18/04/2009 à 16h22

Et si on autofinançait la protection de l'environnement ?

Jeanne Beutter | Reporters d'espoir


Des ampoules halogènes basse consommation dans l’usine Osram de Molsheim (Vincent Kessler/Reuters).

Aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Belgique, des sociétés de conseil en énergie interviennent gratuitement dans les entreprises et les administrations pour améliorer leur impact sur l’environnement. Et se paient sur les économies réalisées. En France, le système est encore dans les limbes.

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L’idée : une entreprise plus verte, sans rien payer

Grégoire, petit restaurant de Berkeley, en Californie, est fier d’apposer sur sa vitrine le label « Thimmakka Certified Green Restaurant », comme 120 autres établissements, de Los Angeles à Vancouver.

Non content d’afficher son engagement pour la protection de l’environnement, Grégoire se félicite surtout d’avoir fait confiance à Ritu Primlani, il y a sept ans. C’est la fondatrice de l’association californienne Thimmakka, qui aide les restaurants à réduire leur consommation d’énergie, et donc à la fois leur facture et leur impact sur l’environnement.

En remplaçant simplement les ampoules par des LEDs, moins énergivores, ou en installant des réducteurs de débit d’eau en sortie de robinet, l’association assure une diminution durable de la facture énergétique :

« Comme les petits restaurants n’ont pas de budget à consacrer à une telle démarche, je leur propose d’effectuer les travaux et de fournir l’équipement, gratuitement dans un premier temps.

Etant certaine que tout cela va leur permettre de réduire leurs dépenses, je ne me rembourse qu’une fois les économies réalisées ! »

Un principe de fonctionnement apparu après les chocs pétroliers

Et ça fonctionne : les enseignes font une économie moyenne de 1 600 euros par an. Les deux ou trois premières années, ils s’en servent pour rémunérer Thimmakka, puis les empochent dans un deuxième temps. Ingénieux comme concept ! Et pourtant, pas nouveau.

C’est l’activité principale du millier d’Energy Service Companies (Esco) aux Etats-Unis. Le principe est apparu pendant la crise pétrolière des années 70. Aujourd’hui, le principe est le même, mais il est appliqué à plus grande échelle.

Pour diminuer la facture énergétique d’une entreprise ou d’un acteur public, une Esco lui propose ce qu’on appelle un contrat de performance énergétique (CPE) qui comprend une série de travaux d’amélioration des bâtiments, totalement gratuits.

Du changement de la chaudière jusqu’à la rénovation complète des lieux, elles peuvent diminuer la facture d’énergie de 10 à 40, s’assurant ainsi leur rémunération future. Aux Etats-Unis, ce marché de l’efficacité énergétique a atteint, en 2008, les 5 milliards de dollars.

Généralement, les investissements de base sont assurés par les Esco elles-mêmes, mais un prêt bancaire peut aussi être utile pour les plus gros contrats.


Comment la mettre en pratique

C’est avec ce système que l’Allemagne, dans les années 80, rénove tous ses bâtiments publics. Un chantier de 150 millions de dollars. Pionnier en Europe, son expérience fait figure de modèle dans les pays scandinaves, germaniques et en Angleterre.

Ainsi, en Belgique, un programme a été lancé en 2008. Fedesco, société anonyme de droit public dont le capital est donc apporté par l’Etat, a été créée par le gouvernement fédéral pour mener le projet.

Avec l’Etat belge comme garant, Fedesco peut faire appel aux banques et emprunter la somme de 210 millions d’euros, soit l’équivalent de l’investissement nécessaire à la rénovation des 8 millions de m² de bâtiments publics, d’ici 2014.

« 150 millions d’euros de bonus net pour l’Etat »

Jean-François Marchand, rédacteur en chef du bimestriel belge Energymag et spécialiste de la question, explique :

« L’objectif est d’atteindre 22% de réduction de la consommation et de s’assurer ainsi un retour sur investissement en sept ans. Les 210 millions investis devraient donc générer, jusqu’en 2021, 362 millions d’euros d’économies, soit 150 millions d’euros de bonus net pour l’Etat. »

Intéressant en temps de crise. Les diagnostics, travaux et suivis sont ensuite confiés à des entreprises privées, coordonnées par Fedesco.


Les blocages français

Et la France tente de suivre. Au regard des expériences étrangères, le CPE semble être l’outil financier parfait pour assurer la rénovation des bâtiments, qu’ils soient professionnels, résidentiels ou publics.

Eprouvé de manière anecdotique en France, particulièrement dans le secteur privé, ce montage financier semble pourtant difficile à généraliser et à institutionnaliser.

Il est défini comme l’un des « instruments financiers pour les économies d’énergie » par une directive européenne de 2006, et le projet de loi du Grenelle l’envisage tout naturellement pour financer la rénovation de 120 millions de mètres carrés de bâtiments publics (mairies, écoles, hôpitaux, etc.)

Objectif : une réduction de 40 % de leur consommation énergétique, dans un délai de huit ans. Une ambition saluée par les associations environnementales, qui attendent maintenant sa mise en place. Une étape compromise, semble-t-il...

Pour commencer, aucun cadre juridique ne permet encore l’utilisation de ce CPE par les collectivités. Jean-François Raux, en charge de ce dossier au sein de l’Union française de l’électricité :

« Il faut créer un cadre juridique ad hoc. Nous y travaillons et tout cela devrait sans doute faire prochainement l’objet d’un décret. »

Le Rassemblement Europe Ecologie note également quelques problèmes de mise en concurrence dans le système tel qu’il est envisagé pour le moment.

« Un bouleversement culturel que nous devons opérer immédiatement »

Quand le financement d’un CPE global dépasse le million d’euros, pour un retour sur investissement en sept à vingt ans, seules quelques grosses entreprises comme Dalkia, Elyo ou Siemens peuvent en assumer le poids et éventuellement, les pénalités si le résultat n’est pas atteint. « Les PME sont une fois de plus exclues du marché », explique Marie-Anne Robert-Kerbrat, chez Europe Ecologie.

En bref, malgré l’urgence, le CPE n’est aujourd’hui pas prêt à l’emploi. Déjà très en retard sur les questions environnementales, la France semble encore frileuse. Benoît Faraco, coordinateur Changement climatique à la Fondation Nicolas Hulot, estime :

« C’est un véritable bouleversement culturel que nous devons opérer immédiatement. L’énergie ne doit plus être vue comme un simple bien de consommation Et de poursuivre : le gouvernement doit maintenant s’engager dans une politique énergétique claire et ambitieuse. »

Aller plus loin
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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 16h51 le 18/04/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    L’idée est interessante
    mai comme l’entreprise doit avoir une surface financière solide, le plus simple serait de tout confier à Bouygues ou à une grosse multinationale qui pourrait gérer
    l’eau
    la gestion des ordures
    les economies d’energie
    voila une politique vraiment ecologique
    je suis sur qu’on y arrivera

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à jyeden
      journaleux - blogueur
      • Posté à 19h29 le 18/04/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Mon commentaire ayant sauté, je récidive.
      Je signalais donc que, en France, le gars élu pas pour augmenter les impôts les avait déjà augmentés, selon la presse étrangère :
      Lien
      (voir la partie verte du tableau) avec la taxe verte de 1 % et une augmentation globale de 1,1% en 2009 par rapport à 2008. Lui aussi s’est augmenté, à Strasbourg, mais par la taille :
      Lien
      pour les non germanophones, il est écrit en haut à gauche de cette photo AP reprise aussi par le Daily Mirror :
      Sarko au Sommet : petit homme deviendra grand

      • vermisseau
        vermisseau répond à FabiendeMénilmontant
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 10h54 le 19/04/2009
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        pas compris ce que venait faire votre commentaire ici... et votre lien débouche sur une page vide (pas compris non plus... ?)

         
        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à vermisseau
          journaleux - blogueur
          • Posté à 12h34 le 19/04/2009
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          Le lien Forbes donne des taxes dans différents pays, dont les impôts « verts » en France.
          L’autre est une photo de Strasbourg.
          Les deux fonctionnent, et je pense que le commentaire se place là, c’est pourquoi je l’y ai remis quelques heures après sa suppression.

        1 autres commentaires
    • dmz
      dmz répond à jyeden
      expat
      • Posté à 02h42 le 19/04/2009
      • Internaute 59103
        expat

      La base financiere ne serait pas un probleme s’il n’y avait pas la frilosite des banques.
      Georges W. Bush nous avait fait rire quand il avait declare « The problem with the French is that they have no word for ’entrepreneur. » Dans son erreur, il avait raison. Attendre que la solution vienne d’en haut (aides gouvernementales, plans etatiques, « tout confier a [de] grosses multinationales »), c’est typiquement francais.
      Meme si on a 20ans d’avance sur les americains en ce qui concerne la presence de l’ecologie dans les discours politiques, je prends les paris que dans 10ans on serait a la traine dans les technologies vertes. Ce n’est pas la faute a une plus faible prise de conscience ou a moins d’intelligence, mais bien a des banquiers frileux qui sauront refroidir les ardeurs creatrices (d’innovations, de richesse, d’emplois).

      • balipit
        balipit répond à dmz
        bonne
        • Posté à 09h41 le 19/04/2009
        • Internaute 72335
          bonne

        La silicon valley est devenu verte ; si la france loupe le virage vert du business on risque d’endetter nos descendants ad vitam eternam ...
        Mais les banquiers ne sont pas la cause de tous les maux : les catho , les gaucho , les intello etc ne voient que de l’argent sale
        Le français dit à ses enfants : soyez medecin ou prof
        mais pas entrepreneur .

    • shillom
      shillom répond à jyeden
      • Posté à 13h37 le 20/04/2009
      • Internaute 22134

      Tout confier à une grosse multinationale... Par les temps qui courent, j’ai l’impression de revenir 20 ans en arrière.
      Combien de fois faudra-t’il rappeler que les grosses multinationales sont responsables de la situation actuelle ? Et vous voudriez les récompenser en leur confiant l’amélioration de la situation ? C’était pour rire ?

  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 17h00 le 18/04/2009
    • Internaute 24987

    Et la fondation Hulot (sans pipe) qui a servi de caution écologiste au candidat Sarkozy et au grenelle de l’environnement ne se remet pas en cause et continue à vouloir nous faire croire qu’il faut attendre gentilment que ces messieurs du gouvernement à la botte se remuent, Comme notre excité chronique est trop occupé à donner des leçons au monde entier, il nous faut juste être patients, c’est bien ça ?

    • vermisseau
      vermisseau répond à sarkophage_xyz-
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 10h57 le 19/04/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      plutôt que d’attendre que Nicolas SARKOZY se réveille et avant que Ségolène ROYAL ne demande pardon à nos (futurs) enfants pour nos crimes, autant bouger tout de suite. aujourd’hui chacun peut agir pour l’environnement, même sans aller jusqu’à changer de maison, mais au moins en achetant moins d’emballages etc...

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 17h01 le 18/04/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Autre environnement : de nombreux patrons aussi s’autofinancent « gracieusement » en virant leurs salariés.
    Faisant ainsi des économies sans porter atteinte aux bénéfices ; ils préservent leur environnement bling-bling, de mieux en mieux protégé.

    • vermisseau
      vermisseau répond à Infovite
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 11h00 le 19/04/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      aucun rapport avec le sujet... 0_°

  • Ratmanoff
    Ratmanoff
    Libre
    • Posté à 18h35 le 18/04/2009
    • Internaute 66920
      Libre

    Cela sous-entend qu’il y a à glaner !

    • vermisseau
      vermisseau répond à Ratmanoff
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 11h03 le 19/04/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      je ne sais plus quel scientifique avait dit l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas
      il y’a un grand concept, celui des négawatts, cad l’énergie économisée en isolant les bâtiments etc...
      effectivement les marges d’économies dans le monde de l’environnement sont gigantesques (quelques chiffres : de l’aluminium recyclé a consommé 95% d’énergie en moins que de l’aluminium « neuf » // pour le verre je crois que cela s’élève à ,près de 60% d’énergie économisée // et j’en passe...)

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 18h48 le 18/04/2009
    • Internaute 17993

    J’ai entendu parler d’une entreprise en Italie qui se propose de remplacer gratuitement l’éclairage public des municipalités qui le souhaitent (LED à la place des lampes à incandescence), en échange de 50% des économies d’énergie réalisées pendant les 10 années qui suivent le remplacement. C’est peut-être un tuyau foireux, mais en tout cas le concept est clair : l’écologie, ça marche quand ça profite à tout le monde, quand c’est pas une contrainte, et qu’il ne faut pas avancer de thunes. Dans ma boite, on a mis des poubelles bleues de tri sélectif pour le papier (non chiffonné, sans colle, sans agrafes, genre résidus d’impressions à la con, vidage d’armoires, etc..). Ça marche : les gens font vraiment attention, et PAPREC (la boite de récupération) s’en met plein les fouilles. On est content pour eux, et pour la Terre.

  • wayakun
    • Posté à 18h50 le 18/04/2009
    • Internaute 36151

    Et pourquoi ne pas taxer les grandes entreprises qui font des bénéfices colossaux comme Total ?

    Je vous garantis que le financement de la proctection de l’environnement se ferait plus rapidement...

  • Compte supprimé le 23 janvier 4
    • Posté à 18h54 le 18/04/2009
    • Internaute 59113
      chomeur satisfait

    et si on cessait de pondre comme des lapins ? ? ?

    • y-Bot
      • Posté à 20h15 le 18/04/2009
      • Internaute 38620

      C’est une des variables de l’equation.
      Lien
      Yen à d’autres, faut choisir sur lequel on intervient. Sinon c’est la nature qui le fera, et elle est pas plus attaché à la population humaine qu’au reste. Ca risque d’être douloureux.

    • balipit
      • Posté à 08h54 le 19/04/2009
      • Internaute 72335
        bonne

      tu t’es fait ligaturer la trompe ?

  • Brédala
    Brédala
    NB : dernières lignes dans " (...)
    • Posté à 23h52 le 18/04/2009
    • Internaute 63792
      NB : dernières lignes dans " (...)

    Bon sang d’bonsoir, pourquoi sommes-nous en France, toujours autant à la bourre en respect de l’environnement ?

    ça, pour fabriquer et vendre des TGV et des Air Bus 380, on est fortiche...ça a l’air plus facile que de déposer quelques panneaux solaires sur des bâtiments administratifs ou sur des nouvelles constructions : lotissements, immeubles !

    Il y a des choses à faire qui ne demanderaient pas énormément de moyens !

    - Les éclairages publics par exemple pourquoi ne sont-ils pas solaires ?

    - la récupération d’eau de pluie pour les arrosages municipaux.

    Les Américains connaissent ce principe de financement depuis les années 70 et les Allemands depuis les années 80, sans parler des Belges, Anglais, Scandinaves qui s’y sont mis aussi pour rénover leurs bâtiments publics !

    Nous n’avons aucune excuse !

    Ou alors, hypothèse :
    Peut-être, peut-on y voir un lien entre le démantèlement des services publics qui sévit à grands pas en ce moment : :
    fermetures de maternités, hôpitaux, écoles, tribunaux...

    Evidemment, dans ce cas pourquoi se tracasser à rénover ?

  • marigae
    • Posté à 11h49 le 19/04/2009
    • Internaute 9147

    « Il faut créer un cadre juridique ad hoc. Nous y travaillons et tout cela devrait sans doute faire prochainement l’objet d’un décret. »... » opérer un bouleversement culturel »
    Ces explications ne semblent pas en être ou être des pistes intéressantes pour déterminer la cause des blocages. Car « faire prochainement l’objet d’un décret » devrait appeler la question « pourquoi ceci est bloque depuis les années 70 et depuis le Grenelle » ? Est-ce le système de gouvernance industrie/gouvernance en France ? Je pense que la majorité des français, entrepreneurs ou non , sont prêts a payer un service 3 ans garantissant des économies sur une longue durée.
    A suivre j’espère.

  • MortyReaper
    MortyReaper
    Regard critique
    • Posté à 13h19 le 19/04/2009
    • Internaute 67907
      Regard critique

    1 - c’est du paiement différé aux résultats pas du ’sans rien payer » ;)

  • Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
    • Posté à 19h48 le 20/04/2009
    • Internaute 41160

    Encore de l’argent qui va disparaitre sur un compte en suisse comme la caisse noire du logo recyclage (70millions d’€). Seul le « responsable » a sauté... Bernard Hérodin . Bien sûr pas de prison, pas de livre de compte.....

    .......Mais le conseil d’administration, lui, est toujours en place....

    pour pouvoir s’attribuer de substantiels augmentations de jetons de présence.

    Voleur de mobylette, ton nom est à l’affiche et c’est la taule...., voleur d’argent, ta fonction est à l’affiche.... et tu touche le jackpot pour ta sortie...

    .... et la société PRIVEE n’a pas perdu son agrément de l’état Français....

    ............Vraiment mal recyclée leur histoire...

    (éco-emballage avec ses 2 flèches inversées vert foncé sur fond vert clair)

    Que fait Borlo ?

    Il est allé boire une petite tournée pour l’oublier cette affaire ? ? ? ?

  • Michael A.
    Michael A.
    apprenti-chercheur (donc (...)
    • Posté à 19h53 le 19/04/2009
    • Expert 21600
      apprenti-chercheur (donc (...)

    Pour info, je voulais dire que le PRINCIPE de la rémunération sur les économies réalisées, bien que non appliqué dans le sens écologique, date en réalité de 1775.

    En effet, James WATT (que vous connaissez sans doute pour le perfectionnement des machines à vapeur) s’était associé à un businessman, un certain Boulton, pour mettre sur le marché sa fameuse machine.
    Celle-ci étant nettement plus économique que les autres machines existantes à cette époque, Watt et Boulton ont eut l’idée ingénieuse, couchée sur contrat, de demander une rémunération selon les économies réalisées, en fonction de la différence entre l’ancienne facture de charbon de leurs clients et la nouvelle.

    Voila, c’était juste pour dire que ce principe fut utilisé déjà il y a 230 ans environ.

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 23h55 le 19/04/2009
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    Et si la protection de l’environnement ne nécessitait aucune dépense ? ? ?
    Vive la décroissance conviviale et écologique !

  • Capitaine Flemme
    Capitaine Flemme
    Salarié aux emmerdes
    • Posté à 11h41 le 20/04/2009
    • Internaute 54381
      Salarié aux emmerdes

    Et si on commençait déjà par auto-financer contre la faim dans le monde ? ?

    Il y a des priorités qui l’emportent sur toutes les causes aussi nobles soient-elles...

  • fidal
    fidal
    guide de tourisme
    • Posté à 13h43 le 20/04/2009
    • Internaute 50600
      guide de tourisme

    Et c’est borlo à l’écologie....

  • Rochefoucault
    • Posté à 14h18 le 20/04/2009
    • Internaute 14961

    L´idée est intéressante, et a déja été testée dans de nombreux pays dont l´Allemagne.
    Une critique, apparue ces dernières années est la problèmatique de rédiger un cahier des charges exigeant, capable de répondre aux besoins des utilisateurs finaux, et ne laissant pas le champ libre aux entreprises qui sont responsables de l´opération.
    Exemple : Une école du centre de Berlin a du passé un hiver avec des salles de classe à 15°C faute d´avoir oublié de préciser dans le contrat une température minimum.
    Il est donc nécessaire d´avoir un cadre législatif et juridique, mais aussi des personnes compétentes pour défendre les interets des communautés qui désirent utiliser ce dispositif.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h12 le 20/04/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ça fait un moment que je n’essaye plus de comprendre pourquoi rien ne bouge dans ce domaine. Pourtant il ne faut pas avoir fait beaucoup de finance pour comprendre que l’investissement de départ peut être largement amorti avec les économies futures.

    Quand on voit ce que peut donner un nouvel éclairage ou une meilleure isolation, et qu’on voit ces types qui vendraient leur mère pour gagner quelques milliers d’euros en plus, on se pose des questions...

    Enfin bon, maintenant que c’est à la mode, on peut imaginer que tout le monde va s’y mettre.