Tribune 12/04/2009 à 12h29

Théorie de la séquestration de patrons

Cyril Hédoin | Chercheur et blogueur sur Rationalitelimitee.wordpress.com


Dans le bureau Nicolas Polutnik, directeur séquestré de Caterpillar France à Grenoble (Robert Pratta/Reuters)


Le phénomène est en train de faire tâche d’huile et les Français ne semblent pas totalement désapprouver. Au-delà du côté dramatique, il y a quelque chose d’intéressant du point de vue des sciences sociales. Sur un plan théorique, on peut comparer la séquestration et le kidnappping (attention, j’ai bien dit sur un plan théorique, je ne met pas ces deux phénomènes au même niveau sur un plan moral, bien entendu).

Dans les deux cas, ces actions sont un moyen d’obtenir quelque chose : une rançon ou une renégociation des conditions de départ des salariés. Ces actions reposent sur une menace : tuer les otages ou garder les dirigeants enfermés dans des conditions très pénibles pendant un temps plus ou moins long. Enfin, dans les deux cas, un « raisonnement par induction à rebours » nous apprend que l’action initiale ne devrait pas avoir lieu.

Une démarche a priori irrationnelle

Concernant le preneur d’otage, ce dernier n’a rien à gagner à se débarrasser des otages puisque la mort (ou une peine très lourde) serait alors la seule issue envisageable. Par conséquent, sa menace n’est pas crédible. Sachant cela, les individus devant payer la rançon ne le feront jamais. Si le preneur d’otage est rationnel, il anticipe cela et, par conséquent, n’entreprend jamais la prise d’otage initiale.

Les choses sont similaires avec la « séquestration » de dirigeants. Séquestrer une personne (a fortiori durablement) est interdit par la loi et les salariés qui se livrent à ces actes ont en théorie beaucoup à perdre. Les personnes séquestrées, sachant cela, n’ont pas intérêt à céder, car elles savent que la séquestration ne pourra pas durer longtemps (en fait, c’est encore plus simple : elles peuvent céder, sachant que
tout accord conclu sous la contrainte n’a aucune valeur juridique). Du coup, l’action initiale ne devrait pas avoir lieu.

Une menace malgré tout crédible

Malgré tout, de la même manière qu’il se produit des kidnappings ou des prises d’otages, on assiste à des séquestrations actuellement. Dans le premier cas, on explique cela par le fait que le kidnappeur est potentiellement irrationnel, ou plus exactement qu’il existe une probabilité faible qu’il commette une « erreur » et tue les otages. Même faible, cette probabilité peut suffire à rendre sa menace crédible et donc conduire le preneur d’otage ou le kidnappeur à passer à l’acte.

L’explication est à mon avis un peu différente dans le cas des séquestrations. L’objectif des salariés qui se livrent à cette activité est d’obtenir une réouverture des négociations afin d’obtenir de meilleures compensations. S’ils agissent, c’est qu’ils pensent que leur menace est crédible (on peut aussi penser qu’ils sont tellement désespérés qu’ils ne réfléchissent plus vraiment à leurs actes - je mets de côté cette possibilité).

Plusieurs raisons (complémentaires) à cela :

  • D’une part, ils peuvent se dire que les personnes séquestrées vont très mal vivre leur séquestration et qu’ils vont vouloir y mettre un terme rapidement.
  • D’autre part, ils peuvent penser qu’il y a réellement des marges de manoeuvre et qu’il est tout à fait possible pour l’entreprise de concéder des mesures de départ plus favorables aux salariés.
  • Enfin, il y a aussi la croyance que les pouvoirs publics (tribunaux et forces de l’ordre) n’interviendront pas pour mettre fin à la séquestration ou annuler l’accord qui en est ressorti.

Un jeu à trois joueurs

Etant donné le nombre de séquestrations qui ont eu lieu ces dernières semaines, on peut envisager que l’on est dans le cadre d’un « jeu séquentiel » avec trois joueurs (les salariés qui séquestrent, les patrons séquestrés et les pouvoirs publics), avec les « noeuds » suivants :

  • séquestrer ou non
  • céder ou non
  • intervenir ou non

A la fin de la séquence, peu importe le résultat, le même ensemble de noeuds se reproduit. Toutefois, suivant la séquence qui s’est produite, les différents joueurs vont procéder à une actualisation de leurs croyances sur les types de joueurs auxquels ils ont à faire.

La « menace » de Sarkozy arrive trop tard

Pour être concret, le fait par exemple qu’une récente séquestration ait permis aux salariés d’obtenir ce qu’ils voulaient est de nature à renforcer leurs croyances suivant lesquelles :

  • Les pouvoirs publics n’interviendront pas
  • Les dirigeants cèdent soit parce qu’ils ne supportent pas bien le fait d’être retenus, soit parce qu’il existe de réelles marges de manoeuvre pour négocier

De ce point de vue, la « menace » de Nicolas Sarkozy arrive trop tard car elle n’est plus guère crédible.

Bref, on peut donc s’attendre à ce que les séquestrations se reproduisent, sauf si les dirigeants, anticipant la probabilité de plus en plus forte d’être à leur tour séquestrés, prennent les devants et concèdent à leurs salariés de meilleures conditions de départ.

Pour l’Etat, le plus simple est de ne rien faire

J’ai une hypothèse derrière la tête : tout ce que je viens de dire est relativement évident et les pouvoirs publics avaient certainement en partie anticipé cet enchaînement.

Ne rien faire correspond de ce point de vue à une décision stratégique de laisser les négociations se réguler toutes seules : comme il est impossible à l’Etat de mettre son nez dans les affaires des entreprises qui licencient et de déterminer le plan de licenciement le plus « juste », il est rationnel de laisser « marchander » dirigeants et salariés. Oui, le gouvernement est du côté des salariés dans cette affaire !

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Photo : dans le bureau Nicolas Polutnik, directeur séquestré de Caterpillar France à Grenoble (Robert Pratta/Reuters)

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h52 le 12/04/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    si l’on se réfère un peu à l’histoire, en France il y a toujours eu un esprit de ’jacquerie’ c’est dans notre ADN collectif.

    elle peut prendre plein de formes, mais ce n’est de la jacquerie, une révolte spontanée.

    • skalpa
      skalpa répond à pablico
      actif et militant ?
      • Posté à 12h55 le 12/04/2009
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      poyeuses jacques !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 12h53 le 12/04/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    c’est peut-être pour en faire du saucisson !

    Lien

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 13h01 le 12/04/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Porter un jugement ne sert à rien quand il s’agit d’actes de colère sociale.

    ... Et personne n’est à l’abri, quand la colère populaire éclate...

    Mais si cela devient une « stratégie », avec une « théorie », tous les dérapages sont possibles...

    La seule stratégie qui est de l’avenir est le...
    retour à la non violence ACTIVE.

    voir
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    ou encore :
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    [deux initiatives simultanées non concertées]

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 13h06 le 12/04/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    Vous avez oublier un paramètre menant au kidnaping/ séquestration :

    Le fait que ceux qui s’y livrent pensent ne plus rien avoir à perdre.

    A l’évidence, les employés qui séquestrent pensent être dans cette situation, et pensent également que toutes les instances intermédiaires censées prendre en charge (pouvoir politique, régulation par droit du travail, moyens classiques de pression syndicale) le chomage et la précarité ne seront d’aucun secours ni recour.

    Dos au mur, tant qu’à crever, autant se battre et prendre, même momentanément, même symboliquement, le pouvoir sur l’oppresseur ou celui qui le représente.
    C’est toujours ça de pris, histoire d’orgueil, de fierté, ne pas subir tout le temps et montrer que l’on compte quand même.

    Si en plus ça peut marcher....

    • k_reno
      • Posté à 13h49 le 12/04/2009
      • Internaute 15813
        Voyageur

      « ne plus rien avoir à perdre »

      Ce serait vrai dans certains pays, où quand le licenciement est décidé, il n’y a pas d’autre enjeu.

      Ce n’est pas vrai en France, puisque l’essentiel des demandes porte sur les conditions de départ. En France, les Plans de Sauvegardes de l’Emploi sont négociés dans un cadre extrêmement flou qui permet des différences abyssales entre les sociétés et parfois même entre les salariés au sein de la même société.

      Les salariés (plus souvent leurs représentants, bien aiguillés) qui se livrent à ce petit jeu cherchent rarement à diminuer le nombre de destructions d’emploi, mais surtout à grossir le pactole de départ.

      Alors pourquoi ne pas inscrire dans la loi des mesures plus favorables au salarié, tout en rendant moins intéressantes les mesures « supra-légales ». Il y aurait plus de justice, et moins de conflit !

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à k_reno
        menuisier
        • Posté à 14h32 le 12/04/2009
        • Internaute 29846
          menuisier

        Mais pour ça faudrait-il avoir un pouvoir soucieux du bien commun.

        Ce qui n’est pas le cas, bien au contraire.

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 15h46 le 12/04/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Déluge parlait de gens qui ont le sentiment de n’avoir rien à perdre. Dans ce cas, ce n’est pas une question d’argent, de quelques milliers d’euros en plus par personne licenciée.
        A la limite, même, dans les cas où il s’agit de ce qu’indique Déluge, obtenir quelques milliers d’euros de plus a quelque chose de dérisoire et ne peut qu’ajouter à l’humiliation.

        Je préfère quand même la position de l’article indiquant que ces séquestrations sont un outil, certes illégal, de la négociation du plan social et du rapport de force.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 15h19 le 12/04/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....histoire d’orgueil, de fierté.... »
      ► moi j’appelle ça de l’infantilisme et de la connerie.

      • la tite louloute
        la tite louloute répond à Pierrrrre
        précaire
        • Posté à 15h47 le 12/04/2009
        • Internaute 60941
          précaire

        si ca peut vous faire plaisir ...

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 18h00 le 12/04/2009
        • Internaute 29846
          menuisier

        Des générations d’ouvriers et de paysans se détournent de vous avec mépris.

        « Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal, du moins le “Cheval d’Orgueil” ara-t-il toujours une stalle dans mon écurie ».

        PJ Hélias.

         1 autres commentaires
      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à Pierrrrre
        rêve générale
        • Posté à 10h19 le 13/04/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        La liberté de circuler pour les patrons contre la liberté de travailler pour les salariés, je trouve que cela ressemble a de la justice sociale. Pas vous ?

        La loi l’interdit sans doute, mais la loi profite souvent aux plus forts, llest donc urgent de contester la loi lorsqu’elle est source d’injustice. C’est ce que font d’une certaine façon les travailleurs menacés de licenciement.

        On les met à la porte avec une misère - 5.000 € pour un ingénieur avec une épouse au chômage et 2 enfants à nourrir ! , ai-je entendu sur France-Info. Alors lorqu’on a fait des millions d’euros de bénéfices sur le dos des travailleurs, un petit séjour au frais pour réfléchir, ça ne fait pas de mal !

        Mon blog : Lien

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Oeillet rouge
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 11h14 le 13/04/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ....La liberté de circuler pour les patrons contre la liberté de travailler pour les salariés, je trouve que cela ressemble a de la justice sociale. Pas vous ? .... »

          ► Déjà, votre argument syndical est une sottise.
          Vous confondez la liberté de travailler et le droit d’exiger qu’on nous fournisse du travail.
          Le travail n’est pas fait pour occuper les travailleurs ;
          mais ce sont les travailleurs qui sont là parce qu’il y a du travail à effectuer.
          Si une entreprise n’a plus de travail à fournir, il apparaît complètement cohérent qu’elle se libère de ses travailleurs en surnombre.

          Si ces travailleurs considèrent comme un droit d’exiger un travail, qu’ils s’adressent aux politiques, pas à l’entreprise qui les a licenciés, comme si le fait de les embaucher générait une obligation d’embauche à vie !
          Si ces employés au chômage se doivent d’être assistés, cette aide doit venir de la solidarité nationale, et non pas de l’entreprise qui licencie, un peu comme pour la punir de les avoir embauchés.

          De plus, je voudrais vous faire remarquer que ces patrons séquestrés, sont aussi des employés et ne sont pas propriétaires de l’entreprise.

          Et que ces actions complètement imbéciles et démagogiques, ne peuvent amener à rien, sinon à décourager tout entrepreneur qu’on n’incite pas ainsi à embaucher des gens qui vont foutre le souk si leur travail ne peut être maintenu à vie.

        1 autres commentaires
      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à Pierrrrre
        rêve générale
        • Posté à 08h49 le 13/04/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        Pour éclairer le débat, il aurait été intéressant de voir ou revoir le dernier « Pièces à conviction » d’Elise Lucet : « Licenciements, faillites, la crise à bon dos », diffusé mercredi 8 avril à une heure tardive (seuls 9% des telespectateurs l’ont vu !) sur France 3.

        Il faut dire que la chaîne n’avait pas fait beaucoup de pub autour de l’évènement. D’ailleurs pourquoi cette émission a-t-elle été programmée aussi tard... ?

        Et aujourd’hui, il est impossible de la visionner sur internet, sur le site de France 3 ou ailleurs. Si vous la trouvez, faîtes-moi signe.
        On voudrait la cacher, on ne s’y prendrait pas autrement. A moins que ce soit les vacances de Pâques ?

        Lien

        En revanche, voici un fil où vous pourrez trouver les enquêtes d’Elise Lucet, une des rares journalistes du service public à faire un vrai travail d’investigation.

        Lien

  • Ben85
    Ben85
    ramoneur
    • Posté à 13h27 le 12/04/2009
    • Internaute 75415
      ramoneur

    Il me semble que l’origine de cette colère sociale, c’est que les salariés se sentent en danger. Ce sentiment d’insécurité vient de la conjoncture économique mondiale, mais également du fait que les politiques ne sont pas capables de « protéger » les plus vulnérables. Au contraire, beaucoup de mesures prises ces dernières années fragilisent le statut de la plupart des travailleurs.
    La séquestration des patrons est une violence sociale qui répond donc à une autre, celle d’un système capitaliste sans foi ni loi qui concasse en toute légalité des travailleurs sans défense...

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Ben85
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 15h26 le 12/04/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « .....un système capitaliste sans foi ni loi qui concasse en toute légalité des travailleurs sans défense… »

      ► et le thème est lancé, digne d’un enseignant de notre éductaion nationale,
      et parfaitement en décalage avec le pays où il vit.. ; dont l’économie est justement capitaliste,
      et qui rève,
      ainsi que ses collègues,se référant à la revue « alternative économique » diffusée dans les lycées,
      à une société socialiste.
      Désespérés de constater la déconfiture de l’intégralité de leurs systèmes socialistes, ils insistent cependant pour continuer à croire à leurs utopies liberticides, se vautrant dans un vocabulaire guimauvesque et indécent.

      • Ben85
        Ben85 répond à Pierrrrre
        ramoneur
        • Posté à 15h43 le 12/04/2009
        • Internaute 75415
          ramoneur

        Pierrrrre (avec cinq « r » ! !), je vois que les clichés ne vous font pas plus peur qu’à moi !
        Me voici donc catalogué « prof gauchiste primaire » parce que je n’ai pas le snobisme de prendre le contre-pied systématique de ce que pensent la plupart des gens !
        Si cela peut vous renforcer dans vos certitudes et vous aider à vivre, alors oui, je fais partie de cette grand corporation d’assistés que l’on nomme l’Education Nationale.
        Sûrement exercez-vous un métier plus respectable que le mien (ou pas, vu que vous n’avez pas pris la peine de le préciser)...
        Je fais ce que je peux avec ce que j’ai... et c’est pas facile tous les jours !

         
        • la tite louloute
          la tite louloute répond à Ben85
          précaire
          • Posté à 15h49 le 12/04/2009
          • Internaute 60941
            précaire

          votre commentaire était tout à fait juste. Laissez donc ce personnage méprisant de côté. Les commentaires irrespectueux ne méritent pas de réponse.

        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Ben85
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 17h14 le 12/04/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          ► Je ne vous répondais pas à vous, dont j’ignore tout,
          mais je répondais à un message qui critiquait « …..un système capitaliste sans foi ni loi qui concasse en toute légalité des travailleurs sans défense… ».

          Ben oui, à partir de cette affirmation, j’ai extrapolé et considéré que vous étiez un « prof gauchiste primaire » qui constitue trop souvent un double pléonasme.

          • haiker
            haiker répond à Pierrrrre
            • Posté à 00h37 le 13/04/2009
            • Internaute 29253

            Là faut préciser les mots qui forme le pléonasme dans votre tête :

            prof et gauchiste ?
            gauchiste et primaire ?
            prof et primaire ? ? ?

            Sinon, bonne continuation, amusez-vous bien à « extrapoler » pour retomber sur vos certitudes qui vous vont si bien.

            • Pierrrrre
              Pierrrrre répond à haiker
              → → → → → → → le marché autant (...)
              • Posté à 10h40 le 13/04/2009
              • Internaute 23078
                → → → → → → → le marché autant (...)

              ► Le double pléonasme est fait uniquement des mots qui se touchent.
              Il comporte quelques trop rares exceptions

        4 autres commentaires
      • Yago
        Yago répond à Pierrrrre
        • Posté à 10h41 le 14/04/2009
        • Internaute 30043

        Je préfère les séquestrations de cadres et de patrons que les défilés de guimauves dans la rue. ça prend moins de place dans la rue et dans les journaux, ça coûte rien et ça peut rapporter gros. Comment s’en priver, d’autant que nos journaux donnent bonne presse à ce genre d’action...
        La déclaration la plus modérée sur le sujet, je l’a

  • mamane
    mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 13h44 le 12/04/2009
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    Pourquoi faire un lien entre un kidnapping et la révolte de travailleurs face aux injustices.

    Vous trouvez que l’état agit trop tard, de mon point de vue de travailleur l’état n’agit pas ou en tout cas jamais en ma faveur.

    Je compare ces actes de révolte, non pas à des kidnappings comme vous le faites qui sont un délit, mais à de la résistance légitime.

    Je soutien entièrement les travailleurs qui ont séquestré leurs supérieurs et/ou leurs sous-fifres et souhaite même que de tels actes se multiplie.

    On me dira que « ce n’est pas gentil », « qu’il faut dialogué », « oh mon Dieu c’est un appelle à la violence » etc... Ce genre de niaiseries m’indiffèrent et sont totalement en-dehors des réalités. Je ne suis pas un fan de la violence mais de la discussion mais en m’adaptant à mon interlocuteur. S’il choisi le rapport de force ou la menace pour s’exprimer, je répondrai de la même manière : il semble que depuis 20 - 30 ans, c’est le seul langage qu’ont utilisé le patronat, la presse [notamment ces 10-15 dernières années] et les politiciens ; il est grand temps de leur répondre.

    « ils ne sont grand que parce que nous sommes à genoux » disait la Boétie. Les travailleurs commencent à (re)faire comprendre au patronat [car ce n’est pas la première fois, et donc ce n’est pas impossible] et à la classe politique qu’ils ne sont pas si grand que cela.

  • Aequopulsatpede
    Aequopulsatpede
    Sauvé de Dati par la retraite.
    • Posté à 13h49 le 12/04/2009
    • Internaute 63631
      Sauvé de Dati par la retraite.

    Et il compatit au sort peu enviable de ces pauvres patrons notre « Obama Hongrois » (Guignols).
    Il n’est qu’à voir la pluie de légions d’honneur...................
    Mais si UN SEUL membre de sa famille l’avait méritée (et je ne parle pas au feu...) probablement serait-il moins prolifique en la matière.

  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 14h19 le 12/04/2009
    • Internaute 73962
      ...

    La France patauge dans le compassionnel violent, dans le victimaire épais, dans la bonne conscience bombée... On sait merveilleusement se victimiser, se draper dans les haillons avantageux des héros de Germinal, dont on prétend sans rire être les réincarnations . On est devenu le pays du lynchage. Les patrons sont considérés comme des voyous, alors que c’est eux qui créent des richesses, c’est les impôts payés par les entreprises privées qui permettent de payer notre immense armée de fonctionnaires. On a toutes les complaisances pour la violence sociale qui est sanctifiée pour toutes sortes de raisons (ou de lâchetés). On accepte que les lois soient bafouées, que les institutions soient délégitimées, que les gouvernants légitimes soient dénigrés et insultés. Et ceux qui pratiquent ces violences ont une bonne conscience inoxydable d’autant plus qu’ils sont encouragés à cela par une classe politique lâche et p…….. qui n’hésite pas à soutenir démagogiquement les infractions à la loi qu’ils ont eux-mêmes votée. D’ailleurs, si ces violences se produisent, c’est parce que nulle part au monde, les salariés sont autant protégés, perçoivent des indemnités de licenciement aussi confortables, des allocations-chômage aussi avantageuses, des pré-retraites aussi intéressantes. Plus de 50% de la richesse nationale est confisquée par l’Etat pour être redistribuée. Or, on parle de notre pays comme d’un pays sous-développé socialement. On a bcp parlé de l’Algérie dernièrement. Dans ce pays qui est infiniment plus riche que nous, grâce à ses nombreuses ressources minières de toutes sortes, eh bien le revenu moyen est de 200€, la misère et le chômage règnent partout, la Sécurité sociale est quasi inexistante… Les Français laissent depuis quelque temps l’extrême-gauche tenir le haut du pavé, débiter les mensonges les plus éhontés, mais les réveils risquent d’être durs…

    • Ben85
      • Posté à 14h32 le 12/04/2009
      • Internaute 75415
        ramoneur

      Moi, ça me dérange pas que tout le monde soit payé 200 euros par mois... Mais alors il faut que ce soit tout le monde ! On en reviendrait à la bonne vieille Trabant, ce serait sympa !

    • caro
      caro répond à désactivé à la demande du riverain
      délinquante avérée
      • Posté à 14h43 le 12/04/2009
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      ce ne sont pas les patrons qui créent les richesses, mais les salariés par leur travail. Ils sont bien mal récompensés avec 90 000 chômeurs de plus par mois et comme ceux qui sont déjà au chômage ne retrouvent pas d’emploi, il y a de plus en plus de pauvres. En 2006, on comptait 7 M de pauvres, où en est-on actuellement ?

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 14h46 le 12/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        C’est faux. Vous pouvez bien réunir un million de personnes qui veulent travailler, cela ne fera pas une entreprise. Si c’était le cas, il y en aurait partout des entreprises, dans tous les pays, or ce n’est pas le cas. Votre raisonnement est démagogique et faux !

         
        • caro
          caro répond à désactivé à la demande du riverain
          délinquante avérée
          • Posté à 14h52 le 12/04/2009
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          vous pouvez toujours avoir un patron et une entreprise, s’il n’y a pas de salariés, il n’y a pas de production et donc pas de richesse

           ; -))

          • désactivé à la demande du riverain
            • Posté à 15h01 le 12/04/2009
            • Internaute 73962
              ...

            Chronologiquement, pour qu’un salarié puisse travailler dans une entreprise, il faut que cette entreprise ait été créée au préalable. C’est irréfutable !

            • Ben85
              • Posté à 15h32 le 12/04/2009
              • Internaute 75415
                ramoneur

              Norton07, il ne s’agit pas de dire que tous les patrons sont des voleurs ou des personnes sans morale. La plupart des directeurs de PME ont à coeur de bien faire. Cependant, on peut, me semble-t-il, comprendre la colère d’ouvriers licenciés qui apprennent que les actionnaires de leur entreprise s’octroient des primes mirobolantes. Dans ce cas précis, je pense que le système marche sur la tête.

            • haiker
              • Posté à 00h39 le 13/04/2009
              • Internaute 29253

              Connaissez rien au métier du bâtiment, vous, hein ?

            • Kurt
              • Posté à 00h49 le 13/04/2009
              • Internaute 31000
                ––––

              C’est faux. Les salariés qui produisent les richesses de ce pays ont vu 10% du PIB passer des salaires vers les revenus du capital en à peine 20 ans. Ces 10% sont autant de pouvoir d’achat en moins pour les vrais producteurs de richesses que sont les salariés mais aussi autant de moins pour la sécurité sociale, les retraites etc.
              Votre raisonnement et tout simplement faux, démagogique et populiste !

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à caro
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 13h29 le 13/04/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ....vous pouvez toujours avoir un patron et une entreprise, s’il n’y a pas de salariés, il n’y a pas de production et donc pas de richesse... »
            ► La plus part des entreprises en France n’ont aucun salarié,
            ou un seul salarié qui est le patron de l’entreprise.
            Compte tenu des taxes, complexité du droit du travail, et problèmes en cas de licenciement, la sagesse veut qu’ils préfèrent souvent refuser du travail plutot que de rentrer dans la galère et les pièges de l’embauche.
            C’est cela une des causes premières du chomage en France.

        • Kurt
          • Posté à 00h34 le 13/04/2009
          • Internaute 31000
            ––––

          Petit cours de manipulation qu’aiment à employer nos propagandistes UMP à nos amis riverains de rue89 :

          À Caro qui dit ceci :
          « ce ne sont pas les patrons qui créent les richesses, mais les salariés par leur travail. Ils sont bien mal récompensés avec 90 000 chômeurs de plus par mois et comme ceux qui sont déjà au chômage ne retrouvent pas d’emploi, il y a de plus en plus de pauvres. En 2006, on comptait 7 M de pauvres, où en est-on actuellement ? »

          Voici ce que réponds « Norton » :
          « C’est faux. »

          Comme bien entendu, notre ami aura un mal fou à expliquer pourquoi le travail des salariés ne produit pas de richesse, en quoi ces salariés sont récompensés en étant mis au chômage par dizaines de milliers et qu’il n’y a en fait pas de pauvre en France, il noie le poisson en affirmant autre chose de but en blanc directement à la suite de son péremptoire et autoritaire « C’est faux ». Cette autre chose devant être une affirmation orientée et discutable.

          Retenez bien la technique :
          Si par exemple, dehors, c’est un vrai déluge et que pour une raison quelconque (par exemple, vous êtes une vraie groupie de L. Cabrol qui a dit qu’il ferait un soleil magnifique) vous ne voulez pas l’admettre ou faire passer un message qui va en contradiction avec les faits, c’est très simple =>

          - « Il pleut ».
          - « C’est faux. Tu peux mettre tous les nuages du monde au dessus de ta tête, si les conditions de pression atmosphérique ne sont pas réunies, jamais il ne pleuvra une goutte d’eau.
          Si c’était le cas, le Sahara régulièrement survolé par des centaines de nuages serait un paradis tropical. Ton raisonnement (sic) est démagogique et faux ! »

          En niant d’abord l’évidence puis en noyant le poisson avec des affirmations plus ou moins foireuses qui n’ont qu’un rapport vague avec l’affirmation, on arrive facilement à placer l’adjectif magique « démagogique » pour qualifier l’affirmation que l’on veut contrecarrer.

          Maintenant, savoir si cette technique est volontaire ou s’il s’agit juste d’un mécanisme psychologique employé pour éviter d’avoir à répondre à des questions qui vont de toute évidence à l’encontre de ses certitudes, c’est une autre histoire...

          Si j’en ai le temps, je m’amuserai certainement à répondre aux messages de Norton en suivant son « modèle » de réponse. : -)

        • Aequopulsatpede
          Aequopulsatpede répond à désactivé à la demande du riverain
          Sauvé de Dati par la retraite.
          • Posté à 12h36 le 13/04/2009
          • Internaute 63631
            Sauvé de Dati par la retraite.

          Toi, je te supporte d’autant moins que lorsque je pilotais c’étaient des Triumph.............................

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        8 autres commentaires
    • la tite louloute
      • Posté à 15h55 le 12/04/2009
      • Internaute 60941
        précaire

      C’est triste pour vous ...

    • Avril
      • Posté à 17h10 le 12/04/2009
      • Internaute 24503

      C’est marrant, au moment où le bilan est lourd à défendre, il y en a qui croient que l’extrême gauche a été au pouvoir en France...

      Norton07 fait-il parti de la cellule internet de l’Élysée ?

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    • zompti
      zompti répond à désactivé à la demande du riverain
      futur « départ volontaire »
      • Posté à 21h14 le 12/04/2009
      • Internaute 71360
        futur « départ volontaire »

      Tout à fait, la France patauge dans le compassionnel avec ces pauvres patrons à qui l’on impose de renégocier des licenciements décents… Faudrait il les appeler not’ bon mait’ tant qu’on y est ?

      Les patrons créent de la richesse ? Eux seuls ? Ce sont les entreprises qui créent de la richesse et reduire une entreprise à un patron, c’est de la pure connerie.
      D’ailleur où passe t’elle cette richesse produite depuis des années ? Pas dans les salaires ni dans les investissements mais dans la capitalisation. Car les vrais patrons, ce sont ceux qui décident de se gaver à coup de dividendes, qui virent les patrons et salariés s’ils ne rapportent pas assez de fric. ce sont ceux qui pour ne pas baisser leur train de vie enfoncent toujours plus les autres.

      Les impôts des entreprises ? mais ce sont les plus gros fraudeurs du fisc :
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      Raccontez-nous également à quoi servent les notes de frais faramineuses et autres outils de « défiscalisation » existants pour les entreprises.
      Ceux qui paient massivement pour le système en France sont les salariés qui techniquement ne peuvent frauder un centime sur leur fiche de paie. Ça ne finance pas que les fonctionnaires, ça permet de donner 65 milliards d’Euros d’aides par an aux entreprises françaises sans aucune contrepartie. Regardez bien qui sont les assistés en France et qui s’engraissent sur le dos du petit contribuable :
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      les fonctionnaires , il y en a beaucoup trop dans les ministères, dans la police, par contre il manque de personnel dans les hopitaux et les écoles. Fonctionnaire ne se résume pas qu’à être planqué derrière un bureau, comme il en existe également plein dans le secteur prové qui se gavent en ne fouttant rien.

      Les licenciements et les allocations chômage confortables ? On peut toujours lorgner du côté des pays sans aucune couverture sociale pour traiter un smicard au chômage de privilégié…

      Oui l’impôt sert à la collectivité, et ce qui est prélevé au petit nombre de personnes plafonnées à 50% (l’ISF) ne représente que dalle a l’échelle des impôts, ce ne sont pas eux qui financent le système, leur contribution fiscale représente des miettes.

      Quand au parti qui tient le haut du pavé au niveau propagande, débite des mensonges et ne tient pas ses engagement à force d’incompétence, c’est bien l’UMP.
      Pas besoin de l’extrème gauche pour que le reveil soit dur, il l’est déjà avec la bonne vieille droite ringuarde qui dirige ce pays avec l’efficacité qui la caractérise à chaque fois : explosion de la dette publique, nationalisation des dettes du privé, pauperisation des classes moyennes, démantellement des entreprises publiques, de la protection sociale de la santé pour les céder au copains du privé pour une bouchée de pain.
      Pour trouver ce système formidable, il faut obligatoirement en croquer, profitter des avantages et laisser la merde aux autres.

    • Viking
      • Posté à 08h36 le 14/04/2009
      • Internaute 42830
        Barbare

      Votre commentaire est intéressant,
      - vu d’un côté on voit des salariés, recevoir des primes de licenciement énormes, de l’ordre de 30 000€ à partir de 10 ans d’entreprise, qui séquestreent les patrons pour obtenir encore plus. Système très pervers qui entretient l’employé dans sa passivité, qui ne va pas chercher un autre patron, chercher à se former ou à évoluer sachant que dans le pire des cas c’est le jackpot de la prime de licenciement. Pendant ce temps là des entreprises de secteurs porteurs (composite, transport, nanotech...) n’arrivent pas à recruter.
      - de l’autre côté on a des gestionnaires (il faut arrêter des les appeler des patrons), qui gagne dans les 20 000€ par mois, gèrent au jour le jour sans aucune autre stratégie que de gagner son bonus une des nombreuses filiales Trelleborg ou Faurecia...et le jour la direction leur dit de fermer la boîte pke plus rentable, vous explique qu’il n’y peut rien, que les ordres viennent d’en haut, qu’il ne faut pas le prendre émotionnellement etc...c’est sûr il a plein de thunes, il s’en fout de la boîte, il est là depuis deux ans et va trouver une autre boîte à gérer dans qq jours...

      Alors a qui le beau rôle ?

      Pendant ce temps là on voit des PME avec des vrais petits patrons et des employés qui se serrent les coudes pour que la boîte survive...ce sont ces boîtes qu’il faut aider, mais ce sont eux qui sont le moins bien strucuturées pour faire du lobbying.

  • nicogé
    nicogé
    walz
    • Posté à 14h23 le 12/04/2009
    • Internaute 4892
      walz

    à la fin de cet article sympathique mais un peu brouillon, qui mélange point de vue subjectif, théorie des jeux et approximation, une phrase finit heureusement de le décrédibilisé totalement :

    « Oui, le gouvernement est du côté des salariés dans cette affaire ! “

    aucun argumentaire sérieux ne peut finir sur cette conclusion.

    malgré les précautions de départ (‘on peut comparer’ le fait d’enlever un enfant ou un adulte et celui d’obliger un dirigeant à parler avec des prolétaires qui donnent leurs vies ou presque à une entreprise ?), l’auteur oublie peut-être certaines choses :

    les luttes sociales sont des choses sérieuses, les salariés n’ont plus rien à perdre si on les licencie dans ce contexte et avec tout la culpabilisation des chômeurs, et aussi il est important de noter que les centrales syndicales n’appellent jamais à ce type de comportement (au niveau du ‘jeu’, les syndicats sont oubliés ?).

    cordialement

    nicogé

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    Lien

  • mioumiou
    • Posté à 14h22 le 12/04/2009
    • Internaute 34943

    Ceux qui séquestrent des patrons doivent être punis par la justice. Ou bien qu’ils partent dans des pays où ce genre de pratiques est toléré. En France c’est interdit un point c’est tout.

    • la tite louloute
      la tite louloute répond à mioumiou
      précaire
      • Posté à 15h58 le 12/04/2009
      • Internaute 60941
        précaire

      Qu’ils portent plainte s’ils le veulent ...

    • Aequopulsatpede
      Aequopulsatpede répond à mioumiou
      Sauvé de Dati par la retraite.
      • Posté à 12h45 le 13/04/2009
      • Internaute 63631
        Sauvé de Dati par la retraite.

      C’est faux. C’est même approuvé par un certain Sàrközy (pas Sarkozy !) un moitié Hongrois lorsqu’il était en campagne électorale.........

      Mais attention au pseudo mioumiou ! pour se foutre de sa gueule Coluche l’avait surnommée Miaou......

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 14h31 le 12/04/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    le chocolat pascal a dû m’embrumer le cerveau ! Je n’ai pas compris la phrase de conclusion : Oui, le gouvernement est du côté des salariés dans cette affaire ! Pourquoi ? il n’est pas du côté des patrons ?
    - il a revu les modes de licenciements, qui sont quasiment libres maintenant, en modifiant le code du droit du travail
    - il laisse délocaliser, sans lever le petit doigt pour reprendre les fonds publics alloués aux entreprises et l’argent versés sur les contrats aidés
    - il laisse faire, même les entreprises qui sont largement bénéficiaires
    - n’a-t-il pas créé un fonds d’aide ?

    Le non interventionnisme ne bénéficie pas aux salariés, s’ils obtiennent quelque chose, c’est bien par leurs actions et encore, ils négocient de l’argent pour leur licenciement, quand leur entreprise veut mettre la clé sous la porte. Parfois, ils arrivent à négocier sur le nombre de licenciements si l’activité doit continuer. Les salariés de Caterpillar jouent sur les deux plans.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à caro
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 13h31 le 13/04/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....Oui, le gouvernement est du côté des salariés dans cette affaire ! Pourquoi ? il n’est pas du côté des patrons ? .... »

      ► relent du principe de lutte des classes..
      Le marxisme, même quand il n’est pas appliqué, génère pas mal de dégats.

  • ninaneux
    ninaneux
    retraité
    • Posté à 14h42 le 12/04/2009
    • Internaute 60234
      retraité

    lorsque notre argent « est sequestré dans le systéme bancaire “ ’théorie de la séquestration ‘vous avez entendu un seul membre du gouvernement et le guignol qui nous gouverne protesté ! non
    alors résistons mettons tout en oeuvre pour renverser ce gouvernement.
    pas de confiance ! aucune chance de réussite..

  • A.V.
    • Posté à 15h15 le 12/04/2009
    • Internaute 24685

    « Malgré tout, de la même manière qu’il se produit des kidnappings ou des prises d’otages, on assiste à des séquestrations actuellement. Dans le premier cas, on explique cela par le fait que le kidnappeur est potentiellement irrationnel, ou plus exactement qu’il existe une probabilité faible qu’il commette une “ erreur ” et tue les otages. Même faible, cette probabilité peut suffire à rendre sa menace crédible et donc conduire le preneur d’otage ou le kidnappeur à passer à l’acte.

    L’explication est à mon avis un peu différente dans le cas des séquestrations. L’objectif des salariés qui se livrent à cette activité est d’obtenir une réouverture des négociations afin d’obtenir de meilleures compensations. »

    Nan, nan, c’est exactement la même chose dans les deux cas. Les salariés sont potentiellement irrationnels, ou plus exactement il existe une probabilité faible qu’ils arrachent la peau de leur patron, l’immolent, le balancent du 15e étage et démembrent les restes.
    Je résume pour les patrons qui lisent Rue89 et s’intéressent à la sociologie :

    PROBABILITÉ - ARRACHENT LA PEAU - IMMOLENT - BALANCENT DU 15e ÉTAGE - DÉMEMBRENT.

    En souhaitant à tout le monde bonnes négociations.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 15h30 le 12/04/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « .....Sur un plan théorique, on peut comparer la séquestration et le kidnappping..... »

    ► Pour le kidnapping, ça peut se comprendre (voire la demande d’une rançon de 2 millions de dollars pour le capitaine de navire actuellement tenu en otage),

    mais pour la séquestration,
    à part faire de la pub au NPA et à sa lutte des classes chérie,
    ou passer à la télé,
    ou se donner des airs d’importance devant un patron qu’on pense tenir à sa botte,
    ... c’est tout simplement con, illusoire et destructeur.

    Si j’étais patron, je me battrais afin que les employés trouvent solution à leurs problèmes et à leur avenir, fusse ailleur que dans l’entreprise.
    Mais aprés une séquestration, je pense que ce devoir moral prendrait du plomb dans l’aile.

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