decryptage 19/04/2009 à 12h25

Les universitaires payés pour faire grève ? Pas si simple...

Hélène Decommer | Etudiante en journalisme

Malgré l’ampleur du mouvement, le ministère compte « presque zéro » gréviste : l’administration ne parvient pas à les compter.


Barrage de chaises monté par des étudiants bloquant l’entrée de l’université de Marseille (Jean-Paul Pelissier/Reuters)

Des enseignants-chercheurs toujours payés alors qu’ils font grève : la nouvelle a fait couler beaucoup d’encre. A l’origine de ce paradoxe, les difficultés pour l’administration à recenser le personnel gréviste, et donc à déterminer qui doit continuer à percevoir son salaire et qui a interrompu ses activités

Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, on explique :

« Il n’y quasiment plus d’universitaires grévistes recensés par nos services, le chiffre quotidien est proche de zéro. »

Même le syndicat national de l’enseignement supérieur, le Snesup, a du mal à donner une estimation. Marc Champesme, membre du syndicat, reconnaît :

« Il est très difficile de donner un chiffre concernant les grévistes. Nous pouvons faire une estimation pour les journées de mobilisation nationale, mais actuellement, vu la forme du mouvement, c’est impossible de savoir combien ils sont. »

A Paris VIII, la majorité du personnel est en grève... mais non recensée

Dans certains départements, des profs se disent « grévistes » quand ils parlent de leur engagement dans la mouvement, mais ils continuent à venir à la fac. Soit pour faire cours, soit pour avancer dans leurs travaux de recherche. Chez certains, seul le gel des notes a changé, et pas forcément le temps de présence.

Impossible donc de recenser valablement le nombre de « grévistes » au sens administratif du terme. D’ailleurs, à Paris VIII-Vincennes, la majorité du personnel est en grève mais non recensée, selon le président de l’université.

Pascal Binzcak, président de Paris VIII, explique pourquoi il ne peut faire remonter la liste des grévistes au ministère, comme c’est la règle :

« Je ne suis pas en mesure de remplir le formulaire de recensement. Le concept de grève est difficilement applicable au monde universitaire. Un chercheur n’est pas un agent qui pointe de telle à telle heure.

Un enseignant-chercheur a trois missions : les heures d’enseignement, qu’il peut compacter ou diluer sur toute l’année, la recherche et les fonctions administratives.

Les deux dernières missions ne sont pas quantifiables. Par exemple, ce n’est pas parce qu’ils sont en grève que les enseignants-chercheurs ne cherchent plus. »

Dans leur mission d’enseignement, les universitaires doivent assurer chaque année 128 heures de cours magistraux (CM) ou 192 heures de travaux dirigés (TD), ou une combinaison de CM et TD équivalente. Ils peuvent répartir ces heures de cours comme ils le souhaitent tout au long de l’année. Pascal Binzcak poursuit :

« Les enseignants-chercheurs peuvent avoir effectuer leur volume d’heures avant la grève, ou les rattraper après. On ne peut pas comprendre cette grève sans prendre en compte les spécificités de leur métier. »

Des cours alternatifs ou en ligne

Et puis les pratiques de la grève compliquent encore les choses. Les cours alternatifs ou la présence d’universitaires qui continuent à voir leurs étudiants permettent de maintenir une pression sur le gouvernement, sans cesser totalement le travail.

Olivier Ertzscheid est maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à I’IUT de La Roche-sur-Yon. Sur un mois et demi pendant lequel il a été en grève, il n’a pas été rémunéré pendant dix jours :

« Cela ne me choque pas et ne me gêne pas d’avoir été payé, car je n’ai jamais fait la grève du travail. J’ai continué à faire mon boulot administratif, à suivre les travaux des étudiants et à les voir toutes les semaines. J’ai aussi donné des cours hors les murs, corrigé des copies, préparé des dossiers et mis mes cours en ligne. »

Après onze semaines d’opposition à la réforme des universités et sans chiffres officiels, difficile d’évaluer l’ampleur du mouvement. Pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche :

« Le mouvement faiblit. Il y a une forte baisse des grévistes, mais une concentration dans des noyaux radicaux et violents. Il reste encore des enseignants-chercheurs extrémistes. “

Pour de nombreux enseignants-chercheurs, comme Olivier Ertzscheid, la suite du mouvement sera décidée la semaine prochaine. Plusieurs universités vont en effet organiser des assemblées générales pour voter de la poursuite ou non de la grève.

  • 23727 visites
  • 245 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 12h32 le 19/04/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Trouvée par hasard, cela illustre bien, non ?

    Lien

    • Lumen
      Lumen répond à skalpa
      étudiante en Philosophie
      • Posté à 16h59 le 19/04/2009
      • Internaute 24260
        étudiante en Philosophie

      Tout d’abord, je me permets de vous signaler une petite erreur dans cet article : en effet, le président de l’Université Paris VIII ne s’appelle pas Nicolas, à ma connaissance, mais Pascal BINCZAK.

      En outre, j’aimerais ajouter à cette rectification une pensée. Cela fait maintenant pas moins de onze semaines que nous sommes en lutte. Onze semaines d’une lutte qui, assurément, marquera les livres d’Histoire dans quelques années. Une lutte d’une ampleur exceptionnelle donc, à la fois par sa force de résistance et par l’originalité de ses actions. Or, les médias ont très peu relayé les avancées de notre mouvement, globalement, si bien que beaucoup trop de gens encore ignorent les raisons qui nous poussent à nous « obstiner » dans la lutte. Face à un pouvoir méprisant, la réponse ne peut être qu’obstinée, comme le symbolise depuis plus de 600 heures maintenant la fameuse Ronde infinie des Obstinés sur le parvis de l’Hôtel de Ville parisien, pour tenter d’alerter chaque jour l’opinion publique. « Une lutte devient légitime quand la critique et l’argumentation ne suffisent plus », disait dernièrement un prof de philo de Paris 1... A méditer...

      Je ne veux pas revenir ici sur les problèmes sérieux que pose aux universitaires la médiatisation qui est faite de nos actions. La question est trop vaste pour être traitée dans le commentaire d’un article de Rue89. En revanche, je voudrais tout de même essayer de souligner un point qui me paraît important : il n’y a eu absolument aucun débat public digne de ce nom sur les réformes que l’on veut imposer à la communauté universitaire sans aucune concertation. Une véritable réforme ne peut se réaliser que dans la pleine concertation avec toutes les personnes concernées. Au contraire, « Le gouvernement utilise les lois fondamentales pour court-circuiter les corps intermédiaires. Il agit par décret. On se croirait revenu à la Restauration sous Charles X », disait un étudiant. Qui sait, par exemple, que le fond de nos revendications repose sur une opposition au Processus de Bologne ? Qui sait pourquoi nous nous y opposons ? Qui sait qu’un contre-sommet est en train de s’organiser à Louvain (Belgique) du 25 au 29 avril ? Qui sait, tout simplement, ce qu’est ce Processus ?

      Ce Processus a été signé, rappelons-le, par 46 pays en 1999 dans l’ombre médiatique et ses principaux acteurs sont : la Table Ronde des Industriels européens (l’ERT), la Commission européenne, l’OCDE, l’OMC, l’UNESCO et les recteurs d’universités. Nous en subissons aujourd’hui ses premières applications qui ont débuté avec la réforme LMD et dont l’étape suivante est la loi LRU. Autant d’étapes pour conduire l’Europe et le monde vers un « marché de la connaissance » compétitif à la sauce néolibérale ; un « marché de la connaissance » soumis à la sacro-sainte Loi économique, bien loin de ce qui constitue depuis des siècles l’identité universitaire au sein d’une société. Une telle transformation mérite réflexion, tout de même, car c’est un bouleversement radical.

      Par exemple, notons d’emblée que les transports, la poste, les hôpitaux, la justice, l’éducation et la recherche sont ce qu’on appelle des biens publics. Vers quelle société allons-nous si tous ces biens publics, piliers de son bon fonctionnement, deviennent de vulgaires marchandises comme les autres ? Vouloir rentabiliser nos biens communs pose quand même un sérieux problème à la société... Pour les universitaires, le Savoir n’est pas une marchandise, un point c’est tout. Il y va de la survie de la société. Tel est l’enjeu fondamental qui sous-tend le Processus de Bologne, signé symboliquement à l’Université de Bologne, en Italie.

      Cette université est la plus ancienne du monde occidental : elle date en effet de 1088, officiellement. En 1158, l’Université devient, selon la loi, un lieu où la recherche se développe indépendamment de tout autre pouvoir. C’est le début de l’indépendance des universités vis-à-vis du pouvoir. Indépendance aujourd’hui remise en question par les premières applications du Processus de 1999, contre lequel nous luttons, précisément... L’enjeu est de taille, donc.

      Alors, plutôt que de relayer les basses polémiques du gouvernement qui nous méprise, il serait préférable que les médias se concentrent un peu sur ce que nous défendons pour l’avenir des sociétés car tout citoyen est bel et bien concerné, d’une manière ou d’une autre, par notre lutte. Pourquoi sommes-nous sans cesse présentés aux yeux de l’opinion publique comme de vulgaires grévistes grincheux et conservateurs qui empoisonnent l’ordre social et la santé économique du pays, parce qu’ils ne veulent pas admettre que la modernité se trouve, selon nos gouvernants, dans l’idéologie néolibérale ? En pleine crise du système, avouez qu’il y a pourtant de quoi douter de ce néolibéralisme pour assurer notre avenir... En tout cas, il me semble que le débat devrait être d’une autre teneur, quand même...

      Mais les préjugés ont la vie dure, n’est-ce pas ? Quand j’entends parler de tous ces universitaires grévistes que l’on ne peut même pas compter et qui se font pourtant grassement payer à ne rien faire de véritablement rentable... Quand j’entends dire que les malheureux étudiants, victimes de leurs profs grévistes et irresponsables bien sûr (ils sont pris en otage, souvenez-vous, les pauvres...), ne pourront pas valider leur semestre à cause de cette maudite lutte qui n’en finit plus... Je m’interroge, révoltée par tant de propos qui ne sont que les tristes symptômes de l’ignorance qui s’ignore elle-même... Le prétendu gâchis d’un semestre, les profs grévistes qu’on ne peut pas compter, etc. Laissons un peu les polémiques, voulez-vous, pour commencer à vraiment penser les vrais problèmes. Toutes ces basses polémiques ne sont créées que pour monter l’opinion publique contre notre mouvement et ainsi le désarmer. Nous ne sommes pas dupes, voyez-vous. Je pense que les irresponsables ne sont pas tout à fait de notre côté... Il ne faut pas se tromper de cible.

      Je me mets à rêver, à présent... Si je pouvais voir dans les médias de beaux reportages sur la poursuite de notre lutte pendant la période des vacances scolaires, après onze semaines d’une lutte très intense... Si je pouvais voir des médias capables de constater que les universitaires en lutte ne sont pas d’affreux gauchistes révolutionnaires minoritaires, mais de très nombreux intellectuels inquiets pour l’avenir de la société... Si je pouvais voir des médias en train de produire des analyses sur les réformes universitaires depuis 1999... Si je pouvais voir...

      Que la lutte continue, à l’image de la Ronde infinie des Obstinés !

      • Arnaud
        Arnaud répond à Lumen
        lalala~
        • Posté à 18h24 le 19/04/2009
        • Internaute 2987
          lalala~

        Hier, se tenait, c’est une première historique, la première coordination étudiante britannique.
        Il y a quelques semaines, c’était la Lituanie qui connaissait son premier mouvement social depuis la chute du mur...
        Occupations inédites de rectorats au Danemark, en Finlande... et aux Etats-Unis (New-York, Université de Vermont... parfois en hommage aux grèves étudiantes de 69)
        L’Italie a connu son plus gros mouvement universitaire depuis bien longtemps, entraînant plusieurs millions de travailleurs dans les rues, et s’articulant sous des formes autonomes et inattendues, en prenant pour exemple le mouvement anti-CPE.
        En Espagne, la même. Occupation de 4 mois du rectorat de Barcelone, des manifs monstres. A Quebec, l’université est bloquée depuis presque 2 mois.

        Si l’ensemble des syndicats (UNEF, SNESUP, SGEN..) tentent de faire taire des revendications légitimes (avec l’appui coupable des médias, comme cette journaliste du Monde qui parlait des anti-Bologne extrémistes), c’est qu’ils avancent main dans la main avec le MEDEF, depuis 10 ans, en participant au Processus de Bologne.

        Contre-sommet de Louvain : Lien

        Lienenvoyé par Lien

         
        • Lumen
          Lumen répond à Arnaud
          étudiante en Philosophie
          • Posté à 18h51 le 19/04/2009
          • Internaute 24260
            étudiante en Philosophie

          Merci, Arnaud, pour ces informations très encourageantes, à l’approche du contre-sommet de Louvain... Il me paraît essentiel aujourd’hui d’insister, dès que possible, sur le caractère international de notre lutte, au risque parfois de compliquer nos revendications aux yeux de l’opinion publique... Mais, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, les choses sont bel et bien compliquées et très loin de se résumer à la simple négociation du décret des enseignants-chercheurs, en France... Négociation qui n’a toujours pas été réellement obtenue, de surcroît... Le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera d’ailleurs examiné par le Conseil d’Etat le 21 avril : en espérant que la mobilisation sera, de nouveau, au rendez-vous ce jour-là...

        1 autres commentaires
      • trotter
        trotter répond à Lumen
        • Posté à 20h47 le 19/04/2009
        • Internaute 10738

        « Cela fait maintenant pas moins de onze semaines que nous sommes en lutte. une lutte qui [...] marquera les livres d’Histoire [...] d’une ampleur exceptionnelle donc, à la fois par sa force de résistance et par l’originalité de ses actions. »

        Tout le monde s’en fiche. On entend à peine un « Tiens ? La fac fait toujours sa grève annuelle ? » de temps à autre.

      • ZYXXYO
        ZYXXYO répond à Lumen
        Ingénieur Informaticien
        • Posté à 22h38 le 19/04/2009
        • Internaute 13909
          Ingénieur Informaticien

        je ne veux pas êtree méchant mais on a l’impression que la grêve et la spécialité des étudiants en philo comme vous, ou en lettres parfois et histoire.
        Ceux qui font des études plus orientées science, médecine, pharmacie,ingénieurs, ou des études courtes semblent peu faire la grêve.
        Quelle est la légitimité d’une grêve qui ne rassemble essentiellement que Des littéraires ?

         
        • Arnaud
          Arnaud répond à ZYXXYO
          lalala~
          • Posté à 00h42 le 20/04/2009
          • Internaute 2987
            lalala~

          Non tu n’es pas méchant, tu es juste stupide.
          Les vieux poncifs pour défendre la pensée dominante.

          En Italie, par exemple, c’est dans les facs de science, une science qui n’a pas mis au rabais l’esprit critique, que la contestation s’est faite la plus forte.

          Et l’une des cibles des réformes libérales, c’est la pensée critique. La railler. La séparer. La cloîtrer. L’isoler.

          Bravo tu y participes.

          • thomio
            thomio répond à Arnaud
            Etat second
            • Posté à 16h30 le 20/04/2009
            • Internaute 59472
              Etat second

            Euh, il posait juste une question pour comprendre, du coup, je vois pas en quoi le rabaisser et le traité de stupide va faire avancer sa compréhension...
            Si vous luttez comme ca, je comprends plus le manque de discusion...

            Thomio
            Pas fait d’étude désolé...

        • Lumen
          Lumen répond à ZYXXYO
          étudiante en Philosophie
          • Posté à 01h08 le 20/04/2009
          • Internaute 24260
            étudiante en Philosophie

          J’entends déjà dans vos mots la phrase que j’affronte sans cesse en revendiquant la vie que j’ai pleinement choisie : « la philosophie, à quoi ça sert ? » Ah ! Malheur au règne de l’utilitarisme ! De nos jours, nous assistons à la régression de la Raison à l’utilité. Aujourd’hui, ce qui est rationnel, c’est ce qui est utile. Et ce qui est utile, c’est ce qui peut rapporter du profit. Voyez-vous, c’est très contestable comme conception de l’existence et, d’ailleurs, une telle vision de la vie n’est pas sans apporter à la société son lot de conséquences... La crise actuelle en est un bon exemple...

          C’est sûr, je vous l’accorde, la Philosophie n’est pas rentable et c’est même un de ses combats privilégiés : combattre la rentabilité à tout prix sur le très court terme, pour la bonne raison que ce n’est pas rationnel ! En d’autres termes, la Philosophie nous apprend à nous dégager de l’utilité immédiate des choses pour accéder au sens. C’est bien beau d’être dans l’action, mais si celle-ci n’a pas de sens, à quoi bon ? Ainsi le sens est la chose la plus essentielle. Et sans l’inutile, l’utile n’aurait pas de sens.

          Sachez, par ailleurs, que les philosophes ne sont pas forcément les premiers à être dans la lutte sociale parce que le rapport de la Philosophie avec la politique est très compliqué et qu’ils travaillent en amont de la société : ils sont, en effet, dans la pensée, pas dans l’action ; mais la pensée est peut-être le degré ultime de l’action...

          Cela dit, la Philosophie plus particulièrement, mais aussi toutes les autres sciences humaines, ont pour mission dans la société d’apporter une compréhension du monde, une prise de recul sur ce que nous vivons, un éclaircissement sur les tenants et les aboutissants : elles conduisent l’Individu à son émancipation, de telle sorte qu’il soit capable de vraiment choisir sa vie. La Philosophie, notamment, fait naître en chacun de nous l’esprit critique qui nous donne de la consistance et une plus grande maîtrise de son existence. Parce que la Philosophie apporte tout cela, elle est en lien direct avec la conscience politique qui, malheureusement, fait défaut à beaucoup trop de gens... Voilà pourquoi ceux qui travaillent dans les sciences humaines sont plus à même de réagir face à un gouvernement qui nous entraîne dans des dérives. Un des rôles fondamentaux du philosophe dans la société est, par exemple, de déceler les discours démagogiques de nos gouvernants puis d’en informer l’opinion publique. C’est ma conception de la Philosophie en tout cas.

          Ensuite, il faut bien voir que les sciences humaines ont toujours été les parents pauvres de la recherche parce qu’elles n’entrent pas du tout dans une logique rentable justement. Leur existence est sans cesse menacée et leur reconnaissance sociale à reconquérir en permanence. Dans la logique du Processus de Bologne, les sciences humaines sont donc la branche du Savoir la plus menacée. Mais, contrairement à ce que vous semblez penser, les enseignants-chercheurs en sciences humaines, parce que précisément ils sont habitués à être sans cesse menacés dans leur reconnaissance sociale, ne sont pas toujours dans la rue, en grève. Le mouvement actuel est vraiment exceptionnel parce qu’il est parti des enseignants-chercheurs et qu’il touche toutes les disciplines du Savoir, pas seulement les sciences humaines comme vous le prétendez. La présidente de Sauvons la Recherche, par exemple, est une prof d’économie et beaucoup de ses membres sont des scientifiques. Le mouvement des chercheurs est parti en 2004 des biologistes et physiciens. Les sciences humaines n’ont rejoint le mouvement que bien plus tard, le 2 février 2009, avec l’ampleur que nous connaissons...

          J’espère avoir répondu à votre question. Parler de l’utilité des sciences humaines dans la société est un vaste problème et je n’ai apporté que quelques pistes, rapidement... C’est bien sûr une réflexion à poursuivre !

        • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          • Posté à 06h25 le 20/04/2009
          • Internaute 71957
            nc

          En France en tout cas, les noyaux d’extrême gauche se regroupent surtout en facs de lettres et de sciences humaines.

          Vu qu’il n’y a pas de sélection, ce sont aussi des facs dans lesquels vont croupir de nombreux étudiants médiocres, avec pour seule perspective d’en sortir sans diplôme après quelques années, puis le chômage. Pour ceux-là, l’agitation politique est une occupation comme une autre dans un quotidien sans grand intérêt.

          Ca ne doit pas être évident pour les étudiants de bon niveau et motivés...

        • Tokani
          Tokani répond à ZYXXYO
          Oldmole
          • Posté à 00h03 le 21/04/2009
          • Internaute 71184
            Oldmole

          Non tu n’es pas stupide ! En France les Facs de sciences Humaines sont le dépotoir de la Politique du Bac à tout prix pour 80% des lycéens....Il s’y concentre tous les étudiants qui ont échoués dans une orientation plus sélective. D’ou une masse de glandeurs en échec qu’un mouvement social fut il corporatiste et conservateur tire de leurs ennuie...La minorité d’étudiante réellement motivée par leur discipline est donc sacrifiée sans aucun état d’Ame....

          • Lumen
            Lumen répond à Tokani
            étudiante en Philosophie
            • Posté à 00h08 le 22/04/2009
            • Internaute 24260
              étudiante en Philosophie

            Dois-je préciser ici que je suis issue de « filières sélectives » et que, pourtant, je suis aussi dans la filière « sciences humaines » ?

            Je crois plutôt que la politique est un domaine qui appartient aux sciences humaines. Voilà ce qu’il serait plus juste de dire. Et que notre vocation est celle de penser la société pour tenter de mieux la comprendre...

            D’où le lien intime entre la politique et les sciences humaines.

            Les autres raisons principales que je vois ont été déjà exprimées dans mes autres commentaires... Mais, manifestement, ils n’ont pas été lus avec assez d’attention...

            Par ailleurs, que savez-vous de cette filière, à part ces quelques préjugés classiques ? La connaissez-vous de l’intérieur ?

        • Tokani
          Tokani répond à ZYXXYO
          Oldmole
          • Posté à 00h03 le 21/04/2009
          • Internaute 71184
            Oldmole

          Non tu n’es pas stupide ! En France les Facs de sciences Humaines sont le dépotoir de la Politique du Bac à tout prix pour 80% des lycéens....Il s’y concentre tous les étudiants qui ont échoués dans une orientation plus sélective. D’ou une masse de glandeurs en échec qu’un mouvement social fut il corporatiste et conservateur tire de leurs ennuie...La minorité d’étudiante réellement motivée par leur discipline est donc sacrifiée sans aucun état d’Ame....

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 06h21 le 20/04/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Ce serait presque émouvant si on pouvait oublier un instant que cette grève est purement corporatiste. Et comme d’habitude, on enrobe ça sous une loghorrée de défense du public, de l’intérêt général, etc...

        Pathétique.

         
        • Tyrian
          • Posté à 09h47 le 20/04/2009
          • Internaute 61861
            Informaticien

          tss ... Répondre ça à un texte plutôt bien argumenté, et ho chose rare pour un philosophe, qui soit compréhensible et pas trop blabla, c’est ça qui est pathétique. S’il te plaît, quand tu trolles, essaies d’éviter de polluer de tels commentaires, qui sont d’une qualité certaine.

          • Lumen
            Lumen répond à Tyrian
            étudiante en Philosophie
            • Posté à 12h07 le 20/04/2009
            • Internaute 24260
              étudiante en Philosophie

            Merci pour ta défense, Tyrian...

            Ce mépris très répandu dans l’opinion publique à l’égard des philosophes me surprendra toujours... J’avoue ne pas m’y habituer... Je lutte pourtant beaucoup pour contribuer à rendre le savoir philosophique accessible au plus grand nombre parce qu’il est, à mon sens, un bagage essentiel pour affronter son existence et pour accéder à la véritable conscience citoyenne.

            Il n’est pas nécessaire, je crois, de s’efforcer de répondre à de telles opinions qui ne sont pas des arguments, justement. Simplement des idées bien commodes à ressortir pour avoir l’air de dire quelque chose, des préjugés en somme, comme je le disais dans mon commentaire de départ. Cette personne, masquée sous le nom de code « Hulk », ignore manifestement ce qu’est le travail d’un philosophe. Et, pourtant, elle se permet de le juger, de l’attaquer gratuitement. Chose que je ne me permets pas de faire à son égard... Il est facile de détruire sans cesse les bonnes intentions. Il est bien plus délicat d’essayer d’en avoir et de les faire aboutir...

            Continuer d’affirmer que notre lutte est « corporatiste » n’est plus du tout crédible aujourd’hui, dans la mesure où si c’était vraiment le cas, le mouvement aurait cessé depuis bien longtemps. Car une lutte corporatiste n’est pas longtemps légitime. Et, surtout, elle n’aurait pas réussi à réunir la très grande majorité de la communauté universitaire, mais seulement les enseignants-chercheurs, jusqu’à la réécriture de leur décret. Et puis, continuer d’affirmer que notre lutte est « corporatiste », c’est avant tout ignorer profondément la légitimité de nos revendications fondée sur une remise en cause du fameux Processus de Bologne... Vous pouvez dire que les pêcheurs sont actuellement dans une lutte corporatiste. Mais nous, je ne vois pas en quoi vous pouvez soutenir une telle idée à notre encontre...

            L’anti-intellectualisme est à la mode. Il ne faut plus penser. Juste se soumettre aux idées de notre gouvernement, pourtant très contestables à bien des égards, et consommer des préjugés. Je ne suis pas certaine qu’une telle attitude puisse permettre à notre société de sortir de la crise...

            Enfin, j’aimerais m’arrêter un instant sur une idée encore très répandue quand il s’agit de parler des philosophes dans la société, une idée que vous semblez soutenir, Tyrian, et qui m’interpelle : « Répondre ça à un texte plutôt bien argumenté, et ho chose rare pour un philosophe, qui soit compréhensible et pas trop blabla, c’est ça qui est pathétique ». Je sais bien que vous prenez ici ma défense, et je vous en suis reconnaissante ; mais pourquoi ensuite véhiculer cette idée du philosophe forcément obscur et enfermé dans sa tour d’ivoire ; en bref, inaccessible et improductif ? Je conseille ici la lecture ou relecture du portrait du philosophe par Dumarsais, qui exprime l’esprit des Lumières et la mission du philosophe dans la société. Une lecture bien éclairante qui est au programme du Bac, rappelons-le...

            Je vous fais remarquer, également, qu’il n’y a pas que des richesses matérielles, dans la vie, mais aussi et surtout des richesses intellectuelles...

            Si je m’attarde autant sur la défense des philosophes, ce n’est pas tant ici parce que j’étudie la Philosophie et compte en faire mon métier, mais bien parce que, dans le cadre du mouvement universitaire, c’est précisément la Philosophie des Lumières qui est remise en cause par le Processus de Bologne. Une philosophie pourtant fondatrice de l’idéal démocratique et des valeurs républicaines...

            • Tyrian
              Tyrian répond à Lumen
              Informaticien
              • Posté à 13h32 le 20/04/2009
              • Internaute 61861
                Informaticien

              Ce que tu dis est intéressant, et bien écrit. Cela force à la réflexion. C’est pour ça que je t’ai « défendu » face à un troll. Hulk agresse systématiquement les gens. C’est lassant.

              Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce que tu dis par contre, tu as vu juste pour ma méfiance au sujet des philosophes. Mais là on sortirait sérieusement du sujet ^^’. Tes propos sont très clairs, parfaitement articulés et je m’excuse donc de mon ironie. Tu es un parfait contre exemple de ce que je peux ne pas aimer dans cette branche.

              • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                • Posté à 00h35 le 21/04/2009
                • Internaute 71957
                  nc

                Amusant ça. Tyrian se méfie des philosophes, mais est pour la grève contre le gouvernement. Moi, je crois profondément en la nécessité de la philosophie et des philosophes, mais je suis contre la grève.

                Dites-moi Lumen, qui est le barbare là-dedans ?

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 12h47 le 20/04/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Votre réponse est à côté de la plaque. Je ne critique pas les disciplines sur le fond, et certainement pas des matières essentielles telles que la philosophie, les lettres, l’histoire.

            Je critique le mouvement des EC, que je juge inepte. La tentative de le camoufler derrière de beaux sentiments et de beaux mots comme ci-dessus ne trompe personne de sérieux. C’est un mouvement corporatiste, point barre.

            PS : Tyrian, sauf erreur de ma part, on attend toujours votre réponse argumentée sur les femmes et le moyen-âge...

            • Tyrian
              • Posté à 13h23 le 20/04/2009
              • Internaute 61861
                Informaticien

              Il y a eu, mais tu n’en as pas tenu compte, donc à quoi bon te répondre. Surtout que tu fais partie de ceux qui ne sont sur les fils que pour agresser les gens. Aucun intérêt.

              • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                • Posté à 15h59 le 20/04/2009
                • Internaute 71957
                  nc

                Ah oui ? Pourtant, un historien est venu confirmer ma thèse dans ce fil. On ne vous a pas vu lui porter la contradiction... On ne vous a même pas vu tenir un raisonnement un tant soit peu circonstancié. Ce qui confirme ma conclusion, cqfd...

                • Tyrian
                  • Posté à 16h12 le 20/04/2009
                  • Internaute 61861
                    Informaticien

                  C’est hors-sujet je te signale. Et en prime celui-ci est venu pour dire l’inverse de ce que tu disais. Quand il l’a dit clairement, tu as dit que ce qu’il disait ne valait plus rien... Belle démonstration de ton argumentation. Fin de la discussion pour moi, c’est de la pollution.

                  • ttttttttttttttttttttt
                    ttttttttttttttttttttt répond à Tyrian
                    tttttttttttttttttttttt
                    • Posté à 17h28 le 20/04/2009
                    • Internaute 29789
                      tttttttttttttttttttttt

                    Bé oui, ça commence à se voir de plus en plus que Hulk est un troll de chez troll.
                    La baudruche dégonfle à vue d’oeil...
                    Merci Tyrian.

                  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                    • Posté à 00h38 le 21/04/2009
                    • Internaute 71957
                      nc

                    Bizarre, mon message a disparu.

                    Je disais qu’il fallait apprendre à lire : voir ici : Lien

            • Lumen
              Lumen répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
              étudiante en Philosophie
              • Posté à 16h43 le 20/04/2009
              • Internaute 24260
                étudiante en Philosophie

              Ce n’est pas le mouvement des enseignants-chercheurs, mais celui de tous les acteurs des institutions universitaires et de la Recherche. Voilà qui change tout, voyez-vous ! Car nous pouvons compter parmi les personnes très mobilisées à la fois les étudiants, le personnel enseignant, le personnel administratif et les chercheurs. C’est la première fois, à ma connaissance, que la communauté intellectuelle dans son ensemble parvient à créer un front, d’une même voix, contre les réformes imposées sans concertation par le gouvernement. C’est donc qu’il serait intéressant de se pencher un peu plus sérieusement sur la légitimité de nos revendications... Sans compter le front qui est en train de se construire sur le plan international : Italie, France, Espagne, Grèce, Allemagne, Finlande, Danemark, Québec, Lituanie, Angleterre, Etats-Unis même, etc. Mais jamais vous n’abordez ce sujet, remarquez bien... Vous vous contentez d’affirmer que notre mouvement est corporatiste. Je peux vous dire que d’entendre une chercheuse de référence, celle qui a participé à la découverte du virus du Sida, par exemple, vous expliquer, très inquiète, que ces réformes sont une catastrophe pour l’avenir de la Recherche, et donc l’avenir de la société, cela fait pour le moins réfléchir longuement...

              Sachez, par exemple, que je n’ai pu travailler mes concours du Professorat dans de bonnes conditions, cette année, parce que j’ai choisi de m’inverstir dans cette lutte qui me paraissait bien plus importante, étant donné ses enjeux pour l’avenir de la société. Si j’avais été corporatiste, je serais rentrée dans le tunnel des concours en faisant semblant d’ignorer le drame qui se joue à l’extérieur de mes propres préoccupations immédiates. Une fois le concours en poche, j’aurais pu ensuite bénéficier de ma condition de prof fonctionnaire, et donc bien sûr privilégiée, si je suis la logique qui semble vous animer... Sans la lutte, ces concours auraient été supprimés par les réformes que nous contestons dès la session suivante, c’est-à-dire en 2010...

              Il ne faut pas croire que la lutte est amusante. C’est extrêmement éprouvant et cela demande à chaque instant de faire des sacrifices. Contrairement à ce que vous semblez également croire, la grève n’est pas un loisir, mais un droit que l’on prend légitimement lorsque l’avenir devient trop menançant et que nos gouvernants s’obstinent à vouloir faire passer en force des réformes qui ne peuvent être acceptées par les premiers concernés.

              Par ailleurs, je ne pense pas du tout avoir répondu « à côté de la plaque » dans mon commentaire précédent. Car, figurez-vous que si vous considérez que les sciences humaines sont « des matières essentielles » (Et vous m’en voyez ravie ! Cela nous fait au moins un point d’accord !), sachez que la logique du gouvernement, qui estime que ce n’est pas à l’Etat de financer des études non rentables, et celle du Processus de Bologne qui transforme le Savoir en marchandise, menacent ouvertement l’existence même de ces sciences. C’est de ce point en particulier dont nous devons débattre à présent. Peut-être comprendrez-vous mieux, ensuite, pourquoi les acteurs des sciences humaines sont autant mobilisés... Et puis, il serait intéressant de savoir ce que vous trouvez d’essentiel dans ces sciences, de telle sorte que nous puissions évaluer ensemble si ces réformes sont bien menaçantes pour leur avenir...

              Voilà, à mon sens, où devrait se situer notre débat, au point où nous en sommes arrivés.

              • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                • Posté à 19h27 le 20/04/2009
                • Internaute 71957
                  nc

                Oui, mais tout ça, ce sont des procès d’intention. Il n’y a rien de tel dans la réforme contre laquelle vous êtes en grève. Il s’agit là d’autonomie des universités, et de modalités de l’évaluation des enseignants chercheurs.

                Donc je maintiens : c’est un mouvement corporatiste, mu par un ressort fantasmatique d’anti-sarkozysme primaire (il a forcément des arrières pensées néfastes n’est-ce pas ?)

                En plus, vous vous tirez probablement une balle dans le pied ; contrairement à d’autres, votre mouvement n’est pas populaire. Ce qui fait que dans l’hypothèse où une nouvelle réforme arriverait dans quelques années qui ferait ce que vous semblez craindre, vous seriez lachés par l’opinion.

                A la base, le refus du décret sur les modalités d’évaluation, ça ne se comprend que comme étant un réflexe de protection de la part des enseignants chercheurs médiocres ou démotivés. Je ne vois aucune autre raison compréhensible...

                • Lumen
                  Lumen répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                  étudiante en Philosophie
                  • Posté à 23h41 le 20/04/2009
                  • Internaute 24260
                    étudiante en Philosophie

                  L’autonomie et l’évaluation proposées par ces réformes ne sont pas les seules raisons de notre lutte... Il semblerait donc que vous soyez très peu au courant de nos revendications... Vous ne faites que véhiculer les deux points de ces réformes mis en avant par le gouvernement pour s’adresser à l’opinion publique, les deux seuls points par ailleurs relayés par les médias.

                  Sans évoquer d’emblée les nombreuses autres raisons qui ont construit notre longue lutte résistante, j’aimerais vous poser une petite question qui a, je crois, son importance : de quelle autonomie me parlez-vous et de quelle évaluation ? Car figurez-vous que, fondamentalement, la communauté universitaire est pour l’autonomie du Savoir par rapport au pouvoir et pour une évaluation collégiale, garante d’un système démocratique. Les réformes imposent à la communauté l’inverse de ces principes pourtant fondateurs de l’identité universitaire. Alors il s’agit ici de bien voir ce que nous entendons par les termes « autonomie » et « évaluation »...

                  Nous ne faisons pas des « procès d’intention », mais nous anticipons les conséquences de ces réformes. Remarquez, à ce propos, que nous en subissons déjà les conséquences à bien des égards... Nous pouvons en discuter, si vous le voulez : cela me paraît intéressant... Je crois qu’une loi, si elle est bien faite, doit être capable de cadrer les dérives possibles. Or, la loi LRU est au contraire la porte ouverte à toutes les dérives possibles...

                  Quant à la popularité de notre mouvement, que vous dire... Notre Ronde infinie des Obstinés devient populaire : nous le vivons sur le terrain. Et de plus en plus de gens sont touchés par notre force de résistance et l’originalité de nos actions. Les médias ne sont pas encore suffisamment dans le coup. Et nous le dénonçons régulièrement. Cela s’explique pour plusieurs raisons, dont certaines probablement nous échappent. Mais reconnaissez qu’il y a un problème sérieux avec les médias, aujourd’hui, en France... C’est une réalité. Et la couverture des mouvements sociaux, qui sont pourtant extrêmement nombreux et importants depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, sont très mal couverts... Pour vous en convaincre, vous devriez parcourir un instant le site de l’Acrimed qui propose une critique des médias que je trouve pertinente. Certains parlent de « mort de l’information », d’autres de « désinformation ». D’autres encore appellent au boycott du journal Le Monde, symbole d’une prétendue neutralité... La crise est sérieuse, donc...

                  Je vous ai encore répondu parce qu’il y a des choses que je ne peux vous laisser dire, comme ça, gratuitement... En définitive, je ne sais pas si c’est très utile car il est très difficile de vraiment discuter avec vous... J’ai au moins pris le temps de déployer un certain nombre d’arguments et d’informations sur notre mouvement. Voyez-vous, je suis obstinée, en bonne rondeuse que je suis !

        14 autres commentaires
      • Tokani
        Tokani répond à Lumen
        Oldmole
        • Posté à 23h44 le 20/04/2009
        • Internaute 71184
          Oldmole

        Tu ne rêves pas Camarade...Tu es bien le défenseur d’une petite corporation de privilégiés qui sur fond d’irresponsabilité et sans contrôle aucun défend son fromage bien dégoulinant payé par l’ensemble de contribuables en prenant en otage comme d’hab les étudiants . Essaye de sortir de ton autisme en réfléchissant 10 secondes sur ce que veux dire « Service Public “ Essaye d’imaginer un vrai service Public comme la Santé ou la Police qui prendrait la population en otage comme vous. J’espère de tout coeur que Pecresse ne lâchera rien....

         
        • Tyrian
          Tyrian répond à Tokani
          Informaticien
          • Posté à 13h13 le 21/04/2009
          • Internaute 61861
            Informaticien

          Manifestement tu n’as même pas lu ce qu’elle dit, c’est assez navrant. Tu ne réponds à aucuns des arguments présentés, et en prime tu te plantes sur son identité. Elle est une étudiante, donc elle se prendrait elle-même en otage pour défendre une autre « caste » que la sienne...

          Ensuite ton gâteau dégoulinant, il est en fait assez ridicule. En terme de performance, la recherche française est excellente, dans le top 10. En terme d’argent consommé, elle est désespérément en manque de moyens. Des bacs +7 y sont payés à peine plus que le SMIC (pas pour rien que la France fait partie des plus grands exportateurs de cerveaux, on fait tout pour perdre nos meilleurs éléments). Personnellement, je suis ingé, et ma paie explose celle de personne ayant fait plus bien plus d’études que moi et bossant comme des malades (avec un espoir d’augmentation bien inférieur au mien).

          Donc tu lui dit de sortir de son autisme, mais tu n’as aucun argument. Tu réagis juste bêtement comme prévue par celui qui dirige notre pays. « Diviser pour régner », ça ne te dit rien ?

          • Lumen
            Lumen répond à Tyrian
            étudiante en Philosophie
            • Posté à 01h11 le 22/04/2009
            • Internaute 24260
              étudiante en Philosophie

            Résumé exhaustif de la tentative de débat entre Lumen d’un côté, et Tokani et Hulk de l’autre :

            Tokani et Hulk : « C’est nul nous ce que vous faites ! »
            Lumen : « Pourquoi ? »
            Tokani et Hulk : « Parce que c’est nul ce que vous faites ! »

            Démonstration flagrante d’un manque d’esprit critique et d’une présence trop importante d’un esprit de préjugés !

            • Lumen
              Lumen répond à Lumen
              étudiante en Philosophie
              • Posté à 01h14 le 22/04/2009
              • Internaute 24260
                étudiante en Philosophie

              « C’est nul ce que vous faites ! “** sans le ‘nous’ !

              • Tyrian
                Tyrian répond à Lumen
                Informaticien
                • Posté à 15h27 le 22/04/2009
                • Internaute 61861
                  Informaticien

                La fatigue surement, vu l’heure du message.

                Ha ces étudiants, ça ose dire bosser et ça se couche à pas d’heure, surement pour faire la foire, tss (ironie inside, je précise au cas où ^^’).

        4 autres commentaires
    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à skalpa
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 23h22 le 19/04/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Ils devraient prendre cette photo pour la mettre en tête d’article à la place de cette photo insignifiante de chaises empilées qui n’évoque rien d’autre qu’un parking de salle des fêtes de mairie d’un petit bled !

      * Propose la leur pour remplacer leur illustration !

      • Arnaud
        Arnaud répond à Yvon le Zébulon
        lalala~
        • Posté à 00h44 le 20/04/2009
        • Internaute 2987
          lalala~

        Mais alors une mairie qui a de l’humour (« et demain, tu r’luttes ? »)

    • Oeillet rouge
      Oeillet rouge répond à skalpa
      rêve générale
      • Posté à 18h57 le 20/04/2009
      • Internaute 72489
        rêve générale

      LienLien « 

  • sebdubai
    sebdubai
    Ingenieur
    • Posté à 12h32 le 19/04/2009
    • Internaute 76967
      Ingenieur

    Si l administration est incapable de recenser le nombre de grevistes, c est bien le fait qu il manque du personel dans nos unversites....
    Courage aux chercheurs la lutte est encore longue...

    • birdyoflove
      birdyoflove répond à sebdubai
      Enseignant
      • Posté à 17h27 le 19/04/2009
      • Expert 77022
        Enseignant

      Non, l’administration n’a pas de mal à recenser les grévistes.

      Dans nos administrations et principalement au niveau local, les responsables administratifs refusent de remonter le nom des grévistes (personnels BIATOSS et personnels enseignants) au rectorat et donc au Ministère).

      Trop facile de « faire grève » quand on vit en totale impunité. Les personnels de l’université (le système est très différent dans le secondaire) le savent bien et je me demande comment on peut se regarder dans une glace quand on ose affirmer faire grève tout en étant payé.

      Mais je ne doute pas un seul instant que nos collègues « grévistes » le vivent nécessairement mal (consciemment ou inconsciemment).

      • Network 23
        Network 23 répond à birdyoflove
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 20h05 le 19/04/2009
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        Et peut-on se regarder dans une glace quand on fait « grève active », c’est-à-dire qu’on se déclare gréviste mais qu’on fait quand même cours ?

        Vous faites bon marché des différents modes de contestation employés, de l’hétérogénéité des comportements des universitaires, qui traversent toute la gamme des non-grévistes et pour les réformes néolibérales Pécresse-Bologne à la gamme des grévistes occupés à battre le pavé et à faire diverses actions, entre occupations de locaux, manifs, cours hors les murs, rondes des obstinés, AGs, etc.

        La plupart des universitaires, qui se disent grévistes, se situent entre ces deux pôles.

        Et à nous faire le coup de l’indignation, nous pouvons vous renvoyer la balle : vous n’êtes donc pas indignés du processus de concentration des ressources éducatives sur quelques pôles d’ « élite », qui va renforcer le système des grandes écoles, au détriment de la majorité, du nombre, de la masse, qui représente quand même, que ça vous déplaise ou non, la démocratie.

        Si après vous préférez renforcer un système d’éducation aristocratique, libre à vous ; mais pitié, épargnez-nous vos cris d’indignation ! Ayez-vous même l’honneur d’afficher clairement la couleur, au lieu de suivre des ministres qui se parent derrière un discours démocratique pour faire passer des réformes anti-démocratiques.

         
        • birdyoflove
          birdyoflove répond à Network 23
          Enseignant
          • Posté à 20h44 le 19/04/2009
          • Expert 77022
            Enseignant

          Vous vous méprenez. Je conteste la forme de la contestation (empêcher les étudiants d’avoir cours et foutre leur semestre en l’air alors que cela ne change RIEN pour le personnel des université), pas réellement le fond.

          Quoique, lorsque je vois certain vouloir revenir sur la LRU, je me dis qu’ils ont raté un épisode... mais bien entendu, on peut toujours revenir en arrière...

          Toujours est-il que sur le fond, il y a quand même des choses à prendre dans les réformes proposées par V. Pécresse.

          Un exemple ? Sur le statut des enseignants chercheurs, il serait temps qu’on arrête les conneries. De trop nombreux enseignants chercheurs ne sont en réalité que des enseignants ne cherchant pas et ne venez pas me dire que c’est parce qu’ils ont des activités administrative, ils sont payés en + pour cela. Et ces enseignants « chercheurs » ne donnent pas le bon exemple alors que d’autres, cherchent réellement... mais ils sont minoritaires (20 à 30% seulement) ! Donc oui, les MCF doivent faire plus d’heures s’ils ne cherchent pas ! Quoi d’anormal à cela ? Et oui, il est bon qu’ils soient évalués, cela permet de progresser l’évaluation (une évaluation se faisant au niveau national, si possible).

          Un autre exemple ? Sur la mastérisation (formation des enseignants du secondaire), cela permettra à terme une valorisation du métier (enfin, j’espère pour les collègues du secondaire) et surtout le stage proposé permettra surtout à l’étudiant de se rendre compte de toute la difficulté du métier avant de passer le concours et cela permettra surtout de faire en sorte qu’il n’y ait pas autant de démission après l’année de stage. En revanche, je suis complétement opposé à l’idée d’annuler l’année de stage rémunéré. L’année de stage est indispensable pour bien entrer dans le métier.

          Quant à une autre réforme : la création de pôles d’excellence, je suis pour s’ils n’appauvrissent pas les petites universités et pour l’instant, les propositions faites ne sont pas satisfaisantes même si le modèle SYMPA sera revisité... Et oui, nécessairement, les meilleurs chercheurs iront dans ces pôles, mais n’est-ce pas déjà le cas ? ?

          Sinon, j’annonce la couleur, je suis sympathisant PS. Je l’ai toujours été. Je n’ai voté qu’une seule fois pour la droite, lors du 2nd tour des présidentielles de 2002.

          Au fait, à quoi bon être gréviste si on fait quand même cours ? Vous êtes pénalisé financièrement ? Si ce n’est pas le cas, vous n’en portez que le nom. Quant aux cours en dehors des murs, « génial » pour les CM mais Quid des TD et TP alors que le matériel est indispensable ? C’est du bricolage et à l’université, je ne bricole pas, je transmets un savoir de qualité, en tout cas, c’est ce que j’essaie de faire.

          Quant aux décisions prises par le gouvernement actuel, il a été nommé par un Président lui-même choisi par les Français, Président pour qui je n’ai certainement pas voté mais il a été élu démocratiquement. Et dire que les réformes de ce gouvernement sont anti-démocratiques, c’est faire du déni de démocratie.

          Une dernière chose, vous parlez du nombre, de la masse et vous liez cela à la démocratie. Là encore, la masse s’est exprimée en 2007, elle a voté, et leurs représentants, élus démocratiquement, mettent en place leurs réformes... Ne seriez-vous pas en train de penser que les manifestants, les grévistes représentent la majorité ? Si c’est le cas, c’est un incroyable raccourci.

          • Network 23
            Network 23 répond à birdyoflove
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 21h12 le 19/04/2009
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            Merci de votre réponse, je vais essayer - rapidement - d’y répondre à mon tour.

            D’abord, concernant les formes de la mobilisation, il faut souligner qu’elles sont multiples & variées. Certains étudiants n’ont pas eu cours pour des durées variables, d’autres ont toujours eu cours. Ca dépend des facs, des UFRs, des profs, etc.

            Vous me direz « à quoi bon d’être gréviste si on fait les cours » ? C’est en effet un problème, mais cela est à relier aux fermetures administratives des facs (qui pour le coup ont empêché les élèves d’avoir cours) décidé par les présidents d’université l’année dernière, en riposte à la mobilisation étudiante. Les profs voulaient éviter cela.

            Pour les pôles d’excellence, la masterisation et les EC, il faudrait plus de temps pour répondre.

            Je peux simplement dire que ce n’est pas parce que « c’est déjà le cas » qu’il faut encourager le mouvement, et que je trouve idiot de considérer que l’enseignement & la recherche sont deux activités à séparer de façon tranchée, et que je ne crois pas que les étudiants ont envie d’avoir pour prof les « mauvais chercheurs » (ou les chercheurs « improductifs », ce qui revient au même).

            Par contre, je ne suis moi-même, et à titre tout à fait personnel, pour une relative prise en compte de l’évaluation des professeurs par les étudiants, notamment afin de repérer non pas les « mauvais chercheurs »,mais les très bons profs qui n’en foutent pas une ; c’est ultra-minoritaire, mais ça existe, et pour ceux qui préparent des concours, ça leur gâche l’année (du moins dans le cours en question). Ceci dit les élèves sont grands : ils font ce qu’on fait à l’université dans ces cas-là, ils deviennent autonomes. Du moins une telle prise en compte de l’évaluation par les étudiants - qui nulle part n’est présente dans le projet gouvernemental - permettrait d’éviter ces abus rarissimes mais intolérables.

            Enfin, concernant la démocratie, vous avez raison dans une certaine mesure, mais j’ai forcé le trait et me suis effectivement mépris sur votre position. Cependant, il n’en demeure pas moins que, démocratiquement élu, ce gouvernement, comme les précédents d’ailleurs, aggrave les inégalités du système de l’éducation en France, ce qui à mon sens est très grave. Si on poussait à bout votre raisonnement, les mouvements sociaux devraient s’autodissoudre par manque de légitimité, ce qui à son tour ne serait pas très démocratique. Il y a donc un équilibre instable à trouver entre la légitimité du gouvernement et la légitimité du « peuple », qui par définition est « introuvable » ou du moins « irreprésentable ». Mais c’est un autre débat...

          • Autre raleur
            • Posté à 22h28 le 19/04/2009
            • Internaute 39310

            Bonjour,

            « Je conteste la forme de la contestation »

            Que proposez-vous ? Il y a déjà eu des lettres ouvertes aux ministres concernés, des pétitions, des tentatives de faire passer des tribunes etc. Rien de cela ne marche. Le gouvernement n’est pas intéressé par les arguments.

            « Sur le statut des enseignants chercheurs, il serait temps qu’on arrête les conneries. De trop nombreux enseignants chercheurs ne sont en réalité que des enseignants ne cherchant pas (...) Donc oui, les MCF doivent faire plus d’heures s’ils ne cherchent pas ! Quoi d’anormal à cela ? »

            Cela n’aurait rien d’anormal si un système d’évaluation-sanction n’était pas contre-productif. J’ai détaillé ce point ici :

            Lien

            « Et oui, il est bon qu’ils soient évalués, cela permet de progresser l’évaluation (une évaluation se faisant au niveau national, si possible) »

            Je suis évalué pour ma recherche à chaque fois que je soumet un papier. Cette évaluation, tous ceux qui sont actifs et productifs en recherche en jouissent déjà. Ceux qui ne sont pas actifs en recherche savent déjà qu’ils ne sont pas actifs, cette évaluation personnelle systématique ne leur apporterait donc rien. Reste ceux qui sont actifs mais pas productifs, mais je doute que l’évaluation puisse dire quelque chose de pertinent pour eux, à moins d’éplucher leurs brouillons et autres cahiers de laboratoires, ce qui ne serait pas d’une efficacité démoniaque.

            Non, faire confiance à ces enseignants-chercheurs est en fait plutôt efficace...

            « Un autre exemple ? Sur la mastérisation (formation des enseignants du secondaire), cela permettra à terme une valorisation du métier (enfin, j’espère pour les collègues du secondaire) »

            A quel genre de revalorisation pensez-vous ?

            « Quant à une autre réforme : la création de pôles d’excellence, je suis pour s’ils n’appauvrissent pas les petites universités et pour l’instant, les propositions faites ne sont pas satisfaisantes même si le modèle SYMPA sera revisité… Et oui, nécessairement, les meilleurs chercheurs iront dans ces pôles, mais n’est-ce pas déjà le cas ? »

            Pour l’instant on trouve de bons chercheurs un peu partout, même s’il y a évidemment une concentration de bons chercheurs dans quelques universités. Que vont devenir ces bons chercheurs dans des petites universités ? Que vont devenir les bons étudiants souhaitant se lancer dans la recherche dans ces petites universités ?

            « Au fait, à quoi bon être gréviste si on fait quand même cours ? »

            Là dessus je vous rejoint. Il faudrait que l’on cesse de se dire « grévistes » quand on ne l’est pas. Je ne connais d’ailleurs personne ayant arrêté la recherche (même si combattre les idées reçues sur les forums, s’énerver en lisant les communiqués ministériels et battre le pavé n’augmente pas l’efficacité...). Certains disent qu’ils sont « en lutte ».

            « Quant aux décisions prises par le gouvernement actuel, il a été nommé par un Président lui-même choisi par les Français, Président pour qui je n’ai certainement pas voté mais il a été élu démocratiquement. »

            Bien sûr, mais :
            - les 53% d’électeurs qui ont voté pour Sarkozy ne lui ont pas donné les pleins pouvoirs ;
            - les 53% d’électeurs qui ont voté pour Sarkozy n’ont pas approuvé chacun des points du programme de Sarkozy ;
            - d’ailleurs, ils auraient du mal à approuver ces réformes : elles étaient encore dans les cartons.

            « Et dire que les réformes de ce gouvernement sont anti-démocratiques, c’est faire du déni de démocratie. »

            Je copie-colle un vieux texte que j’ai retouché rapidement :

            Sommes-nous encore en démocratie quand 1) Le Président de la République fait une description mensongère de la qualité de la recherche et utilise cette description apocalyptique pour justifier une réforme (sans donc la justifier réellement, vu que la recherche est parait-il catastrophique, toute réforme est bonne à tenter) 2) Quand l’objectif annoncé de la réforme (améliorer la recherche etc.) n’est pas l’objectif réellement recherché (ou alors c’est que le gouvernement est particulièrement incompétent...) 3) Quand le Président de la République traine dans la boue une partie de la population pour mieux contrer les protestations (fortifiant ainsi une grosse partie de la population dans des clichés du type chercheur=fonctionnaire=paresseux/profiteurs et donc protestation=corporatisme).

            En bref, est-on réellement dans une démocratie quand le pouvoir ment et appelle implicitement à la haine contre une partie de la population pour justifier des réformes dont il cache l’objectif ?

            Bien sûr, nous ne sommes pas dans une dictature. Mais dans une véritable démocratie, le pouvoir dirait ce qu’il veut faire, expliquerait pourquoi il veut le faire et il pourrait y avoir un débat public sur le sujet. Là, ce n’est pas le cas. On pourrait pourtant discuter de tout (faut-il rendre l’université rentable ? , d’introduire la sélection à l’université ? augmenter les frais de scolarité ? défavoriser la recherche fondamentale au profit du développement ? se désengager de certains secteurs ? etc.). Dans une véritable démocratie, après neuf semaines de mouvement, les personnes intéressées par le sujet connaitraient les revendications des chercheurs.

        3 autres commentaires
      • éternellerebelle
        éternellerebelle répond à birdyoflove
        enragée !
        • Posté à 20h13 le 19/04/2009
        • Internaute 22982
          enragée !

        Les personnels administratifs refusent d’établir la liste des grévistes
        et c’est tout à leur honneur ! !
        Les travailleurs recourent à la gréve quand les pourparlers dans les salons ministériels sont rejoués indéfiniment ,comme une mauvaise piéce dont la finalité se traduit dans le meilleur des cas par l’octroi de miettes !
        Je n’ai jamais compris pourquoi ceux qui ont le courage de lutter devraient étre pénalisé alors méme que les acquis des gréves ou luttes profitent à l’ensemble des travailleurs du site !
        alors méme que seul le rapport de force est susceptible de faire plier l’employeur,et que ce n’est quand méme pas de la faute des travailleurs si la seule solution pour se faire entendre est la lutte !

        En ce qui concerne la résistance de la communauté éducative ,elle
        est exemplaire et historique
        le malheur c’est l’absence de convergence des luttes interprofessionnelles mais ce n’est pas de la faute des personnels enseignants !
        Donc bon courage pour la suite ,ne lâcher rien et tant mieux si vous étes payés ! que votre exemple fasse école .....

         
        • birdyoflove
          birdyoflove répond à éternellerebelle
          Enseignant
          • Posté à 20h52 le 19/04/2009
          • Expert 77022
            Enseignant

          « Je n’ai jamais compris pourquoi ceux qui ont le courage de lutter devraient étre pénalisé alors méme que les acquis des gréves ou luttes profitent à l’ensemble des travailleurs du site ! “

          C’est bien simple, on les appelle des ‘passagers clandestins’, c’est à dire qu’ils bénéficient des avantages réclamés par les syndicats sans être membres de syndicat. Il faudrait changer le système ? Octroyé les acquis uniquement aux syndiqués ? Ce serait original, ça. J’imagine les relations entre les salariés d’une même entreprise ou les employés d’une même institution... lol et Quid de la personne qui débarque dans l’entreprise ou dans l’institution et qui ne veut pas se syndiquer ?

          Sinon, le fait de refuser d’établir une liste des gréviste est une faute. Impunité, impunité. Sans sanction possible, vous proposez quoi ? L’anarchie dans son sens péjoratif ? ? Le bordel ? Vive le bordel, car si vous croyez en l’acratie, vous devez vivre dans une autre planète que moi car nous sommes entourés de quelques irresponsables et je ne parle pas seulement des membres de notre très cher gouvernement....

          Il y a d’autres solutions que la ‘lutte’, cela fait très lutte des classes votre propos. Vous êtes du NPA ? Vous soutenez Arlette ? Pour ma part, voyez plus haut.

          • Network 23
            Network 23 répond à birdyoflove
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 21h14 le 19/04/2009
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            Je crois que la lutte des universitaires, profs, élèves et BIATOSS, va beaucoup plus loin que les trotskystes.

            Non, je ne le crois pas, j’en suis sûr.

          • éternellerebelle
            éternellerebelle répond à birdyoflove
            enragée !
            • Posté à 21h41 le 19/04/2009
            • Internaute 22982
              enragée !

            S’il n’y avait que des syndiqués pour faire gréve et lutter ,il n’y aurait pas grand monde !
            Et vous vous êtes en mission pour un de nos nombreux services de renseignements ?
            hi hi ! socialiste ,bigre une espéce menacée ! faudrait penser à tourner votre veste au nom de l’ouverture naturellement !

            • birdyoflove
              birdyoflove répond à éternellerebelle
              Enseignant
              • Posté à 21h49 le 19/04/2009
              • Expert 77022
                Enseignant

              Eternelle rebelle (même lorsque vos revendications seront satisfaites, vous resterez une rebelle ? Very funny), vous n’avez pas pris la peine de lire plus haut et vouloir me caricaturer de la sorte vous décrédibilise. Mais que voulez-vous, votre absence (et je pèse mes mots) d’ouverture d’esprit m’afflige. Encore une fois, lisez plus haut.

              • éternellerebelle
                éternellerebelle répond à birdyoflove
                enragée !
                • Posté à 22h14 le 19/04/2009
                • Internaute 22982
                  enragée !

                OUI !
                vive la rebellion,vive l’utopie ,
                on voit où les réalistes nous ont conduits.........
                vive la démesure,
                oubliez-vous que nous ne sommes que de passage ?
                restez affligé et continuez à peser vos mots
                on fera sans vous

                • birdyoflove
                  birdyoflove répond à éternellerebelle
                  Enseignant
                  • Posté à 10h35 le 20/04/2009
                  • Expert 77022
                    Enseignant

                  Merci de cette franchise lol

                  Votre monde ne ressemble en rien au monde réel. Je suis MDR comme dirait un de mes étudiants. Mais c’est bien, votre post m’a fait rire. Mais franchement, vous avez quel âge ? Lisez, apprenez, retournez (et soyez assidus comme le sont mes propres étudiants) sur les bancs de la fac et arrêtez de divaguer.

                  Mais je ne doute pas qu’un jour, vous vous réveillerez. Enfin, je l’espère pour vous sinon, vous finirez aigri (n’est-ce pas déjà le cas ?), très mal dans votre peau et détestant TOUT LE MONDE (vous avez déjà commencé !)

                  J’ai adoré le « oubliez-vous que nous ne sommes que de passage ? », complètement à côté de la plaque mais assez drôle ou pathétique, c’est selon.

                  • Tyrian
                    Tyrian répond à birdyoflove
                    Informaticien
                    • Posté à 22h44 le 20/04/2009
                    • Internaute 61861
                      Informaticien

                    Hum par contre vous parlez réellement comme ça à vos élèves ? Cela fait également très aigri, et assez peu pédagogique.

        7 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5