Enquete 31/03/2009 à 19h54

Maurice, Singapour, Delaware : ma planète off-shore en 3 clics

David Servenay | Ex-Rue89


A la Banque centrale australienne, à Sydney, le 3 mars (Daniel Munoz/Reuters)

Luxembourg, Liechtenstein, Suisse et Monaco sont désormais has-been pour les professionnels de la défiscalisation, qui leur préfèrent des endroits moins voyants, comme Singapour, l’île Maurice ou encore l’Etat du Delaware aux Etats-Unis. Avantages fiscaux en tout genre assurés, mais surtout discrétion garantie vis-à-vis des juges trop curieux.

Alors que le G20 devrait annoncer, jeudi à Londres, des mesures (drastiques ?) pour lutter contre les paradis fiscaux, Nicolas Sarkozy s’enflammait encore le 25 mars dernier devant quelques députés UMP :

« Je veux une liste des paradis fiscaux et je veux les sanctionner ! »

A défaut de liste exhaustive (que le Président pourra facilement se procurer auprès du Gafi), voici trois paradis fiscaux dont personne ne parle alors qu’ils proposent en quelques clics, un arsenal complet pour contourner toutes les législations fiscales du monde.

1

L’île Maurice, paradis des commissions

Plus connue pour ses plages, ses hôtels de luxe et ses lagons bleus, l’île de l’océan Indien est devenue la destination préférée des intermédiaires distributeurs de commissions. En 1992, elle a tellement transformé le régime fiscal et juridique des sociétés qu’elle a pris la place de première place off-shore de l’hémisphère Sud. Le principe de la « Global Business » licence de catégorie II permet pas mal de choses :

« Une société détenant une licence globale d’affaires de la catégorie II est souvent utilisée pour les opérations commerciales et les investissements. Les sociétés GBCII ne sont pas domiciliées pour des impôts et n’ont pas accès au réseau de traité des impôts de l’île Maurice. Le nom du propriétaire n’est pas révélé aux autorités. »

Et, comme le détaille plus loin cette « management company », la gestion est très pratique :

« La majorité de nos clients nous demandent de leur fournir des signataires de comptes [on donne procuration à un tiers (employé) pour activer le compte, ndlr]. Les avantages que comporte un tel arrangement sont l’efficacité opérationnelle, un point de contact unique et une confidentialité accrue. Lorsque nous fournissons des signataires de compte, nous acceptons des instructions télécopiées pour effectuer des virements et donner notification des soldes bancaires. »

Pour posséder une off-shore à l’île Maurice, comptez 1500 dollars par an. Le tout dans les meilleurs délais (48 heures pour une société en port franc) et sans avoir à se déplacer (encore que, ça peut valoir le coup...).

2

Singapour : respectez les apparences, en toute discrétion

Deuxième grande destination, la vertueuse République de Singapour, toujours présentée comme « exempte de corruption ». Voire... car depuis le 1er janvier 2004, le cadre fiscal permet d’être créatif. Sur le site de la mission économique française, les experts tricolores estiment que les services financiers pèsent pour 11% du PIB local, employant 5% de la population active.

« Les autorités ont mis en place un mécanisme de garantie des dépôts et s’efforcent de promouvoir la place financière dans des domaines choisis tels que la banque privée ou la finance islamique, et en rendant plus attractifs sa fiscalité et son cadre juridique, tout en défendant son secret bancaire. »

Sur les rivages du détroit de Malacca, les spécialistes préconisent l’usage de la fondation (sans actionnaires) ou du trust -confiance en anglais- qui distingue le propriétaire des bénéficiaires. Le trust est utilisé par des professionnels :

« Certains entrepreneurs utilisent le trust pour détenir et diriger une société off-shore faisant du commerce international. Actions, obligations ou liquidités gagnées lors d’opérations internationales peuvent légalement être détenues dans des trusts off-shores sans être taxées. »

Le trust peut aussi être utile pour les particuliers :

« Le trust off-shore est particulièrement recommandé pour les expatriés vivant dans des pays instables et qui souhaitent protéger leurs avoirs. »

Là aussi, pas besoin de prendre l’avion. Toutes les formalités se font par Internet, mais les tarifs sont plus élevés qu’à Maurice. C’est le prix de la stabilité (la même famille politique gouverne le pays depuis 1965). Le package complet pour une off-shore est facturé 6700 euros, avec options :

« Pour un haut niveau de protection, nous proposons un service de nominée par des juristes qui vous fournissent un pouvoir d’exécution totale. Cela signifie que vos informations personnelles ne seront pas soumises aux autorités. Seul un juriste est capable de vous fournir un tel niveau de protection. »

L’option « nominee service » est à 590 euros par juriste. Notez que les plus grandes banques de la planète (Barclays, HSBC, CIBC...) ont des succursales à Singapour. Y compris les banques françaises, comme le souligne -non sans humour- la mission économique locale :

« Les principales banques françaises sont présentes à Singapour (Crédit Agricole Indosuez, BNP Paribas, Société générale, CIC, etc.) mais aucune ne fait de la banque de détail (i.e. pas de services aux particuliers). »

Au pôle financier à Paris, les magistrats spécialisés assurent qu’aucune commission rogatoire internationale ne revient complétée de Singapour ou de l’île Maurice. Cette absence totale de coopération rend ces destinations particulièrement sûres pour les blanchisseurs.

3

Le Delaware, au cœur-même de l’empire américain

Savez-vous où se trouve le Delaware ? Pas plus que les milliers d’entreprises domiciliées dans cet état américain, au sud de New York, qui n’y ont jamais mis les pieds. Surnommé « le premier état », il autorise toutes sortes de libéralités, à condition de conduire ses affaires en dehors de son territoire. Son site officiel en fait d’ailleurs la publicité :

« Près d’un million de sociétés sont domiciliées dans le Delaware, y compris plus de la moitié des entreprises américaines et 60% de celles du classement Fortune 500. Ces sociétés ont choisi le Delaware car nous proposons un environnement complet de services incluant des lois modernes et flexibles, une cour d’arbitrage, un gouvernement local “ business-friendly ” et un service des entreprises de l’Etat très orienté clients. »

Pour une somme modique, vous pouvez créer une société holding qui pourra gérer d’autres sociétés, actionner des comptes bancaires à l’étranger ou tranférer des avoirs. Et ce, sans avoir l’obligation d’ouvrir un compte sur place ou d’apparaître nominalement dans les statuts. Le rêve de tout intermédiaire... A condition, là encore, d’avoir un agent local.

Les Français sont les bienvenus, puisque certains juristes maîtrisent sur le bout des doigts la législation locale, ainsi résumée :

  • La compagnie n’est pas obligée d’avoir son siège social, ni de faire des affaires dans l’État du Delaware. D’ailleurs, la majorité des actionnaires, administrateurs et dirigeants de compagnies incorporées au Delaware n’ont jamais mis les pieds dans cet État. La seule obligation de la compagnie faisant affaires ailleurs qu’au Delaware est d’être représentée par un agent agréé au Delaware.
  • La compagnie n’a aucune obligation d’avoir un compte de banque dans l’État du Delaware.
  • Une seule personne peut être actionnaire, administrateur et dirigeant (ex : président, vice-président, secrétaire et trésorier) d’une compagnie incorporée au Delaware.
  • Si une personne qui détient des actions d’une compagnie du Delaware ne réside pas dans cet État, elle n’est redevable d’aucun impôt ni taxe envers celui-ci relativement auxdites actions. De plus, il n’y a aucune taxe de vente au Delaware.
  • Il est possible d’incorporer très rapidement une compagnie au Delaware, même en une heure seulement (moyennant une surcharge).

Pour une simple domiciliation, comptez dans les 359 dollars par an. Plus, si vous souhaitez des services complémentaires. A sa grande époque en 1994, Pierre Falcone, trafiquant d’armes présumé, avait domicilié la société de sa femme dans le Delaware. Il est maintenant installé en Chine, pays auquel il a ouvert le marché du pétrole angolais en commençant par installer Elisio de Figuereido, ambassadeur itinérant du président Dos Santos à... Singapour.

En terminant ce rapide tour de la planète off-shore, deux questions me viennent à l’esprit :

  • Si le G20 décide de supprimer quelques-uns des paradis fiscaux, que va-t-il advenir des autres, sachant que l’offre doit toujours satisfaire la demande ?
  • Si l’offre des places off-shores tend à se démocratiser, comment va-t-on pouvoir continuer à taxer des capitaux qui échappent à toute forme d’impôt ?
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  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 19h57 le 31/03/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Je conteste la désignation du Delaware comme paradis fiscal. Ce n’est pas un paradis fiscal, car cet Etat des Etats-Unis est membre de l’Union et donc tenu à la transparence vis-à-bis du fisc américain (IRS), qui ne tolère aucune exception. Le Delaware, lui, est libre de choisir (comme le font d’autres états de l’Union, tel que le Nevada, par exemple) d’avoir une fiscalité LOCALE très basse, voire inexistante. Tout contribuable (entreprise ou particulier) doit avoir un domicile fiscal, qui est soit les Etats-Unis, soit un pays étranger, et il (elle) est redevable de ses impôts envers le fisc du pays en question. Le Delaware est surtout un INTERMEDIAIRE permettant d’établir (enregistrer) une société dans cet état et de la « constituer » (en non de l’’incorporer’, qui est un anglicisme. Articles of Incorporation = Acte constitutif) dans un état étranger, y compris n’importe quel paradis fiscal. Cette nuance doit être prise en compte. C’est ainsi qu’une société américaine imposable aux Etats-Unis peut s’établir dans le Delaware et ensuite constituer des filiales dans un paradis fiscal pratiquant le secret. Le problème, ce sont justement les filiales, pas la société-mère !

    Autrement, pas de commentaire. Je serais bien étonné que, nonobstant les affirmations de Sarkozy, le G20 puisse s’entendre sur une quelconque liste extensive de paradis fiscaux. En tout cas, à lire la presse américaine, on n’en prend pas le chemin.

    • riverain06
      riverain06 répond à Jaycib
      sujet du roi Ignoramus Ier
      • Posté à 20h04 le 31/03/2009
      • Internaute 31970
        sujet du roi Ignoramus Ier

      toujours aussi pertinent JAYCIB ! Sarkozy ferait mieux de mettre de l’ordre à Monaco avant de se pouponner pour ce bal des hypocrisies.

      • yalienx
        yalienx répond à riverain06
        • Posté à 22h28 le 31/03/2009
        • Internaute 66859

        Le problème, c’est que Monaco n’est pas vraiment gênant pour la France, puisque les français qui pourraient choisir d’y résider sont imposés dans les mêmes conditions qu’en France, ce qui rend cette destination peu intéressante...

         
        • PauLo anarcho-patriote
          • Posté à 09h52 le 01/04/2009
          • Internaute 38801

          La Presse du régime se déchaîne… « sus aux paradis fiscaux ! »

          Normal… faut sauver l’enfer fiscal du Royaume des Fonctionnaires !

          France, Corse et Outre-mer… champions des ENFERS FISCAUX !

          C’est le résultat de 50 ans de socialogaullisme !

        1 autres commentaires
      • luganys
        luganys répond à riverain06
        • Posté à 11h20 le 01/04/2009
        • Internaute 4682

        Peut-être faire une enquête internationale sur le « Bilderberg group » dont fait partie trichet et j’en passe et qu’une réunion a eu lieu en france :
        ^^^^La réunion avait lieu en France du 15 au 18 mai, au château de Versailles qui a été fermé au public pendant une semaine. Selon Pepe Escobar de l’Asia Times, Jacques Chirac a prononcé un discours de bienvenue le premier jour^^^^

    • yalienx
      yalienx répond à Jaycib
      • Posté à 22h24 le 31/03/2009
      • Internaute 66859

      Entièrement d’accord ! Le Delaware n’est pas un paradis fiscal. Il n’existe certes pas de TVA (ou plutôt l’équivalent américain) au Delaware, ceci étant lié notamment à l’histoire (premier état américains, où la déclaration d’indépendance a été signée...). Il propose également un impôt sur les sociétés plus faible que dans les autres états américains, mais pas beaucoup plus faible. Et surtout, l’impôt fédéral s’y applique comme ailleurs aux USA (i.e. aux USA, l’impôt sur les sociétés a deux niveau : un taux fédéral, et un taux local plus faible, qui s’ajoutent).

      L’avantage surtout de cet état est qu’il offre un cadre juridique très souple (possibilité de créer facilement des sociétés, avec des règles de gouvernance souples...). Ce qui n’en fait pas un paradis fiscal...

    • -Candide-
      -Candide- répond à Jaycib
      Jardinateur
      • Posté à 03h12 le 01/04/2009
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      En somme Jaycib, vous nous dites le Delaware n’est pas un paradis fiscal parce qu’il n’y a pas de secret bancaire vis à vis du fisc.

      Il est vrai que par paradis fiscal, on entend généralement :
      - faible niveau d’imposition et des dépenses publiques réduites,
      - stabilité économique et politique,
      - liberté des changes,
      - secteur financier très développé,
      - impunité judiciaire pour le contournement des lois d’autres Etats,
      - secret commercial et secret bancaire inébranlables.

      Les deux derniers points sont ceux qui nous chagrinent le plus, et pourtant je me ferai l’avocat du Diable pour expliciter la position de ces « paradis fiscaux ».
      (Tenter d’expliciter leur point de vue ne veut pas dire pour autant que les je les soutiens.)

      Impunité judiciaire :
      Un principe fondamental dans l’entraide judiciaire entre les pays est qu’un pays A peut requérir l’aide d’un pays B si la faute recherchée est punissable dans le pays B.
      Exemple (évidement caricatural) :
      L’Iran recherche des informations sur monsieur Gay X. (résidences, carnet d’adresses en france, etc.) parce qu’il est soupçonné d’homosexualité.
      -> Réponse de la France, désolé Monsieur, mais chez nous c’est légal et on ne va pas vous aider, même si certains « actes » soit disant délictuels ont été commis en Iran, cela ne nous regarde pas !

      On voit déjà comme il peut être difficile de faire une requête en patrimoine à un étranger qui décide de passer quelques années en France et « oublie » de déclarer une grosse partie de son patrimoine laissé à la frontière, de manière à échapper à l’impôt sur la fortune.
      Ne pas déclarer sa fortune n’est pas un délit au Luxembourg ou en Suisse : Il n’y a pas d’impôt sur la fortune.

      Secret Bancaire :
      Le principe du secret bancaire est pour une banque de ne divulguer à des autorités étrangères des mouvements de comptes ou un état des lieu du patrimoine, que si l’autorité du pays hébergeur (ex Suisse ou Luxembourg) ne les y invite.
      Certains pays (dont la France) abusent d’arguments fallacieux pour obtenir des informations.
      Ex : Monsieur « Banque Suisse », pourriez vous nous donner des informations sur Monsieur Johnny H. qui est soupçonné de trafic de drogue.
      Réponse de Monsieur « Banque Suisse » : ne me prenez pas pour un couillon, donnez moi d’abord des élément tangibles avant que je ne lève le secret bancaire.

      (Pour reprendre l’exemple caricatural précédent, que répondrait-on en France à une requête d’un juge d’instruction Iranien cherchant à connaître tout le carnet d’adresse de Monsieur Gay X. officiellement soupçonné de trafique de drogue, sans que le moindre élément tangible ne soit transmis ?
      On enverrait probablement le juge Iranien se faire voir chez les grecs !
      (notre secret bancaire à nous, c’est notre liberté de conscience)

      Blanchiment :
      Contrairement aux idées reçues, nos paradis fiscaux frontaliers luttent contre le blanchiment de l’argent de la drogue car c’est tout autant immoral et illégal chez eux, et évidemment néfaste à leur image.
      Bien entendu, un paradis fiscal attire toute sorte d’argent, y compris l’argent de la drogue. Cartier et Vuitton ont très certainement vendu sans le savoir des montres et de sacs à des mafieux, peut-on pour autant les accuser d’être complices des trafiquants ?

      Evasion fiscale :
      Tout les pays ont des impôts sur les revenus et s’y soustraire et contraire à la loi. Les accords juridiques entre les pays imposent une entraide réciproque, y compris avec la plupart des « paradis fiscaux ». Mais fraude n’est pas évasion !
      Décider de s’installer (ou de monter sa société) au Luxembourg n’a rien d’illégal.
      Certains considèrent que positionner des impôts à 20% quand les impôts sont chez nous à 40% est une forme de dumping.
      Sauf que dans ces pays, l’impôt rentre bien dans les caisses, et ce n’est pas la faute du Luxembourg si l’impôt sur le revenu français ne suffit à peine à rembourser le coût des intérêts de la dette...
      Chacun voit midi à sa porte.
      La France considère que le Luxembourg fait du dumping, le Luxembourg considère que la France est très mal gérée.

      Conclusion :
      Bien sûr qu’un système de secret bancaire inébranlable est néfaste, et ouvre la porte à tous les abus.
      Sachons reconnaître aussi que la liberté fiscale de chaque pays est plutôt une saine émulation.
      Personne ne reprocherait à un habitant de Nîmes d’aller s’installer à Mulhouse parce que les impôts locaux y sont 2 fois moins élevés en moyenne.

      Commençons par éviter les amalgames.
      Paradis fiscal, ça ne veut pas dire état voyou, même si certains voyous en profitent
      L’évasion fiscal, ce n’est que la constatation d’un manque à gagner. Ce qui est très différent de la fraude fiscal.
      Harmonisons nos loi fiscales (et pas nécessairement les taux) pour que les entraides judiciaires puissent fonctionner.
      Sommes nous prêt à abandonner l’impôt sur la fortune (quitte à se rattraper sur les taux des plus-values) pour être plus en phase avec les autres pays (la plupart de ceux qui l’ont mis en œuvre l’ont déjà abandonné), ou doit on persévérer dans nos particularismes et jeter l’anathème sur tous les autres pays ?

      Bien sûr cela demanderait beaucoup de courage politique et de pédagogie. Et je crains que de ce coté là nous ne soyons tout autant en déficit.

    • Un compte supprime
      Un compte supprime répond à Jaycib
      nc
      • Posté à 04h53 le 01/04/2009
      • Internaute 21837
        nc

      Il y a quand meme un truc que je ne pige pas (tiens rue 89 pourrait peut etre faire un topo pour expliquer comment on defiscalise dans la pratique), c’est que si un paradis fiscal a une fiscalite tres basse, il faut tout de meme un accord de double taxation entre un pays X et un paradis fiscal pour qu’une societe constituee dans ce paradis, lorsqu’elle investi dans le pays X, en prenant par exemple des parts dans une autre societe, celle-la legalement constituee dans ce pays X, echappe aux taxes sur le profit appliquees localement.

      Le seul interet pour un pays de mettre en place de tels accords bilateraux est d’attirer precisement les capitaux des paradis fiscaux. Les vrais coupables seraient donc les pays qui autorisent des accords de double taxation preferentiels avec les paradis fiscaux. Isn’t it ?

      • cavalier
        cavalier répond à Un compte supprime
        capitaliste
        • Posté à 11h05 le 01/04/2009
        • Internaute 74767
          capitaliste

        Homere,

        Voilà un exemple (dont les détails ne sont peut-être pas tout à fait corrects, mais qui illustre bien) : un chanteur columbien vend des disques en France, et a droit à des royalties là-dessus. Comme la France estime que ce sont des revenues de source française et donc imposables en France, elle impose un impôt à la source sur ces royalties de 25% (pour éviter que chanteur étranger doit faire une déclaration d’impôts en France). Résultat, le chanteur ne perçoit finalement que 75%.

        Maintenant, le chanteur cède ses droits d’auteur à une société basée dans un paradis fiscal. Celle-ci donne une licence sur ses produits à une autre société, constituée pour ce seul but, dans un pays qui a conclu beaucoup de conventions fiscales, dans ce cas probablement les Pays-Bas. Cette société néerlandaise donne à son tour une sous-licence au vendeur français des disques. Sous la convention entre la France et les Pays-Bas il n’y a pas de l’impôt à la source sur les royalties, donc le vendeur français peut distribuer 100% des royalties à la société néerlandaise.

        Les Pays-Bas ne connaissent pas l’impôt à la source sur les royalties. Donc, après avoir déduit une petite marge, disons 5% pour satisfaire le fisc néerlandais, les 95% restants sont payées à la société dans le paradis fiscal. Résultat, le chanteur a maintenant 95% dans toute légalité. Ses frais sont les domiciliataires dans le paradis fiscal et les Pays-Bas, un petit peu d’impôt sur les revenus aux Pays Bas (5%*30%) et du conseil fiscal.

        Gagnant dans ce schéma sont le chanteur, le paradis fiscal et les Pays-Bas. Perdant est la France. A mon avis, il sera très difficile d’arrêter ce qu’on appelle le planning fiscal, faute d’une harmonisation totale de la fiscalité dans la planète.

      • yalienx
        • Posté à 11h15 le 01/04/2009
        • Internaute 66859

        Ce n’est pas exactement ça. En réalité, la société établie dans le pays x continuera à payer des impôts dans le pays x si elle y réalise des profits, qu’elle soit détenue par une société localisée dans un paradis fiscal ou non.

        En fait, les économies d’impôts réalisées grâce au fameux pays x portent sur des éléments légèrement différents. Par exemple, la possibilité d’éviter des retenues à la source sur des dividendes ou des intérêts versés aux actionnaires, grâce à l’interposition d’une société située dans un paradis fiscal entre lesdits actionnaires et la société du pays x. Dans certains cas, mais plus rares en pratique, la société du paradis fiscal peut également facturer des redevances (d’utilisation d’une marque par exemple) à la société du pays x : les redevances sont déductibles dans le pays x et viennent donc y réduire le résultat imposable et l’impôt, et sont faiblement taxées dans le paradis fiscal.

    • yoruk
      yoruk répond à Jaycib
      au fil de l'eau
      • Posté à 04h59 le 01/04/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      @Jaycib

      Vous dites :
      Je conteste la désignation du Delaware comme paradis fiscal. Ce n’est pas un paradis fiscal, car cet Etat des Etats-Unis est membre de l’Union et donc tenu à la transparence vis-à-bis du fisc américain (IRS), qui ne tolère aucune exception.

      Ok, le Delaware n’est pas un paradis fiscal pour les étatsuniens… Mais il l’est pour le reste du monde. J’ai le privilège de vivre ma retraite en mer. On a pu constater en Turquie l’achat de milliers de motors Yacht, tous plus luxueux les uns que les autres (on peut aussi estimer qu’ils sont tape à l’oeil ! ! !), propriété de richissimes turcs. Tous immatriculés dans le Delaware ! ! !

      Vous pouvez consulter sur le sujet, la revue « Paradis fiscaux.com’ qui revendique fièrement 28 ans d’expérience ! ! ! :
      Lien
      Quelques uns de leurs arguments :
      ● Il n’y a pas d’impôt sur les bénéfices, pas plus que l’obligation de tenir une comptabilité.

      ● On peut même utiliser la carte bancaire de la société pour ses achats personnels sans risquer d’être poursuivi pour abus de biens sociaux !

      ● En revanche, l’opération peut s’avérer juteuse pour toute activité de vente par correspondance (produits achetés hors de France si possible), œuvres de l’esprit (voyance, vente de conseils, de prestations, etc...) et tout ce qui ne nécessite pas d’installations fixes et contrôlables. Des astuces permettent de contourner certaines lois, ce n’est un secret pour personne.

      Alors, si ce n’est pas un paradis fiscal, qu’est ce que c’est ? ? ? En tous cas ce n’est pas l’enfer fiscal semble t il ! ! !
      Personnellement j’en fait un test pour juger les promesses de Obama…

      Yoruk

      • Jaycib
        Jaycib répond à yoruk
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 15h32 le 01/04/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Les Etats-Unis étant une république fédérale, il y a fort à parier qu’Obama n’ira pas mettre en cause le statut particulier du Delaware ou de tout autre état de l’Union. En revanche, il est tout à fait possible que l’IRS épluche la liste des sociétés US enregistrées dans le Delaware avec davantage de minutie que sous les administrations précédentes. Je pense notamment aux entreprises qui ont soustrait une énorme part de leur bénéfices commerciaux ou financiers à l’impôt en domiciliant leurs filiales aux Iles Cayman (de loin le plus utilisé des paradis fiscaux, à ma connaissance), à Antigua et Barbuda, etc.

        En revanche, en autorisant le plan Geithner de garantie des actifs toxiques des banques et institutions financières en en subventionnant à +/- 80% le rachat par des « investisseurs » non discriminés (et comprenant donc des fonds spéculatifs aux côtés de banques d’investissement, fonds de pension « ordinaires » et richissimes individus), Obama a de facto admis que l’on pouvait revenir au statu quo ante en remettant les pires acteurs de la crise en selle. Il n’y aura donc aucune réforme de fond du capitalisme ultra-libéral, du moins pour l’instant (car il n’est pas dit que le plan Geithner fonctionné : il sous-évalue en effet le montant des actifs toxiques, chiffré à 1000 milliards de dollars par Geithner, contre 2300 milliards par la majorité des économistes, et 2700 milliards par des gens comme Nouhiel Roubini et Paul Krugman, tous deux annonciateius précoces de la crise financière). On comprend néanmoins la situation impossible dans laquelle se trouve Obama. S’il « liquidait » les actifs toxiques sans autre forme de procès, il précipiterait une crise énorme de la finance mondiale (réduisant à néant, en particulier, les économies des fonds d’épargne retraite d’un grand nombre de salariés américains... et même étrangers).

        Dans ces conditions, comment les USA pourraient-ils adopter une position radicale de démantèlement des paradis fiscaux, où quasiment TOUTES les banques et grandes entreprises américaines (y compris les fonds spéculatifs enregistrés dans le Delaware) disposent de comptes non taxés ? Ceci permet de mieux comprendre l’opposition entre le tandem Merkel-Sarkozy, d’une part, et l’alliance « sacrée » USA-Grande Bretagne, d’autre part, sur la question des paradis fiscaux et d’une nouvelle régulation globale des marchés. Par conséquent, je n’attends rien de la réunion du G20, sauf un esclandre possible (mais improbable) de la part de la Chine, qui s’y présente en position de force, étant la seule puissance économique et financière disposant de soldes positifs sur tous les tableaux.

    • Stephane MOT
      Stephane MOT répond à Jaycib
      Author & Chief AtoZ Officer
      • Posté à 06h44 le 01/04/2009
      • Internaute 17943
        Author & Chief AtoZ Officer

      Le Delaware profite comme d’autres Etats US de sa marge de manoeuvre. On ne va pas non plus qualifier les zones franches a la francaise de paradis fiscaux, et les distorsions seront impossibles a toutes corriger.

      Quant aux vrais paradis fiscaux, ils ont decide de se regrouper :
      Lien

    • yoruk
      yoruk répond à Jaycib
      au fil de l'eau
      • Posté à 11h27 le 01/04/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      @ Jaycib

      Vous dites aussi :

      « Cet Etat des Etats-Unis est membre de l’Union et donc tenu à la transparence vis-à-vis du fisc américain »

      Ce n’a pas toujours été le cas. Et la tradition d’état voyou est ancienne

      Sur l’esclavagisme (source Wikipédia)
      • 1865 : huit mois après la fin de la Guerre de Sécession, le Delaware rejette le treizième amendement à la Constitution américaine et tente de garder l’esclavage.
      • 1897 : adoption de la quatrième et actuelle Constitution du Delaware.
      • 1901 : le Delaware ratifie le treizième amendement, 40 ans après la proclamation d’émancipation.

      Sur les profiteurs de guerre :

      La plus forte croissance de la ville eut lieu durant la guerre de Sécession. Le Delaware, bien qu’officiellement un État de l’Union, était divisé – au nord les hommes s’alignaient vers l’Union, au sud vers la Confédération. La guerre créa d’énormes demandes de nourriture et de matériel. De nombreuses industries s’agrandirent et de nouvelles fleurirent, attirées vers la ville : bateaux, wagons, tentes, uniformes, chaussures et autres biens nécessaires à la guerre. En 1868 Wilmington produisait plus de vaisseaux de combat que le reste du pays. La prospérité qu’apporta la guerre à la ville aux marchands et aux fabricants poussa ses limites résidentielles vers l’ouest.

      Encore une fois, on verra bien si l’Obamania, est capable de traiter le ver au cœur du problème sensible des intérêts financiers…

      Ceci dit, nous avons aussi à balayer devant notre porte

      Yoruk

      • Jaycib
        Jaycib répond à yoruk
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 16h55 le 01/04/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Le Delaware, un état voyou ? Dans l’absolu « historique », peut-être, mais alors que penser des états du Sud, qui ne se sont résignés à signer les amendements que vous citez que contraints et forcés (du fait de leur position de faiblesse après la guerre civile) ? Le Delaware a profité de la guerre de Sécession, mais bien d’autres états du Nord ont fait de même, notamment l’état de New York et les états de Nouvelle-Angleterre, grands pourvoyeurs de moyens logistiques et de canons à l’armée fédérale.

        En ce qui concerne l’abolition de l’esclavage, certains états ont tardé à la ratifier, mais ça ne veut pas dire qu’ils ont maintenu une politique esclavagiste à l’intérieur de leurs frontières. Ils y auraient beaucoup perdu à cause de l’exode massif des esclaves vers les états qui reconnaissaient leur affranchissement. Il y a moins de 100 km entre Philadelphie (Pennsylvanie) et Wilmington (Delaware), soit une distance infime au regard des espaces alors encore immenses qui séparaient le nord du sud. Aujourd’hui, on ne perçoit pas de discrimination particulière dans le Delaware, pas plus, en tout cas, qu’à Baltimore ou Washington, qui sont plus proches du sud et qui restent encore marginalement influencés par la culture sudiste.

        Sur le plan strictement financier, le Delaware a longtemps voulu jouer sur les deux tableaux : investissements dans le capital industriel au nord ET dans le financement du commerce des plantations de coton et de tabac au sud. La question du statut fiscal particulier du Delaware ne s’est vraiment posée qu’une fois réglée la question de la monnaie. C’est Lincoln qui a commencé à imposer un dollar national à valeur uniforme, et c’est seulement par la suite que Delaware a voulu avoir les coudées franches afin de bénéficier pleinement des nouvelles règles monétaires. C’est une longue histoire (voir sur Wikipédia sous « dollar » ou « étalon or » ou encore « réserve fédérale »). Aux USA, le Delaware n’a pas une réputation spécialement sulfureuse de pseudo-paradis fiscal au sein du grand public, en tout cas sensiblement moins que le Nevada, l’état casino par excellence.

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 20h11 le 31/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    Les lois sont faites pour que les puissants puissent les détourner.
    Notre seule puissance est de nous détourner des lois pour pouvoir établir l’équité.
    Lien

  • parousnik
    • Posté à 20h22 le 31/03/2009
    • Internaute 18991

    80 % des paradis fiscaux sont des territoires britanique comme Antigua et Barbuda que David Poujudas présente sur la 2 territoires indépendants... Comme le Canada, l’Australie tous ces coins du monde petit et grands font parti de la même monarchie constitutionnelle dont le chef suprême est la Reine Elisabeth Two... Paradis fiscaux égale Empire Britannique... Empire qui depuis 5 siecles pille le monde... Les EU s’occupe de la parti terrorisme et guerre... l’empire britannique de parasiter la finance mondiale...

    • Okotoks
      Okotoks répond à parousnik
      Amateur de paléontologie et d' (...)
      • Posté à 22h29 le 31/03/2009
      • Internaute 58147
        Amateur de paléontologie et d' (...)

      Elisabeth II en impératrice mondiale... Le Canada et l’Australie remisés au rang de simple colonie... Vivant au Canada, j’ai du mal à ne pas hurler de rire. Mes collègues australiens aussi d’ailleurs.

  • nicogé
    nicogé
    walz
    • Posté à 20h34 le 31/03/2009
    • Internaute 4892
      walz

    j’ai une meilleure solution pour ne pas payer d’impôts :

    ne pas gagner beaucoup d’argent !

    comment ça l’impôt sur le revenu est ridicule en France et en fait on paie surtout des impôts non-proportionnels aux gains et salaires ?

    ah bon...

    si c’était vrai, il nous le dirait, Notre Président...

    nicogé

    Lien

    • Azza
      Azza répond à nicogé
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 14h04 le 01/04/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Faux : si vous gagnez peu, il y a peu de chances que vous epargnez un tant soit peu d’argent.

      Puisque vous depensez tout, une par substantielle de vos revenus file en TVA.

  • zorbeck
    • Posté à 20h47 le 31/03/2009
    • Internaute 9110

    Ce qu’il serait intéressant de savoir - et ca personne ne le sait même si à peu près tout le monde prétend le savoir - c’est quelle est la part réelle du manque à gagner des états vis a vis des paradis fiscaux, ni meme s’il est réellement envisagé de s’attaquer à eux. Pour prendre l’exemple de la France, 3eme ou 4eme exportateur d’armes au monde, comment faire pour exporter des armes si on doit se passer des services de ces centres off-shore pourtant si commodes quand les contrats violent des engagements établis ? Ca me rappelle des propos addressés à Eva Joly, que lui avait tenu un militaire de haut rang : si vous faisiez la meme chose [enqueter sur Elf] avec l’armement, vous ne survivriez pas 48 h...Comme quoi les gesticulations de Sarko, il n’y a que ceux qui aiment etre bernés qui peuvent y souscrire (ca fait quand meme pas mal de gens ; -)

    • milou83
      milou83 répond à zorbeck
      neant
      • Posté à 21h42 le 31/03/2009
      • Internaute 69244
        neant

      et le soit disant compte de chirac au japon ? . et au fait, il le paye sont loyer a la famille harriri,a moin qu’il est deménager ? .AVEC 30000 EUROS de retraite.

  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 21h15 le 31/03/2009
    • Internaute 18202

    Au lieu que Sarkozy ne lance ses cris d’orfraie, il a plutôt d’abord, intérêt à régler les problèmes de Monaco avant de menacer le monde entier avec son chantage de la chaise vide à Londres.

    .Lien

  • lebocksson
    • Posté à 21h43 le 31/03/2009
    • Internaute 15748

    C’est une vaste blague, une diversion.
    Paradis fiscaux, stock-options, parachutes dorés, etc. etc.
    C’est vraiment de la foutaise.
    Il faut aller à la racine afin que les rhizomes ne s’y répandrent partout.
    Pourquoi ils gagnent tant d’argent ? Pourquoi être dans la compétition, dans la gagne alors qu’une société de gagnants fabrique des perdants ?
    Si les patrons auraient gagné par exemple 3 fois le smic aurions-nous entendu parler des paradis fiscaux ?
    Alors, assez de donner ou distribuer autant d’argent aux patrons, aux directeurs, aux actionnaires, aux chefs. Le patron ne gagnera pas d’argent sans son salarié ni éventuellement sans le consommateur.
    En tant que consommateur, j’ai aussi une responsabilité, de ne pas donner autant d’argent à certaines enseignes de consommer autrement

    • yalienx
      yalienx répond à lebocksson
      • Posté à 22h34 le 31/03/2009
      • Internaute 66859

      « Le patron ne gagnera pas d’argent sans son salarié ni éventuellement sans le consommateur. »

      Pas faux, mais on peut aussi présenter les choses différemment :

      - le salarié ne gagnera pas d’argent sans patron

      - si le salarié (français) se révolte, le patron pourra toujours aller créer une entreprise en Chine avec son argent et continuer à gagner de l’argent avec un salarié (chinois)

      On peut aussi dire que les patrons dont vous parlez ne représentent que quelques centaines de personnes en France, et que les centaines de milliers de petits patrons sont finalement beaucoup plus proches de nous autres salariés que de ces dérive-là (même s’ils gagnent parfois plus que des salarié, bien sûr, mais sans commune mesure avec les excès dont nous entendons parler tous les jours...)

      Bref, tout ceci n’est pas simple...

      • lebocksson
        lebocksson répond à yalienx
        • Posté à 00h13 le 01/04/2009
        • Internaute 15748

        Je suis quand même assez étonné d’observer et de constater que les patrons qui se barrent de France aiment beaucoup se faire soigner en France. Bizarre ! Bizarre ! Tous, même les plus libéraux. Ils ont une dent qui déconne, une douleur lombaire un mal de coeur et voilà, vite ils sortent de leur paradis fiscal pour venir se soigner dans l’enfer fiscal. Un patron qui gagne beaucoup d’argent et qui se tire c’est un voleur. Et il devrait plus entrer dans le pays et passer par la case prison car en France quand on est entrepreneur l’état les collectivités territoriales donnent aussi de l’argent.
        Je fais simplement la promotion de la solidarité, égalité,fraternité. j’ai un respect important pour la DIGNITE HUMAINE.

         
        • yalienx
          yalienx répond à lebocksson
          • Posté à 11h22 le 01/04/2009
          • Internaute 66859

          Ca dépend, car il y a deux types de situations :

          1) Le créateur d’entreprise, qui part créer son entreprise à l’étranger, parce que c’est plus facile, moins « cher » (charges sociales, taxes, etc.) qu’en France... et ne crée donc pas d’emplois en France. En général, celui-là rompt tout lien avec la France et n’a pas notamment accès à la sécurité sociale française. S’il vient se faire soigner en France, c’est à ses frais (comme n’importe quel étranger qui agirait de même), donc il n’y a pas de problème. Et généralement, il ne vient pas se faire soigner en France !

          2) Le patron qui choisit de se travailler pour une entreprise française, mais à condition d’avoir un contrat de travail à l’étranger. Il travaille depuis l’étranger (ou parfois depuis la France et fait attention à ne pas montrer qu’il passe l’essentiel de son temps en France...). Souvent, il conserve une affiliation à la sécurité sociale française et vient se faire soigner en France. Là, en effet, c’est limite !

        • cavalier
          cavalier répond à lebocksson
          capitaliste
          • Posté à 11h33 le 01/04/2009
          • Internaute 74767
            capitaliste

          Si ils reviennent regulierement en France pour se faire soigner, le fisc va essayer de les attaquer. Je connais personellement l’exemple d’un homme qui souffrait d’un cancer. Il s’était expatrié en Belgique pour des raisons fiscales, mais comme « le système médicale en France est le meilleur », il y revenait pour ses soins.

          Un inspecteur s’est présenté à coté de son lit d’hopital, lui présentant un redressement. Le fisc estime que dans ces conditions il est prouvé que le vrai domicile de cette personne est toujours en France, et franchement, je ne peux pas leur donner tort.

        2 autres commentaires
    • Ryuu
      Ryuu répond à lebocksson
      Informaticien parisien
      • Posté à 11h15 le 01/04/2009
      • Internaute 28569
        Informaticien parisien

      « Alors, assez de donner ou distribuer autant d’argent aux patrons, aux directeurs, aux actionnaires, aux chefs. Le patron ne gagnera pas d’argent sans son salarié ni éventuellement sans le consommateur. »

      Vous sous-estimez le législateur.
      Le patron peut TRES BIEN gagner de l’argent sans consommateur, ça s’appelle les aides de l’état, et c’est financé par nos impôts. Ca se chiffre même en milliards... (heureusement, tout ne va pas dans la poche du patron)

  • en colère
    en colère
    en colère
    • Posté à 23h36 le 31/03/2009
    • Internaute 35769
      en colère

    Comme le dit le cinéaste engagé Gilles Perret, c’est un geste citoyen que
    > de poser des actes de résistance, nous en avons si rarement l’occasion...
    >
    > SAMEDI 4 AVRIL 2009. journée SANS ACHATS ! !
    D’autres pays l’ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le
    > prix des pâtes alimentaires pour l’Italie. Deux jours de grève d’achats à
    > suffit pour faire reculer l’énorme augmentation du prix des pâtes.
    > Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève
    > d’achats le prix du pain reprenait son ancien prix.
    > PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009
    > LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :
    > Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER
    > surtout :
    > - L’ESSENCE - GAZOIL - TABAC
    > - JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
    - ALCOOL
    > - BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de
    > proximité)
    > - ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge,stop,
    > stationnement....)
    >
    > Avec un minimum d’organisation, nous pouvons tous y arriver.
    > Ce message n’est issu d’absolument, aucun parti politique ni d’aucun
    > syndicat.
    > Imaginez l’impact que ce mouvement solidaire national pourrait
    > engendrer.
    > Cette action sera et c’est certain plus efficace que n’importe quelle
    > grève ou manifestation ! ! ! ! .
    >
    > CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES ;
    > DIFFUSEZ CE MAIL A... TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, La date
    > sera vite arrivée
    > PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES....... qui eux même
    > préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc ......
    > L’ EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT
    > Servons nous d’internet, cette merveilleuse invention. AIDONS NOUS et
    > nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas « cela ne
    > servira à rien “ Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à
    > vous, grâce à nous. Cessons de nous plaindre et AGISSONS

    • yalienx
      yalienx répond à en colère
      • Posté à 11h24 le 01/04/2009
      • Internaute 66859

      Encore ? Mais vous êtes partout !

      Bon allez, promis, je fais mes courses vendredi !

    • yoruk
      yoruk répond à en colère
      au fil de l'eau
      • Posté à 11h32 le 01/04/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      Cà tombe bien, le samedi est jour de marché à Finike (Turquie). Tiens, au fait, le vrai prix des tomates est de 60 cts d’euro... Du moins ici...

  • Swann69
    • Posté à 16h03 le 01/04/2009
    • Internaute 74830

    La volonté affichée d’en finir avec les paradis fiscaux risque de ne pas durer longtemps face aux réalités pratiques du problème.

    Les paradis fiscaux sont, le plus souvent, des Etats (micro Etats) souverains. On voit mal au nom de quoi les Etats du G20 iraient leur imposer des changements de lois fiscales.

    Surtout, ces Etats, même s’ils ne sont que l’avatar moderne d’une tradition historique (ports francs, cités libres...), sont le résultat de la mondialisation financière voulue par les Etats occidentaux qui aujourd’hui voudraient les faire disparaître.

    Enfin, la frontière n’est jamais si nette qu’on veut le faire croire entre Etats « normaux » et paradis fiscaux : bien des Etats « normaux » sont implantés d’une façon ou d’une autre dans ces micro-Etats, les entreprises (publiques parfois) également, ainsi que toutes les grandes banques. Une loi aux Etats Unis permet par exemple de localiser une société américaine dans un paradis fiscal pour qu’elle ne soit pas redevable du fisc américain et puisse ainsi être plus compétitive dans les appels d’offres internationaux.

    Faire croire qu’il y a des Etats tout blancs et des Etats tout noirs est une erreur. Comme partout, la couleur dominante est bien souvent le gris. Les paradis fiscaux (ou les paradis financiers plus exactement) ont de belles années devant eux. Et quand ils disparaîtront, ils seront remplacés par d’autres systèmes.

  • la borie
    la borie
    retraité
    • Posté à 16h46 le 01/04/2009
    • Internaute 74838
      retraité

    Pourquoi les« paradis fiscaux » ne peuvent pas disparaître ?

    Parce que les états souverains en question autorisent des activités non répréhensibles en appliquant la fiscalité de leur choix.

    Tout un chacun ayant payé ses impôts dans son pays d’origine reste libre de pratiquer, avec son argent, le business de son choix dans le pays qui veut bien l’accueillir.

    Ne surtout pas confondre conventions internationales destinées à lutter contre la fraude fiscale ou réprimant les criminalités en tous genres et la liberté de chaque pays, y compris les soi-disant « paradis fiscaux », de décider par quels moyens légaux faire prospérer ses populations.

    Essayez d’imaginer comment permettre le développement d’une minuscule île des Caraïbes sans l’apport de capitaux étrangers dans le cadre d’une économie mondiale.

    Mis à part le tourisme,en berne, c’est leur seule chance de survie.

  • bricedewemmel
    bricedewemmel
    chomeur
    • Posté à 10h37 le 02/04/2009
    • Internaute 73260
      chomeur

    Les 3 paradis fiscaux cité sont déjà has-been,

    Pour info,
    Il existe un projet de bateaux paradis fiscal,
    Il voguera sur les eaux internationales, de ce fait il sera insaisissable et sujet a aucune loi nationale
    comprendra une piste d’atterrissage pour avion et hélico tel un port avion.
    Les riches auront toujours un bateau d’avance...

    PS : j’ai vu cela sur une vidéo de la RTBF (radio télévision belge)
    la vidéo n’est malheureusement plus disponible : (
    c’était l’émission question a la une.

  • retraite 971
    retraite 971
    RETRAITE
    • Posté à 10h42 le 02/04/2009
    • Internaute 70481
      RETRAITE

    Bjr.
    Les off-shores ne servent pas seulement à blanchir de l argent ou a fuir des impôts, elles sont souvent très utiles dans le commerce international.
    Dans ma carrière professionnelle j’en ai monté plusieurs au Panama et a Anguilla pour des cas bien précis.
    Control des changes dans certains pays dans les années 70/80 ou les Entreprises avaient des difficultés pour payer monteur, expatrié ou agents..(CUBA NICARAGUA etc.).
    Opération en back to back sur un accréditif devant être éclaté entre plusieurs fournisseur....etc...etc..(projet d’engineering)
    Dans une légalité totale et déclaré au fisc Français.

    Il faut compter approx 1000 US dollars pour en monter une et des frais de fonctionnement selon les services demandés qui vont de 500 US a 1000 US dollars par an.
    Et la totalité des banques internationales vous ouvre un compte au nom de l’off-shore en une petite demi heure...pour un dépôt minimum de 3000 us en général.

    Et cela va certainement continuer malgré les gesticulations actuelles de nos dirigeants.