décryptage 05/04/2009 à 12h10

G20 et sommet de l'Otan : les ambiguïtés du nouveau monde

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Barack Obama au sommet de l’Otan à Strasbourg le 4 avril 2009 (Jason Reed/Reuters).

Deux sommets consécutifs, celui du G20, puis celui de l’Otan, ont donné en quelques jours un aperçu du nouveau monde dans lequel nous sommes entrés. Avec ses ambiguïtés, ses points forts et ses faiblesses.

En vingt ans, après la chute du mur de Berlin, le monde est passé d’une illusion à l’autre. D’abord celle d’une communauté internationale réconciliée, qui aurait atteint comme disait le politologue américain d’origine japonaise, Francis Fukuyama, « la fin de l’histoire ». A l’époque, avec la fin de la division du monde en blocs, on a d’abord cru au grand retour des Nations unies, à la gestion collective et non conflictuelle des affaires du monde.

Cette illusion s’est d’abord fracassée dans l’impuissance collective face aux massacres dans l’ex-Yougoslavie, puis au Rwanda.

La seconde illusion a été incarnée par l’ex-président américain George Bush, et a pris son essor après le 11 septembre 2001 : c’est celle d’une seule superpuissance, les Etats-Unis. On était avec l’Amérique ou contre elle. Il y avait les forces du bien et l’axe du mal.

Cette illusion-là s’est elle aussi fracassée sur le mur du réel, d’abord avec le bain de sang en Irak, provoqué sur la base d’un énorme mensonge. Et dans le discrédit massif d’une administration qui a provoqué, sur tous les continents, un rejet massif d’une Amérique trahissant ses propres valeurs au moment même où elle voulait les imposer au reste du monde.

La crise financière et économique est venue sonner le glas de cette époque, qui restera dans l’histoire comme une monumentale et dangereuse erreur.

Arrive Barack Obama, et le retour d’une Amérique souriante et ouverte sur le monde, capable en tous cas de faire preuve d’une inhabituelle humilité, même relative. Et dans ce passage à vide de la puissance américaine, épuisée par les années Bush, s’ouvre une nouvelle ère, plus complexe, dont on vient de voir les prémisses.

Le sommet du G20, reflet du nouveau monde

Le format du G20 en est le reflet. Qu’il parait lointain le temps où il y avait un G7 qui se proposait en « directoire mondial », dans lequel ne siégeaient que les dirigeants des grands pays industrialisés, l’Amérique du nord et l’Europe occidentale pour faire court.

Le basculement du monde au cours de la dernière décennie se reflète dans la nouvelle configuration inaugurée à Londres. Les géants de ce qu’on n’ose plus appeler « le Sud », la Chine, l’Inde, le Brésil et quelques autres, se sont imposés à la table des nantis, forts de leur spectaculaire croissance économique et du rééquilibrage qui s’est produit.

C’est assurément un progrès. Pour autant, le monde
est-il plus juste ? Ou cette nouvelle disposition ne fait-elle que créer un nouveau cadre dans lequel les puissants, ceux d’aujourd’hui comme ceux d’hier, défendent d’abord leurs intérêts nationaux et personnels avant de s’intéresser à ceux du plus grand nombre ? L’ambiguïté reste entière.

Car si l’urgence, à Londres, était effectivement de
sortir la planète des affres de la crise financière, on a bien vu que les intérêts nationaux étaient à l’œuvre, que le sort des plus pauvres de ce monde, qui subissent eux aussi la crise de plein fouet, a été largement ignoré. Et la nature de certains des régimes représentés autour de la table n’a rien de réjouissant.

L’Otan, gendarme occidental du monde ?

Plus ambigu encore, le deuxième sommet de la semaine écoulée, celui de l’Alliance atlantique, qui célébrait son soixantième anniversaire avec un beau cadeau : le retour complet de la France dans ses structures militaires, tournant ainsi la page gaulliste.

L’Otan est l’enfant de la guerre froide, née pour assurer la défense collective du bloc occidental face à la menace soviétique. En 1989, pendant un bref moment, certains ont rêvé d’une dissolution simultanée des deux blocs. Vaclav Havel, le premier président de la Tchécoslovaquie redevenue démocratique, et pas encore divisée, avait ainsi plaidé en faveur de la dissolution de l’Otan comme du Pacte de Varsovie. Les « vainqueurs » de la guerre froide n’ont pas écouté, et la République tchèque est devenue un membre enthousiaste de l’Alliance atlantique.

Mais depuis vingt ans, l’Otan est une alliance en redéfinition. Après avoir paradoxalement gagné la guerre froide sans tirer un coup de feu, l’Alliance atlantique a commencé à s’engager dans des conflits, de plus en plus durs, de plus en plus loin. Au point d’être en première ligne, aujourd’hui, en Afghanistan, devenu la ligne de front d’un Occident qui se sent menacé.

Ressoudée grâce à Nicolas Sarkozy, dotée d’un chef charismatique et bien plus acceptable en la personne de Barack Obama, que va faire l’Otan ? Devient-elle le gendarme occidental du monde dans un monde divisé, remplaçant des Nations unies dont plus personne ne parle, sauf pour quelques résolutions que nul n’appliquera ?

Les ambiguïtés de la nouvelle gouvernance

Il y a non seulement ambiguïté, mais aussi danger dans cette situation. Les pays occidentaux, même à visage souriant avec Obama, ne peuvent prétendre assurer seuls la sécurité d’un monde plus complexe, toujours dangereux. L’escalade du conflit en Afghanistan, décidée unilatéralement par Washington avant d’être entérinée par les membres de l’Otan, a de ce point de vue valeur de test.

Le grand absent, ce sont les Nations unies, pourtant les seuls légitimes à incarner la régulation du monde. Le système onusien est à bout de souffle, marginalisé, impuissant. Faut-il pour autant l’enterrer ?

Nous n’en sommes qu’aux débuts de cette redéfinition de la gouvernance mondiale. Mais il faut bien reconnaître que, malgré le changement d’époque incarné par la victoire d’Obama, on est encore loin du compte d’un « autre » monde plus juste.

Photo : Barack Obama au sommet de l’Otan à Strasbourg le 4 avril 2009 (Jason Reed/Reuters).

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  • thierry reboud
    • Posté à 12h38 le 05/04/2009
    • Internaute 20923

    Constater quObama arrive et que tout redevient souriant, c’est (à mon sens, du moins) se trouver tromper de perspective : ce n’est pas parce que les Etats-Unis ont élu Obama que les choses peuvent changer, c’est parce qu’il y a eu une aspiration au changement (qui reste à définir) qu’Obama a pu être élu.

    La dérégulation a montré ses limites, et pas qu’un peu, il est donc assez naturel qu’émerge a minimum une aspiration à la re-réguilation. Obama a simplement été le candidat régulateur le plus crédible.

    De ce point de vue de la re-régulation, le G20 et le sommet de l’OTAN constituent à peu de choses un seul et même sommet, qui consacre le retour de l’intervention des états. Evidemment, ça ne préjuge en rien de la qualité ou de la nature de cette intervention.

    D’autre part, dans si ette perspective re-régulatrice est pertinente, je suis surpris que ne soit pas mentionnée la proposition chinoise de création d’une monnaie de réserve mondiale. Quand bien même cette propositon n’aboutirait pas telle quelle, il me semble qu’il y a là-dedans une piste à creuser qui pourrait annoncer un nouvel âge capitaliste, plus stable et moins tributaire de crise pour se reancer à chaque fois.

    Certes, il ne s’agit pas de construire le socialisme, mais après tout nous sommes bien obligés de prendre acte du fait que l’aspiration au socialisme est terriblement minoritaire. Peut-être cet aménagement radial constituerait-il un premier pas intéressant.

    • framboise92
      framboise92 répond à thierry reboud
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 12h55 le 05/04/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Ce n’est pas parce que les majorités sont plus fortes qu’elles sont un objectif à suivre.

      Ne gâchons pas notre pensée réactive et intelligente.

      Le monde, la planète, la jeunesse, la société mérite mieux !

      Le mieux ? : le social, de nouvelles énergies qui créront des emplois, une spéculation dénoncée avec vigueur tant que le partage des richesses, l’écart des salaires n’est pas résolu.

      Non, ce n’est pas une fatalité, c’est un combat à mener, depuis les siècles des siècles !

      Il faut avoir des enfants pour s’ en rendre compte. Les écoles, les services, la justice, le médical, les hôpitaux, la remédiation dans les prisons, , la vieillesse, la recherche d’une vie moins nuisible pour une majorité et pour la planète.

      Le monde est MALADE de se tromper d’objectifs. Il est malade à cause d’une minorité nantie ; en mal de morale et de scrupules, avide de pouvoir et d’argent, de profit et de spéculations en tous genres. !

      Osons le dire encore et encore !

      Le monde ne tourne plus rond. Des énormités passent sans qu’on réagidssent ou si peu !

      Osons le dire encore et encore ! Et pas toujours les mêmes !

      L ’individualisme ne sert qu’une minorité !
      C’est une évidence ! Ne laissons pas nos enfants dans cette perspective, ce néant !

      • framboise92
        framboise92 répond à framboise92
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 12h57 le 05/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Les idées, nous en avons.
        Mais des bâtons les empêchent de se réaliser.
        Sachons les dire !

         
        • framboise92
          framboise92 répond à framboise92
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 12h59 le 05/04/2009
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Bientôt, rétorquons nos arguments dans les urnes.
          personnellement, je voterai « verts » par respect pour René Dumont le visionnaire !

        5 autres commentaires
      • framboise92
        framboise92 répond à framboise92
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 18h46 le 05/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Par contre, l’idée d’une monnaie internationale me paraît à creuser, non ?

      • ysengrimus
        ysengrimus répond à framboise92
        • Posté à 00h16 le 06/04/2009
        • Internaute 12674

        Le USA viennent d’atteindre le fond de leur rédemption.

        Lien

        L’effet Obama marque le pas.
        Paul Laurendeau

    • nemo3637
      nemo3637 répond à thierry reboud
      Déchoukeur
      • Posté à 00h37 le 06/04/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « Peut-être cet aménagement radical constituerait-il un premier pas intéressant. »

      Qu’est-ce que cela veut dire ? Le « premier pas intéressant » serait-il la préséance de la Chine et l’émergence du yuan ?
      Quel rapport avec le socialisme ?
      A moins d’avoir une vision post-maoïste de l’Histoire... Que de confusion !

      • thierry reboud
        • Posté à 11h08 le 06/04/2009
        • Internaute 20923

        Calmos, pépère...
        Si vous avez bien lu, je prends acte du fait (peu contestable, tout de même) que l’aspiration au socialisme reste largement marginale. On peut le déplorer, certes, et je le déplore avec vous. Il me paraîtrait néanmoins stupide de persister à l’ignorer.

        D’autre part, la proposition chinoise ne consiste pas à faire prévaloir le yuan, mais à faire émerger une monnaie de réserve mondiale, ce qui fait un chouïa plus qu’une nuance.

        Je me demande si le déchoucage ne nécessiterait pas, pour être mené à bien, de longues nuits de repos. Peut-être auriez-vous dû vous coucher plus tôt, camarade.

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à thierry reboud
          Déchoukeur
          • Posté à 14h38 le 06/04/2009
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Vous avez une vision passéiste de l’économie croyant que ce sont encore les états souverains qui émettent de la monnaie.
          Encore une fois quelle relation entre l’aspiration au socialisme et l’émergence de la Chine ?
          Quant à ce que vous appelez « la proposition chinoise » elle consiste surtout, compte de l’imbrication de l’économie de la Chine avec celle des Etats-Unis et du dollar, à sauver les meubles chinois comme on peut face à la dévaluation prochaine du dollar.
          Mais comment établir une monnaie de réserve sans dévaluer en même temps son magot en dollars ? « Ce qui fait un chouïa plus qu’une nuance. »
          Je me demande quand certains gauchistes finiront de confondre le libéralisme avec le capitalisme.
          Le déchoukage est un travaill de longue haleine et quand c’est la nuit chez certains c’est le soleil qui resplendit chez moi. Il est cependant sur la bonne voie dans certaines régions du monde où l’on s’embarrasse moins de considérations idéologiques d’un autre âge.
          Cela ne vous empêche pas d’avoir vos « groupies » qui j’en suis sûr vont vous pastiller à tour de bras.

        1 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h43 le 05/04/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    qu’on le veuille ou pas, l’otan n’est que l’aile ’protectrice’ des usa..sans ennemis puissants déclarés.
    et c’est une organisation qui risque de nous emmener dans de bien tristes aventures.
    Qu’on soit dépendant, pour l’économie, le bien de planète, cela peut se concevoir, mais qu’on soit dépendant pour la défense, alors qu’il n’y a pas d’ennemis déclarés dépasse l’entendement.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 12h45 le 05/04/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Belle analyse. On a du souci à se faire ...
    le G arrivé à 20 veut gouverner le monde par l’argent et le mode capitaliste. Hors le capitalisme, point de salut ?
    l’OTAN veut diriger le monde par les armes pour imposer le modèle économique capitaliste du G20

    Les opposants n’ont pas droit à la parole, la police (anglaise, allemande, française ... de tous les pays du G20) sait les faire taire.

    Les Nations Unies n’ont pas le pouvoir de l’argent et plus personne ne l’écoute. Elles sont tout juste bonnes à distribuer des subsides aux populations affamées par les exactions des pays du G20 et de leurs alliés.

    J’ai bien peur que nous soyons entrés dans une ère de violence, dont ce qui s’est passé à Strasbourg n’est que les prémices d’une mise en coupe réglée des populations.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande le 4-9-2009
      • Posté à 13h46 le 05/04/2009
      • Internaute 73191

      Depuis Lénine, tous les régimes dirigistes dérivant vers ou sombrant dans le totalitarisme (communisme, fascisme, nationalsocialisme, maoïsme, castrisme, etc) se sont appuyés sur des « idiots utiles »... ces « compagnons de route » chargés de leur faire la courte échelle pour faciliter leur accession au pouvoir... victimes ensuite de leur épuration. Le régime de la « Vème république » n’échappe pas à ce syndrome dramatique. Vous n’êtes donc pas la première ou le premier... ni des derniers... à vous en morfondre !

      Notre blog SOS IDIOT UTILE vous est réservé(e).

      Cependant soyez assuré(e) que tout régime totalitaire connait une fin pathétique et/ou tragique...
      Reprenez donc espoir... le cours de l’histoire donnera très prochainement raison à votre repentir !

  • Peureux anonyme
    • Posté à 13h11 le 05/04/2009
    • Internaute 24415

    « L’Otan est l’enfant de la guerre froide, née pour assurer la défense collective du bloc occidental face à la menace soviétique. “

    C’est ce dont on nous rebat les oreilles, mais je pense que cela est faux. Plusieurs remarques :

    1) en 1949 l’armée américaine occupait une partie conséquente de l’Allemagne. Une hypothétique attaque soviétique se serait heurtée à l’US army et aurait automatiquement mis en guerre les USA. Il n’y avait donc pas besoin d’un traité spécifique pour que les USA soient impliqués en Europe contre l’URSS.

    2) L’Union Soviétique a disparu et l’Otan est toujours là.

    3) L’Otan se présente comme une Organisation et non comme une alliance. L’Otan s’analyse comme une organisation militaire permettant aux USA de contrôler l’Atlantique Nord (Méditerranée incluse) qui leur avait été attribué par les accords de Yalta. Le général commandant l’Otan est statutairement américain et n’obéit qu’au gouvernement américain. Nous avons affaire à une situation de type féodal dans laquelle les USA sont le suzerain et les autres membres, européens et canadien, sont les vassaux.

    4) Le grand mérite de la Pax Americana et par conséquent de l’Otan est d’avoir empêché la guerre entre les vassaux. Depuis 65 ans les Français, Allemands, Britanniques, Italiens,.... , ne s’entretuent plus. Il ne peuvent pas non plus , tout seuls, aller entretuer les autres Le prix à payer a été l’indépendance des vassaux. Lorsqu’elle a voulu aller casser la figure aux Argentins, Margaret Thatcher a du demander l’autorisation de l’Amérique du fait que toute sa logistique est contrôlée par l’Otan. Idem pour l’intervention en Bosnie.

    5) L’Otan est mobilisé par le suzerain pour aller guerroyer aux quatre coins du monde, dans des conflits qui ne concernent pas les vassaux. Certains parviennent à les éviter quand il s’agit ouvertement d’une agression (Irak), ils ont du mal à y arriver quand l’agression est camouflée derrière un discours anti terroriste (Afghanistan).

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 13h12 le 05/04/2009
    • Internaute 53954
      auteur

    Ambiguïtés vraiment ?
    Celles entre les mots et les actes comme souvent. Nous ne tarderons pas à en savoir plus :

    Lien

  • parousnik
    • Posté à 13h40 le 05/04/2009
    • Internaute 18991

    L’OTAN gendarme du monde ? ? ? ? Voilà qui promet des centaines de millions de victimes... et sans doute plus... Aucune analyse n’est sérieuse si elle n’intégre pas une autre vérité sur les événements des événements du 11 septembre 2001... L’otan avait peut être une utilité aux temps des sorcières rouges ? ? ? Mais aujourd’hui seule la faillite des spéculations parasites et toxiques libérales menacent l’occident de faillites et famines...Piller le reste du monde grace à des mensonges de propagandes et l’utilisation de l’ Organisation Terroriste de l’Alliance du Nord ne servira qu’à reculer l’échéance...de son effondrement... Aprés moulte sabotages intérieur et extérieur l’expérience socialiste soviétique a échoué... mais le capitalisme libérale parasite lui aussi est un échec et ce n’est pas par la violence et le fascisme qu’il pourra survivre...encore longtemps...Ce n’est que dans des équilibres que la Nature évolue et l’espèce humaine n’échappe pas a cette régle... Les dérives policières, totalitaires et liberticides de l’Occident envers ses propres populations désagrègent les cohésions intérieurs... les ploutocraties occidentales emploient les même méthodes que Staline ...La liberté s’arrête ou celle des autres commence... l’occident l’oublie...

    • Yawn
      Yawn répond à parousnik
      amateur d'eau
      • Posté à 18h24 le 05/04/2009
      • Internaute 35717
        amateur d'eau

      Bravo Parousnik ! Dire que les pays occidentaux emploient les mêmes méthodes que Staline envers leur propre population, c’est faire preuve d’une clairvoyance à toute épreuve. Au fait, où sont les goulags ? Les millions de victimes dans les pays occidentaux ? Les élections supprimées ? Les opposants liquidés ?

  • rezareza
    rezareza
    rezareza
    • Posté à 14h04 le 05/04/2009
    • Internaute 16449
      rezareza

    pour le modérateur
    vous avez enlevé mon commentaire parce qu’il était long
    je trouve ça illogique et impolie et non productif et non respectueux du travail des autres
    Vos commentateurs sont ils réduit au monde du haiku ?
    Je suis faché !

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à rezareza
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 14h24 le 05/04/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      J’allais vous envoyer un message. Votre commentaire est infiniment trop long -56000 signes ! ! ! ! ! -, il casse toute possibilité de débat. Entre le haiku et 56000 signes, il me semble qu’il y a pas mal de marge, et que tous les autres commentateurs de ce site ne se sentent pas brimés par la longueur.
      Il est de surcroit hors sujet sur une grande partie, avec Hadopi. Je vous suggère de le résumer à des tailles plus raisonnables ou de le publier sur un blog et de faire un lien. Mais en l’état, il est à peu près dix fois plus long que l’article auquel il ne répond d’ailleurs pas. J’espère que vous pourrez le comprendre.

      • framboise92
        framboise92 répond à Pierre Haski
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 18h54 le 05/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Bonjour,

        Ce posteur « SOS utile “ qui poste est très méprisant. ! ! !

        Chacun, chacune a la parole. Personne ne doit avoir le monopole de la réflexion.. Je n’alerte pas, mais je DIS !

        ––––––––-Et je le revendique ! ––––––––––––––––––––-
        Merci de m’avoir lue, je viens parfois ici.
        Des posteurs plein de mépris arrivent à grands pas sur ce site que j’apprécie d’avantage que d’autres. On y retrouve les mêmes avec des pseudos différents.

  • Compte supprimé le 23 janvier 4
    • Posté à 14h05 le 05/04/2009
    • Internaute 59113
      chomeur satisfait

    Moi je croit qu on vit dans un regime totalitariste guerrier et ultra liberal en occident , que ca va aller de plus en plus mal , que ca va finir par des guerres civiles et l etablissement de regimes fachistes prévus de longue date par la classe possedante qui les appellent de ses voeux ! ! !

  • vol19
    • Posté à 14h15 le 05/04/2009
    • Internaute 13492

    Assurément tout semble bien loin d’être tranché, hormis la nécessité de faire un show de concensus...
    De lourdes questions se posent sur ce qui fonde anthropologiquement la valeur d’échange, questions autour d’une nouvelle monnaie mondiale et ce nouveau règlement des autorités comtables américaines (Fasb) qui comptabilise désormais les actifs non plus en valeur du marché mais « au doigt mouillé ».
    L’émergence du pouvoir de la Chine qui est loin d’une démocratie est toujours assez inquiétant de part les effets de mimétisme...

  • Humain
    • Posté à 14h28 le 05/04/2009
    • Internaute 21387

    G20....

    Un continent oublié : l’Afrique.

    Par ailleurs...
    Les Européen ne peuvent prendre de décisions concernant les finances, ce pour deux raisons.
    - La banque Centrale Européenne est indépendante.
    - Le droit financier en Europe (par exemple les taxes, fonds , prêts etc...) doit faire l’objet d’un accord en conseil des ministres de l’Europe et d’une décision à majorité des membres...
    Par ailleurs la présidence de l’Europe n’est qu’une vision médiatique, car le TCE n’étant pas voté la présidence de l’Europe n’existe pas, à supposer qu’ellle soit necessaire

    Et puis, quelques milliards de plus pour un FMI destiné à libéraliser de nouveaux services pour le même montant... ?

    Il y a encore des couleuvres ?

  • Le_Baron_Samedi
    • Posté à 14h28 le 05/04/2009
    • Internaute 4532

    Je ne sais plus si ce sont les grandes manœuvres qui font les évènements majeurs ou l’inverse ?

    Le spectacle qui va être donné dans les jours à venir est à mi-chemin entre la frape préventive communautairement individuelle et la désertion responsable votée à l’unanimité des participants.
    Le paradoxe du consensus réside dans le fait d’offrir un visage universel à une infinité de particularismes territoriaux, tout en prêchant pour sa chapelle tout en stipulant que l’on connaît encore les rudiments de la guerre sainte.
    Quand les mêmes personnes multifonction prétendent et claironnent régler toutes les crises, on peut se dire qu’il n’y a pas un problème de maladie, mais de diagnostic.

    L’avenir de la guerre froide va s’appeler la paix palliative. La maladie humaine se condamne elle-même à la mise en bière depuis qu’elle a découvert que la boulimie était plus jouissive que l’obésité.`
    La suite ici :
    Lien

  • alzaz
    • Posté à 14h45 le 05/04/2009
    • Internaute 15310

    L’OTAN n’a plus grand-chose à voir avec la zone Trans-Atlantique, la Turquie n’en a jamais été, la Yougoslavie n’avait attaqué personne sinon elle-même et les interventions en Irak et ailleurs montrent bien qu’il s’agit plus d’une alliance des riches du Nord contre la Russie d’une part et tous ceux qui n’obtempèrent pas aux ordres du grand maître d’autre part.

    Lien

  • survivant
    • Posté à 14h52 le 05/04/2009
    • Internaute 25864

    Pourquoi le G20 et le sommet de l’OTAN ne sont qu’une farce et que l’Europe risque de le payer chère ?

    Un peu d’histoire :

    L’ambiguïté vient pour commencer par la montée du FN en 2002 et l’élection de Chirac, puis le rejet de la constitution européenne de 2005. Les socialistes emmêlés dans des querelles internes laissent un boulevard à sarkozy en 2007. Sarkozy ne connaît qu’une seule politique celle que ses pairs et mentors (pasqua,balladur) lui ont apprise. Il a un programme :
    1 ° Faire adopter le TCE
    2° rallier l’Europe à l’OTAN (cette clause figurait dans le TCE) si le TCE était adopté tous les pays européens entraient par cette clause dans l’OTAN
    3° mener une politique ultra libérale à l’identique des USA.

    Le 13 juin 2008, nouvel échec pour sarkozy mais qui reste néanmoins minime puisque l’élection des USA n’a pas encore eu lieu, il pense que le vote du TCE peut-être remit à plus tard et adopter quitte à mettre le couteau sous la gorge des Irlandais.
    Durant la campagne US les sondages donnent Obama en tête c’est à ce moment que tout a dérapé, puis vint la crise et l’élection d’Obama.

    Pourquoi sarkozy ne finira pas son mandat et pourquoi l’Europe risque d’exploser ?

    Sarkozy a commis une erreur politique majeure par manque de maturité politique et son gros défaut de n’avoir qu’une pensée unique.

    Dès son élection en 2007 Sarkozy n’a plus aucune opposition, il décide d’user de sa 1ère cartouche et de faire un gouvernement d’ouverture vers les socialistes ; un couteau à double tranchant car dans un même temps il a radicalisé l’extrême gauche.
    Son esprit politique le guide vers le grand occident qu’il s’est fixé et rien sauf la crise et Obama ne pouvait contrefaire ses plans.
    Aujourd’hui sarkozy se retrouve dans la même position que Mitterrand lorsqu’il a été élu en 1981. Seulement Mitterrand était un homme politique et il connaissait toutes les ficelles de la politique pour avoir bourlingué dans tous les courants politiques.
    Dès l’élection de Mitterrand une poussée fulgurante du FN s’est fait jour. Mitterrand pour avoir traîné avec l’extrême droite connaissait l’enjeu et le risque d’un éclatement du pays vers une guerre civile. En 1983 les communistes quittent le gouvernement, Mitterrand espère calmer la poussée du FN rien n’y fait. Il change alors de cap et se rapproche de la droite plutôt que d’aller au clash avec l’extrême droite c’est là que l’on voit le professionnalisme de Mitterrand , mais cela ne suffit pas et le FN garde un % élevé.
    En 1986 Mitterrand décide d’user d’une autre cartouche il entre dans la 1ère cohabitation. En 1988 il est réélu l’extrême droite est toujours bien ancrée sur le terrain politique. Mitterrand continue une politique à droite et en 1993 il entre dans la 2ème cohabitations. Chirac, lui, avait retenu la leçon de Mitterrand lorsque les grandes grèves de 1995 ont éclaté il savait que tout pouvait déraper à ce moment avec l’extrême gauche. Juppé a sauté et en 1997 il dissout l’assemblée et entre dans la cohabitation avec le gouvernement Jospin. Sarkozy en voulant aller trop vite a commis la plus grosse erreur politique qu’un chef d’état peut commettre méconnaître les autres courants politiques. Il ne dispose plus de cette précieuse cartouche qu’est la cohabitation pour calmer les extrêmes. Il se retrouve maintenant lui et toute sa politique en opposition non plus avec les socialistes mais avec une extrême gauche qui veut en découdre avec sa politique.
    La seule chose qu’il est arrivé à faire c’est l’entrée de la France militairement dans l’OTAN. Bravo ! Belle performance.
    Que va t-il faire ? capituler ? Ou par fierté aller au clash vers une guerre civile ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 15h06 le 05/04/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Je trouve les articles de Pierre Haski intéressants car il sait faire preuve de modestie dans ses démontrations. Il fait remarquer l’ambiguité apparente de certaines situations et conclut par un questionnement judicieux. Après chacun peut tirer ses conclusions.
    Sans vouloir refaire un article ni même la chronologie de ces derniers jours, contentons-nous de quelques remarques.
    Obama est bien venu pour quelquechose de concret à cette réunion du G20 : obtenir une aide accrue en faveur de la guerre en Afghanistan. Pour le reste - la sphère financière - il sait très bien qu’il n’a aucun pouvoir.
    La question du développement durable et de la sauvegarde de l’environnement n’a pas été évoqué lors du G20.
    La question palestinienne et les condamnations d’Israël par l’ONU non plus.
    Sans parler du Tibet.
    Par contre la Turquie vient d’obtenir, en marge du sommet de l’OTAN, que les Kurdes soient privés d’antenne au Danemark.
    Les milliards de dollars débloqués comme par magie ne vont faire que provoquer une spirale inflationniste.
    Mais c’est la solution - risquée - envisagée pour juguler la dette qui elle aussi, perdrait ainsi de sa valeur. Cela ressemble quand même à un bricolage fébrile où la moindre maladresse peut provoquer une explosion apocalyptique.
    Dans ce contexte, il n’y a que le Président Sarkozy et ses médias-croupions pour trouver positive cette assemblée de potiches.
    Et ce ne fut pas la même chose de l’autre côté du Rhin où l’on n’est un peu moins excité :
    « la délégation allemande n’a pas caché sa déception de n’avoir pas pu faire passer des formulations plus concrètes relativement aux questions de la régulation. La question soulevée au G8 de Heiligendamm en juin 2007 n’a pas non plus trouvé de réponse : les hedge funds doivent s’enregistrer à l’avenir et doivent se montrer plus transparentes face aux autorités de contrôle. Mais un vrai contrôle n’est pas prévu par le G20. Des sanctions sont évoquées mais sans les définir. Pourtant le G20 s’est obligé à se retrouver en automne 2009 pour voir les progrès réalisés ». (Frankfurter Allgemeine Zeitung 03/04/2009)
    Du point de vue économique, en balançant - « helicopter funds » - des milliards de dollars, l’objectif, tacitement accepté, est à présent d’accompagner « au mieux » la crise jusqu’à la banqueroute qu’une majorité juge à présent inéluctable.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 15h28 le 05/04/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Je m’excuse de la longueur de ce commentaire, mais elle me paraît nécessaire.

    G20 :

    Essentiellement un miroir aux alouettes. Les tenants de la nouvelle régulation financière mondiale (Sarkozy, Merkel) ont échoué. L’administration américaine ne veut pas en entendre parler pour le moment car le plan Geithner de subventionnement public, par l’Etat fédéral, du rachat des actifs toxiques des banques américaines dépend pour son succès de la participation des fonds spéculatifs (hedge funds) et d’autres investisseurs dont certains Européens (GB non comprise) souhaitent précisément contrôler et limiter l’activité. Ceci explique pourquoi l’intention de supprimer les paradis fiscaux reste un vœu pieux, les listes incomplètes publiées par l’OCDE sont là pour le démontrer. De l’autre côté, la demande de nouveaux plans de relance nationaux formulée par l’administration Obama n’a pas abouti. Le seul palliatif sur lequel les membres du G20 se sont entendus consiste dans les liquidités considérables mises à la disposition du FMI, lesquelles sont destinées à préserver le commerce mondial et les capacités exportatrices des pays du Sud. Reste à savoir comment le FMI va allouer ces fonds. DSK a d’excellentes intentions sur ce plan, mais sera-t-il suivi ?

    Le problème monétaire (cf. les propositions d’une de nouvelle(s) monnaie(s) de réserve mises en avant par la Chine avec l’appui de la Russie) n’a pas été vraiment abordé du fait de l’opposition américaine et de l’inaction européenne et japonaise. On en reparlera sûrement sous peu, car je ne vois pas comment la valeur du dollar va pouvoir être préservée. Il faut s’attendre à des bouleversements dans ce domaine car TOUTES les monnaies principales, à l’exception du yuan chinois, sont surévaluées en cette période de crise et de plans de relance augmentant l’endettement collectif. La Chine, dont les soldes commerciaux et financiers sont largement positifs, est à la fois en position de force et de faiblesse. De force, car sa puissance économique s’affirme de plus en plus malgré des difficultés internes incontestables. De faiblesse, car c’est elle qui, par ses nombreux achats de bons du trésor américains (qui financent une large part du déficit des USA), est exposée au plus grand risque en cas de dépréciation brutale du dollar.

    Si Obama a paru faire preuve d’ouverture en général, il n’en demeure pas moins que son soutien au plan Geithner témoigne d’un alignement sur les positions de Wall Street : aucune modification substantielle de la réglementation des flux financiers, avec l’espoir de revenir au statu quo (d’avant la crise). Obama n’a pas osé extirper le mal par la racine en imposant aux financiers le type de dirigisme (par le biais d’une nationalisation temporaire des institutions financières les plus menacées) dont il fait par ailleurs preuve à l’égard de l’industrie automobile américaine. Sans doute n’avait-il pas les moyens politiques de le faire, d’autant qu’il persiste à souligner que son plus ardent désir est de remettre les Etats-Unis sur le devant de la scène mondiale après la crise (un discours que la plupart des Américains veulent entendre, faute de culture politique alternative). Il y a incohérence entre l’écoute des autres puissances qu’Obama professe et les moyens dont il dispose pour la concrétiser.

    OTAN :

    On pourrait dire la même chose des résultats du sommet de l’OTAN, qui sont quasi nuls. Les partenaires des USA déclarent qu’ils sont en parfait accord avec les objectifs d’Obama, mais n’apportent presque aucun moyen matériel ou humain nouveau pour les atteindre, ce sur quoi le président américain insistait pourtant. C’est un échec pour lui.

    On comprend pourquoi. La « doctrine » Obama ne tient en effet pas la route. Ce n’est d’ailleurs pas la sienne, mais celle du général Petraeus et du nouvel état-major américain, laquelle est fondée sur la transposition de la politique de vietnamisation en Afghanistan (= afghanisation), ou encore la politique de contre-insurrection autrefois appliquée sans succès par la France en Algérie. Il suffit de lire entre les lignes de diverses déclarations faites par des diplomates américains pour réaliser que le principal souci REEL des Etats-Unis est de se retirer du bourbier afghan le plus vite possible, dans les deux ans de préférence. Ils prient le saint-esprit pour qu’Al Qaïda soit vaincu entre-temps ! Or, une telle victoire suppose que les forces de la coalition interviennent avec succès dans les zones tribales (et au-delà : au Béloutchistan en plus du Waziristan) du Pakistan pour anéantir les bases arrières des talibans. On comprend pourquoi les alliés européens des USA restent tièdes devant une telle perspective. La guerre proposée étend en effet le terrain d’action au plus profond du Pakistan, de préférence avec, mais à défaut sans, l’appui du gouvernement d’Islamabad, qui démontre chaque jour sa très grande faiblesse face aux djihadistes (cf. les multiples attentats, suicides ou non, perpétrés dans la capitale pakistanaise sans que l’armée nationale puisse – ou veuille – s’y opposer).

    Les Européens alliés de l’OTAN n’ont que l’intention de suivre les Etats-Unis, certainement pas de s’aventurer dans un conflit élargi pour lequel ni leurs gouvernements ni leur opinion publique ne sont préparés. Le refus d’envoyer de nouvelles troupes en Afghanistan pour soutenir les Américains témoigne de cette réticence. Une fois de plus, Sarkozy aura prononcé un discours vide de sens « d’entier soutien aux Etats-Unis ». Au total, le sommet de Strasbourg n’aura fait que jeter de la poudre aux yeux.

    En résumé, ni la réunion du G20 ni le sommet de l’OTAN ne me paraissent devoir amorcer un quelconque ordre nouveau dans le monde. Nous ne sommes pas (encore ?) dans une phase de construction ou de reconstruction, mais dans une phase de poursuite de la désintégration de l’ordre ancien. Reste à savoir, dans la déshérence actuelle, à quoi le monde de demain va ressembler. La diable étant dans les détails, et ceux-ci étant encore inconnus, sauf miracle, je ne vois pas comment on peut anticiper autre chose qu’une aggravation, qu’un approfondissement de la crise, avec tout son cortège de nouvelles douleurs.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Jaycib
      Déchoukeur
      • Posté à 14h36 le 06/04/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      C’est répéter, avec plus d’analyses et de longueurs - ce que j’ai voulu éviter - ce que j’ai dit précédemment.
      Une différence cependant entre vous et moi : la résignation à un « ordre » établi qui s’effondre et la conception anti capitaliste d’une nouvelle société qui, par la force des choses, il va bien falloir recontruire.

      • Jaycib
        Jaycib répond à nemo3637
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 11h37 le 07/04/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Je ne me résigne à rien du tout, au contraire ! Mais force est de constater que l’alternative politique, pour l’instant, brille par son absence. Je suis d’accord avec vous sur les longueurs, mais je n’ai pas pu les éviter. L’un des problèmes de la Rue est que les commentaires doivent être immédiats pour avoir une chance d’être lus. Cela nuit à la qualité de la réflexion dans la plupart des cas.

      • Jaycib
        Jaycib répond à nemo3637
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 12h27 le 07/04/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        J’ai posté mon précédent message avant de découvrir le dernier texte publié sur le blog de Paul Jorion. Il me paraît résumer la situation (financière et idéologique) de façon très convaincante, tout en allant dans le sens de ce que nous avons écrit, en plus sophistiqué.

        Lien

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à Jaycib
          Déchoukeur
          • Posté à 23h29 le 07/04/2009
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Bravo Jaycib.

        1 autres commentaires
  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 15h21 le 05/04/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    Je suis venu, G20, j’ai vaincu ?

    Pour ma part, je pense qu’Obama aura joué et continuera de jouer un rôle fondamental non seulement pour le sauvetage du système, auquel je ne crois pas, mais pour relancer … un nouveau mode de relation et d’ouverture, à base de pragmatisme et d’une solide foi en l’humain.

    Que l’exemple vienne d’en haut ne doit cependant pas nous faire oublier, une fois de plus, que le sauvetage de l’humain et de la planète vient de chacun de nous - ou n’existera jamais.
    Lien

  • hagalma
    • Posté à 15h22 le 05/04/2009
    • Internaute 8451

    Le nouveau monde à 20 (G20), c’est pas le monde entier ! Sauf pour Sarkozy, qui s’y précipite. Le monde plus juste, ça ne sera donc pas avec lui, ce sera juste le monde, le sien, son petit monde, avec son strapontin à côté du Grand Américain, et son Dabadie académicien auteur de Lettre à France (au reste belle chanson). L’autre monde ne sera pas encore le monde reconnaissant le monde de l’autre : par exemple, tel qu’il continue à nous être présenté, le monde musulman est le diable en personne ; quant à l’Afrique, saignée aux quatre veines, n’en parlons pas... Au fond, s’il peut y avoir quelques ambiguïtés, ce ne serait déjà pas si mal, mais le G20 est très carré finalement, et Sarkozy carrément, mais comment dire, carrément pauv’...

  • compte supprimé...
    compte supprimé...
    Sur la même Longueur d'Ondes.... (...)
    • Posté à 16h18 le 05/04/2009
    • Internaute 73066
      Sur la même Longueur d'Ondes.... (...)

    Otan : les ambiguïtés du nouveau monde !

    Paris, un jardin public devenu dortoir pour exilés afghans :

    A la nuit tombée, Bachar, 15 ans, avec des dizaines d’autres Afghans escalade les murs et les grilles du Square Villemin. En plein centre de Paris, ce jardin public est devenu, chaque nuit, l’ultime refuge pour des dizaines d’exilés, parfois encore enfants.

    Sous les toboggans, entre les jeux d’enfants, Bachar, Hassan, Amid, Sakhi, Rohollah et les autres forment des abris de fortune, avec de simples cartons pour résister à une humidité glaciale malgré l’arrivée du printemps. Les chaussures restent dehors.

    Pendant que certains s’emmitouflent dans leur sac de couchage sous un ancien kiosque à musique, d’autres conjurent le froid en jouant au foot, sous les fenêtres d’habitants de plus en plus mécontents.

    Dimanche, un Afghan est mort et un autre a été blessé lors d’une bagarre dans le square, devenu point de rassemblement pour plus de 300 d’entre eux.

    Après la fermeture en 2002 du centre de demandeurs d’asile de Sangatte (nord), des migrants somaliens, kurdes, irakiens, ou encore afghans, toujours plus nombreux, se sont éparpillés en France dans des conditions très précaires.

    Ils arrivent épuisés, les poches vides, après avoir dépensé jusqu’à 15.000 euros en passeurs pour traverser l’Iran, la Turquie, la Grèce et l’Italie et avoir subi humiliations et brutalités policières.

    « On n’est pas des mendiants. On est parti parce qu’on ne voulait pas mourir, parce qu’il n’y a pas d’avenir en Afghanistan », s’emporte Bachar, dont les parents, frères et soeurs ont été tués quand il avait huit ans. Son oncle a vendu son magasin pour lui permettre de « fuir et survivre ».

    « On m’avait vanté la France des droits de l’Homme mais regardez ! Vous faites la guerre chez nous et ici, vous ne nous traitez même pas comme des êtres humains », renchérit Hassan.

    « Ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes », constate Dominique Bordin, directeur de la protection des mineurs isolés de l’organisation France Terre d’Asile (FTDA) qui a répertorié 683 mineurs étrangers isolés en 2008 à Paris, contre 480 en 2007.

    Au point qu’il n’est plus possible d’abriter les dizaines de mineurs qui, chaque soir, se pressent sur une place non loin de là, dans l’espoir d’être hébergés.

    « Je ne peux en prendre que 28 », regrette Dominique Bordin, entouré de gamins dont certains n’ont que 12 ans. « On a demandé des places supplémentaires mais on nous a dit clairement : pas de nouveau Sangatte à Paris », dit-il. Ce soir-là, à la demande des jeunes, la dernière place est tirée au sort.

    Le lendemain matin, ils seront plus de 300 à se succéder, par petits groupes, dans le local d’une association qui leur assure un petit-déjeuner.

    Nombreux sont ceux qui vont rester des mois voire des années « dans les couloirs de l’asile », soumis notamment à « des tests osseux » pour prouver qu’ils sont mineurs, explique Laura Brav, de l’antenne psychologique ouverte par Médecin Sans Frontières près du square.

    Ils reprendront la route pour le Danemark, la Norvège ou la Suède, mais visent de moins en moins l’Angleterre, devenue difficilement accessible.

    « On nie le problème. Mais on ne peut pas à la fois faire la guerre en Afghanistan et ne pas en payer les conséquences migratoires », s’insurge Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile.

    Pour lui, « ces migrations ne cesseront pas avant longtemps » et l’Europe, la France se doivent de respecter les droits de l’Homme et les « conventions qu’elles brandissent bien souvent à la face du monde, sous peine d’être considérées comme des faussaires ».

    Selon le Haut commissariat aux réfugiés, le nombre de demandeurs d’asile afghans dans les pays industrialisés a explosé en 2008 avec une hausse de 85% contre 12% en moyenne pour l’ensemble des migrants.

    AFP-ELYSEE

  • compte supprimé...
    compte supprimé...
    Sur la même Longueur d'Ondes.... (...)
    • Posté à 16h44 le 05/04/2009
    • Internaute 73066
      Sur la même Longueur d'Ondes.... (...)

    Otan : les ambiguïtés du nouveau monde !

    Rome sous le choc après la découverte d’enfants afghans dans ses égouts :

    Ce ne sont encore que des enfants et pourtant ils ont déjà franchi seuls et clandestinement des milliers de kilomètres : la découverte cette semaine de 24 jeunes afghans de 10 à 15 ans dormant dans les sous-sols et égouts de la gare d’Ostiense a choqué la ville de Rome.

    Je n’aurais jamais imaginé me trouver face à une situation aussi choquante surtout quand on pense à ce que ces enfants ont du endurer avant d’arriver ici (...) et à leur terrible et commune souffrance » a reconnu Carlo Casini, le chef de la sécurité ferroviaire de Rome, qui les a confiés aux services sociaux.

    Aucun de ces jeunes ne parle italien et nul ne sait exactement d’où ils viennent et quel est leur âge exact. Pour ces enfants, Rome n’est souvent qu’une étape vers l’Europe du Nord où ils tentent de rejoindre des compatriotes ou des membres de leur famille.

    La découverte d’autant d’enfants abandonnés dormant dans des cartons ou sous des couvertures sales dans l’une des trois plus importantes gares de Rome a choqué le maire Gianni Alemanno, qui a jugé la situation à la fois « très grave » et « impressionnante ». Le maire souhaite la création de brigades spécialisées pour « éviter que des enfants soient abandonnés » de cette manière. « Certaines situations sont une honte pour la ville », a-t-il reconnu lors d’une émission télévisée.

    Selon les services sociaux de Rome, les 24 mineurs recueillis à la gare d’Ostiense étaient arrivés depuis cinq jours dans la capitale.

    « Ils ne dormaient pas vraiment dans les égouts mais dans les coins ou sous les quais. Ils avaient payé chacun jusqu’à 10.000 dollars pour arriver en Italie », ont précisé les travailleurs sociaux. Les enfants de la gare d’Ostiense se trouvaient en compagnie de 98 immigrants clandestins adultes de diverses nationalités.

    Selon une enquête de l’émission télévisée Sat200O, une véritable hiérarchie s’établit la nuit dans les sous-sols de la gare d’Ostiense. Les clandestins indiens et pakistanais peuvent ainsi dormir dans la partie la plus sûre de la gare protégée par des grilles.

    Mais pour ceux qui viennent d’Iran ou d’Afghanistan les seuls abris se trouvent sous les rebords ou les grillages des quais, voire dans les égouts de la gare qui, une fois les plaques soulevées, servent également de cachettes aux clandestins pour leurs maigres bagages.

    « La présence des mineurs afghans à Rome est en constante augmentation depuis quelques années » a rappelé samedi dans un communiqué Valerio Neri , président de la section italienne de l’association caritative Save the Children.

    Selon l’association 1.152 mineurs étrangers isolés ont été recensés en 2007 dans la capitale. Le groupe le plus nombreux était constitué par les enfants roumains suivi des enfants afghans, moldaves, égyptiens et marocains.

    Mais le groupe enregistrant la plus forte progression est sans conteste celui des mineurs afghans, passés de 32 en 2004 à 264 en 2007, note M. Neri.

    Save the Children a au total recensé 7.797 mineurs étrangers isolés arrivés en 2008 en Italie. Encore ces chiffres ne tiennent-ils compte ni des mineurs originaires de l’UE (comme les enfants roumains) ni de ceux qui ne sont jamais entrés en contact avec les services officiels.

    Neuf de ces mineurs isolés sur dix sont des garçons, et un sur quatre a moins de 16 ans. La Sicile en accueille à elle seule plus d’un tiers (34,4%). Face à cette situation, Save the Children estime « fondamental de garantir le droit à la protection de tous les mineurs qui se trouvent sur notre sol national (...) et de leur permettre l’accès à un système de prise en charge et d’assistance efficace ».

    AFP-ELYSEE

  • emmanuel24
    • Posté à 16h56 le 05/04/2009
    • Internaute 39678

    Je crois que ces 2 sommets ont encore montré que le problème ce sont les hommes politiques,
    une liste de paradis,comme une liste de course ou on aurait oublié le principal,et pourtant jersey,le delaware,ect ne sont pas de la gnognote,pas un mot sur la pauvreté.
    Obama nous prevenant que le danger c’est le terrorisme,car les bases seraient plus près de chez nous,ce connard nous parle comme à des ame,heu des débiles,et on envoie 5000 hommes tuer des femmes et des enfants,il serait peut-etre temps de s’attaquer à la famille ben-laden et ses comptes peut-etre à jersey,avant de raser la moitié de la planète,pour un resultat inéluctablement inverse à celui « souhaité » ?
    Quel changement ! les riches sont sauvés,on destocke les armes,et on doit bien rigoler des bons tours joués à ces mauvais peuples.

  • adaunis
    • Posté à 17h30 le 05/04/2009
    • Internaute 4255

    « les ambiguïtés du nouveau monde » !
    Pour être ambigüe c’est ambigüe !
    Et je crois que c’est un jugement pertinent quoique encore léger.
    Je crois que nous (citoyens européens) qui louons Mr Obama, et bien sur tous les autres peuples de la planète, encenseurs du personnage.
    Bien que même si je ne doute pas (du fait de son avènement à la Présidence des States), que cela soit un moindre mal, et un immense changement, ceci ne doit pas nous obturer ni les « méninges », ni l’esprit critique.
    Je rejoins notablement le propos de Thierry Reboud, et le votre Pierre qui parlez de « grande illusion ».
    Effectivement les équilibres sociaux économiques, les places « ex fortes financières », et les organismes décisionnels sont toujours entre les mains de ce grand Empire, alors que tel vous le soulignez, « Les géants de ce qu’on n’ose plus appeler “ le Sud ”, la Chine, l’Inde, le Brésil et quelques autres, se sont imposés à la table des nantis... », ne sont pas assez pris en compte , même s’ils sont invités aux agapes, et pèsent encore très (trop) peu dans le partage des richesses et les leviers décisionnels, de la bonne marche du monde.

    Quand à l’évocation de « l’Otan, gendarme occidental du monde », cela me met personnellement mal à l’aise, tant on se rend compte, que ce n’est qu’une « puissance » aux mains d’états qui ne semblent que privilégier leur (nos) intérêts certes, mais sans aucune vision ni partage tel peu par contre l’offrir un organisme hélas moribond comme l’Onu.

    Je suis et reste septique quand à toutes ces décisions et belles paroles pondues depuis quelques jours sur ces sommets, ces « rencontres » et je pense que le bon peuple de la terre se fait « entuber » et rouler dans la farine, par tous ces « matamores » « ubuesques », ces pseudo « grands » de ce monde en déliquescence.

    Nous nous laissons abuser, par les médias une fois de plus qui relaient l’avis des politiques de tous bord, même de gauche, (enfin presque), et participent à cette énorme escroquerie, une fois de plus !
    Je ne vous mets pas dans cette catégorie Pierre puisque je dis peu ou prou avec des mots différents, la même chose que vous ; -))

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 17h39 le 05/04/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « les ambiguïtés du nouveau monde »

    Très bon billet... sauf le titre (et la première phrase) !

    Il n’y a pas de « nouveau monde » ! Juste un très vieil empire malfaisant qui cherche désespérément à sauver sa peau en se donnant des airs de vierge midinette.

    Vaut pas un clou !

  • Alexad
    • Posté à 18h54 le 05/04/2009
    • Internaute 8145

    Il y a encore peu, l’amérique, bien qu’encore la plus grande puissance au monde, était honnie , sa crédibilité avait disparu dans les mensonges et les horreurs de la guerre en Irak , ses forces s’épuisaient, elle était en plein déclin, sa monnaie battait de l’aile.

    Cette crise et l’election d’Obama offrent :
    - l’entier leadership à l’Amérique, accompagné de « genoux flexions » des vassaux en plus grand nombre,
    - Dans un grand amalgame publicitaire à travers G20 et fête de l’Otan en 48h, l’adhésion totale des pays de l’otan, augmentés de la France, constituant et réaffirmant l’existence d’une grande force militaire internationale aux ordres de l’oncle Sam pour ses propres intérêts,
    - La baisse des points de croissance des pays émergeants qui s’envolaient et notamment la chine (qui devait peut-être être calmée mais pas trop, car elle est utile à l’amérique au plan financier) l’Inde, etc.
    - La constitution d’une grande force militaire internationale aux ordres de l’oncle Sam pour ses propres intérêts et éventuellement prête à intervenir en cas d’émeutes et de guerres civiles,
    - Une posture d’indignés pour tous ces menteurs qui prônaient l’ultra libéralisme il y a quelques mois encore et qui ne semblent pas avoir changé de direction, même en brandissant une liste « grise » de paradis fiscaux dans lesquels passe la moitié des échanges commerciaux internationaux....

    C’est finalement une assez bonne affaire pour tous ces Chefs d’états, Amérique en tête, que de pouvoir s’offusquer, devant le monde entier, des pratiques de quelques dirigeants d’entreprises, souvent choisis par eux et qu’ils avaient encouragé
    Quant aux pauvres ils s’enfoutent. Ils en ont peur. Alors, ils réflechissent comment les mâter si d’aventure les miséreux s’insurgeaient.... Mais, c’est tout.

    Qui peut nous dire par qui, comment et pourquoi la décision de ne pas « sauver » lehmann brothers a été prise, à la fin du mandat du déplorable Bush et juste avant les élections aux US ?

  • zénon denon 84
    • Posté à 19h12 le 05/04/2009
    • Internaute 30028
      Bonne

    quelques perles à ramasser
    sur la redif de « RIPOSTES “ de Moatti sur FR 5
    ce soir ...
    Avec : Bernard Getta _,J Luc mélenchon_
    P Lelouche _J Attali

    Pas mal ,de bons moments et une accroche
    digne d’un débat des années 70 ____si
    Mais sans Maurice Clavel,
    Tout change !

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 20h47 le 05/04/2009
    • Internaute 28239
      Citoyen

    « Pour autant, le monde
    est-il plus juste ? »

    La marche du monde n’a jamais été une question de justice...
    Rien de nouveau à l’Ouest.

    « Et la nature de certains des régimes représentés autour de la table n’a rien de réjouissant. »

    Ben voilà...

    « Après avoir paradoxalement gagné la guerre froide sans tirer un coup de feu »

    D’après l’histoire officielle du moins...

    « Les “ vainqueurs ” de la guerre froide n’ont pas écouté »

    Les vainqueurs ? En gros : les USA. L’Otan est une organisation d’alliés, un peu comme l’Empire romain avait des alliés... Fournissant les troupes auxiliaires pour les manoeuvres les plus foireuses.

    « Le grand absent, ce sont les Nations unies, pourtant les seuls légitimes à incarner la régulation du monde. »

    Tout est dit . La légitimité : ils s’en tapent. En diplomatie le plus fort impose sa loi, point barre.

    Résumons le monde nouveau à nous qu’on a : dernièrement on a un empire qui contrôle de moins en moins les choses en matière géopolitique en devant composer avec d’autres empires émergents, qui rameute le ban et l’arrière ban pour au moins partager les coûts, pendant qu’une poignée d’anarcho-capitalistes, chantres de la dérégulation économique, appellent en pleurnichant les Etats tant décriés à l’aide pour mettre de l’ordre (leur ordre) et continuer à se gaver tranquillement après avoir cassé leur jouet. En faisant bien-sûr à terme payer un max le reste de la population qui est totalement en dehors du coup.
    En outre, particulièrement chez nous, s’installent des dynasties dans les « élites » sur le simple critère qu’elles sont déjà en place à la naissance. Le genre qu’on retrouve gravitant en prenant un air très très sérieux autour de ces « sommets » : -)

    Les principes de morale ou de démocratie, là-dedans, franchement...

    Pour ma part, simple citoyen témoin du bazard en dehors de toute organisation mouvance ou groupe d’intérêt, je ne trouve pas ça ambigü du tout : c’est simplement un méga foutage de g....e commun. Le seul côté original c’est qu’il est d’une ampleur inédite et tout de même ’achement bien présenté au grand public (avec même des affrontements en marge ou on laisse des trucs brûler comme pour provoquer l’indignation de l’honnête homme et souligner le côté dramatique et solennel de la chose, ce qui contribue à mettre en avant le sérieux des officiels gardant leur calme dans la tempête qu’ils ont créée) : -)))))

    Delenda Carthago

  • actimem
    • Posté à 22h44 le 05/04/2009
    • Internaute 26918

    Le G20 était pour sauver les riches de pays riches (qui sont une minorité) et le sommet de l’OTAN était une occasion de redonner sens à un machin qui n’a plus aucune raison d’être.

  • extralucide
    extralucide
    retraite
    • Posté à 22h45 le 05/04/2009
    • Internaute 65689
      retraite

    Obama , ce n’est pas pire que Bush
    Mais Obama, ce n’est pas mieux
    Combattre le terrorrisme ? Tiens, ou est donc passé Oussama Ben Laden ?
    Plus personne n’en parle. Bien sûr, Oussalma a été choisi choisi bouc émissaire des pseudo attentats du 11 septembre, car il était mourant. Mais malgré tout, il s’est fait descendre par un certain Sadr(je crois) payé par la CIA. Benhazir Bhutto l’avait dit mais cette information a soigneusement été occultée par toutes les médias. L’occupation de l’afghanistan a provoqué une resistance acharnée de la part des talibans et probablement de ses habitants, une résistance tout à fait légitime contre un occupant qui n’est pas là pour améliorer le sort des Afghans, mais uniquement pour le passage du gaz. Et si KarzaÏ vient de faire voter une loi à l’encontre des femmes, je ne pense pas que ce pantin ait pu la faire accepter sans de nombreux appuis.
    Maintenant, le nabot nous fait rentrer dans l’Otan et je pense que calà va nous emmener dans des conflits qui ne se feront que pour assurer la suprématie américaine sur la planète et non pour la démocratie

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 01h15 le 06/04/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Il faut le combler, ce gouffre effroyable . Eh bien ! voici la liste des propriétaires français . Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens ; mais choisissez ; car ne faut-il pas qu’un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple ? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit . Ramenez l’ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume (...) . Vous reculez d’horreur... Hommes inconséquents ! Hommes pusillanimes ! Et ne voyez-vous pas qu’en décrétant la banqueroute, vous vous souillez d’un acte mille fois plus criminel ? (...) Croyez-vous que les milliers, les millions d’hommes qui perdront en un instant, par l’explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ? Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France, impassibles égoïstes, êtes-vous bien sûrs que tant d’hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n’avez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ? Non : vous périrez . »
    Discours de Mirabeau à l’Assemblée Constituante demandant l’expropriation d’un quart des plus gros propriétaires (1789).
    C’était une époque où les bourgeois en avaient quand même...

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