Politique-fiction : pourquoi Sarkozy sera réélu en 2012
Dimanche 6 mai 2012, 20 heures : Sarkozy l’emporte avec 56% des voix.
On se souvient de la très rapide et durable chute de popularité du président après son élection ; on se souvient également de la vive détestation qu’une importante partie de l’électorat lui a toujours voué. Comment dès lors expliquer un tel succès ?
Le président a traversé deux graves crises (de personnalité en 2008, puis économique en 2009). Pourtant son socle électoral n’a jamais été atteint et il s’est maintenu durant ces crises entre 35 et 40% d’opinions favorables en moyenne, là où Mitterrand et Chirac avaient sombré jusque vers 20%.
C’est là la première explication de son succès : environ 40% de l’électorat lui était acquis d’avance. Comment expliquer ce soutien malgré les graves difficultés rencontrées ?
Sarkozy, c’est l’énergie, le mouvement, la transgression de la langue de bois et des tabous de la société, le bousculement des situations acquises. C’est la réforme permanente. Une bonne partie de l’électorat, exaspérée par les années Chirac vécues comme une période de renoncement et de déclin, s’est senti revivre.
Ces électeurs ont maintenu leur soutien au Président, même quand ils n’approuvaient pas son comportement ou certaines de ses actions, car ils lui faisaient confiance, au fond, pour mener à bien les réformes et secouer le système. Ils l’auraient d’ailleurs lâché s’il s’était chiraquisé en levant le pied.
Il a bénéficié d’un électorat de premier tour qui le soutenait sans l’aimer, ce qui est habituellement réservé au candidat de second tour. Un bon tiers de son socle électoral ne l’aime pas et ne l’inviterait pas à dîner. Mais lui fait confiance « pour le job ; pour faire le boulot ».
Remémorons-nous un instant les principales étapes qui l’ont mené à la victoire :
- tout d’abord, l’effondrement du FN lui a permis de faire une campagne plus orientée au centre, même si, bien entendu, il n’a pas oublié les exercices obligés sur l’immigration et la sécurité ;
- ensuite, bien que l’on pourrait discuter de son bilan réel, il a pu dire qu’il avait fait ce qu’il avait dit, qu’il avait réformé ;
- puis, il a rappelé qu’il avait été un leader fort, qui avait tenu la barre avec succès par gros temps, et qu’il avait acquis une stature internationale reconnue dans le monde ;
- enfin, il a tenu tête à de nombreux mouvements sociaux, le plus marquant restant le mouvement des enseignants-chercheurs suivi de la loi incriminant le blocage des universités. Les électeurs ont apprécié cela, même s’ils n’ont pas toujours bien compris sa déclaration de l’époque :
« Bloquer une entreprise, ce n’est que de l’économie ; ça ne veut pas dire que c’est acceptable, mais ce n’est que de l’argent. Alors que bloquer une université, un lycée, c’est bloquer le savoir, c’est interdire la transmission du savoir, c’est remplacer le livre par la barre de fer. Cela ne sera plus toléré en France. »
Et son coup de génie a été le positionnement de la campagne, qu’on peut résumer à deux slogans :
« Nous avons ensemble fait des choses difficiles en cinq ans, on en a bavé, mais il fallait le faire, et je félicite les Français de l’avoir fait, d’avoir eu ce courage et cette ténacité. Maintenant, nous allons profiter des fruits de ce que nous avons fait ensemble : ce nouveau quinquennat sera celui de la profitation pour tous ! »
et :
« Tout ce que propose la gauche, c’est de revenir en arrière, c’est d’annuler les efforts que les Français ont courageusement faits depuis cinq ans. »
Cette orientation, ajoutée à la quasi inexistence du PS, et à l’affaiblissement de Bayrou suite au terrible scandale qui l’a touché en 2011, lui a assuré un premier tour exceptionnel et un élan irrésistible au second tour.
Pourtant, « la profitation pour tous », il fallait oser. De l’art de récupérer un slogan radical et de le recycler en un thème de campagne porteur sans crainte du paradoxe.
Mais sur le fond, il reste de nombreuses réformes à terminer ; la profitation pour tous devra attendre un peu, même si la génération suivante, qui veut succéder à Sarkozy en 2017, veillera à ce que des mesures soient prises visant à rendre plus facile la vie des Français modestes.
Un mot à propos de l’aveuglement d’une partie de la gauche et de ses intellectuels qui étaient jusqu’en début d’année convaincus que Sarkozy ne serait pas réélu.
C’est un aveuglement qui a été causé par la haine et le mépris. Mépris d’un personnage qu’ils détestent, et dont la supposée inculture et le mauvais goût les révulsent. Et haine de quelqu’un qui est de droite et qui ne s’en excuse pas.
On n’avait pas vu cela en France depuis longtemps, sous le régime d’une pensée dominante gauchisante, et ça a été vécu comme une transgression, et comme une humiliation, ce qui les a amenés à prendre leurs désirs pour des réalités en se convainquant que le président était lâché par l’opinion.
La messe était dite dès 2009, et la suite n’a été qu’exécution talentueuse d’une feuille de route implacable, avec le soutien involontaire d’une opposition défaillante. Il suffit de lire ce que proposait Laurent Joffrin dans Libération début mai 2009 comme stratégie gagnante pour la gauche pour s’en convaincre...
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Le Point, Le Figaro, l’Express..... ils sont tous les devins de l’information. Ben moi aussi je peux le faire.
Le titre :
La défaite cuisante de Nicolas Sarkozy à la présidentielle.
Dés le premier tour, Nicolas Sarkozy n’a pas eu les voix nécessaires pour accéder au second tour de l’élection présidentielle de 2012. Avec moins de 8% ( 7,6%) des voix, Nicolas Sarkozy se retrouve quatrième juste derrière M. de Villepin (12%) mais devant Olivier Besancenot (6.8%). Contacter par Le Figaro, le président en exercice est abasourdi :
« Je comprend pas ! J’ai tout bien fait pour mes con-citoyens ! Y a un bléme-là, il faut refair l’élection, c’est pas possibe ! ! ! »
Contacté par Le Point, le premier ministre Bernard Tapie est introuvable....
Ni monsieur Mélanchon, ministre des finances, ni M. Copé ministre des affaires sociale ni meme M. Dray ministre du budget n’ont voulu s’exprimer sur le sujet. Seule Rachida Dati ministre de la culture à bien voulu répondre avant de s’engouffrer dans une voiture immatriculé a Dubaï. « Ouai ! ! ! c’était prévisible tout de même s’augmenter de 600% avant les élections c’était abusé puisque dans le même temps nous avons augmenter de 80% les impôts sur les ménages, forcément ça plaît pas à tout le monde, bon je me casse là, salut.... Zorha ! ! ! viens ici.... Oui on va voir papa, allez viens....
De son coté M. Fréderic Lefebvre le nouvel homme fort du groupe BFRT (Bouygue, France Radio Télévision) affirme : “Nous avons la preuve que les socialistes et le MoDem ont falsifié les résultats dans tout les bureaux de vote. J’ai commandé, euh ! demandé aux journalistes du groupe une enquête sur ces malversations proprement scandaleuse”. Puis, tout en fermant sa valise, continua, “Les Français n’ont pas voulu de ça, qu’ils se rassurent, nous allons rétablir la verité d’ici demain. Clap !
L’Express quand à lui, nous livre une interview poignante de la toute nouvelle épouse du chef de l’état Laurence Ferrarie.
‘J’ai toujours voulue être la femme de Nicolas, depuis au moins douze ans nous nous aimons’ Les yeux bouffi pas les larmes de la défaite elle poursuit ‘Nicolas est un homme bon et généreux, plein d’entrain, personne ne le connais aussi bien que moi ! Il a tout fait pour son pays et en voilà le remerciement !’ Se mouchant bruyamment, elle poursuit : ‘Nous allons partir Nicolas et moi au Vénézuela pour nous reposer et pour que je puisse finir ma grossesse tranquille, je quitte définitivement le journal de BFRT. J’ai vraiment de la peine pour mon Nicolas vous savez ! ! ! ...
Ayant fraîchement gagné leurs procés respectif contre le pouvoir en place et la nouvelle loi HAPODIX Lepost.fr, bakchich.fr et Rue89.fr ont réussi à retrouver la trace du président de l’assemblée nationale, Jean Sarkozy . Il serait selon toute vraisemblance dans la somptueuse villa des Balkany au Mexique.
Alors, fiction ou réalité ?




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