ile déserte
            il faut tout emporter ..

            • Pseudo
              Pseudo répond à Numerosix
              Enfin libre : -)
              • Posté à 10h26 le 14/05/2009
              • Internaute 25947
                Enfin libre : -)

              J’ai demandé à mon pote Google. Mais lui, il est fétichiste par contre...

              Il m’a juste proposé des bas !

              « Les bas, les bas, où sont passés les bas
              Les bas de femmes, les si beaux bas de soie
              Qui glissent, qui glissent sur une cuisse de neige
              Où sont passés les bas noirs, les bas beiges

              Où sont passés les bas
              Les bas, les bas si beaux
              Qui glissent de bas en haut
              Où sont passés les bas
              Les transparentes peaux
              Qui glissent de bas en haut

              Moi le fin limier
              J’ai eu beau les filer
              Ils ont disparu
              Chez les vers à soie
              Où j’ai enquêté
              Motus et bouche cousue
              Bouche bouche cousue

              Les bas, les bas, où sont passés les bas
              Les bas de femmes, les deux serpents de soie »

              • Numerosix
                Numerosix répond à Pseudo
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 10h59 le 14/05/2009
                • Internaute 14499
                  Prisonnier dans le village (...)

                Ha très beau , mais hors sujet Pseudo .

                On est sur le fétichisme d’une partie du corps ..

                Je vais peut être te signaler : -)..

                Bon ca y est , j’ai trouvé , c’est pas une chanson en fait :

                Dans L’Homme qui aimait les femmes, François Truffaut fait dire à Bertrand Morane - Charles Denner - : « les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde »

                • Utilisateur désinscrit à sa demande
                  • Posté à 11h05 le 14/05/2009
                  • Internaute 70482
                    nc

                  Et si je suis fétichiste de toutes les parties du corps, comme toi, tu nous signaleras, Ô grand N°6 ?

                  De crainte d’être sabré, je me déclare fétichiste du creux poplité.

                  • Numerosix
                    Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                    Prisonnier dans le village (...)
                    • Posté à 11h35 le 14/05/2009
                    • Internaute 14499
                      Prisonnier dans le village (...)

                    Bon , je suis pas fana des dessous de bras et de la deuxième phalange de l’auriculaire gauche, Docteur, je vous l’avoue .

                    -HA ! HA ! Allongez vous !

                    • Utilisateur désinscrit à sa demande
                      • Posté à 12h06 le 14/05/2009
                      • Internaute 70482
                        nc

                      Bon allez je me couche et j’accouche, papa Freud : je bande sur la poire, le merlan et l’araignée : les « morceaux du boucher », c’est le choix du roi !

                      L’amour physique est sans issue, comme le chantait Gainsbarre.

                      L’amour, de ce point de vue-là, c’est de la viande.

                      Perso, c’est pas mon truc. L’amour, c’est la raison de vivre, tout simplement. Et la barbaque, hein... je m’en tape.

                      D’ailleurs c’est l’heure de l’assiette : bon app !

                • Adéménagé le 3 janvier 2011
                  • Posté à 11h31 le 14/05/2009
                  • Internaute 29846
                    menuisier

                  Je n’aime pas trop Truffaut, sauf l’homme qui aimait les femmes et la mariée était en noir, les deux avec le formidable Denner..

                  Pour revenir au sujet :

                  • Numerosix
                    Numerosix répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
                    Prisonnier dans le village (...)
                    • Posté à 11h53 le 14/05/2009
                    • Internaute 14499
                      Prisonnier dans le village (...)

                    Hééé , j’aime tes g’noux , j’etais preum’s de preum’s, non mais sans blague , Déluge ...

                    Truffaut, ca me semble extrêmement malhonnête, comme cinéma . Je sais pas pourquoi et j’ai même pas envie de le savoir ..

        12 autres commentaires
  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 23h15 le 13/05/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    FREUD = MENTEUR

    Lien

  • notule
    notule
    humanoïde
    • Posté à 01h01 le 14/05/2009
    • Internaute 72751
      humanoïde

    Le SEXE, c’est comme les FRITES,
    plus on en PARLE, moins on en GOUTE : o)

    • Numerosix
      Numerosix répond à notule
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 10h50 le 14/05/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Alors à quoi ça sert la frite si t’as pas les moules
      Ça sert à quoi l’cochonnet si t’as pas les boules.

  • Sacha25
    • Posté à 08h47 le 14/05/2009
    • Internaute 24877

    Je ne suis ni psychiatre, ni psychanalyste.

    Je ne crois pas que Freud ait jamais prétendu avoir tout découvert sur tout. Pour moi, il a mis en place une méthode « d’accès à l’inconscient ». Le suivisme de quelques minables (je dirais la même chose de ... par exemple Coluche) a hypertrophié les mérites et résultats de ce qui a, malgré tout, révolutionné à son époque tout un pan de nos connaissances.

    Quant aux interprétations et résultats, Freud (tout comme Marx d’ailleurs (mêmes causes, mêmes effets)) était culturellement marqué par une idéologie qui affirmait que certains groupes humains étaient marqués par une puissance suprême pour être supérieurs aux autres (ce que les écrits fondamentaux de cette idéologie montraient faux). Ca explique (avec le manque de suivi à long terme des personnes analysées) les limitations et « perversions » des résultats

  • Pseudo
    Pseudo
    Enfin libre : -)
    • Posté à 09h55 le 14/05/2009
    • Internaute 25947
      Enfin libre : -)

    D’accord, Freud ou pas Freud.

    Bon et le désir dans tout ça ?

    Lien

    • Numerosix
      Numerosix répond à Pseudo
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 10h03 le 14/05/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      J’ai de la barbe, t’as de la barbe, nous avons et vous avez de la barbe
      car un jeune homme qui sort sans sa barbe
      c’est un repas sans vin un soleil sans rayon –on
      poil au menton –on, poil au menton, poil au menton,
      poil au poil au poil au poil au menton
      (tchoup tchoup tchoup tchoup…)

      Lien

      • EulChe
        EulChe répond à Numerosix
        Humaniste hère
        • Posté à 14h20 le 14/05/2009
        • Internaute 26715
          Humaniste hère

        Chanson engagée, on va pas se faire emmerder.
        C’était un jour de beau temps Dieu était de bonne humeur.
        Il avait créé la femme nue, quelle grossière erreur, voyant ses fruits fragiles à la merci des chacals, il eut une idée lumineuse :
        Le poil

        Lien

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à EulChe
          Enfin libre : -)
          • Posté à 18h11 le 14/05/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          Admire la brèche moirée
          Et le ton rose-blanc qui met
          La trace encor de mon entrée
          Au paradis de Mahomet.

          Vois, avec un plaisir d’artiste,
          Ô mon vieux regard fatigué
          D’ordinaire à bon droit si triste,
          Ce spectacle opulent et gai,

          Dans un mol écrin de peluche
          Noire aux reflets de cuivre roux
          Qui serpente comme une ruche,
          D’un bijou, le dieu des bijoux,

          Surtout contemple, et puis respire,
          Et finalement baise encor
          Et toujours la gemme en délire,
          Le rubis qui rit, fleur du for

        1 autres commentaires
  • A déménagé le 21 mars
    • Posté à 11h33 le 14/05/2009
    • Internaute 74471
      brinleu

    Un peu n’imp cet article. Mais j’aurais dû être alerté par le « excellente Agnès Girard ». Moi elle m’agace, comme m’agacent tous ces faux extravertis du cul qui en tartinent des tonnes sur des sujets mal compris, d’eux en premier. « Rue69 », je suppose encore un de plus qui dira bite et cul sans complexe tellement notre société elle se doit d’être open. On n’est plus au moyen-âge, la preuve : « pourquoi j’aime les chattes ? ».
    Le père Freud, que je sâche, son souci majeur, c’était pas la sexualité, mais l’identité.
    Personne ne critiquait le freudisme dans les années 80 ? Guatarri et Deleuze ont démonté la psychanalyse dans les années 70.
    J’aimerais bien rencontrer des gens qui comme moi ne les aiment pas, ceux qui n’arrivent pas à taire le cul cinq minutes. Mais je m’emporte.

    • Camille
      Camille répond à A déménagé le 21 mars
      Mauvais genre
      • Posté à 14h33 le 14/05/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Merci de votre gentillesse, et de vos compliments, c’est toujours tellement sympathique et constructif.

      Je voulais faire publier deux articles sur le désir en mon absence, celui-là et celui d’une revue sur le désir par Deleuze précisémment Lien

      Si vous souhaitez rencontrer des gens qui ne m’aiment pas, j’en connais quelques uns, écrivez moi en privé ou montez un groupe facebook « je déteste Camille, Agnès et tous ces gens qui parlent de sexe ».

      Sinon, ma motivation n’est pas de dire le plus de gros mots possibles mais de considérer que la sexualité est loin d’être un sujet « neutre » et que le fait que ce soit un sujet intime empêche souvent de comprendre réellement ce qu’il se passe. Dans le roman que je bouquine en ce moment, le jeune héros raconte comment, lors d’une agression, un gamin lui tort les couilles et comment, parce que l’agression prend un caractère sexuel, il n’arrive pas à la dénoncer (il parle de « claque » mais ce n’est pas vrai puisqu’il ne s’est pas pris de claque, etc.)

      L’actualité est souvent sexuelle ; en l’occurence ce n’était pas un article d’actualité à proprement parler mais mon objectif sur ce blog est de traiter de faits d’actualité ou de société sous cet angle qui ne me parait pas anodin mais qui peut être ludique de la sexualité.

      Dernier point, si vous envisagez d’être constructif, j’accepte volontiers la contradiction et si vous souhaitez exposer un autre point de vue que ce soit sur le désir ou sur autre chose, mes colonnes sont ouvertes à tous tant qu’on garde un peu de légèreté et d’humour.

      • A déménagé le 21 mars
        A déménagé le 21 mars répond à Camille
        brinleu
        • Posté à 15h15 le 15/05/2009
        • Internaute 74471
          brinleu

        Camille,
        Merci pour votre message. J’ai été sec mais voilà : si je dis vouloir rencontrer des gens qui comme moi ont du mal avec certaines formes de parler franc, notamment à propos du désir ou du sexe, souvent en mélangeant les deux, c’est moins pour le plaisir de dire du mal que pour essayer de comprendre mon propre agacement. J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas en quoi ça m’énerve, et je ne trouve autour de moi que des gens pour caresser Agnès Girard dans le sens du poil (« Au moins elle, elle a pas peur d’en parler », un peu comme on dit d’Eric Zemmour, « Au moins lui, il dit la vérité ») et la mettre en lien sur leur propre blog.
        Mais il y a une chose au moins qui m’irrite clairement : de m’être fait traiter de malade par les mêmes personnes qui défendent le parler-franc autour du cul, après m’avoir entendu dire que j’étais fasciné par les adolescentes - bien que n’en touchant pas. J’ai le souvenir précis d’une soirée où ça parlait franco sodo, et où les insultes ont plu - je n’avais dit que « C’est beau une fille de 13 ans ». Je ne peux pas m’empêcher de penser que derrière toutes les formes de « franchise » se cache aussi souvent la plus grande pruderie et la plus violente forme de refus de désir de l’Autre - quand on lui fait vraiment face. Je me trompe peut-être, mais on peut très bien brandir un godemiché en criant « C’est mon ami ! » sur la place publique, et s’offusquer et insulter, sur la place publique aussi, sortir de ses gonds au moindre titillement en dehors de ses propres frontières.
        Je lis d’ailleurs encore tout à l’heure ce post de « lally, professeur », sélectionné dans les commentaires à l’article sur Orelsan : « Je suis une quelqu’un de libre sexuellement, différente des autres féministes » et plus loin « Mais je trouve ignobles etc. ».
        Et je redoute finalement autant l’open-minded que le puritain - et le langage du sexe qui se dit honnête autant que celui de sa sanction, ces deux versants ayant pour même effet de complètement me désérotiser. Et j’aimerais savoir pourquoi.
        Et chaque petit signe de « défense de la liberté » me provoque le même frisson de méfiance. Voilà quoi. Ca ne vous paraîtra peut-être pas très constructif mais je ne pense pas être insultant à votre égard - à la limite j’ai plutôt le sentiment de tendre le bâton.

         
        • Camille
          Camille répond à A déménagé le 21 mars
          Mauvais genre
          • Posté à 16h04 le 15/05/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Effectivement, ce message n’est pas du tout insultant, il est constructif et appaisant (je trouve). Merci.

          De ce que j’en comprends, votre raisonnement rejoint les préocupations d’une riveraine sélectionnée dans le post sur « les 40 ans de la libération sexuelle » à savoir :
          est-ce que, quand on parle de sexualité, on ne normalise pas ? et si on normalise (au sens où on met des normes), forcément on enferme.

          Du coup, il y aurai un peu deux écoles : soit on ne parle pas de sexualité de sorte que chacun vit sa sexualité comme il la veut (mais est-ce que réellement quand on n’en parle pas, les normes n’existent pas ?), soit on en parle et du coup, ça oblige à créer/rendre apparente des normes.

          Evidemment, je fais le choix ici d’en parler mais je ne crois pas, je n’espère pas disons, créer des normes, j’espère effectivement les mettre en évidence, pour pouvoir en discuter... Ce qui ne préjuge de rien d’autre, et certainement pas de mon ouverture d’esprit, de mes préjugés (nombreux)...

          J’ai comme tout le monde mes zones d’intolérance ; je m’efforce (c’est un exercice quotidien, pas si simple) de comprendre d’autres sexualités que la mienne. Je pourrais, comme vos amis, parler de sodomie avec facilité et sursauter en écoutant une attirance pour une jeune femme, sursauter car j’aurai peur d’un passage à l’acte. Pour autant, il faut imaginer que j’ai sursauté plus jeune lorsque j’ai appris qu’il y avait des vrais gens (hors acteur porno) qui pratiquaient le cunilingus ou la fellation et maintenant je vous en parle aussi facilement que de la couleur de ma chemise. On peut aussi évoluer.

          Pour la désérotisation, je crois que c’est un peu comme les tours de magie : certains spectateurs trouvent que les tours perdent leur magie quand on connait le truc, moi je les trouve encore plus magiques quand je comprends le « truc », ça me fascine.

          Peut-être que pour vous, la mise en évidence de certains phénomènes/fantasmes érotiques en les sortant de la place privée, les rendent « normaux », enlèvent l’attrait de l’interdit et du coup, perdent leur érotisme.

        1 autres commentaires
  • pikasso02
    • Posté à 12h34 le 14/05/2009
    • Internaute 10134

    merci ONIRIS pour cet article. Que ce livre soit bon ou pas bon, parler du désir sur les médias ne peut qu’être utile à tous. Que ceux qui ne désirent pas quoi que ce soit, lève la main. Le sexe restant tabou chez un grand nombre de personnes, parler du désir ne peut pas nuire. Sans désir pas de création artistique. Je doute qu’un livre ou une oeuvre de génie écrite par une personne detestant le sexe, existe. Les auteurs et artistes éludent souvent ce générateur de créativité. Dommage ! Quant à expliquer le pourquoi du génie ou du désir ? C’est perdre son temps ou se prendre pour Dieu ou équivalent. Si nous pouvions expliquer le désir ou le génie, les émotions disparaitraient. Ce n’est que mon point de vue !

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 13h48 le 14/05/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Je ne sais pas ce qu’il y a dans votre livre, mais on a déjà un avant-goût de vos partis-pris. Vous confondez mensonge et erreur (au mieux). Au lieu d’un constat scientifique ( ?), vous exploitez le filon de la supercherie morale, comme si un auteur pouvait être appréhendé selon cette approche. Ca simplifie bien des choses, en effet, et vous permet de glisser sur tous les aspects historiques, effectivement datés, de l’oeuvre de Freud. On pourrait aborder tous les penseurs du passé selon cette optique, et l’on retrouverait ainsi une foule de fourvoiements dans le cas de quasiment tous les philosophes, sociologues, psychologues, littérateurs qui ont marqué l’évolution de la pensée humaine. Ont-ils « menti » pour autant ?

    En fait, ce n’est pas la vérité que vous recherchez, mais la confirmation de la justesse de votre approche sacerdotale, car il s’agit bien d’un parti-pris quasi-religieux qui vous anime. Freud n’est qu’un pape à dégommer, ainsi que tous ceux qui participent de son « église ». Ce faisant, vous vous croyez autorisé à dénoncer ses admirateurs ou ses critiques plutôt bienveillants comme autant de bigots apostoliques. Vous proposez une autre église, celle qui s’appuie sur l’argumentation narcissique que permet la méthode inductive qui vous est propre. Tous ceux qui ont étudié les sciences humaines avec sérieux savent que penser de l’induction, Ce problème n’est pas nouveau, et il est vraiment étonnant qu’après tant d’années il continue de refaire surface régulièrement.

    Votre culture fondée sur la lecture des critiques de Freux que vous citez bénéficierait grandement d’une étude approfondie des disciples de Freud qui se sont par la suite peu ou prou écartés de lui (sans le renier pour autant) : Sullivan, Adler, et même Wilhelm Reich, sans oublier, évidemment, Karen Horney, plutôt méconnue en France, mais qui a démonté bien des mécanismes de la psychanalyse qu’elle trouvait sujets à caution.

    • Oniris
      Oniris répond à Jaycib
      Auteur(e) de l'article cartographe
      • Posté à 15h26 le 14/05/2009
      • Internaute 77552
        cartographe

      Effectivement vous ne savez pas ce que contient mon livre, mais vous ne cherchez pas à le savoir avant de nous faire part de vos certitudes quant à son contenu. Je crois que c’est cela, la méthode inductive.

      Non je ne confonds pas mensonge et erreur. Freud était un authentique falsificateur, d’autres l’ont montré avant moi, que je cite. Il était notoirement réactionnaire par rapport aux idées de son temps, et je le prouve.

      Comment savez-vous que ma culture est fondée sur les critiques de Freud que je cite ? Vous avez lu ma bibliographie ? Comment savez-vous que je ne connais ni Reich, ni Adler, ni Horney ? Par la méthode inductive, je suppose. D’ailleurs vous oubliez Ferenczi, vous oubliez Gross. Et vous n’avez pas de chance parce que je consacre plusieurs pages à Reich et à Adler, par exemple.

      • Jean de Lille
        Jean de Lille répond à Oniris
        psy
        • Posté à 20h42 le 14/05/2009
        • Internaute 21670
          psy

        Ne vous laissez pas embarquer dans le tac au tac, dont la justification fait partie. Je vous le dit l’insulte et la haine ne sont pas loin. Mais si vous avez lu mon post je souhaiterais bien que vous répondiez aux question de la fin d’icelui le débat m’intéresse mais l’invective... merci

         
        • Oniris
          Oniris répond à Jean de Lille
          Auteur(e) de l'article cartographe
          • Posté à 10h00 le 15/05/2009
          • Internaute 77552
            cartographe

          Vous me pressez de répondre à des question dont je n’ai pas les
          réponses.
          Je pense qu’il y a plusieurs explications aux attaques dont je fais l’objet, mais ce ne sont que des hypothèses, dont je vous fait part néanmoins puisque vous insistez.
          Je commence à penser que mon livre est un peu difficile, ou plutôt qu’il est difficile d’en parler. C’est peut-être plutôt ça, car j’ai de bien meilleurs retours des personnes qui l’ont lu que des personnes qui ont lu des articles qui en parlent.
          Et ici c’est pire parce que le présent article ne parle pas du contenu du bouquin, donc les gens qui s’attendent à pouvoir en débattre sont déçus et croient que le bouquin n’a pas de contenu, d’où des attaques faciles mais nécessairement creuses elles aussi.
          De plus, le ton de l’article est très léger, mais très agressif envers
          le mythe freudien, ce doit être blessant pour les personnes ayant besoin de ce mythe.
          Je pense qu’on m’agresse avant tout parce que je m’attaque à un mythe, Freud est un mythe, bien plus encore que Napoléon ou de Gaulle, la réalité de sa personne est extrêmement différente de l’image qu’en ont les gens. Mais apparemment le public a besoin de cette image plus que retouchée, et quand vous détruisez un mythe dont les gens ont besoin, vous les blessez involontairement.
          Cependant, il est nécessaire de déboulonner cette statue encombrante, même si les gens l’aiment, pour commencer à comprendre la sexualité.

        1 autres commentaires
  • itsimmaterial
    itsimmaterial
    Mécréant
    • Posté à 14h17 le 14/05/2009
    • Internaute 79755
      Mécréant

    Hey, « sûrderien », tu me parais bien sûr de ce que tu avances : vraiment, le désir n’existe que pour procréer ? ... Bizarre... Serais-je vraiment aussi anormal que ça ? Car alors, comment expliquer, que moi, un homme, je sois attiré par d’autres hommes ? Aurais-je envie de procréer sans le savoir ? Me serais-je planté toute ma vie en ne suivant pas les règles de Dame Nature ? Mon désir pour les corps masculins ne serait-il qu’une construction mentale dévoyée, à côté de la plaque ?
    Mais non, cher « sûrderien », sois bien sûr que, moi et les autres de mon espèce (et même les hétérosexuels qui aiment le désir et le sexe sans pour autant y associer les cris de l’enfant qui va naître), nous prendrons ta réflexion pour ce qu’elle est : une manifestation de plus des ravages causés par le flicage des religions et des sociétés sur le rapport des humains à leur corps et à leurs désirs. Ce qui en un sens, rejoint ce que dit Ph. Laporte dans son article à propos de l’ostracisme et de l’idée de « souillure » liée au sexe. Ça m’a plutôt donné envie de lire son livre.

    • sûrderien
      sûrderien répond à itsimmaterial
      paresseux
      • Posté à 15h13 le 14/05/2009
      • Internaute 35914
        paresseux

      mécréant

      Qu’il est difficile de se faire comprendre !

      Primo , si quelqu’un s’est sorti des flicages et conditionnements
      sociéto-religieux , c’est bien ma pomme , tu peux me faire confiance sur ce point , et ce ne sont pas des paroles en l’air .

      ( d’ailleurs , je remercie Renaud , d’avoir écrit « petit pédé “
      superbe texte de défense de la minorité homos. )

      Ceci dit , tu te trompes totalement sur le sens de ma réflexion

      tu pratiques l’induction , c’est à dire , qu’à partir de cas particulier
      tu extrapoles au général .

      C’est une faute de raisonnement . !

      Dans mon argumentation sur le désir motivé , en dernière analyse
      par la perpétuation de l’espèce , j’incluais TOUT le règne animal

      et pas seulement l’espèce humaine.

      L’homosexualité est un épiphénomène . Dis-moi un peu : com-
      ment les espèces se reproduiraient , si les individus n’étaient
      scindés en deux genres , le masculin ,et le féminin .qui désirent
      s’accoupler ?

      ça vaut pour les éléphants comme pour les puces , pour les baleines , comme pour les ablettes , pour les reptiles , les oiseaux , les insectes , etc.

      Et donc , la ‘ nature , ou dieu ( si on croit ) ou le hasard
      ou la nécessité ou des forces qui nous dépassent , et qu’on ne peut connaître ( c’est ma position ) ont , le plus simplement du monde , doté tout ces êtres de chair et de sang du DESIR de
      l’autre , de sexe opposé , afin que l’épopée perdure .

      Que tu sois homo , la nature s’en fout .Normalité , anormalité , sont des jugements de valeurs et donc relativistes .

      Par contre, il tombe sous le sens ( faut être aveugle pour ne pas
      le voir ) que la reproduction et donc toute la vie animale et même
      végétale eût été impossible , sans le DESIR du mâle pour la
      femelle , ou l’inverse .

      Par ailleurs , tu n’es pas sans ignorer les désirs de paternité ou de
      maternité des couples homo , désirs qui vont dans le sens de la continuation de l’espèce .

      Bien à toi , et marche à l’ombre

  • pepete28
    pepete28
    (humain de la planète Terre)
    • Posté à 16h23 le 14/05/2009
    • Internaute 78766
      (humain de la planète Terre)

    Freud, n’est ce pas ce cocaïnomane (il a écrit des dizaines d’articles à la gloire de la cocaïne) qui vivait avec sa femme et sa maîtresse, la première étant la soeur de la seconde ?
    La chambre de sa maîtresse (la soeur de sa femme, donc) touchait celle des époux, le bon Sigmund pouvant de cette façon facilement passer d’un lit à l’autre

    Ses deux topiques - inconscient, préconscient, conscient // moi, ça, surmoi - il les à piquées à des étudiants

    Il faut absolument lire Freud, c’est assez cocasse ...
    Par exemple dans 5 leçons sur la psychanalyse on trouve le cas emblématique de la jeune Dora
    Dora, 15 ans, a été « embrassée de force » (euphémisme pour dire violée ?) par un amis de son père
    Conclusions du bon Sigmund : Dora est hystérique, il n’est pas normal qu’une jeune femme ayant une opportunité de plaisir sexuel n’en profite pas, c’est écrit noir sur blanc

    PS : avant de hurler, vérifiez ....
    PS2 : j’ai 5 ans de fac de psycho derrière moi

  • cyberprimate
    cyberprimate
    Crêmier
    • Posté à 18h45 le 14/05/2009
    • Internaute 52904
      Crêmier

    Une autre explication qui me vient spontanément à l’esprit concernant le sexe comme tabou, et qui relève plus de la psychologie évolutive : on se cache pour faire ses besoins et s’accoupler parce que dans ces moments de concentration et de posture altérée on est très vulnérable à n’importe quelle aggression extérieure. Difficile de fuir rapidement dans ces conditions. L’habitude d’auto-dissimulation née de l’évolution durant des millénaires se serait ensuite mutée graduellement en phénomène culturel.

  • deny
    deny
    Marié
    • Posté à 22h12 le 14/05/2009
    • Internaute 79760
      Marié

    Quelle est cette chose que l’on appelle désir ? « Freud c’était trompé ». Quelle facilité. La psychanalyse est une science en perpétuelle mouvance et ce n’est pas fini même si je pense que rare sont les penseurs qui arriveront à dépasser les découvertes de Freud (et non du gourou comme beaucoup le pense). Je crois, que 40 ans c’est long pour en arrivée ou vous en êtes dans votre « théorie ».
    Une petite question sur vous qui me donnerait envie de lire votre livre. Vous avez lu Freud, Lacan je suppose et bien d’autres (Adler, Klein...) encore mais êtes vous allé jusqu’au bout d’une psychanalyse ?
    Vous pouvez en effet critiquer Freud et les autres (ce qui est même sain pour ne pas tomber dans une religion de la pensée unique) mais je ne vois pas d’avancée sur la question du désir en tout cas dans ce que vous écrivez dans cette rubrique. Confondre l’amour, désir et sexualité me semble dangereux mais je suis sur que cela en contentera plus d’un. C’est simple et attrayant.
    Je suis qu’un simple névrosé qui a entamé une psychanalyse par nécessité et pensent que vos « réponses » ou vos « théories » ne font pas bouger les choses. Bien au contraire. L’ interdit et son attirance sont les premières choses que l’on découvre, que le désir n’est peut être pas ce que l’on croit être avec ses difficultés à exister.
    Et remettez bien le contexte historique où Freud a écrit et exposé ses pensées, vous comprendrez peut être que les vôtres sont peut être moins importantes que les siennes pour son époque.
    Juste de l’humilité et mois de narcissisme serait le bien venu ce qui donnerait je pense envie de découvrir votre pensée.

  • Gianbattista
    • Posté à 22h34 le 14/05/2009
    • Internaute 40994

    Je ne suis pas du tout spécialiste, je ne rentrerai donc pas dans le détail de ce débat, mais j’ai lu, dans ma jeunesse, quelques livres de Freud qui m’ont aidé à être un peu moins bête, et je trouve sacrément culotté d’affirmer que : « Il falsifiait ses résultats et arrivait toujours à la conclusion que c’était de la faute du névrosé s’il n’allait pas bien, jamais de celle de la famille ni de la société »... Monsieur Oniris, vous reprochez à certains de critiquer votre livre sans l’avoir lu, mais, à vous lire, on peut se demander sérieusement si vous avez lu Freud ? et en particulier « Malaise dans la culture », pour ne citer que celui-ci ?
    Contrairement à cette mode actuelle qui tente de casser du Freud à tout bout de champ, il me semble (même si j’admets qu’il est un peu dépassé aujourd’hui sur certains aspects) que Freud était, et est encore, profondément subversif et c’est pour cela que de nombreux bien-pensants, aujourd’hui, essaient de le faire passer pour un falsificateur.

    • sûrderien
      sûrderien répond à Gianbattista
      paresseux
      • Posté à 09h55 le 15/05/2009
      • Internaute 35914
        paresseux

      idem , ne suis pas spécialiste , mais je partage votre point de vue
      F a été profondément subversif , vous imaginez le courage nécessaire pour , dans la Vienne bourgeoise du 19 e , théoriser que l’homme n’est pas du tout libre , car il est conduit par son
      inconscient , et qu’il lui est impossible de s’en apercevoir , que la sexualité est partout , même chez le bébé , que l’enfant désire son parent du sexe opposé et souhaite la disparition de l’autre !

      D’avoir inventé une thérapie passant par la parole du malade et l’écoute du thérapeute .

      Il fut un immense savant , imparfait , ça va de soi , mais pionnier de génie . L’humanité lui devra beaucoup .

      Me souvient d’une anecdote , très significative . Il se rend aux U S A

  • Maximillien Robespierre
    Maximillien Robespierre
    Chomeur Fatigué
    • Posté à 22h48 le 14/05/2009
    • Internaute 49657
      Chomeur Fatigué

    « Entre-temps je suis peut-être moi aussi devenu un vieux con ? Quelles sont les questions que se posent les jeunes aujourd’hui sur la sexualité ? »

    La réponse à la première question est positive. La réponse est la deuxième question. Pourquoi voulez-vous que les jeunes aujourd’hui se posent des questions différentes de celles des jeunes de votre époque ? C’est absurde. Au passage, notez que si les jeunes à un temps donné, devaient se poser des questions totalement différentes alors les réponses devraient elles-mêmes être différentes d’une époque à une autre, et dans ce cas, Freud devrait être mis au placard ou à la cave.....Il est d’ailleurs grand temps de le faire, effectivement. La place de Freud dans l’enseignement de la Psy en France est ahurissante par rapport aux autres pays. Une exception culturelle française franchement inquiétante.

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