tribune 19/04/2009 à 18h44

La Marseillaise à l'école, cache-misère des discriminations

Bernard Girard | Enseignant blogueur

Dans la lettre de mission qu’il vient de faire parvenir au ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, Sarkozy demande à Eric Besson...

« ... d’engager les actions permettant de valoriser les principes de la République et les valeurs fondamentales de notre communauté nationale (...)

(...) en renforçant la place des emblèmes et symboles de la République, des langues, de son drapeau, de son hymne, des valeurs contenues dans la devise “Liberté, égalité, fraternité” et de la Marianne qui les incarne, partout où cela s’avère nécessaire, dans les écoles et les lieux publics. »

Sans oublier, bien sûr, 27 000 expulsions à réaliser avant la fin de l’année.

L’école ou, du moins, sa haute administration, n’a pas attendu pour se plier à la volonté du chef de l’Etat dont on sait par ailleurs que les désirs sont des ordres.

Ainsi, l’académie de Créteil vient-elle, toutes affaires cessantes, d’ouvrir un portail entièrement dédié à l’apprentissage de la Marseillaise, ce que le recteur appelle une « mission fondamentale et fondatrice (...) », apprentissage qui doit « contribuer à la construction de la culture commune essentielle pour vivre ensemble ».

Mais fondatrice de quoi, au juste et comment un hymne suffirait-il pour préparer des enfants à « vivre ensemble » ?

Des paroles guerrières qui n’ont jamais fait l’unanimité en France

Après tout, si c’est une des justifications de l’école que d’intégrer un enfant à un groupe, à une collectivité, on ne voit pas pourquoi cette intégration devrait trouver son accomplissement, son achèvement dans le cadre étroitement borné et jamais défini d’une nation qui n’est jamais qu’un pointillé sur une carte, mais un pointillé générateur de peurs, de haines et de guerres.

La Marseillaise n’a jamais fait l’unanimité en France, pas seulement chez les nostalgiques de la chouannerie ou les joyeuses bandes qui la sifflent au stade de France. Même avec plus de deux siècles de recul, ces vers sinistres et ridicules mis dans la bouche d’enfants de 6 à 7 ans ont quelque chose d’indécent :

« Q’un sang impur abreuve nos sillons (...) L’étendard sanglant est levé (...) Quoi ! des cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers ! Tout est soldat pour vous combattre. S’ils tombent, nos jeunes héros, la terre en produira de nouveaux. »

Par quelle perversion peut-on justifier l’apprentissage forcé par de tout jeunes enfants de telles obscénités alors que tous les jours, des enfants meurent de la guerre ?

Gênés aux entournures par la rhétorique brutale et guerrière de l’hymne national, ses défenseurs cherchent à s’en sortir par de doctes exégèses ou de savantes analyses philologiques et historiques se référant à l’époque révolutionnaire. Ainsi pour le rectorat de Créteil :

« Enseigner l’hymne national est indissociable de l’enseignement de son histoire pour comprendre que ce chant est d’abord un hymne à la République et à la liberté.

Repoussé par l’Empire, puis la Restauration, ce chant est fondamentalement un chant de défense de la République et de ses valeurs(...)

C’est justement pour éviter un apprentissage décontextualisé, et donc porteur de contresens et d’interprétations erronées, que les programmes insistent sur l’inscription de cet hymne dans son contexte historique. »

La Marseillaise, c’est la Terreur, pas la déclaration des droits de l’homme

Contresens et interprétation erronée dans lesquels l’Education nationale se jette pourtant tête baissée avec une approche partielle et partiale d’un épisode historique, parfaitement illégitime lorsque l’on touche aux programmes scolaires.

En effet, faire semblant d’oublier que la Marseillaise n’est nullement contemporaine de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou de l’abolition des privilèges mais bien de la Terreur, de la guillotine et de la guerre, débouche sur une grossière confusion historique.

Plus précisément, chercher à faire d’un événement du passé un mythe fondateur conduit à élaborer une histoire officielle, une histoire d’Etat, déconnectée des faits : quel historien aujourd’hui, oserait se livrer à une interprétation univoque de la Révolution française, qui négligerait l’imposante recherche historiographique sur cette période ?

Faire une place à part à la Révolution, refuser de la soumettre au questionnement, à la critique légitime en histoire ne peut qu’embrouiller la conscience des élèves, autrement dit la manipuler.

La création d’un inénarrable délit d’« outrage aux symboles nationaux »

Mais la nation et les oripeaux symboliques dont elle s’affuble sont si peu sûrs de leurs fondements qu’il a fallu créer, pour les préserver de la critique, un inénarrable délit d’« outrage aux symboles nationaux », passible de six mois de prison et de 6 500 euros d’amende.

En donnant une nouvelle jeunesse au blasphème par lequel l’Ancien Régime prétendait protéger le catholicisme, le législateur républicain s’accroche de façon irrationnelle à un dogme, une sorte de vérité révélée qui n’a pas sa place dans une société qui s’affiche laïque et respectueuse de la liberté de conscience.

Le recteur de l’académie de Créteil oublie sans doute que le développement de l’esprit critique est une des exigences du socle commun de connaissances et de compétences intégré aux programmes scolaires :

« Les élèves devront être capables de jugement et d’esprit critique, ce qui suppose : savoir évaluer la part de subjectivité dou de partialité d’un discours (...), savoir distinguer un argument rationnel d’un argument d’autorité (...). »

Où est le rationnel et l’esprit critique lorsque la Marseillaise fait office de prière obligatoire ?

Une curieuse conception du vivre-ensemble

Si la Marseillaise a, de tout temps, fait partie des programmes scolaires, le renforcement de son apprentissage par injonctions administratives n’est d’ailleurs pas innocent.

Surtout lorsque ces injonctions proviennent d’un ministère qui, par un saisissant racourci, cumule dans ses attributions l’identité nationale, l’intégration et l’immigration, ce qui conduit, par exemple, à faire chanter la Marseillaise à des enfants au garde-à-vous alors que, dans la classe d’à côté, la police vient embarquer un petit camarade dont le seul tort est d’être sans-papiers.

Curieuse conception du » vivre ensemble »... S’il s’agit d’intégrer, comment alors justifier que plusieurs millions d’individus qui travaillent en France et contribuent à la richesse commune continuent d’être privés du plus élémentaire des droits civiques : le droit de vote ?

Comment justifier les arrestations arbitraires, le plus souvent au faciès, les rafles brutales, par exemple contre les Roms et les camps de rétention ?

L’illusion d’un égalitarisme et de valeurs communes

Dans un récent rapport, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) rappelle que le nombre d’emplois fermés aux étrangers s’élève à sept millions en France, l’Etat lui-même donnant le mauvais exemple en refusant d’ employer les étrangers dans la majorité des entreprises publiques.

Face à une société minée en profondeur par les inégalités, les injustices, les discriminations, la célébration des symboles nationaux, en détournant l’attention de ces réalités, en donnant l’illusion d’un égalitarisme, de valeurs communes, apparaît en fait comme le cache-misère de la discrimination.

Il est de bon ton, depuis quelques années, de dénoncer le communautarisme ou les tentations de repli sur soi dont l’école serait le théâtre, pour y opposer une sorte d’universalisme prétendument républicain.

On peut douter que l’exaltation de la nation -qui n’est à vrai dire qu’une autre forme de communautarisme- ou les incantations solennelles soient la réponse la plus appropriée. La Marseillaise n’a sa place dans l’enseignement que comme un objet d’étude parmi d’autres, pas de vénération.

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  • kestiontoi
    kestiontoi
    travailleur forcé
    • Posté à 18h58 le 19/04/2009
    • Internaute 30798
      travailleur forcé

    « On peut douter que l’exaltation de la nation -qui n’est à vrai dire qu’une autre forme de communautarisme »

    L’exaltaton de la nation n’a-t-elle pas régulièrement débouchée sur des guerres ?
    Que penser de l’exaltation de la nation dans une économie qui se mondialise ?
    Que penser de l’exaltation de la nation face aux problèmes écologiques ?
    Que penser de l’exaltation de la nation face aux inégalités de tout genre ? ......

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à kestiontoi
      Wouaooouh!
      • Posté à 21h47 le 19/04/2009
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.
      Allez ! Sarkozy, Allez ! Besson, Allez ! Boutin, et les autres... chiche ! !

      • Naradamuni
        Naradamuni répond à PIT LE CHIEN
        sans
        • Posté à 10h38 le 20/04/2009
        • Internaute 30050
          sans

        Plaçons plutôt et appliquons rigoureusement le principe d’Égalité et de Fraternité, avant le principe de Liberté, considérant très justement que les deux entraîne l’autre mais pas l’inverse...

        Égalité, Fraternité, Liberté !
        Aurais-je blasphémé ?

        Or, sous ses ordres et ses missions
        D’inculcation et de confort maton
        Un jour victime, un jour bourreau

        Un autre jour sauveur, la vocation !

        Libéré d’enseigner à coup de talon
        Quand le bénéfice est l’étalon
        Le barbelé entre en fonction

        Marcher au pas devient leçon
        Lever drapeau chanter canons
        Annihiler les sauvageons

        – Ou,

        Pour tous les enfants de la terre
        Chantons amour et liberté.
        Contre toutes les haines et les guerres
        L’étendard d’espoir est levé
        L’étendard de justice et de paix

        Rassemblons nos forces, notre courage
        Pour vaincre la misère et la peur
        Que règnent au fond de nos coeurs
        L’amitié la joie et le partage

        (Refrain)
        La flamme qui nous éclaire
        Traverse les frontières
        Partons, partons, amis, solidaires
        Marchons vers la lumière

        La Marseillaise - Graeme Allwright

        Voir « Lettre adressée à Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy », par Graeme Allwright et Sylvie Dien le 27 février 2008.
        Lien

  • Pictulo
    • Posté à 18h59 le 19/04/2009
    • Internaute 23785

    Pour un président qui se targue de lutter contre les conservatismes, voilà une mesure qui ne sent pas la fleur fraîche. Mais c’est ça, le paradoxe Sarkozy : célébrer la nation française et insulter le chef d’état voisin.

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 19h13 le 19/04/2009
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Pour inculquer les bonnes manières il faut d’abord montrer l’exemple et que ça vienne « d’en haut ».

    En ce moment les exemples visibles à propos de LIBERTE EGALITE FRATERNITE paraissent bien ambigus.

    LIBERTE, une vieille poule qui perd ses plumes de jour en jour.

    EGALITE, parlez-en à mon cheval ça lui fera pousser les oreilles.
    L’égalité des chances entre ceux qui naissent dans les cimetières de la citoyenneté que sont les barres d’immeubles pourris et ceux qui naissent la Rolex en diamant du côté de Neuilly a du plomb dans l’aile.

    FRATERNITE, On n’est pas rendu... d’un côté le bouclier fiscal et les remboursements de centaines de milliers d’euros à des gens qui n’ont plus de place pour les stocker et de l’autre on resquille sur les remboursements sécu avec les franchises médicales.

    Dans ce pays il faut être né riche et en bonne santé plutôt que pauvre, malade et enfant de sans-papier.

    Alors après ça, la Marseillaise... d’accord mais quand tout le reste aura été réglé.

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à 101.7
      physicien
      • Posté à 20h47 le 19/04/2009
      • Internaute 22547
        physicien

      Vous dites : « FRATERNITE, On n’est pas rendu… d’un côté le bouclier fiscal et les remboursements de centaines de milliers d’euros à des gens qui n’ont plus de place pour les stocker et de l’autre on resquille sur les remboursements sécu avec les franchises médicales. »

      Mais oui, pour N. Sarkozy, c’est la fraternité. En effet, son frère Guillaume Sarkozy est entrepreneur, et il a été vice président du MEDEF. C’est de la fraternité au sens le plus littéral, et je le concède, le plus mesquin, du terme.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à 101.7
      - Gone fishing !
      • Posté à 10h53 le 20/04/2009
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Depoussierons la Marseillaise.....

    • moi entre autres
      moi entre autres répond à 101.7
      enseignante
      • Posté à 11h08 le 20/04/2009
      • Expert 77087
        enseignante

      encore un enseignant qui « rale » et grogne. n’en avons-nous pas assez de cette image « historiquement » contestataire ?
      peut-être serait-il temps de prendre les propositions et autres ordonnances qui nous sont faites et mettre notre énergie à les appliquer le plus intelligemment possible (car en embrassant la fonction publique, nous devenons agents de l’état, et un agent il applique, non ?)
      pour le cas précis de la marseillaise, je ne suis pas historienne et donc ne m’aventurerai pas sur ce terrain ; mais il me semble qu’on peut voir dans son enseignement un moyen supplémentaire d’inculquer aux enfants un sentiment d’appartenance à un groupe, la nation. et pourquoi devrions-nous rougir d’appartenir à notre pays ? je pense qu’il est bon de se sentir de quelquepart, d’une communauté, d’une famille et prenez tous ces mots au sens le plus large possible. soyons honnetes, toutes les valeurs éclatent, les limites « physiques » (le village, le pays, la famille parentale, les amis, les classes d’ages, ...) se dissolvent dans un tout, les vieux se croient jeunes, les jeunes voudraient être déjà vieux, on voyage dans le monde entier... bon sang les psys en tout genre ne nous disent-ils pas que nos enfants manquent de repères ?
      c’est pourquoi il me semble que la marseillaise qui est si HORRIBLE.... peut avoir sa place dans les apprentissages scolaires, et même que cet apprentissage comme n’importe quel autre peut être pédagogique et « bienveillant » (les enseignants ne sont-ils pas des professionnels intelligents, là pour aider les citoyens de demain à grandir et apprendre ?) il me semble que justement c’est en apprenant aux enfant les symboles de notre république que nous les rendrons citoyens respectueux d’eux même de notre pays et du reste du monde, justement ainsi que pourra se développer chez eux un sentiment d’appartenance à leur pays et au monde, justement ainsi en accompagnant pédagogiquement et en la restituant dans son contexte historique l’annonement des paroles si DURES .... de la marseillaise que nous pourront une fois de plus contribuer à éveiller et aiguiser leur esprit critique.....
      par ailleur la violence sus-citée est-elle plus « dangereuse » que toute celle véhiculée par la vie elle-même et par nos moyens de communications auquels beaucoup d’enfant sont abandonnés par leur famille même, et qui elle est beaucoup plus concrète (les enfants ne fonctionnent-ils pas au présent ?)
      les enseignants ne sont -ils pas autre chose que des « machines à contestation » des poupées qui disent non avant même d’essayer.... j’en ai assez d’être associée à cette idée, et d’autres également.
      une seule « bonne » réflexion face à cet « article d’un enseignant blogueur, merci collègue je m’étais posé la question de l’ enseignement tant controversé de la marseillaise, sans vraiment avoir recherché ma réponse... c’est fait.

      • Bernard Girard
        Bernard Girard répond à moi entre autres
        Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
        • Posté à 19h31 le 20/04/2009
        • Expert 31637
          Enseignant blogueur

        « Sentiment d’appartenance à un groupe », dites-vous. Certes mais quel groupe ? Pourquoi faudrait-il se donner tant de mal pour intégrer un élève à une collectivité nommée « nation » qui n’existe que dans l’imaginaire de ceux qui veulent y croire ? Personne n’a jamais pu définir une nation autrement qu’en incantation. Pour ce qui me concerne, je n’ai jamais compris pourquoi il faudrait limiter le sentiment d’appartenance d’un enfant, son sens des responsabilités à un territoire délimité artificiellement par un pointillé sur une carte.

         
        • leo s
          leo s répond à Bernard Girard
          (...)
          • Posté à 22h14 le 20/04/2009
          • Internaute 73621
            (...)

          « Pour ce qui me concerne, je n’ai jamais compris... »

          sur ce coup ta pensée est concise et vise au plus juste

        • lerian
          lerian répond à Bernard Girard
          Ingénieur
          • Posté à 13h27 le 21/04/2009
          • Internaute 77034
            Ingénieur

          Votre vision est louable. Je la qualifierais d’Utopique sans aucune forme d’ironie.

          Seulement, vous abordez le problème de l’identité. Si on ne se revendique pas d’être français, on se revendiquera d’être autre chose : chrétien, musulman, blanc caucasien, noir, etc.

          Il me semble que c’est propre à la nature humaine, inévitable : on cherche à vivre en communauté, en société et il faut bien donner un nom à celle-ci, définir des « dénominateurs communs ». Or le dénominateur commun « république laïque française » semble être celui qui a assuré avec succès le « vivre ensemble » depuis fort longtemps.
          C’est ce qu’on a trouvé de plus proche de votre vision utopique.

          On peut le remettre en question et l’adapter - et encore ça se discute. Mais si vous éliminez ce dénominateur, alors les gens en trouveront PLUSIEURS autres qui finiront probablement par s’affronter.
          Ca s’appellera la guerre civile ...

        • moi entre autres
          moi entre autres répond à Bernard Girard
          enseignante
          • Posté à 15h36 le 21/04/2009
          • Expert 77087
            enseignante

          pitié ! ne me faites pas croire que vous regardez le monde « par le petit bout de la lorgnette » !
          appartenir à un village, une région, un pays, ... au monde est bien au delà d’une simple question de pointillés. il n’est dans mon propos nullement question de limiter mais d’ouvrir, mais peut être n’ai-je pas donné cette impression. ouvrir l’esprit des enfants à eux-même, leur donner des racines, les encrer dans une histoire des tradition pour mieux les « projetter ensuite vers les autres et l’ailleurs. il ne s’agit pas comme je le disais dans mon précédent propos d’annoner “bêtement”, pardon.
          voyez le mot nation au sens humain et non territorial.

        3 autres commentaires
  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 19h19 le 19/04/2009
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Je rappelle seulement que Louise Michel, à qui l’on ne peut reprocher une dérive droitière (mais une dérive guerrière peut être...), militait pour que la Marseillaise devienne l’hymne français, et l’enseignait mêmes aux enfants dont elle avait la charge. Il est vrai qu’a cette époque, il fallait encore lutter contre les royalistes (le spectre de la contre-révolution étant encore bien présent), et ancrer la république dans les esprits Français. Cela peut paraître contradictoire avec les engagements anarchistes de Louise Michel, mais c’est pourtant le cas.
    Ce qu’il faut comprendre quand on parle de la Marseillaise, c’est que lorsque elle est définitivement adoptée comme hymne national de la République Française, elle fait partie d’un ensemble visant à crée une véritable mythologie républicaine. Une mythologie dont n’est pas exclue, mais au contraire revendiqué, la violence. La Marseillaise n’est, n’as jamais été, et ne s’est jamais voulue être un chant consensuel. C’est un chant partisan et même pourrait on dire propagandiste. Et pour autant, loin de faire l’unanimité, c’est pourtant l’un des hymnes les plus connu à travers le monde.

    • jyeden
      jyeden répond à vinz13
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 19h28 le 19/04/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      je ne connaissais pas cette épisode de Louise Michel
      mais évidement avant la Commune l’ Internationale n’existait pas
      et les jours d’insurection, et bien c’est La Marseillaise qui venait naturellement et spontanément aux lèvres des insurgés

      en 1917 à st petersbourg on ne chantait pas l’internationale mais bien la marseillaise. Le chant révolutionnaire par excelence

      quand aux refrains « aux armes citoyens ! ! ! ! » est ce que ça ne nous vient pas tout naturellement lorsqu’on nous apprenons presque journellement que ce gouvernement de canailles réduit nos libertés ou notre protection sociale ?

      • vinz13
        vinz13 répond à jyeden
        moine thélonieux
        • Posté à 19h36 le 19/04/2009
        • Internaute 37135
          moine thélonieux

        Michel Ragon « Georges et Louise », aux éditions Albin Michel, à propos de la longue relation épistolaire entre Louise Michel et Georges Clemenceau, deux personnalité aux engagements et aux vies (de plus en plus) radicalement opposés, et pourtant si proches. Un des plus justes et des plus beaux portrait qu’on ai pu faire de cette femme exceptionnelle.

         
        • jyeden
          jyeden répond à vinz13
          khmer vert ( age des caverne, (...)
          • Posté à 19h39 le 19/04/2009
          • Internaute 20631
            khmer vert ( age des caverne, (...)

          et Clemenceau qui disait « la révolution ça se prend en bloc » ( je cite de mémoire)
          donc avec les soldats de l’an II, La Marseillaise, le régicide....
          et les massacres de septembre (en plus)
          je ne savais pas que Ragon avait sorti un bouqui sur Louise

          • Maximillien Robespierre
            Maximillien Robespierre répond à jyeden
            Chomeur Fatigué
            • Posté à 20h43 le 19/04/2009
            • Internaute 49657
              Chomeur Fatigué

            « La Révolution est un bloc »
            C’est la phrase exacte mais j’hésite entre Le Tigre et Michelet
            Quelqu’un sait ? Clémenceau il me semble mais pas sur quand même.

            • jyeden
              jyeden répond à Maximillien Robespierre
              khmer vert ( age des caverne, (...)
              • Posté à 21h17 le 19/04/2009
              • Internaute 20631
                khmer vert ( age des caverne, (...)

              non c’est Clemenceau, pour ça, aucun doute

        3 autres commentaires
    • désinscrit-
      désinscrit- répond à vinz13
      • Posté à 21h00 le 19/04/2009
      • Internaute 736

      Eh bien cher enseignants (es) enseignez la marseillaisse au travers de Louise Michel, il en restera toujours quelque chose et le chef sera content : -D

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à vinz13
      Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
      • Posté à 19h36 le 20/04/2009
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      On est bien d’accord : la Marseillaise est un chant historique qui peut être étudié comme tel. La notion d’hymne national, avec l’adhésion irraisonnée qu’il suppose, va quand même bien au-delà.

      • leo s
        leo s répond à Bernard Girard
        (...)
        • Posté à 22h16 le 20/04/2009
        • Internaute 73621
          (...)

        « un chant historique “

        c’est quoi ce concept ?
        peux-tu préciser,
        donner d’autres exemples ?

         
        • lerian
          lerian répond à leo s
          Ingénieur
          • Posté à 14h55 le 21/04/2009
          • Internaute 77034
            Ingénieur

          OUI l’histoire est sanglante.

          OUI l’histoire est une série de massacres et n’a pu être écrite que par les vainqueurs.

          OUI, il n’y a pas que du bon dans la révolution française, un grand nombre de bouchers ont trouvé là la justification d’exprimer leur violence et leur haine des riches et des nobles - qui n’étaient pas tous des despotes.

          Mais l’histoire est l’histoire. C’est l’ensemble des pas et de faux pas qui nous ont amenés là où nous sommes.

          Nous avons pour devoir de ne pas l’oublier, de l’examiner en faisant l’effort de porter nos jugement en tenant compte d’un contexte passé, de reconnaitre ce qu’il y a d’héroïque et de lâche dans ses récits.
          Nous avons un devoir d’esprit critique.

          Mais il n’y a rien de moral là dedans. Tous les peuples ont leur histoire avec ses passages infâmes et ses passages glorieux. Nous compris.

          Alors, OUI, les paroles de la Marseillaise sont violentes. Elles évoquent un passage violent de notre histoire. C’est passionnant comme un récit de la mythologie grecque, c’est intéressant d’en parler aux enfants.

          Comme ça, s’ils se retrouvent d’aventure à chanter la Marseillaise sur un stade de foot (comme des débiles) ils sauront peut être échapper aux tentations extrémistes et nationalistes et la considèreront comme une partie de leur culture, au même titre que « à la claire fontaine » ou « les Misérables ». On ne prétend pas résumer la France à la Marseillaise.

        1 autres commentaires
  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 19h28 le 19/04/2009
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Pour exemple, le nettement plus poétique, et « consensuel » hymne national grec, n’est pas non plus totalement dénué de connotation guerrière

    Je te reconnais au tranchant
    de ton glaive redoutable ;
    Je te reconnais à ce regard rapide
    Dont tu mesures la terre.

    Sortie des ossements
    Sacrés des Hellènes,
    Et forte de ton antique énergie,
    Je te salue, je te salue, ô Liberté ! (× 3)

    Il faut bien avouer cela dit, c’est beaucoup plus beau que la Marseillaise.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 19h41 le 19/04/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Chanter ou ne pas chanter la Marseillaise , that is the question ?

    -Docteur, c’est terrible, je me fous complètement qu’on la chante ou qu’on la siffle la Marseillaise dont les paroles me sont par ailleurs totalement indifférentes et ne m’ont fait faire absolument aucun cauchemar dans le vivre ensemble quand j’étais petit ..

    -Hé, hé C’est pourtant fondamental, mon p’tit gars ...

    Lien

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Numerosix
      - Gone fishing !
      • Posté à 11h31 le 20/04/2009
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Dans les écoles surement qu’ils prefereraient ceci....

      ou celle-ci.... ; -)

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h35 le 19/04/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Renforcer les valeurs de la République contenues dans sa devise...

    LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE
    Voilà qui conviendra à tout le monde, surtout en ces temps de vaches maigres et d’égoïmes forcenés.

    Pour la Marseillaise, il serait parfait qu’on en conserve la symphonie, mais qu’on en modifie le texte particulièrement gore.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Yvon le Zébulon
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 19h52 le 19/04/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Ha , je l’attendais celle la . La Marseillaise bisounours pour pas traumatiser gnié p’tits gnienfants ..

      Allons enfants de la matrie
      le vivre ensemble, nous a appelés
      pour nous tous, de la bisouterie
      a profusion nous devons donner
      a profusion nous devons donner..

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Numerosix
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 21h50 le 19/04/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Numérosix, tu me fais rigoler (pour de vrai) avec ton entame...

        « Ha, je l’attendais celle là » (et tes petits gnienfants)

        ¤ Tu n’auras pas de mal à admettre que les paroles de la Marseillaise ne sont guère plus de notre sièce, au moment où les armes ne vont plus au combat « la fleur au fusil » dans des taxis de la Marne réquisitionnnés...
        ...mais font leur guerre derrière un pupitre électronique ou dans un blindé - avion - navire...bien décidés à ne pas se faire avoir.

        * Le sang impur qui qui nourrit nos sillons...
        Nous n’avons même plus de sillons au sens ou on l’entendait jadis.

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Yvon le Zébulon
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 22h31 le 19/04/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Pour moi , c’est juste du folklore , comme par exemple « j’ai vu le loup, le renard et la belette », pas besoin de s’exciter la dessus

          ( Du FOLKLORE ! ! .la MARSEILLAISE ! SACRILÈGE !) .

          Merci de ton humour concernant mes vacheries gentilles, Yvon ..

        1 autres commentaires
  • maintenant-et-ici
    maintenant-et-ici
    journaliste
    • Posté à 19h37 le 19/04/2009
    • Journaliste 65017
      journaliste

    Apprendre la Marseillaise à l’école ? Chevènement, en 1984, alors ministre de l’Education Nationale, nous avait déjà fait le coup ! ! ! ! Une idée vraiment neuve... et vraiment opérante ? ? ? ?

    • jyeden
      jyeden répond à maintenant-et-ici
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 19h40 le 19/04/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      ça n’etait pas neuf evidement
      la connaissance de la marseillaise a toujours été obligatoire au certificat d’etude

  • lommedesweppes
    lommedesweppes
    http://lomme-des-weppes.skyrock (...)
    • Posté à 19h37 le 19/04/2009
    • Internaute 76114
      http://lomme-des-weppes.skyrock (...)

    Ne nous laisson pas illusionner par une énième tartufferie sarkozyenne !
    Respectons les valeurs de la République. Toutes les valeurs de la République !
    S’il croit par exemple que le 14 juillet est un jour de fête nationale, un jour de recueillement et de célébration nationale, qu’il commence par supprimer l’autorisation d’ouverture de nos grandes surfaces ce jour-là.
    Quoi, citoyens ! Vous imaginez-vous allant chantant ce jour-là :
    Allons enfants de la Patrie,
    le jour des courses est arrivé
    Contre nous de la pénurie
    l’étendard sanglant est levé
    Aux grandes surfaces , citoyens
    Remplissons nos caddies
    Achetons, achetons
    pour qu’un de ses ami
    puisse payer des vacances à Sarkozy

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 19h43 le 19/04/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    « Il faut se méfier du patriotisme car les instincts meurtriers dorment au coeur de chaque nation. »

    [ Charlie Chaplin ] - Ma vie

    Je rajouterais, peut-être maladroitement, que ça faisait longtemps que l’on n’avait pas été aussi proche du « travail - famille - patrie ».

    Lien

    • zompti
      zompti répond à steed1
      futur « départ volontaire »
      • Posté à 20h29 le 19/04/2009
      • Internaute 71360
        futur « départ volontaire »

      On est effectivement en plein dans le « travail, famille, patrie » de triste mémoire, mais Sarkozy prefère visiblement cette devise à « liberté, égalité, fraternité ».
      Il ne lui reste plus qu’à faire regraver les frontons de nos monuments et écoles, déjà qu’il n’a pas hésité à réécrire la lettre de Guy Moquet (un communiste !), à redéfinir la laïcité dans un cadre religieux, à réécrire l’histoire en affirmant que l’Afrique était responsable de la traite négrière. révisoniste à tendance vichyste , Allons donc ! : D

  • lerian
    lerian
    Ingénieur
    • Posté à 19h54 le 19/04/2009
    • Internaute 77034
      Ingénieur

    Bonjour Monsieur,

    Je trouve que vos propos sont une illustration parfaite de la pensée unique qui est la cause de tous les maux et problèmes d’intégration que vous dénoncez.

    Si malheureusement on se trouve obligé d’exalter la nation, c’est parce que de plus en plus de jeunes n’ont plus conscience que le fait d’être français implique un peu plus que de se trouver géographiquement en France avec les pièces d’identité adéquates ou simplement d’y être né.

    Nous avons une histoire, nous avons une culture, nous avons une langue et tout ceci contribuait à notre identité commune et dépassait les communautés avant que des gens qui se croyaient plus intelligents que l’histoire ne décrètent que ça ne valait pas grand chose.

    Il fallait excuser tous les comportements inciviques de jeunes sous prétexte de « discrimination » ou bien de racisme.
    Dès lors que ces jeunes commettaient un incivilité ou faisaient preuve de laxisme, de brillants sociologues surgissaient, évoquaient racisme et discriminations et le tour était joué : c’est la société qui devenait responsable de leur malheur, ou bien le brave français qui travaillait à 100 km de là et aurait du se montrer plus « tolérant » ou plus solidaire.

    Où cela nous a t’il mené ?

    Une insécurité croissante, des pompiers qui se font caillasser, des professeurs qui tremblent pendant leur classe, voilà le quotidien de millions de français et j’en passe.

    Vous usez et abusez du mot magique « discrimination ».
    Mais un jeune qui ne va pas à l’école, qui crache sur la société, qui brûle une voiture ne se discrimine-t’il pas parfaitement tout seul ?
    QUI l’empêche d’assister à des cours gratuits, offerts par la république que vous dénigrez autant.
    Sa responsabilité dans son malheur, à quel moment en parle t’on ?

    Vous nous demandez : « Comment justifier les arrestations arbitraires, le plus souvent au faciès, les rafles brutales, par exemple contre les Roms et les camps de rétention ? “
    Ces actions sont justifiées par la loi. Vous oseriez prétendre que des policiers qui reconduisent des clandestins qui ont sciemment violé la loi pratiquent des ‘rafles’ ? D’ailleurs ce mot ‘raffle, d’où vient il ? Attention, attention aux mots ! Il y a des amalgames plus tragiques que la Marseillaise !

    Alors, je pense que la moindre des choses dans le contexte actuel consiste à rappeler aux gens qui vivent en France l’importance de se reconnaitre sous un hymne ou un drapeau, de leur rappeler que l’on peut être fiers d’un pays où l’on peut encore vous et moi exprimer nos opinions sans finir dans une geôle crasseuse, de se souvenir que la CMU, ou les allocations familiales ne pourraient pas exister dans un pays qui pratiquerait les rafles et discriminerait à tours de bras comme vous le suggérez.

    Bonne soirée.

    • jyeden
      jyeden répond à lerian
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 20h11 le 19/04/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      bizarrement l’insécurité, la vraie, celle qui provient des violences exercées contre les personnes ne cesse de croitre depuis 2002
      jamais avant cette date on n’avait tant agressé ni tiré, avec des armes à feu, contre les forces de l’ordrd.

      quand aux geoles crasseuses, il suffit pour y croupir, non pas d’exprimer des idées, mais simplement de vivre différement ou de ne pas avoir de téléphones portables

      • lerian
        lerian répond à jyeden
        Ingénieur
        • Posté à 20h59 le 19/04/2009
        • Internaute 77034
          Ingénieur

        Je ne prétend pas que le nationalisme est la solution de nos problèmes.

        Je ne cherche pas non plus spécialement à défendre Nicolas Sarkozy,
        je n’apprécie pas son arrogance bling bling et il y a bien 50% de ses idées qui me semblent ridicules.

        Je dis simplement que si on veut être apprécié des autres, on doit commencer par s’aimer soit même. La France n’a pas a avoir honte d’elle même, pas plus que de son hymne, qui peut très bien être situé dans l’histoire, analysé, expliqué.

        Par ailleurs, je ne pige pas ce que vous voulez me dire par « quand aux geoles crasseuses, il suffit pour y croupir, non pas d’exprimer des idées, mais simplement de vivre différement ou de ne pas avoir de téléphones portables ». Si vous vivez différemment c’est par choix, donc ne vous plaignez pas !

         
        • désinscrit-
          désinscrit- répond à lerian
          • Posté à 21h10 le 19/04/2009
          • Internaute 736

          Je ne prétend pas que le nationalisme est la solution de nos problèmes.
          Si vous ne le prétendez pas vous le pensez trop fort, mais vous n’êtes pas très fin ! !

          (H.S, Ploup, la pipe à Tati vient de réapparaître sur l’affiche en pub ! !)

          • lerian
            lerian répond à désinscrit-
            Ingénieur
            • Posté à 21h25 le 19/04/2009
            • Internaute 77034
              Ingénieur

            Disons le autrement :

            Je pense que dénigrer nos origines et notre passé simplement pour s’opposer à Nicolas Sarkozy n’est pas du tout la solution aux problèmes sociaux que nous vivons.

            Je partage l’indignation contre la mondialisation, les dérives du système bancaire, etc. Mais en quoi cela les règlerait’il d’avoir honte de nos origines ?

            Et je partage parfaitement la tirade, brutale certes, « La France, tu l’aimes ou tu la quittes ».

            Expliquez moi ce paradoxe : comment se fait il qu’autant de gens qui dénigrent la France à longueur de journée acceptent sans commentaire de profiter de ses bienfaits ? Il n’est pas interdit de critiquer, mais dans ce cas il faut aussi proposer des solutions et louer les bons côtés.

            • désinscrit-
              désinscrit- répond à lerian
              • Posté à 21h43 le 19/04/2009
              • Internaute 736

              Expliquez moi ce paradoxe : comment se fait il qu’autant de gens qui dénigrent la France à longueur de journée acceptent sans commentaire de profiter de ses bienfaits ? Il n’est pas interdit de critiquer, mais dans ce cas il faut aussi proposer des solutions et louer les bons côtés.

              Le paradoxe est surtout dans votre tête. Je suppose que vous pensez que ceux, qui comme vous dîtes « dénigrent la France » c’est les « jeunes des banlieues » (enfin c’est le cliché le plus souvent utilisé par votre clique). Et bien si c’est à eux que vous pensez, la plupart sont français et ne connaissent que la France et pas son meilleur côté (les banlieues).

              Les étrangers sans papiers, demandent à être régularisés, je ne les ai pas entendu se plaindre. Sauf, et leur patron est souvent d’accord, quand on veut expulser des gens intégrés qui travaillent et paient leurs impôts comme vous et moi ! !

              • lerian
                lerian répond à désinscrit-
                Ingénieur
                • Posté à 22h05 le 19/04/2009
                • Internaute 77034
                  Ingénieur

                Il faut savoir ce que l’on veut.

                On ne peut pas à la fois s’insurger contre l’utilisation de sans-papiers comme esclaves par des employeurs voyous et en même temps légaliser leur présence.
                A un moment, il faut bien mettre un terme à ces pratiques autrement que par la régularisation qui ne peut qu’entretenir le phénomène.
                C’est moche, mais quelqu’un doit le faire. Il n’y a aucun jugement moral.

                Concernant le dénigrement, je ne pensais pas aux jeunes de banlieues mais à de nombreux français propres sur eux. Concernant les jeunes des banlieues, dites moi d’abord qui est responsable de leur malheur. Certainement pas Sarkozy. A vue de nez, je dirai qu’il faudrait plutôt chercher du côté de Mitterand.

                • désinscrit-
                  désinscrit- répond à lerian
                  • Posté à 22h12 le 19/04/2009
                  • Internaute 736

                  A un moment, il faut bien mettre un terme à ces pratiques autrement que par la régularisation qui ne peut qu’entretenir le phénomène.
                  Condamnez les employeurs voyous, avant les sans papiers ! !

                  Ah c’est la faute à Miterrand ! ! je l’avais oublié celui là, alors que Sarko lui, ah ben non alors ! ! ... il y est pour rien.

                  • lerian
                    lerian répond à désinscrit-
                    Ingénieur
                    • Posté à 22h39 le 19/04/2009
                    • Internaute 77034
                      Ingénieur

                    Je condamne les deux ... et je vous l’accorde celui qui est immoral ce n’est pas le pauvre type qui vient travailler clandestinement, mais le patron qui l’emploie. Ceci étant dit, les deux parties semblant y trouver leur compte, je m’abstiendrai de juger trop sévèrement l’employeur.

                    Pour les banlieues, ce qui nous a amené dans cette situation, ce sont des politiques d’immigration mal gérées qui ont permis à un grand nombre d’étrangers de s’installer sur notre sol alors que nous n’avions pas de travail pour eux. Nous avons donc condamné ces gens à dépendre à 100% des aides sociales. Il ne fait pas de doute non plus qu’une partie d’entre eux sont passés experts dans l’art d’exploiter au mieux ces aides, comme le font - je l’ai dit - des français de toutes origines.

                    Je ne suis pas assez « vieux » pour décortiquer mieux le phénomène. Mais la discrimination et le racisme n’ont rien à faire là dedans. C’est après que ces problèmes sont apparus, ils ne sont pas la cause de l’état dans lequel se trouvent les banlieues actuellement. C’est aussi pour ça que lutter contre la discrimination et le racisme n’apportera probablement aucune solution (même si ça peut aider).

            • Utilisateur désinscrit à sa demande
              • Posté à 22h47 le 19/04/2009
              • Internaute 70482
                nc

              Moi, mes origines sont étrangères et on me l’a suffisamment fait savoir dans le bled alsacien bourré de racistes où j’ai passé mon enfance : les « spaghetti » et les « macaroni » , j’en ai encore les oreilles qui tintent, depuis lors !

              Je me fous complètement de ce chant guerrier qui ne me représente pas, ni tous les miens : je me sens légèrement visé par ce « sang impur » qui abreuve les sillons gaulois... et je suis loin d’être le seul.

              D’ailleurs les extrémistes de droite se font un plaisir de la chanter, cette Marseillaise.

              • lerian
                • Posté à 22h55 le 19/04/2009
                • Internaute 77034
                  Ingénieur

                « Ce sang Impur » désigne celui des des révolutionnaires qui s’apprêtent à couper la tête des nobles aux « sang pur ».
                Un détail que les gros cons qui vous traitaient de spaghetti devaient ignorer également.

                Oui les racistes existent. Est-ce une raison pour que les extrémistes de droite s’approprient la Marseillaise ?

                • Utilisateur désinscrit à sa demande
                  • Posté à 22h59 le 19/04/2009
                  • Internaute 70482
                    nc

                  Ben en tout cas ils ne s’en privent pas... ni d’insister sur le fameux couplet en y mettant le trémolo et la tripe...

                  Je dis qu’un chant guerrier d’un autre âge ne représente plus la France actuelle.

                  • lerian
                    • Posté à 23h04 le 19/04/2009
                    • Internaute 77034
                      Ingénieur

                    C’est un témoignage de notre histoire, une relique. Evidemment, si on le prend au pied de la lettre, ça donne ce que vous nous décrivez.

                    • TH.
                      TH. répond à lerian
                      multicontractuel flexisécurisé
                      • Posté à 06h10 le 20/04/2009
                      • Internaute 34927
                        multicontractuel flexisécurisé

                      Mais c’est justement ce que dit cet article, réveillez-vous ! Un simple témoignage, qui doit être traité comme d’autres témoignages, ni plus ni moins...
                      On ne construit pas du « vivre-ensemble » à coupe de vieilles chansonnettes désuètes. Et OBLIGER des enfants à la chanter, c’est perdre son temps.
                      Personnellement, mon hymne se situerait du côté de bella ciao. Cela fait de moi un exclu ? Ah, non, bien pire, un dangereux SOCIOLOGUE...

              • Pseudo
                Pseudo répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                Enfin libre : -)
                • Posté à 23h05 le 19/04/2009
                • Internaute 25947
                  Enfin libre : -)

                Moi je suis née en France, de parents, grands-parents, arrières grands-parents, etc... français, mais de toute façon, nous sommes tous d’ailleurs. Nos ancêtres sont arrivés là depuis plus ou moins longtemps, c’est tout. Nous avons juste la chance d’être nés au bon endroit, à la bonne époque. Et au lieu d’être compatissants, accueillants, nous n’avons que le rejet à la bouche.

                Mais, nous sommes tous des terriens, originaires de « cette terre qui est parfois si jolie » et malheureusement si souvent pleine de haine.

                Et quitte à chanter des chansons, chantons des chansons d’amour !

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