enquete 29/03/2009 à 23h23

Bonus, stocks : le vrai salaire des patrons aidés par l'Etat

François Krug | Journaliste Rue89

Société Générale, BNP Paribas, Renault, Valeo : Eco89 dresse les fiches de paie complètes de leurs dirigeants.

Principaux enseignements :

  • Le directeur général de la Société Générale dispose de conditions de départ confortables
  • Malgré la crise, BNP Paribas a été généreuse en stock-options
  • Chez Renault, on ne rigole pas : le PDG n’ayant pas atteint ses objectifs, ses stock-options ont été supprimées
  • Mis en cause pour son parachute doré, le PDG de Valeo bénéficiait d’autres avantages, comme un fonds de pension au Royaume-Uni

La rémunération de ces patrons ne se limite pas à un salaire fixe. Elle comprend aussi :

  • Une part variable, le fameux « bonus », dont le montant dépend des résultats de l’entreprise
  • Les jetons de présence, qui rémunèrent la présence aux conseils d’administration du groupe
  • Les avantages en nature, comme la voiture ou le logement de fonction

Cette rémunération est complétée par les stock-options. Ces options permettront, plusieurs années plus tard, d’acheter des actions de l’entreprise à un prix fixé d’avance. Si le cours de l’action a progressé, elles offrent une jolie plus-value. Dans le cas contraire, elles ne valent plus rien. Selon le code du Medef, elles doivent être liées à des critères de performance. Ce qui n’est pas toujours le cas.

Autre élément important : les indemnités pouvant être versées au dirigeant s’il quitte l’entreprise, et qui s’ajoutent à celles prévues par le code du travail. Les « parachutes dorés » sont au centre de la polémique sur la rémunération des patrons, mais tous n’en bénéficient pas.

Cliquez sur le nom d’un dirigeant dans la colonne de gauche pour connaître sa rémunération.



Daniel Bouton
Président de la Société Générale

Contexte. Après l’affaire Kerviel, Daniel Bouton a dû renoncer à une partie de son salaire fixe, à son bonus et à ses jetons de présence, et il n’a pas reçu de stock-options. En contrepartie du plan d’aide au secteur bancaire (10,5 milliards d’euros débloqués à l’automne, 11 milliards en janvier), il ne touchera pas non plus de bonus en 2009. Ni de stock-options : sous la pression politique et médiatique, le conseil d’administration a finalement renoncé à en octroyer aux dirigeants cette année.

Rémunération. En 2008, Daniel Bouton a dû se contenter d’un salaire fixe largement amputé : 350 000 euros. En 2007, il avait reçu un salaire fixe de 1,25 million d’euros, 2 millions d’euros de bonus, près de de 48 700 euros en jetons de présence, soit une rémunération totale de 3,3 millions d’euros.

Stock-options. Autre conséquence de l’affaire Kerviel : Daniel Bouton n’a pas reçu de stock-options en 2008. Mais il a pu « exercer » (racheter puis, le cas échéant, revendre) des options accordées en 2002 et 2003, et valant au total 4,3 millions d’euros.

Indemnités de départ. Aucun « parachute » n’est prévu pour Daniel Bouton en cas de départ de la Société Générale.



Frédéric Oudéa
Directeur général de la Société Générale

Contexte. Après l’affaire Kerviel, les attributions de Daniel Bouton ont été réduites. En mai 2008, le poste de PDG a été scindé en deux. Daniel Bouton est devenu simple président, la direction générale étant confiée à Frédéric Oudéa.

Rémunération. Frédéric Oudéa a touché au total près de 618 700 euros. Son salaire fixe s’est élevé à 612 700 euros (il aurait été de 850 000 s’il avait effectué une année pleine au poste de directeur général). Comme Daniel Bouton, il a été privé de bonus et de jetons de présence. Mais ses avantages en nature ont représenté 5 940 euros.

Stock-options. En mars, deux mois avant d’être nommé directeur général, Frédéric Oudéa a bénéficié de stock-options valorisées alors à 522 000 euros.

Indemnités de départ. S’il quitte la Société Générale, Frédéric Oudéa sera soumis à une clause de non-concurrence d’un an. En contrepartie, il continuera à toucher son salaire fixe. Mais une seconde indemnité est prévue, « si son départ n’est pas consécutif à un échec ou une démission ». Son montant dépendra des résultats financiers du groupe, et représentera au maximum deux ans de rémunération (fixe et variable).

(Source : document de référence de la Société Générale remis à l’AMF)



Michel Pébereau
Président de BNP Paribas

Contexte. BNP Paribas bénéficie elle aussi du plan d’aide de l’Etat, et a donc dû priver ses dirigeants de bonus. Et après la polémique déclenchée par la Société Générale, elle devrait renoncer à leur accorder des stock-options cette année.

Rémunération. Michel Pébereau a reçu 731 400 euros en 2008, contre 1,6 millions l’année précédente. Un écart qui s’explique par la perte de son bonus de 875 000 euros et une réduction de ses avantages en nature. En revanche, il a continué à toucher 29 700 euros en jetons de présence.

Stock-options. L’an dernier, Michel Pébereau a reçu des stock-options valorisées au total à 836 450 euros, davantage qu’en 2007. Et il a pu utiliser celles qui lui avaient été accordées dix ans plus tôt. Leur valeur : 2,25 millions d’euros.

Indemnités de départ. Aucune n’est prévue pour le président de BNP Paribas.



Baudouin Prot
Directeur général de BNP Paribas

Rémunération. La rémunération totale de Baudouin Prot s’est effondrée en 2008 : 1,07 million d’euros, contre 3,3 millions en 2007. Une conséquence de la perte de son « bonus ». Son salaire fixe a néanmoins progressé (845 800 euros). Il a également reçu 119 000 euros en jetons de présence et plus de 5 000 euros d’avantages en nature.

Stock-options. Les stock-options accordées à Baudouin Prot en 2008 étaient valorisées à plus de 2,8 millions d’euros, un montant supérieur à celui octroyé en 2007. Le directeur général de BNP Paribas a lui aussi « exercé » ses stock-options reçues en 1998. Valeur : 1,13 million d’euros.

Indemnités de départ. Pas de « parachute doré ». Le directeur général de BNP Paribas touchera simplement l’indemnité de fin de carrière prévue pour les salariés du groupe, qui ne peut pas dépasser 164 545 euros.

(Source : document de référence de BNP Paribas remis à l’AMF)



Carlos Ghosn
PDG de Renault

Contexte. L’Etat a fait du sauvetage de l’industrie automobile une priorité. Il a notamment accordé un prêt de 6 milliards d’euros à Renault et PSA. Contrepartie : les dirigeants des deux groupes devront renoncer à leurs bonus et sauvegarder les emplois en France. Le premier engagement a été tenu. Le second, un peu moins, les deux constructeurs recourant largement au chômage partiel.

Rémunération. Carlos Ghosn n’ayant pas atteint les objectifs fixés pour 2008, il n’a pas reçu de bonus. Sa rémunération totale est passée de 2,6 à 1,238 millions d’euros. Pas de changement pour son salaire fixe (1,2 million d’euros) ou ses jetons de présence (28 000 euros), mais ses avantages en nature ont diminué (10 000 euros, soit 4 000 de moins qu’en 2007).

Stock-options. Chez Renault, les stock-options sont « expressément » liées « au respect de critères de perfomance individuels et collectifs ». Pas de chance pour Carlos Ghosn, qui n’a pas reçu d’options en 2008. Pire, il a perdu celles accordées en 2007 : « L’objectif de marge opérationnelle n’ayant pas été atteint, toutes les options de ce plan sont perdues. » Mais il a pu toucher 2,5 millions d’euros en utilisant des options acquises en 2002 et 2003.

Indemnités de départ. S’il quitte ses fonctions, le PDG de Renault ne bénéficiera d’aucun « parachute doré ».

(Source : document de référence de Renault remis à l’AMF)



Thierry Morin
PDG de Valeo

Contexte. L’Etat est venu au secours de l’équipementier automobile via le Fonds stratégique d’investissement, qui a pris 8% du capital. Le PDG, Thierry Morin, a été remercié lundi dernier. Mais il est parti avec un « parachute doré » très généreux, alors que l’entreprise a perdu plus de 200 millions d’euros en 2008 et va supprimer 1 600 emplois.

Rémunération. En 2008, Thierry Morin a gagné au total 1,7 million d’euros, 200 000 euros de moins qu’en 2007. Il a perdu son bonus, mais il s’est en partie rattrapé grâce à ses jetons de présence, passés en un an de 65 750 à 94 750 euros.

Stock-options. Thierry Morin n’en a reçu ni revendu aucune en 2008. Mais l’année précédente, il avait bénéficié de l’équivalent de 2,853 millions d’euros en options.

Indemnités de départ. Le PDG de Valeo est parti avec un « parachute » particulièrement doré. Son indemnité de départ représentait l’équivalent de deux ans de rémunération (fixe et variable), soit 3,4 millions d’euros. Pour toucher cette somme, Thierry Morin devait remplir plusieurs critères de performance. Comme l’a révélé Libération, il ne les a pas remplis, mais le conseil d’administration a décidé de lui accorder quand même l’indemnité. En revanche, il a supprimé le fonds de pension dont Thierry Morin disposait comme patron de la filiale anglaise de Valeo. Le groupe y déposait 80 000 euros par an.

(Source : document de référence de Valeo remis à l’AMF)

La Société Générale, BNP Paribas, Renault et l’équipementier automobile Valeo ont en commun d’être cotées en Bourse, d’avoir subi des difficultés depuis le début de la crise économique et de bénéficier d’un apport financier public.

Elles font aussi partie des rares entreprises ayant déjà remis à l’Autorité des marchés financiers (AMF) leurs documents de référence pour 2008, fournissant ainsi les chiffres nécessaires pour établir des comparaisons.

Le gouvernement s’apprête à publier un décret sur le sujet la semaine prochaine. Objectif : interdire les bonus et les stock-options dans les entreprises qu’il soutient. Le Medef, lui, reste discret. Pour l’instant, peu de conseils d’administration appliquent son code éthique.

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  • 129 réactions
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  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 22h34 le 29/03/2009
    • Internaute 18202

    Waouh !

    Carlos Ghosn c’est le patron des patrons. Renault fait-il des bénéfices ? Tant mieux pour lui.

    Lien

  • eXistenZ
    eXistenZ
    Arracheur de dents
    • Posté à 22h50 le 29/03/2009
    • Internaute 67914
      Arracheur de dents

    « Stocks options », « parachutes dorés », « golden hello », « jetons de présence », « bonus », « indemnités », ça me rappelle vaguement une mélodie...

    • Les Chats
      Les Chats répond à eXistenZ
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h50 le 29/03/2009
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Dommage il manque un bout de la scène

      Il est l’or monseignor il est l’or de se réveiller
      En se réveillant il sursaute et dit « Hein ? Il en manqu’une ! ! !
      Cette scène m’a toujours fait rire

      • eXistenZ
        eXistenZ répond à Les Chats
        Arracheur de dents
        • Posté à 08h42 le 30/03/2009
        • Internaute 67914
          Arracheur de dents

        C’est vrai que ça manque, corrigé ;)

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 22h51 le 29/03/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Un détail....

    Dans peu de temps on nous dira que Carlos Goshn est un super homme qui s’occupe de l’emploi dans notre pays !

    Cela nous le savons, n’est pas le cas.

    Louis Schweitzer quittera Renault en mai 2009 et sera remplacé par Carlos Goshn au conseil d’administration !

    Notons que M Louis Schweitzer est toujours président du conseil d’administration de Renault… Et président d’honneur du MEDEF !

    Un les faits, Goshn est plus patron de Nissan que de renault.
    Il en est le Directeur général...

    Depuis que Goshn s’occupe de Renault, les choses vont mal, l’état français est minoritaire, à 15% , autant que Nissan.

    Doit on dire Bravo ?

    • Numerosix
      Numerosix répond à Madiran
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 08h31 le 30/03/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Sous pretexte de réduction de couts , Goshn à tout foutu en l’ air .
      D’ abord chez Nissan , qui avait quelques problèmes de gestion mais fabriquait les voitures les plus fiables du monde avant son arrivée , et des voitures basiques aujourd’ hui ( aujourd’ hui , c’est Toyota qui a raflé les parts de marché )
      Ensuite chez Renault , qui proposait des voitures astucieuses , pratiques et originales , dont les concept ont été repris par tous les autres constructeurs ( aujourd’ hui c’est des voitures tellement banales que les ingénieurs obligés de les concevoir se suicident )

      Un beau massacre .

  • nicogé
    nicogé
    walz
    • Posté à 22h58 le 29/03/2009
    • Internaute 4892
      walz

    moi, c’est preque pareil : 1600€ par mois.

    je fais partie des grands de ce monde ! ! !

    et on voudrait les embêter avec des impôts et des taxes alors que c’est grâce à eux (et aux traders, actionnaires, rentiers etc.) que le « système “ se porte si bien ?

    non vraiment, ce sont des saints hommes.

    nicogé

    Lien

  • fimagaro
    fimagaro
    prof
    • Posté à 23h03 le 29/03/2009
    • Internaute 74517
      prof

    et pendant ce temps, PSA fait chomer ses employés...et ne respecte pas les délais de livraison des voitures neuves....

    y’a pas un souci là quelque part ?

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 23h08 le 29/03/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Oh bé cré fi de putain, c’est pus des salaires, c’est des butins d’ pillards, ces magots-là !

    À la Bastille, les voleurs ! À la guillotine ! On y vient, on y vient ! Parisot au poteau ! Ça va êt’ la fête ! Sortez les plumes et le goudron, cré vingt diou !

    • Les Chats
      Les Chats répond à Le Yéti
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h43 le 29/03/2009
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Tu l’as dit Le Yéti du pillage !

      Quand je pense à tous ces gens qui ont perdu leur travail, parfois même dans un couple les deux se retrouvent au chômage et que tous ces gens ne veulent pas participer fiancièrement, alors OUI c’est A LA BASTILLE !

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Les Chats
        journaleux - blogueur
        • Posté à 23h57 le 29/03/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Et là, il n’y a que les entreprises aidées DIRECTEMENT…

        Eco89 n’a pas compté LaTribune.

        La Tribune est un journal, un quotidien, or un quotidien bénéficie des aides à la presse. Et ses dirigeants, ceux qui touchent entre 7 000 et 12 000 € mensuels, malgré la mauvaise santé du journal qui va mener à « une restructuration » prochaine, viennent de percevoir l’équivalent de deux mois de salaire.

        C’est certain, comparé aux autres : c’est peanuts. Mais pour publier des sujets en ce sens, c’est à la limite de la décence.

         
        • François Krug
          François Krug répond à FabiendeMénilmontant
          Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
          • Posté à 00h23 le 30/03/2009
            rédacteur
          • Journaliste 52034
            Journaliste

          Nous avons aussi publié un article sur le cas de La Tribune :

          Lien

          • FabiendeMénilmontant
            FabiendeMénilmontant répond à François Krug
            journaleux - blogueur
            • Posté à 00h43 le 30/03/2009
            • Internaute 14145
              journaleux - blogueur

            OK François.
            Weil a confirmé les licenciements prochains, voici quelques jours, alors qu’il était invité sur Direct8 chez Morandini.

        2 autres commentaires
    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Le Yéti
      43
      • Posté à 01h06 le 30/03/2009
      • Internaute 4591
        43

      La Bastille était démolie quand la guillotine fonctionnait et à l’époque le peuple envoyait les pillards à la Lanterne qui existe encore, c’est d’ailleurs un des palais de la République.

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Servais-Jean
        yetiblog.org
        • Posté à 08h23 le 30/03/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Hého, Jean, c’était du deuxième ou même du troisième degré, ma tirade ! ! !

        N’empêche que la bande de voyous va finir par se prendre la racléee qu’elle se mérite.

        Une chose est sûre en tout cas : ces prédateurs ont atteint un point de non-retour. Je ne crois plus désormais que quelque chose puisse changer en ce bas monde AVEC eux,

        Seule solution : LES VIRER ! (Et là, c’est vraiment du tout premier degré.)

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à Le Yéti
          Enfin libre : -)
          • Posté à 08h27 le 30/03/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          Quoique le goudron et les plumes... Pas si bête comme idée. : -))

          • Numerosix
            Numerosix répond à Pseudo
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 10h37 le 30/03/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Oui , ca le goudron et les plumes , ce serait pas mal .
            Et qu’ ils aillent se cacher et qu’ on ne les revoit et ne les entende PLUS JAMAIS , les patrons tricheurs !

            • A déménagé le 8-10-2011
              • Posté à 11h35 le 30/03/2009
              • Internaute 13512
                nc

              Oui aussi, mais s’ils partent, on confisque TOUS les biens qu’ils ont encore dans le pays !

              • Numerosix
                Numerosix répond à A déménagé le 8-10-2011
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 11h52 le 30/03/2009
                • Internaute 14499
                  Prisonnier dans le village (...)

                Meme pas ! Qu’ ils disparaissent ! Qu’ ils aillent se cacher en Argentine ou au Guetemala . C’est tout ce qu’ on leurs demande .

                Note , ce serait pas tres sympa pour les argentins et les guatémaltèques ..Ils seraient encore capable de foutre la merde dans ces pauv’ pays ..

                • A déménagé le 8-10-2011
                  • Posté à 12h06 le 30/03/2009
                  • Internaute 13512
                    nc

                  C’est pour ça que je suis pour la confiscation et le bannissement à vie !

                  • Numerosix
                    Numerosix répond à A déménagé le 8-10-2011
                    Prisonnier dans le village (...)
                    • Posté à 12h16 le 30/03/2009
                    • Internaute 14499
                      Prisonnier dans le village (...)

                    Oui , mais quel pays va les recevoir ? Personne n’en veut !

                    • A déménagé le 8-10-2011
                      • Posté à 12h22 le 30/03/2009
                      • Internaute 13512
                        nc

                      C’est ça qui est cruel justement, ils vont errer tout le reste de leur vie, HA HA HA

                      • Numerosix
                        Numerosix répond à A déménagé le 8-10-2011
                        Prisonnier dans le village (...)
                        • Posté à 12h34 le 30/03/2009
                        • Internaute 14499
                          Prisonnier dans le village (...)

                        Errer pour toujours à pied dans le beau monde mondialisé qu’ ils nous ont fait . Oui ce serait pas mal ....

                        • Utilisateur désinscrit à sa demande
                          • Posté à 13h33 le 30/03/2009
                          • Internaute 70482
                            nc

                          Quarante ans à la chaîne dans l’industrie automobile, en partant de tout en bas de l’échelle, et avec un suivi judiciaire strict, après confiscation de tous leurs biens.

                          Il n’y a aucune raison pour qu’ils ne profitent pas du système qu’ils ont créé, ces salauds.

                          • Numerosix
                            Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                            Prisonnier dans le village (...)
                            • Posté à 15h01 le 30/03/2009
                            • Internaute 14499
                              Prisonnier dans le village (...)

                            C’est vrai . C’est qu’ils en ont créés des boulots de merde mal payés et fléxibilisés , de par le monde , quand meme . Super création de valeur ..

                            • Utilisateur désinscrit à sa demande
                              • Posté à 15h13 le 30/03/2009
                              • Internaute 70482
                                nc

                              Si tu ne les connais pas déjà, il faut à tout prix que tu voies les petits docus des ’groupes Medvedkine’ tournés en 66/67, tournés par les ouvriers de Peugeot eux-mêmes.

                              Si tu as du mal à les trouver, fais-moi signe : je les mettrais en partage public sur mon serveur : ils sont libres de droits.

                              Chez Peugeot, on ne disait pas « travailler à la chaîne », mais « entrer DANS la chaîne ».

                          • Pseudo
                            Pseudo répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                            Enfin libre : -)
                            • Posté à 18h06 le 30/03/2009
                            • Internaute 25947
                              Enfin libre : -)

                            Tu as raison. Tous au charbon ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

                    • Pseudo
                      Pseudo répond à Numerosix
                      Enfin libre : -)
                      • Posté à 18h04 le 30/03/2009
                      • Internaute 25947
                        Enfin libre : -)

                      L’Atlantide ?

                      • Numerosix
                        Numerosix répond à Pseudo
                        Prisonnier dans le village (...)
                        • Posté à 19h18 le 30/03/2009
                        • Internaute 14499
                          Prisonnier dans le village (...)

                        La lune !
                        Ils iront y privatiser le cirque Hipparque , qui manque de clowns , justement , il parait ..

                        • Pseudo
                          Pseudo répond à Numerosix
                          Enfin libre : -)
                          • Posté à 20h25 le 30/03/2009
                          • Internaute 25947
                            Enfin libre : -)

                          Rigole pas, ils se battent déjà...

                          Lien

        • Servais-Jean
          Servais-Jean répond à Le Yéti
          43
          • Posté à 14h57 le 30/03/2009
          • Internaute 4591
            43

          Salut le Yéti
          Ma remarque est aussi à tirroir quand on sait que sarkozy y a séjourné, il devait y faire une petite reconnaissance des lieux en pensant qu’un jour peut-être ...

        16 autres commentaires
    • Filoulou
      Filoulou répond à Le Yéti
      retraité
      • Posté à 09h20 le 30/03/2009
      • Internaute 61458
        retraité

      Courage ! Afin de fêter dignement le 220 ème anniversaire de la Révolution de 1789, la nuit du 4 août 2009 approche.
      Mais qu’est-ce que l’on nous réserve pour la suite et qui tirera les marrons du feu ? Une nouvelle bourgeoisie ?

      • BobCat
        BobCat répond à Filoulou
        observateur
        • Posté à 23h48 le 30/03/2009
        • Internaute 71310
          observateur

        « ...qu’est-ce que l’on nous réserve pour la suite et qui tirera les marrons du feu ? »...

        La question pourrait plutôt être :

        Quest-ce qu’on fait de spécifique, pour marquer dignement cet illustre anniversaire ?

        Je propose : « La tête de Sarkominet au bout d’un pique ! »

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 23h20 le 29/03/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Le caste d’une nouvelle noblesse, qui se protège entre elle, et qui pique allègrement dans une caisse en décidant entre eux, de la rémunération de celui qui décidera de la leur..

    Et leur force, c’est que n’étant pas très nombreux, ils ne coûtent de fait, pas cher à ceux auquels ils piquent leur salaire démesuré.. (les actionnaires)

    • padiran
      padiran répond à Pierrrrre
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 23h32 le 29/03/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      Mon Pierrot,
      « Et leur force, c’est que n’étant pas très nombreux, ils ne coûtent de fait, pas cher à ceux auquels ils piquent leur salaire démesuré.. (les actionnaires) »
      Je reconnais le Libéral qui pense que le manager vole l’actionnaire.
      Dit toi bien que l’actionnaire est un joueur qui a misé sur la mauvais bourrin, le salarié lui est le cocu de l’histoire car il ne parie sur rien sinon sur le fait qu’il avait une vie de famille avant que l’actionnaire se barre avec 45% du patrimoine l’entreprise dans laquelle il croyait

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à padiran
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 10h01 le 31/03/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....Dis toi bien que l’actionnaire est un joueur qui a misé sur la mauvais bourrin,.... »
        ► Je ne vous suis pas dans votre dialectique de bistro syndical.
        L’actionnaire est celui qui apporte les ressources financières indispensables à la bonne marche de l’entreprise.
        Un actionnaire qui possède de nombreux titres ne peut pas, ainsi que vous le prétendez, jouer impunément à l’achat et à la vente :
        tout achat massif de sa part entraînant une hausse qui lui serait préjudiiciable
        et toute vente massive une baisse du prix de vente.

        « .... le salarié lui est le cocu de l’histoire car il ne parie sur rien.... »
        ► S’il ne parie sur rien, je ne vois pas en quoi il peut être trompé :
        il bosse, il touche un salaire...pas une rente à vie, ni un engagement de l’entreprise sur son avenir.
        Le travail effectué par les salariés n’est qu’un travail passé qui lui a été payé.

        « ...l’actionnaire se barre avec 45% du patrimoine l’entreprise dans laquelle il croyait... »
        ► Tous les poncifs les plus cons réunis en une seule phrase.
        Comment un « actionnaire » (méchant au demeurant) peut-il se barrer avec 45% du patrimoine d’entreprise ?
        Et à quoi croyait l’employé ? d’avoir un contrat à vie ? de continuer à être embauché même si l’entreprise perd de l’argent à cause de cette embauche ?

        Il faut admettre une évidence qu’il est bon parfois de rappeler :
        Si une entreprise embauche, c’est que cette embauche lui apporte une plus-value, un profit

        Si un travailleur se fait embaucher, c’est que ce travail lui apporte rémunération et perspective d’avenir

        Mais chaque mois passé, travaillé et payé,
        le travailleur ne doit plus rien à l’entreprise,
        et l’entreprise plus rien au travailleur...

        Et si le salarié trouve ne pas être assez payé, il lui appartient de donner congé pour un travail plus rémunérateur

        Et si le salarié coûte à l’entreprise plus que ce qu’il lui rapporte, cela amène logiquement à un licenciement
        ..à la limite, avec une reconnaissance par médaille du travail offerte dans un cérémonial sur velours rouge et discours du député, si ça peut vous faire plaisir.

         
        • CornedAuroch
          CornedAuroch répond à Pierrrrre
          comprends pas la question...
          • Posté à 13h52 le 31/03/2009
          • Internaute 71612
            comprends pas la question...

          Pierrrre,

          pour être gentil, je dirai que vous décrivez là une vision quasi-idéale du monde de l’entreprise. Une bonne entente, un contrat clair, la possibilité pour l’employé comme pour le patron de faire valoir leurs rapports de force...
          En pratique vous devriez savoir que ce n’est pas le cas.
          Un formidable exemple, moi. Je rapporte 585 euros à ma boite, tous les jours. TOUS LES JOURS, car c’est le prix que paie mon client chaque jour depuis plus de deux ans.
          Ma boîte fait des bénéfices record année après année. A 216 jours travaillés par an, je rapporte plus de 4 fois ce que je gagne. Mais trouve toujours le moyen de ne pas m’augmenter.
          Vous me direz d’aller chercher du travail ailleurs. Mais savez-vous comment cela se passe dans les villes plus petites que Paris ? Les sociétés s’entendent pour que les salaires restent strictement les mêmes entre-elles. En dehors de rares moments où un poste particulier se libère ou se crée, on n’a en pratique aucun intérêt à changer de société, puisque ce sera la même chose ailleurs.

          J’appelle ça de l’arrangement illégal, mais c’est la pratique à peu près partout.
          Vous me direz de venir travailler à Paris peut-être ? ... Déjà fait
          De partir à l’étranger ? J’ai une famille
          De fonder ma société ? Les clients ne travaillent qu’avec des sociétés connues, pas avec des free-lance.

          La vérité est que le salarié, même ultra-rentable, est pieds et poings liés.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à CornedAuroch
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 20h40 le 31/03/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ...La vérité est que le salarié, même ultra-rentable, est pieds et poings liés..... »

            ► Il est pieds et poings liés pour une seule raison : la diffculté de trouver du travail ailleur, et la difficulté, mla complexité liée à la création d’une entreprise en France.
            Comme embaucher une employée demande pour une entreprise :
            - de payer 84% de taxes par rapport au net employé
            donc un salaire de 2000 euros,
            coûte en fait 3700 euros à l’employeur.
            De plus, tout licenciement entraîne de telles indemnités, voire impossibilité de licencier,
            que les entreprises préfèrent rester enb sous effectif,
            profitant du chômage ainsi généré pour faire pression sur leurs employés.

            Ainsi, ces soit-disant protections des employés sont des mesures qui se retournent contre le travailn,, génère chômage, précarité, et pression surceux qui ont « la chance » d’avoir un travail.

            Je dis que si une entreprise licencie, elle n’a de compte à rendre à personne,
            et que ses employés licenciés n’ont de compte à demander qu’à la collectivité,
            qui devraient supporter indemnité de chômage, et surtout, articuler une politique générant des embauches facilitées, et donc du travail pour tous.

            • CornedAuroch
              CornedAuroch répond à Pierrrrre
              comprends pas la question...
              • Posté à 09h07 le 01/04/2009
              • Internaute 71612
                comprends pas la question...

              Deux réponses à ta réponse :

              1. Tu es donc adepte du libéralisme total tel que prôné depuis des années un peu partout dans le monde. Je ne connaîs pas le monde du travail dans les pays où ça fonctionne ainsi, mais j’ai du mal à croire que l’employé y gagne vraiment en terme de pressions de sa direction etc, puisque la boîte sait que si l’employé ne fait pas tout ce qu’elle dit, elle pourra le licencier aussi sec...

              2. Mais tu ne prends pas en compte un des aspects les plus épouvantables de ce néo- » » » »« libéralisme » » » » » tel qu’il existe. C’est que, sous couvert de libre-échange et de libre-entreprise, ce que mettent en place les boîtes depuis des années ce sont des situations de monopole. A grands coups de rachats entre-elles, interdire à la concurrence de se mettre en place en la rachetant à prix d’or dès qu’elle se présente, ou en consacrant l’essentiel de leur argent (qu’elles l’aient ou non) à fusionner entre elles.
              Une des conséquences de ça, en France en tout cas, est que les sociétés ne traitent plus qu’entre-elles. Une grosse boîte n’acceptera jamais de travailler avec une société qui vient de se créer, même si les gens qui y travaillent lui sont connus.
              Par exemple moi je suis sous-traitant chez France Telecom depuis des années et tout se passe au mieux. Eh bien jamais je ne pourrais me mettre indépendant et travailler pour France Telecom, car je ne ferais pas partie de la « short-list » des sociétés prestataires acceptées.
              Le pseudo-libéralisme a en fait sclérosé tout le marché. Je pense que tu as une vision quelque peu idéale du monde de l’entreprise...

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à CornedAuroch
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 11h22 le 02/04/2009
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                « .... j’ai du mal à croire que l’employé y gagne vraiment en terme de pressions de sa direction .... »
                ► Il y gagne, parce qu’il a toujours possibilité de trouver meilleur travail, et meilleur respect dans la boite d’en face.
                C’est le chômage qui piège les employés,
                pas la liberté leur permettant de travailler dans un accord gagnant-gagnant entre employé et employeur

                –––––––––––

                « ...la boîte sait que si l’employé ne fait pas tout ce qu’elle dit, elle pourra le licencier aussi sec... »
                ► Oui, elle doit pouvoir licencier par son seul désir,
                comme un employé peut démissionner par sa seule décision.
                La boite se débarrasse ainsi d’employés inadaptés..
                Ces employés sont amenés à une remise en cause,
                et doivent être aidés dans cette remise en cause par l’Etat, et non pas par l’entreprise qui licencie.

                –––––––––

                « ...sous couvert de libre-échange et de libre entreprise, ce que mettent en place les boîtes depuis des années ce sont des situations de monopole..... »

                ► exact, c’est le grand danger...
                d’où la loi anti trust,
                d’où le souci de l’Europe d’obliger au maintien d’une saine concurrence,
                d’où les condamnations pour entente sur les prix.

                Mais il est malsain qu’une seule grande entreprise soit plus performante que deux petites qui se concurrencent.
                Il faut que le libéralisme favorise les petites et moyennes entreprises plutôt que les grosses qui écransent la concurrence.
                Ce n’est question que de paramétrage fiscal

                ––––––––––––

                « ....Le pseudo libéralisme a en fait sclérosé tout le marché. .... »

                ► Exact que certains marchés sont sclérosés par des déviances à ce libéralisme... qui de « pseudo » doit s’améliorer en devenant « réel ».

                La nécessité de faire partie de la « short-list » des sociétés prestataires acceptées
                pour qu’une entreprise puisse fonctionner, serait bien pire dans une société non libérale.
                ( Remarquez, la solution se trouverait facilement par un patron s’inscrivant au Parti et cotisant pour leurs bonnes oeuvres.)

                ––––––––––-

                « ....Je pense que tu as une vision quelque peu idéale du monde de l’entreprise... »
                ► Ici, on n’écrit pas une thèse, on affirme des idées.
                Et les miennes d’idées sont que le fondement de nos sociétés se doit d’être libéral,
                et que ce libéralisme comporte en lui toutes les solutions qui permettraient de corriger les débordements de toute organisation.

                • CornedAuroch
                  CornedAuroch répond à Pierrrrre
                  comprends pas la question...
                  • Posté à 16h32 le 02/04/2009
                  • Internaute 71612
                    comprends pas la question...

                  OK, alors je suis un patron. J’embauche un débutant. Il ne connaît rien au domaine dans lequel je « fais mon beurre », je vais donc devoir le former.
                  Mais une fois que je l’ai formé, il sera beaucoup plus rentable. Il pourra donc aussi sec donner sa démission, et se faire embaucher chez mon concurrent, pour un meilleur salaire.
                  Tu crois vraiment que les entreprises vont accepter ça ? !

                  Il n’y a pas que des patrons-voyoux, les employés aussi peuvent profiter du système. Et non ce n’est pas un cas théorique, les indiens informaticiens sont tous les jours dans cette situation, dès qu’on les forme, hop, ils passent en face. Ils ont tout compris, tu me diras ? ...
                  Elle va être belle cette société !

                  • Pierrrrre
                    Pierrrrre répond à CornedAuroch
                    → → → → → → → le marché autant (...)
                    • Posté à 18h30 le 02/04/2009
                    • Internaute 23078
                      → → → → → → → le marché autant (...)

                    « ....OK, alors je suis un patron. J’embauche un débutant. Il ne connaît rien au domaine dans lequel je “ fais mon beurre ”, je vais donc devoir le former.
                    Mais une fois que je l’ai formé, il sera beaucoup plus rentable. Il pourra donc aussi sec donner sa démission, et se faire embaucher chez mon concurrent, pour un meilleur salaire.
                    Tu crois vraiment que les entreprises vont accepter ça ? ! .... »

                    ► Mais elles l’acceptent bien actuellement, elles n’ont pas le choix...
                    Elles n’ont que le choix d’augmenter la rémunération de ceux qu’elles forment, à hauteur de leur nouvelle comptence.
                    Mais vous posez effectivement un réel problème qui souligne le risque courru par les entreprises formant ses employés.

                    • CornedAuroch
                      CornedAuroch répond à Pierrrrre
                      comprends pas la question...
                      • Posté à 09h10 le 03/04/2009
                      • Internaute 71612
                        comprends pas la question...

                      Désolé si mon tutoiement a pu vous choquer, excusez-moi, je ne maîtrise guère le protocole de ce site.

                      Tout ça pour dire donc que vous reconnaissez le problème pour l’entreprise. Donc l’impossibilité de mettre ça en place.
                      Cette histoire de CDI n’est pas qu’à l’avantage de l’employé, vous voyez, quand on y réfléchit un peu. Il fait partie de ce fameux engagement gagnant-gagnant (que j’exècre ce mot, il nous a été sorti tellement de fois par mon patron pour en réalité nous « entuber » systématiquement) qui doit permettre au système de fonctionner.

                      Maintenant je vais vous dire comment ca se passe dans les entreprises, réellement. Elle sont tellement peur de tout, elles ne supportent pas de donner de l’argent a leurs employés, meme les plus meritants, sauf s’ils sont tout en haut de l’échelle. Un exemple, toujours dans ma boîte. Un jeune avait fait son stage de fin d’études chez nous. Il était brillant. Très très très brillant, tout le monde le reconnaissait, ses chefs et ceux qui travaillaient avec lui. Brillant, et gentil, sympathique, enfin vraiment un élément comme on n’en trouve pas souvent. Il était payé 31000 euros après deux ans de travail. Il a demandé à être augmenté à 34000 euros.
                      Ca lui a été refusé, non mais ça va pas, augmenter quelqu’un de presque 10% ? !
                      Moralité :
                      1. Il est parti pour en gagner 36000 ailleurs. Bravo pour notre boîte qui avait perdu son meilleur jeune
                      2. Bravo pour nos collègues qui en ont tous pris un gros coup sur la tête en voyant que l’excellence n’était absolument pas récompensée (avec au passage la remarque unanime suivante : nos grands chefs n’auraient jamais accepté, jeunes, qu’on les traite ainsi ; ne fais jamais aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent)
                      3. Notre boîte a été obligée le remplacer. Ils ont réalisé que pour trouver quelqu’un qui maîtrisait autant de choses il fallait taper dans du 10 ans d’expérience (ben oui, le gars était vraiment brillant). Donc ils l’ont payé 42000 euros. Génial, quel gain, remplacer quelqu’un par un autre beaucoup plus cher ! ! ! Et au final, le remplaçant n’était pas bon, il a fallu le recaser sur complètement autre chose... Remarque supplémentaire : Bravo les boîtes, qui sont prêtes à payer cher des gens qu’elles ne connaissent pas, mais refusent d’augmenter ceux dont elles savent qu’ils sont bons.

                      ET C’EST COMME CA PARTOUT ! ! !
                      La culture d’entreprise actuelle a tout faux ! NON on ne peut pas toujours faire plus avec moins d’employés, payés toujours moins cher.

                      • Pierrrrre
                        Pierrrrre répond à CornedAuroch
                        → → → → → → → le marché autant (...)
                        • Posté à 12h01 le 03/04/2009
                        • Internaute 23078
                          → → → → → → → le marché autant (...)

                        ► Pour le tuvoiement ou le voutoiement, chacun fait comme il le sent.
                        Personnellement, j’emploie le vous par simple habitude, et aussi parce que je réponds aux messages, plus qu’aux personnes.

                        ––––-

                        « ...La culture d’entreprise actuelle a tout faux ! ... »

                        ► En France, c’est lamentable...des relents de lutte des classes...
                        couillonneurs contre couillonnés
                        (et pas toujours du même coté.. de la barrière employés/employeurs)

                        L’exemple que vous avez avancé est tout à fait significatif de la déficience de nos entreprises en « Management des Ressources Humaines »..

                        En France, ça se fait selon des grilles de lectures..
                        niveau de diplôme multiplié par l’ancienneté et divisé par le quota d’ajustement et vous avez votre salaire. C’est comme ça, c’est obligé.

                        Et si vous essayez d’instaurer des éléments d’appréciation personnalisés, vous vous heurtez à la vindicte syndicale..
                         » promotion à la tête de la personne.. »
                         »..promotion canapé.. »
                         »...cireur de pompe du patronat... »

                        En fait, on a les règles de gestion qu’on mérite.. un peu comme en politique d’ailleur...

            • Anonyme répond à Pierrrrre

              « Je dis que si une entreprise licencie, elle n’a de compte à rendre à personne,
              et que ses employés licenciés n’ont de compte à demander qu’à la collectivité,
              qui devraient supporter indemnité de chômage, et surtout, articuler une politique générant des embauches facilitées, et donc du travail pour tous. »

              Collectiviste.
              Socialo-communiste !

        9 autres commentaires
    • gauvain
      gauvain répond à Pierrrrre
      chevalier errant
      • Posté à 00h00 le 30/03/2009
      • Internaute 74428
        chevalier errant

      Sortant son épée le preux chevalier fend le crane du vulgaire injurieux.
      Même pas une goutte de sang, oui c’est bien un troll.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h23 le 29/03/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Une fois de plus, le PDG est villipendé, est ce scandaleux ?
    Quand l’entreprise fait des bénéfices, personne ne se pose la question de savoir combien gagne le « patron »

    Quand le Titanic rencontre l’iceberg et que les passagers (salariés) s’aperçoivent que le commandant (manager) s’en va avec les canots de sauvetage , il y a comme un réveil brutal.

    Le PGG, c’est le samouraï moderne, le flibustier, le pirate, le corsaire sans foi ni lois, sinon celles signées dans le secret des cabinets des « chasseurs de têtes ».

    A grands renforts de symposiums, séminaires et autres colloques, ils fondent sans cesse la « métallurgie » de l’Entreprise, formatent la motivation de l’encadrement et des exécutants, structurent les synergies, concourent aux « progrès continus », ils sont les garants de la qualité, productivité et surtout rentabilité de l’Action

    Quand le navire coule, le manager, l’actionnaire et le salariè sont dans le même bateau
    Question : qui a droit aux canots de sauvetage ?

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à padiran
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 08h53 le 30/03/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      La réponse me parait simple, normalement le capitaine coule avec le bateau mais ici il est le premier à quitter le navire, et le yeti l’attend sur la berge avec des plummes et du goudron.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 23h25 le 29/03/2009
    • Internaute 21378
      Précaire

    Et ils ne sont pas prêt à un petit rééquilibrage :

    Le Medef ne signera pas l’accord en Guadeloupe, dit Parisot

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 23h38 le 29/03/2009
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    BRAVO RUE89 ! ! ! ! ! ! ! ! ! Et merci !

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