Tribune 01/04/2009 à 13h44

Ces sujets dont on ne parlera pas au G20

Michel Koutouzis | Consultant


Les Brown accueillent les Obama au 10 Downing Street, le 1er avril 2009 (T. Melville/Reuters).

Je ne pense pas que les dirigeants du port franc de Genève ont le sommeil agité en attente du G20. Pas plus que les dirigeants de l’Inde, du Mexique, de la Russie, de l’Indonésie ou de la Turquie, pour ne citer que les pays les plus sensibles participant à cette rencontre.

Au Premier ministre canadien, il faudrait, dans le cadre de la « moralisation » de l’économie, demander ce qu’il compte faire avec les sociétés minières de ce pays qui agissent au Congo, en Guinée, au Libéria, et tous les pays diamantifères de l’Afrique dont certains ne sont qu’une fiction d’Etat.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) devrait avoir son mot à dire sur l’industrie pharmaceutique spécialisée dans les faux et les copies non conformes, fleurons industriels de l’Inde ou de la Chine. Question corruption, il faudrait aussi demander au président Obama, par quel miracle près de soixante-dix pour cent d’appels d’offres en Amérique centrale et latine se soldent par le choix d’une entreprise américaine.

Il faudrait aussi demander aux Américains quelle est l’action des compagnies de joint-ventures américaines actives aux Caraïbes au sein desquelles s’accumulent des capitaux russes, turcs, galiciens, néerlandais, colombiens, italiens, chinois, etc., appartenant à des personnes identifiées comme étant liées au crime organisé et qui contrôlent une partie non négligeable des activités économiques de la région.

Il faudrait demander au département d’Etat d’avoir un mot avec le professeur Bruce Michael Bagley (université de Miami) qui écrit dans une étude sur la pénétration de la mafia russe aux Caraïbes :

« Dans la plupart des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, les dynamiques de globalisation au cours des deux dernières décennies ont abouti à des conditions presque idéales pour la pénétration et la diffusion rapides du crime organisé transnational. D’un côté, les centaines de millions de pauvres sous-employés alimentent un vaste chaudron bouillonnant dans lequel la criminalité sous toutes ses formes peut couver et se multiplier, ce dont elle ne se prive pas.

D’un autre côté, les Etats faibles, souvent corrompus et fréquemment illégitimes, se sont révélés incapables de répondre adéquatement aux besoins désespérés aux segments “marginalisés” de leurs populations, ou d’empêcher l’extension de la criminalité commune. Ils ont encore moins su arrêter l’augmentation ou l’extension du crime organisé transnational, bien plus sophistiqué et armé de technologies. »

Redresser la courbe des indices boursiers

Il faudrait demander aussi comment se fait-il qu’un petit quart des hydrocarbures extraits se trouvent dans une « cuve commune » dans les pétroliers géants immobiles en haute mer et qui attendent les meilleurs offres dans une vente aux enchères sans fin. Les pétroliers eux-mêmes, chinois, chypriotes, grecs, sous pavillon de complaisence (Libéria, Cambodge, Malte, etc.) changent de nationalité et de nom à chaque coup de vent.

Il faudrait demander aussi, à nos modistes et autres industriels du luxe européens installés à l’Ile Maurice, au Maroc, en Tunisie, en Turquie, aux Philippines, en Thaïlande, etc., quels sont leurs associés locaux, quelle est la part de leurs activités offshore et in shore, combien de leurs usines de reconditionnement se situent au sein même de ports francs à Maurice, à Doubaï, aux Canaries ou ailleurs.

Il faudrait aussi leur demander s’ils trouvent « moral » de payer leurs ouvriers à Bombay, à Tananarive ou à Maputo cinq euros par semaine.

Il faudrait faire la même chose pour les multinationales américaines qui se sont installées de l’autre côté de la frontière, au Mexique et dont les contremaîtres exigent de leurs ouvrières de donner, chaque mois, la preuve qu’elles ne sont pas enceintes. Laissons de côté, c’est trop sordide, quelle est la preuve exigée.

De tous ces détails (et tant d’autres), de ces sujets sans importance, le G20 n’en dira pas un mot. Il s’agit principalement de redresser la courbe des indices boursiers, de partir à la recherche des capitaux perdus à force d’être concentrés. On oublie de dire que mieux partagés, ils auraient encore été là.

La confiance perdue (que l’on recherche désespérement) n’est pourtant pas le fait des petites mains, des salariés. Elle est le résultat d’une fuite en avant qui a poussé les institutions financières à acheter des produits et des entreprises (financières aussi) dont on savait pertinemment qu’elles n’étaient pas solvables.

Je parie mon compte offshore qu’une fois encore, la montagne du G20 va accoucher d’une souris laborieuse.

Photo : A l’occasion du G20, Gordon et Sarah Brown accueillent Barack et Michelle Obama au 10 Downing Street à Londres, le 1er avril 2009 (Toby Melville/Reuters).

  • 4492 visites
  • 17 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Le-Hurleur
    Le-Hurleur
    Manutention-Artiste musicien
    • Posté à 13h01 le 01/04/2009
    • Internaute 49166
      Manutention-Artiste musicien

    Il faut absolument étendre ce genre d’article. Faire savoir au monde que le capitalisme actuel a absorbé l’argent sale et des activités criminelles, et que ce sont toujours les mêmes qui prennent : le bas peuple.

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 13h09 le 01/04/2009
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    M’enfin, puisqu’on vous dit que s’il n’y a pas de décision importante et historique prise au cours de ce sommet, le Président le plus efficace du monde va se tirer en claqaunt la porte. Il arrive à fond la caisse avec sous le bras, enveloppé par un chef d’oeuvre incontournable de la littérature classique, une liste d’exigences révolutionnaire : limiter la fourchette entre les revenus les plus hauts et les plus bas à l’échelle mondiale, vitrification immédiate de tous les paradis fiscaux, reconversion de l’industrie automobile en surnombre en fabrication de producteurs d’énergies propres, limitation du revenu du capital à plus 1.5 % de l’inflation réelle, nationalisation de toutes les banques et compagnies d’assurances, et enfin 5 % du PIB mondial dans un programme planétaire d’éradication du sida et de la malaria.

  • Bargeocrea
    Bargeocrea
    Création multimédia
    • Posté à 15h20 le 01/04/2009
    • Internaute 70694
      Création multimédia
    • marie 75
      marie 75 répond à Bargeocrea
      • Posté à 15h57 le 01/04/2009
      • Internaute 3563

      tristement superbe ton « affiche » !
      comment la recopier ?

      • Bargeocrea
        Bargeocrea répond à marie 75
        Création multimédia
        • Posté à 18h09 le 01/04/2009
        • Internaute 70694
          Création multimédia

        Merci.
        Tu peux la recopier à l’adresse suivante :

        Lien

        Pour la télécharger sur ton ordinateur, fait un clic droit sur l’image.
        Suivant le navigateur que tu utilises, tu auras un menu ressemblant à « enregistrer l’image sous ».

        N’hésites pas à la diffuser si tu le souhaites (un petit lien vers la source sera apprécié bien sur, mais ne te sens pas obligée).

        Lien

  • marie 75
    • Posté à 15h44 le 01/04/2009
    • Internaute 3563

    Par exemple :

    Nicolas Sarkozy invente un bouclier fiscal imaginaire à l’Allemagne pour justifier sa politique

    ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    Dans son discours à Saint-Quentin devant 4 000 militants UMP, Nicolas Sarkozy a justifié sa politique et s’est expliqué notamment sur son refus de modifier sa politique fiscale, accusée de favoriser les plus riches. S’il s’en est pris aux stock-options et aux rémunérations des patrons, le président de la République s’est bien gardé d’annoncer un assouplissement du bouclier fiscal, comme le préconisaient certains membres de l’UMP. Depuis sa création, le bouclier fiscal, qui permet aux contribuables les plus aisés de ne pas être taxés à plus de 50% de leurs revenus, suscite la polémique.

    La gauche dénonce une mesure qui favorise les plus riches. En 2008, le bouclier fiscal a coûté 458 millions d’euros. Parmi les bénéficiaires de ce dispositif, 834 foyers fiscaux ont reçu en moyenne un chèque de 368 105 euros. A droite, on affirme que le bouclier fiscal protège les plus modestes.

    Pour tenter de se sortir de ce débat interminable, Nicolas Sarkozy est donc revenu sur le principe de base du bouclier fiscal : ne pas verser plus de la moitié de son revenu à l’Etat. L’argument se place sous le sceau du bon sens, c’est une question de liberté. Un contribuable n’a pas à travailler plus de six mois pour l’Etat. D’ailleurs, en Allemagne, le bouclier fiscal serait même inscrit dans la constitution :

    ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    « Ne pas prendre par l’impôt direct plus de 50% du revenu d’un ménage, c’est un principe de liberté, de liberté. C’est un principe qui est en Allemagne inscrit dans la Constitution – nos amis allemands, principaux concurrents, principaux partenaires, notre grand voisin. Le principe que l’Etat n’a pas le droit de prélever plus de 50% de l’argent gagné par un contribuable allemand. Les Allemands y sont tellement attachés qu’ils l’ont inscrit dans la Constitution (...)

    Il ne viendrait naturellement à l’idée d’aucun membre de la CDU de revenir sur cet engagement, mais – plus intéressant – d’aucun socialiste allemand non plus. J’aimerais que ce que les socialistes allemands ont compris il y a 25 ans... »

    ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    Sauf que Mediapart a enquêté et découvert que l’Allemagne n’a pas de bouclier fiscal inscrit dans la constitution : « ce que dit le chef de l’Etat est faux. Le bouclier fiscal n’existe pas en Allemagne. La Loi fondamentale allemande, l’équivalent de notre Constitution, ne “fixe aucune limite maximale à l’impôt”, confirme le ministère allemand des finances (...)

    La jurisprudence du tribunal de Karlsruhe, l’équivalent de notre Conseil constitutionnel, précise simplement que “l’impôt ne doit pas être confiscatoire et il l’évalue au cas par cas”, précise le ministère des finances à Berlin. En 1995 (et non, comme le prétend Nicolas Sarkozy, il y a 25 ans), en plein débat sur l’introduction d’un impôt sur la fortune en Allemagne, le tribunal de Karlsruhe avait bien jugé de façon très générale qu’un contribuable ne devait pas verser au total plus d’“environ la moitié” de ses revenus au fisc, au nom du respect de la propriété, également inscrit dans la Loi fondamentale. Mais “cette décision avait été immédiatement contestée par d’anciens juges du tribunal”, explique Achim Kruger, expert en fiscalité. (...)

    Le 18 janvier 2006, le même tribunal constitutionnel de Karlsruhe cassait la décision et publiait quelques semaines plus tard un communiqué de presse confirmant cette décision. “Le taux d’imposition maximal peut dépasser les 50%”, titrait le 16 mars 2006 le quotidien des affaires Handelsblatt ».

    Le principe du bouclier fiscal à 50% n’existe donc plus en Allemagne depuis 2006.

    Page Vue sur Mediapart

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 17h34 le 01/04/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Le but du G20 n’est pas de construire une autre société ni même de moraliser le capitalisme mais de tenter de le sauver. La morale et les questions-qui-ne-seront-pas-posées (mais qui sont connus néanmoins depuis longtemps) n’ont donc pas lieu d’etre.
    Et si c’était possible on entrainerait le monde entier dans une conflagration générale, ultime issue qui s’est déjà réalisée dans le passé.
    Derrière cette mascarade que sera le G20, il y aura quand même deux acteurs qui vont se prendre par la barbichette : les Etats-Unis et la Chine. Cette dernière se retrouve en effet avec un matelas de dollars qui risque de ne valoir même pas le prix de son poids en plume...
    Les autres feront la claque ou la haie d’honneur avec leurs petits drapeaux bleus étoilés.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 17h41 le 01/04/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    C’est bien vu. Il n’y a pas plus de capitalisme « financier » qu’il n’y a de capitalisme « industriel ». Il y a le capitalisme international tout court, bien servi par de très nombreux états (c’est d’ailleurs la fonction des états sous le capitalisme, avec plus ou moins – plutôt moins que plus – de « compassion sociale »), ainsi que par la rapacité des gouvernants et autres hauts-placés. On le savait depuis longtemps, mais il est bon de le rappeler. Dans la conjoncture des crises successives, le capitalisme s’est globalement gangstérisé. On va bientôt en être réduits à regretter le contrepoids (fictif, au bout du compte) qu’offraient les staliniens !

    .

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 18h30 le 01/04/2009
    • Internaute 992
      nc

    Sarko « dumbstruck » by questions about Franco-German disagreements
    Gesticulates a lot
    by ian_black at 4/1/2009 3 : 56 : 28 PM4 : 56 PM

    En direct sur :

    Lien

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 18h38 le 01/04/2009
    • Internaute 992
      nc

    LE G20....c’est pas une blague du 1er Avril....

  • Kereven
    • Posté à 21h16 le 01/04/2009
    • Internaute 29900

    Michel Koutouzis, vous faîtes chier !
    Comment voulez vous que Sarko moralise quoi que ce soit après un article pareil.
    Jusqu’ici on y croyait à fond à cette histoire, on se disait, ce G20 va tout moraliser en une réunion et hop, tout le monde sera beau, tout le monde sera gentil, sinon, notre nain laissera sa chaise vide. Et puis maintenant, on voit bien qu’à part le goût du cigare et du champagne, le G20 ne parlera pas de grand chose. Il fera peut-être un décret limitant les rémunérations variables des patrons d’entreprises publiques qui n’auront pas eu le temps de planquer leurs bonus dans un petit etat européen, vivant mal de la finance, comme nous en avons tant, mais ce n’est même pas certain, ce sera laissé à la discretion des nations.

    • marie 75
      marie 75 répond à Kereven
      • Posté à 11h13 le 02/04/2009
      • Internaute 3563

      un happenig parisien dt on n’a pas parlé (cf libre belgique)

      02.04.2009
      Un leurre
      Les rues seront très calmes à Paris ce jeudi en comparaison avec celles de Londres, cité tranformée en camp retranché pour le G20. Et avant sans doute d’autres manifestations en fin de semaine à Strasbourg, une des deux villes qui accueilleront le sommet anniversaire de l’Otan.

      Ces derniers jours, en guise de mobilisation, les altermondialistes, écologistes, syndicalistes, trotskistes et autres anticapitalistes français ont gratifié Paris d’un petit happening lundique. C’était samedi dans le deuxième arrondissement, près de la place de la Bourse. Quelques centaines de militants d’une trentaine d’associations y ont procédé au « démantèlement symbolique d’un paradis fiscal » (voir, en vidéo notamment, ici). Ledit paradis était symbolisé par une minuscule plage de sable fin installée à même le macadam, par deux palmiers en pot et deux transats occupés par des estivants en tongs et en chemises à fleurs. Pour montrer « combien il est facile d’en finir avec un paradis fiscal », quand on a la volonté politique de ce faire, le duo de plagistes a démantelé ce repaire fictif de grandes fortunes peu civiques en ramassant le sable avec quelques pelles. Et en scandant les noms des sociétés françaises du CAC 40 qui, tout en ayant pignon sur rue, conservent en toute impunité quantité de filiales off-shore dans des terres fiscalement paradisiaques.

      Puis, les militants ont jeté en l’air des liasses entières de billets de banque. Si, malgré ces temps de crise, tous les Parisiens paupérisés n’ont pas afflué samedi place de la Bourse pour s’emparer du magot, c’est parce qu’il ne s’agissait que d’un leurre : ces billets de banque, barrés de la mention « net d’impôts », étaient factices. Ils étaient d’ailleurs censés avoir une valeur de 5000€, or des billets d’un tel montant n’existent pas dans la monnaie européenne.

      Notez que, de toute manière, si ces billets de 5000 € avaient réellement existé, les Parisiens n’auraient probablement pas pu les utiliser aisément, dans leur petite vie consumériste quotidienne. En effet, dans la capitale française, des années pourtant après l’introduction de la monnaie européenne, la plupart des commerces arborent toujours des avis aux caisses, prévenant les clients que, de peur des contrefaçons, ne sont pas acceptés les paiements avec des billets de 500 € (voire de 200€). En France décidément, l’Europe a encore des progrès à faire y compris dans les aspects de la vie les plus anodins.

      Au fond, le terme « anodin’ n’est peut-être pas le plus adéquat, à propos de billets de 500€. S’agissant donc de coupures valant chacune, à l’échelle française, la bagatelle… d’un demi-salaire minimum ! Soit dit en passant, dans quel monde vivent donc les technocrates qui ont imaginé ces billets de 500€ ? Qui donc dispose habituellement de billets d’un tel montant dans son portefeuille ? Qui donc va régulièrement retirer des sommes pareilles au distributeur du coin ? Nous, c’est bien simple, on serait bien incapable de reconnaître un billet de 500€ : on n’en a jamais vu la couleur.

      Finalement, a fortiori en ces temps de crise et de dégringolade du pouvoir d’achat, un tel billet doit lui aussi, quelque part, relever du leurre.

  • marie 75
    • Posté à 11h22 le 02/04/2009
    • Internaute 3563

    la face cachée de la city ...
    ce que ne fera ps Gordon brown ... ni les autres !

    Lien

    insructif ! a lire !

  • La foumi autodidacte
    La foumi autodidacte
    autodidacte
    • Posté à 15h14 le 02/04/2009
    • Internaute 73469
      autodidacte

    UNE FIN DE CRISE POSSIBLE …(1).

    Pendant que les éminences politiques de ce monde s’affairent à vouloir sauver un système d’économie de marché en faillite les grands penseurs de ce temps, accumulent les constats, analysent les raisons profondes de cette crise, peu d’entre eux s’aventurent vers des propositions globales, peu d’entre eux « osent“ la reconstruction globale…

    Il ne faut pas se cacher la face , le bricolage n’est pas de mise, il s’agit bien d’une transformation du mode de vie et de pensée de l’être humain pour une préservation de son espèce , des espèces animales et de leur environnement,pour une préservation des richesses du sol, du sous sol et des espaces marins

    .A un problème mondial une réponse mondiale, à des questions complexes des réponses complexes.En d’autre terme une révolution nécessaire, une autre articulation du monde vivant dans son environnement.

    Ce changement ne peut ce faire que part une gouvernance mondiale démocratique , sans droit de veto des plus forts sur les plus faibles,une gouvernance intégrant réellement les voix des plus petits états ( pas une G.M 20 mais une G.M 192 !) .On peut imaginer une gouvernance collégiale à partir de cinq continents englobant des régions incluant les états actuels. Notre identité ne serait plus nationale mais mondiale, notre pensée ne serait plus réduite à une identité nationale mais à une identité régionale,continentale,globale.

    Cette gouvernance devrait dans un bref délai créer les instances nouvelles nécessaires certaines utilisant les structures déjà existantes (par exemple celles de l’ONU,OMS,TPI....) et planifier de nouveaux plans directeurs en matière d’échanges entre les cinq continents .

    N’ayons point peur de la complexité il nous faudra vivre à l’avenir avec elle de la même manière que nous devront vivre avec la richesse et la complexité culturelle…

    Pour que cette révolution n’entraîne pas comme par le passé son lot de misères,de brutalités et de morts , il est nécessaire de prévoir des gardes fous dans les périodes de transitions afin de ne pas accentuer encore les dégâts actuels , d’où l’idée dans un premier temps de passer d’une macro économie financière à une micro économie de marchés régulés et de mondialiser (terme qui remplace le terme nationaliser si couramment utilisé aujourd’hui ) les plus grandes entreprises mondiales.Cette période transitoire garderait un système d’échanges micros économiques ( micro crédits, micro capital…) et fonctionnerait principalement par une production mondiale de biens et services déterminés en fonction de priorités écologiques définies par la G.M .

    La fourmi autodidacte

  • La foumi autodidacte
    La foumi autodidacte
    autodidacte
    • Posté à 15h17 le 02/04/2009
    • Internaute 73469
      autodidacte

    UNE FIN DE CRISE POSSIBLE ….(2)

    Ou trouver les ressources d’une telle réforme ? Ce projet collectif doit pouvoir résoudre rapidement les grandes problématiques actuelles à savoir désastre humanitaire , perte identitaire, désastre écologique,désastre « économique “ ………

    Les ressources sont a trouver dans les potentiels humains et dans la mondialisation des richesses de cette terre et de son environnement :

    - les ressources du sous sol ( pétrole, gaz, uranium, diamant… .etc ..) représentent un capital qui appartient à tous et qui devrait être réparti pour chaque individu vivant sur cette planète indépendamment du lieu de naissance ou de vie, ce capital n’est pas cumulable et n’est transmissible qu’à la communauté internationale,
    cette première mondialisation permettra d’envisager :

    - des mesures sociales mondiales à savoir la création d’un REVENU MONDIAL D’INSERTION et d’une COUVERTURE MONDIALE MALADIE , elle permettra aussi de ne pas mettre les individus en compétions pour leur survie , d’éviter les migrations économiques… ,

    - des mesures indispensables à la vie , l’eau devrait être considérée comme un ‘ patrimoine de l’humanité et être accessible à tous, la G.M devra aussi participer activement à la préservation des espèces animales et végétales …..

    - des mesures de reconversion des entreprises mondiales d’armement ………
    -et encore des mesures de ………

    Utopie ! C’est l’utopie qui construira nos rêves et nos actions futures, voilà du travail pour tous , recréer un monde , travailler plus oui mais pour un autre monde !

    La fourmi autodidacte

  • lmartelli
    lmartelli
    Paris
    • Posté à 18h26 le 02/04/2009
    • Internaute 38548
      Paris

    5 euros par semaine, même à Bombay, c’est pas grand chose. Mais c’est quand-même pas très honnête de donner ce chiffre sans aucun élément pour le comprendre et le situer dans son contexte.

    • MichelKoutouzis
      MichelKoutouzis répond à lmartelli
      Consultant
      • Posté à 06h33 le 03/04/2009
      • Internaute 65768
        Consultant

      A Madagascar, où les salaires sont encore plus bas, ils servent à couvrir deux jours de besoins élémetaires. En Inde, il faut au minimum 200 euros pour simplemet nourrir une famille de quatre personnes. A Maurice les ouvrières sont logées dans des barraquements « protégésé et nourries avec un bol de riz à midi sur leur lieu de travail pour ne pas perdre du temps, souvent sans quitter leur machine. Désormais on les fait venir de Chine ou du Mozambique dans des avions cargos. Les places offshore où elles habitent sont protégées par des fils barbelés....