A la une 31/03/2009 à 00h46

Piratage : les députés UMP anti-Hadopi en embuscade

François Krug | Journaliste Rue89

Le projet de loi Hadopi passionne les internautes, mais pas les députés. Une vingtaine d’entre eux seulement ont participé au débat à l’Assemblée nationale ce lundi. Surprise : pour Christine Albanel, les opposants les plus dangereux ne viennent pas de la gauche, mais de la droite. Plusieurs élus de la majorité sont bien décidés à faire capoter son texte.

Leurs noms ? Lionel Tardy et Alain Suguenot à l’UMP, Jean Dionis du Séjour au Nouveau Centre. Leur objectif ? Réitérer le coup de maître de décembre 2005 : alliés à la gauche et profitant de l’absentéisme de la droite, ils avaient réussi à faire passer un amendement en faveur de la licence globale dans la précédente loi sur le téléchargement illégal.

Cette fois-ci non plus, la majorité n’est guère mobilisée. Et le débat s’annonce tout aussi long et agité. Il reprend après deux semaines d’interruption, et doit théoriquement s’achever jeudi.

Les anti-Hadopi disposent d’un nouvel argument : le Parlement
européen a adopté jeudi un rapport estimant que l’accès à Internet « ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des compagnies privées ».

Ce simple rapport n’a pas de valeur juridique. Mais la suspension de l’abonnement à Internet est justement la mesure la plus symbolique du projet de loi de Christine Albanel.

Première frayeur pour Albanel

La ministre de la Culture a eu une première frayeur en début de soirée. Un amendement venu de la gauche proposait que l’Hadopi comprenne un membre de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), afin de contrôler et limiter le « fichage » des internautes.

Cet amendement a été rejeté d’extrême justesse. Et il aurait été adopté si le socialiste Patrick Bloche n’avait pas quitté l’Hémicycle une minute plus tôt.

Vers 23 heures, Jean-François Copé décide de reprendre les choses en main. Le président du groupe UMP à l’Assemblée a convaincu une dizaine de députés de venir grossir les rangs de la majorité. Visiblement peu passionnés par le débat, ils restent plongés dans Le Monde.

Leur collègue UMP Lionel Tardy soulève pourtant une question essentielle. Il propose de retirer à l’Hadopi le pouvoir de sanctionner les internautes, en estimant que celui-ci doit être réservé à la justice.

Christine Albanel peut remercier Jean-François Copé : cet amendement, qui prive le projet de loi de l’essentiel de sa substance, est rejeté.

La stratégie des anti-Hadopi de droite

Pour les anti-Hadopi de la majorité, l’essentiel devrait se jouer ce mardi, lorsque l’Assemblée se penchera dans le détail sur les mesures anti-piratage. Le texte prévoit une « riposte graduée » : des mails et des lettres recommandées en guise d’avertissement, puis la suspension de l’abonnement à Internet pour une durée allant d’un mois à un an.

Objectif des récalcitrants de la droite et du centre : remplacer cette suspension par une simple amende. Inacceptable pour le gouvernement. La gauche, elle, hésite à participer à la manoeuvre.

Les rebelles de la majorité affirment pouvoir compter sur le soutien d’une quinzaine de leurs collègues. Et ils misent sur la lenteur des débats : ils espèrent pouvoir présenter leurs amendements en séance nocturne, lorsque la plupart de leurs collègues UMP favorables au projet de loi seront partis se coucher.

« Il faut tuer l’Internet illégal »

A gauche, on joue l’obstruction à coups d’amendements techniques. Et avec des remarques moqueuses pour la ministre de la Culture. Florilège :

  • Patrick Bloche (PS) : « Nous ne voudrions pas qu’agrégée que vous êtes, vous sortiez de ce débat désagrégée » (Christine Albanel est agrégée de lettres)
  • Michel Françaix (PS), invoquant son « amitié pour madame la ministre » : « Si elle veut laisser un nom dans l’Histoire, on ne peut
    pas la laisser aller droit dans le mur. »

A droite, Christine Albanel peut au moins compter sur le soutien de l’UMP Frédéric Lefebvre, qui avait notamment comparé les sites de piratage à des « dealers ».

Un soutien inconditionnel et qui ne s’embarrasse pas de nuances. « Il faut tuer l’Internet illégal », a lancé Frédéric Lefebvre, faisant une nouvelle fois du site musical Deezer l’exemple du web légal et vertueux.

Réplique du socialiste Michel Françaix : « Frédéric Lefebvre va aussi dans le mur, et en plus, il klaxonne. »

► Mis à jour le 31/03/2009 à 1h30 après la fin de la séance à l’Assemblée nationale.

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  • lmartelli
    lmartelli
    Paris
    • Posté à 23h58 le 30/03/2009
    • Internaute 38548
      Paris

    Sois je suis déjà à moitié endormi, soit il y a un problème dans ce paragraphe :

    Il n’a été rejeté que de justesse. Et l’aurait été si le socialiste Patrick Bloche n’avait pas quitté l’Hémicycle quelques secondes plus tard.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à lmartelli
      journaleux - blogueur
      • Posté à 00h14 le 31/03/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      tu ne dois pas être si « endormi », puisque ton commentaire est daté de… avant la publication du sujet !

      • François Krug
        François Krug répond à FabiendeMénilmontant
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 01h08 le 31/03/2009
          rédacteur
        • Journaliste 52034
          Journaliste

        L’endormi, c’était sans doute moi. Je corrige ce problème de négations dans la nouvelle version de l’article.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 00h00 le 31/03/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Et leur égérie, non déclarée et non assumée, est ?

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  • personne
    • Posté à 00h01 le 31/03/2009
    • Internaute 21725

    Mais avec l’urgence décrétée, ça se terminera en commission paritaire entre soutiens du gouvernement et tous les amendements seront rejetés sauf allant dans le sens du gouvernement.

    C’est déjà plié depuis des mois...

    Lien

    • Efim
      Efim répond à personne
      metteur en songes
      • Posté à 00h13 le 31/03/2009
      • Internaute 49049
        metteur en songes

      J’ai dit ce matin sur Inter que j’avais téléchargé 1900 morceaux, et que ces morceaux je ne les aurais jamais achetés.
      Je n’ai pas la sensation de voler quand je télécharge. On a toujours recopié les cassettes ou les CD.
      Internet est une occasion prodigieuse de se cultiver gratuitement.
      Merde, l’éducation et gratuite.

      Tu crois que Bruel et ses mais souchon Johnny etc sont sur la paille depuis qu’ils sont téléchargés

      ils sont tous entre les mains de maquereaux qui soi disant aient les jeunes.

      J’en passe.

      Il faut simplement taxer les opérateurs de portables et leurs bénéfices insensés.

      Et puis faire comme fait l’adami. A t-on gueulé quand on nous faiait payer 1 € par cassette vidéo vierge.

      Universal ce matin, me dit que j’aille sur Deezer.
      mais deezeer ça va pas sur mon I Pod, crétin celui -là.

      On vient d’arrêter une bande de bandits, les grands majors, y sont pas contents ;

      • Iv
        Iv répond à Efim
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h31 le 31/03/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        A l’origine, on parlait juste de « partage » de fichiers. On a déplacé un ’a’ et rajouté un ’i’. Je trouve de plus en plus que c’est une attaque envers la culture gratuite. Si on continue ces bêtises, rien du 20e siecle ne sera jamais intégré à la « culture classique ». Wikipedia peut mettre du Mozart en ligne, mais pas du Chuck Berry. C’est l’humanité et les générations futures qui y perdent.

         
        • MrNatural
          MrNatural répond à Iv
          Ressortissant
          • Posté à 12h09 le 31/03/2009
          • Internaute 55540
            Ressortissant

          Tout a fait d’accord.
          Mon pere copiait les vinyls de ses copains sur bande magnetique. Moi je faisais des cassettes, puis des cds, j’ai même lu des livres prétés par des copains, c’est grave ? ? ? ?

          Et puis non, la musique n’est pas gratuite. Mais c’est pas une carrière, c’est un art. Le problème c’est que les musicos ont vu les stars depuis les années 60 et veulent être riche en faisant un cd tous les 2 a 5 ans.
          Les bluesmen travaillaient comme ouvriers et gagnaient deux dollars en jouant toute la nuit, ou pour un enregistrement. Je vous parle même pas des compositeurs classiques.
          Un musicien, souvent ca en chie, ca fait des tournees interminables et ca survit tout juste de sa musique.
          Arretez de vouloir le luxe et l’idolatrie pour un peu de musique !

          La musique on se l’echangera toujours, quoi que les lois disent. Et au lieu d’avoir des musicos commerciaux motivés par le fric et la vie facile, on aura a nouveau des musiciens passionés qui font de la musique par hobby et en vivent s’ils ont de la chance.

          Mais jamais on ne tuera la musique, ni on « reduira la diversité ».
          On ecoutera des petits groupes auto-enregistrés a la maison et diffusés sur internet au lieu de méga-production-mega-marketés et on n’en vivra pas plus mal !

          Et tout ca alors que je télécharge même pas de musique, j’emprunte juste les cds a mes amis et a la biblioteque !

          Bien a vous

          • Iv
            Iv répond à MrNatural
            Roboticien utopiste
            • Posté à 14h51 le 31/03/2009
            • Internaute 39192
              Roboticien utopiste

            Je me souviens de la réaction de Brel et Brassens sur le star system : « nous on s’attendait pas à être riches. On s’attendait à devoir chanter tous les soirs pour manger, mais le micro-sillon est arrivé, on est devenu des vendeurs de yaourts et on est devenu riches. »

        2 autres commentaires
      • GrosMatou69
        GrosMatou69 répond à Efim
        technicien blogueur
        • Posté à 11h54 le 31/03/2009
        • Internaute 74658
          technicien blogueur

        Si vous voulez des MP3 dans votre IPOD, utilisez FREEZER (facile à trouver). C déjà une première solution face aux obsédés du téléchargement légal. Mais est-ce vraiment légal ?

        Tout est expliqué sur le blog de l’Inkorrect(e), rubrique « astuces contre HADOPI » :
        Lien

        Voilà. En espérant vous avoir éclairé, je n’aurai pas perdu pa journée.
        Bonne fin de journée.

    • Efim
      Efim répond à personne
      metteur en songes
      • Posté à 00h13 le 31/03/2009
      • Internaute 49049
        metteur en songes

      J’ai dit ce matin sur Inter que j’avais téléchargé 1900 morceaux, et que ces morceaux je ne les aurais jamais achetés.
      Je n’ai pas la sensation de voler quand je télécharge. On a toujours recopié les cassettes ou les CD.
      Internet est une occasion prodigieuse de se cultiver gratuitement.
      Merde, l’éducation et gratuite.

      Tu crois que Bruel et ses mais souchon Johnny etc sont sur la paille depuis qu’ils sont téléchargés

      ils sont tous entre les mains de maquereaux qui soi disant aient les jeunes.

      J’en passe.

      Il faut simplement taxer les opérateurs de portables et leurs bénéfices insensés.

      Et puis faire comme fait l’adami. A t-on gueulé quand on nous faiait payer 1 € par cassette vidéo vierge.

      Universal ce matin, me dit que j’aille sur Deezer.
      mais deezeer ça va pas sur mon I Pod, crétin celui -là.

      On vient d’arrêter une bande de bandits, les grands majors, y sont pas contents ;

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à Efim
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 01h10 le 31/03/2009
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        « Merde l’éducation et gratuite ».

        Voilà, je crois que ça c’est le pompon. L’éducation gratuite ? ? Ok, mais alors, qui paie les profs (ils éduquent, donc ils devraient faire ça gratuitement), les bâtiments dans lesquels ils enseignent, les livres de classe qu’ils utilisent ? Personne, on ne devrait pas les payer, puisque « l’éducation et gratuite ».

        Et sur Internet ? Ben on trouve tout, donc c’est gratuit. La musique ? gratuit. Les informations ? gratuit. Les contenus éducatifs ? gratuits. La connexion internet ? Elle devrait être gratuite, puisque ça sert à l’éducation et que « l’éducation et gratuite ». Allez, et puis tiens, les ordinateurs aussi, puisqu’il y en a besoin pour aller sur internet ! !

        J’en voudrai toujours à internet d’avoir contribué à ce mythe du « tout gratuit ». Car, que vous le vouliez ou non, Efim, à la base de tout contenu, il y a toujours un TRAVAIL. Quelqu’un a passé du temps, a fait des efforts, etc... pour créer quelque chose !

        Après, si cette personne décide de mettre son travail à la disposition du public de manière gratuite, très bien, c’est son choix. Mais on peut comprendre qu’il cherche aussi à en retirer quelque chose, voire même (suprême insulte si on suit votre raisonnement) qu’il cherche à en VIVRE ! !

        Vous vous trompez de débat : prônez le tout gratuit et au bout du compte, il n’y aura plus rien de disponible, car les gens se diront « à quoi ça sert que je me casse le baigneur, de toutes façons ça ne me rapportera pas un kopeck ». Ce qu’il faut combattre en revanche, ce sont ces profits monstrueux que certaines grandes compagnies font sur notre dos et sur le dos des artistes qu’ils exploitent. Ce qu’il faut, c’est faire en sorte que les artistes et autres « producteurs de culture » soient rémunérés à leur juste valeur et que le prix qu’on paie ne serve pas à engraisser des intermédiaires inutiles et des grands patrons dont le seul but dans la vie est de maximiser leurs stocks-options.

         
        • lalejand
          lalejand répond à Xa_chan
          Freelance multimédia à San (...)
          • Posté à 01h51 le 31/03/2009
          • Internaute 2858
            Freelance multimédia à San (...)

          Tout à fait d’accord avec toi sur le fait que les majors ne s’engraissent que trop et que ça doit cesser.

          Néanmoins sur le « tout gratuit », ma position est : « une œuvre immatérielle ne peut pas être associée à une transaction financière ». Je m’explique :

          Dans le modèle économique classique puisque l’œuvre ne peut pas être dissociée de son support (un morceau de musique sur son vinyle), on a l’impression qu’on paie pour pouvoir obtenir l’œuvre. Mais le modèle économique classique est basé sur la rareté ce qui veut dire que je ne paie pas pour obtenir l’œuvre, mais je paie pour jouir d’une certaine exclusivité sur cette œuvre. En effet, puisqu’il y a un pressage limité de vinyles, si moi j’en possède un, ça signifie qu’il y a quelqu’un qui ne peut l’avoir.

          Appliquer ce modèle économique aux œuvres immatérielles n’a pas de sens car quand j’obtiens une œuvre en la téléchargeant, je ne la soustrais à personne, je la multiplie (voir l’article de la quadrature du net qui explique cela surement mieux que moi : Lien).

          Alors là l’assistance me dit « oui mais faut bien qu’ils vivent les artistes ! ». Tout à fait et donc il faut baser leur revenus sur les supports matériels et non pas la circulation de leurs œuvres immatérielles.

          Si je reprends l’exemple que tu donnes : « à quoi ça sert que je me casse le baigneur, de toutes façons ça ne me rapportera pas un kopeck », l’artiste pourrait dire à la place :

          « 
          ok mes œuvres circulent gratuitement sur internet en mp3 sans aucun contrôle. Je vais en profiter pour que ça me fasse connaître et ainsi pouvoir :
          - vendre plus de CDs (il faut savoir que ceux qui téléchargent le plus sont ceux qui achètent le plus aussi - voir les études canadiennes et bretonnes sur ce sujet sur le site de la Quadrature)
          - vendre plus facilement mon album en version 5.1 avec une pure jaquette pour les puristes
          - faire plus de concerts et toucher plus quand je monte sur scène
          - vendre assez cher des albums signés de ma main
          - toucher plus d’argent provenant d’une taxe sur les supports de l’immatériel (CDs, Ipod, DD, mémoire flash, ...) si un dispositif de type licence globale est mis en place
           »

          • jmax
            jmax répond à lalejand
            • Posté à 07h47 le 31/03/2009
            • Internaute 3111

            c’est un non sens économique absolu que d’affirmer que « le modèle économique classique est basé sur la rareté ce qui veut dire que je ne paie pas pour obtenir l’œuvre, mais je paie pour jouir d’une certaine exclusivité sur cette œuvre. En effet, puisqu’il y a un pressage limité de vinyles, si moi j’en possède un, ça signifie qu’il y a quelqu’un qui ne peut l’avoir. »
            on n’est pas dans une économie de subsistance mais dans une économie d’abondance et il suffit de sortir de chez soi pour s’en rendre compte.
            N’importe quelle usine est capable de sortir plus d’un million de CD par jour et ce n’est pas la rareté dans les bacs qui fait vendre plus de 14€ le dernier CD (peu vendu) de Carla B.

            • Xa_chan
              Xa_chan répond à jmax
              (nippon ni mauvais)
              • Posté à 08h41 le 31/03/2009
              • Internaute 23695
                (nippon ni mauvais)

              En effet, l’exemple des vinyls ne fonctionne pas. Le producteur ne produit en effet pas un nombre limité de vinyles « dans l’absolu ». Tant que son vinyle se vend, il en fabrique de nouveaux exemplaires. la rareté ne peut donc être invoquée.

              Votre exemple n’est valable que pour les « éditions limitées » et autres « coffrets collector » qui, par définition, sortent en nombre limité. Mais là on n’est plus dans la même optique : c’est un modèle qui crée délibérément la rareté pour justifier d’un prix élevé.

              Pour les concerts, je serais heureux de soutenir les artistes si seulement les places de concert n’étaient pas si chères... De toutes façons, je n’écoute pas de MP3, en ce qui me concerne.

              • Emma Indoril
                Emma Indoril répond à Xa_chan
                Nérévarine
                • Posté à 09h06 le 31/03/2009
                • Internaute 29462
                  Nérévarine

                Si, l’exemple des vinyles (ou des cd, ou des cassettes, peu importe...) fonctionne.
                Je m’explique :

                Un artiste sort un album en cd, avec un stock de x exemplaires, mettons 1000.
                A chaque fois qu’on achete un cd, le stock diminue.
                Donc, plus on en achète, moins il y en a.

                Avec un fichier audio, c’est le contraire, puisque chaque acheteur (ou téléchargeur) effectue une copie, un clonage a l’identique, du fichier original.
                Donc, plus on en achète (plus on en télécharge) plus il y en a.

                Et tout ça sans les frais de duplication original, qui coutent cher, vu que c’est chaque internaute qui effectue la copie.

                Reste évidemment le problème de la rémunération des artistes. Qui devrait être le seul enjeu de ce débat.

                Malheureusement on entend que les récriminations des maisons de disques, qui ont parfaitement compris qu’elles devenait inutiles. car pas adaptés à leur nouveau milieu naturel, donc amenées à disparaitre.

                • Tyrian
                  Tyrian répond à Emma Indoril
                  Informaticien
                  • Posté à 09h47 le 31/03/2009
                  • Internaute 61861
                    Informaticien

                  Exacte. De plus il y a des exemple réels démontrant que ce modèle basé sur la rareté de l’objet physique, avec un objet physique de qualité combiné à des versions numériques gratuites marchent très bien. Voir notamment l’exemple brillant de NiN.

                  De plus, pour une rémunération de ceux incapables (financièrement) de produire des objets physiques, la licence globale est une bonne solution.

                  Au lieu de ça, on va engouffrer des fortunes dans un système répressif qui ne fera gagner d’argent à personnes mais va coûter des centaines de millions d’euros...

                  • Africaviking
                    Africaviking répond à Tyrian
                    Emigré
                    • Posté à 10h20 le 31/03/2009
                    • Internaute 54117
                      Emigré

                    En economie on parle de bien public, dont la consomation par l’un ne diminue pas la quantite consomable par les autres.

                    Leur financement est sujet a debat, mais un solution forfaitaire est generalement considere comme la plus adaptee.

                    Cette loi ne servira pas a grand chose, le download a deja trouve des parades (cacheuer d’IP ou streaming), et il reste toujours des solutions « traditionelles » type je copie le disque dur de mon pote comme les K7 & CD dans le temps, mais a une echelle legerment superieur.

                    Mais elle est liberticide et suppose une structure dementielle et couteuse a mettre en place, pour preserver un modele absurde soutenu a bout de bras par quelques lobby fatigués.

                    Une societe peut ameliorer la satisfaction de ses besoins a moindre cout et sans impact ecologique majeur, mais il faut a tout prix sauver les 200 jobs de ce business, tres mal payes et pour moitie constitue de stagiaires ravis d’etre payes en concert gratuits .

                    C’est la diligence qui veut interdire la teleportation au nom du cheval.

                    C’est grotesque cette loi. Une perte de temps et d’argent nationale.

                    Quand a Lefevre il me fait penser au Coyotte courant dans le vide sans s’en rentre compte et croyant choper bipbip parcequ’il le voie.

                • Xa_chan
                  Xa_chan répond à Emma Indoril
                  (nippon ni mauvais)
                  • Posté à 10h48 le 31/03/2009
                  • Internaute 23695
                    (nippon ni mauvais)

                  Votre exemple me semble biaisé.

                  Vous partez en effet du principe que l’artiste qui sort son album a DECIDE dès le début que, quoi qu’il arrive, il n’y en aura que x exemplaires. Dans ce cas-là, ok, à chaque fois qu’un exemplaire est acheté, une personne en moins pourra en profiter.

                  Mais quel artiste un tant soit peu sensé fonctionne comme ça ? Le principe même du capitalisme c’est que tant qu’il y a de la demande, il y a de l’offre ! Donc quand son nombre x d’exemplaires va être écoulé, que va faire l’artiste ? Il va faire refaire des exemplaires ! et du coup l’exemple du « 1 exemplaire acheté = 1 personne en moins qui peut en profiter » est faux.

                  Quant aux frais de duplication, je vous invite à vous renseigner sur internet ou ailleurs combien ça coûte véritablement. Vous risquez de découvrir que fabriquer un CD et le packaging qui va avec, c’est « peanuts » et que la plupart du fric va dans les opérations marketing, la pub et les intermédiaires (dans lesquels je place la maison de disque, qui n’est après tout qu’un facilitateur entre l’artiste et son public).

                  Or, comme vous le faites remarquer, Internet balaie tout cela. Pour extrapoler juste un tout petit peu, Internet rend les maisons de disques totalement inutiles ! Il suffit à un artiste de mettre son album sur internet, de faire un peu de « buzz » sur des sites communautaires et des gens le découvriront.

                  Ce qui gène en fait les maisons de disque, c’est que dans un tel système, les artistes médiocres qu’ils nous proposent à grands coups de pubs et de passage chez Drucker n’auraient que peu de chances de pouvoir vivre de leur talent...

            • lalejand
              lalejand répond à jmax
              Freelance multimédia à San (...)
              • Posté à 14h00 le 31/03/2009
              • Internaute 2858
                Freelance multimédia à San (...)

              Je crois qu’on a tous appris à l’école (ou collège plutôt) que le modèle économique du monde dans lequel nous vivons est celui de « l’offre et la demande ».

              Si beaucoup de gens veulent quelque chose qui est difficile à obtenir, son prix monte. Si peu de gens veulent quelque chose qui est en abondance, son prix baisse.
              C’est en fait ce que j’appelais une économie basée sur la rareté (l’expression était probablement mal choisie désolé).

              Le marché suit grosso modo la loi « prix » = « demande » / « offre »

              Dans le cas d’une œuvre immatérielle, étant donné qu’elle peut être clonée à l’infini, il y aura forcément infiniment plus d’offre que de demande, le prix de l’œuvre immatérielle tend donc vers zéro.

              On ne peut tout simplement pas mettre une œuvre immatérielle et un support physique sur le même plan car ils obéissent, de par leur nature, à des mécanisme de diffusion totalement différents.

              Si on revient aux CD pressés :
              1 - que ce soit, 100 000 ou 1000³ exemplaires, c’est toujours un nombre fini et c’est toujours négligeable par rapport au potentiel infini du clonage de l’immatériel.
              2 - l’économie d’abondance dont tu parles à juste titre ne dure qu’un moment il me semble. Quand les ventes se tassent, on retombe dans le basique mécanisme de la rareté.
              3 - Latcho Drom (un film de Tony Gatlif que je vous conseille vivement), j’ai mis 4 ans pour trouver un exemplaire du DVD (d’occas). Il n’est toujours pas disponible sur Amazon ou Alapage. En revanche, je viens de faire une recherche sur la Mule et je l’ai trouvé. Ceci pour dire que l’économie d’abondance qui peut donner, à court ou moyen terme, une sensation de « no limit » dans la disponibilité des produits, à tout de même une limite.

              • Xa_chan
                Xa_chan répond à lalejand
                (nippon ni mauvais)
                • Posté à 14h53 le 31/03/2009
                • Internaute 23695
                  (nippon ni mauvais)

                Votre exemple de Latcho Drom est un bon exemple, en ce qu’il démontre que les majors de l’édition et de la diffusion ne peuvent répondre à toute la demande. Parfois parce qu’ils jugent que la demande n’est pas assez forte, tout simplement.

                Donc les majors ne sont tout simplement plus adaptés au marché tel qu’il est, nous sommes bien d’accord. Je pense de plus que l’équation prix=demande/offre n’est plus valable depuis longtemps dans un certain nombre de secteurs culturels, en particulier dans les jeux vidéo. Demandez aux joueurs d’un certain âge autour de vous : plus le temps passe, plus les jeux sont chers mais plus ils sont rapidement terminés par le joueur ! Or, cela, le joueur ne l’a pas demandé.

                Mais bref, c’est une digression. J’attaque le point sur lequel je ne suis pas tout a fait d’accord : « potentiel infini du clonage de l’immatériel ». Certes. Mais qu’en est-il de la demande ? Celle-ci est forcément finie, que le produit soit immatériel et gratuit ou matériel et payant (ou toute autre combinaison), tout simplement parce qu’entre un autre facteur en jeu : le temps. Au bout d’un moment, on frôle l’indigestion et le remplissage de disque dur. On adopte un comportement boulimique qui ne correspond en rien à une « vraie » démarche culturelle. Bref, on ne considère plus une « oeuvre d’art », on consomme un produit, comme on mangerait de la choucroute ou autre...

                Parce que, je ne sais pas pour vous, mais ce n’est pas parce que le dernier album de Carla B. va se retrouver en gratuit (légalement ou pas) que je vais me jeter dessus... Et si le prix d’une oeuvre immatérielle tend vers 0, alors je ne vois pas pourquoi les artistes seraient pour, puisqu’ils vont forcément y perdre.

                Il faut donc trouver une voie médiane entre la tyrannie culturelle des majors et l’illusion de la gratuité véhiculée par internet.

                • lalejand
                  lalejand répond à Xa_chan
                  Freelance multimédia à San (...)
                  • Posté à 16h24 le 31/03/2009
                  • Internaute 2858
                    Freelance multimédia à San (...)

                  D’accord avec toi sur la conclusion. Mais juste pour le plaisir de batailler le bout de gras je ne suis pas d’accord avec toi sur deux points :

                  - tu sembles associer « téléchargement » et « remplissage de disque dur ». En effet si c’était le cas on arriverait à une saturation. Mais « télécharger » n’est pas automatiquement « accumuler ». Perso, et je pense qu’on est un gros paquet dans ce cas, je bénis le téléchargement gratuit car : 1 je découvre un morceau sympa sur une webradio ou autre, 2 : je télécharge (illégalement) l’album, 3 : je l’écoute et s’il me plaît j’achète le CD et j’efface les mp3 de mon DD. J’ai ainsi acheté un sacré paquet de CD et de DVDs.

                  - « Mais qu’en est-il de la demande ? Celle-ci est forcément finie ». Pas du tout. Pourquoi dis-tu qu’elle est finie ? Pour moi elle est infinie. Aujourd’hui je peux vouloir visionner Latcho Drom, et peut-être que quelqu’un ou 50 000 personnes, dans 10 jours, 10 mois, 10 ans, 1000 ans, voudront faire de même. Tant qu’une guerre atomique ne nous aura pas rayé de la surface de la terre, la demande est potentiellement infinie. Attention je ne parle pas de remplissage de disque dur mais de « consommation » de produit culturel (puisque c’est de produits culturels qu’on parle)

        • SuperAlAmAs-
          SuperAlAmAs- répond à Xa_chan
          Don Quichotte
          • Posté à 02h11 le 31/03/2009
          • Internaute 65608
            Don Quichotte

          oui mais si on va les voir sur scènes les artistes, ca leur rapporte plus que les cd, donc télécharger mais aller aux concerts me semblent un bon compromis, faire marcher les tournées où les petites mains du spectacle se font un peu de sous... les passages radio, les avantages en nature, etc etc... Il faudrait réellement chiffrer ce que ca coûte à l’artiste, les majors : ces vampires, bhein on s’en fou un peu, avant de s’en prendre à leur public les artistes devraient s’en prendre aux maisons de disques qui les « taxent » bcp plus que nous ! Et oui la culture devraient être un maximum gratuite ou accesible, hors, cela n’est pas le cas...
          Et le débat est surtout qu’une fois de plus on va s’en prendre aux petits, aux utilisateurs, plutot qu’aux créateurs, c’est plutot ca qui est choquant, c’est la démarche, ce qu’elle représente, on sait vers où tout cela va...

          • saintgui
            saintgui répond à SuperAlAmAs-
            • Posté à 10h24 le 31/03/2009
            • Internaute 16732

            C’est fou que cette idée circule encore : « je vais au concert, du coup je peux télécharger gratos ». Ca te donne bonne conscience, c’est bien, mais c’est un non sens...

            Tu iras au théâtre voir des comédiens pour financer les films dans les lesquels ils tournent ? Après avoir fantasmé les revenus des artistes (tous riches, exilés en Suisse), on fantasme les revenus tirés lors d’un concert.

            Et puis après tout, les artistes n’ont qu’à se contenter de ce qu’on veut bien leur donner pour leur travail, c’est ça ?

            • haiker
              haiker répond à saintgui
              • Posté à 13h23 le 31/03/2009
              • Internaute 29253

              « Et puis après tout, les artistes n’ont qu’à se contenter de ce qu’on veut bien leur donner pour leur travail, c’est ça ? »

              C’est un peu provoc’, mais j’ai la tentation de répondre par oui.

              Je ne vois pas pourquoi la rémunération des artistes devraient être moins soumises à la précarité du marché du travail que les autres travailleurs. En quoi être artiste devrait conférer un statut de travailleur privilégié ? Le droit d’auteur est le privilège de celui qui créer. La rémunération de cette création, elle, est soumise aux aléas de la valorisation, du marché de l’offre et de la demande.

              Si tout travail mérite salaire, son montant, lui, n’est pas garanti. Que la valeur de la musique après 30 ans de vente massive à prix croissants et désormais en concurrence avec d’autres loisirs (jeux video, surf sur le net, nouvelles chaines TNT, toutes réduisant le temps laissé à l’écoute de musique) baisse désormais dans l’esprit des derniers clients, c’est peut-être aussi parce qu’ils estiment qu’elle vaut moins qu’avant, ou du moins que l’inflation de son prix n’est pas/plus justifié/iable.

              Ces derniers clients que, d’ailleurs, l’ont a tout fait ces dernières années en plus pour leur interdire de convertir leurs CDs pourtant légalement achetés pour les écouter comme ils leur convenaient, sur leur iPod ou dans leur voiture. Ces derniers clients contre lesquels les majors ont eu l’idée géniale de partir en guerre !

              De plus, entre ce que le « client » - puisqu’on parle d’argent ici et non de création - donne et ce que l’artiste touche effectivement, il y a un gouffre énorme. Un peu comme entre les pécheurs qui vendent quasi à perte et Madame Michu qui trouve que le prix du poisson est ahurissant dans son supermarché : les intermédiaires, sans grande-valeur ajoutée, accaparent l’immense majorité de la marge.

              Comme avec la grande distribution et les petits producteurs, il appartient aux artistes de s’organiser pour se débarrasser d’intermédiaires désormais parasites qui ne leur sont pas nécessaires mais grèvent l’essentiel du revenu de *leur* travail. Et là ils retrouve[ro]nt des clients *et* une rémunération décente.

              Pour rappel, l’HADOPI ne cherche pas à mieux rémunérer les artistes. Elle cherche à protéger le modèle économique des majors. Qui n’ont aucunement l’intention d’augmenter la part reversée aux artistes.
              Ils suffit de voir comment ils rémunèrent le téléchargement légal par rapport aux CDs pour voir que la rémunération de la création, et donc sa préservation si l’on suit leur discourt, n’est pas leur préoccupation principale.

              • saintgui
                saintgui répond à haiker
                • Posté à 18h31 le 31/03/2009
                • Internaute 16732

                Je ne pige pas :

                quand un artiste veut enregistrer quelque chose, il ne sait pas à l’avance quelle en sera la rentabilité. Lui fait son boulot de création (faut qu’il mange pendant se temps là), lui ou un producteur trouve les sous pour réaliser l’enregistrement (cela peut coûter très peu, ou beaucoup). S’ils ne vendent rien, aucune rentabilité, s’ils vendent bien, ils gagnent de l’argent.

                Je vois pas trop où est la garantie... ? C’est de la prise de risque.

                Par contre, si tu veux profiter de tout ce boulot sans rétribuer cette chaîne, à terme tu n’auras plus que des enregistrements qui coûtent très peu, ou tu n’auras plus rien.

            • shillom
              shillom répond à saintgui
              • Posté à 14h03 le 31/03/2009
              • Internaute 22134

              Pour ma part je verrais plus une situation du type :
              1- Ah tiens c’est quoi ce groupe / chanteur / musicien qui passe, je vais écouter.
              2- Ce qui est dispo sur son myspace est insuffisant pour se faire une idée, je télécharge
              3- J’aime : je vais au concert / J’aime pas : je supprime et j’y vais pas
              4- J’aime vraiment et ce concert était terrible : j’achète un CD à la sortie.

              C’est plus sain vu comme ça non ?

              Quand aux CDs, avant que tout le monde fasse ses copies on pouvait aller en magasin ramener un CD qui ne nous plaisait pas. Maintenant, terminé.

            • SuperAlAmAs-
              SuperAlAmAs- répond à saintgui
              Don Quichotte
              • Posté à 14h08 le 31/03/2009
              • Internaute 65608
                Don Quichotte

              Tout n’est pas fait pour se donner bonne conscience, pour ma part, je n’ai pas besoin de ce sentiment là, j’essaye de participer à trouver un système viable pour tout le monde, et je parlais de musique, de toutes bfaçons mon power d’achat ne me permet pas d’acheter des cd, ou dvd, dois je être exclu de la culture ?
              Les films, le mec qui à payé sa place de cinéma, a le droit de télécharger le film ensuite, il a participé à l’aventure, voilà, acheter, acheter, bcp n’ont que’ ce mot là à la bush et on voit où cela nous mène...

              Etant artiste moi même, je ne vois pas pourquoi je gagnerais dix fois, cent fois plus qu’un ouvrier pour le même nombre d’heure, et donnant un max sur mes cachets à des assoc’ etc etc, il me semble que j’ai droit à la parole sur ce sujet, les « vrais » artistes ne pensent jamais en terme d’argent, mais plutot de pouvoir continuer à tourner, à créer etc etc, et là le sujet est tout autre, c’est un sujet des élites artistiques et pas de l’art en général...

              Alors les jugements de valeurs... Un non sens ? Expliques ?
              La vérité est ce qu’elle est un artiste qui est toujours en tournée, sur scène, plutot que d’attendre les royalties de son tube, sera plus épanouï dans son art, si il ne le fait que pour le pognon bhein il peut se reconvertir en trader, parce que celui là est un imposteur...

              Servir d’opium du peuple au détriment des couches les plus fragiles de ce peuple non merci...

              Le problème reste le même, on s’en prend aux consommateurs et pas aux producteurs, faut se calmer, c’est une loi indigne d’une démocratie voilà tout, ceux qui pensent le contraire sont sans dpoute les mêmes qui veulent sauver, réanimé le capitalisme et s’enfoncer dans les mêmes erreurs, chacun son truc...

              • saintgui
                saintgui répond à SuperAlAmAs-
                • Posté à 18h36 le 31/03/2009
                • Internaute 16732

                C’est un non-sens, car la chaîne le personne mis en œuvre pour réaliser un disque (un film), n’est pas du tout la même que la chaîne de personnes pour réaliser un spectacle (une pièce de théâtre).

                Exemple : si le chanteur X veut faire intervenir sur son disque un chœur de moines tibétains à la fin d’un morceau, c’est peu probable qu’il les emmène en tournée avec lui. Par contre, pour ses concerts, c’est probable qu’il embauche un éclairagiste. Tu conviendras qu’un éclairagiste n’est pas très utile pour l’enregistrement d’un disque.

                • SuperAlAmAs-
                  SuperAlAmAs- répond à saintgui
                  Don Quichotte
                  • Posté à 19h48 le 31/03/2009
                  • Internaute 65608
                    Don Quichotte

                  En étant moins gourmand sur son cachet de tournée, il pourra peut être prendre quelques uns de ces choristes thibétains... Mais en effet ce n’est plus la même chaîne de personne, le changement ne s’opère pas sans quelques « ajustements »...
                  Mais ce n’est pas un non sens tant que rien n’a été essayé, on ne peut juger sans voir un autre système à l’oeuvre...

                  • saintgui
                    saintgui répond à SuperAlAmAs-
                    • Posté à 12h34 le 01/04/2009
                    • Internaute 16732

                    Le spectacle est une économie précaire. Danse, théâtre, musique, cirque, tout cela existe en partie grâce à des subventions (certains secteurs), le mécénat (parfois) et surtout, en France, au régime des intermittents du spectacle.

                    Bien sûr il existe quelques spectacles très commerciaux, très rentables (ce qui n’implique rien quant à leur qualité), mais cela reste très marginal.

                    Il ne faut pas fantasmer les revenus tirés des spectacles.

                    • SuperAlAmAs-
                      SuperAlAmAs- répond à saintgui
                      Don Quichotte
                      • Posté à 06h08 le 02/04/2009
                      • Internaute 65608
                        Don Quichotte

                      Mais le théâtre, le cirque, la danse, et autres petits artisans, on ne sait pas les « télécharger »...
                      La question reste la même : on punit qui ? Et comment ? Ca ne règle pas le problèmes des subventionés et de ttes les petites mains du spectacle...
                      C’est aussi une manière de plus de violer la vie privé, etc etc...
                      Au final cela ne concerne que les « gros », c’est juste une histoire de fric, ca n’atteint pas l’art en lui même et encore moins la culture, cela permet à des millions de personnes qui n’en n’ont pas les moyens de rêver un peu sur de la musique ou devant un film rentabilisé des millions de fois...
                      C’est un bon débat qui en soulève beaucoup d’autres...
                      Non sens... Fantasmer... La morale de tout cela est simple à comprendre et elle est toujours de l’ordre de la lutte des classes, du pouvoir d’achat, des libertés en voie de disparition et c’est toujours le contribuable qui paie la facture : tu n’es pas sage on te coupe ta connection, peut être qu’un jour on passera des lois pour couper la connection des surfeurs de la rue ? ? ? ! ! !
                      Il faut réagir à ce problème mais peut être différement...

            • iconoclaste07
              iconoclaste07 répond à saintgui
              chargé d'etudes stats
              • Posté à 10h38 le 01/04/2009
              • Internaute 59929
                chargé d'etudes stats

              oui l’artiste redevient un travailleur qui vit de son travail et non de ses rentes. Le travailleur ne définit pas seul la valeur de son travail.
              Mais vous serez bien obligé de vous adapter vous n’arrêterez pas l’évolution technologique et le droit ne pourra pas vous garantir de rente.

              • saintgui
                saintgui répond à iconoclaste07
                • Posté à 12h31 le 01/04/2009
                • Internaute 16732

                Un artiste crée quelque chose (c’est un travail). Il décide ensuite d’enregistrer quelque chose (c’est un autre travail). Si tu ne veux pas payer pour cet enregistrement, c’est que tu ne veux pas qu’il vive de son travail.

                Faire un concert ou faire un enregistrement, ce n’est pas le même travail.

                Ce que tu désignes par la « rente », ce sont les droits liés à l’utilisation (l’exploitation) de l’œuvre. Tu as le droit de les remettre en cause (comme les brevets, les licences informatiques, etc.) , mais c’est autre chose.

                • iconoclaste07
                  iconoclaste07 répond à saintgui
                  chargé d'etudes stats
                  • Posté à 18h35 le 01/04/2009
                  • Internaute 59929
                    chargé d'etudes stats

                  La création d’artiste musical passe par l’interprétation soit lors d’un enregistrement soit lors d’un spectacle. Cette interprétation il peut la faire lui même ou la confier. Je ne remets pas en cause les brevets les licences je demande juste que les droits d’exploitation restent raisonnables et s’alignent sur le reste de la production intellectuelle soit une vingtaine d’années.
                  Je ne veux pas payer pour des artistes qui sont morts depuis 20 ans pour un film des années 50 etc . On est bien dans la rente. il faut démystifier la production intellectuelle. On est dans le paradoxe : il n’y a pas de progrès sans droits d’exploitation et il n’y a pas de progrès si les droits sont trop longs. Tout est une question de mesure comme pour la musique
                  Je veux bien que les artistes vivent ! ! ! Mais si l’enregistrement rapporte moins il devra s’adapter c’est ce qu’on dit aux salariés tous les jours. Il devra donner plus de concerts ce n’est pas un drame d’ailleurs beaucoup l’ont compris.
                  Le ton culpabilisateur utilisé par ceux qui défendent la loi est excessif.

        • Entre_Deux-1-Continents
          Entre_Deux-1-Continents répond à Xa_chan
          Franco-Québécois... et de + en (...)
          • Posté à 02h20 le 31/03/2009
          • Internaute 60503
            Franco-Québécois... et de + en (...)

          Vivement le CD équitable...ce n’est pas une blague ou de l’ironie.

          Un tarif à la hauteur du travail, et une bonne répartition des gains.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande
            • Posté à 11h01 le 31/03/2009
            • Internaute 70482
              nc

            Ouais, mais ça c’est de l’utopie...

            C’est un problème de modèle de société : ce que tu dis est vrai pour les artistes et pour une caissière de supermarché.

            Bizarrement, on n’entend guère le NPA, à ce sujet...

          • haiker
            • Posté à 13h50 le 31/03/2009
            • Internaute 29253

            Vivement, surtout, que l’on accepte le fait que le support CD ne correspond plus à ce que veut le client.

            Ce qu’il veut, c’est de la musique numérique dématérialisée, pas une collection de galettes énorme qui l’oblige à des manipulations toutes les 70 minutes au mieux (plutôt 45 dans la pratique) et nécessite une malle métallique pour la déplacer. Alors que tout tient parfaitement dans 20 gr de mémoire flash ou d’un mini-disque dur...

            Une fois que la mort du produit CD (à ne pas confondre avec la musique) sera acceptée par tous les acteurs, alors on pourra enfin se mettre au travail pour trouver une forme - équitable j’espère, mais j’ai des doutes sur ce point - de rémunération des œuvres numériques dématérialisées.

            Mais il faut d’abord qu’ils acceptent que le concept même de support physique de la musique est mort. Le client veut de la musique, mais pas se voir imposer de force un support qui n’est plus adapté à ses nouvelles habitudes de « consommation » de la musique : mobile et lisible sur de multiples périphériques de lecture.

            Et le fait est qu’à ce jour, l’offre qui fonctionnellement et techniquement répond le mieux à ces besoins est illégale. La responsabilité de cet état de fait en incombe totalement à la lenteur - voir le refus catégorique - de l’industrie musicale à s’adapter aux demandes des clients.

            Le business de l’industrie musicale n’est pas de vendre des galettes CDs mais de la MUSIQUE au client, via un support adapté à son usage d’aujourdh’ui, pas de 1985. Quand Renault voit ses ventes de Mégane 3 ne pas atteindre ses objectifs, elle ne traite pas son client réticent d’avoir des exigences déplacées, elle ne tente pas de l’intimider, de le culpabiliser de vouloir autre chose. Elle se remet au travail, en analysant les raisons de l’échec : produit en fin de vie.

            Que l’industrie musicale se comporte comme les autres industries pour survivre : qu’elle bosse sérieusement, au lieu de pleurer sur l’eldorado perdu du marché du CD...

            • Xa_chan
              Xa_chan répond à haiker
              (nippon ni mauvais)
              • Posté à 15h00 le 31/03/2009
              • Internaute 23695
                (nippon ni mauvais)

              Désolé, tout le monde n’est pas un consommateur de musique « mobile ». J’ai un rapport « charnel » avec ce que j’achète, en particulier mes livres, mais aussi mes CDs. Chacun est un jalon de mon existence, certains me rappellent certaines choses et surtout, j’aime sortir de chez moi pour baguenauder dans les rayonnages des magasins, en attendant de voir si une pochette, une couverture me « ferait de l’oeil », suffisamment pour que je me rapproche et que je vois ce qu’il en est.

              Mais j’ai bien conscience d’être un dinosaure, allez...

              • Utilisateur désinscrit à sa demande
                • Posté à 15h33 le 31/03/2009
                • Internaute 70482
                  nc

                Un dinosaure, certes... mais un dinosaure honorable.

                Sans l’objet qui va avec, la musique dématérialisée perd énormément : les pochettes des vinyles était parfois de véritables œuvres d’art.

                Elles me manquent terriblement.

                • haiker
                  • Posté à 17h41 le 31/03/2009
                  • Internaute 29253

                  Elles vous manquent ? Pourquoi ça ?

                  Que l’on sache, les CDs sont toujours vendus avec des pochettes, aujourd’hui comme y’a 25 ans.

                  Si elles vous manquent, c’est que 1) vous n’achetez plus de CD ou 2) les pochettes des CD ne sont plus de véritables œuvres d’art.
                  Dans les 2 cas, la faute revient au *fabricant* du produit car 1) son produit ne vous attire plus ou 2) son produit est de moins bonne qualité qu’avant.
                  Et/ou.

                  Et la dématérialisation n’a rien à voir dans l’affaire : rien n’empêche de faire de magnifique « artwork » numérique (image, video) pour accompagner la sortie d’un album.

                  Enfin, on peut aimer l’aspect materiel d’un produit, sans pour autant qu’il soit adapté à l’usage nouveau de clients (nouveaux ?). En particulier les « mobiles », qui eux veulent balader l’ensemble de leur musique (avec pochette) dans leur poche. Chose impossible avec le CD.

            • Adéménagé le 3 janvier 2011
              Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à haiker
              menuisier
              • Posté à 15h50 le 31/03/2009
              • Internaute 29846
                menuisier

              « Le client veut de la musique, mais pas se voir imposer de force un support qui n’est plus adapté à ses nouvelles habitudes de “ consommation ” de la musique “

              Vous confondez ce que ‘veut’ le consomateur et ce que le marketing lui impose à coup de temps de cerveau disponible.

              Avec un bon plan média, je suis certain qu’on arriverait à valoriser la merde comme complément alimentaire (peut être est ce déja fait d’ailleurs).

              La ‘dématérialisation’ ou plutot la miniaturisatiuon n’a d’autre but que de vendre de nouvelles technologies inutiles et obsolettes avant que d’être mise sur le marché.
              Cette course en avant est non seulement technologiquement absurde, mais écologiquement catastrophique par le gachis de matière première qu’elle implique.

              De plus, le modèle économique que vous appellez de vos voeux, au mieux sera réservé à ceux qui ont les plus hauts revenus.
              Vous savez, la crise...

              Les autres s’échangeront ou achêteront à vil prix les cd et dvd sur les vides greniers et les écouteront peinard chez eux en buvant du vin tandis que les accros au Blue Touth feront leur jogging en musique tout en se préparant leur infarctus.

              • iconoclaste07
                iconoclaste07 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
                chargé d'etudes stats
                • Posté à 19h05 le 01/04/2009
                • Internaute 59929
                  chargé d'etudes stats

                noir c’est noir !
                Mon cerveau disponible me dit que dans un album sur 15 à 20 morceaux de musique seul 3 ou 4 m’intéressent la dématérialisation permet de choisir ce n’est pas mauvais pour le cerveau
                c’est tout l’intérêt des playlist.
                De toute façon si techniquement c’est possible les gens continueront à télécharger sinon ils écouteront directement sans télécharger(streaming).

        • tatsu
          tatsu répond à Xa_chan
          • Posté à 16h19 le 31/03/2009
          • Internaute 24869

          C’est vrai que la question de la gratuite n’est pas juste. Tout travaille merite salaire et les musiciens/realisateurs de cinema doivent etre remuneres. Maintenant on peut se poser la question de la hauteur de cette remuneration. On se gargarise souvent de la beaute de notre societe de libre marche et du jeux de la concurence benefique pour le consommateur. Mais il est ou dans la musique/cinema ?
          On aurait pu penser que la dematieralisation des « oeuvres » et donc la facilite de leur duplication/creation baisserai les prix et creerai une competition saine entre les acteurs des ces industries qui s’adapterai au marche. Mais non, ils gardent leurs chansons a a 1 euro (1,69 maintenant sur Itunes) et les VOD a 8 euros...
          Ils s’embetent rarement a fournir la pochette du « cd » scannee et le catalogue de VOD stagne a environ 3500 films...
          Il ne faut pas s’etonner que les gens sentent le coup fourre et cherchent d’autres moyens de se procurer ces « oeuvres ».
          On pourrait repondre que l’industrie musicale/cinema est proprietaire de son contenu et choisit donc les prix mais que dirait-on si les fabriquants de pattes, apres une entente entre eux. fixait le prix du paquet a 1000euros... ils serait dans leur droit...
          Et puis, apres ces lois cohercitive, on ne s’etonne pas de continuer de payer la taxe sur les supports avec laquelle la reproduction « d’oeuvre » rapporte de l’argent aux producteurs.

          De toute facon, les majors sont dead. C’est elles qui auraient du etre les grandes plateformes de telechargement legal, mais elles ont ete tres mal geree et se sont fait damer le pion par Apple, la Fnac et Amazon ! Maintenant elles cherchent d’autres sources de revenu.
          Encore un peu de patience est ces parasites auront disparus...

        • michel_michel
          michel_michel répond à Xa_chan
          salarié graphiste
          • Posté à 17h22 le 31/03/2009
          • Internaute 74662
            salarié graphiste

          le mec a payé son ordi, le mec a payé son windows, le mec a payé sa ligne téléphone, le mec a payé son abonnement internet.Donc les tiroirs caisses de Mister PC Microsft, France telecom et free on fait ding !
          Qui a dit que tout ca était gratuit ?

        • unautrehomme
          unautrehomme répond à Xa_chan
          Citoyen
          • Posté à 21h40 le 31/03/2009
          • Internaute 45053
            Citoyen

          Y a des trucs qui me gênent dans cette réflexion :
          La télé, paie-t-on pour regarder les films les émissions (hors redevance) ?
          Qui n’a pas à minima un magnétoscope chez lui ? enregistrer une émission c’est aussi du travial pour la concevoir, la produire.... Paie-t-on pour enregistrer des émissions ?
          Non car le modèle économique n’est pas uniquement basé sur le mode distribution du support.

          Autre point : Internet ne prone pas le tout gratuit contrairement à ce qui est annoncé. Toujours la même démarche, la publicité est le modèle de référence sur Internet. on ne paie pas le contenu, on consulte le contenu en recevant simultanément de la publicité.

          le choix de mettre une oeuvre gratuitement sur Internet constitue simplement une promotion comme une autre, une accroche. De nos jours, le modèle du divertissement est basé sur de nombreux supports c’est ce que l’on appelle le marchandising :
          Cd, Collectors, DVD, Livres, films, clip, concerts, tshirts, gadgets ... Vous rendez vous compte que maintenant une place de concert, c’est 80€, faut pas déconner non plus... Il est où le gratuit, tu veux un concert, c’est 80€, tu veux un tshirt d’un concert, c’est 50€.. Tu parles du gratuit. faut arrêter de nous ressortir Internet gratuit à toutes les sauces.

          Et parlons du droit d’auteur. Les grands compositeurs tels que Mozart sont dans le domaine public maintenant. Par contre, les états cherchent à allonger les droits d’auteurs sur de plus grandes périodes pour les oeuvres actuelles. Ce n’est pas pour rien, c’est pour continuer à ramasser l’oseille et miser sur des auteurs qui rapportent... Ca fait peur à qui les droits d’auteurs qui sont échus trop rapidement ?

          D’autre part, que ce soit les artistes ou les producteurs ils ne sont pas à plaindre.
          Les grands « artistes » du divertissement ne sont pas pauvres ! ils pourraient participer un peu plus au financement de nouveaux « artistes ».

        • iconoclaste07
          iconoclaste07 répond à Xa_chan
          chargé d'etudes stats
          • Posté à 10h27 le 01/04/2009
          • Internaute 59929
            chargé d'etudes stats

          Pourquoi n’aurait -on pas le droit de remettre en question un modèle qui permet à des gens de gagner des sommes fabuleuses sur des interprétations faîtes il y a quarante ans ?
          Dans les domaines scientifiques il y a des inventions autrement plus importantes pour la société qui rentre dans le domaine public seulement au bout de 20 ans. Cela suffirait amplement au niveau culturel . Et ainsi les maisons de disques seraient obligées de se creuser la tête pour chercher de nouveaux talents. Ce n’est pas la faute d’internet si on ne voit que des vieux à la tv ou que des jeunes chantant des vieilles chansons.
          Le showbizz a toujours défendu des idées de partage à gauche sauf pour leur pomme puisque c’est le milieu le plus inégalitaire.
          Internet est d’abord une révolution technologique qui oblige à repenser les modèles économiques. Aux artistes à définir de nouvelles façons de travailler en consacrant plus de temps aux spectacles vivants notamment. Le monde artistique a vécu la mondialisation avant les autres : on gagne de l’argent en France on le met en suisse et on vit à Los Angeles. Un autre dit si « Sarko est élu je pars aux states ! “ Mon dieu on a eu peur ! il avait oublié de dire qu’il y vivait déjà mais qu’il ne vend pas de CD aux USA et qu’il faut bien qu’il revienne de temps en temps pour faire la promotion de ses cd. Aujourd’hui la mondialisation et les nouvelles technologies les rattrapent. A eux de s’adapter je pense que la création peut s’adapter même si les rentiers y perdent des plumes. Mais la loi Hadopi n’arrêtera pas le progrés.
          Vive les artistes vivants !

      • Emma Indoril
        Emma Indoril répond à Efim
        Nérévarine
        • Posté à 08h53 le 31/03/2009
        • Internaute 29462
          Nérévarine

        Si j’aurions tété éduqué, j’avions pas écris ça de cette maniere.

    • Myrdin
      Myrdin répond à personne
      raleur
      • Posté à 11h19 le 31/03/2009
      • Internaute 27004
        raleur

      Si Hadopi passe en l’état, on aura les prémices d’un internet à la chinoises non ?

  • erqzor
    erqzor
    Détecteur de Greenwashing
    • Posté à 00h15 le 31/03/2009
    • Internaute 69919
      Détecteur de Greenwashing

    Il ne klaxonne pas.
    Il roule avec un deux tons.
    Et en plus il joue de la trompette.

    Aujourd’hui j’ai été consulté pour un audit sur les bonnes pratiques pour passer à travers à Hadopi.

    J’en ris encore.
    Remarquez que je ris beaucoup en ce moment.

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