En images, ces débats qui agitent l'Europe en campagne (1/2)
Du Royaume-Uni à l’Italie en passant par la Pologne ou l’Espagne : les grandes lignes de partage pour le scrutin de juin.
Du 4 au 7 juin, les Européens vont élire leurs représentants à l’Europarlement, même si l’apathie générale fait oublier que l’Europe est en campagne électorale. A quelques semaines du scrutin, partout dans l’Union, les politiques tentent laborieusement de mobiliser des électeurs largement tentés par l’abstention dans l’ensemble de l’Europe (66% d’abstentionnistes possibles selon le dernier Eurobaromètre).
Tour d’horizon des thèmes de campagne, qui doivent partout à la politique intérieure de chaque Etat, peu à l’Europe elle-même.
Royaume-Uni : les eurosceptiques se mobilisent
Au Royaume de l’euroscepticisme, le Premier ministre travailliste, Gordon Brown, a beaucoup été critiqué sur l’absence de référendum sur le traité de Lisbonne, et les Conservateurs, qui se sentent pousser des aîles pour la première fois face aux déboires du New Labour, continuent d’enfoncer ce clou.
Le sujet divise les Britanniques au point que David Cameron, le leader du Parti conservateur, a annoncé le retrait des députés européens tories du groupe du PPE (Parti populaire européen). Leur combat : faire adopter une loi instituant l’organisation d’un référendum pour toute nouvelle législation adoptée par le Parlement européen.
Entre affiches guerrières et diffusion de discours anti-immigration sur YouTube, le Parti national britannique (PNB), d’extrême-droite, profite de cecontexte eurosceptique et de la crise pour revenir hanter les sondages, tentant de poursuivre ses percées relatives enregistrées lors des derniers scrutins locaux britanniques.
Autre formation politique très active : United Kingdom Independence Party. L’UKIP, qui milite pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union, a remporté 16,6 % des voix lors des élections européennes de 2004. (Voir la vidéo)
Pologne : Lech Walesa sème le trouble
Deux grands partis s’affrontent en pologne, le pays qui détient dans les sondages le record d’abstentionnistes probables parmi les 27 : la Plateforme civique (PO), de centre droit, actuellement au pouvoir, et le plus conservateur Droit et justice (PiS). Les grands débats tournent autour de questions nationales et le parti Droit et justice entend régler ses comptes en appelant à voter contre le gouvernement.
Dans cette campagne électorale déjà bien entamée, Lech Walesa, l’ancien président polonais, a surpris tout le monde en assistant au lancement de la campagne européenne des eurosceptiques de Libertas, à Rome. Engagé auprès du PO - favorable à l’Europe - il a expliqué auprès des militants de Libertas que « Declan Ganley et Libertas ont le potentiel pour changer l’Europe en mieux ». (Voir la vidéo de Libertas)
Pour éteindre la polémique en Pologne, Lech Walesa a invoqué sa liberté de mouvement avant d’expliquer qu’il ne soutiendrait pas Libertas mais bien le PO.
Allemagne : Le SPD tente de rebondir
En Allemagne, ce sont 31 partis politiques et associations qui se présentent. Pour se distinguer, le SPD (Parti social-démocrate), conduit par Martin Schulz, président du groupe des socialistes européens au Parlement européen depuis 2004, a imaginé un spot critiquant les thèmes de campagne de ses concurrents, avec par exemple cette allusion à l’opposition du FDP (Parti libéral-démocrate) à tout impôt à l’échelle européenne : « Les requins de la finance devraient voter pour le FDP. » (Voir la vidéo)
Le SPD, qui inscrit sa démarche dans le cadre du parti socialisteeuropéen, prône une Union sociale européenne et une régulation clairedu marché européen.
La Chancelière Angela Merkel et son Union chrétienne démocrate (CDU) vivent ce scrutin européen comme la répétition générale des élections législatives de l’automne prochain, qui se dérouleront en pleine récession qui frappe durement l’Allemagne (-5% de croissance cette année).
Elle peut compter sur le soutien (sic !) de Nicolas Sarkozy, qui participait ce dimanche à un meeting en sa compagnie, et s’est exprimé en faveur de sa réelection.
Italie : Voter Berlusconi ou ne pas voter Berlusconi
Les élections européennes seront le grand baptême du nouveau parti de Silvio Berlusconi : le parti du Peuple de la liberté (’Popolo Della Liberta’, PDL), réunissant Forza Italia (son ancien parti) et l’Alliance nationale, parti de droite conservatrice.
Ces élections sont une sorte de test pour lui. Silvio Berlusconi a imaginé être tête de liste dans toutes les circonscriptions et transforme ainsi ce scrutin en un plébiscite sur sa personne dans le contexte des polémiques qui ont accompagné l’annonce de son divorce. (Voir la vidéo)
Espagne : Si, podemos !
Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au pouvoir à Madrid, surfe sur l’enthousiasme suscité par Barack Obama pour rajeunir son image et faire oublier les effets désatreux de la crise économique sur l’Espagne, l’un des pays les plus touchés avec une remontée spectaculaire du chômage.
Le premier spot de campagne pour les européennes met en scène les oppositions entre George W.Bush et Barack Obama. (Voir la vidéo)
- Sur flickr.comUn groupe collecte les affiches électorales sur Flickr
- Sur latribune.frLech Walesa sème le trouble en Pologne par la Tribune
- Sur yahoo.comLe point sur la campagne européenne par AP
- Sur euractiv.comInformations sur les européennes avec Euractiv.com
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parmi nous autres.
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Moi-itou suis allé en Allemagne récemment...
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