Liban : un député tué à une semaine de la présidentielle
A une semaine de la désignation par le parlement libanais du successeur du président Emile Lahoud, un député de la majorité parlementaire vient d’être tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth. Ciblée, la voiture était identifiable par sa plaque minéralogique bleue, réservée aux parlementaires. L’explosion a fait au moins six autres morts et une vingtaine de blessés.
Sixième député assassiné depuis la mort de Rafik Hariri, Antoine Ghanem paie ainsi le prix de son engagement contre le pouvoir en place à Damas et... le fait d’avoir été élu député. En effet, l’élection présidentielle approchant, beaucoup voient dans cet attentat la volonté de se débarrasser des élus de la majorité, afin de bloquer le vote en faveur d’un président antisyrien. Les 128 députés libanais doivent en effet désigner le président à partir du 25 septembre.
Antoine Basbous, spécialiste du Proche-Orient a compté pour Rue89 : il ne reste que trois députés à plomber pour faire basculer la majorité au Parlement... Pour Basbous, il est « évident » qu’Antoine Ghanem a été tué parce qu’il était une voix de trop. Y voyant la marque de Damas et de Téhéran, le politologue estime que depuis quelques semaines, la pression se fait très lourde pour le clan antisyrien :
« Beaucoup de députés ont quitté Beyrouth pour échapper aux assassins avant l’élection présidentielle. D’ailleurs, Antoine Ghanem lui-même était à l’étranger. Il est rentré il y a quelques jours... »
Damas, de son côté, a condamné l’attentat : « La Syrie est attachée à la sécurité, à la stabilité et à l’unité du Liban frère. »
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je ne voudrais pas vous paraître cynique mais il existe des scénarios alternatifs. Rien ne prouve que ce soit l’opposition qui, je le rappel, n’est pas entièrement pro syrienne (le général Aoune n’est pas ce que l’on peut appeller un ami de la Syrie)qui soit à l’origine de ce nouveau crime. La volonté de déstabiliser le liban et de le faire replonger dans ces vieux démons n’apparait pas être un monopole au moment où les tentions s’accentuent dans la région.
Ce pays meilleux merite mille fois la paix, il faut que ces voisins et tous les pays qui se disent amis du liban commence à la souhaiter pour lui ou tout simplement qu’il le laisse tranquille.




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