A la une 16/08/2007 à 20h50

Paquet fiscal : une promesse de Sarkozy censurée

David Servenay | Ex-Rue89


Nicolas Sarkozy à Paris le 30 juillet (Patrick Kovarik/Reuters)

C’est la première pierre du Conseil constitutionnel dans le jardin de l’Elysée. Dans une décision rendue ce jeudi, l’organe chargé de veiller à la conformité des textes législatifs à la Constitution a censuré l’article 5 de la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Le « paquet fiscal » vient de s’alléger de l’une de ses mesures phares, au grand dam du gouvernement : celle qui porte sur la déductibilité des intérêts d’emprunt immobilier. La mesure gouvernementale ne pourra porter que sur les nouveaux emprunts, pas sur ceux qui sont en cours.

Initialement, le groupe des députés socialistes avait uniquement soumis à l’examen du Conseil constitutionnel les articles 1 (sur les heures supplémentaires), 11 (sur le bouclier fiscal) et 16 (sur l’exonération d’ISF pour les investissements dans les PME) de la loi. Mais les sages du Palais-Royal se sont également auto-saisis de l’article 5, qu’ils ont en grande partie vidé de sa substance.

Objectif : favoriser l’accession à la propriété

Comme le rappelle le Conseil dans un communiqué, l’article 5 institue « un crédit d’impôt sur le revenu à raison des intérêts payés au titre des cinq premières annuités de remboursement des prêts contractés pour l’acquisition ou la construction de l’habitation principale du contribuable ». L’objectif de cette mesure était de favoriser l’accession à la propriété. Pendant la campagne électorale, le candidat Sarkozy avait aussi évoqué l’éventualité de l’appliquer aux propriétaires remboursant déjà un prêt immobilier. Une proposition très alléchante pour les jeunes ménages.

Aussitôt installé dans son fauteuil de ministre du Budget, Eric Woerth avait pourtant cru bon de préciser que la mesure s’appliquerait seulement à tous les prêts contractés à partir du 6 mai, date de l’élection du président de la République. Fureur à l’Elysée, où pour la première fois, un ministre se permettait de remettre en cause la parole présidentielle...

« Rupture de l’égalité entre contribuables »

La semaine suivante, le 29 mai, dans un meeting de campagne pour les législatives au Havre, le président Sarkozy remettait les pendules à l’heure :

« Cette déduction, je l’ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours, comme il est naturel, normal et juste. »

Les sages sont aujourd’hui formels : « Pour les prêts déjà accordés, disent-ils, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition pour rupture de l’égalité entre contribuables. »

Leur raisonnement : si le dispositif vise à favoriser l’accès à la propriété des « primo-acquérants », alors « il n’en va pas de même pour les prêts déjà accordés car, par définition, pour ceux-ci, le contribuable est déjà propriétaire de son habitation principale. » Pire : « Il s’agit alors d’un soutien au pouvoir d’achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale. Son coût (7,7 milliards d’euros) fait supporter à l’Etat des charges manifestement hors de proportion avec l’effet incitatif attendu. »

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  • Servais-Jean
    • Posté à 04h09 le 17/08/2007
    • Internaute 4591
      43

    J’avais parié sur la non rétroactivité des lois.
    Mais bon. En tous les cas ceux qui ont voté pour Sarko en pensant à leur emprunt... mais au fait, quel en est le pourcentage ? 3% ?

    • Anonyme répond à Servais-Jean

      Moi, ça me fait bien rire en pensant aux pigeons qui ont voté Sarkozy par pur égoïsme en pensant qu’ils allaient en tirer un avantage financier. Ils vont peut-être enfin comprendre qu’ils se sont fait pigeonner par cet embrouilleur et qu’ils vont se faire rouler dans la farine pendant cinq ans.

      Cette histoire sent le coup fourré à plein nez. Une promesse du Président ne peut pas être tenue parce que ses copains du Conseil Constitutionnel l’en empêchent. Elle est bien bonne : -))) !

    • Anonyme répond à Servais-Jean

      impliquer des gens qui on fait de petits prêts dans un paquets fiscal qui est un cadeaux é-hon-té aux riches et un moyen de détourner le débat.
      Moi je suis persuadé qu’il vont la faire, leur ristourne fiscale pour pauvre. De toute façon ce n’est pas avec leur argent qui vont payer.

      vidéosurveillance et cadeaux aux riches.

      On nage en plein bonheur.

       
      • Anonyme

        Les impôts semblent s’expliquer par une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent pas toujours. Comme c’est la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer en des termes que tout le monde peut comprendre.
        Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire quelques bières et que l’addition se monte à 100 €. (Normalement 10 € chacun). S’ils payaient la note de la même façon que l’on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :
        >Les 4 premiers (les plus pauvres ! ?), ne payeraient rien.
        >Le 5e payerait 1 €
        >Le 6e payerait 3 €
        >Le 7e payerait 7 €
        >Le 8e payerait 12 €
        >Le 9e payerait 18 €
        >Le dernier (le plus riche ? !) devrait payer 59 €.
        >Ils décidèrent de procéder comme décrit ci-dessus. Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leurs bières et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu’au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :
        « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j’ai décidé de vous faire une remise de 20 €. Vous ne payerez donc vos bières que 80 € ».
        Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu’ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient-ils diviser les 20 € de remise de façon équitable ?
        Ils réalisèrent que 20 € divisé par 6 faisaient 3,33 €. Mais s’ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5e et 6e homme devraient être payés pour boire leur bière.
        Le tenancier du bar suggéra qu’il serait équitable d’appliquer un pourcentage de réduction plus important pour les plus « pauvres » et de réduire l’addition comme suit :
        Le 5e homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (Un pauvre de plus) (100% de réduction)
        Le 6e paya 2 € au lieu de 3 € (33% de réduction)
        Le 7e paya 5 € au lieu de 7 € (28% de réduction)
        Le 8e paya 9 € au lieu de 12 € (25% de réduction)
        Le 9e paya 14 € au lieu de 18 € (22% de réduction)
        Le 10e paya 49 € au lieu de 59 €(16% de réduction)
        Chacun des six « payants » paya moins qu’avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.
        Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
        « J’ai seulement eu 1 € sur les 20 € de remise », dit le 6e, il désigna le 10e « Lui il a eu 10 € ! »,
        « Ouais ! dit le 5e, j’ai seulement eu 1 € d’économie aussi »,
        « C’est vrai ! » s’exclama le 7e, « pourquoi aurait-il 10 € alors que je n’en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction »
        « Attendez une minute » crièrent les 4 premiers à l’unisson, « Nous quatre n’avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres »,
        Les 9 hommes cernèrent le 10e et l’insultèrent.
        La nuit suivante le 10e homme (le plus riche ? !) ne vint pas. Les neuf autres s’assirent et burent leurs bières sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d’important :
        >Ils n’avaient pas assez d’argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l’addition.
        >
        >Et cela est le reflet de notre système d’imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d’une réduction de taxe. Taxez les plus fort, accusez-les d’être riches et ils risquent de ne plus se montrer. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l’étranger où l’atmosphère est, comment dire, plus amicale.

        Pour ceux qui ont compris, aucune explication est nécessaire.
        Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible.

        • Anonyme

          tagueule !

        • Anonyme

          « Minable », c’est le seul mot qui me vient pour décrire autant de stupidité dans une seule réponse.

          Boire une bière ce n’est pas obligatoire, payé ses impôts oui. Et j’en connais quelques-uns qui aimeraient bien pouvoir s’offrir quelques bières de plus, au lieu de payer leur impôts. J’en connais aussi qui s’offre des bières au lieu de payer leur impôts. Comme dans ton histoire, ils les boivent seul pour ne pas partager.

          Si tu penses que la loi du plus fort est toujours la meilleure, je te rappelle que le petit moustachu cinglé qui a incendié l’Europe en 1940 était du même avis que toi.

          D’autre part si tu penses que la loi du plus fort est valable, je te conseille de redevenir un animal, puisque tu n’as plus de conscience humaine.

          Salut, « le singe » et dommage que des gens bien intentionné t’aie appris à écrire.

          • Anonyme

            « Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible. »

            Toutes tes allusions au dilemme bière/impôts sont réversibles ; comme pour ces milliers de plasmas vendus par Darty dès que la prime pour la rentrée scolaire est versée.

            Quant à l’amalgame avec ce regretté visionnaire, je te dirai que si tu penses que l’eau çà mouille, je te rappelle qu’un petit imberbe nord coréen était du même avis que toi.

            Espérant que des gens bien attentionnés t’apprennent l’orthographe.

            Comme dirait un collègue : « un singe avec un costard reste un singe »

    • Anonyme répond à Servais-Jean

      3% c’est le minimum du minimum tu veux dire .... et même 3% en moins pour sarko mécaniquement en plus pour Ségo aurait certainement changé les choses
      des promesses comme celle ci ont influencé beaucoup de gens (tu ne sais jamais réellement pour qui voter si tu n’as pas de convictions politiques fortes) a voter Sarko

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Servais-Jean
      journaleux - blogueur
      • Posté à 16h48 le 30/09/2007
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Mais pour compenser un peu, le JO de ce matin annonce ceci :
      Lien

      Pas mal comme tour de passe-passe, non ?

      Fabien
      Lien

  • Anonyme

    Je suis bien content pour ceux qui ont voté SARKOZY

    Je suis de bonne humeur rien qu’à penser aux cocus
    qui ont voté Sarkozy !

    Le principal c’est que SARKO réduit quand même l’ISF
    pour les TRES riches ! eux ne sont pas cocus.

    Et on n’a pas encore tout vu ! et la croissance à
    moins de 2% ?
    Qu’est-ce qu’on va s’amuser !

    • Anonyme

      Heureusement que Lagarde ( la vilaine sorcière qui parle ingliche et qui a fait des merveilles aux U.S. ) veille sur l’argent de l’Etat !
      On est rassuré !
      Elle a la gueule de l’emploi.

    • Anonyme

      Bah, oui, c’est vrai.

    • Anonyme

      Vous me faites plus peur que Sarko lui même.
      Si la france pouvait aller très mal pendant 5 ans , vous en seriez ravis. Plus il y aura de gens malheureux mieux ce sera.
      C ca etre de gauche ? J’ai pas envie d’etre comme ca.
      Tous ces commentaires que je viens de lire m’inquiete plus pour mon avenir que ce que fera notre president. Quand je pense qu’un jour on sera gouverné par des gens qui pensent comme vous.

       
      • Anonyme

        les français qui ne sont pas sarkozistes ne sont pas tous de gauche ! ! ! car souvenez-vous dans les 45millions d’electeurs sarkozy 19 millions de voix donc il ya une marge car si quelqu’un fait peur en ce moment c’est bien lui ! ! ! ! !
        bonne journée
        mddumarski@hotmail.com
        pour me repondre

        • Anonyme

          la personne de M. Sarkozy en elle même est insignifiante, ses idées et celles de son parti sont inquiétantes et soutenir Sarkozy c’est soutenir des idées de droite.
          Ne pas se prononcer pour un camp ou pour un autre, c’est laisser les autre votants décider à sa place...
          Dans le cas présent ou l’élection était jouée à l’avance, c’est de la lacheté de soutenir les idées sans aller voter pour celui qui les défend.

      2 autres commentaires
  • lietard26
    • Posté à 08h28 le 17/08/2007
    • Internaute 14552

    Et encore une promesse non tenue ! Il cumule et cumulera ses mensonges notre président de l’arnaque-publique Française ! Lisez Marianne ! Ce mag nous prévient et nous a toujours prévenue.

  • Anonyme

    c est bien les gens qui ont vote sarko vont comprendre lui il est toujours en vacances en train de gaspiller notre pognon

  • FuckSarko
    • Posté à 20h00 le 17/08/2007
    • Internaute 14689

    Je suis bien contente pour tous ceux qui ont cru que l’on pouvait croire au Nabot qui régit la France actuellement
    hhahahahahahha LOL

  • Ehim
    Ehim
    http://ehim.over-blog.com
    • Posté à 21h14 le 16/08/2007
    • Internaute 9598
      http://ehim.over-blog.com

    Mais alors, comment Sarko va-t-il pouvoir justifier de nous faire payer une TVA sociale si on lui accorde pas le droit d’aggraver le déficit de l’Etat ?
    Lien

  • alexandre_ipse
    • Posté à 21h33 le 16/08/2007
    • Internaute 14601

    il sera interessant de voir comment les comportement de toute puissance qui caractérisent la communication de Nicolas Sarkozy vont s’accommoder des analyses et décisions du conseil constitutionnel. réussira t’il à faire disparaitre le conseil constitutionnel comme il a fait disparaitre les ministres ?

    • Anonyme répond à alexandre_ipse

      ENCORE UN P’TIT COUP DE ZOMBIES ! ! !

    • Anonyme répond à alexandre_ipse

      SARKO avait oublié que le président du conseil
      constitutionnel, c’était pas son copain !

      Ce président du conseil constitutionnel n’est pas un courtisan ! C’est trés bien

      Merci Mr Debré .

      • Anonyme

        Z’étaient encore endormis ce jour là, comme d’hab ?

    • NING
      NING répond à alexandre_ipse
      • Posté à 06h34 le 17/08/2007
      • Internaute 13056

      Dommage que le gouvernement ne puisse pas truquer
      les chiffres de la CROISSANCE comme il truque les
      chiffres du CHOMAGE !

      Tout a une limite !

      Mr Sarkozy devrait relire le « Principe de Peter »
      sur le niveau d’incompétence , au lieu de lire
      Machiavel !

      • Anonyme répond à NING

        Vous le surestimez. Il ne lit rien. Ou l’Equipe.

  • Anonyme

    incroyable, peutr être l’age, il fait peut être plus frais au palais que dehors.

    bref ils lézardaient finalement et ils commencent enfin à se faire entendre.

    cela fait du bien

    Lien

  • Anonyme

    Je ne profiterais donc pas de cette promesse, c’est d’un rageant. Mais où va-t-on si les promesses du candidat s’envolent si vite. Au fond, il est peut-etre trop dans les apparences. Il se la joue comme me disait Mme H.

    J’ai de gros soucis avec les nénuphars de notre coin nigérian. Cela me mine. Louis mon jardinier ne sais pas y faire. Dire que j’avais convaincu Louis de faire le bon choix et de voter Sarkozy. Comme il souhaitait donner huit mille cent cinquante euros à son fils (endetté à vie le bougre !) et qu’il craignait d’être imposé là-dessus, je lui avais dit que sans Nicolas il allait forcément y perdre beaucoup. Ce pauvre homme n’avait pas compris que 8,150 c’était bien peu et que lui, ce brave Louis, il était loin du plafond. Mais il a bien voté. Pour 8,150 euros.

    Pourvu que la promesse de plafonnement fiscal ne soit pas annulée car nous avons l’intention (avec ma cadette) d’acheter Le Lagon Bleu sans verser un seul centime.

    Que faire pour soutenir ce brave Nicolas bien mal conseillé ?

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 22h00 le 16/08/2007
    • Internaute 11910

    Les promesses n’engagent jamais que ceux qui y croient ! Elle est là la véritable rupture sarkosienne. « Est monté sur le faîte il aspire bientôt à descendre. » ...S’il avait seulement un peu d’honneur...
    Mais bon, faut pas rêver.

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à Bebert Cassandre
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 00h27 le 17/08/2007
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Le Conseil Constitutionnel planterait les travaux sarkozyens non pas sur les articles montrés du doigt par le PS mais sur l’article 5 ! C’est ça ?

      Cela veut-il dire qu’à droite et à gauche, on n’ait pas les moyens de se payer un « constitutionnaliste » ? Rassurez-moi vite !

      Bébert, je ne crois pas que l’alpiniste aspire à « descendre » vu qu’il s’agrippe à son plafond fiscal. Quant à l’honneur, il en a sûrement un doigt…

      • Anonyme répond à Claude PELLETIER

        Pas la peine de débourser des sommes d’argent importantes pour payer un constitutionnaliste. Il faut juste savoir lire.
        Le principe au quel le conseil constitutionnel se réfère est : « la non-rétroactivité des lois ».
        Mais qu’est ce ?
        Simple, une loi ne peut disposer que pour l’avenir pas pour le passé.
        Mais encore ?
        On ne peut pas vous poursuivre pour un acte qui n’était pas interdit au moment ou vous l’avez fait.
        ex : aujourd’hui je mets un doigt dans le nez en public si demain une loi interdit cette pratique je ne peux pas être poursuivi pour l’avoir fait avant le vote de la loi.

        Ce principe comme beaucoup d’autres a été énoncé par un jeune homme italien de 26 ans en 1764. Il était contre la torture, la peine de mort, etc...

        A la même époque un certain J.J. Rousseau prônait la peine de mort dans son Contrat social.
        Un jeune homme Chevalier de La Barre à Abbeville était brulé en place publique pour ne pas s’être découvert au passage d’un procession.

        Donc un grand merci à Cesare BECCARIA pour son magnifique livre qui est un phare dans les ténébres
         » Le traité des délits et des peines » Edition GF Flammarion Paris

        HDG

         
        • NING
          • Posté à 06h20 le 17/08/2007
          • Internaute 13056

          à HDG
          trés intéressant commentaire humaniste
          Merci

        • Adarshini
          Adarshini
          Idéaliste
          • Posté à 09h42 le 17/08/2007
          • Internaute 14044
            Idéaliste

          Donc plusieurs hypothèses :
          - soit Notre Bon Psésident Bien-Aimé a fait une promesse electorale qu’il savait ne pas pouvoir tenir ;
          - soit il ne connait pas les lois de son pays (que nul n’est censé ignorer, surtout pour un candidat au trône) et il se fout de ses électeurs ; pour un avocat, ça le fait pas terrible...

          J’opte pour la première...

          • Anonyme répond à Adarshini

            A mon avis , c’est les deux :
            - il a fait une promesse qu’il savait ne pouvoir tenir,
            - il ne connait pas reellement les lois , car il a dit beaucoup de choses fausses (ex : le paiement des heures de grève)et il n’en a rien à faire des electeurs de base , maintenant qu’il est élu.
            Ce qui est important pour lui : proteger les interets de ses copains –> l’heritage des très riches , la suppression de l’ISF et de la CSG pour les riches , la non augmentation des salaires minimum , le blocage des grèves , la pression sur les travailleurs et l’expulsion des sans papiers.
            Et bien sur CECILIA

          • Anonyme répond à Adarshini

            Et si c’était les deux ?

        • Anonyme

          Vous confondez tout. Le principe de non-rétroactivité ne concerne que les lois pénales, et encore pas quand elles sont plus favorables. Autrement dit, il est moralement et juridiquement admissible de promulguer une loi pénale plus douce (par exemple sur le financement des partis...).

          Ici, c’est donc bien un problème d’égalité devant l’impôt et non un problème de rétroactivité. Le CC fait sens. C’est marrant cette propension des Français a en savoir toujours plus que les juges, les économistes, la Commission européenne, les physiciens... Bien sûr on peut (et on doit) faire preuve d’esprit critique, surtout avec ce PR au pouvoir. Mais il ne faut pas se tromper de cible et, pour cela, il faut souvent s’informer auprès des experts. Les gros malins qui ont voté non au TeCE parce qu’ils le jugeaient trop « libéral » se sont tiré une balle dans le pied : c’était le traité européen le plus socialiste jamais proposé ! Il prévoyait de sortir des pans entiers de l’économie du jeu du marché - les « Services d’Intérêt Général ». Bref, suffit pas d’étaler des phrases qui sonnent joli, faut aussi se poser les bonnes questions. Et ça, ya pas de secret, ça s’apprend et c’est pour ça qu’il y a des experts. C’est pas qu’il faille leur faire une confiance aveugle. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut que les citoyens se forment vraiment aux questions institutionnelles, pas qu’ils fassent semblant pour briller dans les repas de famille.

          • Anonyme

            ouf, merci, enfin quelqu’un qui parle en connaissance de cause et qui a compris les termes juridiques employés.

          • Anonyme

            Désolé
            Je persiste et signe
            1/ Pour les lois pénales plus douces elles sont rétroactives mais c’est l’exception et pas la régle.
            2/ La non-rétroactivité des loi s’applique dans tous les autres cas sauf les lois de procédure (pénales et civiles).
            3/ Pour les conventions entre particuliers (contrats) seules les dispositions nouvelles relatives à l’ordre public s’applique aux contrats anciens. Les autres dispositions doivent s’apprécier à l’aulne des lois qui étaient en vigueurs au moment de la signature du contrat pour cela voir les droits sur les oeuvres d’art.

            Donc certaines des dispositions du paquet fiscal sont anticonstitutionnelles.

            Au delà de la constitution de la république française ce sont les principes généraux du droit et les engagement internationaux de la France(Convention européenne des droits de l’homme)dont il s’agit. Il nous faut savoir si notre pays doit être une république bananière ou une démocratie.

            Il ne s’agit pas d’un problème franco-français du type droite gauche, UMP PS, majorité opposition mais de bien autre chose. Ici c’est de savoir dans quel pays nos enfants devront vivre et pourquoi ils devront mourir ?

            Je rappelle pour mémoire que les principes du « traité des délits et peines » de Cesarer Beccaria sont à peu près respectés dans 20 % des pays de l’ONU.

            HDG

            • Anonyme

              La non-rétroactivité dont vous parlez n’a pas de sens en dehors du droit pénal. Le droit économique est par essence un transfert de propriété : si vous changez le régime fiscal d’un bien, même sans affecter rétroactivement les impôts sur ce bien, vous en changez la désirabilité, donc la valeur. Le propriétaire du bien devient plus riche ou plus pauvre. C’est un corollaire inévitable de toute création normative.

              Le droit pénal (qui interdit certains comportements) est de ce point de vue bien différent du droit non-pénal (qui, en gros, répartit des droits de propriété... enfin je décris ça comme ça pour faire simple, parce sinon on peut écrire des pages et des pages sur cette distinction). On ne peut pas revenir sur un comportement répréhensible qui a eu lieu dans le passé. La plupart du temps, on peut en revanche effectuer des actes juridiques qui modifient un statut non-pénal : lien familial, contrats civils et commerciaux, propriété, relation avec l’Etat, etc.

              C’est pourquoi l’interdiction des lois rétroactives n’est pas aussi absolue en droit civil, par exemple, qu’en droit pénal. Le principe « Nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit », qui figure dans la DDHC, a valeur constitutionnelle, mais il ne concerne que le pénal. Par contre, l’article 2 du Code civil (« la loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif ») n’est pas un texte à valeur constitutionnelle, c’est une loi. Ce qu’une loi peut faire, une loi postérieure peut le défaire. La Cour de Cassation a eu l’occasion de trancher là-dessus, d’ailleurs. Il est donc possible de promulguer des lois civiles rétroactives, pas des lois pénales rétroactives.

              Donc oui, l’Etat peut ruiner impunément un citoyen mais, non, il ne peut pas le mettre en taule par une loi postérieure sur mesure, en tout cas pas aussi facilement.

              L’Anonyme de 11 heures et des poussières.

              • caro
                caro
                délinquante avérée
                • Posté à 20h37 le 17/08/2007
                • Internaute 6484
                  délinquante avérée

                pouvez-vous donc me dire pourquoi la loi sur le fichier ADN est rétro-active ? La loi a été étendue en 2003 par ... Nico Sarko, en plus des condamnés pour délinquance sexuelle, pour qui avait été instauré le fichier, TOUS les condamnés avant la promulgation de la loi de sécurité intérieur (LSI) et même parfois les suspects doivent se soumettre à ce prélèvement, quel que soit le motif de la condamnation. Ainsi, tous les manifestants arrêtés pour cause de manifestations (même sans casse), les syndicalistes (cf Charles Hoareau à Marseille pour des faits datant de 2000), des enfants pris dans un magasin à piquer un tamagoshi, etc

                Quel est le bienfait de cette loi rétroactive, si ce n’est un fichage à bon compte de tout opposant ?

                • Anonyme répond à caro

                  Apparemment vous avez la réponse à votre question ;)

                  Le truc, c’est peut-être aussi qu’il n’y a pas de contradictoire au Conseil constitutionnel, pas d’avocat pour faire valoir tel ou tel point de vue. Or, le Conseil lui-même n’étant pas vraiment une institution très pluraliste dans sa composition...
                  Le fichage n’est apparemment pas perçu comme une punition. Après tout, les fichés aux RG ne peuvent pas demander à ne pas être fichés... il paraît que c’est pour l’intérêt général. Difficile de savoir où placer le curseur. Dans une France où Sarko est élu haut la main, je comprends que le CC estime que les Français ne sont pas très tatillons sur les libertés fondamentales. Il faudrait que quelqu’un puisse porter devant le CC une opinion plus libérale que celle des élus (il ne faut pas oublier que le fichage a débuté sous Jospin).
                  Mais bon, c’est pas d’aujourd’hui qu’on découvre que la 5ème République n’est un modèle d’institutions démocratiques. On peut faire confiance à Sarko pour améliorer ça, pour sûr ;)

              • Anonyme

                Pour le droit pénal il semble que nous soyons assez proches. Le droit pénal n’est pas fait que d’interdits. Il peut obliger à faire assistance à personne en danger, non dénonciation de crimes.

                Par contre pour le droit civil vous passez rapidement à la trappe les contrats. Ils sont la base de notre organisation sociale et économique (travail= contrat de travail, commercial, banque, transport, logement = contrat de vente et de location) dire que ces actes juridiques sont pas importants c’est aller un peu vite en besogne.
                L’art 2 du code civil n’est pas dans la constitution certes puisqu’il est dans le code civil mais il est soumis à la constitution. Sa non observation est aussi sanctionnée pas par le Conseil Constitutionnel mais par la Cour de Cassation à défaut par la Cour Européenne de Luxembourg.
                L’Etat n’a vraiment pas besoin d’une loi pour ruiner un ou plusieurs citoyens, il peut le faire sans cela. Même plus, il peut vous mettre aussi en prison assez longtemps pour vous briser (Outreau). Il est illusoire que de croire le contraire.

                HDG

          • Anonyme

            « Les gros malins qui ont voté non au TeCE parce qu’ils le jugeaient trop “libéral” se sont tiré une balle dans le pied “

            C’est un jugement objectif d’expert ça ? Il n’y a pas que des ‘français qui croient en savoir plus’ qui ont voté non au traité constitutionnel....
            Il y a aussi : des économistes, des juristes, etc....
            ce qui prouvent que le débat était permis, sinon pourquoi voter ?

            • Anonyme

              Oh, bien sûr, le débat était permis. C’est juste que tous ceux qui pensaient que le traité était un pas en avant pour le marché se trompaient. Après on peut trouver d’autres raisons de voter non, je ne vais pas essayer de faire la liste de tout ce qui peut traverser le cerveau malade des nonistes !
              Je plaisante, hein, pas taper...

              En tout cas il n’y avait rien de plus pro-marché dans le TeCE et il y avait au moins les SIG qui étaient plus anti-marché. Sans ambiguïté, le traité était donc un pas en arrière pour le marché, contrairement à ce qu’ont dit pas mal de nonistes naïfs.

              • Anonyme

                Moi je peux vous dire pourquoi j’ai voté non.
                Et bien parce que la 9ème me barbe je préfère « Vient boire un petit coup à la maison » de Gillou.
                Je sais cette raison est futile mais très nettement suffisante pour moi et puis c’est la mienne et je suis libre.

        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 17h31 le 17/08/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          ① —@ HDG
          Votre contribution est la première à ne pas être un simple commentaire, et vous apportez un développement sur le principe de non-rétroactivité mais permettez une remarque.

          Ce principe ne semble pas invoqué par l’article de Rue89 que j’ai relu. En voici un extrait :
          Les sages sont aujourd’hui formels : « Pour les prêts déjà accordés, disent-ils, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition pour rupture de l’égalité entre contribuables. »

          Il me semble que l’on avance le principe de rupture de l’égalité entre contribuables. Et je n’ai pas le sentiment que ce principe découlerait de l’autre.

          ② —@ ANONYME DE 11H02 :

          Merci pour les nuances que vous apportez sur les champs d’application de la rétroactivité.

          Et clin d’œil sur les foucades de ce pauvre corps électoral et l’auto-amputation de ses orteils. Il est ahurissant de voir à quel point les décisions et les actions politiques génèrent des rejetons monstrueux si on les compare aux objectifs initiaux. Le coup du garçon qui criait au loup (masque du hideux libéralisme) il a fallu l’avaler.

          ( Petite remarque : Ce serait sympa d’avoir un pseudo.)

          • Anonyme répond à Claude PELLETIER

            Les médias ont effectivement mis l’accent sur la rupture de l’égalité entre les citoyens. Principe aussi énoncé par Béccaria. Mais la non-rétroactivité des lois l’a été aussi.

            HDG

        16 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h02 le 16/08/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Il paraît que Sarko est juriste ? Il a dû tout oublier depuis qu’il fait de la politique ! Si non il saurait que d’après l’article 2 du code civil, une loi est non-rétroactive, sauf à quelques exceptions

    « La loi de validation peut, si elle est trop attentatoire aux droits et libertés fondamentaux, être censurée par le Conseil constitutionnel ou voir son application écartée par les juges. »

    Lien

    Pfffff ! si le Conseil Constitutionnel empêche Sarko de Sarkosyser et l’empêche de tenir ses fameuses promesses électorales, mais où va-t-on ?

     : -))

    • Anonyme répond à caro

      la loi devait s’appliquer aux intérêts d’emprunts futurs, pas ceux payés avant la loi. il n’y avait donc pas rétroactivité de ce point de vu. c l’absence d’incitation a l’accession a la propriété (l’objet même de la loi)pour les emprunts deja existants ke le cc a tiqué a juste raison d’ailleurs.

      • marcello
        • Posté à 09h12 le 17/08/2007
        • Internaute 13589

        merci courageux anonyme de recadrer un peu le débat : ce n’est pas le sacro-saint principe de non-rétroactivité qui est ici en jeu, mais un écart entre l’objet de la loi et une certaine mesure. si bien que l’Assemblée va probablement pouvoir rectifier le tir, en justifiant mieux la déduction des intérêts d’emprunts. cette censure du conseil constitutionnel n’est pas la fin de l’histoire. sauf si le gouvernement s’en sert pour abandonner une promesse du président qui coûterait trop cher. qu’en disent les juristes ?

    • NING
      NING répond à caro
      • Posté à 06h27 le 17/08/2007
      • Internaute 13056

      à Caro

      Si Sarko ne plus sarkozyser, il va droit dans le
      mur avant 5 ans ! D’autant que la croissance
      « n’obéit pas “ au bon désir de Mr Sarkozy ( ni la
      BCE d’ailleurs)

      Sarko , y devrait connaitre les radars (pas
      contre la VITESSE mais contre ...la PRECIPITATION)

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