Elections générales en Inde, mode d’emploi

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(De Delhi) Enfin le grand jour pour l’Inde. Les premiers électeurs se rendent jeudi aux urnes pour élire les députés de la Chambre basse du Parlement (Lok Sabha). Pendant un mois, les bureaux de vote verront défiler près de 714 millions d’Indiens au rythme des cinq phases du calendrier électoral.
Les prochaines dates ont été fixées aux 23 et 30 avril et aux 7 et 13 mai. Il faudra encore attendre le 16 mai pour connaître les résultats du scrutin et le 2 juin pour voir se former le nouveau Parlement.
Une longue attente en perspective pour les candidats pour lesquels la campagne s’est terminée le 14 avril en fin de journée. Une campagne durant laquelle les dépenses auront atteint de nouveaux sommets : son coût est estimé pour le moment à prés de 100 milliards de roupies soit 1,5 milliards d’euros. La somme est comparable à celles des dernières élections présidentielles américaines, du jamais vu.
Malgré les seuils de dépenses maximums fixés par la Commission des Elections, tout est bon pour l’emporter dans des élections de cette envergure : hélicoptères à 75 000 roupies l’heure, organisations de grandes fêtes, acquisition des droits du tube Jai Ho de Slumdog millionaire, financement de spots publicitaires aux heures de grandes audiences etc...
Impossible de faire des sondages fiables dans un pays de 1,1 milliards d’habitants. Il est donc difficile de dire qui va l’emporter dans ce scrutin particulièrement complexe cette année. Les deux grands partis nationaux, le Congrès et le BJP avaient déjà bien à faire pour coordonner leurs alliances respectives, l’United Progressive Alliance et la National Democratic Alliance.
Cette fois-ci, ils doivent également composer avec une autre formation, le Troisième Front, et les ambitions de Mayawati Kumari. L’égérie des Indiens intouchables et présidente du BSP se verrait bien au poste de Premier ministre, au même titre que Lal Krishna Advani pour le BJP ou que Manmohan Singh pour la coalition gouvernementale actuellement au pouvoir.
Quels que soient les résultats du scrutin, on ne s’attend donc guère à voir émerger de majorité claire et l’appui des petits partis locaux s’annonce essentiel. Les problématiques locales ont ainsi pris une place clé durant cette campagne au côté des thèmes nationaux tels que la crise économique, le Pakistan ou le terrorisme.
Après les attentats de Mumbai en novembre 2008, la sécurité est d’ailleurs de rigueur pour ces élections. La ligue nationale de cricket indienne a même dû s’expatrier en Afrique du Sud par mesure de précaution, faute de forces de sécurité disponibles.
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il parait qu'il faut penser (...)
il parait qu'il faut penser (...)
Mais il explique rien du tout cet article, pourquoi ils votent 5 fois ? Ils ont un suffrage très indirect ou alors il y a beaucoup de candidats à virer comme au premier tour chez nous ?




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