A débattre 15/09/2007 à 03h00

Faut-il obliger les médecins à s'installer là où il en manque ?


Les médecins n’ont jamais été aussi nombreux en France. Ils sont aujourd’hui plus de 200000 mais certaines régions ont des allures de désert médical. Ainsi, on compte deux fois plus de médecins dans le Sud que dans le Nord. Chez les infirmières, le ratio est encore plus disproportionné, avec une densité sept fois plus importante dans la moitié sud de la France.

Or la tendance s’est accentuée ces dernières années. Michel Régereau, le président de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), a décidé de durcir le ton, arguant que « parce que la carte médicale ne correspond pas à la population en France, cela pose un problème d’accès aux soins et donc de service public ». Et ce à double titre : dans certaines régions, comme le Massif Central ou la Basse Normandie, le nombre de médecins par habitants est trop faible.

Dans les régions les plus denses, les dépassements opérés par les carabins sont aujourd’hui jugés exorbitants par l’Assurance maladie. C’est le cas de certains arrondissements à Paris, par exemple, où les plaques sont abondantes mais où il relève de la prouesse de trouver un gynécologue ou un ophtalmologiste au tarif conventionné par la Sécurité sociale.

Pour contrer le phénomène, Michel Régereau estime que la politique incitative, en place depuis quelques années, est insuffisante. Dans l’Allier, on a ainsi offert une majoration des honoraires de 20% (pris en charge par l’Assurance maladie) pour appâter les blouses blanches. En Picardie, on propose des bourses aux étudiants en médecine pour qu’ils viennent faire leurs études dans la région. On sait en effet que, très majoritairement, les médecins fraîchement sortis de la faculté s’installent là où ils ont été formés. Ailleurs encore, des collectivités commencent à construire des « maisons de santé » dont les infrastructures sophistiquées visent à attirer de nouveaux venus.

Méthode coercitive

Pourtant, la désertification ne s’enraye pas. Quitte à s’attirer les foudres des médecins, Michel Régereau propose qu’on passe carrément à une méthode plus coercitive. Il veut au moins « une politique désincitative » : dans les zones les plus denses, le but est de décourager l’installation en abaissant la contribution de l’assurance maladie à la couverture sociale des nouveaux médecins qui viendraient poser leur plaque.

Mais, pour aller plus loin, le président de l’Uncam propose même de remettre en cause le vieux principe de la liberté d’installation, pierre angulaire du statut des médecins libéraux en France. Pour lui, les professionnels de santé doivent s’acquitter de leur mission de service public, quitte à ce qu’on leur impose une affectation dans des zones carencées durant les premières années d’exercice. Voire qu’on cesse de conventionner les nouvelles installations dans les secteurs saturés :


Autres solutions envisagées par l’Uncam : décaler les lieux de formation, en privilégiant des zones où les médecins manquent, ou même passer les médecins, et notamment les généralistes, sous statut salarié, comme c’est le cas outre Manche. Les syndicats de médecins ont aussitôt protesté. Mais pour Michel Régereau, qui affirme trouver une meilleure écoute auprès du nouveau cabinet au ministère de la Santé, il faut carrément changer la nature du rapport de force :


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  • Anonyme

    Hello,

    L’assurance maladie dispose de l’arme absolue, pourtant peu utilisée... ne pas conventionner les medecins qui s’installent dans une zone déjà fortement dense en « équipement de santé »... et communiquer de facon massive et facilement accessible les coordonnées des praticiens dans chaque spécialité ne s’adonnant pas au racket des dépassemments d’honoraires...afin que la sécu ne soit plus un impôt servant à financer le train de vie des medecins !

    • Anonyme

      C’est une honte ces dépassements d’honoraires ! !
      Effectivement, il faudrait pouvoir choisir ceux qui ne le pratiquent pas et inciter les patients à aller chez ces derniers

      • Anonyme

        De toute facon, en France les médecins ont toujours gain de cause. Ils ont les avantages des fonctionnaires (emploi garanti et financé par l’Etat, quotas,...) et des professions libérales (liberté de fixer ses prix, d’accumuler les clients,...).
        Je ne comprends pas pourquoi on cherche toujours plus à sanctionner les malades (franchise médicale, déremboursements,...) mais jamais les médecins qui gagnent toujours plus (leur pouvoir d’achat a explosé ces dernières années contrairement au reste des francais avec l’augmentation de 18 à 22 €, les baisses d’impots pour les riches) et ne sont jamais punis lorsqu’ils arnaquent la sécu (faux arrets maladie, prescriptions injustifiées,...).
        Et le premier qui me dit que c’est normal que les médecins aient tous ces avantages pcq ils ont fait beaucoup d’études, il va se renseigner combien gagne un chercheur au CNRS après 10 ans d’études (indice : c’est environ 3 fois moins qu’un médecin).

         
        • Anonyme

          c’est drole comme cette idée desuette de medecin synonyme de richesse est toujours d’actualité. pourtant il ne prend pas plus qu’un coiffeur qui lui n’a pas fait autant d’etudes et n’a pas les memes responsabilités, et tout le monde est ravi d’aller voir son coiffeur et personne ne se plaint de son tarif.
          arretez de vouloir injurier une profession et faite des etudes si vous etes jalou, ou faites coiffeur ...

          • Anonyme

            Il faut juste souligner que si vous voulez faire une grave crise dans la profession , il faut passer cette mesure ... france pays de liberté ? ? ? plus aucun jeune ne voudra prendre le risque de devenir medecin ...

            • Anonyme

              J’attends de voir ca. Il y a bien des gens pour devenir profs (et etre affectés par l’etat n’importe où) alors qu’ils gagneront moitié moins qu’un médecin. Alors la crise laissez-moi rire. Lavrai raison pour laquelle cette mesure ne passera pas c’est que beaucoup de députés sont médecins et le corporatisme a de beaux jours devant lui.

            • Anonyme

              il y aura toujours des vocations de médecins car si certains font honte à leur profession en ne pensant qu’au fric bien d’autres ont choisi cette profession pour soigner et soulager
              honneur à eux

          • Anonyme

            Un médecin ne gagne pas plus qu’un coiffeur ? J’hallucine c’est pas possible ! Non seulement il gagne plus, mais le médecin il a la sécurité de l’emploi garantie par le numerus clausus (il n’y a pas de concurrence). C’est incroyable d’entendre des mensonges pareils.
            Et je vous ajoute que je fais un doctorat actuellement. Contrairement à d’autres, je n’ai pas chosi en fonction de l’argent donc je ne suis pas en médecine. Et bien sachez qu’on gagne beaucoup moins quand on fait le même nombre d’années en physique ou chimie plutot qu’en médecine. Les médecins sont riches, c’est leur droit mais il faut l’assumer.

            • Anonyme

              Tout dépend de l’endroit où il exerce.
              J’en ai connu qui devaient fermer leur cabinet, parce qu’ils étaient trop nombreux dans le même secteur (alors que les bleds de campagne en manquent, car 2 ou 3 gardes de nuit par semaine, ce n’est pas agréable).

              Le véritable avantage des médecins, c’est la Sécurité Sociale : tout ce qui est payé d’avance, on croit que c’est dû, on en use, on en abuse. C’est bien pour cela que les gouvernements essayent d’inculquer un peu de responsabilité au gens. Si ceux-ci devaient sortir l’argent de leur poche, même en gagnant beauoup plus, les remèdes de bonne femme se vendraient mieux, et on verrait peut-être naître des grands magasins spécialisés avec conseils de soins, comme il en existe avec conseil de pose pour le bricolage.

              En attendant, pour revenir au sujet de l’article, les bleds de campagne ne trouvent plus de médecins, et pas non plus de commerçants ni d’artisans. Ceux qui ont les moyens d’être en ville préfèrent y rester, pour aller au théatre ou autres divertissements dits culturels. Les locaux trouvent souvent qu’il vaut mieux être salarié à 35 heures (et à moitié prix ou moins) qu’entrepreneur. Grâce à l’Europe, tout cela va peut-être s’arranger !

            • Anonyme

              C est pas les annees d etudes qui sont payées...

              D ailleurs beaucoup oublient qu avant de commencer a gagner sa vie un medecin (ou docteur en medecine comme vous voulez) n a pas fait que 6 ou 8années d ’etudes necessaires a l obtention du « titre » docteur, contrairement a un « docteur » en physique, chimie, histoire ou ce que vous voudrez...

              Par exemple un chirurgien doit faire ses 6 ans de tronc commun (dont 3 seulement payees a environ 150 euros par mois...) puis ses 5 ans d internat (responsabilites, gardes etc etc pour environ 1500 par mois..) puis au minimum encore 2 ans d assistanat avant de pouvoir s installer en liberal...

              On est donc a minimum à bac+13ans (dont 10 annees penibles payées au rabais) si tout se passe bien avant de demander des tarifs de liberaux...

              Puis seulement arrivent l installation et une vraie paye certes, mais avec de lourdes responsabilites et la vie de beaucoup entre les mains...

              Je pense qu au final on est loin d un « docteur » en physique ou chimie qui a son boulot avec horaires de fonctionnaires apres 6 ou 8 ans d etudes....

            • cliegeois
              • Posté à 23h09 le 26/09/2007
              • Internaute 10122

              Je ne pense pas que tous les médecins choisissent leur métier en fonction de l’argent. Si vous étiez un peu mieux renseigné je pense que vous sauriez que justement ils ne gagnent plus de l’or. C’est fini ce temps là.
              Il suffit de connaître des médecins et en particulier des internes et de voir combien d’heures de boulot ils abbattent pour le salaire qu’ils percoivent (je vous laisse faire le calcul, vous qui avez l’air si bien renseigné). Je ne crois pas qu’en doctorat on vous en demande autant qu’un interne, ni que vous ayez les même responsabilités. Je crois que ça au moins ça peut se respecter...

            • Anonyme

              « Contrairement à d’autres, je n’ai pas choisi en fonction de l’argent donc je ne suis pas en médecine. »
              Tous les gens qui vont en médecine ne le font pas pour l’argent, faut arrêter de raconter des conneries ! Beaucoup ont du coeur, se démènent pour monter des tutorats pour aider les élèves de première année qui n’ont pas de sous à avoir leur concours, histoire de rétablir l’égalité des chances par rapport à ceux qui ont de l’argent et qui paient des cours privés ! Ils donnent de leur temps bénévolement, ceux là ne sont pas là pour le fric, et j’en fais partie. Donc j’aimerais bien qu’on arrête de faire des généralités débiles à cause de quelques médecins qui sont comme ça, surtout quand on sait pas de quoi on parle !

            • Anonyme

              le numerus clausus n’assure en rien la sécurité de l’emploi des médecins, ce qui l’assure c’est qu’il y aura toujours des gens malades.
              le numerus clausus a ete mis en place en 1971 à partir du raisonnement suivant : « moins de médecins donc moins d’offre de soins donc moins de consommations de soins donc moins de dépenses en soins = économie pour la secu ».
              le résultat est le suivant :
              - pas d’économie : quand les gens ne trouvent pas de médecin spécialiste ou non en ville ils vont à l’hôpital (car celui ci est toujours ouvert notamment les urgences qui un jour ou l’autre finiront par implosées)
              - un manque croissant de médecin toutes spécialités confondues (anésthesiste, chirurgien, ophtalmo ; quand vous attentez 6 à 12 mois pour un RDV chez l’ohptalmo c’est à cause de ce numerus clausus).

              depuis des années les différents syndicats de medecins, d’internes et d’étudiants mettent en garde les différents gouvernements quant à ce problème de pénurie lié au numerus clausus non réactifs au départ en retraite du babby boom.
              Dans 10 ça sera encore pire.

              Un futur interne sidéré par les réactions plus passionnées que raisonnées de certains

          • Anonyme

            le coiffeur n’est pas remboursé par la sécu lui
            quand à faire des études combien gagne un docteur en histoire qui a fait autant d’année d’études qu’un médecin ? 3 à 4 fois moins
            alors oui les médecins libéraux ne sont pas à plaindre et pour beaucoup ils refusent de participer aux gardes ce qui poussent encore plus les gens à engorgés les services d’urgence pour de la bobologie qui pouurait être traitée en maison médicle

            • Anonyme

              Si c’est de la bobologie, alors pourquoi consulter ? Responsabilité vous dites ?

          • Anonyme

            le coiffeur n’est pas remboursé par la sécu lui
            quand à faire des études combien gagne un docteur en histoire qui a fait autant d’année d’études qu’un médecin ? 3 à 4 fois moins
            alors oui les médecins libéraux ne sont pas à plaindre et pour beaucoup ils refusent de participer aux gardes ce qui poussent encore plus les gens à engorgés les services d’urgence pour de la bobologie qui pouurait être traitée en maison médicle

            • Anonyme

              Je confirme : un coiffeur gagne plus qu’un médecin généraliste ! Et les deux gagnent bien moins qu’un plombier ! Pour avoir travaillé 15 ans dans un cabinet médical en province, je sais ce dont je parle ! Les patients rouspêtent quand ils doivent payer quelques euros de plus (sauf les habitués, qui eux, acceptent par confiance avec le praticien) à leur médecin : « la sécu est là pour çà, après tout ! », alors que chez le coiffeur ils raquent sans compter car c’est pour leur plaisir qu’ils y vont, ils n’hésitent pas à gaspiller leur argent en conneries dans les super-marchés, et ils payent sans barguiner les factures parfois à la limite de l’escroquerie des plombiers parce qu’ils n’ont pas le choix en cas de dégâts ! Et les plombiers « arrangent » parfois le client en bossant au noir ... c’est impossible pour un médecin qui est automatiquement déclarés par la carte Vitale. Si certains « pontes » hospitaliers prennent des dessous de table, ils faut les dénoncer, c’est interdit, mais malheureusement c’est une pratique courante. Là, c’est une honte. Quant au coiffeur, il vous donne une facture et déclare tout. Si je devais choisir un métier au jour d’aujourd’hui, je préférerais être plombier que médecin !

              Mon-Al

              • Anonyme

                N’empêche, que ceux qui ne trouvent pas de médecin à proximité, sont aussi ceux qui ne trouvent pas de coiffeur à proximité et ceux qui ne trouvent pas de plombier à proximité. La France est un pays à deux vitesse « géographique ». Que vous habitez à la ville où dans une campagne reculée vous serez prince ou manants. c’est peu être la globalité de l’aménagement du territoire qu’il faudrait revoir.

              • Anonyme

                Tout à fait ! nous sommes internes en chirurgie et si on devait se réorienter on ferait plombier ! !

          • Anonyme

            Bien dit ! ! !
            un medecin..

          • Anonyme

            A la différence que ce n’est pas l’assurance maladie et donc le contribuable qui vous rembourse vos frais de coiffure

        • Anonyme

          Faudrait que vous suiviez un medecin et un chercheur au CNRS...C est pas tout a fait la meme journee... Ce ne sont ni les meme horaires ni les meme responsabilites... Quand aux gardes au CNRS... Bref, rien a voir... Idem pour un doctorat en histoire : ce ne sont pas les annees d etudes qui sont remunerees mais la penibilite du travail et les responsabilites..

          • cliegeois
            • Posté à 23h11 le 26/09/2007
            • Internaute 10122

            merci ! ! Enfin quelqu’un de censé !

        • Anonyme

          Question :

          Combien coûte une consultation de nuit à domicile en urgence ? ? ? ? ?

          Guère plus de 30 EUR....

          Combien d’entre vous sortiraient de leur lit plusieurs nuits par semaine pour ce tarif ? ? ? ? ? ? ? ?

          Posez la question à votre serrurier ou a votre plombier.....(Attention ils n’acceptent pas la carte VITALE, il va faloir –PAYER– ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !)

          Réponse d’un médecin nanti....

          • Anonyme

            Et savez vous combien j’ai été payé ce samedi alors que j’ai vu 25 patients en urgences à l’hôpital (je suis interne d’ophtalmo).....50 euros ! ! alors c’est pas nous le trou de la sécu ! ! il est où l’argent qui est remboursé ? pas dans ma poche..
            Une interne nantie...

          • Anonyme

            Et savez vous combien j’ai été payé ce samedi alors que j’ai vu 25 patients en urgences à l’hôpital (je suis interne d’ophtalmo).....50 euros ! ! alors c’est pas nous le trou de la sécu ! ! il est où l’argent qui est remboursé ? pas dans ma poche..
            Une interne nantie...

        • Anonyme

          Et vous meme meritez vous ce que vous gagnez comparé à nous ?

        • Anonyme

          Tout d’abord, les médecins, que tu as l’air de haïr, n’ont pas toujours gain de cause. Et là n’est pas la question aujourd’hui. La question est de savoir si l’Etat a le droit d’obliger des jeunes médecins à s’installer dans des régions où ils ne veulent pas vivrent et qu’ils ne connaissent pas, au mépris si ce n’est de leur personne, de leur vie de famille. Et oui, un médecin peut lui aussi avoir un conjoint, et peut être même des enfants…

          Après avoir depuis des années tout fait pour dévitaliser des régions rurales (fermetures de classes, d’Ecoles, de tribunaux, de Postes, de commerce, et j’en oublie) l’Etat veut nous faire croire qu’obliger des médecins à s’installer dans ces régions est la solution miracle à tous les problèmes qu’elles rencontrent.

          Si cette loi est adoptée, ceci permettra peut être quelques installations en campagne, mais permettra surtout aux médecins (ceux-là même que vous attaquez sur leur pouvoir d’achat) qui voudrons partir en retraite de vendre leur clientèle à des prix démentiels.

          Si on obligeait les boulangers, ou d’autres artisans, à s’installer en rase campagne sous prétexte qu’il en manque, se serait un scandale sans précédent. Quand une usine est délocalisée et que l’on demande aux employés de la suivre, personne ne trouve cela normal.

          Le médecin est-il, parce qu’il tante de soigner les autres, un sous-homme, avec beaucoup de devoirs, mais pas de droit ?

          Certes, la démographie médicale est aujourd’hui un problème, mais ces mesures ne serviront qu’à pourrire la vie des soignants. D’autre part, la libre installation des médecins, jusque là appliquée, répond à la loi de l’offre et de la demande, et si des régions était vraiment surchargées, les praticiens devraient s’en aller vers une zone moins chargée d’eux-mêmes pour trouver des patients. Or ce n’est pas le cas, les médecins parisiens, ou vivant dans le sud ont leur carnet de rendez-vous qui débordent. C’est donc qu’il existe des zones normalement peuplées en médecins, et d’autres très carencées. Cette loi va donc rétablir l’égalité : toutes les régions seront carencées en médecins.

          C’était pourtant simple de trouver une solution, elle figurait dans de nombreux rapports depuis des dizaines d’années : augmenter le numerus clausus (fixé par l’Etat) et donner aux moyens aux Facultés de former leurs étudiants, et ce il y a des années. Car il faut au minimum 9 ans pour former un généraliste, et 11 ans pour un spécialiste. Cette loi revient à faire payer aux médecins (donc je le rappelle à des humains) les conséquences de l’incompétence des différents gouvernements à gérer la démographie médicale, ainsi que la désertification des campagnes.

          Pour information, certains médecins, que vous détestez tant, gagnent très bien leur vie, mais sachez qu’un externe est payé 100€ par mois, un interne passe sa vie à l’hôpital pour vivoter, et que personne ne se plaint pour ça.

        25 autres commentaires
      • deecurl
        • Posté à 20h15 le 15/09/2007
        • Internaute 13077

        les listes des praticiens conventionnés sont disponibles sur les site des CPAM locales, effectivement elles ne sont pas toujours très faciles à trouver, mais ça vaut le coup pour éviter les mauvaises surprises !

         1 autres commentaires
      • cliegeois
        • Posté à 23h00 le 26/09/2007
        • Internaute 10122

        Mais qu’est-ce qui empêche les patients de choisir des médecins conventionnés à l’heure actuelle ? ? Il suffit de demander en prenant rendez vous, je ne vois pas trop ou est la difficulté pour l’instant !

    • coujou
      • Posté à 11h11 le 15/09/2007
      • Internaute 14582

      > communiquer de facon massive et facilement accessible les coordonnées des praticiens dans chaque spécialité ne s’adonnant pas au racket des dépassemments d’honoraires

      Je ne sais pas si c’est chose courante, mais j’ai connu le cas contraire. J’allais chez une orthodontiste qui s’est faite harceler par la Caisse d’Assurance Maladie pendant des années.

      Les autres orthodontistes de la ville ont tout fait pour lui attirer des ennuis parce qu’ils ne supportaient pas qu’elle NE pratique PAS de dépassement d’honoraire.

      L’Assurance Maladie s’est rangée du coté de ceux qui pratiquent des dépassements d’honoraires au motif que cela permet de ne pas inciter les gens à aller consulter tous les quatre matins.

    • Roland Nord
      • Posté à 16h06 le 15/09/2007
      • Internaute 15175

      Si on veut plus de médecins dans les zones « désertiques », il faut davantage de mesures financières incitatives.
      Ces mesures seraient financées, non pas par la collectivité, mais par des cotisations mutualistes versées par les médecins urbains. Les médecins dépassant les tarifs de la sécu devraient être mis à encore plus forte contribution.
      Est-ce utopiste de vouloir intégrer une démarche mutualiste chez les carabins ? Le but serait bien que tous les patients puissent être soignés : on serait alors plus proche du serment d’hippocrate que de l’argent d’hypocrite. Et la démonstartion serait faite : on fait des études pour soigner et non pour s’enrichir...
      ... Je me mets le doigt dans l’oeil ? ... ah ! alors, allo docteur ! ! !

    • Anonyme

      CA du 15/09/ - 04h26 Je trouve vraiment trop fort le mot « racket »... Il y a surement des médecins qui ont des dépassements d’honoraires indécents, mais ils sont peu nombreux. C’est un monde que je connais assez bien et je pense qu’on a tort de croire que les médecins sont des « nantis », qui gagnent trop largement leur vie. D’abord ils ont 10 ans d’études (au moins...) Ensuite ils ont des tarifs de cotisations très lourds (assurance, vieillesse, etc) Enfin ils doivent faire face aux charges fixes d’un Cabinet (téléphone, loyer, assurances, etc.). Ceci dit je pense qu’ils devraient être assimilés aux élèves des grandes écoles : l’Etat prenant en charge la plus grande partie de leurs frais scolaires à la condition qu’il signenet un engaement de 10 années d’exercices en milieu rural, petites villes, etc. Sinon comme les polytechniciens qui remboursent leurs études s’ils ne respectent pas leur engagement.
      Quitte à les aider pour leur installation en pourquoi pas à créer un cabinet regroupant généraliste, gynéco, ophtalmo, dentiste ces 2 spécialités entraînant des dépenses importantes pour un jeune qui s’installe. Alors que là tout le matériel de base serait mis à sa disposition. C’est peut-être utopique mais il me semble que ce doit être réalisable pour le mieux vivre des patients et même de celle ou celui qui termine ses études.
      Suzb.

      • Anonyme

        Ah ça c’est fort le coup de rembourser les études.
        Les étudiants en médecine sont payés de la 4è à la 6è année 1 euro de l’heure (150 euro / mois) leur travail a l’hopital (même chose la nuit). Et après ça passe a 1500 euro / mois pour 70h / semaine quand on est interne alors qu’on a un rôle et une charge de considérable avec des gardes fréquentes.

        Les couts de formation sont quasi inexistants, cette année en 5è année j’ai 1 après midi de cours assuré par la fac c’est tout (pour lequel je paie 230 euro de frais de scolarité). Faut apprendre tout seul en achetant des bouquins.

        Pourquoi les études sont si longues par rapport à d’autres pays ? En partie pour rester interne longtemps et être donc par la même occasion sous-payé.

      • Anonyme

        d’accord pour la création de cabinets multidisciplinaires mais si le matériel doit être misà disposition des médecins celà devient de la médecine salariée ni plus ni moins
        et qui finance cet achat de matériel ?

    • Anonyme

      il est injuste qu’une partie de la population manque de médecin parce que leur lieu de résidence est moins attractif
      ne conventionnons pas les médecins qui s’installent dans des régions déjà « surmédicalisée » car pour se créer une clientèle ces médecins ne reculent devant aucune demande des patients : arrêt de travail à la demande, ^rescription de médicaments de confort pas forcément nécessaire et même prescription de médicament pour les animaux remboursés aux maîtres par la séci bien sûr

    • Anonyme

      tout à fait d’accord avec ce principe
      il faut favoriser les zones désertées par les médecins et encourager la création par les communautés de communes de maisons médicales avec plusieurs médecins pour qu’il aient une vie de famille digne de ce nom ainsi que dentites et infirmières, kiné

    • Anonyme

      med generaliste en auvergne profonde par choix je trouve cette tentative de restriction aberrante
      installer de force un medecin dans une zone desertifiee tiend de l aberration economique : quand il n ya plus d infrastructure de type ecole poste commerce etc pourquoi faut il qu il y ait un medecin liberal ? ? deuxio les conjoints de medecin ont egalement des emplois qu ils ne sont pas surs de trouver dans ces zones tertio les medecins seraient bien la seule profession independante a subir de telles contraintes Le vrai probleme est de remotiver les etudiants a se diriger vers la medecine generale en la reevaluant , le taux de specialistes et de medecins salaries est trop important alors qu il n ya jamais eu autant de medecins en france Tout cela finira de decourager les futurs etudiants qui se dirigeront vers d autres etudes ce qui accroitrera le probleme Le recrutement se fera alors par le biais de medecins etrangers : appretez vous a rencontrer des medecins serbo croates ou roumains voire chinois en creuse ou en lozere

    • Anonyme

      Actuellement en quatrième année de médecine et ayant pour objectif de devenir médecin généraliste, j’avoue que quelques commentaires et avis m’ont quelque peu laissés dubitative.
      Je crois que la majorité des français ignore nos conditions de vie surtout en tant que médecin généraliste une fois installé, ainsi que la dureté des telles études.
      Un médecin généraliste travaille entre 50 et 60 heures en moyenne par semaine. Il part de chez lui le matin à 8h et rentre le soir à 21h. Il travaille tous les jours de la semaine y compris le samedi matin. Je vous parle d’un médecin de ville. Le médecin de campagne lui commence ces visites à 7h du matin, celles à domicile et celles en maison de retraite, mange un sandwich vite fait entre midi et deux et rentre le soir vers 21h30- 22h. Je vous laisse imaginer la vie de famille, la relation avec les enfants, etc. Il convient de signaler que plus d’un couple sur deux, dont au moins un des 2 conjoints travaille en tant que médecin libéral, divorce.
      La première année de médecine (P1) est très souvent mal connue. A toulouse, nous étions 1000 étudiants à passer le concours pour un nombre de place de 130. Moi je suis passée dans l’année où le numerus clausus a gagné 15 places. Je ne crois pas pouvoir expliqué la dureté, la pression, la diffulcuté de cette année. En amphi, les doublants (les redoublants) hurlent, insultent les primants, sans parler de tous les efforts que chacun fait pour essayer de dissuader l’autre, voir même de de lui mettre carément des batons dans les roues : refus de préter un cour, informations erronées, vols... Je ne crois pas pouvoir retranscrire combien ça a été dur. Plus une seule sortie, plus de cinéma, plus de fête, pour nöel j’ai fait le repas du soir, et le lendemain matin j’étais en train de bosser. Bien entendu, pas de réveillon du jour de l’an, plus de sport, plus de petit ami, qui lui fait autre chose donc ne comprend pas pourquoi on bosse autant, et pareil pour certains amis qui en fait n’en étaient pas. Bref, une année où on murit, où on en chie quoi, mais que certains n’ont pas réussi à passer, à s’imposer une discipline énorme, à faire preuve d’une volonté de fer, et d’une rigueur hors norme.
      Parlons des années d’aprés : Les deuxième et troisième années (P2 et D1) sont cool. On se décontracte beaucoup, aprés l’ ou les années de p1 qu’on vient de vivre on en profite. Oui mais pour nous en profiter ça veut dire bosser autant que les copines qui sont en droit ou en éco, chimie ou en maths. A partir de la quatrième année, on commenceà remettre le taquet. Normal puisque dans 3 ans on passe l’internat. Quatrième, cinquième et sixième années sont donc consacrées à sa préparation et plus que ça, à l’apprentissage du plus beau métier du monde qui consiste à soigner, à guérir, à soulager, et parfois à sauver. On apprend la responsabilité, le rapport à l’autre, l’humanisme et surtout on acquiert un savoir primordial pour l’autre.
      Ensuite arrive l’internat, donc après avoir bosser comme un ane pendant 3 ans non-stop, on va se faire exploiter dans les chu pour les faire tourner. Ok, d’accord tout ça est nécessaire pour devenir médecin.
      Mais encore on nous demande en plus de nous installer là où on nous le dit ? ? ? ? ? Ce serait se foutre de la gueule du monde là, non ? ? ? ? ? ? ?
      DE toute façon, nous savons très bien tous que nous ne pourrons rien faire face à de telles réformes car il est vrai que ça devient un grave problème. Néanmoins, je ne crois pas que ce soit la bonne solution. Après tout, nous smmes une minorité à soigner l’ensemble de la population, qu’est-ce qu’ils en ont à faire de notre avis ? Après avoir fermer le numerus clausus pour atteindre un nombre si minime de médecins, maintenant, ils vont nous obliger à aller à 800km de chez nous ? Je ne suis pas d’accord, aucun de nous n’est d’accord. Certes nous gagnons beaucoup d’argent mais je crois que vu nos conitions de travail, c’est mérité. Nous ferons tout pour que ça ne passe pas.

      • Anonyme

        je te décerne la médaille du courage ! non je blague j’ai trouvé ton speech ridicule ! mais pourquoi tu te fais tant de mal, changes d’études ! ! ! moi aussi j’ai eu ma p1, jvais faire mon externat et mon internat comme toi,jvais meme etre medecin ! ! et bien jconsidere que c’est une chance ! jvais avoir un boulot, c’est certain, c’est déja un privilège énorme ! et en plus un des plus enrichissants, materiellement et « psychologiquement » parlant !

    • Anonyme

      VAS CHIER CONNARD !

    • davidji
      • Posté à 23h22 le 05/10/2007
      • Internaute 18603

      Le train de vie des médecins c’est plus de 10 ans d’études et des horaires de plus 70 heures par semaine pour des honoraires pa si élevés que ça, des procès à la pelle, des assurances qui en demandent toujours plus et des condamnations au pénal de plus en plus fréquentes pour des fautes pas toujours si clairement établies. Comment continuer à se sentir investi d’un devoir de « service public » dans de telles conditions d’exercice. Je suis étudiant en sixième année de médecine, j’ai un petit garçon d’un an et pas envie de quitter ma famille, vivant et étudiant à Marseille, zone soi disant surmédicalisée. Une telle representation du milieu médical, c’est condamner notre système de santé avec pour conséquence ineluctable une baisse du niveau des soins, qualitative et quantitative, pour les plus pauvres évidemment. Personnelement ça me rend plutôt triste.

    • Anonyme

      voilà propos tenu en janvier 2006 par M Xavier Bertrand ancien Ministre de la Santé du gouvernement Villepin, actuellement ministre du travail. Plutot censé et reflechis puisque basé sur un rapport qu’il avait commandé (rapport Berland de 2005 sur la demographie medicale à lire)mais visiblement jamais appliqué ; à méditer...
      Lien

  • Anonyme

    Hello,

    L’assurance maladie dispose de l’arme absolue, pourtant peu utilisée... ne pas conventionner les medecins qui s’installent dans une zone déjà fortement dense en « équipement de santé »... et communiquer de facon massive et facilement accessible les coordonnées des praticiens dans chaque spécialité ne s’adonnant pas au racket des dépassemments d’honoraires...afin que la sécu ne soit plus un impôt servant à financer le train de vie des medecins !

  • Anonyme

    Le problème est un rien plus complexe évidemment. On peut cependant noter que la majorité des jeunes médecins sont des femmes et des jeunes mères qui font leurs enfant tard parce que c’est quasi impossible pendant les études. En s’installant il leur faut des structures qui leur conviennent (crèches puis écoles puis collèges...) qui ne soient pas à une heure de voiture. Comme se sont des femmes et souvent en couple, elles ne sont pas totalement maîtresses de leur lieu d’installation qui dépend aussi des possibilités de travail de monsieur à une distance raisonnable. Plutôt que de s’attaquer aux seuls médecins dont l’installation reste un choix de vie (de plus en plus préfèrent rester, malgré ses inconvénients, dans le cocon hospitalier) ne faudrait il pas repenser l’aménagement du territoire : la pénurie de médecin n’en étant que la conséquence, comme celle des postes, des services décentralisés de l’état, des écoles et des épiceries.

    • Patrick_C
      • Posté à 08h38 le 15/09/2007
      • Internaute 11820

      Ton argumentaire serait confirmé si les zones d’installation étaient des zones à très forte capacité d’accueil des jeunes enfants. Cela tombe mal parce que de ce point de vue, Paris n’est pas dans le top : quand il faut inscrire ton enfant avant même la conception, cela n’est pas un sommet de l’accueil. Or l’accueil en province des jeunes enfants s’il n’est pas partout parfait (je ne connais pas toute la France) est souvent plus efficace que Paris. Donc, c’est plutôt l’inverse de ce que tu expliques : les médecins sont un aménagement du territoire, c’est leur présence qui va permettre à des populations de s’installer.

      Dans les faits, les installations se font là où les clients sont les plus solvables : le sud de la France gorgé de retraités, souvent malades. Il s’agit presque de rente de situation une fois la clientèle faite. En étant cynique, il faut juste penser à renouveler un minimum les clients quand les plus agés disparaissent. L’autre lieu d’installation est Paris car là ce sont des cadres que l’on peut avoir comme clientèle (bien sûr, si on dépasse le tarif conventionné, cela permet de filtrer la clientèle).

      Il est donc temps d’arréter l’hypocrisie : les médecins ne sont pas de vraie professions libérales. Plus de la moitié de leur revenu provient du remboursement par la Sécu. S’il n’y avait pas ce remboursement, la clientèle serait rapidement diminuée. A ce titre, l’assurance maladie est parfaitement en droit de réguler l’installation et les tarifs.

      • Anonyme répond à Patrick_C

        Bien sur qu’il s’agit d’un métier particulier mais il faut aussi se mettre a la place des medecins formés. Il s’agit d’etudes longues avec de longs efforts, dans des conditions pas toujours faciles (gardes, astreintes, risque medico-legal etc...). Durant ces etudes, les medecins s’habituent et apprennent a apprecier un mode de vie citadin, universitaire, culturel, etc. On les fait travailler dans l’univers hyper-administré, technologique et structuré qu’est l’hopital (et si l’hopital est devenu ce lieu hypertechnocratique, c’est bien la faute des autorité, de la sécu etc...).
        A la fin de leurs etudes, il n’est pas etonnant que les medecins soient plus proches sociologiquement des bobos parisiens que d’agriculteurs de la Beauce (bien sur il ne faut pas generaliser mais c’est en moyenne le cas). Et d’ailleurs qui pourrait s’en plaindre, c’est super d’etre un bobo parisien.
        De plus, il ne faut pas oublier que la periode de l’installation est extremement stressante pour un jeune medecin qui n’a rien d’un comptable, ou d’un commercial sorti de HEC avide d’en découdre.
        En somme, vouloir exiler contre leur gré les internes dans des regions rurales isolees, avec la peur du risque financier, la peur de se retrouver a travailler 90 heures par semaine, la peur de perdre leur environnement socio-culturel habituel, c’est idiot. Personne ne peut accepter dans une societe ultraliberale, individualiste comme la notre d’etre « placé » au bon vouloir d’une instance administrative, meme si c’est pour l’amenagement du territoire. (imaginez aussi les detournements, les passe droits, les pistons, les corruptions qui auront lieu aupres de ces instances).
        Le seul moyen acceptable est l’incitation, la facilitation de l’installation, la possibilite de travailler en groupe, de garder un lien avec les hopitaux environnant et aussi la facilitation du changement du lieu d’installation (car un medecin viendra plus facilement quelquepart si il peut, 5 ou 6 ans plus tard, bouger facilement).

         
        • Anonyme

          « Personne ne peut accepter dans une societe ultraliberale, individualiste comme la notre d’etre “placé” au bon vouloir d’une instance administrative »

          ah ? et les profs ?

          • Salaves
            Salaves
            Métallo
            • Posté à 11h40 le 15/09/2007
            • Internaute 5988
              Métallo

            Pas que les profs.
            Tous les autres fonctionnaires de l’Etat, peuvent eux aussi être affectés n’importe où sur le territoire métropolitain selon les besoins de l’administration.

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