Sur le terrain 13/05/2009 à 10h49

A Toulouse, la lutte continue mais l'inquiétude gagne la fac

Marie Brunerie | Prof à Sciences Po Toulouse

Comme dans d’autres universités, le blocage a été reconduit mais la perspective d’annulation des examens fait peur.


Manifestation contre la loi LRU à Toulouse en novembre 2007 (Jean Philippe Arles/Reuters)

Mardi 11 mai, une nouvelle AG des personnels de l’université Toulouse-II, plus connue sous son appellation Toulouse Le Mirail, mettait au vote la question de la poursuite de la grève.

Ambiance tendue dès l’ouverture. La première question soumise au vote concerne la présence des caméras de télé (TF1 et France 3) : la réponse est non, les journalistes congédiés, une conférence de presse est votée pour l’issue de l’AG.

La veille, après 14 semaines de grève et plus de deux mois de blocage le président de l’université, Daniel Filâtre, avait annoncé par communiqué la tenue d’examens dès le 15 juin et avait appelé à ce que les enseignants et les étudiants puissent « reprendre le contact et réinvestir [sic ! ] le campus » en proposant des cours en ligne et en version papier ainsi qu’une redéfinition d’un programme à réviser (à Bordeaux III, une AG regroupant étudiants et personnels a voté en ce sens mardi pour une « période exceptionnelle d’activités pédagogiques jusqu’à fin juin » alors que Grenoble III votait la « reprise du dispositif pédagogique »).

« Ce serait un simulacre d’examen ! »

« Une provocation » pour Daniel Welzer-Lang, professeur de sociologie et syndiqué à Sud-Education : « Ce serait un simulacre d’examen ! » Même position pour le Comité de lutte étudiant du Mirail. Comment concevoir, en 4 semaines, un programme de cours à réviser, alors même que les cours n’ont pas eu lieu (les notes du premier semestre étant toujours retenues) ? « Pédagogiquement, on n’y croit pas ! » lance une prof.

Pas de diplôme au rabais, pas de mise au pas face à la politique autiste et obstinée d’un gouvernement qui joue le pourrissement à un mois des Européennes. « Un gouvernement de Khmers bleus ! », s’exclame un participant à l’AG.

Malgré les tensions palpables au cours des quelques trois heures de débats et de votes, tous sont pourtant d’accord sur un point : la loi LRU de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, le décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs qui a mis le feu au poudre à l’échelle nationale en janvier et leurs corollaires (casse du CNRS et des IUFM, postes supprimés au budget 2009...) suscitent une opposition farouche et unanime.

La « crise » avait même pour beaucoup de profs du Mirail été bien gérée à son commencement, les journées de cours étant « banalisées » pour que tout le monde puisse se rendre aux manifs. Mais le blocage depuis le 4 mars a lassé une partie des troupes et les modalités d’action pour la poursuite du mouvement sont plus que jamais loin de créer l’unanimité.

« On n’a pas le droit d’abandonner les étudiants maintenant ! ».

Le Snesup prône la validation automatique du semestre, la FSU s’y oppose farouchement. Sur les quelque 200 membres du personnel présents à l’AG d’hier (sur 1900 dont 1100 enseignants et enseignants-chercheurs) rares sont ceux qui ont pointé ouvertement et assez courageusement, il faut bien le dire, le désarroi, l’inquiétude, d’étudiants qui sans ce semestre ne pourront pas s’inscrire à des concours, qui ne peuvent pas financièrement allonger leurs études d’une année.

Pas très politiquement correct de souhaiter la reprise des cours et la tenue d’exams sans être taxé rapidement de soutien au pouvoir en place. Le dialogue est vite court-circuité : « Si la validation automatique passe [ce à quoi le Rectorat devrait néanmoins s’opposer] je démissionne du CA. »

Plusieurs autres profs m’ont exprimée clairement leur lassitude, leur envie de tout lâcher, de postuler dans une autre fac... Hélène Giraudo, chargée de recherche CNRS me confiait :

« Depuis deux ans que je suis en poste au Mirail, je ne peux pas bosser sereinement, la Maison de la recherche est régulièrement évacuée, je n’arrive pas à avoir accès à mes locaux, à mes étudiants et je publie moins (...). C’est un foyer qui sera rallumé en septembre. »

Les chiffres pour la fac du Mirail sont pourtant inquiétants et c’est là toute l’ambigüité d’un mouvement qui en voulant paradoxalement assurer la défense de l’université qu’aucun ne saurait contredire, se tire une balle dans le pied.

« Le savoir n’est pas une marchandise », on est tous d’accord, mais quid de l’image du Mirail, déjà en souffrance, quid de la démotivation, prégnante, d’un corps enseignant déjà suffisamment malmené et sous-valorisé, et de la précarisation toujours plus grandissante dans une logique plus vaste de démantèlement d’un service public de qualité ? !

Paradoxe édifiant d’un risque de discrimination sociale accrue

Pire, tout en profitant aux stratégies électoralistes de l’UMP qui fait de la question de l’université, et plus globalement de l’éducation, une stratégie électoraliste (rassurer son camp contre ces gauchistes de profs pour faire court !), le blocage est contre-productif pour les étudiants eux-mêmes : le Mirail, c’est près de 25 000 étudiants (dont près de 4000 étrangers qui quitteront Toulouse avant l’été ) mais c’est surtout 30% de boursiers et une fac qui enregistre une baisse de 23% d’inscriptions en deux ans, une perte sèche de 5000 étudiants depuis 1995, une fac qui, en huit ans, a connu sept blocages !

Pour la rentrée de septembre, les élèves de terminale de la région Midi-Pyrénées ayant mis Le Mirail parmi leurs trois choix post-bac sont 12% de moins qu’en mai dernier, 25 % en moins ont mis la fac en premier vœu (la journée portes ouvertes du 14 mars pour les attirer n’avait pas eu lieu pour cause de ... blocage !)

Etrange paradoxe d’un mouvement qui renforce localement (l’Institut catholique de Toulouse attire de plus en plus d’étudiants !) une discrimination sociale contre laquelle il lutte, pour le long terme, à l’échelle nationale.

A l’issue de l’AG, pourtant, le vote est implacable : 154 pour la poursuite de la grève jusqu’à mardi prochain, 8 abstentions, 22 ne prennent pas part au vote, 2 contre...

Jeudi, le Comité de lutte étudiant organise une « nuit universitaire » après la manif de la place du Capitole. Leur slogan : « Une fac en lutte pour une fac vivante ! » Et des profs reconduiront leurs « cours alternatifs » hors des murs de la fac, dans la ville rose (ils sont une cinquantaine à le faire depuis le 2 février).

Le mouvement entre dans sa quatorzième semaine, Valérie Pécresse, elle, fille de prof d’université, continue à afficher fièrement ses intentions sur son blog : « Changer, c’est possible ! »

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  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 11h15 le 13/05/2009
    • Internaute 18202

    Le problème c’est que les deux sont manipulés. par sui ? Personne ne le sait.

    Franchement, comment peut-on valider un semestre sans qu’il n’y ait eu des cours. Quelle valeur un tel diplôme aura ?

    Si au moins tout reprend, pourquoi pas décaler tout, à savoir, composer en septembre en ne prenant pas de vacances mais en suivant des cours. Mais, les profs vont-ils accepter de ne pas prendre leur vacances ?

    Tout est compliqué.

    Lien

    • bleuet1
      bleuet1 répond à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      espère malgré tout
      • Posté à 11h29 le 13/05/2009
      • Internaute 65892
        espère malgré tout

      Et que faites-vous des étudiants qui ne peuvent prétendre à une bourse et qui sont contraints de travailler tout l’été pour financer leurs études ?

      Que faites-vous des étudiants étrangers non ressortissants de l’Union Européenne qui ont obtenu un visa d’études pour une année ? Souvent ils ont tout misé sur cette année, ils n’ont pas les moyens de financer une année d’études supplémentaire.
      Sans compter que pour ceux qui viennent d’Afrique, ils ont parfois du mal à obtenir un visa supplémentaire, on croit qu’ils veulent s’installer définitivement en France.

      Que faites-vous des étudiants qui postulent pour des masters dans d’autres facs ou qui présentent des dossiers pour des écoles ? Comme ils n’ont pas de résultats à présenter cette année, et bien on leur dit d’aller se faire voir. Ils ne peuvent pas prouver leur niveau.

      Je trouve très facile de dire que les professeurs ne pourront pas renoncer à leurs deux mois de vacances. Ils sont aussi chercheurs, alors pour eux, le travail c’est toute l’année. Et puis, pour la plupart ils ont des responsabilités pédagogiques et/ou administratives au sein des universités, ce qui fait qu’ils ne chôment pas sur un seul des 12 mois de l’année.

      C’est très compliqué, et il faudra peut-être en arriver là. Mais ce n’est pas une situation heureuse. Pour personne.

    • syrinxart
      syrinxart répond à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      étudiant
      • Posté à 11h35 le 13/05/2009
      • Internaute 65662
        étudiant

      « Franchement, comment peut-on valider un semestre sans qu’il n’y ait eu des cours. Quelle valeur un tel diplôme aura ? »

      C’est pourtant ce qu’il va se passer. Pour ma part à Avignon nous commençons a passer des examens sur des cours que nous n’avons pas eu ...

      Il fallait faire preuve d’un peu de discernement avant de mobiliser les foules dans une lutte acharnée pour la liberté ; LA GRÈVE ADMINISTRATIVE SUFFISAIT LARGEMENT et pouvait durer éternellement (sur plusieurs années si ils avaient voulu être efficace) mais on a privilégié une action brève et puissante en prenant le risque d’un pourrissement de la situation. Et bizarrement Pecresse qui n’est pas si conne que ça, elle, elle l’a bien compris et s’en est servie.

      « Si au moins tout reprend, pourquoi pas décaler tout, à savoir, composer en septembre en ne prenant pas de vacances mais en suivant des cours. Mais, les profs vont-ils accepter de ne pas prendre leur vacances ? »

      Et les étudiants dans l’histoire : variable d’ajustement ... ça ne vous passe pas par la tête qu’ils pourraient peu-être avoir une vie en dehors des bancs de la fac ?
      Coup de gueule : ce sont les professeurs qui ont décidé de lancer ce mouvement, qu’ils en assument les responsabilités et que se soit dit clairement : les étudiants de certaines université ONT PERDU UN SEMESTRE, c’est un fait indiscutable si on est honnête deux secondes.

       
      • jma14
        jma14 répond à syrinxart
        • Posté à 12h43 le 13/05/2009
        • Internaute 31729

        La plupart de mes amis sont allés à la fac. Et de ce que j’ai compris de cette forme d’enseignement, c’est qu’il y avait peu de cours et beaucoup de travaille chez soit.
        Alors je me pose la question suivante : « Comment se fait-il que les professeurs-grévistes n’ont pas communiqué leur cours sur format papier, afin que les étudiants grévistes ou pas, bossent un minimum chez eux ? »

        C’est exactement le même principe qu’il y a avec les grèves d’ouvriers actuelles. Les syndicats la main sur le coeur nous expliquent qu’ils sont là pour protéger les Français. Alors que l’objectif premier est de négocier des indémnités plus importantes que les conventions par secteur (négociées d’ailleurs par les mêmes !).
        Y -a t’il eu une magnifestation contre les banques ? Non
        Y-a t’il eu une magnifestation des syndicats de banque contre leur dirigeant ? Non ! ! ! ! ! !

        Désolé, mais je crois bien que vous avez servi de chair à canon, comme j’ai également servi à mon époque.

        Ca je l’ai compris bien plus tard.

        • FabT
          FabT répond à jma14
          • Posté à 13h08 le 13/05/2009
          • Internaute 20688

          « Comment se fait-il que les professeurs-grévistes n’ont pas communiqué leur cours sur format papier, afin que les étudiants grévistes ou pas, bossent un minimum chez eux ? »

          Peut être parce qu’une grève, c’est cesser de travailler. Je ne suis pas concerné, mais a priori une grève où on arrête de travailler mais où on continue à servir le client, son employeur, etc je ne suis pas sûr qu’elle mérite de continuer à s’appeler grève...

          • prof-droite
            prof-droite répond à FabT
            prof
            • Posté à 17h47 le 13/05/2009
            • Internaute 64736
              prof

            La grève c’est cesser de travailler mais aussi de recevoir son salaire ce qui n’est pas le cas des enseignants... C’est beaucoup plus facile de faire une grève qui ne pénalise que les étudiants .

          • jma14
            jma14 répond à FabT
            • Posté à 18h00 le 13/05/2009
            • Internaute 31729

            Soit on a une conscience professionnel, soit on en a pas.
            Je suis désolé, mais ils n’ont défilé tous les jours. Ce qui leur a laissé du temps libre.
            La moindre des choses était de passer les cours en sous main, pour ne pas pénaliser les élèves. En tout cas c’est ce que j’aurais fait.
            Le diplome est une chose (et de toute façon on va leur donner) et la connaissance et la culture en est une autre. Rater un semestre sur 4 ou 5 années d’étude ce n’est pas rien.

          • Talou
            Talou répond à FabT
            • Posté à 23h02 le 13/05/2009
            • Internaute 18795

            Bonsoir, vous travaillez dans le privé, non ?
            Parce que vous parlez de « clents » ; Je pense aussi que les profs en grève solidaires de leurs « étudiants » et non pas clients*, (c’est tout l’enjeu ! ...), pourraient fournir l’enseignement « en dh des heures de grève » , mais qu’en toute petite partie ! ! ! 1 heure de cours magistral = 4 à 5 heures de boulot chez soi, et contrairement à ce qu’écrivent certains, il ne suffit pas d’avoir le poly d’un cours pour connaitre ce cours, sinon, je ne vois ce que font les étudiants en Fac ni pourquoi ils s’inscrivent et suivent (en temps normal) les cours ! ! !
            Ds le même ordre d’idées, c’est comme en hôpital, il est difficile de faire et suivre une grève p c que, même si vous êtes grévistes, vous ne laissez pas vos patients (et non pas « clients » ! ! !) sans soins, donc faire grève n’est pas toujours visible et difficilement efficace...

        • Talou
          Talou répond à jma14
          • Posté à 22h51 le 13/05/2009
          • Internaute 18795

          C’est comme entre le producteur et le consommateur ; les deux sont b... : Mais QUI DONC EN PROFITE ? ? ? ? (on se le demande bien ! ? ! ; et plein de gens continuent d’aller à Auchan et chez Leclerc...) ;
          Entre l’Etat et nous et nos désirs de manifester nos mécontentements et dénoncer les injustices, il y a les ...Syndicats (et ... l’UIMM ? ? ? ? ?)
          À cette heure ci, je pense qu’ils (Fac de Toulouse) ont été « gentillement » délogés par « les forces de l’Ordre » (n’est ce pas ?).
          En tout cas, moi je leur dis : Respect de tenir devant des voyous pareils.

          • jma14
            jma14 répond à Talou
            • Posté à 12h28 le 15/05/2009
            • Internaute 31729

            C’est une bataille entre voyou et voyou.
            Ce conflit est politisé par l’extrème gauche.

        • Talou
          Talou répond à jma14
          • Posté à 22h51 le 13/05/2009
          • Internaute 18795

          C’est comme entre le producteur et le consommateur ; les deux sont b... : Mais QUI DONC EN PROFITE ? ? ? ? (on se le demande bien ! ? ! ; et plein de gens continuent d’aller à Auchan et chez Leclerc...) ;
          Entre l’Etat et nous et nos désirs de manifester nos mécontentements et dénoncer les injustices, il y a les ...Syndicats (et ... l’UIMM ? ? ? ? ?)
          À cette heure ci, je pense qu’ils (Fac de Toulouse) ont été « gentillement » délogés par « les forces de l’Ordre » (n’est ce pas ?).
          En tout cas, moi je leur dis : Respect de tenir devant des voyous pareils.

      8 autres commentaires
    • Bertile
      Bertile répond à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      Citoyen
      • Posté à 12h15 le 13/05/2009
      • Internaute 79621
        Citoyen

      Bonjour,

      C’est plus compliqué que cela en a l’air. D’une part, pendant l’été, beaucoup d’étudiants travaille quand d’autres retournent dans leur pays. D’autre part tous les personnels ne sont pas en grève. Une grande partie des personnels administratifs travaillent encore, même s’ils sont d’accords avec les revendications des grévistes. Ils travaillent dans des conditions inhabituelles et précaires, donc fatiguantes. Je ne vois pas comment on pourrait leur demander de rester travailler cet été.

      Décaler l’année avec des sessions d’examen en Septembre, aura aussi un impact non négligeable sur l’année suivante.

      Effectivement, tout est compliqué. Merci au gouvernement de laisser pourrir cette situation (ironie !).Mais ne soyons pas dupe, le gouvernement veut faire le tri entre les universités. Il y arrive !

    • Mrfreeze
      • Posté à 15h18 le 13/05/2009
      • Internaute 60302
        clown

      Je ne pense pas que le problème vienne des profs, mais plutôt des étudiants qui doivent travailler durant l´été (et etre exploité bien sur...) afin de se payer leur année universitaire...Arrêtons de tout mettre sur le dos des profs s´il vous plaît !

  • profgryzzli
    profgryzzli
    Jeune
    • Posté à 10h58 le 13/05/2009
    • Internaute 42621
      Jeune

    Alors là, je suis heureux qu’enfin on parle des facs et de ce qu’il s’y passe.
    Non mais sérieusement, marre du Monde, marre de TF1, FR2, FR3....
    Le CNU donne environ 40 fac bloquées, combien en donne le ministère ? Entre 10 et 20...

    Lille 3 est aujourd’hui encore bloquée, et cela ne bougera pas, et si cela s’arrête cette année, tout le monde sait que cela recommencera septembre prochain.

    • Piouaille
      Piouaille répond à profgryzzli
      Etudiant
      • Posté à 11h27 le 13/05/2009
      • Internaute 61006
        Etudiant

      Tout à fait d’accord point-par-point. N’oublions pas Aix-marseille 1 (campus St-Charles) qui est aussi toujours bloqué.

    • Mrfreeze
      Mrfreeze répond à profgryzzli
      clown
      • Posté à 15h19 le 13/05/2009
      • Internaute 60302
        clown

      Moi je pense que la seule solution est la démission de notre gouvernement sourd aveugle et muet...

    • nada
      nada répond à profgryzzli
      • Posté à 18h26 le 13/05/2009
      • Internaute 25026

      Ils parlent de facs bloquées par des bloqueurs « arbitraires » des gauchos, des gens somme toute, sans conscience du mal que cela fait ! Pov’choux, ben non, il faut voir comment se passent les AG et combien d’étudiants restent des heures durant à débattre, des milliers ! ! ! ! quand les anti-bloqueurs ne viennent que pour voter, les feignants ! mais ils ne parlent jamais du pourquoi les blocages, du fondement de ce blocage ! Et maintenant, ils incitent à la baston, ça finira mal car la manipulation est grave et pire la nouvelle loi ! Quels crétins ceux qui crient au scandale et veulent rentrer en fac alors que c’est l’avenir de leurs enfants qui est en jeu et le leur aussi, soit dit en passant.
      C’est quoi une année de perdue contre 40 ans d’esclavage ! et c’est qui ce sarko qui décrète à tout va, comme un feu de bengale dans une poudrière ? Serait-il con ?

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 11h02 le 13/05/2009
    • Internaute 25391
      Flat4

    C’est compliqué ces histoires de blocages, par définition toute la fac ne peut pas s’exprimer (allez faire rentrer 25000 étudiants dans un amphi et compter les mains levées !), d’un autre coté c’est un des rares moyens pour avoir une visibilité médiatique.
    Le souci c’est que ce gouvernement ne plie pas quand des millions de gens sont dans la rue, alors ce n’est pas un blocage des facs, même s’il reprend en septembre, qui va lui faire peur. Mettez en face de ça une opposition politique aux abonnés absents et j’ai du mal à voir quelle pourrait être l’issue de ce mouvement en dehors du pourrissement, en attendant qu’un dérapage donne un prétexte au gouvernement pour envoyer les CRS.

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 11h19 le 13/05/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Je connais bien le problème, je suis étudiante dans une université qui est encore bloquée (blocage reconduit hier comme dans les autres).

    Nous discutons beaucoup avec nos professeurs, qui commencent tous à craquer.

    En tant qu’étudiants préparant un concours, on nous envoie à l’IUFM pour avoir cours malgré le blocage de la fac. Nous sommes donc préservés de l’agitation qui y reigne. Encore que ! La semaine dernière, nous avons du évacuer rapidement. Les cours avaient repris le lundi puisque le déblocage avait été voté le jeudi, mais le mardi il y a eu à nouveau AG, qui cette fois-ci à revoté le blocage (je passe sur les conditions de ce vote, je n’ai pas envie de polémiquer). Arrivée de CRS, lacrymo et j’en passe.

    Toujours est-il qu’on sent que les professeurs sont à bout. Mon professeur de linguistique est le président de l’UFR de langues vivantes, et lui qui d’habitude est d’une patience quasi infaillible, et bien il est devenu légèrement irrascible. Il vit avec son portable à côté de lui, et maintenant il y répond en cours. Une autre de mes profs est extrêmement stressée, et au moindre bruit elle est distraite et a du mal à se reconcentrer.
    Pour eux, c’est une soupape de décompression de pouvoir nous faire cours, mais ils ont du mal à le faire sereinement.

    Ils ressentent une immense frustration. Au début ils se sont efforcés d’encourager les étudiants à des actions intelligentes, responsables, qui donneraient une bonne image de la fac. Mais le gouvernement s’est entêté, du coup les manifestants se sont radicalisés, et maintenant ils servent les arguments contre-manifestants sur un plateau au gouvernement. Je suis entièrement d’accord avec le professeur qui a signé ce papier quand elle dit que la faculté « se tire une balle dans le pied ».

    Je discutais hier avec la prof dont je parlais plus haut.
    Elle me disait que l’année du CPE, elle participait au blocage, et elle avait un lien permanent avec les bloqueurs. Il y avait du dialogue. Elle-même a sa carte au PS.
    Mais elle dit que cette année, ce lien s’est rompu, on est parti dans du grand n’importe quoi. Il n’y a plus de dialogue avec les bloqueurs, ils se sont retournés contre l’université.
    Hier elle recevait un SMS d’une personne de l’adiministration pour lui donner des nouvelles de l’AG, qui lui disait : « ordre du jour à la Prévert ».
    Les débats sont sans fin... et parfois sans fond. On est maintenant bien loin des discussions sur les revendications du départ, à présent c’est sur l’économie en général, vous allez voir que bientôt ils vont militer pour la création d’un Etat palestinien. Ca se défend, mais on est loin du compte, et du cadre.

    • Sam de Toulouse
      Sam de Toulouse répond à bleuet1
      assez anard
      • Posté à 16h29 le 13/05/2009
      • Internaute 67677
        assez anard

      Pour être aux AG du Mirail, justement, jamais les ordres du jour et les débats n’ont étés aussi recentrés sur la lutte. Les années où la fac votait son rattachement au vénézuela d’Hugo Chavez, c’est fini. Et puis ce qu’on appelle les discussions sur « l’économie en général » c’est simplement replacer la LRU et les réformes en cours dans le cadre qui est le leur, entre autre le processus de Bologne et les politiques européennes de libéralisation.
      Tous les professeurs ne sont pas en train de craquer, certains craquent comme certains étudiants craquent mais la généralisation est le meilleur ennemie de la réalité.
      Enfin, quand toutes les actions « intelligents, responsables » ne servent à rien parce que l’adversaire qu’on a en face est plus rigide, determiné et coriace, voire dangeureux, qu’à l’habitude, la lutte doit aussi revetir des formes plus dures. Sinon ça revient à abdiquer. Peut être que certains ne sont pas près à subir le coût d’une lutte plus dure, mais qu’on ne vienne pas nous dire que c’est contre productif et qu’autre chose aurait marché. Autre chose n’auarit pas marché. C’est pour ça qu’on se radicalise. En en assumant, pour ma part, les dégâts, car une lutte dure ne se fait pas sans prendre des coups. Personellement, alors que je bosse pour gagner en partie ma croûte, tout l’été et au long de l’année, je n’ai pas envie de devoir attendre 10 ans pour valider mon master. Mais j’ai encore moins envie de laisser sacrifier, même en m’en plaignant, le principe de facs ouvertes à tous.

  • guyome
    • Posté à 11h44 le 13/05/2009
    • Internaute 11884

    J’ai été étudiant Toulouse(INSA, école d’ingé en maths) et y ai donné des cours, ma copine à étudier au Mirail (sciences de l’éducation) et sur les trois ans qu’on y a vécu, chaque année a connu une période de grêves de plus d’un mois (CPE, LRU,...).

    Même si la fac est notoirement marquée très à gauche (les université d’été d’Attac y on lieu par exemple), l’ensemble des revendications sont tout à fait justes. Dans son ensemble, et a part quelques point (BU), la fac est exsangue et dépassée.
    l’administratif est totalement dans les choux : mes vacations ont été payer plus de 6 mois après et mon bulletin de paye est arrivé un ans plus tard. Les locaux ne ressemblent plus à rien : couloirs non éclairé, câbles à nus, murs décrépis, etc... Matériel pédagogique inexistant : je me souvient d’un cours sur le cinéma (j’y était aller avec ma copine sans pourtant être inscrit au Mirail, et sans le moindre matériel de notes) où la prof était inaudible faute à un micro cassé (de longue date). À l’inverse, l’INSA, pourtant sous le statut d’université, dispose de bien plus de matériel pour bien moins d’élève (2000 contre largement plus 30000). Je sais même pas si la comparaison à un sens.

    Sans parler de la recherche (je fait une thèse en Norvège), les études au Mirail sont incroyablement sélectives (c’est une des meilleur fac d’espagnol en France, par exemple) et qui pour les plus endurants débouche sur ne allocation qui dépasse de quelque euros le SMIC. Et ce n’est rien par rapport aux locaux des labos de recherche.

    Je comprend que l’ensemble de l’université se sente marginalisée et parce que chaque réforme tape encore plus sur une fac plus que précarisée. D’autant plus que, visiblement, tout le monde s’en fou. Alors, oui. ceux qui le peuvent fuit la Fac, mais est-ce à cause des bloquage ou des réforme qui tue petit à petit ces universités ?

    • Cataphractaire
      Cataphractaire répond à guyome
      Keodedour ar bed
      • Posté à 14h13 le 13/05/2009
      • Internaute 58787
        Keodedour ar bed

      « Même si la fac est notoirement marquée très à gauche (...), l’ensemble des revendications sont tout à fait justes. »

      Cette phrase ressemble à un pléonasme.

  • marie 75
    • Posté à 11h44 le 13/05/2009
    • Internaute 3563

    des news hors circuit officiel :

    cf site fabula : Prochaines manifestations :

    Mercredi 13 mai :

    Nice : La ronde des obstinées version niçoise est invitée ce mercredi 13 mai de 17h à 21h sur la place Masséna à Nice.

    Amiens : Opération « Champs des morts » + diff. rdv 11h Macu - 11h30 place Gambetta

    Clermont Ferrand : place de Jaude 12h-14h : ronde des obstinés.

    Grenoble : « Ronde des obstinés, pour la défense du service public et de l’emploi » 13h-15h (UJF au DLST pour Exposciences) suivi d’une action coup de poing à 15h (RDV 14h30 DLST-UJF) puis 19h-23h (Notre Dame)Limoges : Ronde des obstinés, 18 heures et 19 heures place de la Motte Nancy : La ronde des obstinés Place Stanislas 16h-19h

    Orléans : 8H00 : blocage de l’ISTE (proche du CNRS) - 11H00 : rendez-vous en GMP pour la non-tenue des examens (IUT).

    Strasbourg : 11h30-13h, La Ronde des lecteurs obstinés. Nous invitons toute la population à se rendre chaque jour,ou le plus souvent possible, à partir de mardi 14 place Kléber muni d’un livre entre 11h30 et 13h.

    Toulouse : La « Ronde des obstinés » à Toulouse, place du Capitole 16h-19h

    Jeudi 14 mai :

    Manifestations à Paris et en régions. Opérations labo morts et blocage des services administratifs.
    À Caen le 14 mai : Manifest-action, départ à 14h au phénix.

    À Paris : manifestation hospitalière, départ à Montparnasse à 11H30.

    Le parcours déposé pour la manifestation universitaire part de Jussieu à 14 h pour aller à Matignon, avec arrêt à Sèvres Babylone.

    Le Snesup-FSU, principal syndicat de l’enseignement supérieur, a appelé jeudi à manifester le 14 mai : « Nous appelons à manifester pour l’emploi, contre la précarité et contre l’ensemble de la politique universitaire du gouvernement », a dit à l’AFP Michelle Lauton, secrétaire générale adjointe du syndicat. « Le gouvernement prend seul le risque de voir les examens perturbés, le semestre et la fin de l’année universitaire remis en cause », affirme le Snesup-FSU dans un communiqué. « Les réponses récentes du gouvernement sont loin d’être à la hauteur des revendications portées par le Snesup et la communauté universitaire », ajoute le syndicat. Il demande de nouveau « l’abrogation » du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, notant que la circulaire d’application « n’en fait pas un décret acceptable ». Il exige aussi « l’abandon de la réforme actuelle » de la formation des enseignants des premier et second degrés.

    Une nouvelle Academic Pride (marche de tous les savoirs) serait aussi prévue jeudi 4 juin.

    Voir aussi (et surtout) notre page Convergence des luttes (2) : mai 2009

    Dates retenues par les organisations syndicales pour de nouveaux carnavals interprofessionnels : le mardi 26 mai, le samedi 13 juin.

    Dépêche - Associated Press, 04/05/09

    Syndicats : journées de mobilisation interprofessionnelles les 26 mai et 13 juin Les organisations syndicales réunies lundi soir au siège de la CFTC ont décidé d’appeler à deux nouvelles journées de mobilisation interprofessionnelles, l’une en semaine le mardi 26 mai, l’autre le samedi 13 juin, a-t-on appris de sources syndicales.

    Les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, FSU, UNSA et Solidaires, étaient réunis lundi à Paris depuis 17h, une réunion qui se poursuivait peu après 21h30, a-t-on constaté sur place. Si les syndicats sont tombés d’accord pour appeler à des manifestations dans toute la France le 13 juin, les discussions semblaient plus longues quant aux modalités d’organisation de la mobilisation du 26 mai.

    AP

  • Chmed
    Chmed
    duc spé
    • Posté à 11h45 le 13/05/2009
    • Internaute 79614
      duc spé

    Le pire dans tout cela, c’est que la presse (je parle surtout télévision et grande radio, les médias les plus entendus de la population) ne relaie que très la grogne des universités...

    Alors que ce qui se passe est GRAVE, et que nous nous battons une fois de plus pour nos droits... Le gouvernement a réussi, il a gagné puisque la plupart des universités ont repris le chemin du boulot : la peur de perdre une année entière fait reculer les étudiants et universitaires.

    Le président a tout, ne l’oublions pas... La télé, c’est lui, les radios, c’est lui... Il fait ce qu’il veut. Et quand je vois que l’UMP est en tete dans les sondages pour les européennes... En même tps, le seul parti capable de lutter contre ché gros cons d’l’UMP, c’est euh... comment s’appelle déjà... Ah ! Oui ! Le PS...

    • lilialbazar
      lilialbazar répond à Chmed
      travailleure sociale à Toulouse
      • Posté à 16h23 le 13/05/2009
      • Internaute 36758
        travailleure sociale à Toulouse

      perdre une année universitaire ce n’est pas une peur, c’est une réalité ; qui peut se payer ça ? en tout cas, ras le bol de ne pas trouver de solutions depuis x années c’est le bordel à la fac du mirail. pourquoi ? pour rendre service au gouvernement ? la fac coule et je comprends que les étudiants s’en détournent. est-ce ce que veulent les grévistes démocrates qui empêchent les étudiants de s’instruire ? la fac du mirail c’est fini, qui a gagné à votre avis ? qui a perdu les étudiants et leurs parents qui paient chers une année de cauchemar. croyez vous que les filles de pécresse vont à la fac du mirail ? marre de ce désastre annoncé depuis des années. et ceux qui parlent pour les autres en disant qu’une année ce n’est rien, ne vous gênez pas pour donner le smic à tous ceux qui ont un logement à payer etc pour l’année ; c’est voter aux élections qui peut changer les choses. c’est le sarkozysme qui plait aux français, faut il encore en plus que le peuple soit privé d’université. amusez vous à me répondre que je fais le jeu de la droite et je vous envoie mes crédits à rembourser.

  • supprimé à la demande du riverain 13 mai
    • Posté à 12h07 le 13/05/2009
    • Internaute 73950
      ....

    Madame la Professeure, est-il vrai que depuis le début du conflit, ce sont les sciences « molles », plus ou moins bidon, qui font grève ?

    • Éric  Perrin
      • Posté à 12h35 le 13/05/2009
      • Internaute 51185
        Ginkonaute

      Pour tenir de tels propos vous devez être adepte des drogues dures !

    • Disciple ressucité
      • Posté à 13h38 le 13/05/2009
      • Internaute 71674

      Est fâché, l’énergumène,
      Avec les sciences humaines.
      La science doit être dure,
      Pour mériter l’imprimatur.

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain 13 mai
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 13h43 le 13/05/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      Tu changes de pseudos
      mais pas du tout de credo.
      Tu quittas Istanbul
      mais pas tes slogans nou-les !

    • Emma T.
      Emma T. répond à supprimé à la demande du riverain 13 mai
      Camille est sur SeXpress
      • Posté à 14h45 le 13/05/2009
      • Internaute 40366
        Camille est sur SeXpress

      Vous rigolez ?

      C’est sûr que Bruno Chaudret, Yves Langevin et Yves Laszlo sont des spécialistes de ce que vous appelez avec un incompréhensible mépris les « sciences molles plus ou moins bidon »...

      Je me demande tout de même où vous prenez vos informations.

      Lien

      Lien

      D’autre part, comment faites-vous la distinction d’une UFR de mathématiques en grève au sein d’une Université pluridisciplinaire comme par exemple l’Université de Bourgogne ou Diderot Paris 7 ?

      Vous attribuez un « coefficient de sérieux » proportionnel à la capacité de résoudre des intégrales ?

      Voilà qui est fort peu scientifique.

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 14h51 le 13/05/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Je pense qu’il ne fait pas référence aux disciplines en tant que telles, mais plutôt au fait que certaines disciplines de sciences humaines sont, en premier cycle du moins, des poubelles où s’entassent nombre d’étudiants médiocres qu’on n’a pas pu orienter correctement, et qui n’ont qu’une chance sur deux ou trois de décrocher ne serait-ce qu’un Deug, et à peu près aucune chance de trouver du travail une fois sortis de la fac.

        Que ceux-là jouent à faire la révolution chaque année, ce n’est pas très surprenant ; ça les occupe...

         
        • Sam de Toulouse
          • Posté à 16h34 le 13/05/2009
          • Internaute 67677
            assez anard

          Je joue à faire la révolution, mais avant d’arriver dans cette « poubelle » dont tu parles de science humaine au sein de la fac, je suis passé par une classe prépa et l’IEP de Toulouse (assez peu poubelle tu en conviendras ?) que j’ai quitté de mon plein gré alors que j’étais admis en année supèrieur pour découvrir quelque chose qui n’existe pas à l’IEP : l’esprit critique et la liberté d’esprit. Songe à aller faire un tour à la fac et à faire la même chose pour avoir une pensée un peu moins « poubelle ».

        • Emma T.
          Emma T. répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          Camille est sur SeXpress
          • Posté à 16h40 le 13/05/2009
          • Internaute 40366
            Camille est sur SeXpress

          Mmmouaih.... Vous pensez vraiment que c’est ce qu’a dit et ce à quoi pense « supprimé à la demande du riverain 13 mai » dans son com ?

          Que certaines facs soient surchargées et que les conditions de travail y soient mauvaises est une tout autre affaire mais pour le coup, je vous assure qu’il faudrait arrêter de traiter les étudiants et enseignants en sciences humaines de tas de fainéants et que les facs de sciences et l’ENS Cachan et Lyon participent eux aussi largement à la lutte contre la loi Pécresse.

          Par exemple : Lien

          C’est trop facile de ramener toute contestation à la caricature d’ « activité saisonnière pour étudiants paumés ». D’ailleurs c’est faux, les paumés, ils restent chez eux, ce sont souvent les très bons étudiants qui « bossent le combat ».

        2 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 12h05 le 13/05/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    quelques explications sur Grenoble III (Stendhal) :
    la très grande majorité des votants a demandé la neutralisation du semestre, cf le communiqué de la présidence :
    Lien

    cela ne veut pas dire que la lutte ne continue pas, d’une part pour obtenir cette neutralisation, d’autre part contre la réforme Pécresse. Les résultats du vote sont extrêmement significatifs :
    Lien

    Bon, je ne suis plus étudiante, mais je sais qu’il y a de très très nombreux étudiants étrangers qui doivent valider leur année avant de repartir chez eux, et un grand nombre d’étudiants demandent une bourse Erasmus pour effectuer une année à l’étranger et doivent valider cette année 2008 - 2009.

    Je soutiens tous les étudiants et enseignants qui luttent contre la réforme, quelle que soit la forme de la lutte décidée par les AG

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 12h05 le 13/05/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    L’Etat, gouverné par la droite ou par la gauche, a déconstruit les universités au profit des instituts privés (voire l’affaire de la collation des diplômes, reconnaissance des cathos, décret du 16 avril 2009), comme il a déconstruit pour mieux privatiser les PTT, la SNCF, EDF-GDF, etc.

    La grève peut peser sur des décideurs qui veulent faire vivre les services publics mais qui se trompent d’orientation.
    Mais elle ne fait qu’accélérer la déconstruction engagée par ceux qui veulent la mort des facs, en l’occurence.

    Ceux qui veulent que les services publics existent doivent au contraire reconstruire ceux-ci.
    Cela nécessite des moyens financiers considérables, et biensûr l’Etat, gouvernés par la droite ou par la gauche, ne fournira jamais ces moyens. Il faudrait augmenter l’impôt sur les bénéfices...

    Ceux qui veulent que les services publics existent doivent prélever eux-même ces moyens financiers dans les établissements de gardiennage des capitaux privés, et les affecter eux-même aux postes budgetaires qui permettront un développement des services publics tel que la concurrence privée semble désuète.

    Le Mirail devrait Monter un IUT « expropriation de capital », çà sauverait le quartier, fac comprise...

  • evariste.lyon
    evariste.lyon
    Antidoxeur
    • Posté à 12h14 le 13/05/2009
    • Internaute 64561
      Antidoxeur

    Bravo pour le faux paradoxe « édifiant » soulevé l’air de rien, mais qui n’est qu’un effet rhétorique pour dénigrer le mouvement : un grève a TOUJOURS des effets pervers et des personnes qui en souffrent. Sauf que cette grève est un rempart contre un démantèlement programmé de l’université.

    Vous semblez déplorer la larme à l’oeil l’exil vers l’ICT. Mais vous oubliez que le gouvernement vient d’autoriser les universités catholiques à délivrer des diplômes... faut-il s’étonner que ceux qui en ont les moyens envoient leurs enfants étudier là où il y a l’argent (et les subventions publiques : je cite le site de l’ICP : « L’Institut Catholique de Paris bénéficie d’une subvention publique qui ne couvre que 31 % de ses besoins de financement » ce qui est énorme, et avec des frais de scolarité de 4000 euros).

    Bref tout est orchestré, comme pour l’école publique, pour qu’enfin les universités privées prennent le dessus sur le public, et qu’on enterre enfin la massification de l’enseignement supérieur.

    Laissez donc les mobilisés tenter une dernière fois de lutter contre.

    • Mamz
      Mamz répond à evariste.lyon
      Etudiante
      • Posté à 13h03 le 13/05/2009
      • Internaute 50318
        Etudiante

      « le gouvernement vient d’autoriser les universités catholiques à délivrer des diplômes »

      Je ne saisi pas, les universités catholiques délivrent des diplômes depuis longtemps déjà, non ? Ou alors j’ai mal compris le sens de votre phrase.

      J’ai eu l’occasion de fréquenter une fac catholique, puis je me suis dirigée vers le public, j’ai donc eu un aperçu assez saisissant des différence entre ces deux universités. Et ça ne me plait pas de faire ce constat mais si je me base sur mon expérience de ces deux dernières années, je peux affirmer que l’université privée à déjà le dessus depuis longtemps sur le public ... Ils ont des locaux bien mieux adaptés, du bon matériel, des professeurs « célèbres » (je n’entend pas par là qu’ils sont « meilleurs » que dans le public, mais il faut avouer que le privé peut se payer de très bon profs) bref de toute façon l’argent de universités privées leur permet déjà d’avoir une bonne longueur d’avance sur les universités publiques ...

      Heureusement ça ne fais pas tout, j’avoue me plaire bien plus dans le public que dans le privé et l’argent n’y fera rien, c’est plutôt une question d’environnement et d’ouverture (en gros la fac catho c’est génial pour faire ses études mais absolument pas pour se faire des amis, ou pour apprendre la vie tout simplement, l’argent a bouffé le cerveau de 80% de leurs étudiants ce n’est pas un environnement très agréable, qu’on ai de l’argent ou pas.)

      • FabT
        FabT répond à Mamz
        • Posté à 13h18 le 13/05/2009
        • Internaute 20688

        « je peux affirmer que l’université privée à déjà le dessus depuis longtemps sur le public … Ils ont des locaux bien mieux adaptés, du bon matériel, »

        Évidemment, puisqu’ils ont un budget supérieur, avec des frais de scolarité que beaucoup ne peuvent pas se payer ! C’est justement une des critiques qui apparait dans les billets ci-dessus....

        « des professeurs “ célèbres ” »

        Ca, c’est rigolo, car très peu de laboratoires sont affiliés aux universités privés. Elles n’attirent absolument pas les personnes les plus ’renommées’ (car un enseignant à temps plein n’est jamais célèbre, un enseignant-chercheur l’est plutôt grâce à sa recherche). Sûrement car ce type de personne choisit plus son poste par conviction/éthique que par attrait de l’argent ...

         
        • Mamz
          Mamz répond à FabT
          Etudiante
          • Posté à 22h30 le 13/05/2009
          • Internaute 50318
            Etudiante

          En fait je faisais surtout référence, à propos des profs célèbres, à leur activités parallèles. Il faut dire que je ne suis pas des études scientifiques et que ces profs en question étaient (entres autres) artistes, plasticiens, journalistes etc. bref une bonne partie de mes profs n’étais absolument pas profs à plein temps (et sont mieux rémunérés ça je n’en doute pas). C’est aussi une différence radicale avec le public où la majorité des enseignants sont prof a plein temps.

          « Évidemment, puisqu’ils ont un budget supérieur, avec des frais de scolarité que beaucoup ne peuvent pas se payer ! C’est justement une des critiques qui apparait dans les billets ci-dessus…. »
          Bien sur, je ne faisais que répondre à Evariste qu’il me semble improbable que tout soit orchestré pour que le privé prenne le dessus parce que c’est déjà le cas. C’est un constat malheureux certes mais bien réel.

          Et oui tout ça c’est encore une affaire de fric, mais je remarque aussi que l’argent ne fais pas tout. Que le savoir ne dépend pas seulement des moyens matériels. Que l’université publique est, par son accessibilité et par son environnement qui inclut la diversité tant culturelle que sociale, un lieux bien plus propice à l’apprentissage que n’importe quelle université privée et hors de prix où la culture du fric et du m’as-tu-vu prime sur tout le reste (j’exagère a peine ...).

        1 autres commentaires
      • evariste.lyon
        evariste.lyon répond à Mamz
        Antidoxeur
        • Posté à 23h36 le 13/05/2009
        • Internaute 64561
          Antidoxeur

        « En pratique, les universités catholiques devaient donc jusqu’ici, pour conférer une licence ou un doctorat, soit passer une convention avec une université publique, soit demander au recteur d’académie d’organiser un jury d’État chargé d’évaluer leurs candidats… » (La croix) Il y a(vait) un monopole d’état pour la délivrance des diplômes de l’enseignement supérieur.

        Pour ce qui est de la « célébrité » des enseignants des Instituts catholiques, désolé, je n’ai jamais entendu parler dans le milieu universitaire d’un chercheur connu qui soit rattaché à un institut catholique (peut-être en théologie, et encore, puisque les enseignants-chercheurs de théologie dans le public il y en a - malheureusement à mon goût - en Alsace). La seule personne que je connais qui a été prof dans une « catho » était thésarde, et ensuite elle a eu un poste de maître de conf... dans une université publique.

        En résumé, il y a juste beaucoup plus d’argent par tête de pipe dans le privé, et pour cause, ils perçoivent à la fois l’argent public et les frais de scolarité privés, mais les Prix Nobel et les Médaillés Field ont fait leur recherche dans des bureaux exigus dans la fac pourrie d’Orsay ou l’amiantée Jussieu, et payés en début de carrière 1600 euros, point.

        Et bien sûr, ce système qui fait le 6ème pays en matière de recherche, et 17ème en matière de dépenses par PIB, c’est trop pour notre gouvernement : il faut TOUT reverser au privé.

  • chrisreal
    chrisreal
    Prof Université
    • Posté à 12h19 le 13/05/2009
    • Internaute 10866
      Prof Université

    bonjour
    et non le snesup (syndicat majoritaire) ne prône pas la validation automatique cf Libe (dommage que l’auteur de l’article ne lise pas ses confrères)..so that

    L’Unef, le Snesup-FSU et SLU appellent à la tenue des examens

    Alors que l’UMP et Xavier Darcos jettent de l’huile sur le feu universitaire, le principal syndicat du supérieur, le Snesup-FSU, l’Unef, Sauvons l’Université et Sauvons la Recherche viennent de montrer leur sens des responsabilités. Tout en appelant la communauté universitaire à poursuivre sa mobilisation sous des formes diverses, ces organisations ont signé un appel solennel afin que tous les étudiants puissent voir leur année et leurs diplômes validés.

    Ce communiqué souligne les responsabilités du gouvernement dans la crise, comme les conditions indispensables pour la réussite des examens : ils ne doivent porter que sur les enseignements effectivement réalisés pour tous ; les modalités de rattrapage ne doivent en aucun cas priver les étudiants de ce recours, le versement des bourses ne saurait être interrompu au pretexte d’un manque d’assiduité dû au mouvement de contestation.

    Voici ce communiqué :

    INTERSYNDICALE ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – RECHERCHE

    Examens universitaires : le gouvernement doit répondre aux revendications pour permettre à tous les étudiants de valider leur semestre

    Par ses tergiversations et son refus de répondre clairement aux revendications portées par les personnels et les étudiants depuis 14 semaines, le gouvernement porte aujourd’hui l’entière responsabilité des conséquences de la poursuite du conflit au sein des universités. Il est comptable de la situation et de l’avenir des étudiants.

    Les organisations soussignées condamnent l’attitude fermée et agressive du gouvernement. Elles refusent la dramatisation à laquelle se livre de manière irresponsable et dangereuse le gouvernement, au travers des déclarations de V. Pécresse, X. Darcos et F. Fillon. Elles dénoncent la volonté de la Ministre d’enfermer la mobilisation actuelle dans le débat sur les examens universitaires pour mieux se défausser de ses propres responsabilités.

    Dans de nombreuses universités, les communautés universitaires, dans le respect des prérogatives des CEVU et CA, ont trouvé des modalités d’examens, aménagés ou non, qui se mettent déjà en oeuvre, ce que le gouvernement feint d’ignorer. Les discussions se poursuivent ailleurs. La force de cette exceptionnelle mobilisation réside dans son unité. En l’absence de réponses du gouvernement, les organisations soussignées estiment que la mobilisation doit se poursuivre. Ses formes doivent permettre à tous les étudiants de valider leur semestre et/ou leur diplôme dans les meilleures conditions.

    La validation du semestre et l’obtention des diplômes doivent reposer sur une juste évaluation des étudiants. Celle-ci suppose la mise en oeuvre d’aménagements de la fin de l’année universitaire (report du calendrier de sessions d’examens, compléments de formations, cours de rattrapages, meilleure prise en compte du contrôle continu, modifications du contenu des épreuves ou de leur forme, etc.). Ces aménagements ne sauraient être un effacement du mouvement, comme le sous-entend la Ministre. Il appartient aux étudiants et aux personnels de décider des modalités les plus adaptées au sein de chaque université, en fonction de la situation locale afin qu’aucun étudiant ne soit pénalisé.

    Nous exigeons que la Ministre et les présidents d’universités apportent les garanties suivantes, préalables à une organisation de la fin du semestre qui ne pénalise aucun étudiant :
    - les examens ne doivent porter que sur les enseignements effectivement réalisés pour tous
    - les modalités de rattrapages ne doivent en aucun cas priver les étudiants de leurs droits (suppression des sessions de rattrapage par exemple)
    - le versement des bourses ne saurait être interrompu au motif d’un manque d’assiduité

    La mobilisation particulièrement forte et unitaire dans les universités exige des réponses. La stigmatisation, la dramatisation et les provocations verbales sont de nature à renforcer l’incompréhension et l’exaspération au sein des universités. Le gouvernement doit trouver le chemin du dialogue au lieu de jeter de l’huile sur le feu. C’est à lui, en satisfaisant les revendications, de créer les conditions qui permettent aux étudiants de valider leur année.

    Paris, le 12 mai 2009 SNESUP-FSU – SNCS-FSU – SNEP-FSU – SNTRS-CGT - UNEF – SLU - SLR

    Chris

    • supprimé à la demande du riverain 13 mai
      • Posté à 13h33 le 13/05/2009
      • Internaute 73950
        ....

      « Alors que l’UMP et Xavier Darcos jettent de l’huile sur le feu universitaire, le principal syndicat du supérieur, le Snesup-FSU, l’Unef, Sauvons l’Université et Sauvons la Recherche viennent de montrer leur sens des responsabilités. »

      Il faut vraiment être gonflé pour écrire cela. L’année universitaire de bcp d’étudiants, souvent pauvres et qui voient leur avenir compromis, est sabotée, saccagée et vous osez parler de sens des responsabilités ? Le comble de la tartufferie est de se défausser et de faire porter la responsabilité de cette situation calamiteuse sur le gouvernement, gouvernement légitime de notre démocratie, mandaté par le Peuple souverain pour réformer l’Université. Et il paraît que les EC grévistes continuent d’être payés ? Mais c’est scandaleux !

      • Banana ex de juanitoto
        Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain 13 mai
        Je déteste rue89, tous les (...)
        • Posté à 13h58 le 13/05/2009
        • Internaute 67910
          Je déteste rue89, tous les (...)

        « Le comble de la tartufferie est de se défausser et de faire porter la responsabilité de cette situation calamiteuse sur le gouvernement, gouvernement légitime de notre démocratie, mandaté par le Peuple souverain pour réformer l’Université. »

        pas plus que toi quand tu répands
        ici et là tes vieux slogans ...
        et sache que si pécresse,
        ce conflit s’enliser, laisse
        c’est que ce ne sont pas
        les enfants de ces gens-là
        qui fréquentent l’université :
        eux c’est grandes écoles à frais élevés
        et cours et tout bien protégés !

    • Marie Brunerie
      Marie Brunerie répond à chrisreal
      Auteur(e) de l'article Prof à Sciences Po Toulouse
      • Posté à 21h31 le 13/05/2009
      • Internaute 39851
        Prof à Sciences Po Toulouse

      « dommage que l’auteur de l’article ne lise pas ses confrères » : je les lis, cher collègue, mais tiens aussi mes infos du terrain et pas de la seule lecture des communiqués de syndicat et de Libé :
      j’ai suivi toute l’AG d’hier (3h30) et vous cite la position du SNESUP énoncée hier au micro, la citation est LITTERALE : « le SNESUP défend la validation du semestre, attention, soyons précis, nous n’appelons pas à la tenue d’examens ». L’AG ayant voté hier en premier lieu d’exclure les caméras de l’assemblée, je ne peux malheureusement pas vous donner de lien vidéo et ne retranscris ici que mes notes « de terrain »,
      mon papier traite de l’AG d’hier, au Mirail, unité de lieu, de temps et d’action qui prouve que les syndiqués sur site peuvent parfois énoncer des propos différents de leur représentation parisienne/nationale,
      bien cordialement

  • A déménagé le 13-10-11
    • Posté à 12h20 le 13/05/2009
    • Internaute 29372
      non connu

    Allez, rigolons un peu :

    Combien d’étudiants bloqueurs faut-il pour changer une ampoule ?

    Aucun, la dernière AG a voté l’obscurité.

    Gnark gnark, je sais, c’est méchant, mais je n’ai pas pu résister ; o))

  • henribourso
    • Posté à 12h22 le 13/05/2009
    • Internaute 27270

    Si le gouvernement cède devant des MERDEUX, cela poussera le Mammouth à dicter sa loi CHAQUE année !

    Il faut laisser ceux qui ont étudié réussir. Les autres, ON S’EN TAPE !

  • jma14
    • Posté à 12h24 le 13/05/2009
    • Internaute 31729

    Tout cela il fallait y penser avant.
    Quand au luluberlu qui veulent leur diplome d’office, il faudrait peut-être leur expliquer qu’il se contre-disnet. Leur grève consiste à améliorer leur condition d’étudiant afin que leur enseignement et leur diplome soient de qualité ! Hors pour cette année se ne sera pas le cas.
    Encore une fois les étudiants bosseurs auront servi de chair à canon entre état et syndicats. Ces deux entités n’ont toujours pas compris que toute civilisation repose sur sa jeunesse.

    Il va encore falloir trier les CV selon cette dernière grève comme nous l’avons fait pour le CPE.

  • Francois Toulouse
    • Posté à 12h27 le 13/05/2009
    • Internaute 8648

    « le blocage est contre-productif pour les étudiants eux-mêmes : le Mirail, c’est près de 25 000 étudiants (dont près de 4000 étrangers qui quitteront Toulouse avant l’été ) mais c’est surtout 30% de boursiers et une fac qui enregistre une baisse de 23% d’inscriptions en deux ans, une perte sèche de 5000 étudiants depuis 1995, une fac qui, en huit ans, a connu sept blocages ! »

    Plusieurs facteurs expliquent cette baisse, dont la démographie, et une desaffection plus générales vers les Sciences Humaines, or la phrase est tournée de façon à faire croire que les blocages à répétition entraînent la totalité de la baisse des effectifs.

    • Marie Brunerie
      Marie Brunerie répond à Francois Toulouse
      Auteur(e) de l'article Prof à Sciences Po Toulouse
      • Posté à 21h24 le 13/05/2009
      • Internaute 39851
        Prof à Sciences Po Toulouse

      « desaffection plus [générale]vers les Sciences Humaines » : tout à fait vrai, vous avez raison , sauf que sur toutes les facs de lettres et sc humaines françaises, la fac du Mirail est en 1ère position en termes de baisse d’inscriptions ! Aux facteurs démographique et à cette désaffection s’ajoute donc, un autre élément, assez impalpable mais finalement facielement compréhensible, d’explication.

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