Pourquoi ça marche 28/03/2009 à 21h42

Le « Moleskine d'Hemingway » ou la magie du marketing

Pascal Riché | Redchef Rue89

Le fabricant Modo et Modo a créé de toutes pièces le mythe du petit carnet noir prisé des grands artistes. Décryptage.


Des carnets Moleskine et un stylo Mont-Blanc (MeCookie/Flickr)


Il y a quelques jours, je me suis offert moi aussi un carnet Moleskine. Mon premier.

Je l’ai fait pour comprendre : je devais participer quelques jours plus tard à une émission de France Culture, « Masse Critique “, à laquelle était invitée Maria Sebregondi, responsable de la marque Moleskine chez Modo et Modo. Cette société italienne, rachetée par la Société générale, a réussi à inonder le marché de ces carnets prétendument ‘mythiques’ : 4,5 millions par an, dont 60% vendus en librairie ; 200 000 par an en France.

Quand la papetière m’a annoncé d’un air indifférent le prix, j’ai blêmi, mais j’ai fait mine de rien. Après tout, ce carnet que j’avais dans la main, un bandeau vert me précisait que c’était celui d’Hemingway. Et 16 euros pour le véritable carnet d’Hemingway, n’est-ce pas un vrai cadeau ?

Je n’ai pas osé y inscrire ma liste de courses : trop trivial

Je l’ai donc emporté. Je comptais y inscrire mes listes de courses (trois poireaux, une livre de brocolis...) mais je n’ai pas osé. Trop trivial, qu’aurait pensé Hemingway ? Le carnet est donc toujours blanc, un blanc sans chlore.

Dans le studio de l’émission, au 6e étage de la Maison de la radio, j’ai félicité notre invitée Maria Sebregondi : sa présence sur ce plateau de France Culture, plutôt que sur celui de France Business, n’était-ce pas le signe éclatant que Moleskine avait réussi son coup marketing ? Il a réussi à se faire passer pour un pur produit culturel.

Le casse du siècle : à côté, l’attaque du Glasgow-Londres, c’était de la roupie de sansonnet. Pensez : cet éditeur italien a réussi à vendre dans le monde entier un carnet -un simple carnet ! - avec certes un bout d’élastique, pour le prix de deux livres d’Hemingway.

Certes, le truc est très beau, et il épouse parfaitement l’air du temps : le temps du nomadisme triomphant, le temps des blogs (une autre forme de carnets), le temps des communautés (la marque a créé celle des moleskineurs), le temps des bobos décroissants (et de ce point de vue, le carnet est assez bien assorti, je trouve, avec la soupe bio au rutabagas).

Mais son succès tient avant tout au talent des équipes de marketing de Moleskine. Et quelle équipe ! Modo et Modo a recruté dans celle-ci non seulement Hemingway, mais aussi Picasso, Matisse, et bien d’autres.

Sont également supposés avoir testé vos carnets Stéphane Mallarmé, Guillaume Apollinaire, Jean-Paul Sartre, Yves Bertrand (non, celui là, c’est pour rire), ou encore Vincent Van Gogh ! Et grâce à eux, les acheteurs du carnet, pour 16 euros, entrent dans un sacré club.

Les ‘carnets Moleskine’, une invention récente


Des carnets Moleskine (DR)

Pourtant, c’est là le plus fort de l’histoire, ni Hemingway, ni Picasso, ni Van Gogh, ni Céline, ni Mallarmé n’ont jamais utilisé de carnet de la marque Moleskine...

Pour une raison simple : la marque n’existait pas à leur époque.

C’est Modo et Modo qui, en 1998, il n’y a pas si longtemps, l’a pour la première fois créée et déposée. Maria Sebregondi, une dame charmante parlant un français impeccable, raconte :

‘Ça a commencé simplement, un groupe d’amis, en vacances, on parlait de voyages... Modo et Modo, était en train de publier une ligne de livres consacrés aux voyages et à la culture. J’ai alors proposé de reproduire le carnet cher à Bruce Chatwin’.

L’écrivain anglais Chatwin est le premier à avoir parlé de ‘carnet Moleskines’ dans son roman ‘Le Chant des pistes’, publié en 1987. Moleskine vient de ‘Mole skin’ (‘peau de
taupe’) et désigne un coton vernis qu’on utilisait autrefois (pour couvrir des banquettes, par exemple).

Chatwin explique qu’il se procurait ces carnets chez un fabricant de Tours (dont personne n’a jusque là retrouvé la trace) avant que ce dernier ne disparaisse, le laissant désespéré. A partir de ces quelques lignes, Modo et Modo a bâti un mythe...

Céline, Hemingway et les autres enrôlés de force par la marque


Dessin de Coco

Tous les géants cités plus haut utilisaient des carnets, mais ceux ci étaient très divers, produits par différents fabricants, avec des couvertures en cuir ou en tissus huilé. Avec une certaine hardiesse, Modo et Modo a simplement décrété que tous ces carnets étaient des ‘Moleskine’. Et que ses carnets en sont donc les ‘héritiers’.

Prenez Hemingway. Sur quoi Modo et Modo se fonde-t-il pour affirmer qu’il utilisait un ‘moleskine’ ? Sur un passage de ‘Paris est-une fête’, où il évoque un carnet de note sur lequel il rédige une nouvelle. Un peu ténu, non ? Le mot de ‘moleskine’ n’appararaît pas dans ce passage, et Hemingway parle même d’une couverture ‘bleue’.

Idem pour Céline : Modo et Modo évoque le passage d’un roman de Luis Sepulveda, dans lequel ce dernier affirme que le Français utilisait des carnets Moleskine... Mais qui le lui a dit ? Chatwin ? Mystère.

Modo et Modo est un nom trompeur : on dirait un spectacle de clown, c’est en réalité un numéro de prestidigitateur. Il y a un peu plus de dix ans, L’éditeur a fait sortir une belle légende de son chapeau de peau de taupe. Il a construit un mythe culturel en laboratoire : une prouesse qui mériterait d’ être enseignée dans toutes les bonnes écoles de commerce.

En partenariat avec l’émission Masse Critique.



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  • Ph.Madelin
    Ph.Madelin
    écrivain
    • Posté à 21h47 le 28/03/2009
    • Internaute 61629
      écrivain

    Salut. J’utilise (souvent) des carnets moleskine par pur snobisme, parce qu’on le trouve à l’Ecume des Pages, à côté du Flore. L’histoire que raconte Pascal Riché est amusante et incontestablement vraie. Mais comment arrêter le snobisme, qui, pour une fois, envahit le monde BoBo ?

    • Thomas_
      Thomas_ répond à Ph.Madelin
      Jeanclaudebrialiste
      • Posté à 13h29 le 29/03/2009
      • Internaute 44689
        Jeanclaudebrialiste

      En dehors du snobisme, les Moleskine sont avant tout des carnets de bonne qualité, qui ont peu de concurrence dans ce domaine. L’écrasante majorité des carnets sur le marché ont une qualité de papier médiocre, qui se détériore rapidement au bout de quelques années, voire quelques mois. Pour certains usages on cherche du plus durable. Moleskine répond à cette demande, avec un papier sans chlore de qualité. Point. C’est de plus un bel objet, sobre, et solide. Ce n’est pas si courant.

      • oldham
        oldham répond à Thomas_
        Libre papetier
        • Posté à 12h33 le 30/03/2009
        • Internaute 74549
          Libre papetier

        Snobisme aveuglant... quels ravages... Qualifier de papier de qualité le papier des Moleskine, c’est un comble, un signe d’ignorance et/ou d’aveuglement. C’est un papier qui n’est même pas correctement « collé » pour l’écriture comme on dit dans le métier... Ecrivez à la plume ou au feutre, et cela bave et se voit au dos de la feuille. Tout est bon pour faire des économies et de la marge aux dépens de l’utilisateur, y compris rogner sur la qualité du papier, ce qui n’est pas accessoire dans un carnet de notes...
        Pour une vrai qualité de papier pour la prise de notes, allez plutôt voir du côté de fabricants comme Oxford ou Clairefontaine, ça sonne peut-être moins « artiste », mais là au moins vous pouvez écrire des deux côtés de la feuille, sans que cela bave ou voir en transparence ce qui est écrit au dos.
        Belle escroquerie...

  • eXistenZ
    eXistenZ
    Arracheur de dents
    • Posté à 22h19 le 28/03/2009
    • Internaute 67914
      Arracheur de dents

    La petite histoire marketing de Moleskine était très instructive, je me suis toujours demandé d’où sortaient ces calepins hors de prix quand je les croisais dans les librairies.

    J’ai eu l’occasion de griffonner sur un Moleskine avec un Meisterstück 149 à piston. Trop proche du patinage artistique, j’avais l’impression de porter un tutu. Je préfère nettement le cahier à petits carreaux premier prix dont le grain grossier ralenti parfaitement la progression grasse du crayon bic jetable à mine 0.7mm. Et en plus on peut corriger ses erreurs avec la petite gomme de l’autre côté.

  • aymthe
    • Posté à 22h26 le 28/03/2009
    • Internaute 32291

    J’en ai acheté un récemment à 15euros, c’est pas donné mais pas excessif non plus et il n’y a pas trop de concurrence je trouve.

    • Autre raleur
      Autre raleur répond à aymthe
      • Posté à 22h50 le 28/03/2009
      • Internaute 39310

      Tiens faudrait que je demande l’achat de moleskines dans mon prochain projet ANR.

      (Désolé pour la private joke, mais l’ANR me sort par les trous de nez.)

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à aymthe
      menuisier
      • Posté à 23h53 le 28/03/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      15 euros le cahier, c’est raisonable, certe.

      Pourquoi se faire chier à éditer de l’intelligence quand on peut vendre plus cher du rien marketé ?

      Edit : Pour moitié prix (et déja très cher pour ce que c’est), Canson fait un carnet très résistant au même format -10X15.

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 23h59 le 28/03/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Parce que c’est un objet agréable. Et ça n’empêche pas d’acheter des livres.

        Même question : pourquoi acheter une bouteille de vin à 15 euros alors qu’on en trouve à 3 euros ?

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 00h12 le 29/03/2009
          • Internaute 29846
            menuisier

          Parcequ’il y a plus de boulot à faire un bon vin qu’un picrate, me prends pas pour une huitre.

          16 euros de pages blanche, c’est de la branlette rentable.
          C’est même pas le vendeur qui secoue la main : C’est celui qui a payé..

          Ha ha !

          Edit : A+. 1H12 selon cette connerie d’heure d’été.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 00h22 le 29/03/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Ben il y a plus de boulot et de matériaux à faire un Moleskine ; -)

            PS : le vin cher, c’est pas seulement du boulot en plus. C’est aussi lié à la réputation de l’appellation...

            Bonne nuit.

          • in girum
            • Posté à 08h41 le 29/03/2009
            • Internaute 8170

            pour une fois que le pire marketing fabrique une belle histoire qui ravit au lieu d’humilier... je prends.

            (J’ai des doutes sur le changement de l’heure en été
            ... est ce que cous en avez, des doutes ...)

          • yoruk
            yoruk répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            au fil de l'eau
            • Posté à 10h06 le 29/03/2009
            • Internaute 57383
              au fil de l'eau

            Salut déluge...

            Te prends pas la tête, il y a un pigeon qui se lève tout les matins...
            On n’y peut rien, et çà fait le bonheur des as du marketing...
            Qui se font du fric avec cette connerie, et qui s’achètent le dernier gadget à la con pour paraître... Paraître, et encore paraître...

            Moi je me fend la pêche, mes agendas je me les fabrique et j’y prend du plaisir...

            Yoruk manuel à la main...

        5 autres commentaires
  • Bilbo
    Bilbo
    quoi de neuf, Doc ?
    • Posté à 22h38 le 28/03/2009
    • Internaute 64844
      quoi de neuf, Doc ?

    J’ai entendu l’émission de France-Culture. Ça m’a énervé car j’ avais acheté un carnet, moi aussi, il y a 2 ans. J’avoue que j’ai complètement gobé le marketing ! Je suis tombé dedans comme un bleu ! Ce carnet, ça me donnait un peu l’impression d’avoir un bout de l’âme de Hemingway dans ma poche, et dès que j’y inscrivais quelques mots, j’étais pas loin de me prendre pour le grand écrivain qui griffonne ses fulgurances littéraires ! J’en ai même fait plusieurs fois cadeau à des gens. Le vrai gogo. En écoutant l’émission, j’ai bien dégringolé, mais aussi bien repris mes esprits. Merci, M’sieur Riché. ! Et bravo à ceux du marketing de Moleskine : y a pas à dire, ils sont vraiment fortiches !

    PS : Mais au fait, si on voulait être tatillon, y aurait pas comme un genre de publicité mensongère dans toute cette histoire ?

  • Utilisateur désinscrit à sa demande
    • Posté à 22h41 le 28/03/2009
    • Internaute 70482
      nc

    Je ne prends jamais de notes. Simple. Ça fait bosser la mémoire.

    Au temps des machines à écrire, quand j’en étais éloigné, j’écrivais sur n’importe quoi. Des cahiers d’écoliers, surtout.

    Et je traçais déjà des portraits cruels de mes contemporains : -)

    cahier 2 - transe himalayenne - 1990 - doc perso

    Les écrivains écrivent ; les autres achètent des carnets chics.

    • jac le rat
      • Posté à 00h25 le 29/03/2009
      • Internaute 29819
        aventurier

      fais gaffe aux psychographologistes chiantifiques, Cyp ! ! ! !

    • guerzit-
      guerzit- répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
      Incomprenant majeur
      • Posté à 10h18 le 30/03/2009
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Vous vous aimez bien, hein ?

      • Utilisateur désinscrit à sa demande
        • Posté à 13h56 le 30/03/2009
        • Internaute 70482
          nc

        Oui, bien sûr.

        Ça te dérange ?

        J’imagine que tu dois te détester.

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h30 le 30/03/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)
          • Utilisateur désinscrit à sa demande
            • Posté à 15h02 le 30/03/2009
            • Internaute 70482
              nc

            J’ai l’habitude, tu sais...

            Écrivain raté à l’ego surdimensionné, etc.

            Tous ceux qui exercent un métier passionnant sont traînés dans la merde par les frustrés et les jaloux.

            Pas besoin d’être artiste pour subir ça : quand j’étais guide de voyages, c’était pareil : tous mes collègues et moi étions vus comme des privilégiés, et nous prenions en pleine poire l’aigreur et l’animosité des gens ayant choisi de vivre une vie de merde.

            Pourtant, on faisait juste notre boulot, comme je fais mon travail d’écrivain maintenant.

            Je suis blindé.

            • Numerosix
              Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 15h13 le 30/03/2009
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              T’ inquiétes j’ ai une copine qui est guide de voyage et une qui est artiste . Je connais . Elles me disent souvent que je suis un des seuls à les comprendre ..

            • guerzit-
              guerzit- répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
              Incomprenant majeur
              • Posté à 15h47 le 30/03/2009
              • Internaute 28472
                Incomprenant majeur

              A mourir de rire... Vraiment au royaume du melon façon pastèque transgénique vous vous placez en pôle position...

              Ecrivain raté j’en sais rien et je m’en fous. A dire vrai vous avez un style à vous, c’est sûr, et pas désagréable. Les outrances du personnage contribuent à cela. Par contre le fond de votre prose est sérieusement pompante...

              Ah oui tout le monde sait que vous futes guide de voyage... On sait aussi que vous avez souffert de l’abus de biberonnage... On sait à peu près tout, sans avoir rien demandé... Pourquoi pas...

              Mais vos jugements au lance-pierre, sur le ton du médium, grand gourou de la nature humaine, j’en rigole pas mal... Ce genre d’assertion comme quoi ceux qui ne filent pas droit derrière le grand Cyp seraient, au choix, frustrés, haineux, aigris est vraiment sidérante...

              Ici d’une petite phrase qui s’étonne que vous puissiez vous mettre en vitrine de cette manière, grossièrement, vous en concluez que je suis un con laborieux, et surtout jaloux de votre belle destinée d’homme libre.... Et vous en profitez pour nous rajoutez un couplet sur votre vie merveilleuse, un genre de destin si grand, auréolé d’un dessein si secret, que le vulgus pecum ne pourrait tout simplement rien y comprendre.

              Et bien sachez, grand sachem, homme du futur, renouveau charismatique du troupeau humain, que vous vous trompez...

              • Numerosix
                Numerosix répond à guerzit-
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 16h00 le 30/03/2009
                • Internaute 14499
                  Prisonnier dans le village (...)

                Kesquon lui fait , Cyp ? on méprise ?

              • Utilisateur désinscrit à sa demande
                • Posté à 16h08 le 30/03/2009
                • Internaute 70482
                  nc

                Et allez hop : le coup du gourou.

                J’ai une vie riche et bien remplie, c’est un fait. Comme des centaines de millions d’autres.

                Je me mets en vitrine parce que j’en ai décidé ainsi en 2001. Comme une pute à Amsterdam, oui.

                Sinon, c’est toi qui inventes le couplet sur mon « destin si grand, etc. » : je considère mon métier d’écrivain comme un ébéniste, qui peut être légitimement fier de son ouvrage. Sans plus.

                D’autre part, un écrivain est un homme public, qui écrit pour un public : il n’y a donc rien d’anormal à ce qu’il parle de sa vie et l’expose. Je ne crois pas être le seul à faire ça.

                Gourou... je t’en foutrais, moi, des gourous : -)

                Non mais qu’est-ce qu’il faut pas entendre !

                • Numerosix
                  Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                  Prisonnier dans le village (...)
                  • Posté à 16h13 le 30/03/2009
                  • Internaute 14499
                    Prisonnier dans le village (...)
                • guerzit-
                  guerzit- répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                  Incomprenant majeur
                  • Posté à 17h09 le 31/03/2009
                  • Internaute 28472
                    Incomprenant majeur

                  Pour en finir avec ceci, Susceptible 1er, je ne dirai qu’une chose. En effet vous êtes libres de faire presque tout ce que bon vous semble, en effet vous avez le droit, et même le devoir en tant qu’écrivain qui fait son cravail, de vous exposer en place publique, si c’est pour vous la définition de l’écrivain, vous avez même le droit de vous presser l’occiput en pure perte, mais acceptez que tout le monde ne s’agenouille pas à vos pieds pour célébrer votre courage, votre grandeur d’âme et votre talent, dont finalement on ne connait pas grand chose de plus que le genre de page que vous nous montrez ici ; un genre de compte rendu de voyage Kuoni affublé d’un titre psychédélique pop...

                  C’est vrai comme vous dites que vous êtes dur avec vos contemporains, les pauvres.....

  • kawouede
    • Posté à 22h47 le 28/03/2009
    • Internaute 27995

    Eh oui on m’en a offert un et je n’ai jamais su qu’en faire

    Notez que me revendiquant bobo semi-décroissant (bien qu’aimant les croissants et les blogs) je ne suis pas arrivé à m’y faire.

    Mais peut-être que l’expression « bobo décroissant » est aussi, finalement, une forme d’outil-marketing ? dans la catégorie vanne cool pour journaliste branché... : -)

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 22h51 le 28/03/2009
    • Internaute 71957
      nc

    Je n’ai jamais été capable de passer au palm pilot et ses successeurs pour la prise de notes. Je suis donc revenu au carnet, et tant qu’à faire, j’utilise des Moleskine de différentes tailles et couleurs, parce que ce sont de beaux objets très agréables.

    C’est vrai que c’est pas donné, mais en même temps, ça se remplit moins vite que par le passé, vu que le gros de ce qu’on écrit est sur l’ordinateur maintenant...

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