Sur le terrain 28/04/2009 à 20h51

Hôpitaux : les médecins fâchés de n'être plus maîtres chez eux

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

De mémoire de blouse blanche, on n’avait jamais vu ça. Du brancardier au professeur de médecine en passant par les aides-soignantes et les internes, tout le personnel hospitalier a battu le pavé parisien ce mardi, uni dans la même opposition à la loi Bachelot.

Ils étaient 8000 à 20 000 personnes selon les estimations et plus de 50% de grévistes à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, à dénoncer en vrac le risque d’un « hôpital-entreprise ». Mais qu’est-ce qui les anime vraiment alors que la « tarification à l’activité “ est en vigueur depuis 2004 et que la loi Bachelot arrive au Sénat le 11 mai pour une dernière lecture ?

La dernière fois qu’Alain Boissonnas, professeur à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, a manifesté c’était en 1968. Il se souvient. (voir la vidéo)

Des revendications corporatistes ?

‘Si les médecins, qui ne sont pas franchement de gauche, descendent dans la rue, c’est qu’il y a un vrai problème’, assure Frédéric Caux, dermatologue à l’hôpital Avicenne (Bobigny). Après quinze ans à gauche, il a voté Sarkozy et le ‘regrette’. Voici ce qui lui fait peur aujourd’hui :

‘On était dirigé par des fonctionnaires, on sera sous les ordres de PDG, qui n’auront que des lignes comptables en tête et seront jugés sur leurs résultats financiers.’

La loi Bachelot veut modifier la gouvernance des hôpitaux en laissant aux directeurs tout pouvoir de gestion. En fait, les médecins sont vexés de ne plus être maîtres chez eux. Même si le Sénat a promis mardi qu’il amendrait le texte pour trouver un terrain d’entente. Emmanuel Tiret, chef de service à Saint-Antoine à Paris, reconnaît qu’en l’état actuel du texte :

‘On aura voix au chapitre, mais le directeur pourra passer outre notre avis. S’il est intelligent, il nous entendra, mais en cas de conflit il aura le dernier mot.’

Les directeurs d’hôpitaux, nommés par les Agences régionales de santé, ne sont pas totalement sourds aux questions médicales. Comme l’explique Florence Cymbalista, chef de service en hématologie et biologie à Avicenne :

‘Beaucoup d’administratifs nous ont apporté un soutien discret. Mais c’est eux qui serviront de fusible s’ils ne remplissent pas les objectifs’. (Voir la vidéo)

Le service public en danger ?

On entend beaucoup parler dans la manif de ‘sélection des patients’, et d’‘alignement sur le privé’, mais est-ce vraiment ce que prévoit la loi Bachelot ? En fait, les médecins interrogés reconnaissent que ‘dire non à des malades n’est pas imaginable’, mais ils prévoient ‘des embouteillages’, comme aux Etats-Unis.

Les médecins subissent déjà la tarification à l’activité, dite T2A,
qui assigne aux hôpitaux des moyens en fonction de leur activité au
lieu d’enveloppes globales, mais précise Christian Jacquot, néphrologue à l’hôpital Georges Pompidou (Paris) :

‘Jusque-là, on arrivait à contourner, on dépensait et puis on demandait une
révision du budget en cours d’année. A partir de cette année, la T2A
est totalement en vigueur, et dans mon hôpital, on nous demande
d’économiser 6 millions d’euros. On a déjà supprimé des postes non
médicaux, mais il va falloir baisser les moyens des médecins.’ (Voir la vidéo)

Une médecine soumise à la rentabilité ?

A entendre les médecins se plaindre, on se demande parfois s’ils ne noircissent pas le tableau. La loi Bachelot vise à un équilibre financier des hôpitaux, or les médecins sont descendus dans la rue pour dire que, par définition, la santé coûte cher, surtout avec une population qui vieillit.

Tous les grands praticiens interrogés admettent qu’ils bénéficient d’une ‘liberté inégalée’ dans un système de santé ‘parmi les meilleurs du monde’. Leur carrière est tellement intéressante que, même ‘trois fois moins payé’ que dans le privé, ils restent à l’hôpital.

Des budgets d’hôpitaux qui devront être équilibrés, est-ce si absurde ? Christian Jacquot explique juste qu’on ne peut ‘aligner les tarifs du public sur ceux du privé d’ici 2012 puisque par définition l’hôpital ne prend pas en charge les mêmes pathologies, il recueille ce qui est le plus lourd à traiter humainement et matériellement’.

Les médecins auraient-ils mis du temps à se rendre compte que la tarification à l’activité était ingérable ? ‘On a mis un peu de temps à se réveiller’, confesse Christian Jacquot.

Peut-être, comme l’explique Patricia Raulin, technicienne de laboratoire à l’hôpital de la Salpétrière (Paris), parce que cette fois ‘on touche au pouvoir des médecins’. (Voir la vidéo).

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  • 159 réactions
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  • Annie
    • Posté à 21h09 le 28/04/2009
    • Internaute 8804

    Effectivement, si je reviens 30 ans en arrière, je n’ai jamais vu les médecins se mobiliser pour des causes qui ne les concernaient pas directement, même lorsque la qualité des soins était en cause. Mais se voir assimiler au personnel subalterne a été un repoussoir plus efficace que toute autre considération. J’espère qu’il n’est pas trop tard pour empêcher les hôpitaux d’être gérés comme des entreprises, surtout comme il est évoqué dans l’article ils doivent traiter des pathologiques beaucoup plus lourdes que dans le privé. La culture du résultat n’a rien à faire avec la santé.

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à Annie
      Situation
      • Posté à 05h09 le 29/04/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonsoir : votre message est formidable :

      « Effectivement, si je reviens 30 ans en arrière, je n’ai jamais vu les médecins se mobiliser pour des causes qui ne les concernaient pas directement, même lorsque la qualité des soins était en cause. Mais se voir assimiler au personnel subalterne a été un repoussoir plus efficace que toute autre considération »

      Eh....oui.

      En france, ce qui fait bouger n’est pas l’interêt général (ça c’est le baratin....) mais c’est le fait de se sentir « assimiler au personnel subalterne “ : ça c’est terrible, c’est le drame bourgeois. Le drame de voir une belle hiérarchie trembler.

      Factotum

      • Iv
        Iv répond à Au sud de nul part-
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h39 le 29/04/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Je me souviens de grêves fréquentes d’urgentistes dénonçant justement des qualités de soin déclinantes.

         
        • pomme1
          pomme1 répond à Iv
           ? ? ?
          • Posté à 18h21 le 30/04/2009
          • Internaute 72510
             ? ? ?

          ... avec comme résultat assez étrange que les chirurgiens étaient moins bien rémunérés que les anesthésistes et autres urgentistes... Enfin on peut maintenant bien rigoler et le Peilloux est remplacé par un B Debré ou un Grimaldi. Et l’on peut mesurer le taux de suffisance, d’incompétence, d’ignorance, de vulgarité et de bêtises de ces 2 riens existentiels et de leurs copains.

        1 autres commentaires
  • Danielle29
    Danielle29
    Soutien à amonhumbleavis
    • Posté à 21h09 le 28/04/2009
    • Internaute 30791
      Soutien à amonhumbleavis

    La santé n’est pas un produit commercial, les malades ne sont pas des clients, les hôpitaux ne sont pas des entreprises à but lucratif... Tout au moins pas encore, mais en passe de le devenir si nous laissons faire. C’est une conception de l’humanité et du lien social qui est en jeu.

    • Patate
      Patate répond à Danielle29
      • Posté à 21h47 le 28/04/2009
      • Internaute 14576

      Malheureusement les médecins sont des libéraux pour la plupart, et la santé, un marché juteux.
      Alors chiche, on salarie les médecins ?

      • leo s
        leo s répond à Patate
        (...)
        • Posté à 22h11 le 28/04/2009
        • Internaute 73621
          (...)

        Patate

        t’oublies qu’il existe des personnes qui ont
        la

        VO-CA-TION

        enseigner, soigner...c’est leur truc

        yapas que le fric dans la vie se disent-ils ,patate.

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à leo s
          Situation
          • Posté à 04h38 le 29/04/2009
          • Internaute 57434
            Situation
        • Patate
          Patate répond à leo s
          • Posté à 09h18 le 29/04/2009
          • Internaute 14576

          Je sais bien qu’il n’y a pas que le fric, surtout pour ceux qui en ont, mais je suis assez vieux pour savoir que ceux qui n’ont pas la vocation savent très bien utiliser ceux qui l’ont et en tirer eux même profit.

          Il suffit de voir qui travaille la nuit dans les hopitaux ...

          Allez jeter un oeil sur le rapport Lien, le sytème a l’air profondément inégalitaire.

        2 autres commentaires
      • BFA
        BFA répond à Patate
        • Posté à 22h20 le 28/04/2009
        • Internaute 12277

        Les médecins des hôpitaux sont salariés.

      • zenobie79
        zenobie79 répond à Patate
        citoyenne
        • Posté à 00h09 le 29/04/2009
        • Internaute 50202
          citoyenne

        Mais les médecins hospitaliers qui ont manifesté aujourd’hui sont salariés de l’hôpital public et certains comme moi depuis plus de 20 ans ! ! sans jamais avoir eu aucune activité libérale au sein de l’hôpital.
        Alors, non, on ne peut pas laisser dire que ce mouvement est fait pour défendre les prébendes des « mandarins ».
        Nombreux sont les médecins hospitaliers qui n’ont pas d’activité privée à l’hôpital et sont très soucieux de l’évolution qu’ils subodorent du caractère « public » de l’hôpital du futur (proche).
        Nous savons à quel point certaines fractions de la population sont fragilisées (par la crise, les conditions économiques en voie de dégradation) et à quel point cela peut retentir sur leur santé.
        N’oublions pas que la tuberculose a commencé à régresser dès la fin du XIXè siècle, devant l’amélioration des conditions de vie, de nourriture et d’hygiène, bien avant la mise au point du BCG. N’oublions pas non plus qu’elle est en cours de résurgence jusque dans nos sociétés dites développées en raison de la régression des conditions de vie d’une partie de la population.
        Ensuite, un autre commentaire a bien raison : la santé ne se réduit pas au système de soins, lequel ne se réduit d’ailleurs pas à l’hôpital, loin s’en faut.
        Alors, de grâce, évitons les raccourcis hâtifs et les opinions toutes faites (et mal faites).
        Dans la manifestation d’aujourd’hui, la majorité des médecins défendaient bel et bien le caractère « public », c’est-à-dire « au service de tout public » de l’hôpital actuel.

      • knocklezout
        knocklezout répond à Patate
        généraliste
        • Posté à 01h46 le 29/04/2009
        • Internaute 72423
          généraliste

        Et bien oui , chiche ! C ’est vrai que je commence à en avoir assez marre depuis 30 ans de bosser au moins 65 h par semaine ( sans compter les gardes de nuit et de WE ) et d’ être obligé de prendre de moins en moins de congés ( maxi 3 semaines / an ) car on ne trouve plus de remplaçants pour venir bosser autant dans nos fonds de campagne désertifiés depuis déjà bien des années...Et quand je m’ absente , cela surcharge encore plus mes rares collègues à l’ entour ...Je pense de plus en plus que je suis un vieux con dinosaure pour avoir encore des scrupules dans ce joli monde d’ actionnaires . Vivement
        les 40 heures ( je ne demande même pas les 35 ...) et les 5 semaines de congés payés, la retraite à 61 ans et non pas au minimum 65 ( si la caisse prétendûment autonome de retraite des médecins français OBLIGATOIRE , en réalité dirigée totalement par le ministère des finances avec le brio que l’ on sait n’ a pas explosé d’ ici là ). Et bien oui , chiche ! Mais je vous dis tout de suite que cela ne va pas être très drôle pour tout le monde et vous pouvez tout de suite doubler les postes de travail . Je ne pense pas du tout que l’ état envisage un seul instant cette éventualité qui lui coûterait beaucoup plus cher alors qu’ à force de règlementations de plus en plus dirigistes et pointilleuses , le systême sécu parvient peu à peu à fixer l’ exercice de la médecine ( les fameuses recommandations de la haute autorité de santé et autres règles de bonne conduite devenant progressivement opposables financièrement ) comme n’importe quel patron privé fixe le travail de ses employés , méconnaissant ainsi que l’ exercice de la médecine n’ est pas la mise en oeuvre d’ une technique . Hormis quelques spécialités d’ exercice plutôt luxueux ( avec dépassements constants ) , il y a déjà quelques temps que l’ exercice du médecin généraliste conventionné de base de campagne n’ a plus rien de libéral ...
        Bises à Asperge ( private joke..)

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à knocklezout
          Situation
          • Posté à 03h03 le 29/04/2009
          • Internaute 57434
            Situation

          Oui...vous êtes médecin....et ma grand mère est cardiologue.

          Quelle bêtise pour les médecins qui se battent pour faire leur métier.

          Factotum

        • Tokani
          Tokani répond à knocklezout
          Oldmole
          • Posté à 03h13 le 30/04/2009
          • Internaute 71184
            Oldmole

          LE SYSTEME BRITANIQUE SEMBLE BIEN PLUS CONFORTABLE POUR LES GÉNÉRALISYES ET MOINS CHER POUR LA SOCIETÉ
          POURQUOI NE PAS S’EN INSPIRER ?

        2 autres commentaires
      • Di
        Di répond à Patate
        • Posté à 09h47 le 29/04/2009
        • Internaute 8231

        Si vous leur donnez le salaire (et les responsabilités !) d’un présentateur TV, d’un joueur de foot, je crois qu’ils seront très contents. (Et les indemnités de départ d’un PDG peut être, s’ils arrivent à couler l’hosto ou à rater toutes leurs opérations ?)

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 21h29 le 28/04/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Ils ont voté pour lui, ils l’ont voulu, ils l’ont eu (dans le cul)
    Cette france 53 % de français l’ont voulue, pensaient ils à cela ? Dans trois ans ils voteront à nouveau pour le même. Les cons.

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à ZonZon la MouChe
      Situation
      • Posté à 05h13 le 29/04/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Toi grand intelllilllligent : sommet :

      Les cons : c’est les autres
      Moi : pas être les autres donc moi intelligent.

      Donc super : moi dans le bien pur.

      yeah.

      factotum

      • blablablaetblablabli
        blablablaetblablabli répond à Au sud de nul part-
        patati et patata
        • Posté à 05h49 le 29/04/2009
        • Internaute 38523
          patati et patata

        Pourquoi cette ironie ? doit je déduire que vous faite

        partie des 53% ? si c’est oui par conséquent vous ètes un c..n ! !

      • didier1
        didier1 répond à Au sud de nul part-
        retraité
        • Posté à 17h41 le 29/04/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        vous en êtes un autre.......

  • du_rhum_des_femmes
    du_rhum_des_femmes
    (pascontent)
    • Posté à 21h48 le 28/04/2009
    • Internaute 54926
      (pascontent)

    On est face à un gouvernement qui arrive à mettre dans la rue des gens pas tout à fait habitués à manifester, et surtout à manifester ensemble : Dati avec les avocats et magistrats, Pecresse avec les profs de fac (même ceux de droit !) et les étudiants, aujourd’hui Bachelot avec tout le personnel médical des hopitaux.

    Et les millions de manifestants dans la rue lors des manifs de janvier et mars...

    Faut quand même apprécier la performance.

    Mais en fait ça change quoi tout ça ?

  • ninaneux
    ninaneux
    retraité
    • Posté à 21h48 le 28/04/2009
    • Internaute 60234
      retraité

    Comme l’éducation nationale, maintenant c’est l’hôpital qui est deux vitesse, une pour la France d’en Haut, deuxio, l’autre pour la France d’en bas, et après l’on me dira que je ne veux pas réformer la France ! ! Réformer comme cela ?
    Vous ne pouvez pas faire une journée de grève tous ensemble et générale, la, peut être que le gouvernement changera ! !

    Ce Président n’est pas digne de la France, multipliant mensonges, contradictions et insultes, il faudra bien un jour » s’en débarrasser » pour redonner une image plus exos ive de notre représentation nationale.
    Résistons, renversons ce gouvernement et ce Président roi.
    Résistons, gardons notre confiance pour l’avenir avec des hommes et des femmes qui auront l’honneur des couleurs de la France.
    PS
    En cas de problèmes de maladie, optique, dentaire, etc .. chaque élu est remboursé 100% de la caisse de la SS ?
    Et quand ces « messieurs dames » sont malades leur prise en charges est automatiquement dans les grands hôpitaux (hôpitaux militaires) de Paris et des meilleurs chirurgiens, alors le peuple qu’est ce qu’ils en ont à faire.....

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à ninaneux
      Situation
      • Posté à 03h07 le 29/04/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonsoir monsiieur. Vous avez du vivre au paradis.

      L’hôpital est a X vitesse(ssss) depuis au moins 20 ans.....
      Vous l’ignoriez ?

      Ou est-ce qu’auparavant cele ne vous gênait pas trop........ ?
      Vous voulez des exemples ? ( j’en une petite trentaine sous le coude.....(...)

      Factotum

    • ninas
      ninas répond à ninaneux
      retraitée
      • Posté à 14h00 le 29/04/2009
      • Internaute 65791
        retraitée

      Attention la réforme Bachelot est un sacandale car elle touche la couche de la population la plus pauvre supprimer des lits comme elle faît c’est donner à gagner plus aux cliniques privées qui elles reviennent plus chères que les hôpitaux publics car n’oublions pas que c’est la sécuriité sociale qui paie et un médecin du privé a un coût plus important qu’un médecin du public alors on va supprimer des petits hôpitaux et le temps qu’il faudra pour arriver dans un grand plus éloigné nous serons déjà au paradis il faut pas se leurrer on fait passer des amendements avec 10 députés à la chambre des députés à 4 heures du matin ça s’appelle un coup tordu et c’est inadmisible en démocratie ! je soutiens les médecins car ce sont eux qui nous soignent pas les directeurs eux c’est pour des excercices comptables et nous sommes des patients et pas de la marchandise il faudrait mettre une fin à ce gouvernement qui nous ment et qui nous fout dans la mouisse !

      • Choukryl
        Choukryl répond à ninas
        Noctambule
        • Posté à 18h04 le 29/04/2009
        • Internaute 78016
          Noctambule

        La Secu rembourse tout le monde sur la même base. Les dépassements du privé sont remboursés par les mutuelles (ou le patient).
        Donc globalement les structures privées reviennent moins cher à l’état puisqu’elles se financent elles mêmes sur leurs bénéfices.
        Par contre effectivement elles reviennent plus cher pour le patient.

         
        • momo1
          momo1 répond à Choukryl
          • Posté à 20h13 le 29/04/2009
          • Internaute 37821

          ete vous certain de vos dire,apparament vous n avez pas suivi le directeur de la secu de nante qui fesait la chasse aux abus et a ete remercie car il fesait son travail.
          le monde il est gentil,le monde il est beau.
          encore un qui se fait depouiller ,et lorsqu il sortira ca carte de secu,cmu on lui dira vous avez pas suivie les informations maintenant c est la carte bleu qui faut sortire ,mais mes cotissations ont servi a quoi et bien a passez la porte.

        1 autres commentaires
  • olympe blogueuse
    olympe blogueuse
    blogueuse
    • Posté à 21h51 le 28/04/2009
    • Internaute 41479
      blogueuse

    les directeurs d’hopitaux ne font pas le boulot des médecins, pourquoi lesmédecins feraient ils celui des gestionnaires ?

    • bleu horizon
      • Posté à 12h19 le 29/04/2009
      • Internaute 2091

      Parce que nous sommes quasiment les seuls au monde à avoir ce mode de façon de penser et de travailler dans les hôpitaux.

      C’est à dire qu’il existe les manageurs (des purs administratifs) pour commander (et prendre les avantages et les payes qui vont avec) et les autres (qui sont des imbèciles).

      Qui sait que les directeurs des hôpitaux sont non médecin, non professionnel de santé, non financier, seulement juriste ou sortant d’une IEP, qu’ils ont quasiment la même grille de salaire que les médecins Titulaires (sauf certain directeur généraux qui ont beaucoup plus), mais aussi des logements de fonction, des voitures de fonction, certain des chauffeurs, des frais de représentation, qu’ils s’octroient des primes dés qu’une mission est réussi ou pas (comme par exemple pour un déploiement d’un système informatique). Dés qu’il y a des finances pour rénover l’hôpital, en premier lieu, c’est le bureau de la direction qui est rénové etc.

      Dans les autres Pays, il y a des directeurs médicaux avec l’aide d’administratif pour la gestion (Type secrétaire général).

      Dans l’armée française, cela marche pareil avec un médecin général à la tête de l’hôpital et un officier administratif octassa.

      Même dans le privé, en France, vous pouvez (par exemple comme ingénieur) commencer par un poste technique et finir dans une direction mais la santé (et plus particulièrement l’administration en général) jamais.

      Nous sommes des latins et un peu Jacobin, cette réforme ce résume à (comme toutes les autres actuellement ) : « C’est moi le Chef »

      • ninas
        ninas répond à bleu horizon
        retraitée
        • Posté à 14h12 le 29/04/2009
        • Internaute 65791
          retraitée

        Monsieur, il y a pas très longtemps un directeur d’un grand hôpital a eu la merveilleuse idée de faire refaire son logement de fonction le coût + de 850 000 euros et comme si ça suffisait pas une salle à manger pour lui seul et pourquoi il y a tant d’argent pour certains et que nous il nous font payer les médicaments j’explique j’attends pour un scanner depuis trois semaines donc le 6 mai, j’ai passé déjà 4 visites médicales à 22 euros les médicaments hier 22.50 euros maintenant analyse des sang ? et je n’ai que 820 euros de retraite aussi je suis en colère car on m’enlève tous les mois la RDS et la CSG et la S.S.plus la mutuelle qui est de 65 euros nous revenons trop chers et eux avec leurs salaires ils se paient des travaux à nos frais et des logements de fonction c’est quoi cette arnaque et on nous fera croire qu’il n’y a pas d’argent pour eux oui, pour nous, non !

      • Yabepp
        Yabepp répond à bleu horizon
        Un nordiste en exil, à Paris
        • Posté à 16h20 le 29/04/2009
        • Internaute 32803
          Un nordiste en exil, à Paris

        « Même dans le privé, en France, vous pouvez (par exemple comme ingénieur) commencer par un poste technique et finir dans une direction mais la santé (et plus particulièrement l’administration en général) jamais. »

        Oui, mais dans ce cas, l’ingé, il fait plus le boulot d’ingé, et surtout il est pas là à casser les oreilles des ingé pour leur expliquer comment ils doivent bosser.

        Ce n’est pas comme ça qu’un mandarin conçoit son job : il veut la paye, le job de manager -quand ça l’intéresse- et le job de médecin - quand ça l’intéresse.
        D’où la nécessité d’avoir :
        - un larbin administratif (« l’officier administratif octassa ») pour les tâches adminsitratives qui sont ch*antes
        - un larbin médecin pour les tâches de médecines qui ne lui plaisent pas -ou qui ne sont pas rémunératrices.

        Médecin / gestionnaire, c’est deux metiers différents, pas un seul

         
        • bleu horizon
          bleu horizon répond à Yabepp
          • Posté à 17h02 le 29/04/2009
          • Internaute 2091

          Je n’ai jamais écrit que le médecin devrait être gestionnaire, effectivemement ce n’est pas le même métier.

          Par contre, Le directeur devrait être un directeur médical qui a autorité sur la politique médicale de l’établissement assisté par un gestionnaire (un secretaire général) et accessoirement d’un controleur de gestion (qui lui doit avoir une formation en finance)

          le projet de Loi lui donne la décision de la politique médicale d’un établissement à un administratif, c’est comme si le poste de chef d’etat major des armées était confié à un gestionnaire...

        1 autres commentaires
    • didier1
      didier1 répond à olympe blogueuse
      retraité
      • Posté à 17h44 le 29/04/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      Parce-que la santé n’es pas une marchandise !

  • k-you
    k-you
    pseudophilanthropophobe (...)
    • Posté à 21h51 le 28/04/2009
    • Internaute 64038
      pseudophilanthropophobe (...)

    Je trouve votre titre et même votre article quelque peu réducteur.

    Contrairement à ce que vous laissez entendre, ce n’est pas la première fois que les médecins manifeste contre la T2A, loin de là. Plusieurs grèves ont eu ainsi lieu depuis 2005 avant la mise en place de la T2A, tarification à l’activité.

    Malheureusement, par conscience professionnelle, lors de leurs grèves, les médecins, mais aussi les infirmiers, aides-soignants et autres personnels médicaux, se font difficilement entendre puisqu’ils continuent d’exercer, souvent sans se faire rémunérer.

    En 2007, de nombreuses manifestations d’étudiants en médecine mais aussi d’internes et de chefs manifestaient, dans la rue cette fois, contre l’obligation d’installation mais aussi contre la T2A.
    Mais la tarification à l’activité est tout de même passée et elle se fait ressentir dans les services où les médecins sont priés de « faire sortir » leurs patients de plus en plus rapidement.
    Du coup la prise en charge s’accélère. Ce qui en pâtit actuellement est plus le coté social, humain et psychologique de la médecine, plutôt que l’aspect purement médical.

    La loi Bachelot, en liant les mains des médecins mais aussi des cadres infirmiers, dont le statut est fondamental puisqu’ils font justement le lien entre le médical et l’administratif, favorisera progressivement l’émergence d’une médecine à 2 vitesses :
    -typiquement, les individus fortunés iront dans les établissements privés, lucratifs, avec confort et prise en charge intégrale
    -et l’individu lambda, avec ou sans mutuelle, avec ou sans CMU, AME trouvera à l’hôpital des SGV (soins grande vitesse), bâclés puisque rapides.

    Évidement les patients ne seront pas refusés mais ils seront traités à la chaîne. Et pour travailler dans le système de santé publique, je peux vous assurer que ce type de prise en charge où le praticien ne trouve plus le temps de voir ses malades, n’est appréciable ni pour le patient ni pour le médecin, l’infirmier et l’aide soignant..
    Ce qui conduira à une fuite de la part des professionnels du service public vers le privé, une chute du personnel et un cercle vicieux inévitable..

    Si les médecins « se reveillent » maintenant, chose fausse comme vu plus haut, c’est qu’il est d’autant plus difficile d’accepter la loi Bachelot que les conséquences du « plan hôpital 2007 » et la tarification à l’activité commencent réellement à se faire sentir.

    • dodu
      dodu répond à k-you
      Slow burn
      • Posté à 23h00 le 28/04/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      C’est déjà bien souvent le cas . Et autrement quand ses personnes « à statut protègé » viennent à l’hôpital , c’est en service privé .

      • k-you
        k-you répond à dodu
        pseudophilanthropophobe (...)
        • Posté à 10h06 le 29/04/2009
        • Internaute 64038
          pseudophilanthropophobe (...)

        effectivement c’est déjà bien souvent le cas, par le biais, notamment, des consultations privées effectuées à l’hôpital
        . Et c’est peut-être sur ce genre de comportement que le gouvernement devrait cibler son action de « recherche d’argent » et non pas sur le fonctionnement général de l’hôpital.

        Mais c’est évidement toujours plus simple de s’en prendre au fonctionnement de masse, à la santé de ceux qui n’ont aucun moyen de pression et donc dont on ne risque rien, plutôt qu’à la poignée de privilégiés qui bénéficient des rares consultations hors de prix effectuées par la crème de la crème sur le dos du service public.

        Je tiens néanmoins à ne pas généraliser, de nombreux chefs de services restent fidèles aux valeurs d’humanité, d’équité et de solidarité..

        Par contre, en ce qui concernent les quelques hypocrites se flattant de travailler pour le service public et donc pour le peuple, mais qui, en parallèle, exercent une médecine « jet-set », sélective, il serait de bon ton que eux aussi, en cette période de crise notamment, revoient leurs habitudes de vie.
        Et si ça ne leur paraît pas envisageable, qu’au moins, ils assument leurs envies lucratives et s’orientent vers les cliniques privés, en mettant quelque peu de coté leur besoin de reconnaissance sociale.
        Cela coûterait moins cher à l’hôpital, d’un point de vue financier comme d’un point de vue moral.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à k-you
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 08h30 le 29/04/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Pas plus tard qu’hier, le professeur Raoult, virologue à l’hôpital de la Timone (Marseille) expliquait sur BFM.TV que la France n’est pas en mesure de faire face à une éventuelle pandémie qui viendrait de la grippe porcine annoncée comme grave...

      ...et que nous n’avons même pas les moyens (humains ou techniques) de faire face aux pics de grippes normales hivernales.

      ET C’EST CE MOMENT QUE CHOISI CE GOUVERNEMENT DE FOUS
      pour confier les rênes de la santé publique à des gens qui ne connaissent rien d’autre que l’administration des tiroirs-caisses !

      ° Demanderait-on aux Pompiers où aux Policiers d’être rentables ?

      NOUS AVONS UN GOUVERNEMENT DE SHADOKS....
      - qui raisonne en Shadoks et doit être contesté « en Shadoks » !

      • didier1
        didier1 répond à Yvon le Zébulon
        retraité
        • Posté à 17h45 le 29/04/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        Ben, ils ont été élu sur un programme libéral ! ! ! ! ils appliquent leur programme, tu te souviens : 53% ! ! ! ! ! ! ! ! !

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à didier1
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 06h44 le 30/04/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Ouais...un score de 53 % en effet dont aujourd’hui on pourrait facilement inverser les chiffres...ce qui donnerait seulement 35 %...

          * et je suis optimiste !

        1 autres commentaires
  • nicogé
    nicogé
    walz
    • Posté à 21h53 le 28/04/2009
    • Internaute 4892
      walz

    l’auteur de l’article rêve de division : pourquoi ?

    pour les profs de fac aussi il y a beaucoup à dire sur leur réveil tardif, mais peu importe :

    TOUS ENSEMBLE ! ! !

    paix et unité

    nicogé

    Lien

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 22h09 le 28/04/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    Pour passer des commentaires à l’action

    Lien

  • Baptiste75
    Baptiste75
    Informaticien
    • Posté à 22h19 le 28/04/2009
    • Internaute 74989
      Informaticien

    LA T2A est relativement indolore pour les GROS établissements hospitaliers, parce qu’ils sont techniquement déjà bien équipés, et qu’ils peuvent donc facturer des actes qui ramènent de l’argent.
    Mais elle tuera à terme beaucoup de petits hôpitaux, car ces derniers ne peuvent réaliser que des soins de base, mal côtés, qui ne rapporteront rien au budget.
    Et puis dans ces conditions, comment voulez-vous investir et moderniser un hôpital avec des budgets qui seront toujours revus « au plus juste », d’année en année ?
    Dans cette « course aux soins qui rapportent » dans laquelle s’engagent déjà les établissements hospitaliers, on se demande où est l’intérêt du patient...

    • itOtO
      itOtO répond à Baptiste75
      Externe
      • Posté à 21h29 le 29/04/2009
      • Internaute 78347
        Externe

      Euh petite correction, la T2A ne favorise pas vraiment les gros établissements, et au contraire de ce que vous dites, les interventions qui utilisent du gros matériel couteux sont rarement très bien quotés.
      Ce qui rapporte c’est les interventions simple, rapide, ne nécessitant que peu de matériel et de personnel, sans gros risque et que l’on peut enchaîner toute la journée sans problème.
      Par exemple il vaut mieux être un hôpital spécialisé dans les varices de jambes, avec un bon chirurgien qui à deux blocs opératoires dispo, ça prend 15-20 minutes à opérer, on prépare le patient suivant dans l’autre bloc pendant ce temps et on tourne toute la journée. Ca rapporte gros, au contraire des grosse opération comme la chir cardiaque par exemple.
      Ce qui lèse les petits hôpitaux c’est que pour être rentable il faut pratiquer le plus possible d’actes hyper-spécialisés or c’est sûr que le gros CHU à plus de facilité pour faire 70 varices par jour que le petit hôpital de campagne.

  • corbeau deciitre
    corbeau deciitre
    Educateur spécialisé
    • Posté à 22h27 le 28/04/2009
    • Internaute 71752
      Educateur spécialisé

    Si les médecins et les caissières de supermarchés sont dans la rue c’est que ça va vraiment mal !

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à corbeau deciitre
      Situation
      • Posté à 03h18 le 29/04/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonsoir

      Dites moi : pour écrire une phrase aussi démago que :

      « les médecins et les caissières sont dans la rue... »

      Vous croyez à ce que vous racontez en tant qu’éducateur spé’ ?

      C’est grotesque et vous le savez. Ayez donc le courage de me répondre en argumentant, avec des preuves, pour donner à votre démagogie une consistance....sans faux semblants.

      Vous êtes éducateur spé’, non ..... ?

      PS : je connais très bien et le milieu médical et le milieu des éducateur spé’..... : du courage !

      factotum

      • didier1
        didier1 répond à Au sud de nul part-
        retraité
        • Posté à 17h47 le 29/04/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        Ben dis-donc y en a des choses que tu connais bien !

      • Valparaiso-Cerro-alegre
        • Posté à 19h39 le 29/04/2009
        • Internaute 64360
          PISCOLOGUE

        « Si les médecins et les caissières de supermarchés sont dans la rue c’est que ça va vraiment mal ! » <= J’aime bien la phrase. Cela veut dire que le grand NS trompe tout le monde, qu’il masque son discours Ultra libéral. Il cherche pour ses amis les puits de profit : la santé, l’éducation. Si les reformes de NS vont au bout nous aboutirons à un vrai système privé de santé et d’éducation.
        Quant à vos âneries de « je connais très bien ceci et cela ». J’attends toujours vos 30aine d’exemples.

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