08/04/2009 à 20h28

Que pensez vous de « Villa Amalia », avec Isabelle Huppert ?


On a hésité cette semaine entre « Chéri » (Stephen Frears) et « Villa Amalia » (Benoît Jacquot). Au terme d’un vote à main levé, Isabelle Huppert l’a emporté haut la main sur Michelle Pfeiffer. Ce sera donc Villa Amalia.

Adaptation d’un roman de Pascal Quignard, le film raconte l’histoire d’une femme, Ann, qui décide de disparaître du paysage : Villa Amélia est une maison cachée en Italie. Elle va croiser un ami d’enfance (Jean-Hugues Anglade)... (Voir la vidéo)

C’est la cinquième fois qu’Isabelle Huppert travaille avec Benoît Jacquot (elle a notamment porté « L’ Ecole de la chair »). Jacquot collectionne d’ailleurs les « films-actrices » : Godrèche (« La Désenchantée »), Ledoyen (« La Fille seule »), Adjani (« Adolphe ») ou Deneuve (« Princesse Marie »)...

Nous espérons que vous serez nombreux, d’ici à lundi, à nous parler, dans les commentaires ci dessous, de « Villa Amalia ». Et d’autres films, si le coeur vous en dit...

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  • pikasso02
    • Posté à 21h41 le 08/04/2009
    • Internaute 10134

    Qui n’a pas pensé un jour tout plaquer. Tout plaquer, tout ce passé qui nous colle à la peau, rien de ce que nous attendons de ce passage sur cette boule. Bref, être sans vivre. Devenir un poème. Ne plus penser. Se donner entièrement au temps. Possible sans doute au cinéma, mais dans la vie, beaucoup plus difficile. Ce petit laïus pour vous dire que j’irai voir ce film.

  • JDep
    • Posté à 21h46 le 08/04/2009
    • Internaute 40602

    Un homme surpris par sa femme dans les bras d’une autre : quoi de plus banal au cinéma, de plus annonciateur de larmes, d’empoignades, d’explications triviales et hurlées, de ces « scènes“propres à faire fuir le mieux disposé des publics ? Tout autre est le film de Benoît Jacquot, tiré du roman de Pascal Quignard* et servi par l’exceptionnelle justesse de ton d’Isabelle Huppert.C’est l’histoire d’un refus, d’un réveil et d’une renaissance. Pianiste à succès, Anne vit depuis quinze ans avec Thomas, stupéfait qu’un moment ‘sans importance’ puisse détruire leur couple, et dont la surprise ira grandissant quand ce moment, entr’aperçu, marquera la fin pour Anne non seulement du couple, mais de tout passé. Froidement, dans une apparente indifférence, mais méticuleusement, elle clôt son compte en banque, vend son appartement, ses pianos, renonce à sa ligne de téléphone, à ses contrats, relations, et album en cours. Plus de portable, plus d’adresse ; plus même de ‘madame’ : à la poubelle, au feu, tout ce qui pourrait lui rappeler ces quinze ans, lettres et photos, tout détail susceptible d’évoquer un souvenir. L’amour l’a quittée, elle quitte l’amour et son contexte. Elle est de ces héroïnes, chères au théâtre antique, dont la quête d’absolu ne s’encombre d’aucun compromis, fût-il nécessaire à la vie en commun. Si la société des hommes n’est possible qu’à ce prix, elle trouvera bien une île déserte.

    La femme sans passé

    Libérée de son passé, de toute attache et, semble-t-il, à jamais de l’amour, elle court le monde au gré de l’humeur, avec des yeux et un cœur neufs. Les cheveux raccourcis (vieux symbole de libération), à chaque étape elle fait peau neuve en changeant d’effets, de sac...

    Une fuite, peut-être, mais salutaire, dépourvue d’amertume, ouverte à toute rencontre amicale. Une quête de liberté et de pureté symbolisée par la mer et la nage, omniprésentes, l’île (d’Ishia, au large de Naples), la beauté, la solitude, la musique (de Bruno Coulais), de rares amitiés : celles d’un camarade d’enfance homosexuel (Jean-Hugues Anglade), d’une vieille villageoise, ou, plus tendre, d’une jeune Italienne de passage ; une quête symbolisée par le nid d’aigle, enfin, qu’elle reconnaît pour sien, et qui donne son nom au film.

    Elégance et absence de pathos

    Ici pas de pathos, pas de bavardage, ni des insupportables excès ou recherche de boucs émissaires que déclenche d’habitude, du moins dans le cinéma français, le traitement d’une rupture filmée. Quelques clés, vers la fin, éclairent le personnage d’Anne. Les non-dits, la poésie, l’humour subtil d’une Isabelle Huppert qui garde l’allure et le tempérament de ses 16 ans apportent à ce film élégant, idéaliste et somme toute optimiste, une véritable originalité.

    *Ed. Gallimard, 2006

  • laomma
    laomma
    jardinière
    • Posté à 22h15 le 08/04/2009
    • Internaute 21325
      jardinière

    je n’ai pas encore vu le film mais j’ai lu le livre de Pascal Quignard l’année dernière et l’ai trouvé magnifique ! j’espère ne pas être déçue par l’adaptation cinématographique, surtout avec des acteurs comme I.Huppert et JC. Anglade.

  • Raslacouette
    • Posté à 22h42 le 08/04/2009
    • Internaute 59636

    Isabelle Huppert pourrait tourner dans un nanar. Si j’étais un homme, je serais amoureux d’elle.

  • in girum
    • Posté à 23h38 le 08/04/2009
    • Internaute 8170

    j’ai détesté le roman, poseur et vide, du marie claire maison côté sud. et je n’ai pas envie de perdre encore une fois la géniale Huppert, pas envie d’une nouvelle catastrophe Rithy Pan. donc, non, pas de Villa Amelia pour moi, il n’en n’est pas question. en revanche, Nulle part terre promise, le Finkiel, est absolument à voir d’urgence : splendide.

    • noemie.parmentier
      noemie.parmentier répond à in girum
      menteuse
      • Posté à 08h01 le 09/04/2009
      • Internaute 75725
        menteuse

      J’ai vu le film en avant-première au milieu des bobos parisiens. J’aurai déjà du me méfier ! Benoît Jacquot fait du Benoît Jacquot. Isabelle Huppert fait du Isabelle Huppert. Elle n’a pas grand chose à faire, elle est en terrain connu (c’est son cinquième film depuis 1981 avec notre french author, le mentor d’Isild LeBesco). On dit que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, ici l’adage n’est pas vérifié.
      Le sujet était intéressant. Changer de vie, vaste programme ! Beaucoup de films ont déjà abordé le sujet en n’oubliant pas néanmoins de faire du cinéma (je pense à Profession Reporter de Antonioni).
      Mais encore une fois ce changement de vie n’est destiné qu’à une certaine catégorie de la population comme le film.
      Au moins ce film a permis aux deux vieux complices de s’offrir un joli voyage à travers l’Europe, même si on n’en voit pas grand chose. 4,5 millions d’euros tout de même !
      C’est pas la crise pour tout le monde !

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 08h41 le 09/04/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Sur 30 commentaires, 2 ont vu le film.
    Moyenne habituelle.
    Tiens moi aussi cette fois je vais parler d’un film que je n’ai pas vu. Ca pu le film chiant bobo parisien secrétaire-intello financé par le ministère de la culture.

  • STEFFEN Louis
    STEFFEN Louis
    ancien enseignant réformateur
    • Posté à 08h43 le 09/04/2009
    • Expert 25070
      ancien enseignant réformateur

    Encore la belle qualité française ! Notre cinéma se meurt tout doucement des ravages de l’étude psychologique pour magazines féminins, de l’égotisme hissé au rang de seuleréalité intéressante, de l’absence de toute perspective socia

  • STEFFEN Louis
    STEFFEN Louis
    ancien enseignant réformateur
    • Posté à 08h57 le 09/04/2009
    • Expert 25070
      ancien enseignant réformateur

    Encore la belle qualité française ! Notre cinéma se meurt tout doucement des ravages de l’étude psychologique pour magazines féminins, de l’égotisme hissé au rang de seule réalité intéressante, de l’absence de toute perspective sociale et historique. Le formatage des écoles de cinéma et du système de sélection conduit à cette hypertrophie analytique au détriment des tableaux de société qui donnent de l’ampleur, de la profondeur et de l’originalité au propos. Il semble qu’on ne vise plus qu’à flatter chez le spectateur le narcissisme romanesque par l’identification à des personnages coupés de toute consistance et de toute définition sociale. Le nombril est devenu la partie la plus intéresssante de l’individu. Sertait-ce un effet du féminisme triomphant ? « Big Mother » a-t- elle pris le pouvoir dans le cinéma comme dans la littérature française ?

    • Numerosix
      Numerosix répond à STEFFEN Louis
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h08 le 12/04/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Je le crains aussi ...

  • Julien83
    Julien83
    chroniqueur BD au Mague, (...)
    • Posté à 11h27 le 09/04/2009
    • Internaute 37797
      chroniqueur BD au Mague, (...)

    Et bien nous pouvons dire : Isabelle Huppert est une très mauvaise actrice, fade, sans prétention .... le niveau zéro du cinéma français se trouve dans ce film. Le réalisateur est bidon, autant que le livre adapté...
    Pourquoi perdre du temps avec ce film... autant voir DragonBall tant qu’on y est ! NON ! Je n’irai pas voir ce film subventionné à foison pour faire quoi : rien, le vide intersidéral. Nous fairre croire que ce film est du cinéma .... ! argl ! Je retourne voir une 4eme fois WATCHMEN ! (même si sur le DVD y’ayra 45mm de plus )
    Bon, j’irai voir PONYO ! ! ! ! Voilà ! ça c’est du cinéma ! ! !
    Vive Myasaki ! ! ! !

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 13h25 le 09/04/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Je préfèrais la première fugue d’Isabelle Huppert.....
    « >

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 13h38 le 09/04/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Eh Eh...je viens de le revisionner aussi , pas plus tard que tout à l’heure en cliquenouillant le claviotteur !

    Et celui ci également ...

    Lienenvoyé par Lien « >

    Salut Déluge ....

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 14h03 le 09/04/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      J’aurais bien voulu trouvé l’extrait où elle se dit shampouineuse, ce à quoi l’un ou l’autre lance « shampouineuse, shampouineuse, shampouineuse de gland oui ! »

      Le bonjour Charles...

  • choupie
    choupie
    artiste
    • Posté à 14h39 le 09/04/2009
    • Internaute 49431
      artiste

    eh bien j’ai vu le film hier, s’il n’y avait pas Isabelle la bien nommée, franchement j’aurai quitté la salle ! quel ennui les états d’âmes des riches ! ! être seule au soleil, dans la villa amalia , sans avoir à bosser, moi je signe tout de suite....
    reste que le cinéaste aime Isabelle, du coup les plans, la lumière sur son visage, ses cheveux , formidable. à part ça il ne m’en reste rien, de plus j’ai lu dans les Cahiers qu’ils avaient « construit et démoli la villa amalia pour le film, un peu honteux non ? mieux vaut voir et revoir Louise Michel ! ! !
    et pourtant je l’aime isabelle , tout en étant une femme ! ! ! je pense même que c’est une grande actrice doublée d’une femme intelligente et cultivée mais force est de constater que ce n’est pas son meilleur film

  • mathieu.tuffreau
    mathieu.tuffreau
    réalisateur
    • Posté à 05h56 le 10/04/2009
    • Internaute 75867
      réalisateur

    Il faut bien distinguer le bovarysme de la torpeur. Le bovarysme, apparu au XIXe siècle et « inventé » par Gustave Flaubert, est une manière de tromper l’ennui de la vie conjugale dans des bras accueillants qui offrent un soupçon d’aventure, de romantisme, d’érotisme, d’intellectualité, etc.

    La torpeur dérive du sentiment romantique d’insatisfaction ( »le monde est plus petit que mes rêves »), en insistant sur la manière dont l’homme est condamné à l’emprisonnement ( »le monde tue mes rêves »). Ce sentiment s’est concrétisé dans la littérature entre L’étranger (1942) de Camus, mais pour de mauvaises raisons (le roman raconte le meurtre d’un Musulman par un pied-noir, ce qui était tout sauf absurde dans l’Algérie française des années 40) et Les petits chevaux de Tarquinia (1953) de Duras, où un couple de Français en vacances en Italie tourne autour de ses envies d’adultère sans jamais les mettre en pratique.

    Villa Amalia de Benoît Jacquot raconte l’histoire d’une pianiste d’âge mûr (Isabelle Huppert, la meilleure interprète des acariâtres douées d’un brin de folie) qui décide de changer de vie après avoir vu son compagnon (le cinéaste Xavier Beauvois, étonnant) rejoindre sa maîtresse. Elle vend ses pianos, son appartement, sa voiture, se débarrasse de son portable et fuit par la Suisse avant de s’établir sur une falaise retirée du sud de l’Italie.

    La trahison de son ami est sans doute moins la véritable raison que le choc qui amène l’héroïne (Anna Hidden, « cachée ») à décider de recommencer sa vie à zéro. Benoît Jacquot filmait magistralement dans A tout de suite une Isild le Besco fragile qui fuyait avec un voyou. Villa Amalia n’échappe pas à certains tics du cinéma de chambre parisien, notamment ce comportement élitiste de ceux qui méprisent tous les métiers pratiques (agent immobilier, banquier, garagiste, etc.) car leur occupation (composer de la musique, organiser des expositions, faire du cinéma, etc.) leur donne un détestable sentiment de supériorité. Mais le cinéaste serre suffisamment le courage de son interprète pour nous intéresser à sa quête de nouveau. Elle brûle ses derniers souvenirs, tente des aventures sexuelles, refuse le mensonge, risque sa vie. Villa Amalia, ou de l’importance de faire le ménage autour de soi, de se débarrasser des fâcheux, et d’ouvrir les fenêtres sur le monde.

    • noemie.parmentier
      noemie.parmentier répond à mathieu.tuffreau
      menteuse
      • Posté à 08h22 le 10/04/2009
      • Internaute 75725
        menteuse

      Arrêtons de confondre les intentions et l’acte cinématographique. Le cinéma d’« hauteur » français (Jacquot, le pygmalion et ses créatures, Philippe Garrel, le mentor et ses menteuses cinéphiliques (ex petites amies et nouvelles petites amies), Duplancher, l’évanescent et sa cours de sol, Doillon, le socialo-bourgeois et ses rejetones embourgeoisées (Lola, Lou et lol), à venir LeBesco et son frère et sa soeur ...) le fait magistralement sans qu’on ait besoin de lui tenir la main. Pourquoi continuer à le faire dans votre critique ? Ici l’acte cinématographique reste encore à l’état d’intention.
      C’est très bien sur le papier (« hidden » veut dire caché, oui et alors ? Bovary oui et alors est-ce que le film en sort grandi ?)
      Sur l’écran, les intentions restent « images mortes ». On est dans la pure captation (sans ce fameux regard omniscient) d’un récit blindé de références à un milieu bourgeois sclérosé et verrouillé sur lui-même. Sur des gens qui ne savent plus quoi faire de leur fric. Il y a quelque chose d’indécent à proposer ce type de récit sur une musicienne frigide dont le frigo est bien rempli, sans proposer de contrepoint !
      Ce film ne peut pas être une fenêtre ouverte sur le monde. Jacquot aurait juste besoin de sortir de sa tour d’ivoire pour réinviter le monde dans son cinéma, et arrêter de se contenter uniquement de suivre des actrices (Le Besco et consorts) en pensant faire acte de cinéma.

  • Julos
    Julos
    ex E.N
    • Posté à 18h17 le 10/04/2009
    • Internaute 38577
      ex E.N

    (Je croyais avoir validé un commentaire il y a 2 jours mais bon... je recommence vite fait)

    ***************************
    Pour moi, le film a tenu sur les 3/4 de sa totalité. Le dernier quart, en gros, après la découverte et l’installation dans la villa, mon intérêt s’est effiloché jusqu’à la toute fin... Il ne se passe plus rien de vraiment notable (peut-être l’apparition du père fuyard ?), autant se suicider si c’est pour se retouver face au néant, au rien, au banal du quotidien. Cela dit, l’interprétation d’Huppert, toute en retenue et en densité maîtrisée, est magistrale.

    Une coïncidence a fait que j’ai entendu ce matin une chanson de Nougaro qui m’a fait penser à la thématique du film.

    « Il faut tourner la page »
    (Claude Nougaro)

    Il faut tourner la page
    Changer de paysage
    Le pied sur une berge
    Vierge
    Il faut tourner la page
    Toucher l’autre rivage
    Littoral inconnu
    Nu
    Et là, enlacer l’arbre
    La colonne de marbre
    Qui fuse dans le ciel
    Tel
    Que tu quittes la terre
    Vers un point solitaire
    Constellé de pluriel
    Il faut tourner la page...
    Redevenir tout simple
    Comme ces âmes saintes
    Qui disent dans leurs yeux
    Mieux
    Que toutes les facondes
    Des redresseurs de monde
    Des faussaires de Dieu
    Il faut tourner la page
    Jeter le vieux cahier
    Le vieux cahier des charges
    Oh yeah
    Il faut faire silence
    Traversé d’une lance
    Qui fait saigner un sang
    Blanc
    Il faut tourner la page
    Aborder le rivage
    Où rien ne fait semblant
    Saluer le mystère
    Sourire
    Et puis se taire

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 11h59 le 11/04/2009
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    ah le cinéma français nombriliste !
    deux ou trois dialogues murmurés, une lenteur de caméra mal maîtrisée et les bobos creux trouvent ça génial.
    la loi Hadopi est vraiment inutile pour ce film : aucun risque de téléchargement.

  • Giuletta
    Giuletta
    professeur
    • Posté à 08h36 le 13/04/2009
    • Expert 76225
      professeur

    J’ai trouvé ce film remarquable. Une femme de 50 ans efface tout une partie de sa vie. Musicienne reconnue, confort matériel indiscutable, mari très vivant. On suit cette femme dans cette volonté d’effacer les traces d’une vie dans laquelle elle ne se retrouve plus. On suit l’exploration de cette solitude voulue et non pas subie dans un périple en Europe. Heureusement, elle a l’argent qui permet ce voyage, cette quête de soi et la découverte de lieux et de gens qui la rendent très vivante. L’extrême solitude recherchée par cette femme m’a renvoyé à des moments personnels où j’ai vraiment eu l’impression de toucher ces moments-limites où la vie l’emporte, où l’on se sent plus forte, plus vraie aussi, n’ayant plus besoin d’avoir recours aux formes pour dire « non ». Mes remarques peuvent paraître un tantinet mystique et peu importe, c’est tellement agréable de vivre avec soi quand on a commencé à se connaître.