a debattre 25/03/2009 à 12h33

Les médias nourrissent-ils vraiment la crise ?

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

(De nos archives)

Le mouvement patronal Ethic n’en démord pas : les Français en ont assez d’entendre les médias parler de la crise. Après celui de décembre, Le Figaro relaie un nouveau sondage commandé par cette chapelle du Medef, avec des résultats équivalents. A trop parler de la crise, risque-t-on de l’aggraver ? La question revient souvent dans les commentaires des riverains d’Eco89. Selon le sondage d’Ethic, cette fois, « les Français estiment majoritairement que les médias contribuent à freiner les investissements des entreprises ».

La dernière fois, le quotidien était légèrement plus précis : « Pour 65 % des Français, le traitement de la crise par les médias finit par nuire à l’économie ». Même s’il s’agit une fois de plus « des sondés » et pas « des Français » comme l’indique par erreur le quotidien (Docteur Panel s’étranglerait), cette étude n’a pas eu le même succès, que la précédente, comme l’avait relevé en décembre Acrimed. Eco89 avait évoqué la première dans un article sur la consommation des ménages.

L’argument des médias pyromanes est aussi repris à l’étranger, comme au Canada par le chef économiste d’un important organisme de conférences travaillant avec les entreprises.

Les économistes interrogés par Eco89 sont bien moins catégoriques.

Professeur d’économie de l’information et titulaire du cours de conjoncture économique à l’université Lyon-III, Ahmed Silem estime qu’« il y a une réalité que les médias ne doivent pas masquer » :

« C’est la réalité qui interpelle les gens, pas les médias. Le public n’a pas peur de ce que les autres ou les médias disent, mais de ce qu’il voit. Les “consommateurs” de médias sont tous des saints Thomas. »

1

Les médias, caisse de résonance d’une crise de confiance

Pour notre blogueur Jean Matouk, « il y a aussi, presque surtout, particulièrement en Europe, moins aux Etats-Unis, une crise de confiance » que les médias nourrissent sans que cela soit intentionnel :

« La reprise ne viendra que quand les consommateurs qui le peuvent élèveront leur niveau de consommation, au lieu d’épargner par précaution et quand les entrepreneurs qui le peuvent (parce qu’ils ont de la trésorerie et/ou trouvent du crédit) recommenceront à investir.
Tous ne le peuvent pas, mais si ceux qui le peuvent le font, alors se mettra en route le cercle vertueux. Pour l’instant la défiance, que les médias amplifient sans le vouloir, par leur nombre et leur mode de fonctionnement, entretient le cercle vicieux. »

Pour Jean Matouk, ce « mode de fonctionnement des médias » tient à leur nombre et, en l’occurrence, à celui des organismes de prévision :

« Les médias sont aujourd’hui très nombreux et divers. Chacun s’efforce de singulariser dans la présentation des données économiques. Même si celles-ci ne varient pas, ils sont donc amenés à se répéter tout le temps.

Les organismes de prévision sont aussi plus nombreux, ce qui multiplie les prévisions, que les médias rapportent. Sans qu’il y ait vraiment novations dans les données, le public peut donc penser, au vu de la répétition des titres et des contenus, que la crise s’aggrave et s’amplifie. »

2

Une accélération économique avant d’être une accélération médiatique

Autre blogueur d’Eco89, le journaliste économique Gilles Bridier estime que les médias « ont un effet amplificateur, plus qu’accélérateur ». Il rappelle que le dégonflement de la bulle immobilière américaine a commencé début 2007, et que même l’été suivant, quand les alertes sont devenues sérieuses, « les médias n’ont pas fait dans le catastrophisme » :

« On peut même considérer que, si des alertes ont été lancées, les médias ont mis un peu de temps à prendre la mesure de la crise qui naissait. Il a fallu l’explosion de septembre 2008 pour qu’on passe à un mode de traitement moins ponctuel. En revanche, la soudaineté de cette prise de conscience d’une crise qui couvait a pu donner l’impression d’une violente surmédiatisation -l’amplification en question- qui est peut-être réelle dans certains modes de traitement. Mais l’accélération s’est produite par la dynamique des bulles, plus que par la couverture des médias. »

3

Le traitement médiatique de la crise manque de perspective

Pour le vaticinateur Hugues Serraf, « c’est le suivisme des médias qui, paradoxalement, agit comme un accélérateur. Les rubriques de type “La vie ric-rac” dans Libé, les papiers sur les fermetures d’usine (bien que totalement justifiés par l’actu), les cartes du désastre genre Eco89... Tout ça alimente un climat de dépression qui, à son tour, contribue au pessimisme et à l’attentisme des consommateurs ou des investisseurs. »

Il n’y a pas lieu, cependant, d’« accuser » les médias, selon lui, puisqu’ils « rapportent une réalité » :

« Je pense seulement qu’ils devraient être capables de la mettre en perspective et de donner une vision plus équilibrée de la situation. Lorsque des emplois sont perdus, d’autres sont créés : moins, évidemment, puisque le chômage augmente. Mais à lire la presse sans recul, on pourrait imaginer que les sept plaies d’Egypte se sont abattues sur la Terre, que tous les emplois sont en train de disparaître et que nous allons tous mourir dans d’atroces souffrances avant l’été (à moins, bien entendu, que Sarko accepte de supprimer le bouclier fiscal qui est la clé de la crise mondiale, comme chacun sait). »

4

Et si les médias se trompaient de crise ?

Pour Ahmed Silem, le problème réside dans « le déficit très grave d’explication » qu’il constate dans la couverture médiatique de la crise :

« Tout est centré sur la crise financière ! Les médias ne disent pas qu’il s’agit d’une crise systémique et que, par exemple, l’automobile est un produit du XXe siècle qui s’essouffle. Les médias relaient purement et simplement des annonces. »

Effet pervers de ce système, selon l’économiste : les licenciements alibi.

« Ce sont en fait des licenciements boursiers. Les entreprises anticipent sur leurs pertes futures et licencient car les médias parlent de la crise. »

Voilà pourquoi, pour Ahmed Silem, les médias ne parlent pas vraiment de la crise dans sa réalité économique.

« S’ils disaient la réalité, ce serait beaucoup plus grave, je pense. »

Mis à jour le 15 avril à 18h05 après la parution du second sondage d’Ethic. Titre modifié.

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  • Tophee
    Tophee
    en haut a gauche
    • Posté à 13h04 le 25/03/2009
    • Internaute 2159
      en haut a gauche

    Les medias ont-ils agrave la crise ? Je dirais que oui, mais je parle au passe. Pendant des annees, ils on pousse a la speculation immobiliere qui est a la source de nos problemes. Alors que je vivais au Royaumme uni, j’etait effare par le nombre d’emmission de tele qui se consacrait a l’achat de bien immobilier, et a la speculation immobiliere. Parfois jusqu’a 5 de site la meme apres midi. Le message subliminal etait le suivant : Si a trente ans vous n’avez pas achete au moins 5 maisons, vous avez rate votre vie. On nous disait combien il etait facile et malin d’emprunter jusqua 120% de la valeur du bien achete avec un pret dont on ne paye que les interet, mais dont on ne rembourse pa le capital avant l’echeance.

    Tout cela a contribuer ce beaucoup de personne se lance dans des investissement au dessus de leur moyen. ~Ils en paie le prix fort aujourd’hui. Et si le phénomène a été moins important en France, il a existe.

    En fait, les media se focalisent sur ce qui fait vendre, il preferent pour cela les propos extremiste a la voix de la raison.

    • marie 75
      marie 75 répond à Tophee
      • Posté à 18h40 le 25/03/2009
      • Internaute 3563

      certaines émissions de cette espèce sont tjrs diffusées sur le cable .... en france !
      des anglais qui cherchent et achètent en pays étranger.
      J’ai regardé ca une fois ... c’et un programme régulier.
      C’est surréaliste, aujourd’hui !

  • yoye-2000
    yoye-2000
    se leve tard et travaille mou
    • Posté à 13h32 le 25/03/2009
    • Internaute 48274
      se leve tard et travaille mou

    je ne suis pas spécialiste des médias, mais c’est pas ce qu’on appelle (une forêt de) marronnier, cette question ?
    ou une vieille question existentielle qui ne fait pas avancer le schmilblic du tout ?

    Si on prend l’exemple de disons... la chine, ou les média ont (j’imagine) pour recommandation d’y aller mollo sur crise, elle n’est est pas moins importante si ?

    media bouc émissaire c’est surtout une façon un peu grossière de changer de conversation, style « regarde derrière toi, l’éléphant ! ... »

    Par contre média grégaire et optant pour la facilité, comme le suggère d’ailleurs l’article, ça, c’est plus plausible...

    Lien

    • pablico
      pablico répond à yoye-2000
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h31 le 15/04/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Cela n’attise pas la crise.
      Mais attise la peur, cela aide les libéraux à imposer leur vue en « nettoyant », redistribuant, réorganisant l’industrie à leur sauce.....avec la foule de chômeurs qui en résulte.

      la peur nous fait accepter cela, la peur c’est le moteur, la peur du terrorisme, de son voisin, de la crise, du jeune, du vieux, du pauvre, du riche, de l’autre...la peur, la peur et encore la peur.

      et l’on regarde tous le doigt (la crise) au lieu de regarder la lune (la prise du pouvoir par l’argent qui continue)....

  • TARPON
    • Posté à 13h40 le 25/03/2009
    • Internaute 27263

    En 68 ,on ecoutait la radio ,on n’avait que des chaines d’etat ,une presse plus regionale que nationale et pourtant en quelques jours,la France toute entiere s’est arretée.
    Aujourd’hui ,on a une information planetaire ,en temps reel mais ça change quoi ? Sans doute que cela nous aide à prendre de meilleures decisions et qu’en l’abscence de doute on continue à tailler la route .
    Faute d’information,on aurait certainement pensé comme le brillant Ahmed Silem qu’il s’agit d’une crise economique alors qu’il s’agit bien d’une crise financiere qui a asseché les marchés à cause de ces soit disants economistes qui ont vu la vie en rose sur un tas d’immondices.Vive l’information.

  • jma14
    • Posté à 13h41 le 25/03/2009
    • Internaute 31729

    « S’ils disaient la réalité, ce serait beaucoup plus grave, je pense »
    Vous pensez mal, vous prenez les gens pour des imbéciles.
    Des populations biens informés, de manière objective sont plus réflèchis que vous le croyez.
    Ce qui crè le malaise c’est plutôt l’incohérence entre la bonne et la mauvaise information.

    Aujourd’hui ils n’envoyent leur caméra que dans des entreprises comme Continental... qui licencie 500, 1000, 2000 salariés. On en bouffe toute la journée, toute la semaine et tout le mois. En revanche, les 90000 chomeurs de plus de janvier et les 80000 de février, font l’objet d’une simple annonce orale en début de mois, sans image percutante ou racolleuse. Et c’est bien ce dernier chiffre qui détermine entre autre la santé d’une économie. Et c’est bien ce chiffre qui faut expliquer, comme l’economie dans son ensemble (structure, conjoncture, compte de résultat...).

    Tout citoyen devrait sortir de l’école avec un minimum de bagage économique (au moins à partir de la 4ème).
    On ne peut pas expliquer l’économie dans un journal télévisé si le citoyen n’a pas un minimum de connaissance.
    Les journalistes maîtrisent mals les chiffres, ils sont souvent balancés en contre vérité.

    Reste à savoir si le citoyen est assez mature pour inverser la tendance, car n’oublions pas que c’est nous qui faisons le programme (audimate) ! ! !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 14h46 le 25/03/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Les médias aggravent-ils la crise en parlant de la crise ? »

    NON
    Pour l’heure, ils ont plutôt tendance à la minimiser en reprenant à leur compte, sans aucune analyse sérieuse, les déclarations des politiques sur l’imminence d’une « reprise » tombée du ciel.

    OUI
    En minimisant la gravité de la crise et en laissant entrevoir une issue miraculeuse (la dive « reprise ») à celle-ci, ils retardent d’autant l’élaboration d’un plan B d’urgence pour suppléer à l’effondrement, lent mais inéluctable*, du système actuel.

    –––––

    Notes

    * Cet effondrement est de plus en plus confirmé par des sommités du monde économique comme Lien, Lien (prix Nobel d’économie), ou Lien.

    • jeffouletofou
      jeffouletofou répond à Le Yéti
      cddiste
      • Posté à 17h55 le 25/03/2009
      • Internaute 43444
        cddiste

      Le yeti, on ne peut etre qu’à 2000% daccord avec votre post.

      merci à rue89 de l’avoir mis en premiere page meme si meme si le yeti n’est pas journaliste ....

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à jeffouletofou
        Bonne
        • Posté à 18h25 le 25/03/2009
        • Internaute 30028
          Bonne

        le yéti n’est peut-etre pas journaliste .
        Et alors ,des l’instant qu’il ne dit pas
        trop de conneries ,qu’il donne des
        infos justes ,vérifiées et « dans leurs jus »
        je vois pas pourquoi on (beaucoup)
        se priverait de ces infos là .Même si bien
        sur on (toujours ) doit chercher ailleurs aussi des
        compléments d’infos ...Diable_
        En fait peu importe la neige
        pourvu qu’on ait le flocon ...
        Bon je sais c’est pas génial ,mais que
        voulez-vous ,tout le monde ne peut être journaleux ...

         
        • jeffouletofou
          jeffouletofou répond à zénon denon 84
          cddiste
          • Posté à 18h29 le 25/03/2009
          • Internaute 43444
            cddiste

          vous avez certainement mal compris mes propos, pour une fois que je pensai avoir ete clair : (

        1 autres commentaires
    • in girum
      in girum répond à Le Yéti
      • Posté à 19h23 le 25/03/2009
      • Internaute 8170

      merci Le Yéti de le dire et de le redire. ceci n’est pas une crise.

    • the cat
      the cat répond à Le Yéti
      étudiant
      • Posté à 23h42 le 15/04/2009
      • Internaute 54940
        étudiant

      Que serait Eco89 sans le Yeti ?
      Un site d’économie, sûrement d’aussi bonne qualité, mais sans âme.

  • caiuspupus
    caiuspupus
    Extrême centre
    • Posté à 15h31 le 25/03/2009
    • Internaute 69028
      Extrême centre

    Je souscris totalement à la thèse selon laquelle le moteur de la crise est alimenté par des médias en quête perpetuelle d’information. On vend plus de papier, on fait plus d’audience lorsque l’on parle de nouvelles catastrophistes, le public ayant une attirance morbide pour les mauvaises nouvelles... Après, on pourra nous dire que les journaux servent à leurs lecteurs ce qu’ils ont envie de lire, et ce n’est pas tout à fait faux.

    C’est le serpent qui se mord la queue...

    Lien

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 15h35 le 25/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    Les médias ne font que relayer la vision restreinte de la crise, réduite à l’économie au bord du chaos (elle y viendra) et aux difficultés matérielles qui en découlent (je n’en parle pas de haut, mais du plus bas, merci).
    Or la crise en question est décisive, et ne fait que commencer.
    Les peuples les moins lobotomisés par les médias le perçoivent naturellement les premiers, et viennent nous parler de dépassements, de fraternité, à nous, Français agrippés à nos acquis en lambeaux, à nos grilles de salaires plus fermées que jamais, etc.

    La seule crise est la Crise de l’Homme. Soit il deviendra frère, soit il deviendra loup. Ce combat s’actualise et se radicalise en accélération continue. Il est aussi en chacun, à chaque instant. Ceci est à mes yeux la Base de toute Nouveauté qui voudra transpercer l’épaisse couche grise.
    Lien

  • la champenoise
    • Posté à 16h01 le 25/03/2009
    • Internaute 27942

    C’est si facile d’accuser les médias !
    Pourtant ce ne sont pas eux qui sont à l’origine de cette crise, et, ce n’est pas en parler qui l’aggrave.
    Dans une comparaison un peu triviale, je dirais quand vous poussez la poussière sous le tapis, vous n’en annulez pas l’existence, vous la dissimulez tout simplement, et bien ne pas parler de la crise, c’est la même chose, cela ne l’annule pas.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h08 le 25/03/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Les médias aggrave surtout la psychose de la masse qui a décidé de déprimer parce que c’est la crise et qu’on va tous mourir.
    Bon, vu qu’il y a un lien étroit entre la finance et le troupeau, on peut y voir une conséquence aggravante, cette soit disant « crise de confiance ».
    Sauf que les gens continuent d’acheter à bouffer, de payer leur essence, leur loyer, leur loto et de regarder leur match de foot. Si Carrefour est ruiné, c’est Lidl qui touche le jackpot. Si les ouvriers français sont au chômage, les ouvriers pakistanais auront du travail.

    J’ai vécu en son sein la mort de la net économie, mais pourtant elle se porte à merveille aujourd’hui...

    Mais en affolant les moutons, les médias servent surtout les intérêts des loups qui vont en profiter pour se goinfrer. C’est la crise, on va tous être au chômage, alors on délocalise, même si on fait des gros bénéfices, on en fera encore plus !
    Comme d’hab, tout le monde est coupable : les bergers (politiques et consorts), les chiens (ces braves médias qui adorent se faire remarquer en aboyant), les loups (enfin les requins des affaires) et bien sur les moutons qui réagissent exactement comme on l’attend d’eux.

    Et cette fois-ci ça marche super bien.
    Les ovidés n’avait pas trop réagi à la grippe du poulet, même s’ils se méfiaient des moineaux. Et la valeur du travail c’était un peu trop compliqué pour leurs petites cervelles. Par contre, c’était parfait avec l’insécurité et le terrorisme.
    Mais là, on arrive au summum de l’art journalistique. Enfin la France à PEUR ! Elle crève de trouille ! On avait pas vu ça depuis la menace rouge ou le péril juif de nos ancêtres. Si elle continue à se pisser autant dessus, il y aura plus d’ammoniac dans l’air que dans l’atmosphère d’Uranus : D

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 17h12 le 25/03/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    aggrave-t-on la spéculation en parlant d’elle ?
    aggrave-t-on la crise en parlant d’elle ?
    aggrave-t-on le chômage en parlant de lui ?

    oui car nous somme des moutons de panurge.
    Non par l’on ne se cache pas la tête sous le sable comme des autruches.

    mais la crise est là, sinon pourquoi en parlerait-ton ? et les chômeurs se multiplient..

  • yalienx
    • Posté à 17h26 le 25/03/2009
    • Internaute 66859

    La crise que nous traversons étant, comme toutes les autres avant elle, en grande partie une crise de confiance, le fait d’en parler sans cesse en mettant l’accent sur le fait que personne ne sait quand nous sortirons de la crise (là encore, c’est valable pour toutes les crises) a nécessairement un rôle aggravant.

    Par ailleurs, on peut constater que les médias ne jouent pas vraiment leur rôle pédagogique dans cette crise. Ils parlent presque exclusivement de la crise financière et de ses répercussions sur l’économie réelle.

    Certes, la crise est avant tout financière. Mais la crise financière se double d’une crise de certains secteurs forts de notre économie, dont nous « découvrons » (avec des guillemets hein !) aujourd’hui brutalement qu’ils ne sont plus des secteurs d’avenir. Je pense notamment à l’automobile, dont le déclin était de toute façon programmé, mais se trouve accéléré par la crise. Les marges de croissance, et les emplois qui vont avec, qui seront perdus dans ces secteurs, pourront peut-être se retrouver ailleurs, dans les secteurs liés à l’écologie notamment. Il faut l’espérer, sans quoi nous devrons réduire sensiblement notre niveau de vie, et cela à tous les échelons de la société.

    Par contre, je ne crois pas que la crise soit systémique, comme voudraient le faire croire certains esprits chagrins. C’est ce que l’on peut entendre à chaque grande crise (ou du moins lire, car pour entendre il aurait fallu vivre à l’époque des précédentes grosses crises) et ce sont des propos à chaque fois démentis par les réalités économiques.

    Cela dit, la crise actuelle n’est sans doute rien en regard des défis qui nous attendent dans les quelques décennies à venir (fin du pétrole et du tout automobile, et plus généralement fin des voyages « pas chers », problème de l’eau et de la nourriture, etc.). Ces défis recèlent de nombreux dangers, mais sont également très excitants, l’homme ayant jusqu’ici réussi à surmonter bien des difficultés pour se maintenir au rang d’espèce dominante sur cette petite planète qu’on appelle la Terre...

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h42 le 25/03/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Vous vous souvenez du ghetto de Varsovie.
    Les nazis décrétaient chaque jour que la crise s’intensifiait, et faisaient savoir aux dirigeants juifs que ce mois-ci il faudrait deux fois plus d’or pour avoir deux fois moins d’ersatz de pain.
    Et la Judenrat d’aller raqueter la population parce qu’il n’y a pas d’autre issue.

    Toutes les banqueroutes sont bidon.

    Il s’agit juste de faire savoir à la population qu’elle va trimer plus pour retarder l’extermination de trois semaines.
    Les moyens techniques de subvenir aux besoins de tous, et même à leur bonheur, existent.
    C’est un choix politique de maintenir les masses dans la privation.

    Toute ménagère sait faire le total produit, le total des dépenses, provisionner et investir.
    Le travail des comptables et des économistes, c’est de faire apparaître des bénéfices ou des déficits selon les volontés politiques des patrons.
    Et l’annonce actuelle de la crise montre ce qu’il réserve à la masse, salariale ou pas.

    Les médias sont là pour faire savoir à la population qu’il va falloir sacrifier la moitié d’entre nous pour sauver les autres dans l’horizon indépassable du capitalisme.

    • zénon denon 84
      • Posté à 18h32 le 25/03/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      OH ,
      oh la la ,
      Que voila un plombier/électricien
      qu’il est beau et intelligent .hein on dirait pas *
      en le voyant ..._je blague _
      Mais C’est exactement cela .
      Nous sommes tous des crétins (moi le premier)
      et on n’y croit .On na sais pas à quoi ,mais on y croit .
      Faut vraiment etre » con « .
      En plus si on avait des visages heureux et épanouis ,hein ! ! !

      Tout le contaire .Ravagé ,par les infos en continus .
      Pour la grande joie de qui _ Je donne en mille _ ?

      J’ai comme l’impression que ça y est ...on touche le fond

      QUOIQUE ? comme disait Devos ,raymond .

  • dupontlajoie77@yahoo.fr
    • Posté à 17h56 le 25/03/2009
    • Internaute 72404
      retraité

    Il y a un article parut dans « bakchiche » dans lequel un gros dirigeant de AFER « association française d’épargne et de retraite » se trouve impliqué dans une affaire de CLUB ECHANGISTE a Paris.
    Vous pouvez nous rassurer dans le sens ou l’on ne va pas avoir une replique de MADOFF en FRANCE....On a des petites economies....

    • yalienx
      • Posté à 18h56 le 25/03/2009
      • Internaute 66859

      Si c’est simplement un type qui va dans les clubs échangistes, où est le problème ? Et surtout quel risque cela fait-il peser sur les économies des clients de l’AFER ? Pour ma part, je me moque de savoir ce que les gens font de leur vie sexuelle...

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 18h29 le 25/03/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Une constatation : en règle générale, plus les lecteurs/auditeurs/téléspectateurs sont au fait des causes et des circonstances de la crise, moins ils sont optimistes ! Par exemple, les personnes au courant des détails du plan Geithner de sortie des actifs toxiques des banques (cf. la présentation de ce plan lundi 23 mars) ont les plus grands doutes quant à son efficacité. Nouhiel Roubini, économiste à New York connu pour avoir anticipé l’explosion de septembre dernier, chiffre à au moins 2500 milliards de dollars le montant des actifs toxiques des banques et autres institutions financières, soit deux fois et demie l’évaluation maximum qui en est faite par Geithner. Selon lui et d’autres économistes vraiment bien informés (ils ne sont pas si nombreux), le plan Geithner va transférer des sommes énormes du budget fédéral américain (donc, de la poche des contribuables présents et futurs, pour un montant se chiffrant potentiellement à 1000 milliards) aux investisseurs qui achèteront aux enchères les actifs toxiques « sortis » des banques et ’garantis par l’Etat fédéral, mais ne résoudra pas le problème pour autant.

    Un article du Financial Times d’aujourd’hui va dans le même sens.

    L’homme de la rue entend parfois ces économistes sans vraiment comprendre leur argumentation, mais il se crée ainsi une sorte d’électricité statique qui entretient son pessimisme. Les médias – du moins ceux qui font bien leur travail d’explication ; il y en a pas mal qui se satisfont de répéter ce que leur disent les dépêches d’agence ou les officines gouvernementales, hélas ! – ne sont pour rien dans cette affaire.

    Les gens sont bien assez grands pour comprendre les chiffres du chômage, la multiplication des licenciements, l’inefficacité du « plan de relance » de Sarkozy, le désaccord entre Strauss-Kahn et Jean-Claude Trichet concernant le besoin de parfaire les divers plans de relance européens, etc.

    Quand le message ne plaît pas, on tue souvent le messager. La solution consisterait-elle à censurer les mauvaises nouvelles véhiculées par les médias, comme en temps de guerre ?

  • zénon denon 84
    • Posté à 18h45 le 25/03/2009
    • Internaute 30028
      Bonne

    « S’ils disaient la réalité,ce serait
    beaucoup plus grave je pense . »
    Ahmed Silem ______________

    « Si ta parole n’est pas plus belle
    que le silence faut que tu te taises “.

    Abd-Al -Malik ._______________

    ... ? ? ? ? ? ? ? ......... ? ? ? ? ? ? ? .......... ? ? ? ? ? ? ? ........ ? ? ? ? ? ? ........ ? ? ? ? ? ?

  • jepava
    jepava
    Professeur Lycée Professionnel
    • Posté à 20h42 le 25/03/2009
    • Expert 74121
      Professeur Lycée Professionnel

    Les journalistes ne font qu’informer, ce qui aggrave la crise c’est le fait que depuis des années la France a construit une Europe technocratique validé par ceux la même qui la conçoivent et aujourd’hui les gouvernements se retrouvent sans levier. Pas de banque, pas de moyen de financer, puisque plus moyen d’imprimer des billets ( qui ne sont par ailleurs que de l’encre et du papier) ce dont les états unis ne se privent pas ( chaque jours une annonce de plusieurs milliard de billet vert pour financer quoi ?), une économie ou plus rien n’a de sens (travail, parachute doré, prix du pain, coût de la construction...). Alors heureusement que l’information circule encore : pourvu que cela dure ! ! !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h23 le 25/03/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Et si les médias se trompaient de crise ? »
    Impossible.
    Sur Rue 89 il y a Jean Matouk qui publie régulièrement ses analyses profondes et ses vaticinations géniales depuis des mois. On est ainsi au courant de tout et on sait à quoi s’en tenir. Si on se trompe après ça, c’est qu’on est vraiment bouché ! Non mais...

  • Galuel
    Galuel
    Entrepreneur
    • Posté à 22h36 le 25/03/2009
    • Internaute 62855
      Entrepreneur
  • N.MARECHAL
    • Posté à 23h09 le 25/03/2009
    • Internaute 9175

    Elle est bien bonne celle la ! ! !

    On pourrait dire que tout va tres bien et que ce mois ci , seulement 80 000 personnes supplémentaires sont dispensées de travailler.

    Mort de rire...

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 05h35 le 26/03/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    ah j’aimerais bien entendre mame Ferrari ou mossieur Pujadas chanter la chanson :
    Tout va trés bien madame la marquise ....

  • marie 75
    • Posté à 09h26 le 26/03/2009
    • Internaute 3563

    l’extrême droite représente la presse française depuis 2004 ? ? ? ? ? ?
    (cf acrimed) :

    Un ancien dirigeant de l’extrême droite représente la presse française
    Publié le 1er février 2005 (première publication le 19 décembre 2004) par Pascal Dillane

    François d’Orcival, président du comité éditorial du groupe Valmonde (Valeurs actuelles, Le Spectacle du monde, propriétés de Dassault) a été élu le 15 décembre 2004 président de la Fédération Nationale de la Presse Française (FNPF), organisation patronale de la presse.

    François d’Orcival a été l’un des principaux dirigeants de la mouvance nationaliste-européenne de l’extrême droite française. Il a été l’un des animateurs de Jeune Nation, groupe violent dissous par le gouvernement en 1958 après un attentat à la bombe à l’Assemblée nationale, mais qui poursuivra ses activités avec pour objectif de renverser la Ve République. En 1960, D’Orcival est l’un des fondateurs de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN) - qui s’oppose à l’UNEF et soutient les défenseurs de l’Algérie française -, dont il va s’ » imposer comme le leader incontesté « , “ le chef historique et emblématique ‘ [1]. A la fin de la guerre d’Algérie, des militants de la FEN participent aux attentats de l’OAS, et au début de l’année 1962, après une nuit bleue , D’Orcival fait partie des militants embarqués par la police, et internés au camp de Saint-Maurice-l’Ardoise (Gard), où il reste quatre semaines.
    C’est en dirigeant le journal de la FEN, Les Cahiers universitaires, que François D’Orcival fait l’apprentissage de son futur métier [2]. Il entretient des contacts étroits avec Spectacle du monde, une revue où il fera ses débuts dans la grande presse, en 1966, éditée par Raymond Bourgine, fils d’un ancien gouverneur des colonies, chaud partisan de l’Algérie française. Bourgine soutient financièrement la FEN, et en retour les étudiants nationalistes sont chargés de placer des abonnements à Spectacle du monde...

    D’Orcival est aussi à cette époque l’un des principaux collaborateurs de la revue Défense de l’Occident [3] et de la revue Europe Action (1963-66), animée par Dominique Venner et Alain de Benoist [4]. Aux éditions Saint-Just, créées en 1962 par Dominique Venner, il cosigne avec Alain de Benoist (alias Fabrice Laroche) deux livres, sur la Rhodésie de Ian Smith, et sur l’OAS : Le courage est leur patrie... Début 1964, la direction de la FEN exclut plusieurs militants (Alain Madelin, Alain Robert, Gérard Longuet, François Duprat...), qui contestent la ligne nationaliste européenne impulsée par D’Orcival, Venner et de Benoist. Les exclus fonderont le mouvement Occident.

    François d’Orcival participe en 1966 à la création du Mouvement nationaliste de progrès (MNP), qui présente quelques candidats aux élections législatives de 1967 sous l’étiquette du Rassemblement européen de la liberté (REL). Il fait ensuite partie des fondateurs de la revue Nouvelle école et du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE, fondé officiellement en janvier 1969) [5].
    Dans les années 1970, le GRECE investit la presse de droite, d’abord, dès 1970, le groupe de Raymond Bourgine (Valeurs actuelles, Le Spectacle du monde), qui avait déjà accueilli D’Orcival en 1966, puis Le Figaro-Magazine, sous l’égide de Louis Pauwels, en 1977-78. Rédacteur en chef de Valeurs actuelles, François d’Orcival aurait rompu avec le GRECE en 1976 [6].

    Notes
    [1] Frédéric Charpier, Génération Occident, Seuil, janvier 2005.

    [2] F. Charpier, op. cit..

    [3] Créée en 1952 par Maurice Bardèche, c’est la plus importante revue de l’extrême droite française de l’après-guerre , selon Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France, Presses universitaires de Lyon, 1992.

    [4] Europe-Action servit d’organe et d’encadrement aux plus redoutables néo-fascistes français des années 60 , écrit Joseph Algazy, La Tentation néo-fasciste en France (1944-1965), Fayard, 1984.

    [5] François d’Orcival conteste avoir jamais appartenu au GRECE, selon Frédéric Charpier, op. cit..

    [6] Selon Ghislaine Desbuissons, La Nouvelle Droite (1968-1984), Contribution à l’étude des idées de droite en France, thèse de doctorat en sciences politiques, IEP de Grenoble, 1984.

  • h-r
    h-r
    • Posté à 10h04 le 26/03/2009
    • Internaute 37765

    Quelle drôle d’idée que de penser que les médias pourraient aggraver une crise dont l’ampleur dépasse notre imaginaire !
    D’ailleurs, il me semble que la couverture médiatique est bien partielle, parfois superficielle par rapport à la réalité.

    Mais le traitement de cette crise par les médias est salutaire :
    moi qui travaille en indépendant, notamment avec l’étranger, j’ai été inquiète dès l’annonce de la crise des subprimes de juillet 2007 ; mon activité s’en est ressentie dès avril 2008 (opérations atermoyées puis annulées, maintes fois tout au long de l’année).
    Mon réflexe fut de me renseigner auprès de mes pairs pour tenter de comprendre si il ne s’agissait que de moi ou s’il s’agissait des prémisses d’une crise.
    Biensur, en France, on ne parle pas ouvertement de la santé financière de son entreprise et de ses perspectives, alors j’entendais « non, non, pour nous, tout va bien ».
    Je me sentais très isolée face aux difficultés qui émergeaient et mes prospectives qui se crispaient.
    Il aura fallu attendre 2009 pour que les mêmes interlocuteurs me révèlent qu’il avaient, en fait, été touchés dès le milieu de l’année 2008 : les langues se sont déliées face à une réalité partagée par tous et rendue publique par la couverture médiatique de la crise.

    Quant à la cruauté de cette crise, je trouve que les médias sont encore loin de la réalité : combien d’appels je reçois aujourd’hui de collaborateurs licenciés brusquement de leur entreprise, comme des mal-propres, sans alternative, sans accompagnement. Le choc et l’angoisse subis n’engagent guère au « think positive », à la consommation, à la joie de vivre.
    Ce n’est pas la couverture médiatique qui fait la crise, c’est bel et bien le contexte qui crée les drames et la détresse.

    Tout cela pour dire que les médias ont un rôle essentiel : il créent, d’une certaine manière, du lien entre les personnes en les informant. Il est absolument nécessaire de transmettre des informations justes, précises, et lorsque c’est possible on attend de la presse des explications et des analyses avec lesquelles on peut réagir et se positionner.
    La crise n’est pas une opération de communication foireuse relayée par les médias : il s’agit bien d’une catastrophe systémique aux conséquences douloureuses pour des millions d’individus.
    Outre les informations factuelles sur les données économiques, la presse révèle également les injustices et les aberrations d’un système poussé à l’extrême, loin des notions de progrès, d’égalité, de justice, de respect de l’individu et de l’intérêt général.
    On peut critiquer un certain traitement de la crise par certains médias (personnellement , je ne peux que honnir un torchon comme Le Figaro), mais certainement pas l’activité médiatique, essentielle en ces temps difficiles.

  • marie 75
    • Posté à 11h05 le 26/03/2009
    • Internaute 3563

    deux dirigeants Gérard Mestrallet (PDG de GDF Suez) et Jean-François Cirelli (vice-président du groupe) vont se partager plus d’un million de stock-options
    –––––––––––––––––––––––-
    Vive le Sarko/UMP/Medef ! ! ! ! ! !
    Allez Sarko ... quand c’est fini ca recommence ! ! ! ! !
    –––––––––––––––––––––––––––––––––––––-

    Le personnel du terminal méthanier GDF-Suez de Fos-sur-Mer en grève

    MARSEILLE - Le personnel du terminal méthanier GDF Suez de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) est en grève depuis mercredi soir 21H00 pour réclamer une hausse de leur pouvoir d’achat et protester contre les stock-options octroyées aux deux dirigeants du groupe, a-t-on appris jeudi auprès de la CGT.

    « Trois navires devaient rentrer à partir de cet après-midi et jusqu’à lundi et nous avons décidé de ne pas les décharger. Nous ne délivrons plus non plus d’autorisations aux salariés d’EDF ou d’entreprises extérieures pour intervenir sur le site », a déclaré à l’AFP Robert Rozy, délégué CGT du personnel.

    Selon M. Rozy, les salariés du stockage souterrain et ceux du réseau de transport de gaz sont également en grève.

    « La goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est l’annonce hier (mercredi, ndlr) que nos deux dirigeants Gérard Mestrallet (PDG de GDF Suez) et Jean-François Cirelli (vice-président du groupe) vont se partager plus d’un million de stock-options. On a du mal à avaler ce genre d’annonce quand on n’arrête pas de nous parler de crise et d’impossibilité d’augmenter les salaires », a-t-il expliqué.

    « Nous attendons les propositions de la direction », a poursuivi M. Rozy, précisant qu’une assemblée générale des personnels était prévue dans la matinée pour décider des suites à donner à ce mouvement reconductible toutes les 24 heures.

    26 mars 2009 10h35

    Lien

  • France Fabay
    France Fabay
    créatrice d'entreprise
    • Posté à 14h17 le 26/03/2009
    • Internaute 56461
      créatrice d'entreprise

    On peut aussi (et peut-être même surtout) se poser cette question « aggravent-ils la crise en la dramatisant » à propos du gouvernement lui-même.
    Ce gouvernement - et singulièrement le président - fait son beurre de la crise, il s’en pourlèche à l’envi ; avec Fillon dans le rôle du clown triste, pour faire jouer l’effet de contraste.
    Le verbatim présidentiel d’hier : « j’ai la banane » [parce que cette crise donne l’occasion de refondre notre substrat idéologique - ou quelque chose comme ça, je cite de mémoire] montre assez le bénéfice qu’il retire de l’instabilité actuelle, comme Bush en bénéficia il y a 4 ou 5 ans.
    ... « J’ai la banane », c’est la version 21ème siècle du vieux refrain « ce qu’il nous faudrait c’est une bonne guerre »...

  • reflexions
    reflexions
    observateur
    • Posté à 11h43 le 27/03/2009
    • Internaute 73953
      observateur

    Oui les médias reflétent la réalité, mais ils ont malheureusement tendance à ne parler que des choses qui vont mal. Auditeur régulier de France Inter de 7 à 8 le matin, j’ai arrêté d’écouter, car avec le cumul de mauvaises nouvelles, j’avais envie de planter ma voiture contre un arbre !
    Sérieusement ou sont les bonnes nouvelles ? Même quand il y en a, les journalistes commencent par « Malgré la crise... »

    Oui c’est la crise oui ça va mal, mais merci à nos journalistes de parler de ce qui va bien, meme si c’est moins vendeur...

    Le Point du jeudi 5 mars article « France : 12 raisons d’espérer “
    Une bouffée d’air frais qui fait du bien !

    Il y a eu un avant la crise, il y aura un après . Chaque événement comporte ses avantages et ses inconvénients.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h38 le 15/04/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Les médias nourrissent-ils vraiment la crise ? »

    Et pourtant certains d’entre eux ne ménagent pas leurs efforts pour tenter de nous dorer la pilule par tous les moyens !
    On n’a jamais autant parlé de cul, des états d’âme des grands de ce monde, de la marque de brosse à dents préférée de tel ou de tel autre, de l’avenir de la moutarde et que sais-je.
    Pipolisation ubber alles.
    Et sur Rue89, de Jean Matouk à Hugues Serraf on a tout ce qu’il faut pour nous changer les idées et nous remonter le moral concernant la validité de notre modèle de société.
    Il manque peut-être à certains un Jean Nocher ou un Michel Droit pour parfaire le tableau. Autre temps, autres moeurs. On ne peut pas tout avoir.

    • the cat
      the cat répond à nemo3637
      étudiant
      • Posté à 10h58 le 16/04/2009
      • Internaute 54940
        étudiant

      Je n’ai rien contre l’usage de l’allemand même sur un site français, encore faut-il qu’il se fasse dans les règles de cette noble langue.
      On écrit donc « über alles ».

      (sinon je suis plutôt d’accord avec vous :))

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 11h25 le 16/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        Pourtant il s’est présenté comme un prof ! C’est quand même pas un prof bidon ! Remarquez, quand on voit le niveau des profs aujourd’hui...

         
        • the cat
          • Posté à 12h00 le 16/04/2009
          • Internaute 54940
            étudiant

          Faut pas généraliser, il y a de très bons profs. Leur niveau va même en croissant, l’accession à l’IUFM étant de plus en plus difficile. Et le niveau master sera très prochainement exigé. C’est plutôt de pédagogie que les profs commencent à manquer, mais ça c’est un autre débat...
          Et Nemo n’est sûrement pas un prof d’allemand...

        1 autres commentaires
  • Danielle29
    Danielle29
    Soutien à amonhumbleavis
    • Posté à 22h48 le 15/04/2009
    • Internaute 30791
      Soutien à amonhumbleavis

    Le « mes bénef’ “ ne manque pas d’air pour appeler une de ses émanations ‘Ethic’...

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 07h48 le 16/04/2009
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    celà me rappelle l’histoire du doigt qui montre la lune : on nous parle du doigt, ce qui évite de parler de la lune.
    j’ai plutôt tendance à croire que les médias modére la crise, voire veulent la nier le plus souvent possible. oh bien entendu ils ne peuvent ignorer mille licenciements par là, une usine occupée par ci, mais j’entends à longueur de journaux des interprétations « modérant » cette fameuse crise ; par exemple ce matin on nous annonce que la chine connaît les plus mauvais chiffre de je ne sais quel indicateur, et bien on nous laisse entendre que c’est la preuve que la reprise est en vue, puisqu’ils ne peuvent que remonter ! ! même chose pour l’immobilier certes il y a une baisse, mais....
    en fait les médias effleurent vraiment « la crise ». mais pouvait il en être autrement quand les « experts » chargés de nous la décrire, l’expliquer, sont les mêmes que ceux qui justifiaient le systéme qui nous entraina dans cette catastrophe.

  • MichelKoutouzis
    MichelKoutouzis
    Consultant
    • Posté à 09h42 le 16/04/2009
    • Internaute 65768
      Consultant

    Oui, les médias ont aggravé la crise, mais pas pour les raisons ci dessus. C’est en amont qu’il faut aller : Les médias alors, généralistes ou spécialisés, n’ont rien vu venir. Pris entre l’enclume de l’info éphémère et des explications répétitives et quotidiennes des tendances boursières et le marteau compresseur du suivisme des institutions de cotation. Elles ont été sourdes (comme tout le monde me direz-vous) à toute indication allant à contre-temps. Non seulement elles n’ont plus des capacités d’anticipation et d’analyse indépendantes, mais elles s’obstinaient à refuser tout apport « divergeant » le considérant comme marginal.
    Personne n’a pu émettre une évidence du système : depuis bientôt vingt ans on a remplacé les « augmentations » par des « emprunts ». Les deux phénomènes ont été mis e valeur par les médias mais aucun d’eux n’a eu le courage de dire que ces deux mécanismes étaient liés jusqu’à l’absurde...
    Aujourd’hui, les médias se rattrapent, mais toujours dans une optique à court terme. Pourtant la crise accouchera de nouvelles réalités économiques, géopolitiques et politiques, qui vont encore « étonner » tandis qu’elles sont déjà visibles.

  • marie 75
    • Posté à 09h45 le 16/04/2009
    • Internaute 3563

    Le monde commence à retourner sa veste qt aux enseignants chercheurs et aux étudiants ... because baisse des ventes...
    En 2 jours ....

    A PARIS rejoignez la ronde des obstinés pl de l’hôtel de ville ! ! ! !
    Hier 200 gaziers nous ont rejoint....
    Allez voir le site la ronde des obstinés ....

    Et sachez que .....
    Les obstinés entrent dans la ronde à Bordeaux (cf 20mn)

    Deux par deux pour discuter, ou tout seul avec un bouquin dans les mains. Peu importe la manière, c’est l’obstination qui compte. Le collectif « Sauvons l’éducation 33 », toujours en quête de nouvelles façons de manifester son opposition aux réformes en cours, a lancé hier sa Ronde des obstinés. Tous les jours, de 10 h à 20 h, des volontaires vont se relayer pour tourner en rond sur la place Pey-Berland, devant l’entrée de la mairie de Bordeaux.

    Hier, les obstinés du jour étaient surtout des étudiants. Mais la ronde s’adresse à tout le monde. « C’est une ronde de défense des services publics en général, explique Johnny Goguet, doctorant en électronique à Bordeaux-I. Pour participer, on peut s’inscrire à l’avance sur Internet ou se joindre à nous à l’improviste. » Le collectif met même des livres à disposition pour occuper les marcheurs. « Cette manifestation donne l’occasion de débattre avec les passants. Mais on en profite aussi pour continuer à diffuser le savoir », sourit Johnny.

  • parousnik
    • Posté à 11h53 le 16/04/2009
    • Internaute 18991

    Résultat de sondage... mais on évite toujours de nous révéler les questions intégrales posées...et le nombre de personnes interrogées etc... donc le fanstastique s’oppose au quotidien de millions de personnes qui sont sans emploi ou pataugent dans des emplois très précaires : ou encore des millions de gens qui sont sous payés... Au contraire les médias ne parlent pas assez du plus immense détournement de fond public de l’histoire de l’humanité...baptisé « crise » pour laisser entendre que ce pillage est accidentel... Pour contraindre les populations au fascisme, il faut le paupériser les populations comme cela c’est produit avec l’Allemagne avant même les années Hitlerienne... Cette crise est organisé a partir de Londres et Whasington comme les guerres de pillages du Moyen Orient...et s’est étendu a tout l’occident et au reste du monde résultat de la mondialisation du fascisme économique... Les médias de masse ne parlent pas des conséquences a plus ou moins brèves échéances de ces pillages fascistes pour l’humanité toute entière... Cessez de nous désinformé avec des prétendu résultat de sondage...organisez de véritables référendums sur les questions essentielles...et nous verrons alors ce que pensent les français...les européens, les africains, les russes les chinois , les étasuniens etc...