TRIBUNE 27/05/2008 à 12h13

Et si les pêcheurs étaient en train de noyer la pêche française ?

juliettelucie | Agitée du bocal

(De nos archives)

C’est reparti pour un conflit entre Barnier et les pêcheurs. L’an dernier, juliettelucie nous avait envoyé une tribune jugeant les pêcheurs français « déphasés ». Son propos, quoique controversé, reste totalement d’actualité.

En mai 2008, c’était le prix du pétrole qui mettait le feu aux ports,
cette fois ce sont les quotas de pêche de sole et de cabillaud. Depuis mardi, les pêcheurs bloquent les ports de Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque pour demander au ministre de l’Agriculture et de la Pêche de renégocier les quotas à la hausse car ils ont déjà pêché tout ce que Bruxelles autorise pour l’année. Le mouvement s’annonce dur.

D’ici 2040, les océans seront vidés de leurs poissons

Ne regardez pas Bruxelles ainsi. Non, il ne s’agit pas des vilains capitalistes qui veulent tuer les petits patrons qui se tuent au travail. La politique commune de pêche (PCP) a une raison d’exister qui a peu à voir avec le libéralisme et beaucoup à voir avec l’environnement.

Voici une des raisons pour lesquelles aider les pêcheurs est une mauvaise idée : on aide une industrie qui est en train de détruire les océans de manière irréparable.

Les ressources halieutiques sont en voie de disparition ; en tête dans la liste, le thon et le cabillaud, mais beaucoup d’autres espèces sont concernées. La faute à la surpêche et aux techniques de pêche destructives (voyez les effets sur le fond de l’océan et sur les coraux d’un chalut de fond).

Les biologistes marins estiment que d’ici 2040, les océans seront littéralement vidés de leurs poissons si la pêche continue au rythme actuel. Je répète : d’ici 2040, il n’y aura plus de poisson. Plus de poissons, plus de pêcheurs.

Oh, bien entendu, il y a d’autres causes – comme tout problème environnemental, les sources sont globales.

Je pourrais vous parler de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Je pourrais vous parler des espèces invasives qui arrivent quand il y a un bout manquant dans la chaîne alimentaire. Les océans sont un écosystème incroyable où tout dépend de tout.

Pour arrêter l’hémorragie, Bruxelles se bat comme elle le peut, mais toute politique visant à protéger les océans est systématiquement refusée ou coulée par quelques Etats membres, en tête desquels l’Espagne et la France.

Seuls les quotas -politique insuffisante, mais on travaille au mieux que rien- sont acceptés, et même ceux-là sont allègrement dépassés par les pêcheurs français et espagnols (oui, toujours les mêmes), leurs contribuables étant priés à la fin de chaque année de payer des amendes.

Si on pêche trop, c’est qu’il y a trop de pêcheurs

Alors ne m’en voulez pas si je me marre quand j’entends que les pôôôôôvres pêcheurs consomment plus de carburants car ils doivent aller pêcher plus loin, vu qu’il n’y a plus rien près du littoral. Ou quand j’entends qu’il faut leur donner plus d’argent, sinon la pêche française va mourir -les pêcheurs français sont responsables de leur propre désastre. La politique de la méchante Commission de Bruxelles vise avant tout à s’assurer que d’ici quarante ans, justement, l’industrie de la pêche (européenne et française) aura encore quelque chose à pêcher.

Malheureusement pour la pêche française, ceux qui bloquent les ports aujourd’hui et le gouvernement français s’en fichent comme de l’an quarante, justement. Ils seront à la retraite. Et les pêcheurs de 2040, eux, ne pourront pas demander au gouvernement de remettre des poissons dans l’eau ; ce jour-là, on se rendra compte que les politiques de long terme, finalement, ça avait du bon.

Que faire, me dites-vous, en fin de compte, pour notre industrie de la pêche qui n’est plus rentable aujourd’hui ? C’est simple, il faut faire face à l’inévitable vérité : si on pêche trop, c’est qu’il y a trop de pêcheurs. Il faut le dire ouvertement : la pêche française est destructrice. Les 300 millions (NDLR : que le gouvernement avait débloqué pour les aider à faire face au pétrole cher) ne devraient pas servir à mettre un pansement sur un cancer, mais bien à pousser une bonne partie de la profession à se reconvertir.

Peut-être à changer les bateaux pour des neufs, au rendement par litre de diesel plus important.

Surtout, se rendre compte que ceci arrivera, de gré ou de force, d’ici quarante ans. Une politique de long terme, donc. Malheureusement, comme dirait l’autre, à long terme, on est tous morts -surtout les poissons.

► Cette tribune a intialement été publiée le 27 mai 2008.

  • 27918 visites
  • 201 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Deborah
    • Posté à 12h23 le 27/05/2008
    • Internaute 3584

    Je me demande quelle tête vous feriez si une décision européenne vous privait de votre gagne-pain, au nom bien sûr de l’environnement etc.
    En ce moment, les pêcheurs - ils ne sont pas les seuls - sont victimes du prix du pétrole, et de l’incurie des gouvernements, incapables depuis longtemps de gérer correctement la ressource pêche.

    Alors on va dire aux pêcheurs : « L’exploitation de la mer ça suffit. On va vous reconvertir tous - qu’importe votre âge et vos compétences - et vous allez gagner votre vie convenablement sans toucher au poisson ».

    Et à vous, Madame, on va dire aussi : « Journaliste, ce n’est plus possible. Trop peu de ressources pour vos grands reportages qui bouffent trop de kilomètres kérozène, et que les outils que vous utilisez - ordinateurs, papier, crayons, font trop de gâchi. Alors, reconvertissez-vous »...

    Tant que les politiques européennes, mais aussi mondiales, ne s’accorderont pas sur des mesures collectives, efficaces pour les travailleurs, pour l’environnement, et pour chacun, la ressource de la mer, come tant d’autres, ira de plus en plus mal ; Ne jetons pas la pierre à ces salauds de pêcheurs qui, de temps à autre vous font pleurer, quand quelques uns paient leur métier de leur vie.

    Ce sont nos politiques, tous bords et tous pays confondus, qui n’ont jamais fait le nécessaire et continuent. Jusqu’à la catastrophe absolue, sans doute.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Deborah
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 12h38 le 27/05/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Juste pour que les choses soient claires : comme sa bio l’indique, l’auteure de cet article n’est pas journaliste mais fait des études de sciences politiques.

      • marie 75
        marie 75 répond à Arnaud Aubron
        • Posté à 14h26 le 27/05/2008
        • Internaute 3563

        c’est gentil les étudiants et ca ne coûte pas cher ! ! ! !
        De là à savoir faire un article et traiter un sujet.

         
        • Lohiel
          Lohiel répond à marie 75
          http://twitter.com/Lohiel
          • Posté à 14h44 le 27/05/2008
          • Internaute 38391
            http://twitter.com/Lohiel

          Bien, Marie, on attend impatiemment le vôtre, d’article sur le sujet ...^^

          (sinon, il est très bien, son papier, je vois pas où est le problème... à part qu’il dit des vérités pas très agréables à entendre)

          • marie 75
            marie 75 répond à Lohiel
            • Posté à 21h53 le 27/05/2008
            • Internaute 3563

            bof ! ! !
            mes tirages me mettent à l’abri de réponses à votre pacifisme guerrier.
            Ya combien de pseudo ? ? ? ? ?

            • Lohiel
              Lohiel répond à marie 75
              http://twitter.com/Lohiel
              • Posté à 09h16 le 28/05/2008
              • Internaute 38391
                http://twitter.com/Lohiel

              >>>Ya combien de pseudo ? ? ? ? ?

              un seul, bien sûr.
              La pratique de l’honnêteté est beaucoup plus agréable que les imposteurs ne se l’imaginent. On peut se tromper bien sûr, comme tout le monde, mais mentir délibérément, c’est se condamner à la faiblesse et aux complications, alors que la sincérité donne un relief à la vie qui année après année parvient presque à lui donner un sens.

        3 autres commentaires
      • Croa
        Croa répond à Arnaud Aubron
        • Posté à 18h25 le 27/05/2008
        • Internaute 34517

        En plus c’est une fille ! Nous lui pardonnerons donc le « par litre de “diesel‘’.

        Rappel : Pour des raisons techniques et règlementaires c’est généralement du gazole (on peut écrire aussi gas-oil) qui brûle dans un moteur diesel. Rudolf Diesel, inventeur de ce type de moteur, espérait un fonctionnement à la poudre de charbon, ce qu’il n’a jamais réussi à obtenir. Suivant configurations spéciales ou non, un diesel peut toutefois fonctionner à l’huile, au fuel léger ou lourd, à l’essence, au kérosène, bref pratiquement avec n’importe quoi.

         
        • juliettelucie
          juliettelucie répond à Croa
          Auteur(e) de l'article Agitée du bocal
          • Posté à 21h48 le 27/05/2008
          • Internaute 4918
            Agitée du bocal

          Je vous remercie de votre compréhension :) (je n’ai même pas de voiture, imaginez donc à quel point mes connaissances en termes d’essence et de gazole puissent être limitée).

          • jerome13103
            jerome13103 répond à juliettelucie
            Peut encore se(r)vir
            • Posté à 23h00 le 27/05/2008
            • Internaute 25696
              Peut encore se(r)vir

            Vous n’y allez pas par quatre chemins mais je ne peux qu’abonder dans votre sens : le principe de réalité c’est l’essence chère et les dangers de la surpêche.
            Donc ce clientélisme franco-français contre ces salops de Bruxelle, ça ne vous rappelle rien.
            35 ans de PAC avec pour résultats des subventions, des pesticides, des OGM, de l’intensif, n’est-ce pas M. Chirac ? Gentil défenseur des gentils paysans français grâce auxquels plus aucun cours d’eau n’est exempt de pesticides en France, 3ème utilisateur mondial de ces gentils produits.
            De la démagogie comme mode d’empoisonnement des enjeux, des débats, de la maturité citoyenne, des esprits et enfin des assiettes.
            Gouverner c’est prévoir, jusqu’à présent, pêcheurs ou paysans, plus à plaindre qu’à blâmer, ont plutôt été endormis qu’éveiller à une quelconque conscience citoyenne.

        2 autres commentaires
      • marigae
        marigae répond à Arnaud Aubron
        • Posté à 10h43 le 28/05/2008
        • Internaute 9147

        En effet, je pense que les intentions de l’auteur sont tout à fait louables, mais, comme c’est souvent le cas dans le domaine de la pêche en France, certaines informations ont semblé lui manquer. Je tiens à apporter quelques éléments à décharge ayant l’inconvénient de ne plus permettre de trouver un seul coupable.

        Cela fait maintenant plus de 3 ans que la hausse incessante du prix du gazole pose des problèmes de fond aux professionnels pêcheurs, au législateur et au citoyen très peu informé sur les enjeux-mais citoyen de la terre et contribuable.
        LE gazole peut représenter 30% du chiffre d’affaire des chalutiers et 15 à 20% d’autres bateaux, et une hausse de 150% a un impact absolu important sur le chiffre d’affaire de l’entreprise. Le prix du poisson a une faible marge de progression, car, à titre d’exemple, quand le prix de la Lotte augmente, on peut toujours trouver des protéines dans du poulet ou du boeuf. Le patron pêcheur pourrait diminuer ses charges en théorie. Depuis quelques temps les équipages ont diminué de une à deux personnes, ce qui amène les bateaux au minimum nécessaire pour assurer la sécurité et pose des problèmes d’emplois. Le patron pêcheur pourrait diminuer le revenu propre de l’entreprise, en théorie...car les marges sont faibles. Sans polémiquer, il faut rappeler que plus de 90% des acteurs ont des structures financières semblables au monde de l’artisanat, avec la spécificité d’être très couteuses en capital. Ce qui veut dire que d’une part la production repose majoritairement sur l’outil couteux de production, « le (ou les) bateaux » et que les économies d’échelle n’y sont pas si évidentes et que la gestion des risques est prioritaire et difficile (prévision impossible des captures que l’on va réaliser individuellement).
        La règle du jeu européenne (les lignes directrices sur les aides d’Etat inspirées de la DG concurrence) n’avait pas prévu ce déséquilibre. Elle autorisait des interventions hors des cadres structurels (le Fonds Européen pour la Pêche) seulement à hauteur de 3000 € par entreprise et pour 3 ans. Ce montant représente à peine une mensualité pour un artisan qui rembourse son bateau et bien moins que la hausse de 150% du gazole en trois ans (chiffre à affiner si besoin). L’UE a accepté de monter ce montant à 30 000€ en 2007 avec effet rétroactif. Il ne s’agissait pas d’engraisser les pêcheurs, et ce montant était encore « relativement » faible. Il s’agissait de ne pas tout mélanger.

        La ’surpêche’ est un problème actuel et futur avéré qu’il faut prendre au sérieux. Ce n’est pas sérieux de « profiter » des effets d’une crise financière pour régler un problème de nature et de temporalité totalement différente. Si demain certaines entreprises de pêche, industrielles ou artisanales, font faillites, les quotas et les capacités (volume des bateaux) qui font l’objet de limitations règlementaires, seront affectées à ceux qui restent. EN théorie il n’y aura pas diminution de la pression de pêche, mais concentration des acteurs. Cette concentration des acteurs peut faciliter la mise en œuvre de la gestion et du contrôle de la ’surpêche’, mais cela n’est pas sa condition.
        Une meilleure gestion de la surpêche est un travail qui demande de prendre en compte le cadre socio-économique tant que le cadre « scientifique ». Cela ne veut pas dire que les scientifiques doivent proposer des quotas très serrés et que le conseil des ministres doivent s’amuser à les relever. Cela veut dire qu’il faut continuer d’accompagner la transition du métier de pêcheur-collecteur à celui de pêcheur-aménageur de la mer. Cela veut dire qu’il faut continuer le questionnement sur l’alimentation, la sureté alimentaire. Cela veut dire qu’il faut continuer la collecte des données, la co-expertise, la formation.
        Il ne suffit pas de casser quelques entreprises et quelques bateaux. Le problème est réel et il demande à ce qu’on le prenne au sérieux.

      • vient de déménager 25 oct
        • Posté à 13h07 le 28/05/2008
        • Internaute 23692

        « sciences politiques » tout un programme :))

         
        • brazz
          • Posté à 23h23 le 15/04/2009
          • Internaute 40271

          Euh, le contraire d’une tautologie, c’est bien un barbarisme ? Non, je blague, c’est un peu comme science économique ou science astrologique...

        1 autres commentaires
    • Lohiel
      Lohiel répond à Deborah
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 13h42 le 27/05/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      tiens, j’étais en train d’écrire là-dessus...

      le truc, c’était de vendre leur stuff jusqu’au dernier moment, donc d’enfumer le plus efficacement possible les populations... et de nous décrédibiliser à mort, nous les rares qui refusions d’être dupes de cette arnaque mortifère.

      Lien

    • nosil35
      nosil35 répond à Deborah
      en mutation
      • Posté à 15h55 le 27/05/2008
      • Internaute 39000
        en mutation

      Tu as bien raison Deborah. Quand il n’y aura plus de poissons,les pécheurs on leur dira :
      ne vous inquiétez pas, on va faire des lâchés d’alevin en mer ! comme ca vous pourrez pécher !
      alors l’europe prend des décisions non pas parce que les politiques ont été incapables de gérer la ressource mais parce que les pécheurs se sont tirés une balle dans le pied depuis longtemps à force de croire que les ressources sont inépuisables.
      comment fait on maintenant ? la fuite en avant que tu le proposes pour sauver la face sociale de ce problème ?
      sais tu qu’au Canada, la péche au Cabillaud est interdite depuis presque 20 ans et que les poissons ne sont pas revenus ? quel rapport ? une fois la ressource épuisée, c’est terminé. pas de retour en arrière possible.

    • Hemenate
      Hemenate répond à Deborah
      • Posté à 11h11 le 29/05/2008
      • Internaute 856

      « Alors on va dire aux pêcheurs : “L’exploitation de la mer ça suffit. On va vous reconvertir tous - qu’importe votre âge et vos compétences - et vous allez gagner votre vie convenablement sans toucher au poisson”. “

      Exactement.

      ‘Journaliste, ce n’est plus possible. Trop peu de ressources pour vos grands reportages qui bouffent trop de kilomètres kérozène, et que les outils que vous utilisez - ordinateurs, papier, crayons, font trop de gâchi. Alors, reconvertissez-vous’... ‘

      C’est à peu de chose près ce qui arrive à de nombreux journaliste de Le Monde’ : Plus de sous –> dehors.
      Et encore eux n’ont même pas la satisfaction de sauver l’environnement en perdant leur boulot.
      Mais rassurez vous ça arrive également pour l’artisanat, les délocalisations...

      Bientôt on va devoir sortir notre chéquier dès qu’on croisera un pêcheur.

      Bon je caricature énormément, mais ça me fait du bien.
      Vous êtes des victimes c’est vrai, mais des victimes parmis d’autres qui ont malgré tout le privilège d’être subventionné dès que vous élever la voix.

    • pablico
      pablico répond à Deborah
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h01 le 15/04/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      on peut comprendre que des gens qui étaient artisans de la pêche aient été contraint pour survivre de devenir industriels de la pêche...se trouvent devant un mur d’incompréhension..
      on leur change les règles tout le temps.

      comment gérer leur court terme ?

      le long terme ils s’en foutent comme tout industriel qui se respecte.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h37 le 27/05/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    On est surement dans un temps charnière de changement. Pas le changement préconisé par le Président, mais un changement de ’civilisation versus énergie’.

    En prenant leçon sur l’histoire, les changements de ’civilisation’ ne se sont jamais passé dans la douceur.
    Il y a eu de fortes réactions violentes, voir très violentes.

    les violences pointent-elles leur nez déjà ? .


      C’est dans ses moments là qu’on a besoin d’un visionnaire et pas d’un populiste qui se démène dans les problèmes présents.
    • Lohiel
      Lohiel répond à pablico
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 13h56 le 27/05/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      je vais dire un truc stupide : si les pêcheurs pêchaient pour se nourrir eux, leur famille, et même leurs régions côtières, les océans seraient sauvés.

      remarque, stupide ou pas, c’est bien ce qui risque d’arriver... avec un pétrole inabordable, fini le transport de masse.

      on va pas contre le progrès et la mondialisation ?

      huhu...

      ...quand la Planète coupe le robinet, on va où on peut mon bon monsieur...^^

      • pablico
        pablico répond à Lohiel
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h48 le 27/05/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        devant un ’choc’ à venir , souvent les gens prennent cette attitude :
        « Il n’y a pire muet que celui qui ne veut pas dire »
        « Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre » mais cela n’a jamais résolu quoi que se soit.

         
        • Lohiel
          Lohiel répond à pablico
          http://twitter.com/Lohiel
          • Posté à 15h14 le 27/05/2008
          • Internaute 38391
            http://twitter.com/Lohiel

          Ben c’est pour ça qu’il faut l’ouvrir inlassablement, je trouve. Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre de toutes façon ?

          Que les gens se préparent, que les consciences fassent leur révolution... comme ça peut-être qu’ils auront moins besoin de chercher des coupables et de se bagarrer ?

          en fait, il y a des solutions, mais qui demandent beaucoup de travail, ensemble... on va pas retomber forcément à la préhistoire... sauf si on fait tout exploser...-_-

        1 autres commentaires
      • jissé
        jissé répond à Lohiel
        Ingé retraité
        • Posté à 19h29 le 27/05/2008
        • Internaute 23393
          Ingé retraité

        Lohiel,

        Bonsoir.

        Selon une info canadienne, les ricains commencent à se mettre en rogne à cause de l’essence à UN dollar à la pompe. Ce qui fait environ 80 centimes d’euros.

        Barnier avec ses propositions est un Charlot.

        Mais au moins il est franc : Il porte son ’Q.I.’ sur le visage. Va finir la figure congelée.

        Amicalement.

        Jissé

         
        • Lohiel
          Lohiel répond à jissé
          http://twitter.com/Lohiel
          • Posté à 23h55 le 27/05/2008
          • Internaute 38391
            http://twitter.com/Lohiel

          Bonsoir Jissé :)

          Moi ce que j’ai adoré c’est quand ils ont imaginé ça, les ricains :

          Les insolites de l’info
          Des prières pour faire baisser les prix à la pompe
          le 05/05/2008

          Washington, 5 mai

          C’est d’une bien curieuse manière que les américains tentent de faire descendre le prix de l’essence. A une station d’essence Shell de Washington, une demi-douzaine de fidèles, les mains jointes et la tête courbée, prient avec ferveur pour que le prix de l’essence dégringole. Le groupe de fidèle qui implore le ciel se nomme « la Prière à la pompe ». Car en une semaine le gallon (3,78 litres) d’essence était à 3,51 dollars. Maintenant il est pratiquement à 3,60 dollars, cela fait 9 cents de plus en une semaine.
          Voici un recueil des prières entendues : « Seigneur tout puissant, viens à nous et donne-nous de la force pour que nous fassions baisser ces prix de l’essence trop chers », ou encore « Mon Dieu, les prix ont monté à cette pompe depuis la semaine dernière. Nous savons que tu es capable, que tu as tous les pouvoirs du monde ».

          suite là :
          Lien’info

          on est pas rendus, avec des zozos pareils...^^

          Tout aussi amicalement,
          Lo

        • Tombouctou
          Tombouctou répond à jissé
          • Posté à 14h27 le 28/05/2008
          • Internaute 29713

          T’as raison Jissé, tant qu’il restera de la morue en mer Baltique !

        2 autres commentaires
  • nosil35
    nosil35
    en mutation
    • Posté à 12h49 le 27/05/2008
    • Internaute 39000
      en mutation

    Il s’en foutent les pécheurs qu’il n’y ait plus de poisson : en 2040, ils payeront le gasoil 40 cts. C’est ca
    qui compte.
    Plaisanterie mise à part, il faut peut être distinguer la pèche de petits bateaux, qu’on peut qualifier d’artisanal et les bateaux usines qui vident littéralement les océans de leur contenu !
    Mais pour régler le problème gravissime de la pèche, des pècheurs et de la surexploitation des océans, il faut des décideurs courageux et une bonne dose de pédagogie et de négociation.
    Autant dire que ce jour n’est pas pour demain ....

    • juliettelucie
      juliettelucie répond à nosil35
      Auteur(e) de l'article Agitée du bocal
      • Posté à 21h55 le 27/05/2008
      • Internaute 4918
        Agitée du bocal

      En effet, la plupart des quotas sont donnés aux grands industriels de la pêche (tient, ça me fait penser, je vais peut-être faire des recherches sur la flotte dintermarché, si quelqu’un a des infos...). Ca, c’est surtout avec le gouvernement français qu’il faut voir, c’est lui qui distribue les TAC. N’empêche que si les revendications des pêcheurs passent (prix du gazole ou quotas supplémentaires), tous le monde en profitera encore, industriels ou « petits pêcheurs ». Le problème sera donc loin d’être résolu pour qui que ce soit. De plus, ce n’est malheureusement pas en diminuant les quotas des industriels qu’on fera baisser le prix du gazole, ni l’inverse.
      Ceci dit, les méthodes des bateaux usines étant une catastrophe permanente, je serai la première à applaudir quand on leur appliquera des vraies sanctions (du genre « arrêtez le massacre, ou vos quotas sautent ». Mais là, je rêve).

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h52 le 27/05/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Bon sang , tous ces énormes problèmes de civilisation à régler ..
    Et notre président, notre gouvernement, nos députés , nos patrons, nos élites, nos intellectuels qui sont en grande majorité de parfaits CRÉTINS !

    Ca fout les j’tons ..

    • pablico
      pablico répond à Numerosix
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h03 le 27/05/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Vous n’êtes pas le seul à avoir la trouille, pas de l’avenir(on y peut rien), mais de l’incompétence.

      On dirait qu’ils gèrent une épicerie, la France et l’Europe n’est pas une épicerie ! !

      Mais où est le politique visionnaire ?

      • Numerosix
        Numerosix répond à pablico
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 13h23 le 27/05/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Ils n’ ont jamais écouté Dylan ( au lieu de Jonny Halliday), quand ils étaient jeunes , ces cons la ?
        Et Carla ? Elle a pas d’excuse , elle le chante..

        Où que vous soyez, accourez braves gens.
        L’eau commence à monter, soyez plus clairvoyants.
        Admettez que, bientôt, vous serez submergés
        Et que si vous valez la peine d’être sauvés,
        Il est temps maintenant d’apprendre à nager
        Car le monde et les temps changent.

        Et vous, les gens de lettres dont la plume est d’or,
        Ouvrez tout grands vos yeux car il est temps encore.
        La roue de la fortune est en train de tourner
        Et nul ne sait encore où elle va s’arrêter.
        Les perdants d’hier vont peut-être gagner
        Car le monde et les temps changent.

        Messieurs les députés, écoutez maintenant.
        N’encombrez plus le hall de propos dissonants.
        Si vous n’avancez pas, vous serez dépassés
        Car les fenêtres craquent et les murs vont tomber.
        C’est la grande bataille qui va se livrer
        Car le monde et les temps changent.

        Et le sort et les dés maintenant sont jetés
        Car le présent bientôt sera déjà passé.
        Un peu plus chaque jour, l’ordre est bouleversé.
        Ceux qui attendent encore vont bientôt arriver.
        Les premiers d’aujourd’hui, demain, seront les derniers
        Car le monde et les temps changent.

         
        • pablico
          pablico répond à Numerosix
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 14h31 le 27/05/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          mais l’ennui, c’est qu’il va y avoir rejet du changement en premier temps, en un deuxième temps il y aura des réactions violentes, voir très violentes. Cela sera aussi malheureusement : la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme (comme d’habitude), le rejet de l’autre. C’est toujours le même mécanisme, et dans quel pays que ce soit (voir Afrique du sud dernièrement)

          j ai entendu sur France Info, les camionneurs anglais, belges, français bougent aussi , même quelques paysans, sans compter les pêcheurs Italiens, Espagnols, et Portugais.

        • adaunis
          adaunis répond à Numerosix
          • Posté à 14h39 le 27/05/2008
          • Internaute 4255

          C’est bien, tu as mis Hugues au frais !
          Mais ce n’est pas une mauvaise traduction !
          Et tu as raison, comme quoi les discours dis-anciens valent largement les sornettes d’aujourd’hui, quoique j’ignorais que « Carlita » avait chanté cela !

        • Gringo
          Gringo répond à Numerosix
          • Posté à 14h40 le 27/05/2008
          • Internaute 24805

          Quand les vents s’arrêteront
          Et que la brise cessera de souffler.
          Comme le vent se calme
          Avant l’arrivée de l’ouragan,
          A l’heure où le bateau viendra.

          Oh les mers s’écarteront,
          Le navire fendra l’eau,
          Et les sables du littoral s’envoleront.
          Alors la marée hurlera
          Le vent tourbillonnera
          Et le matin éclatera .

          Oh les poissons riront,
          Comme s’ils nageaient à contre-courant
          Et les mouettes souriront.
          Et les rochers sur le sable
          Résisteront fièrement,
          A l’heure où le bateau viendra.

          Et les mots qui sont employés
          Pour faire le nord aux navires
          Ne seront plus compris si on les dit.
          Car les chaînes de la mer
          Se seront cassées dans la nuit
          Et seront enterrées au fond de l’océan.

          Une chanson se lèvera
          Par-delà la grand-voile déployée
          Et le bateau dérivera sur le littoral.
          Et le soleil respectera
          Chaque visage sur le pont,
          A l’heure où le bateau viendra.

          At the hour that the ship comes in

        • éternellerebelle
          éternellerebelle répond à Numerosix
          enragée !
          • Posté à 17h06 le 27/05/2008
          • Internaute 22982
            enragée !

          Superbe chanson de bob Dylan,
          il nous reste les artistes pour sonner le tocsin,
          car du coté des politiques et des experts Sans parler des
          intellectuels : C’EST LE NÉANT,ou le MENSONGE
          Les temps changent ,si nous les citoyens ne prenons pas
          les choses en mains,
          ça va etre bien PIRE pour nos enfants !
          N’écoutons pas l’omniprésident,
          Restons sous la couette ,levons nous tard et
          Vive la décroissance et les décroissants !

        • Sacha25
          Sacha25 répond à Numerosix
          • Posté à 09h27 le 28/05/2008
          • Internaute 24877

          Les temps changent certes, mais vraisemblablement les perdants seront toujours les mêmes qui, abreuvés d’une éducation partisane, partiale et partielle, sont incapables de voir un enjeu qu’on leur cache et de s’y adapter

        5 autres commentaires
      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à pablico
        Bonne
        • Posté à 16h12 le 27/05/2008
        • Internaute 30028
          Bonne

        Vous allez vous mettre a dos les épiciers !
        oh ,pardon ,ça n’existe plus : les épiciers ...

         
        • pablico
          pablico répond à zénon denon 84
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 17h28 le 27/05/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          c’est une image d’Epinal, mais une épicerie doit-être bien gérée.

        1 autres commentaires
      • Croa
        Croa répond à pablico
        • Posté à 18h59 le 27/05/2008
        • Internaute 34517

        On en trouve mais, comme ils gènent les gens en place, tout est fait pour qu’ils soient ignorés.

        Je recommande :

        Lien

  • ParMontsEt ParMots
    • Posté à 13h31 le 27/05/2008
    • Internaute 24245

    N’importe quoi ! ON se croirait devant TF1 quand on lit de telles aneries.
    La France qui possède la plus grande façade maritime d’Europe, a les plus petits quotas de pêche.
    Prenons l’exemple de la zone 4C qui intéresse Calais et Dunkerque : les pêcheurs ont l’autorisation de pêcher 200 tonnes de cabillauds. Les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège ont le droit à 600.000 tonnes.
    Pour la sole, les pêcheurs calaisiens et dunkerquois ont un maximum de 190 tonnes alors que sur la même zone géographique, les Hollandais peuvent pêcher 14.000 tonnes, sans compter les 5.000 tonnes des Allemands !
    Calais a aussi une des spécificités dans le monde de la pêche : c’est la zone la plus petite car après 1 heure ils sont en eaux anglaises ...
    Ce n’est donc pas eux qui vident la mer hein !
    Quant au prix du carburant il faut savoir que le gasoil est déduit de la paye de l’équipage. En ce moment, les pêcheurs ont des fiches de paye NEGATIVES pour que JulietteLucie puisse bouffer du poisson frais.

    • Lohiel
      Lohiel répond à ParMontsEt ParMots
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 14h31 le 27/05/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      driiiiiiiiiiiiing ! le réveil sonnait déjà en 2006-2007 dans la très sérieuse revue Science et dans... le Figaro...^^
      Lien

      (qui vous dit que Juliette a encore les moyens de manger du poisson frais de toutes façons.. ? on est déjà beaucoup pour qui c’est fini, ça)

      • éternellerebelle
        éternellerebelle répond à Lohiel
        enragée !
        • Posté à 17h19 le 27/05/2008
        • Internaute 22982
          enragée !

        En ce qui me concerne je n’ai plus les moyens de manger du poisson frais ,mise à part les sardines

        Guerrier pacifique,je savoure vos interventions toujours trés pertinentes !
        @ LOHIEL

      • barbouille
        barbouille répond à Lohiel
        surfeuse
        • Posté à 10h57 le 16/04/2009
        • Internaute 62861
          surfeuse

        le panga, la sardine et le maquereau reste abordable.
        le poisson d’elevage d’une manière générale.

    • Croa
      • Posté à 18h36 le 27/05/2008
      • Internaute 34517

      Tout à fait, sauf que le but n’est pas d’offrir du poisson frais à Juliettelucie !

      Mais je préciserais : « … après s’être fait des COUILLES EN OR jusqu’au ¾ du XXe siècle. »

      Effectivement les responsabilités sont partagées et pas uniquement françaises... Mais quelle importance cela a-t-il, finalement ?

    • juliettelucie
      juliettelucie répond à ParMontsEt ParMots
      Auteur(e) de l'article Agitée du bocal
      • Posté à 21h02 le 27/05/2008
      • Internaute 4918
        Agitée du bocal

      Vous frisez la malhonnêteté intellectuelle, mais peu importe.
      Voici la carte explicative des quotas par pays/ par espèce /par zone :
      Lien
      Je ne l’ai pas trouvée en français, mais si vous passez la souris sur les noms, vous voyez une petite image qui s’affiche.
      En ce qui concerne les quotas de cabillaud à Dunkerque. Premièrement, vos chiffres sont erronés - je n’ai pas trouvé les données des années précédentes, donc je ne sais pas d’où vient votre erreur. Il s’agit de 890 tonnes de cabillaud pour la France, 2125 pour les Pays-Bas, le Danemark 3761. Je ne trouve pas le TAC exact de la Norvège (n’étant pas membre de l’UE, ses quotas ne sont pas détaillés), mais il ne peut dépasser la différence entre les TAC généraux et les TAC de l’UE (3760). Donc, au total, la somme PB+DK+Nor ne peut dépasser 9646 tonnes. Loin des 600000 donc, d’après mes calculs, mais libre à vous de trouver mon erreur, puisque d’après vous, j’exagère. Si je puis me permettre, ce sont en fait les anglais qui ont les quotas les plus importants à cet endroit.
      Ensuite, les quotas sont déterminés en tenant compte des pêcheries « historiques » : c’est à dire qu’un pays ayant pour tradition de pêcher énormément de cabillaud aura des quotas plus importants pour cette espèce. Tous les pays, à un moment ou à un autre, ont péché du cabillaud, c’est évident - il s’agissait, il fut un temps, de l’espèce la plus abondante. Cependant, certains Etats, dont les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni, étaient spécialisés dans cette pêche ; ils seront donc légèrement favorisés sur cette espèce.
      Enfn, vous pouvez voir que la zone IVc, dans laquelle se trouve un petit bout de la France, dont Dunkerque, regroupe également tous les Pays-Bas, toute la Belgique et un bout de l’Allemagne. Je ne trouve donc pas scandaleux qu’ils aient plus de quotas dans les zones plus proches de leurs côtes. C’est même assez rationel : si vous voulez dépenser moins en gazole (excusez moi pour le « diesel » dans l’article, je ne suis pas experte en carburants).
      Passons à la sole. Comme l’indique le document, le quota de la France est de 212 tonnes, celui des Pays-Bas de 9563 tonnes et celui de l’Allemagne de 847 tonnes. Encore une fois, je ne sais pas d’où viennent les disparités entre mes données et les votre. Si vous trouvez malgré tout que le quota français est trop petit, je vous renvoie aux explications ci-dessus.
      Mais tient, pendant que l’on parle de la zone IVc, quelques autres chiffres. Les pêcheurs français détiennent 33491 tonnes de quotas pour le lieu noir, ce qui représente plus de la moitié du TAC européen. Pas mal, non ?

      En ce qui concerne le reste, sachez que, fidèle à mes convictions, je ne mange plus de poisson depuis un an. D’autre part, j’ignore si mon article ressemble à un reportage de TF1, cela fait deux ans que je ne regarde plus auncun JT.

      • marie 75
        marie 75 répond à juliettelucie
        • Posté à 21h55 le 27/05/2008
        • Internaute 3563

        et les quotas russes ? ? ? ?

         
        • juliettelucie
          juliettelucie répond à marie 75
          Auteur(e) de l'article Agitée du bocal
          • Posté à 21h58 le 27/05/2008
          • Internaute 4918
            Agitée du bocal

          Je ne crois pas que la Russie ait des accords avec l’UE pour profiter des ressources des ZEE européennes. Ils doivent allégrement piocher en haute mer, comme tout le monde, mais pas dans les zones européennes, autant que je sache.

        1 autres commentaires
      • citoyensly
        • Posté à 09h53 le 28/05/2008
        • Internaute 24690

        julliettelucie lisez avec vos petit yeux les raisons de la flambée du brut ! Et c est toujours les marins qui noyent la peche française ?
        vous osez parler de malhonneteté intelectuelle !
        la flambée du brut ne sert qu a effacé les pertes des surprimes !
        retrouvez l article complet sur Lien

        de F William Engdahl

        Alors que les entreprises et les consommateurs évaluent ce que le brut à plus de 130 dollars le baril implique pour eux, il doivent garder en tête qu’au moins 60% de ce prix provient de la spéculation non-régulée sur les marchés à terme. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote...

        Les règles américaines sur les marges, fixées par la Commission gouvernementale des Echanges des Contrats à Terme sur les Matières Premières, permettent aux spéculateurs d’acheter des contrats à terme sur le brut au Nymex, en payant seulement 6% de la valeur du contrat. Au prix actuel d’environ 130 dollars le baril, cela signifie que l’opérateur sur ces contrats à terme n’a besoin de verser qu’environ 8 dollars pour chaque baril. Il emprunte les 120 dollars restants.

        Cet « effet de levier » extrême, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irréalistes et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens de la population d’ensemble.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à citoyensly
          • Posté à 12h07 le 28/05/2008
          • Internaute 856

          Et donc sans « l’affaire subprime », le baril serait moins cher, l’Etat n’aurait pas à dépenser ces 300 milions, les pêcheurs gagneraient mieux leurs vies...

          Et par voie de conséquences, l’océan regorgera de poisson pour les siècles à venir, c’est ça ? ? ?

        • juliettelucie
          juliettelucie répond à citoyensly
          Auteur(e) de l'article Agitée du bocal
          • Posté à 18h37 le 28/05/2008
          • Internaute 4918
            Agitée du bocal

          Et bien sûr, la hausse de la demande mondiale et la stagnation de la production de pétrole n’ont rien à faire là dedans... Vous êtes de ceux qui croient que l’on épuisera jamais les réserves de pétrole ?

          • eskimo
            eskimo répond à juliettelucie
            • Posté à 12h44 le 29/05/2008
            • Internaute 24163

            il ne dit pas cela mais que la hausse du baril est liée à des mécanismes spéculatifs et à une panique soudaine (on a pas appris il y a ans que le pétrole allait se raréfier du fait de la hausse de la demande) ; un peu comme sur les marchés des céréales à Chicago ou la hausse des cours est clairement liée a des mouvements spéculatifs de substitution

        3 autres commentaires
      • caramellec
        • Posté à 22h11 le 15/04/2009
        • Internaute 63157

        mangez-vous du poisson d’élevage ?

         
        • coquerelle
          coquerelle répond à caramellec
          technicien
          • Posté à 07h17 le 16/04/2009
          • Internaute 64277
            technicien

          pour ma part : non...

          Votre « message » subliminal laisse penser qu’il le faudrait ; je pense comme vous.

          Pour autant, quel est sa qualité ?

          La qualité des viandes du marché est-elle mieux ? ...

          C’est certainement un voie à développer fortement avec une réglementation à la hauteur.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5