Droit de suite 30/04/2009 à 19h12

Les recalés de l'agrégation saisissent le Conseil d'Etat

Hélène Decommer | Etudiante en journalisme

Les candidats recalés au concours de l’agrégation en raison de leur retard, dû à une panne SNCF en gare du Nord, ont saisi ce jeudi matin le Conseil d’Etat. Ils y ont déposé un recours au fond et une requête en référé de suspension.

Ils sont une trentaine, soutenus par leur avocate Corinne Lepage, à saisir la justice comme dernier espoir pour débloquer leur situation.


Le RER B à Chatelet en 2000 (John Schults/Reuters)

Jeudi 2 avril, vers 6 h 30, black-out complet à la gare du Nord : le trafic est totalement arrêté sur les lignes des RER B et D. Parmi les voyageurs bloqués, des dizaines de candidats au concours de l’agrégation qui se déroule le jour même à 9 heures, à la Maison des examens d’Arcueil.

Commence alors une course effrénée pour une soixantaine de candidats qui tentent de rejoindre le centre d’examen. La plupart arrive entre 9 h 01 heures et 9 h 15, ils trouvent les portes fermées. Interdiction de rentrer après l’heure de début des épreuves, ils restent sur le trottoir avec le sentiment d’avoir perdu une année de travail.

Rupture d’égalité

Pour ces jeunes gens recalés, il y a eu rupture d’égalité entre les candidats. Pas pour le ministère de l’Education nationale. Au lendemain de l’incident, Xavier Darcos, ministre de l’Education, décide qu’aucune solution de rattrapage n’est possible pour les candidats retardataires.

Le 15 avril, une délégation représentant l’ensemble des candidats recalés est reçue par la direction des affaires juridiques du ministère de l’Education. Cette dernière confirme la décision du ministre, arguant qu’il n’y a pas eu de cas de force majeur, qui aurait pu entraîner un retard du début de l’épreuve.

Philippe Nken Ndjeng fait partie des recalés qui ont saisi la justice ce jeudi matin :

« Le recours au Conseil d’Etat est notre ultime chance. Depuis le 15 avril, nous n’avons aucune nouvelle du ministère ni du médiateur de l’Education nationale, à qui j’ai pourtant adressé plusieurs courriels. Le Conseil d’Etat est maintenant la seule instance à être compétente pour régler notre sort. »

« Les organisateurs du centre d’examen ont été prévenus »

Les étudiants retardataires ont déposé un recours au fond, tendant à faire annuler la décision de Xavier Darcos de ne pas réorganiser d’épreuve, et un référé suspension, afin que l’affaire soit jugée plus rapidement, normalement sous trois semaines. Corinne Lepage, avocate des candidats recalés :

« Nous nous appuyons sur le règlement du concours, qui n’interdit pas l’entrée quand les portes sont fermées mais quand les enveloppes contenant les sujets sont ouvertes. Or de nombreux candidats sont arrivés avant l’ouverture des enveloppes.

“D’autre part, les organisateurs du centre d’examen ont été prévenus très tôt de la panne par la SNCF, avec qui ils sont en contact permanent. Des informations erronées ont également été transmises aux candidats par la SNCF, notamment qu’il n’y aurait pas de train avant midi alors qu’il y en a eu. ”

Philippe Nken Ndjeng passait l’agrégation d’histoire pour la seconde fois. Il explique :

“Nous voulons juste avoir le droit de composer. Je suis boursier et pour obtenir une bourse l’année prochaine, je dois prouver mon admissibilité au concours. Inutile de dire que pour moi, l’enjeu est plus que décisif.”

Le référé suspension permet normalement un examen immédiat du dossier par le Conseil d’Etat. Les candidats malheureux espèrent obtenir une réponse juridique avant la publication des résultats du concours, à la fin du mois de mai.

Photo : le RER B à Chatelet en 2000 (John Schults/Reuters)


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  • James78
    James78
    Etudiant
    • Posté à 20h09 le 30/04/2009
    • Internaute 76560
      Etudiant

    Au Bac, on peut arriver jusqu’à une heure après le début des épreuves...

    C’est quand même dégueulasse pour ces candidats... J’espère qu’ils auront une réponse favorable...

    • Emmanuel M
      Emmanuel M répond à James78
      Commentateur liberal
      • Posté à 20h28 le 30/04/2009
      • Internaute 39528
        Commentateur liberal

      On peut aussi arriver une heure avant.

      Personellement lorsque j’ai passé des concours importants j’ai pris soin d’arriver avec au moins une heure d’avance, et passé le temps à discuter avec d’autres étudiants ou avec une tasse de café.

      Loin de moi l’idée de dire tant pis pour eux, c’est dégueulasse ce qui leur arrive. Mais il y a des parades possibles à ce type de problèmes.

      Bon après c’est un point de vue provincial, la gestion des transports parisiens étant plus complexes.

      Ceci dit, un conseil si la situation devait vous arriver : prenez un taxi, une année d’études vaut largement plus que les 150 euros grand maximum que pourra vous couter la mésaventure.

      • Boris Carrier
        Boris Carrier répond à Emmanuel M
        cogito ergo sum
        • Posté à 20h53 le 30/04/2009
        • Internaute 67367
          cogito ergo sum

        150 Euros à jouer à la roulette... on voit qu’il y en a qui ont les moyens : il faut déja les avoir ! ! ! ! !

         
        • Emmanuel M
          Emmanuel M répond à Boris Carrier
          Commentateur liberal
          • Posté à 21h41 le 30/04/2009
          • Internaute 39528
            Commentateur liberal

          Si vous pensez vraiement qu’une année de vos efforts vaut moins que 150 euros (8 heure de petits cours, voire moins pour un étudiant), je vous invite à étudier avec plus d’acharnement.

          • Zzaz
            Zzaz répond à Emmanuel M
            Etudiante
            • Posté à 13h37 le 01/05/2009
            • Internaute 78492
              Etudiante

            Le vrai problème, c’est que les taxis ont été pris d’assaut par tous les usagers de la gare au même moment (pas seulement les agrégatifs). De plus, ils avaient déjà tellement de retard que les bouchons en ont bloqué plus d’un !
            Le plus injuste, c’est que ceux qui sont partis en retard de chez eux ont pu prendre un train quand la ligne s’est remise en route (les autres avaient quitté les quais et se battaient justement avec les taxis) et sont arrivés, eux, à l’heure. Alors que la majorité des retardataires sont justement des candidats qui étaient parti très à l’avance...

            J’ai passé ce jour-là l’agrégation d’anglais. Je ne suis pas pour le repassage de l’épreuve car ce serait injuste vis à vis de nous aussi.
            Et encore, moi je m’en tire à devoir réserver à nouveau une chambre d’hôtel la veille mais pensons à ceux qui composent dans les DOM-TOMs, à des heures impossibles (dans le Pacifique, ils commencent à 21h et terminent à 3h du mat pour composer aux mêmes heures que nous ! ça va jusque là l’égalité vis à vis du concours !). Ce serait complètement injuste pour ces gens-là, qui eux ne bénéficient jamais de conditions égales aux candidats de métropole, de leur demander de repasser les épreuves ! Ou alors, il faudrait les laisser composer à des heures décentes (on est forcément moins efficace à 1h du mat qu’à 13h...).

            Bref, comme toujours, la réalité est beaucoup moins simple que les médias veulent bien le laisser entendre.

          • Boris Carrier
            Boris Carrier répond à Emmanuel M
            cogito ergo sum
            • Posté à 18h44 le 01/05/2009
            • Internaute 67367
              cogito ergo sum

            J’ignore si les taxis acceptent les cartes de crédit, et j’envie ceux qui ont la chance de se ballader avec 150 Euros dans le portefeuille. Pour la carte de crédit, encore faut-il qu’elle « encaisse » un tel débit. Et pour ce qui est des étudiants, je pensais qu’ils ne roulaient pas sur l’Or (du moins ce n’était pas mon cas)

        3 autres commentaires
      • désinscrit-
        • Posté à 22h32 le 30/04/2009
        • Internaute 736

        Si ils sont arrivés entre 9h01 et 9h15 avec une panne énorme, c’est qu’ils avaient prévu d’arriver en avance non ? ?

      • anini
        anini répond à Emmanuel M
        terrienne de souche !
        • Posté à 22h44 le 30/04/2009
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Vous avez toujours 150 euros sur vous ?

         
        • obey-
          obey- répond à anini
           : -\
          • Posté à 23h55 le 30/04/2009
          • Internaute 66286
             : -\

          Toi tu n’as pa eue l’agreg, avoue ?

          Ou alors tu n’as rien compris a rien.

        1 autres commentaires
      • James78
        James78 répond à Emmanuel M
        Etudiant
        • Posté à 22h51 le 30/04/2009
        • Internaute 76560
          Etudiant

        Le mieux est même de prendre une chambre d’hôtel pas très loin pour éviter d’avoir à prendre des transports en commun, et de risquer des embouteillages ... c’est pas donné... mais ça vaut le coup...

         
        • obey-
          obey- répond à James78
           : -\
          • Posté à 23h56 le 30/04/2009
          • Internaute 66286
             : -\

          Exactement, surtout quand on connait les problemes de transport.

          Une chambre d’hotel pour se lever plus tard, etre serein, pour un an de travail (voire 2 si doublette), c’est plus que recommande.

        • Ben85
          Ben85 répond à James78
          ramoneur
          • Posté à 13h38 le 01/05/2009
          • Internaute 75415
            ramoneur

          Tout à fait d’accord. Quand on sait ce que la préparation d’un concours comme l’agrégation coûte en termes de temps d’apprentissage et d’investissement personnel, on peut essayer de prendre ses précautions en allant une nuit à l’hôtel la veille de l’épreuve, histoire d’assurer.
          Mais ça, c’est en théorie, et je suppose qu’une partie de ces candidats n’ont pas pu s’organiser ainsi...

          De toute façon, il serait normal qu’ils puissent passer l’épreuve, ne serait-ce que pour qu’on n’ait pas l’impression, une fois seulement, que l’Education Nationale est une usine à gaz inflexible incapable de s’adapter au moindre imprévu ni de montrer une once d’humanité face à des (futurs) profs qui ont bossé pour réussir.

          • Zzaz
            Zzaz répond à Ben85
            Etudiante
            • Posté à 15h29 le 01/05/2009
            • Internaute 78492
              Etudiante

            Je ne pense pas que faire repasser ces épreuves soient la solution pour éviter la réputation « d’usine à gaz inflexible ».

            Par contre, ils pourraient laisser une petite possibilité pour que, A L’AVENIR, dans des conditions exceptionnelles comme celles-ci, ils laissent les portes ouvertes 15/20min de plus et que tous commencent avec un peu de retard (au moins dans le centre d’examen concerné). Après tout, on ne peut quitter la salle qu’au bout de 2h30, donc les fuites ne sont pas possibles avant 11h30...
            Cependant, ces mesures-là deviennent alors injustes pour ceux qui n’ont pas « la chance » d’avoir un retard à cause des transports en commun (genre la panne de voiture complètement imprévue ou le cassage de jambe en allant au centre d’examens...). En province, beaucoup se demandent aussi si ça aurait fait autant de bruit si c’était arrivé dans une petite ville...

            • Ben85
              Ben85 répond à Zzaz
              ramoneur
              • Posté à 15h39 le 01/05/2009
              • Internaute 75415
                ramoneur

              On peut en effet se poser la question...

        4 autres commentaires
      • malatrie
        malatrie répond à Emmanuel M
        Distraite
        • Posté à 23h21 le 30/04/2009
        • Internaute 26407
          Distraite

        C’est ça ! Pourquoi pas un jet privé, tant que vous y êtes ? ? ? ?

         
        • expat
          expat répond à malatrie
          • Posté à 12h12 le 01/05/2009
          • Internaute 25627

          Tant qu’a faire pourquoi ne pas dormir dans la salle d’examen et puis comme on ne sait jamais ce qui peut arriver, pourquoi ne pas y passer toute l’annee ?

        1 autres commentaires
    • moravagine
      moravagine répond à James78
      Observateur désabusé
      • Posté à 08h35 le 01/05/2009
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      Où as-tu vu jouer cela ?

    • Fraise des Bois-
      Fraise des Bois- répond à James78
      Buveur
      • Posté à 15h23 le 01/05/2009
      • Internaute 42390
        Buveur

      La meme rangaine tres francaise : ce sont toujours les mecs en retard qui sont a plaindre et qui ont raison !

      Pourquoi pour une fois ne dirait on pas que ceux qui sont en retard on tort ?

      C’est trop facile de toujours tout mettre sur le dos des autres. Un peu de responsabilite les mecs ! Fallait partir plus tot !

      • lizbeth25
        lizbeth25 répond à Fraise des Bois-
        professeur
        • Posté à 01h18 le 02/05/2009
        • Expert 50862
          professeur

        T’aimes pas la « rengaine » française (et son orthographe), James le Versaillais ?
        Je te réponds avec un vocabulaire qui va t’être plus familier (bien que très à la mode dans notre pays) : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes ».

  • Aequopulsatpede
    Aequopulsatpede
    Sauvé de Dati par la retraite.
    • Posté à 20h28 le 30/04/2009
    • Internaute 63631
      Sauvé de Dati par la retraite.

    J’espère que COUPAT finira ses jours en prison !

    Non mais................

  • Rana
    Rana
    Electron libre
    • Posté à 21h26 le 30/04/2009
    • Internaute 78360
      Electron libre

    Beaucoup de commentateurs y sont allés de leur couplet sur cette malheureuse aventure des 66 « retardataires malgré eux » et ont refait l’histoire. Passons ! L’absence de compassion est toujours douloureuse pour les victimes.

    Le problème est complexe puisqu’il s’agit d’un concours national où chaque candidat de chaque centre doit passer le même sujet exactement à la même heure. Tout retard est éliminatoire (c’est la règle). Annuler les résultats du concours reviendrait à faire repasser les épreuves de chaque discipline à chaque candidat en France.

    S’il s’était agi d’un examen, l’on pouvait faire repasser les retardataires avec un sujet différent. Dans le cas d’un concours, chaque candidat doit composer sur le même sujet.

    A titre personnel, je suis pessimiste quant à l’issue de ce référé près le Conseil d’Etat. Les chances d’un aboutissement favorable sont ténues. L’unique solution équilibrée résiderait dans la mise en place des « épreuves de remplacement » pour les retardataires (elles existent). Les candidats qui ont pu composer normalement ne subiraient pas d’annulation de leurs épreuves et les malchanceux du 2 avril ne seraient pas pénalisés d’une année d’études supplémentaire.

    • spezet29
      spezet29 répond à Rana
      Ingenieur
      • Posté à 07h44 le 01/05/2009
      • Internaute 71078
        Ingenieur

      Il me semble que l’agreg est un examen, et non pas un concours. Le nombre de lauréats n’est pas soumis à un quantum.

      Donc il me semble que les « “recalés” » peuvent passer des épreuves de remplacement, cela n’altère en rien les lauréats de la première session

      • loufock
        loufock répond à spezet29
        étudiant
        • Posté à 08h39 le 01/05/2009
        • Internaute 64757
          étudiant

        L’agrégation est un concours,le nombre d’admis est soumis à un quantum

        Le problème pour les candidats, c’est que dans un concours le but c’est pas d’avoir une note précise comme à un examen (exemple le bac) mais une meilleur note que les autres candidats. Les épreuves sont fait pour classé pour départager et sont fait en conséquence (par exemple dans les concours pour école d’ingénieur l’épreuve est parfois est impossible à finir dans le temps imparti et le meilleurs aura 20 en traitant juste les 2/3). C’est pourquoi il est impossible de faire passer des rattrapages juste pour les retardataires. Tous les candidats doivent composer sur la même épreuve. La seule question qui se pose c’est : soit tous les monde repasse le concours, soit la situation ne bouge pas.
        A mon avis ça ne bougera pas.
        C’est dure mais c’est comme ça.

      • spezet29
        spezet29 répond à spezet29
        Ingenieur
        • Posté à 08h41 le 01/05/2009
        • Internaute 71078
          Ingenieur

        Bonjour l’étudiant

        Désolé, j’ai appris qq chose ! ! ! Vu mon grand âge, je suis déconnecté

        Cordialement

        Un vieux retraité

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 09h57 le 01/05/2009
        • Internaute 41144

        C’est un concours, avec un nombre de places prédéfini, chaque candidat reçu bénéficiant automatiquement d’un poste à vie dans l’enseignement. C’est la raison pour laquelle la question est si épineuse : en cas de problème (fuite des sujets, par exemple), il faut tout faire repasser à tout le monde partout en France.

        Ce qui est arrivé à ces « recalés » est abominable, mais je ne vois aucune issue pour eux, malheureusement. C’est contre la SNCF qu’ils devraient se retourner pour obtenir des dédommagements pour une année perdue... Moi qui étais archi-fauchée, j’ai toujours pris une chambre d’hôtel à côté du centre d’examen à chaque concours que j’ai passé. De toutes façons, arriver sur les dents au dernier moment et en sueur fait perdre toute chance de réussir.

    • Franzy56
      Franzy56 répond à Rana
      (pro)
      • Posté à 13h13 le 01/05/2009
      • Internaute 44529
        (pro)

      Impossible,

      Il faudrait départager les candidats sur ce qui est un concours sur de sujets différents.

      Ce serait là une vraie rupture d’égalité.

      • Rana
        Rana répond à Franzy56
        Electron libre
        • Posté à 21h38 le 01/05/2009
        • Internaute 78360
          Electron libre

        Oui, Franzy, il y aurait rupture du principe d’égalité. C’est en cela que je dis que les chances de sortir de l’impasse sont minces. Très minces. La position de Xavier Darcos, d’emblée, a été ferme.

        Je maintiens cependant que les « épreuves de remplacement » existent. Y avoir recours, je vous l’accorde, relève d’un niveau de dérogation exceptionnel. Mais des cas de figure antécédents ont connu une solution amiable.

        Pour être éligible à l’agrégation, la somme de travail est titanesque. Le nombre de postes ouverts tient de la peau de chagrin (30 % en moins cette année). Je vous donne les quanta que j’ai en tête pour les agrégations internes : Lettres modernes - 106 ; Lettres classiques - 31 ; Philosophie - 16.

        L’espoir existe tant que l’admissibilité n’a pas été publiée. Au delà, l’on ne pourra évidemment plus bouger le classement. Ni rêver à une création de postes supplémentaires !

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 11h24 le 02/05/2009
          • Internaute 41144

          « Mais des cas de figure antécédents ont connu une solution amiable. »

          Non, jamais. Je me souviens par exemple d’une année à Amiens où un camion s’était couché au travers de l’autoroute : les candidats coincés n’ont eu que leurs yeux pour pleurer. Tous les ans il y a un pépin de ce genre dans un au moins des nombreux centres d’examen de France et de Navarre, il serait impossible de faire repasser toutes les épreuves à tout le monde - sans compter qu’on ne voit pas pourquoi il n’y aurait pas aussi des retardataires à tel ou tel endroit le jour de la session de rattrapage...

          • Rana
            Rana répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
            Electron libre
            • Posté à 14h27 le 02/05/2009
            • Internaute 78360
              Electron libre

            Béatrice, bonjour. Je réponds à votre commentaire en deux temps et en commençant par la fin :

            - évidemment, il est exclu de faire repasser toutes les épreuves à l’ensemble des candidats. Je rejetais d’emblée cette hypothèse dans mon premier post. Les retardataires qui ont introduit près le Conseil d’Etat sollicitent une annulation de LEUR inadmissibilité (leur inadmissibilité propre) et non pas une annulation des résultats nationaux. Je pense, en conséquence, que nous sommes d’accord sur ce point ;

            - en ce qui concerne les solutions amiables via les épreuves de remplacement, excusez-moi Béatrice, mais je maintiens leur existence. Je suis moi-même agrégée, je siège à des jurys d’agrégation et je suis (très) sensibilisée au cas de figure dont nous traitons ici. Ce qui s’est passé à Arcueil est particulièrement cruel. Sachez que d’autres centres de la région parisienne ont légèrement décalé le début des épreuves en ne distribuant les sujets qu’à l’arrivée des retardataires.

            Le centre d’Arcueil était amplement prévenu des difficultés de quelques candidats. Si la distribution des sujets a vraiment débuté à l’heure stricte, la plus simple mesure d’humanité consistait à installer les malheureux dans une salle à part, à leur arrivée sur les lieux, de manière à ne pas déranger leurs collègues en train de composer et à octroyer quelques minutes supplémentaires à ces retardataires. Personne n’y aurait perdu, tout le monde y aurait gagné.

            Une consoeur, agrégée du cru 1968, m’expliquait mardi dernier avoir connu une dérogation au principe d’égalité. C’était 68, me direz-vous ! Un autre confrère me reparlait hier de ces « épreuves de remplacement ». Il existe une solution amiable au problème ici soulevé. Les chances sont minces. Il faudrait une volonté forte pour leur donner de l’épaisseur.

            Cordialement.

            • Zzaz
              Zzaz répond à Rana
              Etudiante
              • Posté à 15h09 le 02/05/2009
              • Internaute 78492
                Etudiante

              C’est d’ailleurs pour cela que je ne comprends pas pourquoi les recours ne sont pas dirigés contre le directeur du centre d’Arcueil qui était effectivement prévenu et qui aurait pu décaler de quelques 15 ou 20min l’ouverture des paquets... Surtout sachant que personne, sur le reste du territoire, ne pouvait sortir d’une salle d’examen avant 11h30 !
              C’est à ce niveau qu’on pourrait envisager un peu plus de flexibilité.

            • Compte supprimé le 4 janvier 3
              • Posté à 16h14 le 02/05/2009
              • Internaute 41144

              Je suis bien d’accord pour dire que ce qui s’est passé à Arcueil est épouvantablement cruel, et quand je me mets à la place des candidats sur leur quai de gare, je frémis. Mais il n’en demeure pas moins qu’il n’existe pas, et qu’il ne peut pas exister, de « solution à l’amiable ». Les « épreuves de remplacement » n’ont absolument pas pour but de faire repasser certains candidats seulement : elles n’existent que pour remplacer au dernier moment les sujets en cas de problème particulier, comme une fuite, et sont destinées elles aussi à l’ensemble des candidats, qui doivent tous composer sur les mêmes sujets.

              Ces malheureux ne peuvent demander l’annulation de leur admissibilité propre sans que cela ait des conséquences considérables sur les résultats nationaux, et qu’on ne soit obligé de recaler des candidats précédemment jugés admissibles. L’« humanité » n’a rien à voir là-dedans : c’est un concours national extrêmement difficile, les règles y sont très strictes et c’est bien normal étant donné l’enjeu. A Arcueil il y a eu un problème dû à la SNCF, ailleurs il y a des problèmes dus à autre chose (je vous ai donné l’exemple du camion bloquant une autoroute - et où le centre d’examen était également prévenu) : c’est impossible à gérer au plan national autrement qu’en décidant que quoi qu’il arrive on ferme les portes à telle heure et on ouvre les enveloppes après la fermeture des portes.

              Je suis moi aussi agrégée, j’ai moi aussi régulièrement siégé à des jurys d’agrégation et je suis très sensibilisée à l’indispensable égalité de traitement entre les candidats.

        4 autres commentaires
  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 07h48 le 01/05/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Encore une fois, Xavier Darcos a été lamentable dans cette histoire où les retardataires étaient de bonne fois. Le problème, c’est de savoir si le Conseil d’Etat sait faire une règle de 3... ? !

    Lien

    • pardi
      pardi répond à Phil2922
      président
      • Posté à 10h01 le 01/05/2009
      • Internaute 78472
        président

      Il serait injuste d’accabler le ministre Darcos : il n’a ni coeur, ni âme, ni conscience, ni intelligence, ni compétence. On ne peut donc pas lui jeter la pierre. Le vrai coupable, c’est Julien Coupat

    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 13h15 le 01/05/2009
      • Internaute 42623
         ? ? ?

      malheureusement la bonne foi ne suffit pas !
      Il y a des règles à respecter à chaque épreuve et ce n’est pas la faute à Darcos s’ils sont arrivés en retard ! Darcos est sans doute peu compétent mais sur ce sujet précis, je vois mal ce que l’on peut lui reprocher !
      effectivement quand son année se joue sur une seule journée ou presque, il convient de prendre quelques précautions comme par exemple loger à une distance telle que s’y rendre à pied est possible !
      C’est vrai que pour les candidats malhuereux, c’est très cher payé pour apprendre qu’il faut prendre ce genre de précautions ...

      • lizbeth25
        • Posté à 01h24 le 02/05/2009
        • Expert 50862
          professeur

        C’est vrai : Xavier Darcos n’est pas responsable de ce retard.
        Ca n’empêche pas qu’il peut apprendre sa règle de trois.

    • Fraise des Bois-
      Fraise des Bois- répond à Phil2922
      Buveur
      • Posté à 15h51 le 01/05/2009
      • Internaute 42390
        Buveur

      Les retardataires sont oujours de bonne foi ! Ce n’est pas ce qu’on leur reproche.

      Je trouve pour ma part, puisque c’est un concours et que donc seuls les meilleurs reussissent a choper les quelques places, que l’arrivee a l’heure entre en compte dans la selection, et que donc les retardataires n’ont qu’a se reprocher de ne pas avoir ete assez prevoyants. Les autres ont ete plus organises, plus chanceux, plus peu importe, mais en tout cas, ils ont reussi, eux.

      On ne peux pas toujours excuser ceux qui se plantent ! Il vaudrait mieux louer ceux qui ont reussi.

      • lizbeth25
        lizbeth25 répond à Fraise des Bois-
        professeur
        • Posté à 01h28 le 02/05/2009
        • Expert 50862
          professeur

        Vous ne vous sentez pas assez « loué », Buveur, vous qui avez « réussi ?

  • jean louis
    • Posté à 09h39 le 01/05/2009
    • Internaute 24473

    Heu, nos hommes politiques sont toujours en retard.............et on les attend toujours, eux !

  • puc
    puc
    universitaire
    • Posté à 10h23 le 01/05/2009
    • Expert 59907
      universitaire

    Le problème avec les concours c’est que le ministère ne « cale » jamais. Il y a longtemps au capes de lettres un sujet avait été proposé avec de grosses erreurs qui en changeaient le sens. Impossible de comprendre et cela orientait la réflexion vers la contestation ou la confusion. Le ministère n’a pas voulu faire repasser l’épreuve. Cela devient un pur rituel de soumission... Et puis il faut dire que les conditions des concours ne sont pas égales. A Paris, si cela n’a pas changé, les salles sont si grandes que le temps que les copies soient ramassées, il s’est écoulé un quart d’heure supplémentaire... Et puis il y a des choses surprenantes comme un ami qui reçoit un coup de fil la veille de l’épreuve avec le sujet d’agreg du lendemain... J’avoue ne pas en avoir cru mes oreilles. Si c’est vrai, c’est inquiétant. Et je ne parle pas des cours produits par les futurs correcteurs du concours qui traitent exactement le sujet du concours pendant l’année alors qu’à perpet les oies ont traite la totalité du programme sans discernement. Dans les banques, cela a un nom : délit d’initié. En France c’est la loi du silence. Mais ceci expliquant cela, les tricheurs ne brillent pas particulièrement quand il écrivent des livre. Là on ne peut plus tricher !

    • Némehzis
      Némehzis répond à puc
      • Posté à 17h05 le 01/05/2009
      • Internaute 35256

      Quelques petites précisions... A Paris (Arcueil en l’occurrence), les salles sont en effet très grandes, mais cela ne change rien : quand la minute fatidique sonne, tout le monde doit se lever et poser tout crayon, les nombreux appariteurs sont répartis de telle façon qu’ils constatent vite que plus personne n’écrit. Et si d’aventure, ce n’est pas le cas, les noms des candidats surpris sont notés dans les PV, ce qui entraîne après examen du jury l’élimination du concours (le plus souvent). Donc il n’y a pas de rupture d’égalité sur ce point.
      Ensuite, « l’ami qui reçoit un coup de fil la veille de l’épreuve avec le sujet d’agreg du lendemain », je suis désolé de la dire, est franchement un peu neuneu s’il croit à ce genre de carabistouilles. Chaque année, une infime minorité de candidats essaie de tirer dans les pattes de concurrents, parfois même des gens avec qui ils sont amis et ont bossé toute l’année ! D’ailleurs, si le sujet donné à l’ami en question était en effet celui qui est tombé, il devrait se poser des questions sur celui ou celle qui l’a rencardé, c’est lui ou elle qui pervertit le concours !
      Quant aux sujets traités par certains profs de certaines facs parisiennes et pas en « province », cela tient de la coincidence (je passe le capes pour la seconde fois, et j’ai pu constater qu’à l’agreg, l’un des sujets tombés ressemble mot pour mot à l’intitulé d’un cours suivi à la sorbonne), mais aussi de la capacité des profs ! Tous ne se valent pas, certains chopent vite fait un manuel et ne font que le paraphraser, tandis que d’autres (dont la prof auteure du cours évoqué plus haut) apportent des compléments introuvables dans les manuels, souvent dus à leur qualité de prof spécialisé. Cela est évidemment plus facile à trouver dans certaines facs, ce qui montre soit dit en passant, qu’il existe de fait une concurrence entre universités.
      Dans le cas de ces 66 « empêchés », on ne peut que compatir. Ce n’est pas la faute de l’Educnat, mais bien plutôt de la SNCF. Soit on refait passer tout le concours, soit on ne leur redonne pas cette chance cette année. Dès lors, il reste deux solutions : poursuivre la SNCF et obtenir le remboursement de l’année, ou, geste politique, offrir l’inscription au concours de l’année suivante pour ceux qui auront le courage de s’y replonger. Je ne saurais trop conseiller au ministre de choisir cette solution, plus comptable sur le plan politique !

      • Zzaz
        Zzaz répond à Némehzis
        Etudiante
        • Posté à 17h23 le 01/05/2009
        • Internaute 78492
          Etudiante

        L’inscription au concours en lui-même ne coûte rien. Mais on peut effectivement envisager un remboursement des frais d’inscription en fac/CNED bien qu’ils soient loin de couvrir une année entière d’études... Et puis, ça créerait un précédent dont les ministres suivants se passeraient certainement !

        Concernant les sujets qui coïncident avec un cours, je crois effectivement davantage à la compétence du prof en question plutôt qu’à une fuite. Les professeurs eux-mêmes tiennent trop aux concours pour les saboter. De plus, il faut savoir que si ce professeur est membre du jury, il est amené à proposer des sujets que le président du jury choisit alors en toute discrétion (après également un tirage au sort partiel semblerait-il). Ce professeur peut avoir proposé ce sujet sans savoir du tout s’il tombera mais considérer qu’il serait une très bonne base de cours.

         
        • loufock
          loufock répond à Zzaz
          étudiant
          • Posté à 21h36 le 01/05/2009
          • Internaute 64757
            étudiant

          Par exemple en science,les poseurs de sujets trouvent leurs idées dans des publications scientifiques ou des livres. Les professeurs font de même pour leur TD ou DS d’où des fois des coup de chance...

          Un de mes profs nous a raconté qu’un jour il avait trouvé dans une brocante un vieux livre d’exercice qui concernait un thème abordé dans sa matière, toute l’année sur ce thème il a tiré des exos de ce bouquins. Et au concours apparemment le poseur de sujet avait le même livre.

          • malatrie
            malatrie répond à loufock
            Distraite
            • Posté à 10h25 le 02/05/2009
            • Internaute 26407
              Distraite

            C’est ce qui m’est arrivé pour une des épreuves d’oral. J’avais trouvé chez un revendeur une série de manuels qui m’avait permis de compléter ma collection. Je crois qu’à l’époque, ce n’était même plus édité. La veille de l’oral, j’ai mis le nez dans un des bouquins pour chercher un truc précis pour une épreuve d’analyse et le lendemain, le bouquin en question faisaient partie des manuels listés en didactique. C’était effectivement un pur hasard (qui, en l’espèce, m’a bien aidé ).
            Par contre, je connaissais des étudiants de mon ancienne fac (j’étais salariée à ce moment-là et je bossais les cours du CNED), qui, curieusement, ont vu tomber à l’oral nombre de textes qui ne se trouvent que très rarement proposés et qu’ils avaient travaillé durant l’année scolaire (je veux bien admettre que cela arrive sur un texte, mais quand on atteint un quota de 5 ou 6 pour une dizaine d’étudiants....) . La responsable de la préparation faisait d’ailleurs partie du jury.
            Rappelez- moi le nom du prof de Montaigne à Bordeaux qui avait été mis en cause pour une fuite de sujets... un certain Darcos, dites-vous ?

        2 autres commentaires
      • puc
        puc répond à Némehzis
        universitaire
        • Posté à 22h51 le 01/05/2009
        • Expert 59907
          universitaire

        1-Il est possible que les pratiques aient changé à Arcueil, cela fait un moment que je n’ai pas passé de concours !
        2-Le coup de fil la veille. Je ne l’ai pas eu personnellement mais l’info est tout à fait fiable. La personne l’est en tout cas. Je ne dis pas que c’est courant. J’espère que c’est un cas isolé.
        3-Le problème des sujets qui tombent dans l’année à certains endroits plus qu’ailleurs. C’est absolument certain. Cela se fait par imprégnation. Quand les professeurs sont au jury ou fréquentent les membres du jury par exemple.La situation de concurrence existe de fait. Il suffit de consulter les statistiques géographiques pour voir ce qui en est exactement. Disons, pour faire simple, qu’il vaut mieux être à Paris dans une fac bien informée que... pratiquement partout ailleurs ! Comme quoi la chambre de bonne au prix invraisemblable peut être un investissement rentable.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h26 le 01/05/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Pff, aussi.. ces candidats.. aucune imagination.. il leur suffisait de passer un seul petit coup de fil anonyme au centre d’examen.... d’alerte à la bombe.... !

    • gabriel12
      gabriel12 répond à Pierrrrre
      Etudiant
      • Posté à 13h31 le 01/05/2009
      • Internaute 42226
        Etudiant

      Excellent !

      • loufock
        loufock répond à gabriel12
        étudiant
        • Posté à 17h32 le 01/05/2009
        • Internaute 64757
          étudiant

        Bon avis au amateur, le dernier qui a essayé ça, il l’a regretté je crois.

        (et oui c’était pas juste une blague)

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à loufock
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 10h56 le 02/05/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ....le dernier qui a essayé ça, il l’a regretté je crois.... »
          ► évidemment qu’il ne faut pas le faire avec son portable..
          et qu’il ne faut pas le faire du tout...
          mais à attitude conne et obtue, réponse adaptée.

          • loufock
            loufock répond à Pierrrrre
            étudiant
            • Posté à 12h09 le 02/05/2009
            • Internaute 64757
              étudiant

            comme quoi, certains perdent tous leurs moyens avec le stress des concours

        2 autres commentaires
    • Casilda
      Casilda répond à Pierrrrre
      Etudiante
      • Posté à 23h32 le 01/05/2009
      • Internaute 78520
        Etudiante

      LSH 2008 toi aussi ? : -D

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