TRIBUNE 13/04/2009 à 13h15

Enseignement supérieur et recherche : quel jeu joue Valérie Pécresse ?

Chercheur en lutte | chercheur

« J’aurai aimé être psychiatre ou actrice. » Cette phrase de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, au Nouvel économiste en 2004 devrait prendre toute sa signification lorsque l’on se demande pourquoi ladite ministre s’applique tant à durcir le ton à l’encontre de la communauté universitaire.


Valérie Pécresse en février 2009 à l’Assemblée nationale, défendant la loi dite LRU (Lauwau / Wikipedia)

Quel jeu joue-t-elle face à cette communauté qui, depuis deux mois, a lancé un mouvement de protestation d’une ampleur telle, qu’il pourrait dépasser celui qui a impacté la même communauté en 1968.

Même si la lassitude gagne, même si tout est fait par le ministère pour diviser le front jusqu’à alors uni des scientifiques, la ministre va gérer une situation qui risque de devenir, faute de réelle volonté de dialogue ou de capacité d’écoute, explosive.

En effet, la menace avancée dans les campus universitaires toujours en effervescence est de boycotter les jurys du bac 2009 ! Une angoisse pour les familles !

Valérie Pécresse, qui cultive une image de mère de famille dynamique et progressiste, sort de plus en plus ses griffes, suffisante et méprisante comme en témoigne ses dernières interventions parlementaires.

Au passage, elle ressort les bonnes vielles ficelles de la droite, plus décomplexée que jamais.

Pour preuve, la pratique du clientélisme, notamment quand, face à Jean-Pierre Sueur, sénateur du groupe PS qui lui demande des signes forts pour sortir de la crise universitaire, elle stigmatise des faits locaux en les théâtralisant et signifie tacitement au même sénateur, qu’il n’a pas à se plaindre puisque l’université d’Orléans a été très bien dotée cette année - ce qui, au passage est un mensonge éhonté, les données montrant que sa dotation budgétaire stagne- et s’écarte ainsi volontairement du vrai sujet, qui pourtant ne devrait pas lui échapper…

Parallèlement, alors qu’elle dénonce les faits d’ « un commando cagoulé de vingt à trente personnes qui a commis de graves dégradation » à Orléans, toujours, Valérie Pécresse ferme les yeux, voire cautionne les brutalités, les intimidations exercées contre les étudiants, les personnels, qui manifestent leur opposition à ses réformes.

Ce fut ainsi le cas lors de la manifestation du 19 mars à Paris, comme le raconte une manifestante sur le site web SNCS-FSU :

« J’étais placée en tête du cortège du SNCS, lorsqu’une personne, se présentant comme étant des RG, m’a tenu ce discours : “Madame, sachez que je peux vous placer en garde à vue et que vous risquez en plus une amende de 7500 euros.” Je lui ai demandé pour quelle raison il disait cela ; il m’a répondu que des propos injurieux à l’encontre du Président étaient tenus plus loin dans la manif. »

Il est vrai que le recours aux forces de police, et l’impunité qui règne de plus en en plus, se généralisent chaque jour de manière inquiétante.

Pourtant, rien ne semblait prédisposer Valérie Pécresse, dont le grand père paternel, gaulliste et ancien résistant, était le médecin de la famille Chirac, à composer avec la méthode forte chère à une grande spécialiste des briseuses de conflits sociaux, Margaret Thatcher !

Quelle est sa marge de manœuvre dans un gouvernement soumis sans mot dire, à la volonté tout en muscle de Nicolas Sarkozy ? Est-ce par ambition, par calcul, qu’elle couvre de tels agissements à l’encontre d’une communauté dont la finalité est d’œuvrer pour la transmission et la création universelle des savoirs, digne héritage du siècle des Lumières ?

Certains, dans son camp, annoncent cette « Ségolène de droite » comme une future présidentiable. Aux yeux d’une droite décomplexée, casser un mouvement de contestation est comme un rite initiatique. Est-ce parce que son ancien mentor, Jacques Chirac, n’a exprimé aucun signe de félicitations au soir de sa nomination comme ministre, qu’elle fuit la compagnie des républicains modérés ?

Valérie Pécresse a la charge d’un ministère clé pour l’avenir de la France : qu’elle ne brise pas la motivation des acteurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur l’autel de ses ambitions ! Ce qui lui est demandé c’est qu’elle écoute le diagnostic fait par les syndicats, les associations, les responsables de ce secteur, aujourd’hui si mal en point.

Et qu’elle le revitalise en créant des emplois tant dans les organismes de recherche, comme le CNRS, que dans les universités. Ce traitement budgétaire lui permettrait sûrement d’apaiser les angoisses de tous afin que l’on puisse croire, enfin, en l’avenir. Obama aux Etats-Unis, lui, l’a bien compris.

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  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 14h25 le 13/04/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Pour « contrer » victorieusement la répression programmée :
    Lien

    • marie 75
      marie 75 répond à franc parleur
      • Posté à 09h59 le 14/04/2009
      • Internaute 3563

      Rejoignez la ronde des obstinés (à paris, pl de l’hotel de ville)

      « Dans la ronde, tournent des enseignants, étudiants, personnels Biatoss des universités parisiennes et des organismes de recherche. Dans plusieurs villes de province, de nouvelles rondes des obstinés ont vu le jour et s’annoncent. Le gouvernement doit savoir que ce mouvement ne fait que commencer. La ronde va tourner pendant toutes les vacances parce que le mouvement de grève des universités sera plus fort encore à la rentrée. Manifestations régionales du 28 avril, marche des obstinés, grèves administratives, 1er mai… Les universités sont et demeureront dans la grève active tant que notre lutte contre la politique de démantèlement des universités n’aura pas été entendue.

      Plus la ronde infinie des obstinés sera dense, vivante, animée et plus notre parole sera forte. L’engagement de chacun est indispensable. UFR, départements, laboratoires, tous peuvent et doivent contribuer à ce mouvement de résistance, car il y va de notre avenir. Le pouvoir a un tel mépris de nous qu’il nous pense incapable de résister au calendrier qu’il nous a imposé. La ronde infinie des obstinés est pourtant la manifestation permanente d’une vérité que ce pouvoir ne saurait supporter et qui nous engage pour l’avenir. »

  • agias77
    agias77
    HdA
    • Posté à 14h43 le 13/04/2009
    • Internaute 51800
      HdA

    Dans quelques mois, les journaux, scandalisés, titrons « la fuite des cerveaux français »...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 14h50 le 13/04/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Valérie Pécresse a passé sa thèse à Grenoble

    voir ici, les différentes vidéos de cette cérémonie inoubliable

    Lien

    Valérie Pécresse fait partie d’un gouvernement sourd. Son chef, not’bienaiméprésident, n’-a-t-il pas affirmé que les grèves ne se voyaient pas ? Pourquoi voulez-vous qu’une ministre négocie quand le mot d’ordre est de laisser pourrir ?
    C’est donc plus haut qu’il faut taper et surtout ne pas rester isoler, mais initier un mouvement général.

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à caro
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 15h05 le 13/04/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      j’en ris encore !

      bien sûr faisant fi pour ces 7 minutes et des brouettes du profond malaise engendré par ses réformes...

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 15h16 le 13/04/2009
    • Internaute 71957
      nc

    Elle a raison. Ce mouvement de grève (avec maintien de la rémunération, ne l’oublions pas, ce qui explique sa durée) n’a pour seul objectif que de permettre aux médiocres parmi les enseignants chercheurs d’éviter une réforme qui pourrait les mettre en difficulté voire en danger, puisqu’ils s’agit maintenant de les évaluer un peu plus sérieuseusement.

    De plus, pour sa candidature aux régionales, d’avoir fait plier ce mouvement lui donnerait une aura politique appréciable.

    • muticompte ZZZ
      • Posté à 16h57 le 13/04/2009
      • Internaute 60560
        soigneur

      Ce mouvement de grève (avec maintien de la rémunération, ne l’oublions pas [...])

      Ben voyons.

      Elle n’est pas neuve celle-là. Pas prouvée, et pour cause, mais pas neuve.

      [Ce mouvement de grève] n’a pour seul objectif que de permettre aux médiocres parmi les enseignants chercheurs d’éviter une réforme qui pourrait les mettre en difficulté voire en danger, puisqu’ils s’agit maintenant de les évaluer un peu plus sérieuseusement.

      Ah.

      Ce ne sont plus des oeillères, c’est autre chose, là, devant les yeux .

      Ce contre quoi se battent des enseignants-chercheurs, mais aussi des étudiants (manipulés, on sait : le contraire n’est pas concevable ; ils sont si bêtes. Tous. Enfin quand ils ne sont pas du côté du manche ou du silence.) ou d’autres citoyens (manipulateurs, manipulés, un peu des deux, allez savoir) ne se réduit pas au changement de mode d’évaluation des enseignants-chercheurs : c’en est bien loin, et bien facile à vérifier.

      En bref : ou tu mens sciemment ou tu parles de ce que tu ignores avec le ton de celui qui sait, ce qui est une autre forme de mensonge.

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 17h02 le 13/04/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Comment ça, pas prouvé ! !

        Un certain nombre de présidents d’université ont écrit à tous les EC de leur fac au début du mouvement pour leur dire qu’ils pouvaient y aller autant qu’ils voulaient à la grève, parce que eux, les présidents, s’engageaient à ne remonter à l’administration aucune liste de grévistes et de cours non assurés.

        Sur le second sujet, ben voyons. Tout ça est enrobé dans le baratin service public habituel, alors qu’il ne s’agit clairement que de la défense des intérêts catégoriels des médiocres.

        Je rappelle quand même que ce décret n’est que l’application de la loi d’autonomie passée en 2007 avec l’accord de l’UNEF ! ! !

         
        • Autre raleur
          • Posté à 18h06 le 13/04/2009
          • Internaute 39310

          <<
          Tout ça est enrobé dans le baratin service public habituel, alors qu’il ne s’agit clairement que de la défense des intérêts catégoriels des médiocres.
          >>

          Ah. Tous les chercheurs brillants qui s’opposent à cette réforme car elle est néfaste pour la recherche et l’enseignement apprécieront.

          <<
          Je rappelle quand même que ce décret n’est que l’application de la loi d’autonomie passée en 2007 avec l’accord de l’UNEF ! ! !
          >>

          Ah. Vous accordez un quelconque crédit à l’UNEF ?

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 18h10 le 13/04/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Il y a beaucoup de lâcheté de la part des gens qui sont pour, mais qui se solidarisent pour des raisons de coteries, de services à recevoir, et des futures élections de présidents d’université.

            Quant à l’UNEF, je me demande juste pourquoi les EC n’ont pas tout bloqué il y a 18 mois au moment de la loi ? Ils étaient d’accord, puis ils ont changé d’avis ?

            • Autre raleur
              • Posté à 20h02 le 13/04/2009
              • Internaute 39310

              <<
              Il y a beaucoup de lâcheté de la part des gens qui sont pour, mais qui se solidarisent pour des raisons de coteries, de services à recevoir, et des futures élections de présidents d’université.
              >>

              Une nouvelle fois, tous les enseignants-chercheurs qui font bien leur boulot et qui s’opposent à cette réforme car ils la jugent néfaste pour l’enseignement et la recherche apprécieront.

              <<
              Quant à l’UNEF, je me demande juste pourquoi les EC n’ont pas tout bloqué il y a 18 mois au moment de la loi ? Ils étaient d’accord, puis ils ont changé d’avis ?
              >>

              Si les EC ne se sont pas mobilisés outre mesure au moment de la LRU c’est, à mon avis, pour des raisons du type suivant :
              1) Beaucoup d’EC avaient sans doute une certaine confiance envers le gouvernement (sur le thème : « ils ne peuvent tout de même pas vouloir dégrader l’enseignement et la recherche ») et ont donc pas regardé cela de près (cette confiance s’est perdue depuis et ils ont regardé ces réformes de près).
              2) D’autres EC ont été trop paresseux pour regarder le détail de la LRU (par contre, étudier les projets actuels et constater qu’ils sont néfastes ne demandaient pas trop d’effort pour ces EC, ils l’ont donc fait).
              3) D’autres y ont vu une loi potentiellement néfaste mais pas néfaste en elle même (autrement dit ils en espéraient des applications moins néfastes et n’étaient pas sensibles aux arguments du type « cette loi va dans la mauvaise direction » ou « cette loi permet... » ; espoirs déçus). Aujourd’hui ce n’est plus une menace.

              Il y a sans doute d’autres raisons mais pourquoi s’étonner que la réaction soit différente aujourd’hui d’il y a plusieurs mois ? Il s’est passé des choses depuis (des projets de décret, une petite expérience des élections à la mode LRU etc.)

              (l’UNEF est un syndicat étudiant).

              (Je ne suis pas sûr d’être très clair, j’ai rédigé tout ça en vitesse).

            • marc44
              • Posté à 22h11 le 13/04/2009
              • Internaute 24488

              Loi non discutée avec les intéressés, très peu discutée au parlement, votée début août pour éviter toute contestation. Votre mémoire fait défaut ?

        • muticompte ZZZ
          • Posté à 18h48 le 13/04/2009
          • Internaute 60560
            soigneur

          Comment ça, pas prouvé ! !

          Un certain nombre de présidents d’université ont écrit à tous les EC de leur fac au début du mouvement pour leur dire qu’ils pouvaient y aller autant qu’ils voulaient à la grève, parce que eux, les présidents, s’engageaient à ne remonter à l’administration aucune liste de grévistes et de cours non assurés.

          Jusqu’à preuve du contraire ta bonne parole et ses généralisations ne constituent précisemment pas une preuve.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 18h57 le 13/04/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Eh bien attendons donc qu’un riverain EC qui a reçu un tel mail, nous le copie ici.

            • Smax
              Smax répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
              Etudiant-diant-diant
              • Posté à 19h02 le 13/04/2009
              • Internaute 75005
                Etudiant-diant-diant

              L’unef c’est des traites !

              A chaque mouvement ils vont à l’opposer des revendications des étudiants. J’y étais je sais comment c’est.

            • muticompte ZZZ
              • Posté à 21h07 le 13/04/2009
              • Internaute 60560
                soigneur

              Eh bien attendons donc qu’un riverain EC qui a reçu un tel mail, nous le copie ici.

              Tss tss... C’est à vous de fournir des sources prouvant que les (et non un, d’ailleurs, parce qu’un, vous en êtes d’accord, cela ne montrerait pas grand-chose...) enseignants-chercheurs en grève sont payés quand ils font grève, vu que c’est vous qui avez plus que laissé entendre qu’ils l’étaient systématiquement.

              Comme disent certains, j’espère que vous répondrez... Et autrement qu’avec votre fine ironie...

              C’est à l’accusateur de prouver la culpabilité, pas au désigné coupable de prouver qu’il est innocent.

              En vraie justice.

              Non ?

              • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                • Posté à 21h38 le 13/04/2009
                • Internaute 71957
                  nc

                On n’est pas au tribunal, alors vos règles de procédures vous pouvez vous les garder pour vous.

                Ce mail, on me l’a montré, pour la Sorbonne, mais je ne l’ai pas sur ma machine, je ne peux donc pas le produire.

                C’est pourquoi j’attends qu’un EC nous le copie ici.

        10 autres commentaires
    • peredespeuples
      • Posté à 19h31 le 13/04/2009
      • Internaute 22574

      « Ce mouvement de grève (avec maintien de la rémunération, ne l’oublions pas, ce qui explique sa durée) »

      Bonjour Monsieur le Gros con de droite,
      Je suis enseignant chercheur à l’Institut National Polytechnique de Lorraine. Tous mes jours de grève depuis le 2 février ont été enlevés de mon salaire au rythme de 1/30e de salaire mensuel chaque jour où une heure de cours n’était pas assurée. Ceci avant même que le décompte annuel des 192 heures se fasse en fin d’année, ce qui m’empêche de facto de les rattraper. Cerise sur le gateau, mes cours ont été assurés pendant mon absence pour cause de grève par des collègues non grévistes.
      Je tiens à votre disposition ma fiche de paye.

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 07h43 le 14/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        Voici ce qu’on pouvait lire dans le Figaro du 13 mars :

        « Alors que le mouvement dure depuis plus de six semaines, la plupart des enseignants-chercheurs en grève de­vraient être payés, faute tout simplement d’avoir été comptabilisés. Alors que le Snesup revendique haut et fort que sur les 57 000 enseignants-chercheurs de France, “plus de la moitié sont en grève et le mouvement ne faiblit pas” au ministère, on précise que seuls 150 à 300 enseignants-chercheurs sont enregistrés comme grévistes. Les autres, en toute logique, se verront donc verser un salaire.

        En vertu de la réglementation, c’est à l’administration de l’université de recenser les enseignants grévistes. La loi stipule que les fonctionnaires en grève ne peuvent être payés. D’ailleurs, même s’ils ne font grève qu’une partie de la journée, ils se verront ponctionner une journée entière de salaire. Ces retenues sont étalées dans les mois qui suivent.

        Pourtant, dans le cas des enseignants-chercheurs, cette règle semble plus difficile à mettre en pratique. D’autant que certains présidents d’université ne l’entendent pas de cette oreille. “Le rôle des présidents d’université est de vérifier que les cours sont bien assurés, même s’ils ne se tiennent pas au moment prévu et que l’enseignement de l’année n’est pas en péril”, souligne Simone Bonnafous, présidente de l’université Paris XII-Val-de-Marne, qui dans son cas, n’a pas signalé de retenues de salaires. Difficulté supplémentaire, glisse un autre président d’université, “dans un contexte de tension, on peut hésiter à mettre trop de pression”. En outre, sur le terrain, il est parfois difficile de vérifier si les cours sont assurés, d’autant que certains sont déplacés dans le temps et dans les locaux. Autre cas, en cas de blocage par des étudiants, les cours ne sont pas assurés, mais pas du fait des enseignants… Et parfois, la frontière est subtile. “Il est très difficile de prouver que les enseignants sont grévistes et le droit est relativement flou sur ce sujet, car on peut même estimer que leur service est annuel”, explique Yves Lecointe, président de l’université de Nantes. Valérie Robert, maître de conférence à l’université Paris-III et membre du collectif Défense de l’Université, estime qu’“il y a une difficulté juridique à comptabiliser les heures de présence devant les étudiants non assurées car elles ne représentent qu’une partie de nos tâches, et il est difficile de quantifier le reste”. »

         
  • Danielle29
    Danielle29
    Soutien à amonhumbleavis
    • Posté à 15h40 le 13/04/2009
    • Internaute 30791
      Soutien à amonhumbleavis

    A ceux qui ignoreraient son existence, je rappelle « l’appel des appels » pour lutter contre tout ce qui défait notre humanité.

    « Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.
    A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.
    Au nom d’une idéologie de “l’homme économique”, le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois “naturelles” du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
    Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en “faillite” le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.
    Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »
    Le 22 décembre 2008,
    Roland Gori et Stefan Chedri

    Il est toujours temps de s’y rallier et de signer la pétition sur internet. Le mouvement continue, et se développe en comités locaux.

  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 15h22 le 13/04/2009
    • Internaute 73962
      ...

    Madame Pécresse est admirable d’habileté et de détermination. Elle regarde droit devant elle et trace son sillon, sachant qu’elle oeuvre dans l’intérêt de la Nation. Certes, c’est difficile, car elle doit affronter le mensonge et l’imposture. Elle a à faire à une corporation maligne qui sait merveilleusement se victimiser, présenter la situation à son avantage et maquiller les motifs inavouables de cette grève, à savoir de mesquins intérêts corporatistes en objectifs valorisants et oblatifs. Ils ne veulent pas être évalués par des chercheurs étrangers, seule forme d’évaluation significative et valable. Ils ne veulent pas être astreints à des « résultats ». Oh ! L’affreux mot ultralibéral et diabolique. Ils veulent garder le juteux statut de fonctionnaire-chercheur ! Une fois qu’ils sont entrés dans la caverne d’Ali Baba, ils sont assurés d’être grassement payés pendant 40 ans, même s’ils ne trouvent rien et même si, ce faisant, ils stérilisent des postes de chercheurs auxquels aspirent de jeunes doctorants compétents, qui attendent désespérément au portillon... Courage, Madame Pécresse !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à désactivé à la demande du riverain
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 15h35 le 13/04/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      ah trois fois zéro sur sept, bonhomme !
      quelque soit l’explication qu’on te donne,
      toujours aussi bouché en somme !

    • Jack Sullivan
      • Posté à 16h35 le 13/04/2009
      • Internaute 42204
        en boule

      « Madame Pécresse est admirable d’habileté »

      Vous persistez à nier que vous êtes un troll ? Ne présumeriez-vous pas un tantinet de la crédulité des riverains, tout de même ?

      Laissez traîner votre pelure sur son clavier, ma chère Banana, tous comptes faits il dérapera peut-être moins comme cela.

      • Banana ex de juanitoto
        Banana ex de juanitoto répond à Jack Sullivan
        Je déteste rue89, tous les (...)
        • Posté à 17h32 le 13/04/2009
        • Internaute 67910
          Je déteste rue89, tous les (...)

        Toujours au cours des fils
        ce même baratin qui défile
        en troll bouché buté
        ne fait que répéter.

        Et d’explication en commentaire
        oreille bouchée et oeil fermé
        toujours attaque ces fonctionnaires
        lui qui n’y connait mai.

        alors banana, en peau pelée,
        sous ses pas se fait glisser
        souvent sciée de constater
        que troll têtu est très borné...

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 17h31 le 13/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        Vous ne sortez des bocaux de votre labo que pour venir me dénigrer et me diaboliser. Restez donc avec vos grenouilles et vos souris...

         1 autres commentaires
    • Autre raleur
      • Posté à 17h29 le 13/04/2009
      • Internaute 39310

      Je vous ai déjà répondu ici, sur un texte en bien des points similaires.

      Lien

      Pourquoi ne pas continuer le dialogue sur l’autre fil ? Si vous refusez d’écouter les arguments que l’on vous donne, à quoi servez-vous ce sur forum ?

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 17h33 le 13/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        J’ai besoin de temps et de réflexion pour digérer tout ce que vous avez écrit.

      • Banana ex de juanitoto
        Banana ex de juanitoto répond à Autre raleur
        Je déteste rue89, tous les (...)
        • Posté à 17h42 le 13/04/2009
        • Internaute 67910
          Je déteste rue89, tous les (...)

        il ne peut pas vous répondre.
        c’est une question de moyens.

        il lui faut au moins trois jours pour réfléchir...

      • Pseudo
        Pseudo répond à Autre raleur
        Enfin libre : -)
        • Posté à 17h44 le 13/04/2009
        • Internaute 25947
          Enfin libre : -)

        Norton ne veut pas discuter. Il veut jouer : on lui a donné une liste de mots à caser : fonctionnaires, profs, chercheurs, grévistes, grassement payés, profiteurs, gôchistes,... et il doit réussir à faire le plus grand nombre de phrases possible.

        J’avoue qu’il n’est pas très doué, il a un peu tendance à se répéter. Mais il persévère ! : -))

         
        • Banana ex de juanitoto
          Banana ex de juanitoto répond à Pseudo
          Je déteste rue89, tous les (...)
          • Posté à 17h58 le 13/04/2009
          • Internaute 67910
            Je déteste rue89, tous les (...)

          c’est un peu son scrabble
          sa grille de mots croisés
          ses mots flêchés
          de « la voix du nord »...

        1 autres commentaires
  • Hemenate
    • Posté à 15h50 le 13/04/2009
    • Internaute 856

    « Au passage, elle ressort les bonnes vielles ficelles de la droite, plus décomplexée que jamais »

    Cette expression m’interpelle à chaque fois, car on devrait en déduire que le « statut » normal de la droite est d’être « complexée ».

    Pourquoi donc la droite devrait-elle être complexée ?
    ( Et ce d’autant plus qu’elle est au pouvoir depuis 7 ans, et que « la gauche » n’a jamais réussi à se faire réélire deux fois d’affilée sous la Veme)

    • Chercheur en lutte
      Chercheur en lutte répond à Hemenate
      Auteur(e) de l'article chercheur
      • Posté à 21h18 le 13/04/2009
      • Expert 76249
        chercheur

      Bonsoir Hemenate,

      le qualificatif « décomplexé » est source d’imprécision, je vous l’accorde. Sans revenir sur la description que Réné Rémond fait des courants qui animent depuis deux siècles la droite française, disons qu’il y a, aujourd’hui, une droite humaniste qui peine à se fédérer et une droite nationale et libérale, que j’ai qualifié de « décomplexée ». La source d’inspiration de cette droite est un mélange bien dosé de reaganisme et de lepénisme. Nicolas Sarkozy a bâti son succès en séduisant l’électorat Frontiste : ne l’oublions pas ! Et si je ne m’abuse, Jacques Chirac a toujours marqué sa défiance vis-à vis du Front National. Sur les 7 dernières années, la rupture de 2007 a ainsi clairement annoncé la volonté de changer la France en profondeur...justice, santé, éducation , enseignement-supérieur et recherche...tout y passe ! Et sans complexe Nicolas Sarkozy, en toute impunité, trouve dans le corps des fonctionnaires, des bouc-émissaires idéaux...autant dire, par ce raccourci, que ce qui était pensé tout bas jusqu’alors, est, sans complexe, annoncé aujourd’hui tout haut et ce par le Chef de l’Etat !

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 05h20 le 14/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        La distinction que vous faites entre une gentille droite humaniste et une méchante droite nationale et libérale relève de la mystification intellectuelle. La vérité, c’est que depuis 30 ans, c’est la gauche et les syndicats qui font la loi chez nous. C’est le cas en particulier de l’EN où le syndicat dominant ( d’inspiration communiste, lui, et ça ce n’est pas une mystification) impose sa loi aux ministres, réduits à l’état de fantoches. Pas étonnant que notre EN ait tant décliné. Quant au CNRS, depuis l’octroi par Chevènement d’un statut scandaleusement avantageux aux EC, c’est aussi le fameux syndicat bien connu qui fait la loi, sa loi... Pendant 30 ans, l’EN est restée la chasse gardée de cette gauche, pas question d’aller y mettre son nez. Or, depuis l’avènement de Nicolas Sarkozy, que voit-on ? Un pouvoir légitime qui décide de réformer ces chasses gardées des syndicats, qui remet en question un pouvoir usurpé. Il n’y a qu’à voir l’arrogance niaise avec laquelle les représentants parlent de Monsieur Sarkozy comme d’un usurpateur, alors que c’est eux qui ont usurpé un pouvoir pendant des décennies. Dans ce conflit, on vient nous en mettre plein la vue avec des généralités valorisantes, alors qu’on nous cache soigneusement le contenu concret du statut dont bénéficient les EC et qui apparaîtrait comme scandaleusement avantageux si on nous en exposait le détail. Il ne faut pas que le pouvoir légitime cède ! Car Monsieur Sarkozy n’a pas été élu par des extra-terrestres, mais par le Peuple Français !

         
        • Chercheur en lutte
          Chercheur en lutte répond à désactivé à la demande du riverain
          Auteur(e) de l'article chercheur
          • Posté à 05h55 le 14/04/2009
          • Expert 76249
            chercheur

          Bonjour

          1/ Je propose une distinction qui peut être opérée aujourd’hui entre deux grandes familles de la droite, mais je vous avoue que cette grande famille politique (qui va du MODEM au BLOC IDENTITAIRE) présente une grande richesse de courant : il me faudrait un peu de temps pour analyser la situation et vous répondre de manière plus robuste. Au passage, qu’entendez-vous par « mystification intellectuelle » ?
          2/ Pour l’EN de quel syndicat parlez-vous ?
          3/ Pour le CNRS vous parlez des EC...savez vous qu’il y des C (chercheurs) au CNRS. Et ces chercheurs y travaillent à temps plein...et là encore de quel syndicat parlez-vous ?
          4/Êtes-vous du monde de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, où contentez-vous de véhiculer des propos qui satisfont une frange réactionnaire bien ancrée dans notre pays...Pouvez-vous, pour étayer votre propos, fournir des données précises (études chiffrées), sur les avantages des EC ?
          Merci pour vos réponses.

          • Banana ex de juanitoto
            Banana ex de juanitoto répond à Chercheur en lutte
            Je déteste rue89, tous les (...)
            • Posté à 19h17 le 14/04/2009
            • Internaute 67910
              Je déteste rue89, tous les (...)

            n’y allons pas par quatre chemins
            là où il n’y en a d’évidence qu’un.

            norton antivirus est sur ce site
            l’épandeur de pro- pot- pos sarkozystes.

            il aime à véhiculer de quoi plaire
            à une fange réactionnaire

            vous voulez qu’il étaye ses dires ?
            mais là il n’est qu’un sombre sbire...

            jamais ne cite source chiffrée
            mais assène ce qu’il croit vérité.

            édit : avez-vous connaissance de ce lien
            que j’ai déjà posté deux fois, mais qui me parait
            si important d’écouter :

            Lien

        2 autres commentaires
      • Hemenate
        • Posté à 11h49 le 14/04/2009
        • Internaute 856

        En fait je vous interpellais simplement sur l’utilisation de « complexe » (sur la forme).

        « Décompexée », « sans complexée » me semble être de simples formules qui tendent à se poser en tant que Gentil face aux Méchants (qui devrait être complexé).
        Vous imposer sans aucune justification une norme morale dont tout ceux qui s’en éloigne se devraient d’être complexés et sont donc des Méchants ce qui m’apparaît personnellement comme un procédé réthorique des plus douteux.

        « où contentez-vous de véhiculer des propos qui satisfont une frange réactionnaire bien ancrée dans notre pays… “

        C’est le même procédé ici : se poser en Gentil progressiste face aux Méchant réactionnaires.
        Progressisme qui est tellement dévoyé qu’il ne signifie plus grand chose :
        Doit-on légaliser le droit des parents à choisir le sexe de leur enfant au nom du progrès ?
        S’y opposer serait-être un méchant réactionnaire ?

        Rappelons qu’il y a encore quelques mois c’est exactement le même procédé qu’utilisaient les tenants de l’ultralibéralisme : les opposants à ce système étant qualifiés de réactionnaires.
        L’histoire semble leur avoir donné tort (dans l’opinion sinon dans les faits).

        Bref une stratégie de simple mise à l’index semble structurer vos développements, ce que je trouve déplorable.

  • Superminou
    Superminou
    Ami des animaux
    • Posté à 16h56 le 13/04/2009
    • Internaute 76188
      Ami des animaux

    Petit rappel sur les tires aux flancs...

    La controverse qui n’en finit pas autour des enseignants chercheurs nous conduit à souligner l’une d’entre elles.

    Ils bénéficient en effet d’un véritable emploi fictif comme il y en a tant d’autres dans l’économie française telle qu’elle est après des décennies de dirigisme forcené.

    Un emploi fictif est un emploi dont le titulaire touche les salaires ou avantages sans effectuer le travail correspondant.

    Nous reviendrons sur le cas de ces enseignants chercheurs, mais il faut d’abord montrer qu’il y a des millions de cas semblables ; cela permettra d’expliquer le lien avec la paupérisation accélérée du pays.

    L’on connaît aussi les étudiants quasi salariés de l’aide sociale et qui n’étudient pas, certains d’entre eux imitant les chefs syndicaux et ne se gênant pas pour détruire physiquement l’université dans laquelle ils sont censés étudier.

    C’est le moment d’en venir aux enseignants chercheurs.

    Il est connu que la seule façon d’avoir des universités performantes serait de les privatiser afin qu’elles soient dotées d’une direction forte capable d’attirer les capitaux et les talents nécessaires pour les conduire à l’excellence dans le cadre d’une forte concurrence.

    L’université de Stanford et bien d’autres aux USA agissent dans une totale indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

    C’est à l’ombre de Stanford que la Silicon Valley s’est développée.

    Faute d’avoir la mission de privatiser ou, même, l’idée de le faire, Madame Valérie Pécresse, en charge du dossier, a bricolé un système donnant un semblant d’autonomie aux universités.

    C’est là que se situe le problème des enseignants chercheurs, car, s’ils sont prêts très éventuellement à obéir aux présidents d’université pour l’enseignement, pour ce qui concerne la recherche ils se drapent dans une dignité qu’ils ne méritent pas.

    Lorsque l’on examine ce que l’on peut savoir de leur activité de chercheur l’on constate qu’un grand nombre d’entre eux ne cherchent pas : emplois fictifs. Jean Robert Pitte, ancien président de l’université Paris IV, considère que 40 % de l’effectif des enseignants du supérieur ne publient pas dans les revues spécialisés les résultats de recherches qu’ils auraient faites.

    Il constate avec surprise que, faute de chercher, il consacrent une partie de leur temps à des activités privées pour arrondir leurs fins de mois par exemple en tant que conseillers dans les banques ou ailleurs.

    L’on est obligé aussi d’enregistrer que c’est parce que Madame Valérie Pécresse a fait mine de vouloir faire évoluer les universités que celles-ci sont en plein désordre depuis plusieurs semaines, comme une vulgaire Guadeloupe transplantée au milieu du territoire français.

    Un tel désordre serait inimaginable dans une université privée, les propriétaires de l’université exerçant leur droit de diriger leur activité en toute indépendance et de juger à la fois les enseignants et les chercheurs suivant les objectifs qu’ils donneraient à l’université.

    Comment peut-on expliquer ce phénomène littéralement immense des emplois fictifs qui gangrènent toute l’économie française ?

    Comme dans toutes les activités publiques et comme dans toute autre catastrophe générée par ces activités publiques, l’on retrouve le refus des principes de l’économie de marché : faute de cet indicateur qu’est le marché, ces activités obéissent au bon plaisir de ceux qui momentanément peuvent saisir pour leur profit le pouvoir d’État.

    Le refus du marché se traduit par le refus d’un vrai contrôle : il n’y a jamais de contrôle réel dans les activités publiques et, par nature, il ne peut pas y en avoir. Le bon plaisir s’exerce au travers de prédateurs momentanément au pouvoir qui distribuent leurs faveurs à l’aide des fonds sans limite obtenus des contribuables victimes de la terreur règlementaire.

    Finissons maintenant en montrant le lien entre les emplois fictifs et la paupérisation de la France telle que nous l’observons.

    Il est à jamais impossible d’évaluer les milliards et milliards d’euros engloutis par des salaires et avantages distribués à des gens qui ne font pas le travail qu’ils devraient faire.

    Ces sommes se transforment en impôts et donc, par ricochet, en chômage de masse avec ruine en conséquence.

    Il faut en plus mentionner l’extraordinaire gaspillage des énergies mal utilisées et donc perdues.
    Nous sommes sûrs que les enseignants chercheurs, actuellement sur la sellette, rendraient des services éminents s’ils étaient dirigés comme le sont certains checheurs aux USA. Au lieu de cela, la R.F. les stérilise et les empêche de contribuer à la richesse générale.

    Pour terminer, nous lisons, ces jours-ci, dans les journaux que Madame Valérie Pécresse multiplie les gestes à l’égard des enseignants chercheurs.

    Cela veut dire qu’elle a reçu la consigne d’appliquer la stratégie du pouvoir depuis plus de 18 mois qui pourrait être décrite comme celle du « matamore couché » : matamore parce qu’il prend des postures fortes, couché parce qu’il capitule sans conditions devant l’ennemi ; c’est cette stratégie que le même pouvoir applique depuis plus de 40 jours vis-à-vis des îles lointaines et qui est la meilleure façon d’avoir comme en d’autres temps à la fois la guerre et le déshonneur.

    Heureusement, Madame Valérie Pécresse ayant du temps consacre, pour se distraire, toute son énergie ces jours-ci à la conquête de l’emploi fictif de Député européen.

    Les étudiants sérieux empêchés d’étudier par sa faiblesse, les chômeurs et les SDF qui le sont à cause de ses propres emplois fictifs lui souhaitent bonne chance ; c’est la seule et amère liberté qui leur reste !

    Voilà ce que tout journaliste digne de ce nom se doit d’écrire..

    • Autre raleur
      • Posté à 17h34 le 13/04/2009
      • Internaute 39310

      Vous pointez du doigt les failles évidentes du système actuel. Fort bien. Mais vous ne pointez pas du doigt les failles (plus subtiles, certes, mais explicités maintes fois depuis des mois) du système que l’on nous propose...

      • Superminou
        Superminou répond à Autre raleur
        Ami des animaux
        • Posté à 12h05 le 14/04/2009
        • Internaute 76188
          Ami des animaux

        @ autre raleur...

        Il est bien mon doux billet ... n’est ce pas ? ? ? ! ! ! ! !

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 21h41 le 13/04/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      « Il constate avec surprise que, faute de chercher, il consacrent une partie de leur temps à des activités privées pour arrondir leurs fins de mois par exemple en tant que conseillers dans les banques ou ailleurs. »

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      le noukon comme ses bottes à clou est toujours aussi cossard.

      Et toujours une pompe de première.
      Chez les patriotes à raie sur le coté et langue au milieu, il est célèbre pour ses capacités d’absorption.

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