a debattre 19/09/2007 à 19h17

Liban : un député tué à une semaine de la présidentielle

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Après l’attentat contre la voiture d’Antoine Ghanem, à Beyrouth (Mohamed Azakir/Reuters).

A une semaine de la désignation par le parlement libanais du successeur du président Emile Lahoud, un député de la majorité parlementaire vient d’être tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth. Ciblée, la voiture était identifiable par sa plaque minéralogique bleue, réservée aux parlementaires. L’explosion a fait au moins six autres morts et une vingtaine de blessés.

Sixième député assassiné depuis la mort de Rafik Hariri, Antoine Ghanem paie ainsi le prix de son engagement contre le pouvoir en place à Damas et... le fait d’avoir été élu député. En effet, l’élection présidentielle approchant, beaucoup voient dans cet attentat la volonté de se débarrasser des élus de la majorité, afin de bloquer le vote en faveur d’un président antisyrien. Les 128 députés libanais doivent en effet désigner le président à partir du 25 septembre.

Antoine Basbous, spécialiste du Proche-Orient a compté pour Rue89 : il ne reste que trois députés à plomber pour faire basculer la majorité au Parlement... Pour Basbous, il est « évident » qu’Antoine Ghanem a été tué parce qu’il était une voix de trop. Y voyant la marque de Damas et de Téhéran, le politologue estime que depuis quelques semaines, la pression se fait très lourde pour le clan antisyrien :

« Beaucoup de députés ont quitté Beyrouth pour échapper aux assassins avant l’élection présidentielle. D’ailleurs, Antoine Ghanem lui-même était à l’étranger. Il est rentré il y a quelques jours... »

Damas, de son côté, a condamné l’attentat : « La Syrie est attachée à la sécurité, à la stabilité et à l’unité du Liban frère. »

  • 4114 visites
  • 62 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Anonyme

    je ne voudrais pas vous paraître cynique mais il existe des scénarios alternatifs. Rien ne prouve que ce soit l’opposition qui, je le rappel, n’est pas entièrement pro syrienne (le général Aoune n’est pas ce que l’on peut appeller un ami de la Syrie)qui soit à l’origine de ce nouveau crime. La volonté de déstabiliser le liban et de le faire replonger dans ces vieux démons n’apparait pas être un monopole au moment où les tentions s’accentuent dans la région.

    Ce pays meilleux merite mille fois la paix, il faut que ces voisins et tous les pays qui se disent amis du liban commence à la souhaiter pour lui ou tout simplement qu’il le laisse tranquille.

    • Anonyme

      Vous nous prenez pour des idiots... l’opposition n’est pas pro syrienne ? ? ? ? elle est quoi pro americaine ou pro francaise ? ? ? mais arretez. a qui profite le crime ? ? ? c’est la seule question et la reponse est tt simple aux syriens et a leurs allies le hezbollah, Nabih berry et le general aoun. Il faut surtt arreter de dire que aoun n’est pas pro syrien c’est de la blague ces actes prouvent dans ts les cas qu’il est bel et bien pro syrien. Pour qu’il arrive au pouvoir il a ete capable de faire tt les alliances possible. Quelle honte

      • Anonyme

        La question du à qui profite le crime ici n’est pas si simple. D’autres interventions sur ce forum posent d’autres hypothèses. Elles doivent pour le moins être envisagées. Ils existent des précédents. C’est ça que je voulais dire. Pour ce qui est du general Aoun, je ne l’apprécie pas plus que ça. Mais je cois qu’il faut éviter tous les simplismes dans des affaires de ce type. Une seule solution une investigation independante et surtout pas politique. Mais là je pense que ce sera dure les tensions sont trop fortes.

         
        • Anonyme

          Il y a deja le tribunal international ceux qui ont tue rafik hariri et je suis sur que c’est la syrie, ont tue ts les autres deputes. Ce n’est pas plus complexe que cela. Ca fait deja plus de 25 ans que je milite pr un liban libre et souverain et surtt juste je sais que cela n’est pas si simple, mais les assassins nous les connaissons cela au moins ce n’est pas tres complique.

          • Anonyme

            présentez des preuves car des certitudes tout le monde est capable d’en avoir, mais elles sont toutes différentes.
            et si vou connaissez les assassins faites pat de vos lumières au TI

            • Anonyme

              on se souvient que le procureur Detlev Melhis, chargé de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, a dû démissionner, son travail ayant été discrédité par l’utilisation d’un faux témoin visant à accuser Damas. Il a été remplacé par un nouveau magistrat, le belge Serge Brammertz.

              Lien

    • Tom Bombadil
      Tom Bombadil
      Je ne suis pas un hobbit
      • Posté à 10h35 le 20/09/2007
      • Internaute 9759
        Je ne suis pas un hobbit

      T’as raison mon pote, d’ailleurs, c’est un suicide, regarde :

      Antoine Ghanem : un suicide (CPL)

      BEYROUTH (AFP) - Le député antisyrien Antoine Ghanem, membre du parti phalangiste aurait mis fin à ses jours dans une explosion qui a emporté 8 autres personnes aujourd’hui dans le quartier chrétien de Sinn el-Fill, à l’est de Beyrouth, a affirmé à l’AFP le responsable de la sécurité du Courant Patriotique Libre du Général Aoun. L’explosion, provoquée par une charge de 40 kg d’explosif que le député aurait lui-même placé dans la matinée, a creusé un cratère dans la chaussée et ses éclats ont blessé de nombreux passants. Dans un courrier retrouvé à son domicile et que se serait procuré le mouvement aouniste, le député expliquerait refuser d’élire un président corrompu à la tête de l’Etat la semaine prochaine, et appeler Bachar el-Assad à désigner lui-même le meilleur président possible pour le pays. Le général Aoun a rendu hommage au courage de M. Ghanem et a affirmé : « Quand il n’y a pas de solutions, il est bons que les hommes corrompus s’autodétruisent. Ils font alors preuve d’un courage que l’on n’aurait jamais pensé à leur prêter. Moi-même, si mon utilité pour le pays n’était pas aussi évidemment établie, je réfléchirais. » Saad Hariri, chef de l’ex-majorité parlementaire, contacté par l’AFP, n’a pas souhaité faire de déclaration, mais a vivement nié avoir rencontré M. Ghanem à Abu Dhabi la semaine dernière et l’avoir trouvé « déprimé » comme l’a affirmé à l’AFP une source anonyme qui s’est présentée sous le pseudonyme de « Orange Fighter ».

      La dépression politique est un mal très répandu dans un pays qui peine à sortir de la crise. La consommation d’antidépresseurs et de psychotropes y atteint des records internationaux.

  • Anonyme

    Nous sommes dorénavant habitués.
    Un atentat est commis au Liban, à peine la fumée de l’explosion dissipée, le coupable est désigné : la Syrie.

    Aucun besoin d’enquête. Quel intérêt ? Dans la région quel autre état aurait avantage à la déstabilisation du Liban (à défaut d’un affrontement inter communautaire qui serait idéal) ?

    De plus, c’est bien connu maintenant, la Syrie est « méchante ». L’ennui c’est qu’elle n’a pas les moyens de sa méchanceté. Ça ne fait rien ! collons lui tout sur le dos ! Hariri c’était bien, ça a ému le monde entier. Bon, on n’a toujours aucune certitude mais tout le monde le pressent : c’est la Syrie !

    Molière l’écrivait sous une autre forme : « le poumon vous dis-je ! »
    Que de Diafoirus pour un diagnostic unique !

    • lefeg
      • Posté à 23h32 le 19/09/2007
      • Internaute 17059

      Bravo je suis d’accord avec vous.

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 07h43 le 20/09/2007
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Bonjour,

      Evidemment, il vous aura échappé que les députés tués ou, puisque vous insistez, morts dans des attentats fortuits, sont systématiquement antisyriens...

      Cependant, vous avez raison de signaler que les enquêtes sont nécessaires. Notamment parce chacun semble avoir une opinion définitive là où c’est certainement plus complexe que la « Syrie c’est les méchants ».

      • Anonyme répond à Zineb Dryef

        Evidemment, il vous aura échappé que la Syrie n’a pas vraiment profité du crime (le meurtre d’Hariri).

        Cependant vous avez raison de signaler que les enquêtes sont nécessaires, notamment parce que certains semblent penser de façon définitive que l’assassinat d’une personnalité anti-syrienne ne peut être perpétré que par la Syrie, alors que la réalité est certainement plus complexe.

        Olposoch

      • Anonyme répond à Zineb Dryef

        Zyneb Dryef,

        Non, l’orientation anti-syrienne des victimes de ces attentats ne m’a pas échappée.
        Mais rien ne prouve la culpabilité de la Syrie.

        Imaginons : je tue des opposants à la Syrie...
        gain immédiat attendu : entraîner une réaction du peuple, l’amener à voter contre la terreur et porter au pouvoir un représentant de cette opposition anti-syrienne.

        Gain futur espéré : mettre en porte à faux (affaiblir) une certaine milice qu réside au sud.

         
        • Zineb Dryef
          Zineb Dryef
          Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
          • Posté à 10h05 le 20/09/2007
            rédacteur
          • Journaliste 24
            Journaliste

          Attention à la thèse systématique du « A qui profite le crime ? »

          • Anonyme répond à Zineb Dryef

            bien d’accord avec vous, mais je ne voulais que souligner ma prudence devant la thèse systématique syrienne.
            et vous le savez aussi bien que moi, ce n’est pas parce qu’on aura découvert les auteurs physiques que l’on sera certain du commanditaire.

          • Anonyme répond à Zineb Dryef

            Attention à ne pas qualifier de « systématique » ou « définitives » les remarques de lecteurs qui essaient justement par leurs commentaires de nuancer, d’amener un point de vue différent, ou poser des questions...
            Nous ne sommes pas tous des partisans dotés de pensée binaire.
            Olposoch

        • Tom Bombadil
          Tom Bombadil
          Je ne suis pas un hobbit
          • Posté à 10h49 le 20/09/2007
          • Internaute 9759
            Je ne suis pas un hobbit

          Pardonnez-moi. Vous devez ignorer radicalement la réalité du Liban. le « peuple » ne vote pas « contre la terreur », et d’ailleurs, il n’existe pas. Ce qui existe, ce sont des bastions communautaires qui votent conformément aux ordres de leurs chefs.

          Le scénario suivant :

          1. J’ai la majorité.
          2. Je tue des députés de ma majorité
          3. Qui sont remplacés par des députés de l’opposition
          4. J’en tue encore
          5. Jusqu’à perdre ma majorité
          6. Donc la présidence de la république
          7. Les gens vont donc voter pour moi en masse

          me semble pouvoir être discuté. En même temps, le Hariri n’est pas très intelligent. Mais quand même.

          Par contre, notez :
          1. Je suis en minorité
          2. Je descend des députés de la majorité
          3. jusqu’à obtenir la majorité
          4. et faire élire mon président à moi.

          ressemble tout de suite à quelque chose de plausible, non ?

          • Anonyme répond à Tom Bombadil

            bien entendu, c’est aussi une hypothèse mais celle-ci ignore complètement les intervenants extérieurs qui ont tout intérêt à ne pas accepter un Liban stable.

            Je ne faisais que reprendre des théories de manipulation déjà expérimentées ailleurs. avec efficacité.

            ps. ma connaissance du Liban ne vient que des 7 ou 8 voyagss faits entre les années 93 et 98, ce qui je vous l’accorde est peu pour connaître les subtilités, même si l’on suit de très près (et sur le terrain) les événements de toute la région.

            • Tom Bombadil
              Tom Bombadil
              Je ne suis pas un hobbit
              • Posté à 13h53 le 20/09/2007
              • Internaute 9759
                Je ne suis pas un hobbit

              Je suis désolé du ton arrogant de mon post. J’étais excédé. Je comprends bien, en effet, le rôle éventuel des facteurs régionaux, mais j’ai beau réfélchir, je ne comprends pas quel intérêt il y aurait, pour les israéliens ou les américains, à descendre à la file des députés plus proches d’eux les uns que les autres... S’il ne s’agit que de stigmatiser la Syrie, tout le monde s’en fout, elle n’a pas besoin de ça. S’il s’agit d’organiser la tension pour justifier une intervention éventuelle, outre que je n’y crois absolument pas, là encore, l’été dernier a montré non seulement qu’il suffit de merder à la frontière, mais encore qu’une intervention est couteuse et inefficace. Il me semble, quel que soit le sens dans lequel on tourne la situation, que le seul intérêt des américains est de permettre à un de leurs alliés de devenir chef suprême de l’armée libanaise, président de la république, et éventuellement responsable en interne de gérer le problème hezbollah. Je ne vois pas en quoi le succès de Aoun, devenu très pro-syrien et surtout lié au Hezbollah pourrait faire le jeu des américains. Même en leur prétant un extrème machiavélisme, je ne vois pas de bénéfice.

              Par contre, la Syrie a toujours eu une politique simple, voire simpliste, camouflée sous une apparence de coups tordus. En réalité, on a trop souvent prété de la complexité aux stratégies de Damas, au risque de ne les point comprendre. Damas peut décemment chercher, avec Téhéran, à faire élire un homme controlable à la tête du Liban. C’est même encore plus probable si l’on pense que l’alternative serait quelqu’un susceptible de faire du pays un porte-avion américain.

              J’ai le sentiment que trop de complication dans l’analyse de la politique syrienne ne permet pas de comprendre les ressorts à l’oeuvre.

              • Anonyme répond à Tom Bombadil

                je suis bien d’accord qu’il ne faut pas toujours trop compliquer, mais même les hypothèses les plus délirantes doivent être analysées avec autant de sérieux que les autres car justement tout semble possible tant que rien n’a été prouvé (et encore...)

                une note (justement) délirante venant de cette région. Source : Israël Valley Presse - 20 sept.

                L’armée israélienne envisage de créer une troupe de danse moderne dans l’espoir d’attirer les jeunes talents qui cherchent à éviter le service militaire.

                En Israël, tous les hommes de 18 ans sont tenus d’effectuer trois ans de service militaire obligatoire tandis que les femmes doivent servir deux ans dans les rangs de l’armée.

                AFP et Communiqué de Tsahal : Selon de récentes estimations officielles, près d’un quart des jeunes Israéliens ne s’enrôlent pas dans l’armée, même s’ils sont passibles de poursuites, invoquant des raisons religieuses ou idéologiques notamment. Tsahal a fait de la lutte contre ce phénomène une de ses priorités. L’armée envisage en conséquence « de lancer la possibilité pour les danseurs de talent exceptionnel d’effectuer leur service militaire au sein d’une troupe de danse moderne ».

                ça laisse rêveur non ! ? ; -)

        7 autres commentaires
      • Revolte
        Revolte répond à Zineb Dryef
        • Posté à 12h47 le 21/09/2007
        • Internaute 17265

        N’est-ce pas fâcheux que vous vous livriez à un cogito-este alors que le pays est en feu et en cendres ? N’est-ce pas navrant que du haut de nos connaissances et nos soi-disant esprits critico ouverts, ou critiquement ouverts, ou ouverts à la critique nous oublions l’essentiel ? Quel intérêt à défendre le gouvernement syrien ? Sinon celui de leur rendre service, en tombant grotesquement dans le panneau en le vistimisant grossièrement ?
        Un conseil : ne calquez pas sur une situation que vous ignorez un raisonnement qui se veut cartésien et tolérant. Soyez humble et écoutez la douleur d’un pays qui agonise. Si par ailleurs le profil que je dépeins de vous ne vous correspond pas à votre réalité, c’est que vos propos sont politisés, auquel cas votre discours n’a que peu de valeur, noyé dans les flots d’informations informatisés et désinformantes !

         
        • Anonyme répond à Revolte

          je ne vois pas en quoi le fait de réfléchir influe sur le malheur des uns ou des autres.

          Un « prof des universités » qui invite à « ne pas réfléchir » est-il vraiment à sa place ?

          Personne ici à ma connaissance ne « défend » le gouvernement syrien en revanche il est du devoir de chacun de ne pas gober pour vrai toute la bouillie que nous servent les « spécialistes » dont les intérêts sont troubles.

          le conseil d’humilité que vous nous donnez est juste pour moi de l’humour involontaire.

        1 autres commentaires
  • lefeg
    • Posté à 23h31 le 19/09/2007
    • Internaute 17059

    Le commentaire d’Antoine Bassbous est simpliste. Comme d’habitude Mr.Bassbous vise la Syrie ; c’est trop facile,et pourquoi pas Israel ? ou la CIA ? Dailleurs depuis la defaite de l’etat hébreu lors de son offensif destructeur et raté de l’été 2006, ce dérnier tente avec l’aide de l’ami Américain embourbé en Irak d’obtenir par la déstabilisation interne du liban ce qu’ils n’ont pas pu obtenir en dévérsant leurs centaines de milliers de bombes sur ce pays et sa résistance.Aujourd’hui les choses sont claire, pour ces 2 partenaires Israel est les USA, il faut déstabiliser le liban en inpliquant la résistance dans un conflit interne et cela pour la décrédibilisée ,dailleurs en notait ces dérnier jours une tombée de tension entre l’équipe de Hariri et l’opposition au sujet d’une entente concernant le nom du prochain président, qui est sencé d’étre élu le 25 de ce mois ci,et rebolote, on assassine un député qui compte du camp de Hariri ,histoire de raviver la tension et de renflouer ces derniers qui sont en perte de vitesse face à l’opposition .Qu’elle maniére sordide de faire de la politique ! ! les maniéres de la CIA sont bien connues,il suffit de voir au Chili en 1973,et en Irak aujourd’hui les résultats désastreux de la politique Américaines et on s’étonne des attentats de Septembre 2001.Aujourd’hui et hier, tout individu vivant sur cette planette doit savoir que l’énemi N : 1 de l’homme, c’est la politique impérialiste du géant Américain ; On doit tous la combatre.

    • Anonyme répond à lefeg

      M. Basbous est un tel spécialiste que son site l’Observatoire des Pays Arabes propose une carte du monde arabe incluant l’Iran (la Perse) ! ! !

  • Anonyme

    La majorité silencieuse sait bien que les grands de l’univers politico-médiatique nous racontent des sornettes.Les versions officielles existent pour couvrir les acteurs de l’ombre et des sociétés secrètes. Quand Sarkouchner choisit DSK pour le FMI, que DSK est ensuite choisi par Washington, que Sarkouchner conseillé par Levitte à l’Elysée agite le spectre de la guerre à l’Iran, on peut bien penser que cela n’a rien à voir avec la déstabilisation du Liban. Toutes les communautés libanaises savent qui est leur premier ennemi, celui-là même qui est aussi souvent le meilleur ami des grands de ce monde ou qui se prétendent comme tels. Voilà ce qui scelle le malheur du Liban !

  • Anonyme

    Antoine Basbous, dites-vous ? Vous parlez de l’analyste atlantiste, du directeur de l’Observatoire des pays arabes, ou du représentant des Forces Libanaises de Samir Geagea ?
    (cf. Lien)
    Bizarrement, les deux « porte-parole » les plus sollicités par les journalistes français sont Basbous et Sfeir, c’est-à-dire des anciens encartés anti-aounistes qui n’ont plus aucune crédibilité au Liban.
    Messieurs les journalistes, variez de grâce vos sources et essayez davantage de tâter le pouls de la rue libanaise, avant de répéter mécaniquement les fadaises racontées ici et là dans les médias occidentaux ! Comme le rappelait un Courageux anonyme plus haut, Aoun n’appartient pas à la majorité mais il n’est pas un pro-syrien pour autant ; de même, arguer que c’est à lui et les autres prétendus alliés de la Syrie que « profite le crime », c’est un peu court comme raisonnement !

  • Anonyme

    A qui profite le crime ?
    un Liban destabilisé permettrait de penetrer non pas a Beyrouth
    mais a Teheran

  • Anonyme

    Je suis très déçu par les différents posts qui accusent, la CIA, Israel, la Principauté de Monaco etc....
    Quel manque d’imagination ! ! !
    Je me permets de suggérer à mon tour deux pistes :
    La première c’est que ce soit le député Antoine Ghanem lui même qui se soit fait sauter pour faire accuser la Syrie... c’est un peu simplet j’en convient, mais il est tôt.
    La deuxième beaucoup plus novatrice c’est que derrière cet attentat se trouve Antoine Basbous qui aurait assassiné le député pour pouvoir trouver matière à écrire un article - un remède radical à l’angoisse de la feuille blanche en quelque sorte -.
    C’est vrai quoi, le fait qu’à la fin ce soit les députés anti-Syriens qui soient assassiné et jamais l’inverse ne peut être qu’une constatation dénué de tout bon sens ! ! !
    Alviano

  • Anonyme

    le fait que seuls des deputes anti-syriens soient tues est peut etre un signe fort.

    Je ne vois qu’une seule solution, pour embeter le regime « droit de l’hommiste » syriens et le depute demaguogue et populiste neo-fasciste Michel Aoun, (Qui avait traite Ghanem de lache parce qu’il s’etait refugie a l’etranger, Antoine Ghanem tout comme toutes les autres morts s’est SUICIDE.

    C’est simple et clair pourtant, je me demande ce que les gens ne comprennent pas

  • Anonyme

    Il me semble que Bush se précipite bien vite pour désigner un coupable avant toute enquête : la Syrie et l’Iran (mais on est habitué : c’est l’irak, l’iran et la corée du nord qui ont attaqué le WTC).
    Sachant ce qu’ont coûté les précedents attentats libanais à la Syrie , difficile de dire que le crime lui profite. Mais n’excluons pas la bêtise des dirigeants Syriens.
    Quand à l’Iran , et sachant qu’il a un plan d’escalade américain à l’étude pour bombarder l’Iran avant sont départ de la maison Blanche, prudence , prudence ...

    Une dernière question : au liban quand un député meurt il n’a pas un remplaçant ?

    • Tom Bombadil
      Tom Bombadil
      Je ne suis pas un hobbit
      • Posté à 10h42 le 20/09/2007
      • Internaute 9759
        Je ne suis pas un hobbit

      <>

      Non. Au Liban, c’est farce, mais un député qui meurt conduit théoriquement à l’organisation d’une élection partielle pour le remplacer, il n’y a pas de suppléants. Par exemple, quand Pierre Gemayel s’est suicidé d’une rafale de fusil mitrailleur pour autoriser Aoun à s’élire président, on a organisé une élection partielle qui a été gagnée par un aouniste. On a remplacé un député de la majorité, dont le suicide n’était peut-être qu’un malheureux accident de la circulation, voire une rixe qui a mal tourné, par un député de l’opposition. Aujourd’hui, la majorité de la Majorité ne tient plus qu’à deux sièges. Encore deux morts, et le complot américano-sioniste qui vise à placer à la tête de l’état libanais un allié du Hezbollah pour mieux s’en prendre plein la gueule aura fonctionné, et Aoun pourra psychoter en paix au palais présidentiel. Enfin !

      • Anonyme répond à Tom Bombadil

        « ...le complot américano-sioniste qui vise à placer à la tête de l’état libanais un allié du Hezbollah pour mieux s’en prendre plein la gueule “

        ou à l’inverse pouvoir justifier des attaques en règle justement parce que c’est le Hezbollah...
        cf. bande de Gaza actuellement.

         
        • Tom Bombadil
          Tom Bombadil
          Je ne suis pas un hobbit
          • Posté à 14h57 le 20/09/2007
          • Internaute 9759
            Je ne suis pas un hobbit

          Mais Israel (et les USA) n’ont absolument pas besoin de prendre un tel risque : il suffit d’une provocation à la frontière pour qu’une intervention soit « légitime »... Pourquoi être plus machavélique que Machiavel quand :

          1. Laisser le Hezb arriver au pouvoir, controler l’armée, définir la diplomatie libanaise, prendre le controle des camps palestiniens etc... est un risque énorme pour israël. (souvenez-vous de Fatahland dans les années 70, Israël n’a aucune envie de revivre ce cauchemar). C’est aussi un cauchemar pour les Américains, d’imaginer le Liban transformé en vaste camp d’entrainement et port de débarquement pour les combattants de Moqtada ou d’autres resistants irakiens.

          2. Israël n’a aucune ambition territoriale au Liban, contrairement à Gaza, où, à terme, il s’agit effectivement de faire disparaitre une population. Ce n’est pas le cas au Liban, Israël ne rêve que d’une frontière pacifiée, c’est bien moins compliqué.

          3. Le cas échéant, pour attaquer, il suffit d’un incident frontalier. En plus, c’est moins couteux...

          • Anonyme répond à Tom Bombadil

            sur le point 2 je serais moins catégorique.
            certes il n’est pas question de « réinvestir » mais de contrôler le sud Liban avec, de la frontière au Litani, une entité chrétienne (alliée) qui assure la tranquillité au Nord, et éventuellement des accords pour l’approvisionnement en eau

            • Anonyme

              ça a pu être un fantasme il y a longtemps. Mais c’est complètement hors de propos aujourd’hui pour les Israéliens. D’autant plus qu’ils auront beau faire ce qu’ils veulent, dans l’hypothèse d’une partition du pays, ce n’est pas un « émirat chrétien » qu’ils auront à leurs frontières, mais bien un pays chiite hezbollahi. Vous me direz, d’où l’intérêt de conquérir/contrôler le Liban jusqu’au Litani. Mais non. Il faut le conquérir jusqu’au mont Liban, et jusqu’à Hermel à l’est pour se débarasser des Chiites...

              Et vous pensez vraiment que le plan « américano-sioniste » repose sur l’idée que l’on peut déplacer/exterminer sans problème les deux tiers de la population du Liban ? Le tout, sans coût pour Israël ? Parce que vous imaginez bien que si l’idée c’est de déplacer/exterminer 2 millions de personnes au Liban, ça va prendre un peu de temps, et déclencher quelques violences contre la population israélienne. Vous pensez que les électeurs israéliens accepteront de s’en prendre plein la gueule au motif que « dans cinq ans on en sera débarrassé » ?

              Quand bien même ils joueraient la destabilisation pour la destabilisation, ils savent qu’en cas de guerre civile ouverte au Liban, ils s’en prendraient plein la gueule. Et ce n’est définitivement pas leur objectif. Sincèrement, je ne comprends pas en quoi cette série d’assassinat peut servir les américains ou les israéliens.

              • Anonyme

                une hypothèse de jeux d’échec : empécher le hezbolah de frapper puisqu’empétré dans une guerre civile pendant que les frappent se dirigent sur l’iran.

                Mais ce n’est qu’une hypothèse et franchement je veux pas y croire ce serait vraiment trop cynique et dangereux pour tous.

                • Anonyme

                  C’est effectivment du domaine du possible.

                  le cynisme n’arrête pas ceux qui tirent bénéfice de la situation...
                  souvenez vous de la guerre Iran/Iraq : les Etats-unis livraient du matériel (et des gaz de combat !) à l’Irak et par l’intermédiaire d’Israël approvisionnait l’Iran en pièces détachées pour les avions américains que possèdait l’Iran...

                  • Tom Bombadil
                    Tom Bombadil
                    Je ne suis pas un hobbit
                    • Posté à 21h37 le 20/09/2007
                    • Internaute 9759
                      Je ne suis pas un hobbit

                    Mais les Israéliens savent d’expérience que dans un cadre de guerre civile au Liban, ils risquent bien plus que si l’enjeu est de maintenir un équilibre. Si le Liban est à feu et à sang, le Hezb se déchaînera sur Israël. Qu’est ce qui pourrait l’en empêcher ? Il n’aurait plus rien à défendre, et largement assez de volontaires pour mener les deux combats. C’est ce qui s’est déjà passé, et il était infiniment moins puissant alors...

                    • Anonyme répond à Tom Bombadil

                      Il faut croire qu’ils ne savent pas si bien que ça, puisque le bombardement des civils servait à isoler le sud et escomptait que ces mêmes civils se retournent contre la milice chi’ite.

                      ils rééditent d’ailleurs cette erreur à Gaza en punissant collectivement (crime de guerre) les civils palestiniens pour qu’ils désavouen le Hamas.

                      • Tom Bombadil
                        Tom Bombadil
                        Je ne suis pas un hobbit
                        • Posté à 09h16 le 21/09/2007
                        • Internaute 9759
                          Je ne suis pas un hobbit

                        Tenter de brouiller le Hezb avec sa population est une chose, miser sur une destabilisation générale du pays pour « occuper » le Hezb en est une autre. Ils auraient pu croire qu’en harassant la population celle-ci se serait retourné contre le Hezb, éventuellement, même si c’était un mauvais calcul (et ça l’est toujours à Gaza). Mais si le Hezb est acculé à l’intérieur du Liban, attaqué dans une guerre civile par d’autres composantes de la société libanaise, l’expérience de la guerre du Liban comme de l’après guerre montre sans équivoque qu’Israël serait soumis à un feu encore inédit : encore une fois, le Hezb a les moyens de mener une guerre civile (où il a largement les moyens de protéger son « territoire », frontalier à Israël) et une guerre de harcèlement transfrontalière. Les Israéliens le savent bien, ils ont déjà essayé ça, et ça a déjà foiré. Ils n’ont même pas été capables de se protéger en occupant une « zone tampon » le long de leur frontière. Ils ont même soutenu les chrétiens contre les palestiniens qui leur faisaient subir exactement ça au pied du Hermon, dans le « fatahland » et ça a eu des effets contraires à leur calculs. Au vu des réactions en Israël après la guerre de l’été dernier, je ne vois pas la population israélienne supporter de se faire bombarder quotidiennement pendant de longs mois au prétexte que ce serait la seule solution pour avoir la paix à terme. Vraiment, je n’y crois pas.

          • Anonyme répond à Tom Bombadil

            Israel à bien pris le risque de favoriser le Hamas pour saboter l’OLP...

        9 autres commentaires
  • Anonyme

    A l’attention de Zineb Dryef

    Ce serait bien si Rue89 essayait de se démarquer de ses confrères pour ce qui est de l’appel aux « experts ».

    Rue 89 donne ici la parole à l’omniprésent Antoine Basbous, expert autoproclamé, et qui est en fait l’ancien porte-parole de la milice d’extrême droite des « Forces Libanaises », bras armé du parti phalangiste. Cette milice est responsable de nombreux carnages et de crimes de guerre caractérisés.

    (Basbous cache aujourd’hui cette activité sur son CV en la remplacant par un elliptique : « militantisme politique pour le Liban ». Mais il vous suffit d’aller du le site de L’INA pour retrouver de nombreux extraits d’émissions télévisées ans lesquelles il intervient en tant que représentant de la milice phalangiste.)

    Il n’est donc pas très bien placé pour analyser objectivement cet assassinat.

    Et de fait, il vous manipule en véhiculant la thèse selon laquelle l’assassinat aurait pour but de faire perdre à la majorité le quorum dont elle dispose à l’Assemblée Nationale. Hors, les textes constitutionnels sont sur ce point précis. Le quorum et la majorité sont calculés sur la base des députés vivants. Les assassinats n’ont donc pas d’impact sur ce plan.

    • Anonyme

      Voilà des précisions que je trouves importantes.

      Présentation des sources

      Vérification des enjeux dans les textes

      Merci pour ce post

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 14h39 le 20/09/2007
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Merci de votre contribution. D’autres interventions sur la situation au Liban sont prévues. Antoine Basbous est certes ultraprésent mais n’en a pas moins son mot à dire. Cela dit, je le répète, d’autres papiers Liban sont au programme. Par ailleurs, si vous même estimez avoir des choses à apporter, n’hésitez pas à participer aux débats ou nous proposer une contribution.

      zdryef@rue89.com

    • Revolte
      • Posté à 13h52 le 21/09/2007
      • Internaute 17265

      Qui des libanais au pouvoir en tant que membre du gouvernement aujourd’hui, ou simple député, n’a pas ses mains trempées dans le sang ? Michel Aoun, en 1990 est l’auteur d’un carnage inexplicable et inimaginable dont ses propres supporters étaient les premières victimes, Nabih Berry ( Président de la Chambre des députés aujourd’hui) est le chef de AMAL qui est responsable d’au moins six ou sept carnages entre chiites, et chiites/sunnites ; j’espère ne rien vous apprendre que de dire que Hassan Nasrallah est un dignitaire religieux trempé jusqu’au os dans le sang, sans parler de l’état dans l’etat qu’il a réussi à faire émerger : quelle femme oserait aller dans les quartiers chiites de Beyrouth, KANTARY, ou Haret Hreik ? Voire quel homme oserait de faufiler dans ces ruelles ? Qui n’est-il pas responsable ? Walid Joumblat ? Les fidayines (palestiniens =guerre 75-76....82 ?) Le régime baassite ? = Syrien ? Le président Emile Lahoud ? Ce dernier est celui qui a délogé Michel AOUN en 90 de l’Elysée libanais, et est responsable de l’exécussion de plus de 130 haut gradés de l’armée libanaise tués par les syriens par une balle dans le front ? CITEZ-moi une personnalité ....c’est presque Sodhomme et Gommore....quant à Monsieur Basbous, il a au moins le mérite de vouloir comprendre pacifiquement la situation même s’il était militant dans sa petite jeunesse. D’ailleurs qui n’a pas milité au Liban ? Quant à Antoine Sfeir, sachez qu’il a été kidnappé par les syriens et a subi les pires des exactions. De deux choses l’une : soit vous ignorez tout et vaut mieux que vous vous taisiez au lieu d’asséner vos tats d’ignorances sur ce site, soit vous savez tout et vous avez occulté une part de la vérité, portant préjudice à tout ce que vous auriez pu ou cru pouvoir apporter en informations. Si vous voulez vous référer au passé, soit, mais dites la vérité et avouez que le monde entier, y compris l’Europe et les Etats-Unis, ont à un moment donné offert le Liban à la Syrie, en échange d’un soutien politique pour l’intervention militaire en Irak en 90. Mais le drame, c’est qu’en Occident on ne relate que les massacres de Sabra et Chatilla, et on omet tout le reste. Les massacres de Jiyeh et de Dammour, les bombardements syriens sur les populations civiles,les guerres de rue entre populations civiles et palestiniens des camps, ces fameux fidayines de yasser ARAFAT connu dans le temps sous le nom de ABOU AMMAR. En conclusion, vous êtes partial et partiel, les forces libanaises selon la logique politique libanaise, ne sont pas plus extrême droite que l’est le Hezbollah Libanais soutenu aujourd’hui par Michel AOUN. Car extrême droite est un emprunt occidental qui ne correspond pas à la réalité du terrain libanais. A moins de remplacer « extrême droite » par fanatiques, et à ce moment là, forces libanaises et Hezbollah se valent dans leur fanatisme !

      • Anonyme répond à Revolte

        Monsieur le « professeur des universités », je suis libanaise comme vous (chrétienne de surcroît, oserai-je ajouter) et déplore comme vous l’agonie d’un peuple pris en otage par des dirigeants aux mains sales. Ce que nous n’avons cependant pas en partage est :
        1. l’amour apolitique du pays, c’est-à-dire un attachement qui transcende les partis et les appartenances claniques. Je me permets cette précision car votre ton (trop vindicatif pour un universitaire) et vos propos décousus quoique bien informés, laissent penser que vous vous êtes senti heurté dans votre loyauté envers les Forces Libanaises (vos récriminations concernant l’extrême droite et les massacres de Sabra et de Chatila l’attestent). Personnellement, je ne penche pour aucune personnalité ni aucune idéologie a priori, et contrairement à vous, je ne prêche pour aucune paroisse. Je laisse ces pratiques et ces croyances (prosélytisme & fanatisme) pour les représentants de l’inénarrable milice susmentionnée.
        2. la recherche du jugement juste et du raisonnement serein. Cette recherche m’incite, à travers mon modeste post, à réclamer la multiplication des sources au lieu d’un recours systématique aux mêmes analystes. J’ai longtemps travaillé dans un média français et le réflexe du journaliste même le plus chevronné y était de puiser dans un carnet d’adresse commun, conventionnel et sans reliefs (et où figuraient « naturellement » Basbous, qui n’est toujours pas impartial malgré sa « stature » d’expert objectif, et Sfeir, que j’ai rencontré à plusieurs reprises et qui me semble encore aveuglé par sa haine inextinguible pour les Syriens et le Hezbollah). Vous qui apprenez à vos étudiants l’usage de l’esprit critique, n’êtes-vous pas choqué de cet exclusivisme indu ? Ne trouvez-vous pas suspect ce systématisme consanguin qui consiste à appeler les mêmes personnes afin qu’ils émettent le même schéma explicatif « pour ou contre le Syrie » ? Pour ma part, j’y vois :
        a. de la paresse car le journaliste ne prend pas la peine d’enquêter et de mettre en regard des opinions contradictoires ; ce faisant, le public, habitué à recueillir la même parole sacro-sainte distillée dans les médias, n’est pas bousculé dans son confort intellectuel.
        b. de la malice car en confortant une vision géopolitique simpliste, on brouille les pistes et on aggrave la méconnaissance des réalités libanaises.
        Vous voyez, ma critique n’allait pas au-delà d’un bref rappel des bases élémentaires du professionnalisme journalistique. Je reste donc mesurée (comme la vraie doctorante que je suis) et invite le « professeur révolté » que vous êtes à en faire de même.

         
        • Anonyme

          Madame, réclamer la multiplicité des sources est une chose, dévaloriser certains pour avoir milité auprès des uns plutôt qu’auprès des autres, relève de la mauvaise foi, et dans votre cas, je dirai de la jalousie malsaine, car fondée essentiellement sur de la désinformation. Une désinformation, devenue hélas, partie intégrante de votre cursus de journaliste. Vous avez bien compris, mon commentaire portait sur votre façon partiale et partielle et non sur mes convictions personnelles. Au sujet de M. Basbous, comment peut-on se contenter du critère « a milité dans les rangs des Forces Libanaises », pour faire de lui le derniers des ignares ? Avez-vous été Madame, un jour, assujettie (pour ne pas dire victime de...) à une injustice ? Je ne l’espère pas pour vous, quoique pouvant contribué à vous faire révisé vos positions vis à vis de ceux qui en ont souffert. Je pense bien sûr à Monsieur Sfeir.
          Mes propos ne sont emprunts d’aucune animosité. En revanche, vous semblez refuser de comprendre que je défends le fait qu’avoir été militant au Liban n’est pas un critère suffisant pour juger la qualité de la critique des uns et des autres, que le militantisme est inhérent à la réalité libanaise, et votre réponse n’en est que preuve. Reconnaître et prévaloir un militantisme intellectuel au guerrier ne peut que vous satisfaire, sinon vous risquez de voir votre réponse vidée de son sens. N’est-ce pas ? C’est exactement ce que j’avais dit au sujet des ex-militants qui cherchent aujourd’hui à donner une autre forme à leur engagement, un qui soit intellectuel plutôt que belliqueux. S’il faut vous apprendre à lire, je le ferai : je n’ai à aucun moment dit qu’il a suffi à quiconque d’être militant pour lui faire prévaloir une qualité intellectuelle critique ; vous conviendrez que cela relève d’un autre débat.
          -Dire qu’il y a eu d’autres massacres que celui de Sabra et Chatilla, n’approuve en aucun cas ni ce massacre ni les autres, en revanche, nier le reste des exactions commises, ou essayer d’amoindrir leur impact, en me jugeant injustement d’avoir récriminer Sabra et Chatila, démasque votre volonté d’occulter une partie de la vérité,et informe les lecteurs sur ce vous semblez savoir mais refusez délibérément de reconnaître.
          -Dire que le monde entier, pas seulement la Syrie est responsable de ce qu’endure aujourd’hui le Liban, n’est qu’une façon d’inciter à regarder vers l’intérieur, et à former des rangs libanais unis contre le monde s’il le faut.
          Continuer à pointer du doigt une fraction plutôt qu’une autre ne mène à rien, sinon à élargir le creuset entre les libanais.
          -Dire que « tous les libanais sont responsables de ce qui leur arrivent, (responsables non pas coupables,) n’est qu’une façon de dire qu’ils sont seuls maîtres de leur destin, et donc, de leur avenir.
          -Dire que l’expression “extrême droite” qui est un emprunt du jargon politico-occidental, n’existe pas sur le terrain libanais est une façon de montrer les dérives vers lesquelles certains soi-disant journalistes objectifs, même doctorants, veulent mener les lecteurs non libanais, en leur soumettant des propos compréhensibles, émanant de leur propre vocabulaire ; ce qui est un signe de votre mauvaise foi. Oserez-vous dire que le problème libanais est un problème d’extrême droite ? N’est-ce pas plutôt un problème de fanatisme religieux chrétien soit-il ou musulmans ( y compris druze).

          Militer intellectuellement ne revient pas à distribuer selon son seul point de vue des points aux uns et aux autres, ni à occulter une grande part des évènements historiques, ni à juger la compétence de certains. Militer intellectuellement ne revient pas à vouloir faire prévaloir sa propre position et nier celle des autres, Madame.
          Mais quoi de plus simple que de pointer du doigt les autres ? Les rendre responsables de ce qu’ils n’ont même pas dit ? Voyez-vous ? dans mon message précédent,je ne me suis permis aucun jugement...ni religieux ni ethnique, ni même politique. Je vous conseille de relire mon commentaire précédent, avec votre coeur si vous voulez, sans haine ni jugement...et vous comprendrez que je ne prêche pour aucune fraction.

          A votre différence, Madame, je ne cherche nullement à mettre mon intelligence en valeur. A votre actif cependant, un talent incisif quoique peu convaincant : votre “je suis chrétienne de surcroît” que vous utilisez comme gage de votre objectivité, qui vise insidieusement à m’inciter à dévoiler mes appartenances, fonctionne. Je suis Libanais mais je ne suis pas chrétien. Je sais reconnaître contrairement à vous que le fanatisme religieux, d’où qu’il vienne est au fondement même de nos malheurs.Vous voulez regarder le passé soit, vous voulez que le parti des Forces Libanaises soit considéré comme agent ayant contribué à la déchéance du pays, soit, mais ayez au moins l’honnêteté intellectuelle de reconnaître tout le reste. Je réitère mes propos, au risque de vous déplaire ou vous agacer, Sabra et Chatilla n’est pas le seul massacre perpétré au Liban, les palestiniens ont à leur tour perpétré des massacres dans des villages chrétiens. Ignorez-vous la fameuse phrase “la route de Jérusalem passe par Jounié ?”, autrement dit sur les cadavres des libanais ? Je Continue : les syriens ont bombardé des quartiers libanais, les palestiniens y ont participé, les occidentaux, d’extrême droite ou d’extrême gauche ainsi que le monde entier...tous ont contribué à l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le pays.
          Si vous voulez regardez vers l’avenir, vous devriez accepetr tout libanais pensant. Car le Liban reste un pays démocratique, certes, jeune démocratie, mais démocratie quand même.
          La revolte Madame, est le sens même de l’engagement. Je ne considère pas participer ici à un forum de juristes, ni à un forum de journalistes. A ce sujet, que savez-vous de l’engagement journalistique ? Certains dont mon père Madame, a été assassiné au nom de cette fonction, ne la réduisez pas de grâce, à un magma de propos prétentieux. Bonne soirée et Vive le Liban j’espère malgré tout. Disons-nous au moins que cette patrie nous unis.

          • Anonyme

            Par votre dernière révélation, vous confirmez mes soupçons... Vos griefs personnels vous aveuglent et vous empêchent même d’entendre (ou de lire) un discours autre que celui que nourrissent vos propres passions (au sens de « pâtir »). Donc aucune discussion sereine et constructive entre nous n’est possible. Dommage car vos émotions, elles, sont bien sincères !
            C’est fou comme vous vous laissez parasiter au point de vous méprendre aussi bien sur mon intention que sur le sens pourtant explicite de chacun de mes propos ! Vous semblez en outre desservi par une compréhension de la langue pour le moins fantaisiste. Passons. Vive le Liban, comme vous dites, et vivent les professeurs qui savent informer leur révolte (i.e. lui donner une forme intelligente susceptible de dompter un fond brouillon)
            Signé : une doctorante en philosophie (et non en journalisme - quelle horreur !)

            • Anonyme

              Mais comment pouvez-vous prétendre que connaître ou s’intéresser à un pays passe par le dénigrement des souffrances des victimes ? En l’occurence, il s’agit du peuple libanais en entier avec toutes ses factions et ses appartenances communautaires.
              Je me désole du fait que vous n’ayiez vu dans mes propos que des griefs, et des récriminations. Toutefois, sachez qu’on ne peut pas parler de paix sans reconnaître la souffrance des uns et des autres. Relisez Delleuze, à ce sujet.
              Je pense que vous ferez mieux de remettre en question votre discours nombriliste,mais maintenant que je sais que vous aspirez à devenir philosophe,je comprends mieux votre position plus proche du nihilisme que du « constructivisme ». Vous me donnez la preuve que la philosophie consiste à maîtriser l’art de poser toutes les questions sans pour autant s’intéresser à la réponse. C’est exactement ce que je reproche à votre discours. Mais paradoxalement, je ne peux reprocher à une philosphe en devenir de discourir seule.
              J’en conviens : aucune discussion n’est possible entre nous. Cela dit, et quoiqu’il en soit, je souhaite que dans l’avenir vous appreniez à devenir plus humaine, et ne pas considérer qu’avoir été victime dans un pays tel que le Liban, puisse être un reproche à faire à la victime en question. Depuis quand le fait d’avoir souffert à cause d’une injustice belliqueuse enlève à la victime le droit de s’exprimer ? D’autant plus qu’ avoir souffert n’enlève rien à la raison. Vous ferez mieux de vous atteler à réfléchir aux moyens et au discours qui permettront à ce pays qui a existé avant nous de pouvoir continuer à exister après nous. VIVE LE LIBAN !

              • Anonyme

                J’ai exactement l’âge de cette guerre qui m’a contrainte à m’exiler et qui fut fatale à plusieurs membres de ma famille ! Par conséquent, je suis victime de l’histoire de ce pays au même titre que vous. Mais en quoi cela devrait-il m’autoriser à tenir un discours confus ? Je ne vois pas. C’est précisément parce que j’ai souffert dans ma chair de ce mal que je devrais tourner ma langue sept fois dans ma bouche et appeler sans cesse à la mesure et à la prudence. Ce dont vous semblez totalement incapable !
                Ecoutez cher Monsieur, cessons cet insipide échange qui ressemble davantage à un dialogue de sourds. Je vous rappelle que mon intervention visait à corriger un travers dans le journalisme français qui consiste à interroger les mêmes sources partisanes et rassurantes. Votre « réponse » était : « mais tout le monde au Liban a du sang sur les mains ! ». Si vous ne voyez pas en quoi votre propre intervention était incongrue et mal argumentée, je ne puis rien pour vous et n’attends désormais de votre part aucune réaction. Passez votre chemin. Merci.

            • Anonyme

              Nous avons excatement le même âge chère compatriote. Et voyez-vous, je pourrai en guise de réponse vous citer et vous répondre « Par votre dernière révélation, vous confirmez mes soupçons... Vos griefs personnels vous aveuglent et vous empêchent même d’entendre (ou de lire) un discours autre que celui que nourrissent vos propres passions (au sens de “pâtir”). Donc aucune discussion sereine et constructive entre nous n’est possible. Dommage car vos émotions, elles, sont bien sincères ! ». Mais je ne le ferai pas. Car ça ne se fait pas, par souci éthique et par respect à l’égard de vos souffrances et des miennes. D’ailleurs cela ne fait qu’accréditer ma thèse de départ, tout Libanais est responsable, tout Libanais est d’une façon ou d’une autre victime et que tous les membres de tous les gouvernements successifs, ainsi que les miliciens de toutes natures, même ceux qui ont été pour une raison ou une autre considérés comme de le Résistance, d’une façon ou d’une autre, ont les mains sales. Donc, l’argument « tel » n’a pas le droit de s’exprimer en raison de son militantisme passé ne tient pas la route. C’est tout ! « un discours de sourds » vous dites, c’est exactement ce que je reprochais à vos propos. Mais votre orgueil, vous empêche semble-t-il de vouloir écouter autrui. Vous pouvez me répondre si vous le voulez, car moi je crois à l’échange : un échange étant par définition une prise en compte du discours de l’Autre. Je m’arrête là.

              Bonne journée.

        5 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2