Lyon Capitale 27/04/2009 à 14h38

Michel Rocard : « La télé, c'est la mort de la démocratie »

Raphaël Ruffier-Fossoul | LyonCapitale


La presse et la crise, c’est le thème de l’entretien accordé par Michel Rocard à Lyon Capitale (entretien paru dans le numéro d’avril de Lyon Capitale). À l’heure de son départ à la retraite, le très « pédagogique » ancien Premier ministre, qui se décrit pourtant comme un « optimiste congénital et combatif », dresse un tableau bien sombre. Selon lui, la télé a tué la démocratie et la crise en sera d’autant plus longue.


Michel Rocard à l’université d’été du PS à la Rochelle le 29 août 2008 (Audrey Cerdan/Rue89)

Longtemps considéré comme un « chouchou » de la presse écrite, vous semblez ne pas avoir réussi à saisir le virage de la télé... Est-cela qui explique vos échecs dans la course à l’Elysée ?

Il importe très peu de considérer les jeux personnels, les jeux de carrière. Le drame c’est que la télé est devenue le média dominant pour fixer les opinions. Et la presse écrite n’a pas su résister en faisant un contrepoids suffisant. Or l’image a des caractéristiques qui ne sont pas celles du texte écrit.

L’image répugne à la complexité, demande du conflictuel, de l’affectif, du dramatique, et sûrement pas du complexe, du sociologique et de l’explicatif. L’image ne sait pas aider une pensée sur le long terme. Il faut de l’événementiel. Du coup, dans notre société, on ne réfléchit jamais à plus de quelques semaines. Et ça c’est tragique. La mort de la démocratie est là ! Mais peu importe qu’ils disent du bien ou du mal de tel ou tel homme politique, c’est un détail.

Dans ces conditions, un nouveau Rocard aurait du mal à s’imposer...

Si vous personnalisez, on ne va plus du tout se comprendre. Le champ politique maintenant par choix médiatique est voué aux gens qui présentent un fort avantage de charisme, homme ou femme. On peut appeler ça des qualités d’ordre théâtral. Tout le système est répulsif à l’idée d’examiner et de présenter les compétences, les choses faites.

C’est un drame absolu. Il est mondial. Il concerne maintenant la totalité des démocraties, et commence à toucher même les dictatures qui voudraient paraître un peu moins brutales. Le professionnalisme est disqualifié, c’est terrible ! Et c’est une des raisons qui font qu’on a du mal à sortir de la crise actuelle.

Un plan de sortie de crise présenté par un gouvernement quelconque - le Français, l’Américain, l’Anglais, l’Allemand... - sera discuté en fonction du combat de l’opposition dans le pays, du charisme du présentateur, et pas beaucoup en fonction de son efficacité potentielle. C’est effrayant.

Les états généraux de la presse peuvent-ils être utiles ?

Ils concernent uniquement la presse écrite que je sache. C’est le petit bout de la lorgnette. Aujourd’hui, ce qui est important, c’est le message de désintellectualisation de la télévision, qui change la façon de penser de nos peuples, les rend sensibles aux problèmes people et casse l’idée que le métier d’homme politique puisse être un métier sérieux. Ça devient un combat de gladiateurs dans un champ clos où l’on admire la performance sportive.

Comment la démocratie peut-elle s’en relever ?

Je ne sais pas. Mais je pense qu’elle est mortellement atteinte. Le système est mondial. Les grandes chaînes de journaux ont des journaux dans 60 pays. Le maléfique M. Murdoch ou le maléfique M. Ranck animent les débats... Ce sont ces deux hommes par exemple qui ont rendu la Grande-Bretagne xénophobe. La Grande-Bretagne a cessé d’être européenne depuis vingt-cinq ans à cause de la canonnade permanente de sa presse. On l’appelle presse bas de gamme, mais c’est elle qui fait l’état d’esprit des électeurs de manière dominante.

Ce système médiatique rend plus difficile la sortie de crise, dites-vous. Passe-t-elle avant tout par une moralisation du système ?

Le drame dans la finance vient d’une perte d’éthique, une détérioration des comportements bancaires. On l’a vu avec les subprimes, avec la tentative de vol qui consiste à cacher les créances douteuses dans des « packages » de créances moins douteuses, pour pouvoir se les vendre, ce qui a infesté tout le système bancaire mondial, alors que les subprimes étaient une crise purement américaine.

On a donc raison de parler de moralisation du système, on en a besoin. Mais ce n’est pas suffisant. Ce sont les règles du jeu elles-mêmes qui nous ont conduits à des déséquilibres insurmontables.

Moraliser la finance ne résoudra donc pas la crise ?

Cela peut aider, car la crise financière est une crise partielle et limitée. Mais malheureusement la crise tape sur des économies fatiguées et anémiées. Nous avions bien avant la crise 15% de travailleurs précaires, plus 8% de chômeurs, plus 5 à 6% de pauvres... Dans tous les pays développés, nos économies étaient déjà incapables d’offrir un travail convenable à un quart de leurs populations actives. C’est énorme ! Cela représente 45 millions de personnes aux Etats-Unis !

On a donc deux crises : à la crise économique, est venue s’ajouter une crise financière, due à autre chose. Or, de la crise économique on ne parle pas. Parce que là, l’explication de l’immoralité ne suffit pas. Il faut reconnaître que les règles du jeu étaient mauvaises. Or elles ont été mises en place par tout un consensus dans lequel il y a 15 prix Nobel, des dizaines de milliers de professeurs d’économie recrutés sur le critère de leur croyance satisfaite dans l’optimalité des marchés.

Bref tout l’appareil économique est voué à cette idée que moins l’Etat régule et mieux on se porte. C’est ça qui nous a « foutus » en l’air ! Le système capitaliste se révèle instable.

Le capitalisme a marché un temps...

Le capitalisme a environ 200 ans : c’est la réconciliation de l’économie de marché, de la société anonyme et de la machine à vapeur. Cela nous amène au XIXe siècle. Il y avait alors une crise tous les dix ans. La dernière, la plus connue, celle de 1929, a fait 40 millions de chômeurs là où il y avait le plein emploi... Et elle a fait élire Hitler. D’où la Seconde Guerre.

A la sortie, tout le monde se dit que le capitalisme est trop instable et l’on a mis en place des régulateurs : les politiques de Keynes, la sécurité sociale - qui est un énorme stabilisateur en dehors du marché - et une politique systématique de hauts salaires pour qu’il y ait une haute consommation.

Cela a marché, vous avez raison, mais uniquement un temps déterminé, de 1945 à 1971. En 1971 rentre le désordre financier suite au décrochage du dollar et de l’or, et se produit cette théorie selon laquelle il ne faut pas que les Etats interviennent car, tout équilibre de marché étant optimal, moins on administre, moins on régule, et mieux on se porte.

Une théorie folle, mais à laquelle tout le monde s’est rallié. C’est une faute intellectuelle planétaire. Elle arrangeait des gens : moins il y a de règles, plus on s’enrichit facilement. Mais toute l’administration économique de la planète a été mise en place, pensée, par des gens qui croyaient ça. La sortie de la crise économique où nous sommes, suppose un nouveau diagnostic scientifique. Pour ça, il faudra des années !

En somme, il faut écouter la gauche...

Gauche et droite n’ont plus beaucoup d’importance au regard de ces enjeux. La droite s’était ralliée très unanimement à la règle de l’optimalité des marchés. La gauche restait réticente. Quand elle était bête, on ne l’écoutait pas, c’était fréquent. Quand elle était intelligente, elle se disait keynésienne, c’est-à-dire qu’elle disait qu’il faudrait garder un minimum de régulation. Mais elle était minoritaire et n’a pas été entendue.

Nous sommes maintenant dans un drame où tout le monde cherche. La résolution du dernier G20, réuni en novembre à l’initiative de Sarkozy, est assez extraordinaire : ils ont signé au fond que les règles du jeu, au moins de la finance, étaient devenues fausses.

Pourquoi Bush a signé ? Parce qu’il était vaincu, son successeur déjà nommé et qu’il ne pouvait que suivre le consensus international. Pourquoi Sarkozy a signé ? Parce que son extrême intelligence l’a amené à comprendre, en une semaine, que toute l’économie qu’il avait apprise dans son milieu reposait sur des paradigmes erronés et que ça ne collait pas. Il a mis une semaine à l’accepter.

Mais la plume, qui l’a tenue ? Gordon Brown, un vieux travailliste ! Lui n’avait adopté que récemment les thèses ultralibérales, sous la pression de son électorat, de l’héritage de Margaret Tatcher et parce que, quand même, pendant 15 ans, on a cru que ça marchait.

Il s’est retourné et a tenu la plume pour décrire les remèdes qu’il fallait mettre en place. La résolution du G20 fait 7 ou 8 pages : c’est le plus dense, le plus précis et le meilleur des textes internationaux officiels depuis Bretton-Woods en 1944.

C’est la part d’espoir ?

Des minorités éclairées ne font pas un système. Le G20 a beaucoup parlé de la finance, c’est bien. Il n’a pas parlé d’économie encore, celle de la production, des salaires, de la distribution, de la consommation, des revenus, des profits...

Autrement dit mon pronostic sur la crise, c’est : un, elle va être longue, parce que les effets de la crise financière sur l’économie commencent à peine à se faire sentir. Nous étions en récession en 2008 pour des raisons proprement macro-économiques commencées avant. Le contrechoc de la finance sur l’économie ne s’est fait sentir qu’en décembre dernier, c’est tout récent ! Il commence, on en a pour des années.

Deux, dans la grande crise de 1929-1932 qui a fait Hitler, toutes les puissances publiques sont allées à contretemps. Toutes les décisions nationales ou internationales ont été mauvaises, ou aggravantes : Hoover aux États-Unis, Pierre Laval en France avec la déflation. C’est un avantage énorme et un optimisme formidable que la communauté internationale ait cette fois plutôt manifesté de l’intelligence que de la sottise, et que ses premières réactions aillent dans le bon sens.

Combien de temps durera la crise ?

Personne ne peut savoir. Il faut probablement deux ou trois ans pour que se reconstitue un équilibre de niveau inférieur entre une offre, une demande et une capacité de production qui tourne. Et puis qu’on redémarre.

Quel est le risque que nous encourons si nous ne parvenons pas à réformer le système ?

Un historien anglais nommé Toynbee s’était essayé à dénombrer le nombre de civilisations qu’il y avait eu dans l’histoire. Il en dénombrait 27 dont à son avis 17 ou 18 étaient déjà mortes, et dont les restantes étaient en train de fusionner dans une vaste civilisation technico-occidentale. Le déclin, cela existe. Les échecs de civilisations, cela existe dans l’histoire humaine... Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il faut qu’on y arrive, mais l’enjeu n’est pas petit.

Et qu’est devenu votre rêve d’Etats-Unis d’Europe ?

Ce rêve a été tué par l’arrivée de la Grande-Bretagne en 1972. Depuis, elle s’est toujours opposée -et toujours avec succès- à toutes les tentatives de faire émerger une Europe politique. A mon avis, il n’y en aura jamais. Il y a une majorité contre au Conseil de l’Europe actuellement.

Mais l’Europe a en commun son modèle économique et social, c’est-à-dire que la possibilité d’une réponse européenne à la crise existe. Et cela peut suffire à aider, avec les Etats-Unis s’ils acceptent, à sortir de la crise et donc à redonner une formidable identité à l’Europe. Mais l’Europe diplomatique et militaire, c’est mort.

Comment recréer une utopie européenne ?

Je suis en train de le faire en vous parlant ainsi. L’espoir c’est que l’Europe, qui a quand même le meilleur modèle économique et social, arrive non seulement à le préserver, mais à en faire la base de redémarrage d’une économie mondiale perturbée.

C’est un espoir européen fou. Mais les Français sont dans la mythologie : ils pensent qu’on ne fait de la politique que lorsque l’on parle des armées et de la diplomatie. Ce n’est pas vrai. Il va falloir s’occuper d’économie et considérer que c’est de la grande politique.

Vous avez adhéré à la SFIO en 1949, un parti qui avait alors 60 000 membres, dont selon vous « la moitié de conseillers municipaux et le reste de curieux. » Et le PS, dans quel état est-il aujourd’hui ?

Il est un peu plus gros. Il n’a que moyennement changé, mais il est toujours là, à 104 ans.

Le poids des élus locaux y est toujours très fort... Que pensez-vous de l’influence qu’exerce au PS par exemple Gérard Collomb ?

C’est une bonne chose, car ce sont des élus sérieux. On a les deux tiers des mairies de plus de 20 000 habitants. J’aime beaucoup Gérard Collomb, je lui dis bravo, parce que c’est un bon maire. Mais enfin, n’en faites pas un symbole. On a 10 000 maires de villes et de bourgs !

Le PS est-il mieux armé intellectuellement ?

Il est mieux enraciné sociologiquement. Intellectuellement, ce n’est pas sûr, car c’est un parti où le débat est mort.

Vous étiez très critique sur la gestion des 35 heures par Martine Aubry. Comment jugez-vous ses premiers pas au PS ?

Elle fait un parcours pas mal. Mais avant que le parti soit redevenu une force de proposition intellectuelle, Martine a du boulot ! Je pense qu’elle le sait, donc je ne suis pas trop pessimiste. Elle a les outils, et peut-être même les forces, pour y arriver.

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  • pseudohopif
    pseudohopif
    webmaster
    • Posté à 14h58 le 27/04/2009
    • Internaute 62657
      webmaster
    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 19h25 le 27/04/2009
      • Internaute 38801

      Lueurs d’espoir les accents pathétiques de « repentance »...

      de Monsieur Michel Rocard…

      .. quand il regrette publiquement de n’avoir ni compris ni suivi, en 1962, Pierre Mendès-France dans son opposition radicale à l’élection du Président de la Vème République au suffrage universel direct !

      Ç’a été « confessé » par cet ancien Premier Ministre, authentiquement socialo-gaulliste, à Monsieur Alain Finkielkraut sur France Culture le 24 février 2007 (et rediffusé par cette « chaîne de la pensée unique » le 18 août 2007 et -on ne s’en lasse pas- le 20 septembre 2008).

      Intéressante... cette contrition... en toute fin d’émission de celui qui, avec nombre d’autres, est présenté comme « le dernier des mendèsistes »... et, toujours soucieux de son image historique, veut être... et se présente comme un disciple de « PMF »… un « fils de Mendès » !

      Lueur d’espoir… surtout… d’entendre peut-être un jour le repentir radical, sincère et véritable de tels « socialogaullistes de renom » d’avoir non plus seulement renié PMF mais soutenu « VGE » dans ses réglementations scélérates sur… l’avortement... le regroupement familial... la sous-traitance… la T-V-A... qui ont pourri la France, la Corse et l’Outre-mer et durablement plongé dans une profonde détresse matérielle et/ou morale tant d’individus et d’entrepreneurs.

      ((Merci aussi et encore au même Monsieur Michel Rocard d’avoir, en cette même occasion, repris à son compte le distinguo essentiel introduit par le feu Pape Jean-Paul II entre patriotisme et nationalisme, élément fondamental du Manifeste du Collège Anarcho-Patriote.))

    • Atchoom
      Atchoom répond à pseudohopif
      Dessinateur d'études
      • Posté à 21h23 le 27/04/2009
      • Internaute 49693
        Dessinateur d'études

      je n’ai même pas envie d’aller voir les liens, tu pourrais au moins écrire un minimum sur ce que tu penses ! !

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 15h15 le 27/04/2009
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    ... Et Rocard, c’est la mort de la gauche.

    • pablico
      pablico répond à funkystefffff
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 23h46 le 27/04/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      il a bien analysé :

      on vote pour un acteur, un charisme, une soit disant énergie, un physique, une homme, une femme, un homo, un hétéro, pour sa femme et la couleur de ses tailleurs..on vote pour une image, et plus pour des idées, des idéaux de vies ou de société.
      il faut s’y faire...on est voué au premier degré....

      fini les « second degré », où le rêve, la sensibilité, la philosophie, la réflexion, les idéaux entraient en jeux...

      on touche à la lie : le premier degré...

      pour éliminer : taper 1 ,
      pour garder : taper 2 , ..etc etc..

      la bd à remplacé le roman et les livres de fond..qui souvent sont devenus people aussi...

      conclusion : l’image et l’image immédiate a remplacé la pensée...

      une société qui pense impulsivement ou compulsivement, à court terme par images (5 ans au max), quel est son avenir ?

    • Iv
      Iv répond à funkystefffff
      Roboticien utopiste
      • Posté à 17h58 le 27/04/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Rocard est à ma connaissance le seul député Européen socialiste a avoir compris quelque chose à Internet et à son importance.

      • Waldeck
        Waldeck répond à Iv
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 19h38 le 27/04/2009
        • Internaute 36864
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        Ce que Rocard appelle internet, c’est le Minitel...

        Il est le seul homme politique que l’on appelle encore avec un Tam-Tam et qui répond avec son Bi-Bop ( de toute façon, ce n’est grave, il est sourd et on ne comprend pas ce qu’il dit....)

         
        • ApollonduRéverbère
          • Posté à 20h26 le 27/04/2009
          • Internaute 15757

          Bien dit !

          Je rappelle aux amnésiques que c’est Rocard qui a demandé le contrôle d’Internet. Son rapport, celui qu’il avait remis à Royal en 2007, fait foi. Il demandait tous les contrôles que Sarkozy met en place aujourd’hui.

          Vénérer Rocard pour un internaute, c’est le comble de la maladie mentale.

          Dire de Rocard qu’il est un optimiste c’est n’avoir fait preuve d’aucune volonté de recherche ou n’avoir aucune idée de ce que l’optimisme signifie. Déjà il y 30 ans, Rocard était qualifié de dépressif chronique par les observateurs. On le regardait à la télé, on avait l’impression que toute la misère allait nous tomber sur le dos. Et elle nous est tombée sur le dos, aussi grâce à lui.

          Avant de sortir des poncifs éculés sur l’économie, allez donc repasser les archives de l’INA. Ma mémoire est encore très fraîche le concernant. Ce type est un méphisto en puissance.

          Coquin comme cochon avec Sarkozy et la droite. Rocard n’a jamais été de gauche. Sa nouvelle gauche c’est celle de Bockel.

          • domino78
            • Posté à 22h12 le 27/04/2009
            • Internaute 14379

            C’est sûr que quelqu’un qui a inventé la CSG et la RDS non déductible ne doit pas être bien « dans ses godasses » et n’est pas vraiment quelqu’un de gauche.
            Pour ceux qui ne connaissent pas ces choses, en voici l’explication :

            Chaque salarié a en retenue sur sa fiche de paie des cotisations uniquement salariales appelées CSG (Contributions Sociales Généralisées) et RDS (Remboursement de la Dette Sociale) d’un taux total de 8 % du salaire brut (5,10 % est déductible du net imposable et 2,9 % est non déductible du net imposable).

            Je ne conteste pas le principe de la CSG car elle s’applique à d’autres revenus que ceux du travail, mais c’est le fait de la non déductibilité que je trouve « fort de café ».
            En effet, chaque salarié paie un impôt sur de l’argent qu’il n’a pas touché. C’est le principe de la double peine.

            Exemple : salaire brut = 2000 euros, CSG-RDS non déductible (2,9%) = 58 euros.
            Le salarié ne touche donc pas ces 58 euros mais le comble c’est qu’il paie l’impôt sur le revenu sur ces 58 euros car ce montant est non déductible. On paie de l’impôt sur un revenu que l’on n’a pas touché.
            C’est la seule rubrique de paie dans ce cas.

            Et qui est le génial inventeur de cette ineptie : Michel Rocard en personne.

          • Iv
            Iv répond à ApollonduRéverbère
            Roboticien utopiste
            • Posté à 10h35 le 28/04/2009
            • Internaute 39192
              Roboticien utopiste

            Si vous parlez du rapport république 2.0, relisez le, il était et est encore d’une modernité frappante. Il propose un moratoire sur les machines de vote, donner plus d’indépendance à la CNIL, revenir en arriere sur la carte d’identité électronique. S’il y a volonté de controle, je demande des citation et des références des passages. Par rapport à ce qu’il y avait en face, par rapport à ce que Sarkozy et l’UMP disaient et faisaient comme promesses vis à vis d’internet, le rapport Rocard est d’une clarté et d’une compréhension incomparable.

            Rocard a été la voix la plus audible dans le combat contre les brevets logiciels, il comprend l’opportunité qu’internet offre à la politique : celle d’entendre plus distinctement les revendications populaires.

            Oui, il a renvoyé dos à dos Sarko et Ségo, oui il a parlé de rendre sa carte du PS. Il est une des personnes qui auraient aimé que dans un débat audiovisuel entre deux candidats, on commente plus le son que l’image.

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à ApollonduRéverbère
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 18h51 le 28/04/2009
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            Ne soyez pas ingrat avec Michel des « hiers qui chantent ». Cela dit, il n’y a pas que la télévision qui soit néfaste à la démocratie, même si elle a réussi à le devenir plus que jamais.

            Lien

            Pierre JC Allard

        • jpouille
          jpouille répond à Waldeck
          Fils du vent
          • Posté à 14h21 le 28/04/2009
          • Internaute 31114
            Fils du vent

          quand tu arrivera a pondre des entretiens comme celui la tu reviendras donner ton avis. C’est toujorus pareil en France, des qu’un type est bon, il passe a la trappe. T’es pas un naufrage du sarkoland, t’es un pur priduit issu de la mediocrite.
          C’est ca la jeunesse d’aujourd’hui ?

        5 autres commentaires
    • Lugi
      Lugi répond à funkystefffff
      • Posté à 18h15 le 27/04/2009
      • Internaute 28945

      Rocard, c’est la mort de la gauche ?

      Rocard, ça a toujours été une voix qui crie dans le désert mais pour quelques années d’égarements il en a des dizaines où c’était lui qui avait raison.
      Comme là aujourd’hui.

      Rocard, lui il traverse les déserts sans mourir et sans devenir fou. La gauche est morte sans lui, dommage qu’elle renaîtra sans lui aussi.
      On en trouvera d’autre des types biens, même si il sera trop tard pour les utiliser.

      • Valparaiso-Cerro-alegre
        Valparaiso-Cerro-alegre répond à Lugi
        PISCOLOGUE
        • Posté à 21h01 le 27/04/2009
        • Internaute 64360
          PISCOLOGUE

        Ne vous inquiétez pas ! Je suis là.
        Rocard s’est-il encore égaré ? Il fait froid dans les pôles pauvre vieux, à la retraite et qu’il ne nous emmerde plus !

         
        • jpouille
          jpouille répond à Valparaiso-Cerro-alegre
          Fils du vent
          • Posté à 14h24 le 28/04/2009
          • Internaute 31114
            Fils du vent

          t’as pas le niveau vieux, qu’est ce tu fais ici ? va sur TF1 si tu veux ecrire n’importe quoi neuneu

          • Waldeck
            Waldeck répond à jpouille
            Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
            • Posté à 14h56 le 28/04/2009
            • Internaute 36864
              Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

            Cher jpouille ( la fripouille ?)

            Vous me semblez bien vindicatif vis-à-vis de vos voisins riverains, faites-vous un complexe de supériorité, et pourquoi ?

            Parce-que vous êtes expatrié en GB , chef d’entreprise, ou, pour ces 2 premières raisons êtes-vous en train de déprimer « grave » comme on dit de nos jours...

            Reprenez un Prozac et faites des mouvements respiratoires, voila, comme ça, soufflez....

          • Valparaiso-Cerro-alegre
            Valparaiso-Cerro-alegre répond à jpouille
            PISCOLOGUE
            • Posté à 20h33 le 28/04/2009
            • Internaute 64360
              PISCOLOGUE

            Le niveau de quoi ?

        3 autres commentaires
      • framboise92
        framboise92 répond à Lugi
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 08h03 le 29/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Merci pour se rappel.
        Il fut un temps où Rocard dérangeait pour ses idées trop « socialistes » (au sens profond du teme).
        Savoir ne pas l’oublier est objectif.
        Cordialement.
        C’est tout ce que je veux dire ;

    • Atchoom
      Atchoom répond à funkystefffff
      Dessinateur d'études
      • Posté à 21h33 le 27/04/2009
      • Internaute 49693
        Dessinateur d'études

      et vous venez de lui donner raison en quelques mots, continuez à juger juste la personne et non ce qu’il veut exprimer, vous êtes sur le bon chemin...

  • timiota
    timiota
    (lecteur de Bernard Stiegler)
    • Posté à 15h25 le 27/04/2009
    • Internaute 32493
      (lecteur de Bernard Stiegler)

    la télé est « pulsionnelle ».

    Elle fait partie de la tendance « pulsionnelle » du capitalisme aujourd’hui.
    Bel outil pourtant, que l’image. Mais comme un poison, la dose de ces images est trop fortes, le rythme n’en parlons pas ... Le marketing, lui, ne voit que les recettes augmenter en bout de ligne. Tout va bien.

    (voir les travaux de B. Stiegler, ou à plus petite échelle, « mon enfant n’est pas un coeur de cible », Philippe Desbordes, ed Actes Sud, 2006, je crois)

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 15h28 le 27/04/2009
    • Internaute 38523
      patati et patata

    Il a raison Rocard la télé ça craint ,et surtout avec toujours

    les meme crétins Morandini,caoué ou kaoué ,Druker

    complètement lifté,Sabatier ouais sabatier il est revenu lui,

    De larue avec sa tronche de cake à 10000euros par mois.

    Merci les beaufs ,en attendant Kaoué roule en porche.

    .

  • Pierre Serisier
    Pierre Serisier
    Journaliste
    • Posté à 15h40 le 27/04/2009
    • Journaliste 19811
      Journaliste

    En même temps, on n’avait pas attendu Michel pour s’en rendre compte.
    Cela dit, s’il avait été candidat à une présidentielle et qu’il ne se soit pas laissé « enterrer » par Mitterrand, il aurait fait un chouette président de la République.
    Michel Rocard, c’est Raymond Poulidor, le type que tout le monde adore et qui ne gagne pas. Dommage. Sincèrement

  • lmartelli
    lmartelli
    Paris
    • Posté à 15h42 le 27/04/2009
    • Internaute 38548
      Paris

    Si même M. Rocard se met à parler de prix Nobel d’économie ...

    • lmartelli
      lmartelli répond à lmartelli
      Paris
      • Posté à 18h45 le 27/04/2009
      • Internaute 38548
        Paris

      Pour info, le prix Nobel d’économie n’existe pas. Il existe une prix à la mémoire d’Alfred Nobel, qui a réussi à se faire passer pour un prix Nobel. Voir par exemple ici : Lien

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 15h43 le 27/04/2009
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Cela fait des lustres que Rocard cumule les âneries. Il confondait déjà socialisme et capitalisme, voilà qu’il ne comprend rien à la télévision ! Qu’y a-t-il d’étonnant à ce qu’il se sente largué ?
    Nos pays sont plus démocratiques à l’heure de la télévision qu’’ils ne l’étaient à l’heure de la radio et plus à l’heure de la radio qu’à l’heure de la seule presse écrite. Les populations sont plus informées de tout ce qui se passe dans le monde et si les politiciens ne s’y retrouvent pas c’est peut-être qu’ils préfèrent les antichambres du pouvoir et sûrement parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe réellement à la télévision.
    24 heures Chrono, produit par la Fox (Murdoch) en plein Bushisme est plus complexe, plus ambigu et donne plus à réfléchir qu’un discours de Sarko.
    Quant aux compliment envers son nouveau patron Sarko, Rocard peut se les garder. On sait qu’il a toujours louché vers la droite...

    • Alt-Z
      Alt-Z répond à Spiripotain
      Désolé
      • Posté à 16h30 le 27/04/2009
      • Internaute 34267
        Désolé

      Que la population dans son ensemble soit *plus* informée, certainement. Disons qu’au moins, tout un chacun dispose d’un meilleur instantané de l’actualité globale. Ce qui n’empêche pas un sacré nivellement par le bas ; le propos de Rocard me semble parfaitement fondé. Il y a un petit texte très percutant de Pierre Bourdieu là dessus, « Sur la télévision », issu d’une conférence télévisée, justement, qu’on trouve facilement via Google. Je vous le/la conseille chaudement.

      La question est sans doute de savoir si Internet peut renverser la tendance. Pour le moment, on est en pleine ambivalence. Il faudra probablement quelques temps avant de pouvoir trancher si « l’effet Wikipédia » est positif ou négatif.

      Mis à part ça, Rocard ferait se retourner Rocard dans sa tombe ! Et puis, comment peut-il se dire « optimiste » alors qu’il déclare mortes toutes les sources d’optimisme ? Il s’est mis à croire à la résurrection, aussi ?

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à Alt-Z
        promeneur écoutant
        • Posté à 16h43 le 27/04/2009
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Le sentiment dominant vis à vis de la télévision, soupçonnée d’abrutir ou du moins de niveler les consciences par le bas, sévit en France depuis la fin des années 50, le début des années 60. Il a pour origine les milieux du cinéma qui voyaient fondre leurs profits sous la concurrence de la télé. Il a été reprit par la cinéphilie militante des mêmes années et des suivantes (André Bazin mis à part, un des rares à avoir analysé la télévision sans a priori et avec une parfaite pertinence) . Néanmoins, ce mépris relayé par tout ce qui représente la normalisation (ceci dit sans acrimonie) dans notre société : église, enseignants, parents d’élèves, etc...
        Cette position reflète à mon sens notre incapacité à sortir d’une culture fortement hiérarchisée et méfiante à l’égard des expressions populaires.
        Si vous voulez, un jour, je vous emmène chez un marchand de journaux dans une gare. On regardera la littérature qui s’y vend...
        Quant à Bourdieu, son livre sur la télévision ne traite que des débats et de l’information. Il n’aborde pas la fiction, qui est justement à mon sens, le lieu où les questions idéologiques se jouent le plus librement.
        Et pour finir, un mot sur Internet. Ce n’est à mon avis que la continuation de la télévision par d’autres moyens. il est d’ailleurs remarquable que les pourfendeurs de la télévision soient souvent les chantres d’internet. Le numérique lave sans doute plus blanc. Là encore je vous conseille je bien regarder ce qui s’y produit comme quantité de sites formidables (conspirationnistes, etc...)
        Pour info, je vous conseille ce bouquin récent :
        « Contre la télévision, tout contre » (éditions Cité du Design)
        Cordialement

         
        • A déménagé le 27-01-2012
          • Posté à 16h53 le 27/04/2009
          • Internaute 19993
            nc

          Et pour finir, un mot sur Internet. Ce n’est à mon avis que la continuation de la télévision par d’autres moyens

           ? ? En quoi internet est le successeur de la télé ? ?

          Internet me semble parfaitement à l’opposé des médias traditionnel au contraire (liberté d’expression pour tous, participation du lecteur à l’information…)

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à A déménagé le 27-01-2012
            promeneur écoutant
            • Posté à 20h49 le 27/04/2009
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Il faut se méfier des apparences. N’y a-t-il pas plus de débat, plus de « socialisation » autour de la télé (entre soi en regardant une émission, au bistrot le lendemain ou pendant le match de foot, entre collègues après, etc...) que lorsque chacun, sur son ordinateur, commuique via un forum ou un « chat » ?

            • A déménagé le 27-01-2012
              • Posté à 22h41 le 27/04/2009
              • Internaute 19993
                nc

              mm… tout dépend par ce que vous appelez « internet ».

              Pour moi il y a une différence fondamental entre la télé et internet : – devant la télé je suis passif, j’assimile. Je ne peux pas apporter de contradiction, donner mon avis, débattre avec les animateurs.
              – Sur internet je suis actif : je choisis où je vais, je choisis de participer, je peux discuter avec le type qui a crée l’article sur rue89…

              De plus la télé est un média non extensible : je ne peux pas créer ma chaîne de télé pour m’exprimer librement. Ceci entraîne donc une sélection de l’information par les chaînes.
              Sur internet chacun peut faire un blog avec une portée internationale, sans passer par le journalisme et à un prix raisonnable… on peut être récepteur mais aussi émetteur (courrier électronique, blog, usenet, p2p…)

              Enfin internet permet à des gens très différent d’être en relation pour le boulot (cf les logiciels libres par exemple) ou par passion pour certain sujet (jeu par exemple)…

              Comparer la télé (communication dans un seul sens, info contrôlée) à internet (communication dans tous les sens, info non contrôlée) me semble bizarre…

        • Alt-Z
          Alt-Z répond à Spiripotain
          Désolé
          • Posté à 17h33 le 27/04/2009
          • Internaute 34267
            Désolé

          Ce n’est, bien sûr, pas inhérent au média.
          Mais la pratique qui est faite de l’outil télévisuel ne plaide absolument pas en sa faveur ! Je parle en effet ici des débats et de l’information, parce que, pour singer La Palisse, ce sont eux qui informent. Et ils semblent de plus en plus solubles dans le « divertissement ». Au profit d’un formatage qui traduit, à mon sens, le mépris pour le « peuple » de ceux qui se sont accaparés la télé, et la conception de la « culture populaire » qui va avec. En fait de culture populaire, c’est bien une culture télévisée, uniformisée, désespérément vide, où l’on croit limiter les risques audimatesques en faisant la chasse aux « niches », au multiple, au divers.
          Le mépris qu’elle reçoit en retour me paraît donc compréhensible, et la normalisation télévisuelle autrement plus puissante et porteuse de dangers. Compréhensible, mais pas pour autant justifié, cela s’entend.
          Quant à la fiction, si elle participe en effet de « l’éveil » (pas de meilleur mot sous le doigt, mes confuses...), cela n’est vrai que lorsqu’elle est accompagnée de l’info. Mais il me semble que la fiction peine encore à s’émanciper à la télé, même si les dirigeants de chaîne réalisent tout doucement qu’ils feraient mieux de lâcher du lest là dessus.
          Je suis moi aussi très circonspect quant à l’apport d’Internet, mais il présente un atout de taille par son décloisonnement, ses possibilités d’échanges et de débat, sa profusion. Dans une société individualiste mais néanmoins globalisée à l’échelle planétaire, ce n’est pas négligeable. Reste que pour ce qui est de la profondeur des analyses, du « professionalisme » pour reprendre le terme de Rocard, rien ne donne à penser qu’Internet va permettre leur retour en grâce. Bien au contraire.

          Je me pencherai toutefois avec gourmandise sur l’ouvrage que vous me conseillez.
          Révérencieusement.

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à Alt-Z
            promeneur écoutant
            • Posté à 20h18 le 27/04/2009
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Alors tentons autre chose : Et si l’information n’était pas faite (n’avait jamais été faite) pour informer mais bien plutôt pour divertir (au vrai sens du terme) ? Et si l’information n’était qu’une (ou une suite) d’histoire(s) que l’on nous racontait ? Et si elle n’avait toujours été que cela ? Et si, au contraire, la fiction nous en montrait davantage sur nous-même (je parle de la fiction américaine, pas de nos fameux « auteurs » à bout de souffle).
            Que retient-on de la fin XIXème ? Les articles virulents, les caricatures, les injures parues dans la presse ou Les Misérables, Le Ventre de Paris, Les Mystères de Paris ? La fiction, donc.

            Second point, il n’y a pas de démiurge ! Pas plus qu’ailleurs, pas plus qu’avant. Murdoch possède Fox News, il laisse produire « Overthere » série violemment anti Guerre en Irak, il laisse diffuser 24 heures Chrono, qui sème un doute énorme sur les pratiques « anti-terroristes ». Pendant ce temps, Lagardère, ami de Sarko, possède Paris-Match, il vire le rédacteur en chef qui montre Cécilia avec son amant. Personne ne contrôle vraiment.
            Il y a pas mal d’années, nous avons vu ces images abominables d’une petite péruvienne prise dans une coulée de boue et que personne ne pouvait extraire. Une étude a été faite pour savoir pourquoi ces images étaient parvenues jusqu’à nous, aussi insupportables étaient-elles. Et bien parce que personne, à aucun moment, ne prenait de décision. Quel contrôle, quel méchant bonhomme pour verrouiller quelle vérité ?
            très cordialement

        • neopingouin
          neopingouin répond à Spiripotain
          seul
          • Posté à 05h17 le 28/04/2009
          • Internaute 40173
            seul

          Je ne suis pas d’accord du tout ; dans les années 50 et 60, on voyait au contraire (en France, du moins) la télévision comme un formidable moyen d’éducation -et non seulement du goût, mais aussi de la pensée. A preuves, une série de téléfilms réalisés sur commande de la vieille RTF qui pouvaient être d’un formidable niveau culturel -je pense aux Perses d’Eschyle, aux adaptations de classiques de la littérature française ou de l’étranger, aux productions de Marcel Bluwal et d’autres, à quelques extraordinaires monuments d’intelligence -mais aussi quelques morceaux faciles, colorés type Belphégor ; d’épouvantables nanars, aussi, c’est vrai, mais on fermait son poste. Et cest vrai aussi que le cinéma restait à la porte, pour la simple et bonne raison qu’on considérait alors que la télévision avait sa spécificité qui la différenciait du cinéma, chacun étant un mode d’expression doté de sa propre histoire et de ses propres caractéres, avec des finalités souvent différentes -le cinéma de la nouvelle vague considéré comme trop élitiste, un certain cinéma trop grand public considéré comme trop commercial et racoaleur. Je voudrais qu’on me cite beaucoup de films français de l’époque, à part ceux de la Nouvelle Vague, qui auraient pu voir le jour sans l’avance sur recettes, et, plus tard, sans leur diffusion sur des chaînes câblées peu de temps après leur sortie en salle...
          La pensée -revoyez les émissions de l’époque vous verrez que ça pouvait secouer l’opinion, à l’occasion, et pas seulement les comiques -des Coluche, des Desproges, qui savaient réveiller le bon sens, pour ne citer qu’eux.Et c’est précisément parce que la télé française publique était un espace de création et de liberté que le pouvoir gaullien n’avait de cesse de tenter de le contrôler, parfois avec succès, mais le filet n’était pas étanche et il passait des choses à travers le maillage, à preuve la répression qui a suivi mai 68 !

          C’est vrai que tout ça s’est progressivement effondré avec l’arrivée de la pub dans le courant des années 70, la télé française ayant considérablement réduit son rôle de création originale pour produire des séries relativement secondaires et devenir le porte-voix des majors du cinéma et du disque et une usine à ne pas penser, un formidable ventilateur d’infos plus ou moins frelatées et orientées, sélectionnées dans une perspective d’écoute et non pas d’alerte. Et ce que fait le pouvoir sarkozien maintenant pourrait être le coup fatal porté à la télé du service public s’il n’est pas repris en main comme il faut, façon De Gaulle. Et l’on peut compter sur le gouvernement pour ça puisque toute l’idée et de réorienter l’écoute vers des TF1 et autres télés commerciales qui ne vont vraiment pas donner l’envie de penser. Le verbe penser, à prendre dans son sens critique et non pas comme une activité de ruminant qui mâche et emâche des idées reçues.
          Tout ce que je viens de dire me semble conforter l’analyse de Rocard, la télé de service public progressivement vendue aux marchands a fait le lit d’une réceptivité passive, a émoussé le sens critique, on sert tout et n’importe quoi au nom d’un audimat qui ne représente dailleurs qu’une poignée d’e foyers équipés d’un compteur d’écoute et pour la seule orientation des décisions de publicitaires dont les slogans envahissent l’écran pour des pubs qu’on ne regarde pas et qui ne donnent pas envie d’acheter, si encore on en avait les moyens, mais ceci est une autre histoire ... Reste encore l’option que préconisait Coluche et que, pour ma part, j’ai retenue : éteindre son poste de télé ;

          Internet ; ce serait, dites vous, la continuation de la télévision ; je ne vois pas ce qui justifie cet amalgame pour le moins lapidaire, le simple fait que je sois en train de vous écrire montre qu’on n’est pas à la télé, mais je me demande vraiment ce que vous faites sur votre ordi pour avoir le sentiment d’être devant votre télé ? Pour ma part, internet, cest une formidable bibliothèque qui m’a permis de mener à bien des recherches artistiques ou musicales depuis mon coin où la bibilothèque municipale n’offre que des romans de hall de gare, j’ai pu entrer en contact avec des érudits qui ont été d’un accueil trés ouvert, et c’est aussi un lieu d’échanges politiques -au sens large- ouvert et libre. Et je vois que les pouvoirs ne l’aiment pas, cet espace ouvert et libre, et s’ils pouvaient le mettre sous contrôle, à la chinoise ...

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à neopingouin
            promeneur écoutant
            • Posté à 08h06 le 29/04/2009
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Je n’ai pas dit que la télé des années 50-60 était mauvaise, bien au contraire, j’ai dit qu’à la fin des années 50, elle a commencé à être attaquée...
            Quand à son évolution (avec l’explosion de l’ORTF, l’arrivée de la pub, etc...), je crois qu’elle tient davantage à l’incapacité française à se dégager des hiérarchies culturelles (avec le Roman tout en haut de l’escalier) et à mettre en place une industrie télévisuelle qu’à sa prise en main par les méchants capitalistes.
            Vous-même dites : « je pense aux Perses d’Eschyle, aux adaptations de classiques de la littérature française ou de l’étranger, aux productions de Marcel Bluwal et d’autres, à quelques extraordinaires monuments d’intelligence -mais aussi quelques morceaux faciles, colorés type Belphégor.. ; » Vous ne vous référez qu’à des adaptations littéraires !
            Quant aux méchants capitalistes américains nous ont donné le cinéma d’Hollywood et la télé américaine d’aujourd’hui, qui est (avec, il est vrai, l’étatique BBC) la plus passionnante du monde. Et les américains ont une véritable culture télévisuelle.

            Mais comment imaginer qu’avec des propos comme ceux de Rocard, ou les vôtres ou ceux, continuels, insistants, de la plupart des commentateurs on puisse espérer un jour une bonne télévision ? Le mépris qu’elle endure chaque jour n’encourage vraiment personne...
            Quant à internet, cette discussion que nous avons ici, je l’ai un jour sur deux en parlant de télé avec des amis, des voisins, des étudiants, etc... La télé produit du débat, c’est ce que je voulais dire. La télé est à la fois l’Agora (avec sa grandeur et ses bassesses) et l’Amphithéâtre (pas la bibliothèque, je vous l’accorde). sauf que ce n’est plus Eschyles mais Jerry Bruckenheimer qui tient la plume (façon de parler). Et c’est aussi important.

        7 autres commentaires
      • Ramses
        Ramses répond à Alt-Z
        • Posté à 17h19 le 27/04/2009
        • Internaute 6300

        La population plus informée, ou plus désinformée ?
        La plupart des médias dans les mains de 3 ou quatres capitalistes sauvages a là Murdoch. Les journaux télé font souvent du sensationnel.
        Tout ce que dit Roccard est plein de bon sens.
        Quand a Internet, c’est encore un espace ou l’information est assez libre, il n’y a qu’a voir les efforts contre des sites comme Rue 89 dès qu’ils sortent une info qui ne plait pas au pouvoir..
        Au fait c’était quand la dernière fois que c’est arrrivé à la télé ? ?
        Bien sûr cette liberté implique qu’on doive aussi prendre les infos aussi avec prudence, on trouve de tout sur Internet.

      • Jéré
        Jéré répond à Alt-Z
        Etudiant
        • Posté à 00h30 le 29/04/2009
        • Internaute 52571
          Etudiant

        « Et puis, comment peut-il se dire “ optimiste ” alors qu’il déclare mortes toutes les sources d’optimisme ? Il s’est mis à croire à la résurrection, aussi ? »

        M’est avis que M. Rocard considère que le plus difficile est toujours de poser correctement les problèmes. Plus cette étape est franchie rigoureusement, plus la recherche de solutions s’avère aisée. Cette philosophie provient directement du monde scientifique. C’est à mon sens cette approche extrêmement méthodique des situations posées qui distingue M. Rocard de la plupart des hommes politiques français.

    • barel54
      barel54 répond à Spiripotain
      étudiant
      • Posté à 19h08 le 27/04/2009
      • Internaute 75288
        étudiant

      oui bien sur et le jt de tf1 c’est le summum de la démocratie et x-files un condensé de géopolitique ...

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à barel54
        promeneur écoutant
        • Posté à 21h06 le 27/04/2009
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Je ne suis pas sûr que sur l’Agora il n’y ait pas eu de Jean-Pierre Pernaud. Je crains même que si. Et ça a fait la démocratie.
        Quand à l’excellent X-files, rien de plus idéologique (à défaut de géopolitique) !

    • Oeillet rouge
      Oeillet rouge répond à Spiripotain
      rêve générale
      • Posté à 01h25 le 28/04/2009
      • Internaute 72489
        rêve générale

      Qu’est-ce que signifie au fond être de gauche pour Rocard ?

      Il suffit de le lire, il nous l’explique :

      « Gauche et droite n’ont plus beaucoup d’importance au regard de ces enjeux. »

      et prend des exemples :

      « Mais la plume, qui l’a tenue ? Gordon Brown, un vieux travailliste ! Lui n’avait adopté que récemment les thèses ultralibérales, sous la pression de son électorat, de l’héritage de Margaret Tatcher et parce que, quand même, pendant 15 ans, on a cru que ça marchait ».

      (Et c’est ainsi que pendant 15 ans le PS tira toute la gauche vers la droite parce qu’il croyait au capitalisme. Et aujourd’hui, il n’y croit plus ? alors, en quoi croît le PS ? Au socialisme ? Ou à Bayrou ?)

      « Il s’est retourné et a tenu la plume pour décrire les remèdes qu’il fallait mettre en place. La résolution du G20 (de novembre 2008) fait 7 ou 8 pages : c’est le plus dense, le plus précis et le meilleur des textes internationaux officiels depuis Bretton-Woods en 1944. »

      Ou quand les sociaux-démocrates rédigent la prose libérale pour la saupoudrer de bonnes intentions...

  • hagalma
    • Posté à 15h48 le 27/04/2009
    • Internaute 8451

    On peut-être pour, ou contre Rocard. Mais voilà un article consistant, agréable à lire. Et puis d’accord sur le titre : en tous les cas, la télé, ça sert pas très bien les débats. Un désaccord : « extrême intelligence de Sarkozy ». Disons qu’il a une intelligence de l’extrême, comme on dirait intelligence de la situation. Une intelligence dédiée, à sélectivité égotique. Mais extrême intelligence : le Fouquet’s, Khadafi, Dati, Lefèbvre, etc, enfin faut quand même pas exagérer !

    • Al nasr al tair
      Al nasr al tair répond à hagalma
      L'aigle en vol...
      • Posté à 17h20 le 27/04/2009
      • Internaute 69210
        L'aigle en vol...

      Oui on peut même parler d’instinct au sens animal du terme ce qui exclut la réflexion, l’analyse...Curieux qu’un homme justement d’analyse et de réflexion tel que Rocard fasse l’impasse sur ça... l’attirance des contraires sans doute...

  • pascal kanibal
    • Posté à 15h55 le 27/04/2009
    • Internaute 57920

    Très intéressant propos sur la télé qui fait le lit de la démagogie. Mais la démocratie est un leurre de toutes les façons car le peuple est un âne qui fonctionne de manière animale à la sensation et l’affectif. Hitler n’ a pas eu besoin de télé pour faire rêver peuple allemand à un meilleur avenir...

    En ce qui concerne le capitalisme, il faudrait ne pas oublier que grâce à lui, l’espérance de vie des européens a doublé en 1 siècle et ne parlons pas de l’explosion technologique que nous devons à l’investissement et au capital.

    Quant aux anglais : avant Thatcher leur niveau de vie était de 25% inférieur au nôtre et aujourd’hui il est de 5% supérieur au nôtre. Les Français voulaient faire de l’Europe un empire de fonctionnaires comme la France est une monarchie de fonctionnaires, alors merci ! aux british d’avoir limité la casse. Bruxelles est devenue un fabuleux fromage pour dizaines de milliers de fonctionnaires aux salaires doubles du marché qui passent leur temps à tripatouiller de la paperasses et à pondre des réglementations de merde qui plombent les économies européennes. Le problème de l’Europe c’est la France.

    • teych
      teych répond à pascal kanibal
      insoluble dans le libéralisme
      • Posté à 17h09 le 27/04/2009
      • Internaute 36309
        insoluble dans le libéralisme

      L’espérance de vie n’a pas grand chose à voir avec le capitalisme, mais plutôt avec la politique de santé publique mise en œuvre par chaque pays. À titre d’exemple, celle de Cuba est comparable à celle des USA (+78 ans), et celle de la Russie est en baisse depuis la fin de l’URSS. Ces chiffres sont ceux de l’OMS qu’on ne peut raisonnablement soupçonner d’être une organisation pro-castriste. De plus, nul de peut nier que le capitalisme a fait des ravages parmi les populations des pays dans lesquels il puise les ressources qui lui permettent de fonctionner, (guerres, famines, pollution). Je ne suis pas certain que les dégâts qu’il a produit sur l’ensemble de la planète depuis le début de l’ère industrielle permette d’en faire une solution pour l’avenir.

      Par ailleurs, tu sembles ne pas t’apercevoir que la dérèglementation débridée dont tu te fais le chantre est la cause principale de la crise que subit le monde en ce moment.

      Si le capitalisme ne doit pour le moment n’avoir aucune alternative, la moindre des précautions, y compris pour l’intérêt de ceux qui défendent ce modèle, est de lui mettre une muselière.

    • ron-ron
      ron-ron répond à pascal kanibal
      • Posté à 17h12 le 27/04/2009
      • Internaute 37198

      Il y a des gens qui mériteraient de mourir jeunes...
      Les records de longévités ne sont pas occidentaux, ni capitalistes. Les vénérables africains dont Hampaté Bâ fut un des représentants les plus connus en France pourraient apprendre bien des chose aux centenaires occidentaux qui n’auront vécu que pour le profit.
      Mais oui, grâce au progrès de la civilisation, nos arrière-grand parents peuvent vivre, légumisés, mais vieux.
      Quand à l’explosion technologique, là aussi, grâce à elle, nous avons des ipods et nous dominons le monde. NOUS, contrairement à tout ces sales pauvres qui vécurent durant les 100 derniers millénaires, et qui vivent toujours, ailleurs qu’en occident, NOUS, nous connaissons le bonheur.

      Le jour où vous irez exposer vos théories dans une favelas ou un bidon-ville américain, voire même dans une cité française, je serais ravi de vous accompagner.

      Quand à vos chiffres, considèrent-ils le niveau de vie moyen, ou le niveau de vie médian ? Quel sens les chiffres nationaux peuvent-ils avoir, à l’heure de la mondialisation ?

      Le seul point sur lequel vous ayez raison, c’est au sujet du peuple. Trop bête et trop aveugle pour réfléchir par lui-même, il ne viendra jamais braconner votre tour d’ivoire.
      Il est sans doute, tout comme vous, à vomir.

      Vive le Capital.
      Vive l’Esclavagisme.
      Mort à l’être humain.

      • Al nasr al tair
        Al nasr al tair répond à ron-ron
        L'aigle en vol...
        • Posté à 17h23 le 27/04/2009
        • Internaute 69210
          L'aigle en vol...

        Hampaté Bâ connu en France ! ?
        Ça reste tout de même très confidentiel ! ( Et c’est bien dommage)

         
        • ron-ron
          • Posté à 17h25 le 27/04/2009
          • Internaute 37198

          Certes. Et je confirme.
          Mais de manière générale, les auteurs africains le sont plus encore.

        1 autres commentaires
      • pascal kanibal
        pascal kanibal répond à ron-ron
        • Posté à 20h28 le 27/04/2009
        • Internaute 57920

        RON RON et TEYCH

        L’espérance de vie est en relation directe avec le degré de développement économique. Je vous invite d’ailleurs à aller vous faire soigner dans un hôpital du tiers-monde chers amis si vous n’y croyez pas.

        L’explosion technologique est le seul espoir de l’humanité pour se sortir de la merde. Ces progrès ont été assurés en Europe, puis aux USA et maintenant en Asie pour le confort du bas-peuple. Que faites-vous donc devant votre ordi mes chers amis ? Vos grand-parents n’auraient même pas pu imaginer ce dont vous profitez aujourd’hui grâce au capitalisme conquérant qui investit à votre place.

        Comme tout bon français pétri de bon sentiments humanistes de gauche vous êtes plein de culpabilité, et vous prenez cette culpabilité pour de la générosité. Le problème de l’humaniste de gauche, c’est que ça générosité s’arrête ou commence la couture de son portefeuille et il préconise donc de faire payer les autres, les gens de « droite », ceux qui ont du « fric » et qu’il faut taxer et c’est bien fait pour eux ! ! ! Voilà en quelques phrases l’univers du gauchiste qui fonde son idéal sur la distribution de l’argent des autres.

        Vous parlez de favelas et de bidon-villes qui sont des lieux où le capital est absent hélas, leurs habitants n’ont pas la chance d’avoir des investisseurs, des financiers, des entrepreneurs, mais ça viendra un jour si on ne trouve pas encore des imbéciles pour leur donner du socialisme comme c’est souvent le cas dans tous ces lieux de misère.

    • Valparaiso-Cerro-alegre
      Valparaiso-Cerro-alegre répond à pascal kanibal
      PISCOLOGUE
      • Posté à 21h12 le 27/04/2009
      • Internaute 64360
        PISCOLOGUE

      « Quant aux anglais : avant Thatcher leur niveau de vie était de 25% inférieur au nôtre et aujourd’hui il est de 5% supérieur au nôtre ».
      Ouais, d’accord, vivre plus longtemps pour vivre une vie de merde...merci le capitalisme. Une étude de Euro Health Consumer Index EHCI montre que la France se situe en 10e position quant à la qualité du système de santé en Europe alors que les UK arrivent en 13e position... donnez vos sources au lieu de nous inonder de propagande merdique.

      • pascal kanibal
        • Posté à 01h09 le 28/04/2009
        • Internaute 57920

        VALPARAISO

        Si votre vie est de « merde n’accusez pas le capitalisme d’en être la cause. Je constate aussi que tous les citoyens de pays au capitalisme embryonnaire ou socialistes, rêvent de vivre en terre capitaliste développée. A telle enseigne que nous sommes obligés de fermer les frontières pour éviter l’invasion. Cette réalité est tellement énorme que les pourfendeurs du capitalisme, des profits, des patrons et des actionnaires, en sont aveuglés. La société de consommation c’est de la “merde” selon tout un tas de gens “humanisants” qui pourtant sont les premiers à faire le scandale quand il n’y en pas assez.. Et renseignez_vous donc sur le PIB du UK avant et après Mme Thatcher....c’est édifiant !

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