La colère de Nicolas Sarkozy au G20 est-elle feinte ?
Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il à ce point indigné par le prochain G20 ? C’est la question que se pose Philippe Antoine sur son excellent blog Obama in America en apprenant que des représentants français avaient déjà glissé à la presse des « on ne sait jamais ce qu’il peut se passer » avant même que le président français parle de chaise vide.
A quoi correspond l’exaspération de Nicolas Sarkozy ? Il y a dix jours, François Fillon et Christine Lagarde, de passage aux Etats-Unis, se félicitaient de leurs relations chaleureuses avec les Américains.
Que s’est-il donc passé depuis ?
Au dernier sommet organisé face à la crise économique et financière à Washington au mois de novembre, se souvient Philippe Antoine, les promesses d’inefficacité étaient bien pires : George Bush était encore président mais n’avait plus aucun pouvoir, tout était gelé aux Etats-Unis en attendant la prise de fonction de Barack Obama. Nicolas Sarkozy s’était pourtant félicité d’un « sommet historique » !
Pourquoi un « sommet historique » avec Bush et des menaces de chaise vide avec son « copain » Obama ?
Qu’est-ce qui peut donc justifier cette soudaine exaspération ? Un souci d’affirmer son existence quand les caméras sont dirigées vers la star Obama ? En tout cas sans grand succès, puisque les médias américains ont à peine prêté attention aux menaces de Nicolas Sarkozy.
Un blog du Wall Street Journal présente le président français en « spoiler » (trouble-fête), un autre du Financial Times le décrit en « trouble maker » (fauteur de trouble).
Le blog du Wall Street Journal relève qu’alors que le ton est à l’unité, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel préparent leur propre conférence de presse pour leur presse nationale sur fond des drapeaux de leur pays.
Le Daily Telegraph croit tenir l’explication de la mise en scène française :
« Alors que des patrons sont pris en otage par des employés en colère, M. Sarkozy veut montrer qu’il a l’intention d’être dur avec ceux qui sont perçus comme responsables de la crise économique. »
Photo : Nicolas Sarkozy mardi à Chatellerault (Jacques Brinon/Reuters)
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espère malgré tout
espère malgré tout
Sarkozy ne fait que de la surenchère de compassion débordante, c’est pas plus compliqué que ça.
Il voit bien que dans un pays, les Etats Unis, réputé pour son ultra-libéralisme, le président arrive à faire plus social que lui-même en France, alors que la France est pourtant l’un des pays les plus portés sur la cause sociale dans le monde (au moins de tradition).
Alors il a peur, effectivement, de se faire voler la vedette par Obama.
Du reste, il est plus que conscient (malgré sa soit-disant « banane » affichée) de son impopularité croissante, alalors il se pose en défenseur de la cause des gens dans le besoin pour remonter la pente.




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