A debattre 28/03/2009 à 11h51

Psychogénéalogie : tombé par terre, la faute à grand-père

Sarah Masson | Journaliste

La discipline, qui vise à trouver parmi ses ancêtres l’origine de son mal-être, s’impose en France mais suscite de la méfiance.


’Poste restante’ (mkorchia/Flickr)

Lorsque Marine a accouché, elle a subi une césarienne et a dû être soignée pour une hémorragie. Trois mois plus tard, des crises d’angoisse l’empêchent de respirer. Lors d’un travail sur sa généalogie, elle s’aperçoit qu’une grand-tante a eu exactement les mêmes symptômes : hémorragie puis embolie pulmonaire, dont elle est morte.

Une « psychogénéalogie », appelée aussi « analyse transgénérationnelle », cela commence ainsi. On souffre de quelque chose, on ne sait pas très bien pourquoi. On se doute qu’il y a un secret, il s’agit de le découvrir.

Chercher des correspondances avec la vie de ses ancêtres

Serge Tisseron, psychanalyste, explique le mécanisme de transmission d’un secret de famille : à la première génération, il est « indicible », il part d’un mariage caché, d’une maladie, d’un avortement ou d’un décès ; à la deuxième génération, il est « innommable », à la troisième, il devient « impensable ».

Ainsi, l’une de ses patientes, dont le grand-père s’est pendu. Personne ne lui a jamais rien dit des détails de cette mort, et elle grandit avec ce non-dit. A l’âge adulte, elle développe une phobie des pieds nus (peut-être par analogie de prononciation : pieds nus/pendu). Au départ indicible, le secret devient innommable.

Plus tard, son fils, si elle n’avait pas été traitée, aurait, par exemple, déclenché une maladie de la marche. Le secret serait alors devenu « impensable », et personne n’aurait fait le lien avec la mort du grand-père.

La psychogénéalogie est d’abord un travail de fourmi, une investigation qui consiste à trouver la part cachée de nos origines. Une thérapie qui s’intéresse aux empreintes psychologiques que les ancêtres peuvent laisser à leur descendance.

Le rôle du thérapeute est d’aider le patient à explorer son arbre généalogique en revenant sur les événements ou les personnages marquants. L’apparition d’une maladie, un deuil, des problèmes relationnels sont le point de départ d’une telle analyse.

« Pas une pratique magique, une activité de recherche »

En 1993, Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute et psychogénéalogiste, publie « Aïe, mes aïeux ! ». Tiré à 300 000 exemplaires, c’est un best-seller. En avril 2008, France 2 lui consacre un long reportage dans le cadre de l’émission « Infrarouge ». Depuis trois ou quatre ans, les thérapeutes constatent un intérêt grandissant pour cette nouvelle méthode d’analyse.

Anne Ancelin Schützenberger définit cette thérapie comme un moyen de se « choisir soi et son propre chemin » et met en avant le syndrome d’anniversaire. Une femme peut ainsi développer un cancer à l’âge où sa mère est morte. Une autre avorte au même âge que sa mère et sa grand-mère...

L’analyse transgénérationnelle cherche à montrer qu’il existe une forme de reproduction inconsciente entre les générations. S’en rendre compte permet de se déculpabiliser et éventuellement de se débarrasser de certains comportements ou traumatismes.

Colette Esmenjaud Glasman, psychothérapeute et psychogénéalogiste, précise cependant : « Ce n’est pas une pratique magique, c’est une activité de recherche. »

Cette nouvelle thérapie n’est pas sans soulever le scepticisme de certains psychanalystes traditionnels. Pour Géraldine Philippe, qui exerce à Paris, elle porte en elle une forme de déterminisme, du type « je suis comme cela, c’est la faute de mon grand-père, il n’y a donc aucune raison que cela change ».

Or, en psychanalyse, le sujet n’est pas « déterminé » :

« C’est un être humain est un sujet à part entière. L’enfant se fait sa réalité, il se construit à partir d’éléments tels que la famille, l’école. »

Une recherche d’explications parfois désespérée et non sans risques

Le sociologue Vincent de Gaulejac regrette pour sa part « l’insistance
sur les traumatismes, et les fins thérapeutiques de cette approche », qui fait oublier la dimension sociologique de la transmission familiale  :

« Le risque de la psychogénéalogie est de renvoyer en permanence à
l’individu, et de lui dire que si quelque chose ne va pas c’est que
quelque chose en lui, uniquement, ne va pas. »

Cette recherche effrénée de ses origines peut par ailleurs provoquer des pratiques un peu particulières. Telles les « constellations familiales ». Cette école prône un travail de groupe où chaque personne joue le rôle d’un des membres de la famille.

La « psychophanie », inventée par Anne-Marguerite Vexiau, orthophoniste de formation, est une manière de « communiquer » avec les ancêtres. Elle consiste à faire exprimer le patient par l’intermédiaire d’un clavier d’ordinateur.

Cela ne va pas sans risque. Anna cherche depuis longtemps toutes sortes de solutions à son mal-être, physique et mental. Acupuncture, sophrologie, thérapie par les pierres, magnétisme, psychogénéalogie, psychophanie… Comme une recherche désespérée d’explications à tout ce qui ne va pas.

Elle s’est intéressée de près à la psychogénéalogie et à bien autres thérapies qui l’ont emmenée très loin. Depuis, elle est devenue membre d’une secte et a rompu les liens avec ses amis.

« Nous ne sommes pas à l’abri de certaines dérives sectaires »

La dérive n’est pas systématique, loin de là. Mais comme toute pratique « alternative », il faut être très vigilant sur les thérapeutes, les techniques et les moyens utilisés. Les thérapeutes les plus prudents préfèrent utiliser le terme d’analyse transgénérationnelle au lieu de « psychogénéalogie ». Constance de Champris explique :

« Comme en psychanalyse, on formule des hypothèses. C’est un système de lecture, un outil. Nous ne sommes pas à l’abri de certaines dérives sectaires mais nous avons dans notre profession un code de déontologie. Nous faisons des recherches que nous essayons le plus possible de valider par la science. »

Serge Tisseron affirme qu’il faut tenir compte du passé familial pour analyser les difficultés du présent plutôt que, comme les psychogénéalogistes, chercher les origines des troubles présents dans le passé familial.

Il récuse par exemple les phénomènes d’anniversaire : si l’arrière-grand-mère était fille-mère à 16 ans, cela peut se reproduire aujourd’hui. Mais en terme de statut social, ce n’est pas la même chose d’être « fille-mère » en 1850 et « parent isolé » en 2009...

D’autre part, lorsqu’on s’intéresse à la généalogie, l’une de vos aïeules se fera un plaisir de trouver une concordance avec ce qui vous arrive aujourd’hui (« Ah, tu es fauché, mais c’est normal tu sais, ton grand-père était allé en prison pour dettes »).

Si remonter à l’enfance ne donne rien, on peut aller plus loin

Selon Serge Tisseron,« on peut induire n’importe quel souvenir inventé. Même s’il y a des correspondances, ce qui peut arriver dans des cas rarissimes, elles ne sont jamais vécues de la même manière. »

Cependant, pour le thérapeute Didier Dumas, formé en psychanalyse freudienne et qui figure parmi les pionniers de l’analyse transgénérationnelle, cette thérapie se distingue de la psychanalyse classique par le fait qu’on ne s’arrête pas à l’enfance de la personne.

C’est d’ailleurs souvent parce qu’ils n’ont pas eu de réponses en psychothérapie que les patients s’intéressent à cette nouvelle manière de se soigner.

Lors d’une émission de France Culture en août 2005, Catherine raconte son histoire. Née en France de parents albanais, elle ne connaît pas son pays d’origine, mais elle est élevée dans une double culture.

A 30 ans, elle se sent coupée en deux, tiraillée par ce double héritage :

« Cette difficulté d’être moi-même est devenue récurrente, à tel point que cela a agressé mon organisme. »

Elle développe une tumeur à l’estomac, selon elle inscription symbolique de son sentiment de déchirement. Elle se penche alors sur son passé familial et dessine le schéma de sa lourde hérédité.

Du côté de son père, le quatrième garçon de chaque génération meurt presque systématiquement en bas âge. Sa mère, à 9 ans, assiste au retour du corps de son père, mort à la guerre en Yougoslavie. Mais on ne lui explique rien, on lui cache les circonstances de cette mort.

« Je charriais avec moi les histoires de mon père, ma mère, mes grands-pères… »

Elle porte ce deuil pendant des années, d’autant plus qu’elle n’a pas de frère et que cela est vécu comme un déshonneur en Albanie.

Plus tard, son premier fils mourra lui aussi très jeune. L’absence répétée de frères, de pères, la disparition des hommes de la famille sont des éléments que Catherine prend maintenant en compte dans son analyse et dans son rapport avec sa mère :

« Je suis une personne, un cœur, mais je charriais avec moi les histoires de mon père, ma mère, mes grands-pères… »

Nous et nos fantômes… Cette éternelle espérance de l’être humain de considérer que les morts ne sont pas absents mais invisibles.

Michel Cazenave, philosophe et spécialiste de Jung, rappelle :

« C’est un questionnement qui revient dans presque toutes les cultures même si la civilisation occidentale l’a oublié depuis le rationalisme hérité du XVIIIe siècle. Nous sommes sans cesse revisités par l’esprit de nos ancêtres. »

Secrets de famille, mode d’emploi de Serge Tisseron - éd. Marabout - 132 p. - 5,90€.

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  • marie 75
    • Posté à 11h56 le 28/03/2009
    • Internaute 3563

    Après c’est la faute aux gênes, voici c’est la faute à la famille !

    J’ai lu un ou deux bouqins sur le sujet ... Bof ! ! ! !
    Pas inintéressant, mais ne justifie pas tout !

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à marie 75
      • Posté à 13h04 le 28/03/2009
      • Internaute 12674

      Absolument exact. Encore un coup de social-darwinisme...

      Lien

      Tout pour escamoter le socio-historique.
      Paul Laurendeau

    • kawouede
      kawouede répond à marie 75
      • Posté à 17h40 le 28/03/2009
      • Internaute 27995

      Manuel à l’usage des enfants qui ont des parents difficiles

      c’est pas mal (des cas, des exemples précis) mais en psychanalyse en effet il faut se méfier des zozos. C’est le problème et le risque. Cela dit enlevez la psychanalyse, que reste-t-il de la littérature ? et enlevez la littérature, que reste-t-il de notre vie d’esprit ?

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 12h14 le 28/03/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    descendant direct d’une famille de dingue , j’suis dingo itou c’est la vie

    • Numerosix
      Numerosix répond à patrick du 14-
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 12h40 le 28/03/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      L’infirmier de minuit distribue le cyanure
      Et demande à Noé si le charter est prêt
      Oh mec il manque encore les ours et les clônures
      Mais les poux sont en rut faut décoller pas vrai
      Et les voilà partis vers d’autres aventures
      Vers les flèches où les fleurs flashent avec la folie
      Et moi je reste assis les poumons dans la sciure
      A filer mes temps morts à la mélancolie
      Soleil, soleil
      N’est-ce pas merveilleux de se sentir piégé

      (Hubert Félix)

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 12h17 le 28/03/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    Toute cette recherche de déterminisme qui ferait que l’on n’échappe pas à sa destinée (génétique ou généalogique) induit a penser une fatalité, un destin auquel on n’échaperait pas.
    Et fondamentalement une liberté qui ne serait qu’illusoire.

    En ce sens ce type d’analyse est très utile pour justifier un état de chose personnel (je n’y peux rien, c’est génétique), mais aussi social (on ne peut pas changer de destin).

    • Pseudo
      Pseudo répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Enfin libre : -)
      • Posté à 12h31 le 28/03/2009
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Sans compter que nous avons tous des ancêtres qui ont vécu des choses horribles dont nous ne savons rien. Nous connaissons (un peu) l’histoire de nos parents, de nos grand-parents, éventuellement celle de nos arrière grand-parents et puis c’est tout.

      L’histoire de l’humanité est remplie de famines, de guerres, de viols... Le passé d’un grand nombre de nos ancêtres est probablement atroce.

      Dans mes ancêtres, il y a forcément eu des personnes admirables, d’autres épouvantables, d’autres encore banals et alors ? Ma vie, elle est ce que j’en fais et je suis celle que je décide d’être.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Pseudo
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 12h45 le 28/03/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        En exclusité mondiale pour Rue89 , un portrait de la grand-mère de Pseudo :

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à Numerosix
          Enfin libre : -)
          • Posté à 12h50 le 28/03/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          Ouah, elle était mignonne avec ses petites fleurs. Mais elle ne s’appelle pas Marinette...

          Lien

        • DBL8
          DBL8 répond à Numerosix
          Retraité
          • Posté à 14h35 le 28/03/2009
          • Internaute 19562
            Retraité

          Pas mal la vielle !

          • Pseudo
            Pseudo répond à DBL8
            Enfin libre : -)
            • Posté à 15h19 le 28/03/2009
            • Internaute 25947
              Enfin libre : -)

            C’est ma grand-mère ! ! ! ! ! L’appelez pas la vieille ! ! ! ! ! ! !

            • DBL8
              DBL8 répond à Pseudo
              Retraité
              • Posté à 19h59 le 28/03/2009
              • Internaute 19562
                Retraité

              Si vous » l’exhibez » sur le net tel quel est sur la photo ne vous plaignez pas de ce commentaire !
              Je doute fort qu’un internaute ait si peu de considération pour ses ancêtres, ce doit être un modèle quelconque.

              • Pseudo
                Pseudo répond à DBL8
                Enfin libre : -)
                • Posté à 15h47 le 29/03/2009
                • Internaute 25947
                  Enfin libre : -)

                Euh... Je ne sais pas si vous avez remarqué : c’était une blague. : -))))

                • Numerosix
                  Numerosix répond à Pseudo
                  Prisonnier dans le village (...)
                  • Posté à 16h54 le 29/03/2009
                  • Internaute 14499
                    Prisonnier dans le village (...)

                  Y en a j’ te jure .
                  Je confirme , il y a une chance sur un milliard que cette naïade trouvée par hasard sur google soit la charmante grand mère de Pseudo . (et en tous cas , ce n’est pas la mienne)

                  Bises , Pseudo

                  • Pseudo
                    Pseudo répond à Numerosix
                    Enfin libre : -)
                    • Posté à 17h52 le 29/03/2009
                    • Internaute 25947
                      Enfin libre : -)

                    C’est p’tet qu’il leur a manqué une heure de sommeil. ; -))

                    Mais tu as raison, ma grand-mère est charmante et elle a de magnifiques yeux bleus qui me regardent toujours avec beaucoup de tendresse. C’est ma mamie, quoi !

                    La bise Numérosix.

                  • A déménagé le 13-10-2012
                    A déménagé le 13-10-2012 répond à Numerosix
                    non connue
                    • Posté à 18h39 le 29/03/2009
                    • Internaute 19357
                      non connue

                    Ha bon , ce n’est pas la grand mère de Pseudo ? ? ? Donc aucune chance de pouvoir comparer avec la même photo de Pseudo quelques années plus tard ?

                    • Pseudo
                      Pseudo répond à A déménagé le 13-10-2012
                      Enfin libre : -)
                      • Posté à 19h24 le 29/03/2009
                      • Internaute 25947
                        Enfin libre : -)

                      Quelques années plus tard ? J’ai une photo de moi à 6 mois toute nue sur une serviette de bain si ça t’intéresse. J’étais un très beau bébé : -)))

    • Nighthawks
      • Posté à 12h35 le 28/03/2009
      • Internaute 67158

      Changez votre pseudo Biblique, Déluge, et vous pourrez, peut-être, changer votre destin... ; -)

    • Tyrian
      Tyrian répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Informaticien
      • Posté à 16h30 le 28/03/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Autant la génétique peut avoir un effet sur notre présent (maladie génétique notamment), ainsi que certains effets de type lamarckismes (gestion du stress par exemple), il est clair que ça ne détermine pas tout (voir pas grand-chose pour la majorité des gens bien portant).

      Et là on part dans des délires où le corps du descendant réagirait à des évènements se passant après son enfantement (et dont les descendants ne seraient même pas au courant)... et ça ose parler de base scientifiques alors qu’il n’y a aucun liens. Où comment justifier tout et n’importe quoi avec un jargon pseudo-scientifique.

      Le plus affolants est que ce genre de concept est dans la tête de la plus haute autorité de notre pays...

      • didier1
        didier1 répond à Tyrian
        retraité
        • Posté à 19h35 le 28/03/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        Ca et la PNL c’est la culture de la psy de l’agité du bocal. .. ça fait peur quand on y pense...

      • Le coup du hongrois
        Le coup du hongrois répond à Tyrian
        habitant du monde
        • Posté à 08h16 le 29/03/2009
        • Internaute 54863
          habitant du monde

        « peut-être par analogie de prononciation : pieds nus/pendu). Au départ indicible, le secret devient innommable.
        Plus tard, son fils, si elle n’avait pas été traitée, aurait, par exemple, déclenché une maladie de la marche. »

        Il y a des gens payés pour nous faire avaler ça ? ? Vive la crise ! ! !
        On vit vraiment une belle époque.

    • Elle18
      Elle18 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      inadaptée sociale, en fait....
      • Posté à 18h04 le 28/03/2009
      • Internaute 72561
        inadaptée sociale, en fait....

      oui, tout à fait. Et cette saleté de petite idée pernicieuse, lorsqu’elle a le malheur de s’être bien implantée dans l’esprit, est le frein le plus efficace que je connaisse à toute idée de bonheur, d’évolution et de réussite - mais l’accélérateur le plus réussi de toutes les idéologies mortifères - et des théologies du même tonneau.

    • ni soumise ni rebelle
      • Posté à 19h37 le 28/03/2009
      • Internaute 60828
        sans profession

      ceux qui font ce genres de demarches,sont ceux justement qui essayent de repousser les limites de leur liberte ! ! ! les methodes sont diverses pour essayer de connaitre ses mecanismes profonds et c’est souvent un long chemin.. ».connais toi,toi-meme »,c’est un bon conseil mais ce n’est pas une tache aisee ! ! !
      la question de savoir si ce type d’analyse renforce la tendance a la « deresponsabilisation »,a mon avis non au contraire car au pire elle la revelle ! ! ! un bon analyste devrait s’en rendre compte tres vite...ma mefiance,s’il doit y en avoir,se porterait plutot vers l’analyste que vers la methode.

    • tlaloc
      tlaloc répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Retraité
      • Posté à 20h16 le 28/03/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      c’est bien pour cela que NS veut même supprimer l’illusion....

  • locataire du 83
    locataire du 83
    laborantine
    • Posté à 12h25 le 28/03/2009
    • Internaute 48507
      laborantine

    salut Marie 75,
    peux tu me donner le titre d’un bouquin sur le sujet que tu as trouvé intéressant
    merci car j’aimerai me faire une opinion

    • Nighthawks
      • Posté à 12h43 le 28/03/2009
      • Internaute 67158
      • locataire du 83
        locataire du 83 répond à Nighthawks
        laborantine
        • Posté à 19h45 le 28/03/2009
        • Internaute 48507
          laborantine

        merci, j’aime bien pouvoir me faire ma propre opinion bien que je parte avec un avis défavorable.....mais on ne sait jamais : seuls les imbéciles..etc

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h28 le 28/03/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    La discipline, qui vise à trouver parmi ses ancêtres l’origine de son mal-être

    mais ce qui chiffonne c’est qu’on cherche toujours une cause quand il y a le mal être...

    quand on est bien, on ne se demande jamais si c’est la ’faute’ au grand-père ! ! !

    paradoxal...

    nB / il y a une coquille dans la première phrase ! ! qui vise pas qui viste

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à pablico
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 12h41 le 28/03/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Hou la vilaine faute. C’est corrigé, merci !

      • framboise92
        framboise92 répond à Yann Guégan
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 19h08 le 28/03/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        pas grave, la coquille, article interessant.
        merci.
        framboise la moule LOL

  • VyGER
    VyGER
    Informaticien
    • Posté à 12h34 le 28/03/2009
    • Internaute 15328
      Informaticien

    Une nouvelle « pratique magique » à ranger dans le même tiroir que l’exploration des « vies antérieures » et l’astrologie.

    • ganima
      ganima répond à VyGER
      chomeur de longue durée furtur (...)
      • Posté à 12h59 le 28/03/2009
      • Internaute 55513
        chomeur de longue durée furtur (...)

      boujour,

      l’astrologie n’est pas une pratique magique, ni une illusion ou autre, c’est une science basé sur des statistiques de fréquence de rapprochement de planete ou d’eloignement de planete, (la lune à une influence sur la terre ou peut etre on va se rendre compte un jour que c’est la terre qui a une influence sur la lune ? ou les deux, interaction)qui ont un effet sur la terre !

      Ces fréquences de cause à effet, on toujours les mêmes resultats !

      c’est un outil, qui vaut ce qui vaut, au niveau de la compréhension des forces qui nous entourent, mais qui reste aléatoire quand à son l’interprétation humaine des éffets sur terre !

      Certainement pas une religion ou une croyance !

      moi, quand je veux manger je me serts de mes couverts, mais si je n’en ai pas ou je m’en fabrique ou je mange à l’aide de mes doigts !

      quand aux vies antérieures, nul ne peut savoir ! si ce n’est que lavoisier a démontré que tout se transforme mais ont sais pas en quoi, donc ce n’est pas absurde !

      tu devrais avoir le niveau intelectuel pour comprendre ça ! ingénieur en informatique !
      mais franchement je ne suis pas étonnée ! de tes réflexions !

      • vil2
        vil2 répond à ganima
        Presse
        • Posté à 13h16 le 28/03/2009
        • Internaute 68295
          Presse

        A vrai dire l’astrologie sans etre une pratique magique est bel et bien une pseudoscience.

        -Des relations symboliques au lieu d’observations de la nature

        -Recherche de correspondances entre la théorie et la personne, mais rien n’est dit du manque de correspondance...

        -Des descriptions générales qui peuvent s’adapter à n’importe qui

        -Les tendances peuvent être retrouvées par chacun pour peu qu’on y prete attention. « vous etes fatigué » « -ha bah oui c’est pas faux ...*baille* »

        -Aucun reproductibilité scientifique. On voit quelque chose de « vrai » pour soi et on oublie le milliard de personnes pour qui c’est complètement faux. Néanmoins on va considérer que c’est une science exact. Le critère de falsifiabilité est un couperet pour tout ce qui se veut science.

        Les seuls qui disent que l’astrologie est une science, ce sont les astrologues. C’est aps parce qu’ils calculent des ellipses et sortent tout un tas d’attirail mathématique (compas et autres) que leur discipline répond aux critères de scientificité. L’habit ne fait pas le moine.

      • dugenou
        dugenou répond à ganima
        en réflexion... et c'est dur.
        • Posté à 13h24 le 28/03/2009
        • Internaute 62442
          en réflexion... et c'est dur.

        À quel moment l’analyse des fréquences et tout a été faite et les corrélations clairement établie ? Je serais curieux de voir les résultats, cela ferait faire un grand bon à mon niveau intellectuel (qui j’en suis navré erre dans les limbes où se trouve celui d’ingénieur en informatique). Le niveau intellectuel de tous les scientifiques d’ailleurs, qui comprendraient enfin qu’une pratique scientifique s’est développée sans eux !

      • alaixih
        alaixih répond à ganima
        • Posté à 13h48 le 28/03/2009
        • Internaute 19775

        Ils sont où les chiffres ?
        Qui a établi les statistiques ?
        Je croyais que les constellations et l’astrologie existaient dès l’antiquité ? Les statistiques existaient déjà durant l’antiquité ?

        L’astrologie se veut une science....
        Explique nous en quoi la constellation de la balance ou des gémaux représente une réalité astronomique et après on en reparlera..
        Ensuite explique moi pourquoi la lune n’est pas prise en compte dans l’astrologie alors qu’elle est la planète la plus proche de nous....
        Ensuite explique moi comment les astrologues ont déterminé l’influence de pluton ( elles sont ou les statistiques ) alors que pluton n’a été découverte qu’au XXeme siècle.

        J’aimerais des références précise pour que je puisse vérifier avec les calculs de probabilité que je pourrai vérifier.

      • mathieu-s2
        mathieu-s2 répond à ganima
        • Posté à 16h35 le 28/03/2009
        • Internaute 18461

        Ce sont probablement les astres qui ont perturbé l’orthographe de ce post qui veut défendre une « science »...
        « c’est une science basé »
        « on toujours les mêmes résultats »
        « qui vaut ce qui vaut »..
        « des éffets »
        « je me serts »
        « lavoisier », sans majuscule
        « ont sais pas en quoi »
        « lingénieur »

        Aucune majuscule en début de phrase.

        C’est peut-être fait exprès, à ce point là ?

  • survivant
    • Posté à 12h38 le 28/03/2009
    • Internaute 25864

    Ça me rappelle une histoire de Michel Colucci sur les psys.

    Le type va voir un psy parce qu’il pisse au lit.
    Fin de l’analyse.

    Maintenant je pisse au lit mais je suis fier.

    Le psy m’a débarrassé de ce que j’avais.

    J’avais 10 000 euros.

  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 12h39 le 28/03/2009
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    bonjour,

    tant que l’humain existera on arretera pas la connerie !

    vouloir tout expliquer par la spy, et d’une betise incommensurable, c’est renier le fait que chaque individu à son libre arbitre !

    • ganima
      ganima répond à ganima
      chomeur de longue durée furtur (...)
      • Posté à 13h07 le 28/03/2009
      • Internaute 55513
        chomeur de longue durée furtur (...)

      re,

      je persiste et je signe,

      La psy n’existe que dans le but de manipulation mentale !

      • DBL8
        DBL8 répond à ganima
        Retraité
        • Posté à 14h38 le 28/03/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        OUI ! ! ce sont des légers de la touffe qui vive leurs vie au travers de celle des autres, la leur est tellement misérable.

    • Tyrian
      Tyrian répond à ganima
      Informaticien
      • Posté à 16h54 le 28/03/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Je suis terriblement méfiant envers les psys, leur science n’obéissant qu’avec peine aux principes définissant une véritable science, la preuve avec cette espèce de truc chimérique qu’est la psycho-généalogie. Mais juger la validité des sciences de l’esprit, alors qu’on ose qualifier l’astrologie de science (voir les multiples critiques ci-dessus), désolé mais je trouve ça ridicule.

    • framboise92
      framboise92 répond à ganima
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 19h11 le 28/03/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      fais des études de psy.

  • Mandoline
    Mandoline
    demain peut-être...
    • Posté à 12h39 le 28/03/2009
    • Internaute 69328
      demain peut-être...

    Bien sûr que nous ne sommes que le « produit » de nos ancêtres ou ascendants très proches. Nous ne sommes que le maillon de la chaîne dépendant des autres maillons. Nous ne sommes que ça de la même façon que nous le sommes face à la grande Histoire de nos cultures, de nos pays respectifs. J’ai toujours pensé qu’en banlieue, ce ne sont ni des flics, ni des assistantes sociales qu’il fallait envoyer mais des psys qui travailleraient sur la transmission non-dite, celle entre autres de l’humiliation qu’ont subi les pères immigrés et la rage aveugle et gratuite de leurs fils ne cherchant qu’une revanche sociale à travers les marques et le fric !
    J’ai moi-même guéri de lourdes névroses destructrices dans mes rapports aux hommes en faisant une psychotèrapie dans ce sens, en apprenant le lourd secret familial de mon grand-pére ayant violé ma mére quand elle avait 7 ans. Secret de l’inceste. Aucune femme de ma famille de la deuxième génération, la mienne, n’ a fait d’enfant. J’ai porté l’ histoire de ma mère sans qu’elle ne m’en jamais parlé. Elle me l’ a transmise dans sa souffrance muette : Je n’étais attiré que par des salauds et j’ai bien failli en mourir.
    Je suis maintenant une femme autonome dans mes désirs amoureux. Il y a encore des séquelles mais je les vois maintenant et je les contrôle.
    Pour moi, c’est la seule psychotèrapie crédible.

    • framboise92
      framboise92 répond à Mandoline
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 19h12 le 28/03/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Merci d’apporter votre pierre à ce mur.

    • tlaloc
      tlaloc répond à Mandoline
      Retraité
      • Posté à 20h20 le 28/03/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      si vous ne l’aviez pas su ?

      • Mandoline
        Mandoline répond à tlaloc
        demain peut-être...
        • Posté à 21h15 le 28/03/2009
        • Internaute 69328
          demain peut-être...

        Je serais dans un H.P ou morte sous les coups d’un homme...
        Les histoires de transmission des souffrances, des traumatismes familiaux sont trés complexes, ils peuvent anéantir plusieurs générations.
        C’est pourquoi certains commentaires me font bondir ! Quel libre arbitre ? Nous sommes guidés par nos névroses. Nos vies se construisent ainsi... ou se déconstruisent jusqu’à ce que cela devienne une question de survie : soit on créve, soit on se soigne le cerveau. Ce n’est même pas un choix. Ce qui m’a sauvée, c’est que j’aime être vivante.
        Heureux sont ceux et celles dont l’enfance a été douce, éduqués par des parents (assez) équilibrés pour leur transmettre l’envie d’une belle vie !

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