Carte de la crise 29/03/2009 à 23h00

Face à la crise, les salariés se tiennent chaud sur la Toile

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Alors que les plans sociaux se multiplient -on ne voit plus la France sur notre carte de la crise- de plus en plus de collectifs de salariés en difficulté ouvrent des blogs pour raconter une usine qui ferme ou leur combat quotidien contre leur direction.

Une lettre au président, qui vantait les profits du groupe


Ouvert depuis 2007, le blog des salariés de Thermo Fisher à Chateau-Gontier retrace, en français et en anglais, les derniers jours de l’usine, propriété du groupe américain spécialisé dans la fabrication de matériel médical.

Avec humour, le blog revient sur le combat des 117 salariés de l’usine et affiche sa déception en une du blog ; au-dessus d’un compte à rebours (-93 jours, ce dimanche), un « L’Oncle Sam tue ».

S’il s’adresse en priorité aux salariés de l’usine -les nombreuses private joke en témoignent- le blog permet également aux employés de s’adresser librement à ses dirigeants. Comme cette réponse destinée au président du groupe (18 février 2009) suite à l’un de ses mails commentant les super profits de l’entreprise :

« Voici bientôt deux ans que certains de tes dévoués collaborateurs ont eu la lumineuse idée, avec ta bénédiction, d’augmenter les profits en rayant de la carte d’état-major Thermo Fisher notre beau site industriel de Château Gontier. Comment les blâmer ? Au siège de Boston quelqu’un saurait-il placer notre ville sur une mappemonde ? La géographie n’est pas leur point fort, n’est-ce pas Marijn ?

Ainsi, nous aurions contribué aux nouveaux succès historiques dont tu parles dans ton mail ? Sûrement, puisque tu continue à prendre la peine de nous abreuver de ta prose financière !

Mais alors, c’est incroyable ! Nous autres Français de Mayenne devons être diablement productifs Marijn car, vois-tu, en toute modestie, nous n’avons pas forcé notre talent ces derniers temps... »

Solidaires, les salariés de Thermo Fisher n’oublient pas de souligner leur soutien aux « futurs licenciés de Cargill ». Egalement située à Château-Gontier, cette usine d’embouteillage d’huiles alimentaires devrait se voir amputée de 52 postes du 75.

Forums de soutien


Ses salariés ont crée un blog, « Honte à Cargill », destiné au grand public. Mis à jour quotidiennement, il informe des avancées des négociations et fait office de plate-forme de messagerie. Anthony y annonçait le 25 mars son départ et souhaitait au reste de l’équipe que
« cette mauvaise période soit la plus courte possible ».

Ambiance fin de combat sur le blog de la Sopal, de Givet. Les ultimes lettres de licenciements ont été reçues au mois de février par les salariés. 55 personnes ont perdu leur emploi à la fin de l’année 2008 avec la fermeture de cette papeterie historique de Gascogne.

Le blog, hebergé sur Skyrock, a été extrêmement actif entre octobre et décembre et continue à accueillir les nouvelles des ouvriers : attaque contre la Sopal aux prud’hommes, revue de presse, petits messages de soutien...

Dessins et photos


Pour raconter leur histoire, les salariés rivalisent d’imagination et de talent. A Toul, en Meurthe-et-Moselle, la fermeture du site Kléber, fabriquant de pneus pour Michelin, va entraîner la
suppression de 826 emplois. Deux blogs sont consacrés à cette liquidation.

Kleber-Toul, la fin est l’oeuvre d’un salarié qui, tous les jours, met en ligne photos et dessins pour raconter la fin de l’usine. Plus dense, le Comité de soutien Kléber-Toul doit vivre retrace l’historique du site et des actions menées pour lutter contre sa fermeture.

Même si la plupart de ces blogs n’y sont pas affiliés - trop inefficaces ? -, certains sont montés par des syndicats. C’est le cas du blog de l’actualité sociale chez HP. Animé par la CFTC, ce site tente d’apporter des réponses aux salariés fragilisés par l’annonce de plus 500 licenciements sur trois ans. Via des forums, les salariés expriment leurs interrogations et partagent leurs témoignages.

De la même façon, le conflit social chez l’équipementier Key-Plastics est suivi sur la toile par le SIA (syndicat indépendant de l’automobile) de Sochaux et rassemble plusieurs textes, plus proches du tract syndical que du témoignage.

Difficile d’être exhaustif et de tous les citer, mais des dizaines de sites de salariés existent : La Redoute, Amora, Sony, Molex, Faurecia... Moyen de communiquer entre salarié, d’attirer les médias et de faire pression sur les directions, ces blogs permettent aussi aux salariés de prolonger un peu les manifestations de rues.

  • 17907 visites
  • 45 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h07 le 29/03/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    c’est terrible ! on assiste quasi en direct à la destruction des entreprises, des salariés et de leur savoir faire.

    A quand une interconnexion de tous ces sites et blogs pour une révolte générale ?

    • olivier p
      olivier p répond à caro
      face à la mer
      • Posté à 22h08 le 30/03/2009
      • Internaute 625
        face à la mer

      je viens d’un territoire où lorsqu’une entreprise ferme, c’est la commune entière qui se retrouve impactée : solution : opération ville morte ! ! !

      il me semble donc que les conditions soient réunies pour tester la solidarité dans nombre d’endroits, la contestation serait visible !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h15 le 29/03/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Face à la crise, les salariés se tiennent chaud sur la Toile »

    A part restez planté le cul sur un siège devant son ordinateur, qu’est-ce qu’on fait ? Pleurer dans le giron du permanent CGT ?
    Prier le Président Sarkozy ? Rejoindre la section CNT la plus proche ? ....

    • nanard31340
      nanard31340 répond à nemo3637
      ...
      • Posté à 18h48 le 30/03/2009
      • Internaute 74594
        ...

      La CNT ? Mais pourquoi faire ?
      Pour crier à la grève générale ? Et après ?

      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à nanard31340
        rêve générale
        • Posté à 13h55 le 31/03/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        Vers un 1er mai unitaire

        Les huit syndicats à l’origine des grèves et manifestations qui ont rassemblé trois millions de personnes le 19 mars dernier ont décidé de faire du 1er mai un nouveau « temps fort » de la mobilisation.

        « Les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat », peut-on lire dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au siège de la CFDT.

        « Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales », ajoute ce texte adopté en début de soirée.

        Jamais les huit syndicats français n’ont défilé ensemble sur des revendications communes lors d’une Fête du Travail. Si c’et le cas, ce premier mai 2009 s’annoncerait historique.

        Les huit confédérations sont également convenues de faire du mois d’avril « un mois de mobilisations » et de se rencontrer à nouveau le 27 avril prochain pour faire le point.

        « En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations) », ajoute le communiqué.

        Forts du succès des deux journées d’action -les manifestations du 29 janvier avaient rassemblé 2,5 millions de personnes- les syndicats restent unis sur leurs revendications et l’objectif est d’obtenir de nouvelles mesures sociales face à la crise.

        Pour défendre l’emploi en période de bond du chômage, ils demandent la suspension des suppressions de postes dans la fonction publique. Pour soutenir la consommation, ils veulent une hausse des salaires qui passe selon eux par une augmentation du salaire minimum et des négociations dans les entreprises.

        Ils exigent d’autre part le retrait de mesures phares du programme de Nicolas Sarkozy comme l’abaissement du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires, qu’ils jugent à la fois injustes et inefficaces.

        Le gouvernement a exclu pour l’instant un plan de relance de la consommation, expliquant qu’il fallait attendre que les mesures déjà annoncées entrent en vigueur.

        Complétant son plan relance de 26 milliards d’euros concentré sur l’investissement annoncé en décembre, Nicolas Sarkozy a décidé le 18 février d’un plan supplémentaire de 2,6 milliards, au bénéfice, notamment, des salariés modestes.

        Souce : Lien...

         
        • nanard31340
          nanard31340 répond à Oeillet rouge
          ...
          • Posté à 15h27 le 31/03/2009
          • Internaute 74594
            ...

          Ça nous fait une belle jambe ! Le 1er mai, et pourquoi pas le 14 juillet tant qu’on y est (la CFTC aurait même demandé le 15 Aout !)

        2 autres commentaires
  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 23h31 le 29/03/2009
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    bonsoir,

    oui ma foi ! ça devait bien arriver un jour !

    1 les entreprises ont émigrés vers les pays emergeants, pour le biens des gens pauvres de là bas, et les investisseurs ont trouvés l’idée juteuse !

    2 Cette crise était donc previsible ! rien n’a été prévu, sauf en france le rmi entre autre, pour éponger les dégats !

    3 les écolos du dimanche étaient bien content de voir les soit disantes entreprises polluantes quiter la france, mais n’ont jamais rien proposé en remplacement !

    4 l’europe et la droite/gauche libérale se sont tous frottés les mains, ils allaient enfin pouvoir rivaliser avec les us ! un euro fort !
    des produits moins chers à la fabrication et le clou une bonne conscience c’est pour aider les pays sous developpés à ce devoloper !

    5 les salariés des ces entreprises n’ont aucun métier qu’ils peuvent éxploiter en tant que travailleur indépendant ! ils n’ont donc aucun savoir faire particulier ! donc problème de reconversion ! ils ne servaient que de machine ! aujourd’hui ils ont trouvés des systémes plus rentable !

    La france était un pays d’artisant et de commerçant avant l’industrialisation.

    L’industrialisation nous a donné un bon niveau de vie, aujourd’hui on nous le reprend !

    • Laurent18
      Laurent18 répond à ganima
      • Posté à 23h50 le 29/03/2009
      • Internaute 74389

      et oui y a du blog dans l air

      Lien

    • dodu
      dodu répond à ganima
      Slow burn
      • Posté à 12h36 le 30/03/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      Avant l’industrialisation la France était surtout un pays de paysan , la part des agriculteurs étaient beaucoup plus importante que celles des citadins .

  • Swordsaber
    Swordsaber
    Etudiant
    • Posté à 00h06 le 30/03/2009
    • Internaute 64099
      Etudiant

    Je tiens à signaler qu’à Evreux (dans l’Eure), le groupe Glaxo Smith Kline, va considérablement réduire ces effectifs.
    C’est normalement l’entreprise qui emploie le plus de monde dans notre département avec 2000 employés et un centre de recherche qui pourrait être fermé.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 00h23 le 30/03/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Ils voulaient l’europe les francais (51% au referendum), ils l’ont avec les entreprises qui delocalisent en europe ... ou c’est moins cher.

    • olivier p
      olivier p répond à obey-
      face à la mer
      • Posté à 01h46 le 30/03/2009
      • Internaute 625
        face à la mer

      je crois que vous avez oublié quelques épisodes ... c’est là tout le problème du dogme : bloquer !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 00h25 le 30/03/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Pauvre France (dans les deux sens du mot...)

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 06h51 le 30/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    Se tenir chaud, c’est bien, allumer l’incendie de vérité, c’est mieux.

    Solidarités sans étiquettes,
    nouvelles fraternités.
    nouvelles formes de subversion des consciences,
    Lien

  • L-escale78
    L-escale78
    en construction
    • Posté à 09h30 le 30/03/2009
    • Internaute 49944
      en construction

    Cette carte est de plus en plus illisible.
    Moi j’ai été licencié et ma boite fermée. J’ étais le seul salarié donc je n’apparais pas dans les statistiques.
    Aujourd’hui on parle des gros car les chiffres font peur, mais beaucoup de petits souffrent et tombent sans bruit et soutient de qui que ce soit.

    • marie 75
      marie 75 répond à L-escale78
      • Posté à 13h59 le 30/03/2009
      • Internaute 3563

      chez des potes en RP, hier, onm’a dit que ds les yvelines les boites tombaient comme les pommes un jour de grand vent.....

  • lamiel
    • Posté à 09h48 le 30/03/2009
    • Internaute 22952

    Je ne vois pas la SAM à Decazeville (Aveyron) , qui fabrique des équipements automobile / chômage technique depuis plusieurs mois...

  • marie 75
    • Posté à 10h08 le 30/03/2009
    • Internaute 3563

    Une boite qui ferme ...
    Les ex-salariés (350) se mettent en grève de la faim.
    Entendu hier sur Fce Info....
    QQ a le nom et la localisation ?

    • A déménagé le 2 mai 2011
      A déménagé le 2 mai 2011 répond à marie 75
      Délinquante au coin de la rue
      • Posté à 11h26 le 30/03/2009
      • Internaute 26137
        Délinquante au coin de la rue

      Coucou Marie,

      En réponse à ta question :

      Grève de la faim des salariés de Celanese

      Les 350 employés viennent de commencer une grève de la faim tournante après avoir appris la fermeture de leur usine.

      Ce sera une grève tournante de 24 heures chacun, par groupe de trois. Une action qui symbolise « notre chemin vers la mort sociale ». Les salariés ont appris leur prochain licenciement en début de semaine et ont décidé d’agir. La disparition de cette usine du bassin de Lacq d’ici 3 à 6 mois va fortement peser sur l’emploi dans toute la région.

      A lire ici :
      Lien

  • marie 75
    • Posté à 11h00 le 30/03/2009
    • Internaute 3563

    La France des ouvriers doute de Sarkozy
    Sylvain Besson, le temps

    Un temps séduites par le président, les petites villes industrielles au nord de Paris voient les signes de colère se multiplier

    Suzanne, 57 ans, employée d’une chaîne de restaurants d’entreprise, gardera un souvenir amer du jeudi 26 mars. « C’était mon dernier jour de travail », explique-t-elle à la sortie de l’usine Impress de Laon, au nord-ouest de Paris. Impress, qui produisait des boîtes aérosol, vient de licencier 174 personnes, grossissant un peu plus la troupe des déçus du sarkozysme.

    Abritée de la pluie froide par son capuchon, Suzanne laisse échapper un regard las lorsqu’on lui parle du président. « J’avais voté Sarko, déclare-t-elle sans détour. Je ne connais rien à la politique, mais je pensais qu’il ferait des choses bien pour les gens comme moi. »

    Aujourd’hui, elle n’écoute plus ses discours – même pas celui prononcé le 24 mars à Saint-Quentin, une ville ouvrière proche de Laon. Son sort lui semble suffisamment éloquent : « J’aurais voulu continuer à travailler. Mais demain, j’irai pointer au chômage. »

    Selon Jérôme Chevillotte, directeur industriel chez Impress, la désaffection de l’industrie cosmétique pour l’emballage en fer-blanc – plus lourd, moins cher et moins élégant que l’aluminium – a obligé ce groupe basé aux Pays-Bas à « revoir son portefeuille d’usines », condamnant ainsi le site de Laon.

    Mais cette explication rationnelle ne satisfait guère les employés. En octobre dernier, ils ont séquestré leurs dirigeants durant une nuit – une forme de protestation qui, depuis, a gagné la France entière. Plus récemment, chez M & S Mode, juste à côté d’Impress, des employés ont brûlé des palettes de bois, signe, selon Suzanne, que « ça ne va pas bien non plus » chez eux.

    Dans les environs, des carcasses d’usines à l’abandon témoignent d’un déclin déjà ancien. Et la crise risque de porter le coup de grâce aux industries qui restent. « On a l’impression que le bassin d’emplois est en train de s’effondrer », avoue Frédéric Briet, syndicaliste CFDT chez Impress. La liste des entreprises disparues ou menacées est interminable : Continental, Pirelli, Atal, Sonocas, Wagon, Wolber…

    Ces noms reviennent dans toutes les bouches en Picardie, l’une des régions de France les plus touchées par la désindustrialisation. Avec ses collines aplaties, ses lumières rasantes et ses cimetières militaires légués par les deux guerres mondiales, elle incarne cette France populaire et laborieuse que Nicolas Sarkozy a exaltée durant sa campagne de 2007. L’Aisne, dont Laon est la préfecture, a voté pour lui à 53,36%, l’Oise, plus au sud, à 58,28%.

    « Les villes moyennes qui bordent l’Ile-de-France ont bénéficié du desserrement industriel des années 1960 et 1970 », lorsque l’Etat voulait éloigner l’industrie de ­Paris, rappelle Jacques Lévy, géo­graphe à l’EPFL. Ce territoire se distingue par la faiblesse des bourgeoisies locales, étouffées par la proximité de la capitale, une attirance pour le populisme et un niveau d’éducation relativement bas : « On a longtemps considéré qu’il était bon, pour les garçons, de quitter l’école le plus tôt possible », note Jacques Lévy.

    Séduits par Nicolas Sarkozy, bon nombre d’ouvriers picards avaient commencé à mettre en application son slogan « travailler plus pour gagner plus ». Chez Crown emballages, un concurrent d’Impress qui emploie 345 personnes, les heures supplémentaires défiscalisées ont rencontré un vif succès – jusqu’à ce que la crise frappe et dégarnisse le carnet de commandes.

    « Aujourd’hui, des heures supplémentaires, il n’y en a pratiquement plus, observe Marc Christodoulou, syndicaliste CGT doté d’une petite barbe et d’un regard malin. Et il n’y a plus grand monde qui revendique avoir voté Sarkozy. »

    Laon, 28 000 habitants, a longtemps été protégé par sa forte proportion de fonctionnaires. Mais ce n’est plus le cas. La caserne et le centre de tri de la poste vont fermer. La faute, disent les habitants, à Nicolas Sarkozy et à sa réforme de l’Etat. Dans la moindre manifestation – comme celle qui a rassemblé 20 personnes, le 24 mars, pour défendre une classe maternelle de Tergnier –, on brandit désormais le portrait du président, sourire goguenard, comme un étendard de révolte.

    Antoine Lefèvre, maire de Laon et sénateur UMP de l’Aisne, constate que ses administrés « trépignent d’impatience » et s’inquiètent pour leur avenir. « Il faut se montrer combatifs dans un monde qui devient de plus en plus difficile », estime-t-il, avant d’énumérer les atouts de sa région : l’aéroport de Roissy, tout proche, les autoroutes menant au Benelux et à l’Angleterre, un savoir-faire industriel et une main-d’œuvre dure au mal.

    Mais le problème reste entier : quels emplois attirer ? Sur quels secteurs miser ? La région avait choisi les biocarburants, mais la polémique sur leur valeur écologique et la baisse des subventions européennes à la betterave menacent cette stratégie. Quant aux nouveaux postes de travail – femme de chambre à Center Park, assembleur de sandwiches par 6° chez Daunat –, ils ne sont guère plus attractifs que ceux qui ont disparu des anciennes chaînes de montage.

    Autre question sans réponse : la déception actuelle va-t-elle profiter à un nouveau leader populiste – par exemple Olivier Besancenot – ou se muera-t-elle en explosion de ras-le-bol général ? Sur la vitrine abandonnée d’un magasin de Laon, un graffiti proclame : « Réveillons-nous. Agir. » Nul ne sait quand, ni de quelle façon l’appel sera entendu.

    • marie 75
      marie 75 répond à marie 75
      • Posté à 11h07 le 30/03/2009
      • Internaute 3563

      la presse suisse : ! !
      Autre chose que les blablateurs français !
      le temps est de droite (pour les sarkozystes primaires - ne fais-je une tautologie ? ? ?)

  • marie 75
    • Posté à 11h24 le 30/03/2009
    • Internaute 3563

    fnac bastille (ds libre belgique)

    Une solution ?
    Ce week-end, on est passé un peu par hasard devant la « FNAC Musique’, quinze jours après l’annnonce de la fermeture de ce grand magasin (ici) – une des enseignes les plus vieilles et les plus populaires de notre quartier Bastille. Du coup, on est entré. Non spécialement pour acheter, mais pour tâter le terrain, humer un peu l’ambiance, sentir comment les gens avaient l’air de vivre cette fermeture annoncée, qui est un petit séisme dans la vie du quartier.

    Pas terrible l’ambiance, a-t-on trouvé. Beaucoup moins de monde que d’habitude dans les rayons, comme si les gens avaient déjà intégré dans leurs habitudes la disparition de ce commerce. Des vendeurs moins enjoués qu’usuellement, le regard un peu vague, toujours à la disposition des clients mais semblant désormais décompter le temps. Et des clients inquiets. Ainsi, visiblement, depuis l’annonce de la fermeture, les vigiles qui sont stationnés en haut de l’escalier d’entrée du disquaire sont assaillis à longueur de journées d’interrogations éberluées de voisins, de passants et de clients. Qui leur demandent comment est-ce possible. Quand les rideaux du magasin vont baisser. Ce qu’on peut faire. Comment on peut aider.

    Plusieurs milliers de signatures ont déjà été apposées sur la pétition qui circule à la “FNAC Musique’, demandant au groupe PPR, propriétaire des lieux, de revenir sur sa décision de fermeture, qui entraînera le licenciement de 60 employés – des jeunes, en majorité. Du côté de la mairie du onzième arrondissement, on est manifestement catastrophé par la disparition annoncée du seul grand disquaire de cette partie de Paris et sur l’impact de cette fermeture en termes d’accès à la culture.

    Du coup, une idée a germé à la mairie pour tenter d’éviter le pire. Le groupe PPR justifie la fermeture de la ‘FNAC Musique’ par le fait que, selon lui, ce magasin, à l’étroit dans les sous-sols de l’Opéra Bastille, est trop exigu pour être rentable. La mairie a donc décidé de faire une intervention en haut lieu. Elle a saisi le ministère de la Culture et lui a demandé officiellement d’intercéder auprès de l’Opéra de Paris, qui est sous sa tutelle, pour qu’il libère des espaces inoccupés et les concède au magasin. Celui-ci pourrait donc accroître sa surface totale de vente.

    Le géant public de la musique à Paris appelé au secours du temple du commerce populaire, lui-même propriété d’un richissime groupe de luxe. C’est sans doute un peu baroque comme montage, mais, qui sait, c’est peut-être la solution.

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 11h36 le 30/03/2009
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Aubagne (13)

    « L’usine de peinture aubagnaise Cami-GMC a annoncé le 30 janvier le licenciement de 26 salariés parmi les 55 que compte encore l’entreprise. C’est tout le secteur fabrication qui doit disparaître au mois de mars, ne laissant sur le site que l’administration et la vente. Autant dire qu’à court terme, c’est l’entreprise elle même qui est menacée de disparition.

    Il y a un an, Cami-GMC, entreprise installée depuis des décennies sur le site de la Tourtelle, était rachetée par le groupe Mäder, leader européen de la peinture industrielle, pour son “ expertise et son savoir-faire notamment dans les peintures à effet décoratif.

    Aujourd’hui, Mäder, qui s’était engagé à ne licencier aucun salarié, ferme une unité de production réputée pour la qualité de ses produits, et menace de déposer le bilan si les salariés contrarient ses plans.”

    • caro
      caro répond à A déménagé le 2 mai 2011
      délinquante avérée
      • Posté à 12h14 le 30/03/2009
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      dépôt de bilan et reprise par les salariés ? pourquoi pas ...

  • mimigen
    mimigen
    dégoutée
    • Posté à 13h48 le 30/03/2009
    • Internaute 58984
      dégoutée

    cette carte fait de plus en plus peur....

    • Boumbah
      Boumbah répond à mimigen
      Ouvrier
      • Posté à 19h53 le 30/03/2009
      • Internaute 74516
        Ouvrier

      ...peur à qui ?
      Le vent peut tourner !

  • marie 75
    • Posté à 13h53 le 30/03/2009
    • Internaute 3563

    Les affaires sont les affaires....
    voilà le type de mail perso qu’on reçoit...
    si vous avez de quoi acheter une sté au franc symbolique ....
    voilà encore un site de « tapies » !
    Elle n’est pas belle, la vie ?

    Pour la première fois en France tous les bilans des entreprises françaises sont proposés en accès illimité sur Manageo.fr

    Les informations accessibles sur Manageo.fr vous permettent de « Tout savoir sur une entreprise » :

    - Informations juridiques et financières sur plus de 6 millions d’entreprises (identités, dirigeants, chiffres, bilans analysés et notés, notations, dépôts de bilans ...),
    - Principaux indicateurs de défaillance,
    - Procédures collectives (redressements, liquidations...)
    - Indices de solvabilité...

    Pour bénéficier d’un ACCES illimité et découvrir l’étendue des services disponibles sur Manageo.fr, contactez nos conseillers.

    Cordialement,

    Le service clients Manageo.fr
    Avec Manageo.fr, disposez 24H sur 24, 7j sur 7 d’une information pertinente
    et objective sur 6 millions d’entreprises françaises

    –––––––
    info pertinente et objective ! ! ! ! ! ! !

  • marie 75
    • Posté à 13h58 le 30/03/2009
    • Internaute 3563

    ALTEN, chômage partiel refusé par la DDTEFP, un point d’appui important dans la bataille engagée
    La DDTEFP vient de refuser la demande d’ALTEN de mettre 400 salariés dont 356 cadres au chômage partiel pour la période du 19/02/09 au 18/05/09.

    Outre le manque de certains éléments accompagnant le dossier de demande et l’absence d’avis du CE, la direction départementale du travail souligne à juste titre l’absence de réels motifs justifiant le recours au chômage partiel.

    Ainsi, elle n’hésite pas à écrire : « En tout état de cause, dans le cas présent, rien ne permet de justifier et d’objectiver la mesure envisagée auprès des 400 salariés sur 3790 que compte l’entreprise, tant au regard du caractère collectif attaché à la mesure qu’à l’appréciation de l’ampleur des difficultés et de leur caractère conjoncturel, comparé à l’activité de votre entreprise telle qu’observée mensuellement au cours des trois dernières années. “

    Ces quelques lignes résument assez bien le contexte dans lequel les demandes de chômage partiel sont faites dans cette branche.

    Nous allons nous en emparer afin de faire partout où c’est possible échec à une telle mesure et ce jusqu’au jour où le patronat SYNTEC daignera se soucier un peu plus des salariés.

    Mais ne demandons pas l’impossible, la logique du profit est antinomique avec celle des besoins.

    C’est par la lutte que nous obtiendrons satisfaction. C’est pourquoi la CGT s’est engagée dans cette bataille.

    Montreuil, le 23 mars 2009

    CGT Fédération sociétés d’études

    Lien...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à marie 75
      Déchoukeur
      • Posté à 17h56 le 30/03/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      La question revient à demander ce que vous appelez « lutte » et « bataille ». Avec des boulettes en papier ?

      • nanard31340
        nanard31340 répond à nemo3637
        ...
        • Posté à 19h10 le 30/03/2009
        • Internaute 74594
          ...

        Avec des ouvriers qui ont votés Sarkozy et qui se gave de TF1 2 fois par jour, avec une société individualiste et des citoyens dont le sport national est le mépris de son voisin, la lutte n’est plus qu’un mythe et la bataille impossible à mener !
        Ce n’est pas 3 millions de personnes dans la rue qui vont impressionner qui que ce soit de toutes manières, la grève générale est elle aussi devenue un mythe dans l’hexagone. (ne pas confondre grève générale et manifestations)
        Le CNT peut crier à la révolte dans des mégaphones à la fin des manifs, ça fait de l’animation et rigoler certains, notre pays est devenu un repaire d’immobiliste inculte et abruti.

        Et faire de la provoc sur internet ne reste tout compte fait qu’une perte de temps, les même crétins de la classe populaire ne lise pas de toutes façons, c’est trop fatiguant ! ! !

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à nanard31340
          Déchoukeur
          • Posté à 04h12 le 31/03/2009
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          C’est pas faux. Mais il ne faut pas se résigner comme ça, voyons. Un peu d’énergie, c’est bientôt le printemps.

          • nanard31340
            nanard31340 répond à nemo3637
            ...
            • Posté à 15h29 le 31/03/2009
            • Internaute 74594
              ...

            lol !
            C’est déjà le printemps depuis le 21 mars dernier ! :)

        2 autres commentaires
  • marie 75
    • Posté à 14h02 le 30/03/2009
    • Internaute 3563

    reuters :
    Plus de la moitié des Français ne prendra pas de vacances d’été (Reuters) - Plus de la moitié des Français (51%) prévoit de ne pas partir en vacances cet été en raison de la crise économique, selon un sondage Ipsos pour France Bleu, rendu public lundi. En temps normal, environ 40% des Français ne partent pas en vacances estivales mais 11% de ceux qui partent habituellement disent qu’ils ne le feront pas cette année. De plus, un Français sur dix (11%) a déjà décidé de diminuer son budget vacances et 15% envisagent de le faire. Selon Ipsos, les jeunes et les classes moyennes sont les plus nombreux à renoncer. Cependant, lorsqu’on interroge les Français sur leur sentiment avant ces vacances, c’est la sérénité qui prévaut (46%) devant l’impatience et l’incertitude (22%, à égalité) et l’appréhension (8%). Le sondage a été réalisé les 20 et 21 mars auprès d’un échantillon de 917 personnes interrogées par téléphone.

    • nanouD
      nanouD répond à marie 75
      citoyenne
      • Posté à 18h37 le 30/03/2009
      • Internaute 71941
        citoyenne

      Je n’arrive pas à faire la démonstration mathématique que ce chiffre est faux.
      Je dirais qu’il y a une augmentation de 15,8% du nombre de personnes qui ne prendront pas de vacances d’été.

      Par contre, on a dit la même chose des vacances à la neige, que des réservations étaient annulées, etc....
      Je les ai vu défiler, dans leurs 4x4 blindés et faire la queue sur la A 6.
      Les stations ont fait le plein.
      Il y a donc encore des Français qui peuvent se le permettre... et qui se le permettront toujours.
      Pleurons mes frères...

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 15h06 le 30/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    A mon avis, des « nouvelles » comme ça, on n’a pas fini d’en égrener.

    C’est quand l’effondrement ?

    Et surtout,
    luirons-nous dans les ruines ?
    Lien

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 15h18 le 30/03/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    La motivation dans la contestation,ça finit toujours par créer des réseaux...le web,ça peut aussi servir à ça...je trouve ça plutôt encourageant...Et Linux Ubuntu, c’est toujours gratos et pas du tout monopolistique ! ! !

  • Olivier Sarrouy
    Olivier Sarrouy
    Etudiant
    • Posté à 18h06 le 30/03/2009
    • Internaute 66473
      Etudiant

    Ce qui m’apparaît le plus frappant dans ces blogs divers et variés, c’est la pertinence des propos qui y sont tenus. La lettre des salariés de Thermo Fisher en est un remarquable exemple. Et après, on nous dira encore que ces maudits salariés ont bien besoin d’un chef pour leur expliquer quoi faire et comment le faire ...

    Emparez vous de vos usines mes amis, comme il l’a été fait en Argentine il y a quelques années de çà. Vous n’aurez plus besoin de personne.

  • fab 31
    fab 31
    travailleur social
    • Posté à 19h44 le 30/03/2009
    • Internaute 69381
      travailleur social

    on devrait aller marcher une ou deux heures dans les rues pour montrer notre rage......pis rentrer tranquille

  • Boumbah
    Boumbah
    Ouvrier
    • Posté à 19h50 le 30/03/2009
    • Internaute 74516
      Ouvrier

    Pourquoi de pas faire une carte par secteur (automobile, papeteries/cartonnerie, textile, alimentaire....) ?
    Ça serait bien plus lisible parce que là......

  • ymerej34
    ymerej34
    Etudiant
    • Posté à 09h55 le 31/03/2009
    • Internaute 67688
      Etudiant

    A rajouter sur votre carte aussi :
    Tous les étudiants (à part les plus chanceux qui sont plus que pistonnés) ne trouvent pas du tout de travail pour cet été ... Je crois que nous nous prendrons alors vraiment conscience de la crise après les vacances. Peut être que là ça va faire mal et qu’enfin on se bougera autrement qu’en suivant tous les syndicats qui me font bien rires avec leurs manifs trimestrielles.

    • L-escale78
      L-escale78 répond à ymerej34
      en construction
      • Posté à 17h40 le 31/03/2009
      • Internaute 49944
        en construction

      J’ai eu un contact avec un patron d’une boite pour une embauche et il m’a dit que pour lui la rentrée de septembre risque d’être très dur vu le recul général des carnets de commandes. Donc rendez vous en Septembre car ça risque de péter. Quand aux syndicats il ne faut pas oublier qu’ils sont la pour encadrer les personnes pour que cela ne déborde pas trop et tout en haut ils se foutent de ce que revendique la base.

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 14h09 le 31/03/2009
    • Internaute 19357
      non connue

    J’ai bossé dans une de ces entreprises qui ferment , dans la Loire , la direction faisait passer les ouvriers dans les bureaux avant les élections pour expliquer que la vilaine CGT voulait faire fermer l’usine et qu’il fallait voter pour le beau syndicat FO , chantage a l’appui ....................
    On a fait tout ce qu’on a pu pour faire fermer l’usine bien sûr : -))))
    on avait vraiment envie de se retrouver au chomage , on est cons a la CGT ! !
    Malgré tous nos efforts , elle continuait de bien fonctionner mais les Américains sont venus à notre rescousse , ils ont acheté la boite et elle ferme fin avril ! ! ! !

    • nanard31340
      • Posté à 15h44 le 31/03/2009
      • Internaute 74594
        ...

      Bienvenue dans le monde de la finance !

      Je suis exactement dans le même cas que vous, mais en haute-garonne ! Notre boite devait fermer initialement en Juin 2009, mais manque de chance pour la direction, c’est mal barré ! (le PSE est au point mort depuis fin Janvier, et la situation n’est pas encore débloqué, loin de là !)

      Et aujourd’hui encore, notre direction explique aux salariés que si le plan social n’avance pas, c’est à cause des organisations syndicales !

      Quand à FO, si on leur a donné le nom de Fesses Ouvertes, ce n’est pas pour rien (bien qu’aujourd’hui et à quelques exceptions prêtes comme la SBFM, aucun syndicat n’est capable de rivaliser avec le CAC 40. Mais à la SBFM, ce n’est pas FO qui a lutté contre la fermeture...)

      De toutes manières, quand on voit que les organisations syndicales n’ont rien trouvé de mieux que d’appeler le 1er mai, on est en droit de se dire qu’il y a certaines centrales syndicales qui sont en train de négocier on ne sait quoi avec le gouvernement (mais ceci est un autre débat !)

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 17h23 le 31/03/2009
    • Internaute 22269
      hummm

    Cette carte est le cauchemar du capitalisme occidentaux.

    On a pillé la Terre entière pour s’enrichir depuis le colonialisme jusqu’au libéralisme. Maintenant q’’on est les victimes de ce système, on trouve ça malhonnête et déloyale. Maintenant que les pays du Sud et l’Asie s’enrichissent sur notre dos. La roue tourne.

    Depuis 1909 Henry Campbell-Bannerman & Herbert Henry Asquith qui vont crée les premières mesures libérale en Angleterre aux paquet fiscale de Sarkozy en 2007.

    Quand on vote pour le libéralisme il faut l’assumer. La plus part de ses salariés ont voté son programme sans jamais le lire, seule le coté sécuritaire les intéressaient à l’époque.