Enquete 26/03/2009 à 20h53

Militants politiques et activistes à l'assaut des syndicats


Alors que les mobilisations s’amplifient, le NPA ou les Désobéissants tentent d’en tirer profit au détriment des syndicats.


Des militants du NPA préparent une manif à Nice le 19 mars (Eric Gaillard/Reuters).

Les noms d’oiseaux s’étalent dans les médias depuis la mi-mars, mais l’opposition est larvée depuis plusieurs mois. Déjà accusés de surfer sur les peurs par leurs adversaires politiques, les militants du NPA sont taxés de « rapaces » par le leader de la CFDT, François Chérèque, en référence à la présence de plus en fréquente desdits militants dans les entreprises en proie à des conflits sociaux.

Réponse immédiate d’Olivier Besancenot, chef de file du Nouveau parti anticapitaliste :

« Il ferait bien de se reprendre. Ce n’est pas très digne et puis c’est curieux au début d’une semaine sociale où, théoriquement, on voudrait l’unité la plus large. »

« Unité », vraiment ? La riposte sonne étrangement lorsque l’on sait qu’à tous les étages de son parti, on n’a de cesse de critiquer la faiblesse et l’inefficacité des directions syndicales, quand il ne s’agit pas purement et simplement d’une volonté de les supplanter.

Un tract du NPA Essonne publié le 10 mars tentait ainsi de mobiliser ses militants et surtout de potentiels nouveaux militants pour la journée d’action nationale neuf jours plus tard :

« La journée de mobilisation unitaire du 19 mars doit être un succès plus massif encore que celui du 29 janvier dernier. Mais pour cela, les appels intersyndicaux ne suffiront pas. »

« L’attentisme des confédérations syndicales »

Une argumentation reprise solennellement au plus haut niveau du Nouveau parti anticapitaliste. En témoigne la Résolution générale politique et sociale, votée par le Conseil politique national du parti, les 7 et 8 mars à Saint-Denis :

« Le chemin que nous soutenons est celui des résistances et des luttes offensives pour la plupart éparpillées et souvent ignorées, et d’autres enfin qui n’ont pas pris les chemins traditionnels comme celles des précaires, des chômeurs, des sans-papiers, des sans-droits, des mal-logés, de l’hôpital de Carhaix...

C’est le chemin inverse qui est pris quand des dirigeants confédéraux prennent la voie de l’institutionnalisation, de l’adaptation aux orientations libérales à l’échelle nationale comme européenne, à la politique de soi-disant “dialogue social” et “diagnostics partagés” du gouvernement et du Medef. »

Attaqué publiquement, le NPA n’hésite plus à diffuser ses critiques. Dans un tract appelant au prolongement des mobilisations du 19 mars, « l’attentisme des directions syndicales qui ne répond pas à la situation » est stigmatisé :

« Ce n’est bien sûr pas l’attentisme des confédérations syndicales, avec leur non décision de donner un prolongement rapide à cette journée, tout comme leur rendez-vous lointain du 30 mars et enfin une éventuelle “suite” le 1er mai, qui peuvent répondre à la volonté de ne pas en rester là. »

La cible est clairement définie : les « directions syndicales », pas la base des syndicalistes. Nombre d’entre eux font partie du NPA (sans partager toujours ces attaques frontales), d’autres sont espérés comme futurs adhérents. Les tracts sont d’ailleurs souvent accompagnés d’un bulletin d’adhésion ou de renseignement.

Toute l’extrême gauche est toutefois loin de vouloir mener ce combat aux côtés des militants. Lutte ouvrière est plus nuancée. Pour Arlette Laguiller, le rôle des partis politiques est « d’être avec les organisations syndicales », à condition « de ne pas faire lanterner les travailleurs de deux mois en deux mois ». Marie-George Buffet et le Parti communiste se montrent, eux, plus directs encore :

« Ne cherchons pas à remplacer les syndicats. Il faut laisser les salariés décider de leur lutte. La démocratie sociale, ça existe, il faut la respecter. »

« Le NPA joue la carte de la division »

Sur le terrain, tous les syndicats ne réagissent pas non plus à l’unison. A la CGT, Mourad Rabhi, secrétaire confédéral et patron de la fédération textile de la centrale, s’éloigne à peine de la saillie de François Chérèque :

« Le NPA essaye de profiter du mouvement syndical, d’utiliser le succès du 29 janvier à son bénéfice. Au moment où il faut justement valoriser la plateforme commune de huit organisations syndicales qui ont réussi à se mettre d’accord et créer un rapport de force, il joue la carte de la division. »

D’après le syndicaliste, c’est après la première grande journée de grève de janvier que le NPA et « aussi Lutte ouvrière » ont commencé à occuper le terrain. Pourtant, Mourad Rahbi veut encore se rassurer :

« Besancenot, je l’ai cotoyé deux ou trois fois sur des conflits textiles. Quand il parle, ça sonne creux et que je sache, il n’avait jamais lancé de grève générale à La Poste ! C’est un peu facile de se pointer à la porte des usines pour décréter la grève générale de but en blanc, alors que les gens ont déjà l’impression de perdre de l’argent. Tout cela, ça n’apporte rien directement aux gens. C’est très marginal ! »

Tout autre son de cloche chez SUD-Solidaires, par la voix d’Eric Beynel, porte-parole national. Lui nie carrément l’inflation de tracts bardés du monogramme trotskiste « aux portes des entreprises » -« en tous cas pas plus le NPA que le Parti de gauche de Mélenchon, le PCF ou Lutte ouvrière ». Il ne s’inquiète pas davantage de voir des adhérents SUD signer au NPA, lui qui n’est plus militant politique depuis longtemps. Petit tacle à François Chérèque au passage :

« Quand j’ai pris ma carte, il y a très longtemps, au Parti socialite, il fallait adhérer à un syndicat et être membre d’une association. Chérèque ne trouvait rien à y redire à l’époque, que je sache ! »

C’est vrai et c’est toujours officiellement le cas, dans les statuts du PS, l’article 2.4 du chapitre consacré aux militants dit bien :

« Les membres du Parti doivent appartenir à une organisation syndicale de leur profession et au moins à une association, notamment de défense des droits de l’homme, de solidarité, de consommateurs, d’éducation populaire, de parents d’élèves ou d’animation de la vie locale. »

« La désobéissance, c’est un bien joli mot »

Si Olivier Besancenot irrite une partie du paysage syndical, les militants de l’extrême gauche ne sont pas seuls à occuper le terrain des luttes sociales. Depuis peu, un autre acteur s’y est mis : le collectif des Désobéissants, dont Rue89 a parlé à plusieurs reprises, notamment au sujet des stages qu’ils proposent ou encore quand Xavier Renou, leur leader, médiatisait le conflit chez l’opérateur Numéricable.

Excepté le combat de Génération précaire et la grève des chômeurs, c’était le tout premier conflit social pour les Désobéissants. Jusque-là, ce collectif -qui n’a aucune existence juridique pour éviter les poursuites- construisait sa réputation sur un activisme tous azimuts (les expulsions, le nucléaire, le Rwanda...) qui lui valait déjà pas mal de critiques du côté des associations.

L’intervention de Xavier Renou auprès des salariés de Numéricable est en fait le fruit du hasard. En février, il tombe, place de la République, à Paris, sur une vingtaine d’employés en colère qui bombardent la vitrine de la boutique Numéricable d’œufs et de farine. Son nom ne leur dit rien, il laisse quand même ses coordonnées. Rien pendant dix jours. Puis il passe à Canal + et reçoit un appel dans la foulée -l’anecdote semble encore jubilatoire pour lui.

A Numéricable, il convainc les grévistes de lâcher les œufs et la farine : « C’est sale et donc mauvais pour l’image de la mobilisation. » Suivra l’occupation du siège, jusqu’à faire asseoir direction et syndicats autour d’une table, là où la CGT se plaignait de n’être plus reçue depuis des mois.

Les Désobéissants ont donné du nerf à un mouvement désorganisé. Eux qui prônent « la réémergence des formes d’action radicale » et se targuent de n’être pas « un groupe de plus au service de ses propres intérêts » avouent un brin de crispation côté syndical.

Laurence Pasquier, cégétiste chez Numéricable, reconnaît qu’elle était sceptique. Mais se félicite quand même : « Alors que je n’arrivais pas à médiatiser, ils m’ont aidée. » Sa position n’est pas un cas à part, mais les militants de base reçoivent mieux ce nouvel acteur que les états-majors. De Xavier Renou, Mourad Rabhi, secrétaire confédéral du même syndicat, dit plutôt :

« Je ne l’ai vu que dans les journaux, jamais sur le terrain, c’est bien que ça ne doit pas trop marcher, leur truc. La désobéissance, c’est un bien joli mot, mais ça ne marche pas du tout comme ça dans les usines. »

Xavier Renou affirme qu’il interviendra surtout là où le paysage syndical s’étiole. Mourad Rabhi n’a pas le même thermomètre :

« Certes, dans ma fédération textile, le taux de syndicalisation est de 9%, mais ce n’est pas comme ça qu’il faut compter. Hormis leur conviction, quel intérêt aujourd’hui pour les gens de se syndiquer ? Mais, en cas de conflit, tout le monde se range derrière les organisations syndicales. Pas derrière un collectif qu’on ne voit jamais. »

« Une absence d’organisation syndicale digne de ce nom »

A l’Unsa Education, on regarde les Désobéissants avec méfiance. Dominique Thoby, déléguée nationale aux revendications, réplique sur le terrain de la portée idéologique :

« Je sais que des collègues ont des contacts localement et je ne nie pas leur efficacité. Mais cet émiettement de la lutte est dangereux. Nous pronons bien la désobéissance même si nous sommes réformistes, mais il s’agit d’une consigne syndicale, collective. A côté, nous défendons les collègues auprès de l’administration, là où les collectifs tendent à les isoler. C’est alléchant médiatiquement, mais il ne suffit pas de dire “roulez jeunesse” et de taper du poing sur la table. »

Côté bagage idéologique, Xavier Renou précise que « [son] cœur va à SUD ». Mais, lui qui ne travaille plus depuis trois ans, lâche qu’il n’a adhéré qu’une seule fois à un syndicat : à la CFDT, chez Greenpeace. Il fait aujourd’hui celui qui en rougit :

« Je m’en veux encore, c’est un peu une tâche sur mon CV, mais j’étais à Greenpeace, les choses tournaient mal et un copain plus au fait de la question syndicale avait décidé de créer une section. »

Stratégique, il ne ferme pas la porte aux autres centrales pour autant et confie avoir de bons contacts avec une représentante nationale de la CFDT qui serait à deux doigts de lui commander un stage sur mesure pour apprendre à ses troupes à se mobiliser. Il attend d’autres commandes de SUD-Rail et SUD-Education, « même si ça traine ».

De fait, l’accueil est bien meilleur chez SUD-Solidaires, où l’on dit regarder les Désobéisants « d’un œil plein de sympathie ». Eric Beynel :

« C’est aussi parce qu’il y a une absence d’organisation syndicale digne de ce nom à un endroit qu’ils s’imposent comme un outil positif. Nous travaillons bien depuis très longtemps avec les faucheurs volontaires... Je ne vois pas le problème à ce que le cadre d’une lutte ne soit pas que syndical. Ils apportent une expertise nouvelle, alors qu’on constate qu’il y a de plus en plus de violences en marge des manifestations. »

Jeudi dernier, Xavier Renou manifestait. « A titre individuel. »

Chloé Leprince et Julien Martin

Photo : des militants du NPA préparent une manif à Nice le 19 mars (Eric Gaillard/Reuters).

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  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 21h02 le 26/03/2009
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    Besancenot appel à l’unité dans la rue mais pas pour les éléctions, il refuse de s’allier au front de gauche (déja pas mal black-listé par les médias), ce type m’énerve il se fait traiter de leader de la gauche par Lefevbre et il est mis en avan tpar tous les médias car Mr besancnot refuse l’union ce qui aidera a l’eparpillement des voix de gauche ! il y fera ses 10% comme d’hab mais restera cantonner à son role d’épouvantail brandit par l’UMP !

    • Teberli
      Teberli répond à delalo
      Enseignant
      • Posté à 01h15 le 27/03/2009
      • Expert 48108
        Enseignant

      Ne pas confondre Besancenot et le NPA qui existe en nombre et qui attire de plus en plus de sympathie et d’adhérents du fait de ses idées justes : le capitalisme ne peut pas être réformé, la lutte des classes existe bel et bien et ceux qui ne sont pas anticapitalistes, les réformistes, les socio-libéraux, les « gensdegauchesurtoutpasanticapitalistes » voient bien que le NPA est en phase avec toutes les victimes de la crise, de l’exploitation, des délocalisations, de la globalisation, de l’Europe du capital, des multinationales etc ...

      Quand le NPA lutte contre le démantèlement des services publics, contre les privatisations, pour des augmentations immédiates des revenus de misère, pour une école, une université et une recherche digne de ce nom, il est compris et approuvé.

      Quand certains veulent l’unité autour d’un vide idéologique, ils ne sont pas écoutés ni suivis.
      Quand la fausse gauche s’indigne des conséquences d’une politique Européenne qu’elle a soutenu de son « OUI OUI OUI“au référendum, elle est démasquée et ridiculisée, c’est comme ça.

      Alors le NPA s’attire les foudres des dirigeants de l’immobilité, peu importe, il est en phase avec ceux qui voient toute l’horreur du système capitaliste, qui subissent la crise et qui paient le prix fort de la crise quand d’autres amassent les stock options et les bonus et sautent en parachute doré lorsqu’ils ont coulé la boîte.

      Le capitalisme n’a pas d’avenir, ceux qui le soutiennent non plus. Alors il faut faire l’unité, pas pour amuser la galerie, mais pour détruire le système de l’exploitation et du profit confisqué, pour construire la démocratie, l’égalité, la liberté et la solidarité qui sont jour après jour bafouées par ceux qui osent s’appeler démocrates et partisans de la liberté. Leur démocratie se réduit à mettre un bulletin dans une urne tous les quatre ans et à laisser faire les dirigeants et les forces du capital. Leur liberté est celle des exploiteurs, pas celle des travailleurs, des étudiants, des retraités ou des mal-logés.

      Soyons nombreux pour construire le parti qui nous ressemble, pour construire une société qui nous ressemble.

      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à Teberli
        Situation
        • Posté à 02h22 le 27/03/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Bonjour. Sans vouloir vous offenser, j’espère que vous gardez une certaine neutralité lors de vos cours....Il serait en effet dommage que je prenne peur à la seule et saugrenue idée que mes enfants de 10 et 12 ans soient à un si jeune âge embrigadés politiquement....

        Factotum

         
        • Mougik
          Mougik répond à Au sud de nul part-
          Loser imperturbable
          • Posté à 06h31 le 27/03/2009
          • Internaute 70567
            Loser imperturbable

          Parce qu’avoir des opinions politiques équivaut inévitablement a vouloir embrigader tout ce qui passe a sa porté ?

          En plus le sujet de l’article est précisément le npa, donc que l’on soit pour ou contre ce parti, l’endroit est plutôt bien choisis pour s’exprimer la dessus, non ?

          Auriez vous eu la même réaction si cette personne avait manifester sa sympathie pour un autre parti ?

          Comme vous dites, voila bien une idée saugrenue.

        • didier1
          didier1 répond à Au sud de nul part-
          retraité
          • Posté à 10h51 le 27/03/2009
          • Internaute 66204
            retraité

          Tu sais, il est rare que les enseignants donnent des cours de « lever de poing avec le couteau entre les dents ». j’ai connu pas mal d’instits assez politisés, adhérents de partis politiques ou de partis de gauche, voire même pour certains de droite et tous se faisaient une assez haute idée de leur métier pour « cliver » un minimum ce qui faisait partie de leurs fonction et ce qui ressortait de leur engagement...

          Si tu ne le sais pas encore, je te signale qu’il existe un corps de régulation dans l’éducation nationale qui s’appelle l’inspection. J’ai du mal à imaginer que si par extraordinaire, un enseignant se laissait aller de façon ostensible à des comportements comme ceux que tu fais semblant de craindre, il n’en subirait pas les conséquences sur sa notation et donc sur sa carrière...heureusement le principal organe de régulation est interne et s’appelle conscience laïque

          Ce type « d’humour » me semble bien facile ! ! !

        • ker
          • Posté à 13h08 le 27/03/2009
          • Internaute 12793

          Ne t’inquiete pas. Vu l’embrigadement social (conservateur) dans lequel le monde actuel les a plongés, a travers la tele, la conssommation de masse, les lectures scolaires selective, la segregation social qui montre le produit du travail mais jamais ceux qui l’on fait ni le dessous vraiment sale (exploitation pollution chimique), ce n’est pas un zeste de contestation qui leur fera du mal. Quand tes enfants seront dans la merde (plus de petrole, poisson ayant disparu ou immangeable, rechauffement, inegalite et violence sociale), il t’en voudront plutot de leur avoir escamote le monde reel. Les revoltes de jeunes adolescent ou d’adulte envers leur parents peuvent etre terribles, mieux vaut prevenir...

        3 autres commentaires
      • Ryze-
        Ryze- répond à Teberli
        Révolté ! !
        • Posté à 09h46 le 27/03/2009
        • Internaute 30038
          Révolté ! !

        Y a pas a dire, j’adore tes interventions Camarade Teberli ! :)
        Les leader de l’immobilisme s’affolent car ils sont conscient de leur faiblesse et de leur lâcheté face a ce gouvernement libéral (cherec qui s’énerve est a se tordre de rire, a quand la même énergie de protestation autour des tables de négociation ? ? lol)
        Ils craignent par dessus tout une réelle récupération citoyenne du conflit qui se ferait a leur détriment du coup ils espacent autant que faire ce peut les mobilisations des fois que ça dégénère et que l’on s installe dans un conflit durable sur lequel ils n’auraient aucun poids !
        Continuons la lutte et la mobilisation Camarades, leurs attaques sont signe de notre succès !

         
        • didier1
          didier1 répond à Ryze-
          retraité
          • Posté à 11h00 le 27/03/2009
          • Internaute 66204
            retraité

          Cherèque qui s’énerve...le leader du Syndicat jaune qui depuis 15 ans à collaboré à tous les reculs sociaux nous fait le coup du syndicaliste propre. Le matérialisme c’est : Pour le juger, regarde ce qu’il a fait et non pas ce qu’il dit

          Salut et fraternité camarade !

          • Ryze-
            Ryze- répond à didier1
            Révolté ! !
            • Posté à 13h58 le 27/03/2009
            • Internaute 30038
              Révolté ! !

            Je suis parfaitement d’accord avec toi !
            Salutations Révolutionnaires Camarade !

        • Teberli
          Teberli répond à Ryze-
          Enseignant
          • Posté à 00h52 le 28/03/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          Bonnes luttes victorieuse à tous !

        3 autres commentaires
      • michel 13
        michel 13 répond à Teberli
        • Posté à 11h38 le 27/03/2009
        • Internaute 49378

        le mouvement ouvrier n’a pas attendu le NPA pour lutter et obtenir des avancées sociales.
        Certes, la grève générale est certainement un moyen de progresser dans nos revendications, encore faut-il la réussir, et pour cela l’unité la plus large possible est à construire. Le NPA ne peut pas rester isolé de l’ensemble du mouvement ouvrier.

         
        • Teberli
          Teberli répond à michel 13
          Enseignant
          • Posté à 09h06 le 28/03/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          Le mouvement ouvrier a souvent été trahi, nombreux sont ceux qui peuvent en témoigner, et c’est une des raisons des attaques sans précédent qu’il subit aujourd’hui, c’est aussi une des raisons du succès de ceux qui se battent avec lui, sans négocier avec les boss dans son dos.

          Le mouvement des travailleurs et des exploités de toutes catégories n’a pas besoin de ceux qui trahissent le mandat qui leur est donné par les exploités en lutte pour la dignité de leur vie et la justice sociale.

        1 autres commentaires
      • Dominique52
        Dominique52 répond à Teberli
        • Posté à 15h36 le 27/03/2009
        • Internaute 53166

        « Soyons nombreux pour construire le parti qui nous ressemble, pour construire une société qui nous ressemble. “ ?
        __________________________________________

        C’est tout le problème : Besancenot est un imprécateur, il dénonce avec justesse les tares de notre société, il rassemble autour de cette idée, mais au delà, à part détruire ‘une société qui ne nous ressemble pas’ il n’a aucun projet.

        Il se garde bien de mettre le doigt dans une union possible ou un projet concret, il trouvera toujours une bonne raison ou un prétexte pour ‘ne pas en être’ il est allé jusqu’à exiger des préalables qui n’avaient rien à voir pour ne pas faire partie du ‘front de gauche’ en un mot : il est sympathique (ca l’UMP va en jouer) mais politiquement il est stérile et inutile à la gauche.
        Il veut défendre le peuple mais il l’enfonce.

        il fallait lire l’avant projet européen du NPA : affligeant ; critiquant avec raison la commission européenne, et une ligne plus loin l’appelant à agir comme ceci ou comme cela. La cohérence serait de ne pas présenter de candidat du tout

         
        • Counch
          Counch répond à Dominique52
          Citoyen en résistance en (...)
          • Posté à 15h55 le 27/03/2009
          • Internaute 23248
            Citoyen en résistance en (...)

          Pas mieux....

        • Teberli
          Teberli répond à Dominique52
          Enseignant
          • Posté à 23h48 le 27/03/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          A vous lire, on dirait que vous l’avez mis le doigt ... là où il ne fallait pas, et que vu l’odeur, personne ne veut vous suivre.

          Le NPA critique ce qui est critiquable et propose à tous de construire ensemble la société non-capitaliste et réellement démocratique qu’ils souhaitent dans le respect de quelques principes éthiques comme la justice sociale, le respect des personnes et de la planète, la non-exploitation des hommes, la paix etc ... tous principes qui, je vois bien, sont contraires à vos idées de libéral-capitaliste bon teint d’une époque maintenant dépassée.

          Je regrette de ne pas pouvoir compter sur vous pour donner une chance à ceux qui ont toujours été les exploités et les victimes d’un système dégueulasse soutenu par des politocards bien nourris et reconnaissants, des politicards déterminés à maintenir le système, à fourvoyer l’électorat par des choix bidons entre faussegauche, centrededroite et vraie droitedechezdroite.

          Le NPA s’allie avec ceux qui luttent, ceux qui ont compris que l’avenir sera non-capitaliste et démocratique, pas avec ceux qui lèchent les bottes des puissants, pas avec ceux qui s’allieront à la première occasion, à la première élection venue avec les partisans du libéralisme-capitalisme dans notre pays, en Europe et dans le monde.

          Désolé Dominique52, l’union se fera autour d’idées justes, pas autour d’une tromperie électorale sur le dos des électeurs-travailleurs-citoyens.

          • éternellerebelle
            éternellerebelle répond à Teberli
            enragée !
            • Posté à 17h08 le 29/03/2009
            • Internaute 22982
              enragée !

            Bravo et merci pour vos coms toujours pertinents,c’est vrai que
            beaucoup de citoyens de ce pays n’en peuvent plus de ces syndicats
            et partis corrompus et traitres !
            le NPA nous redonne espoir et nous en avons besoin !
            Merci aux militants ,et courage à tous !
            Ne lâchons rien

        3 autres commentaires
      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 15h44 le 27/03/2009
        • Internaute 73962
          ...

        Ah Teberli, tu veux nous imposer ta société à la c..... comme les cocos l’ont fait en Russie et en Chine. On n’en veut pas de ta société à la c...... et on se battra pour ça. Le parti unique, la dictature du prolétariat, nenni.... ET c’est prof, c’est grassement payé par le contribuable ! Tu veux qu’on fasse l’inventaire de tous tes privilèges ? Tu devrais lui dire merci au contribuable !

         1 autres commentaires
      • sylvain69
        sylvain69 répond à Teberli
        étudiant stagiaire
        • Posté à 20h43 le 27/03/2009
        • Internaute 74345
          étudiant stagiaire

        je suis entièrement d’accord avec Teberli. D’autre part je voudrais mettre en lumière une « erreur » du journaliste qui dans son article parle de « tracts bardés du monogramme trotskiste ». Le NPA n’est pas et ne sera jamais un parti « trotskiste ». Il a pour but de faire converger les divers courants, militants et personnes révoltées autour d’un projet de société clairement anticapitaliste. Et c’est justement cette diversité qui fait sa force : alter mondialistes, trotskistes, écologistes radicaux, libertaires, socialistes... certains viennent du PC, d’autres du PS, et si les anciens militants de la LCR représentent une composante importante ( et non majoritaire ) du NPA, sa part ne cesse de diminuer avec l’accroissement du nombre de militants. Par ailleurs il faut rappeler que la LCR s’est dès les années 1990 dégagée de la référence trotskiste ( comme l’explique très bien Daniel Bensaïd dans son ouvrage « Penser Agir », indispensable ), et que nombre de ses militants (souvent jeunes), à la veille de la dissolution de la LCR, ne se réclamaient pas du trotskisme. Besancenot lui-même ne se dit pas trotskiste.

        Pour ce qui est du Front de gauche, je vois dans les propositions et les reproches du PC et du PG une simple tactique électoraliste, assumée comme telle, qui met sous le boisseau l’essentiel : si le PG est le fruit d’une rupture de Mélenchon avec le Parti « Socialiste », l’attitude de l’ex-socialiste ne laisse pas d’être ambiguë dans la mesure où il a voté, avant son départ, les nouveaux principes du PS acceptant et défendant « l’économie de marché ». Ce qui ne l’empêche pas de se proclamer, lui et son parti, anticapitaliste. Mais passons sur le PG qui me semble malgré tout sur certains points plus ancré à gauche que le PC. Ce dernier, après avoir soutenu les politiques libérales ( à l’échelle régionale comme nationale) du Parti « Socialiste », voyant son électorat se réduire comme peau de chagrin, malgré des militants combatifs et très actifs dans les luttes quotidiennes, souhaite constituer un Front de Gauche où figurerait le NPA. La condition préalable, et qui n’est d’aucune façon un prétexte controuvé, est sa rupture avec le PS, et par conséquent un Front de Gauche durable ( et si « de Gauche », alors anticapitaliste, car la gauche comme courant politique et non comme situation spatiale dans l’hémicycle, s’est toujours définie par rapport à la lutte des classes ; relisons Jaurès ; laquelle est toujours, voire encore plus d’actualité ), c’est à dire notamment maintenu pour les élections régionales. Des camarades du PC me disent que poser une telle condition au PC revient à le priver d’oxygène ( le PS). Mais, et c’est triste à dire, le PS va finir un jour ou l’autre par se tourner vers le centre ( ce qui a déjà commencé. on peut même dire que le PS n’est plus à gauche, si on veut bien donner à cette notion sa dimension historique anticapitaliste, et se situant par rapport à la lutte de classe et dans une logique de bien commun ), indifférent au PC. Le NPA n’a pas à assumer les politiques d’alliances menées par le PC ces dernières décennies.

        Quant aux directions organisations syndicales, elles sont depuis un certain temps dans une stratégie lobbyiste, de « partenaires sociaux », gérant les conflits (sans s’y inscrire) aux dépens de salariés qui (à l’instar des cheminots ou des travailleurs guadeloupéens, les exemples foisonnent) aspirent à une politique plus offensive, de lutte. La grève générale paie, à condition qu’elle soit conduite dans l’unité et qu’elle soit sans concession sur les revendications. Ces mêmes revendications (comme un augmentation de tous les salaires de 300 euros net par mois) sont le minimum pour des salariés exploités et spoliés. Ce qui dérange profondément des dirigeants comme Chérèque ( qui, soit dit en passant, a succédé à son père à la tête de l’entreprise, après que ce dernier eut été nommé par Mitterrand à un poste prestigieux de la fonction publique ), c’est que la nouvelle crise qu’a produit le capitalisme, avec entre autres choses son cortège de licenciements, décrédibilise la stratégie syndicale des dernières années. Le syndicalisme, quoiqu’on en dise, a toujours été mu par des luttes sociales et des prises de position politiques ! Et je crois que Mr Chérèque a des prises de positions politiques : des militants du PS n’auraient pas été traités avec mépris de « rapaces ».

        Une manifestation tous les deux mois c’est se foutre du monde et de tous ceux qui souffrent en ce moment.

         
        • Counch
          Counch répond à sylvain69
          Citoyen en résistance en (...)
          • Posté à 21h36 le 27/03/2009
          • Internaute 23248
            Citoyen en résistance en (...)

          Oui bon d’accord, les tactiques politiques tout ça on comprend. Bien ancré à gauche on comprend mais le fond, c’est quoi ? ? ?

          Comment on l’organise cette société de demain ? Qu’est-ce qu’on propose face à la crise écologique, qu’est-ce qu’on propose comme alternative au système capitaliste ? Comment on fait pour redistribuer les richesses. Et d’ailleurs faut il que l’on soit tous riches ou tous pauvres ? Qui décide et comment on fait avec 7 milliards d’êtres humains pour qu’on arrête de se foutre sur la gueule tout le temps ?

          Des idées...quoi ...

          Enfin si cela interresse le NPA de gagner des élections pour gouverner, la porte reste ouverte...

          Lien
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          • Teberli
            Teberli répond à Counch
            Enseignant
            • Posté à 23h54 le 27/03/2009
            • Expert 48108
              Enseignant

            Il paraît simple d’en débattre dans votre comité local NPA, c’est là et pas dans les états-majors des appareils politiques que peuvent s’élaborer les solutions anticapitalistes-pro-humaines-dans-la-justice-sociale-et-le-respect-des-hommes-et-de-la-planète. Vous venez ?

          • sylvain69
            sylvain69 répond à Counch
            étudiant stagiaire
            • Posté à 12h57 le 29/03/2009
            • Internaute 74345
              étudiant stagiaire

            Je pense que tu forces vraiment le trait lorsque tu dépeins le NPA comme un parti qui se borne à contester « dans la rue », au lieu de chercher à (pour te citer) « gagner des élections pour gouverner ». Les élections ne sont pas une fin en soi, et par ailleurs le fonctionnement institutionnel actuel est d’après moi tout sauf démocratique ( le fossé entre dirigeants et dirigés est tel qu’on a du mal à parler de citoyens actifs, participant à la vie politique/ de la société). D’autre part le NPA ne rejette pas les élections, bien au contraire ! Mais il considère qu’un changement profond des structures économiques et sociales ( ce que j’appelle et ce qu’un Socialiste comme Jaurès nommait une révolution), ne pourra se faire sans un mouvement social d’ampleur, marqué par exemple par des grèves. 1936, 1945, 1968, 1995..Toutes les avancées sociales qui constituent l’embryon de service public que nous avons aujourd’hui ont été conquises avant tout par la pression populaire. Le renversement du gouvernement d’Unité populaire au Chili en 1973 illustre, au contraire, la violence exercée par les classes dominantes afin de préserver leurs privilèges, et la vulnérabilité de ce gouvernement isolé .
            N’oublions pas non plus que se sont les grandes grèves de 1936 qui ont poussé le Front populaire de l’époque à engager les accords Matignon et lui ont permis d’appliquer des lois sociales ( les salariés en grève souhaitaient même davantage, et poursuivirent la grève plusieurs mois durant).

            Alors oui à une nouvelle Unité populaire, indépendante de la sociale-démocratie incarnée par le PS, et durable. Sur le fond, sur les réformes urgentes à prendre, je crois que nous avons de nombreux points de convergence : le traité de Lisbonne, l’augmentation des salaires, un nouveau fonctionnement institutionnel plus démocratique, interdiction des licenciements, service public bancaire...
            Mais les mesures que nous défendons à l’échelle européenne et qui sont un minimum ( un « bouclier social » pour reprendre les termes de Mélenchon) pour les salariés et les citoyens, doivent être suivies d’une même politique à l’échelle nationale car la cohérence s’impose.

            Si le PC ne change pas d’avis sur ses futurs compromis politiciens avec le PS, alors il me parait difficile d’envisager une Unité populaire ( Front de Gauche) qui ne serait « QU’européenne », et qui ne constituerait qu’un « bon coup électoral » (Besancenot) insuffisant dans la perspective d’une transformation sociale aujourd’hui on ne peut plus nécessaire.

            Consolider et étendre l’embryon de service public gagné par le passé au prix de luttes sociales, fonder une démocratie sociale qui parte des salariés et citoyens, avec une forme d’autonomie de la base, tout cela constitue une esquisse du « socialisme du 21è siècle », lequel ne devra pas faire l’impasse sur les impératifs écologiques ( et là-dessus je trouve l’idée d’une planification démocratique écologique, partagée me semble-t-il par le PG, très pertinente).
            On reproche bien souvent au NPA de ne pas avoir de projet de société clef en main, alors que le danger vient justement du fait d’en avoir un préétabli ( comme ce fut le cas par le passé pour nombre de partis guidés par le « marxisme-léninisme »). Pour ne pas tomber cet écueil, porteur d’une politique bureaucratique qui se fait au détriment de la majorité, il faut impérativement que ce soit un processus ascendant ( du bas vers le haut) ; A cet égard les institutions actuelles sont bel et bien, en plus de la reproduction sociale des élites, une entrave à la démocratie ; et c’est ce à quoi s’attèle le NPA en construisant sa politique à partir de comités locaux, et en appelant la population (travailleurs, salariés, citoyens) à se mobiliser, à participer activement aux luttes sociales ( qui sont pour beaucoup un moment unique de politisation) sans jamais se substituer à elle. C’est pourquoi, pour ne pas tomber dans une nouvelle forme de bureaucratie, et de distance entre représentants et citoyens, enfin pour faire que le citoyen soit véritablement actif, il importe de conjuguer mouvement social et élections dans un cadre institutionnel qu’il faudra de toute manière changer radicalement.

            Pour moi les militants du PG et du PC sont des camarades de lutte, et malgré nos divergences, j’espère et je fais tout ( à l’image de la très grande majorité des militants du NPA) pour constituer cette Unité, telle que j’ai pu la définir auparavant.

            • éternellerebelle
              éternellerebelle répond à sylvain69
              enragée !
              • Posté à 17h42 le 29/03/2009
              • Internaute 22982
                enragée !

              Super Sylvain ,çà donne envie de s’engager !
              Je pense que c’est la jeunesse qui sera le moteur du changement
              comme toujours ! pour tant de raisons,dont une principale,ils ne sont pas encore résignés et ils ont l’énergie !
              Ils sont encore capables de rêver et de se battre pour un idéal et ces
              capacités beaucoup d’adultes responsables (sic) les ont perdues ! !
              Bien qu’il en reste encore qui nés rebelle
              le resteront jusqu’à leur dernier jour !

            • Dominique52
              Dominique52 répond à sylvain69
              • Posté à 12h04 le 30/03/2009
              • Internaute 53166

              sylvain69 : « ... . Les élections ne sont pas une fin en soi, »
              –––––––––––––––
              Non mais c’est le début à tout, et prétendre s’en passer pour changer les choses, c’est laisser supposer que si on avait le pouvoir on estimerait inutile d’y recourir à nouveau, ça ne vous rappelle rien ?

              Quelques intervenants ont dit en gros « le NPA c’est l’espoir »
              exactement ! mais ce n’est QUE l’espoir, et pour voir grâce à lui l’avènement d’une société humaine et fraternelle, il ne faudra pas être trop pressé.... C’est pour cela que je dis qu’à promettre le paradis en restant dans le blabla (mesurez la longueur des messages...) le NPA n’aide pas les travailleurs ; il les berce d’illusions.

        5 autres commentaires
    • MAKNO-
      MAKNO- répond à delalo
      • Posté à 08h16 le 27/03/2009
      • Internaute 26186

      Manque d’informations de l’auteur de l’article qui se limite au
      seul Besancenot et son Npa pour apeler a radicaliser les luttes,
      celui ci oubli la C.n.t et les anarchistes qui n’on pas attentu le facteur et ses ambitions politiciennes pour appeler a la greve generale reconductible.

      Rejettons les bureaucraties syndicales et leurs dirigeants,courroies de transmission du pouvoir et fossoyeurs de nos luttes.

      Amplifions et radicalisons les luttes a la base.

      Que souffle le vent de la révolte et de la colere !

      GREVE GENERALE RECONDUCTIBLE !

      • dahubahu
        dahubahu répond à MAKNO-
        ouvrier
        • Posté à 10h42 le 27/03/2009
        • Internaute 67571
          ouvrier

        je crée un syndicat : la GGR Greve Générale Reconductible

        slogan : la GGR ne fera pas un pas en arriere

         
        • MAKNO-
          MAKNO- répond à dahubahu
          • Posté à 10h56 le 27/03/2009
          • Internaute 26186

          A l’image de tes propos tu frise le ridicule.
          Désoler mais ta mayonnaise provocatrice ne prend pas .

          • dahubahu
            dahubahu répond à MAKNO-
            ouvrier
            • Posté à 12h09 le 27/03/2009
            • Internaute 67571
              ouvrier

            alors vive l extreme gauche ça te plairas

        2 autres commentaires
      • nemo3637
        nemo3637 répond à MAKNO-
        Déchoukeur
        • Posté à 13h48 le 27/03/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Il est vrai que Rue89 choisit les « bons » opposants.
        Il y a quelques mois c’était la gauche du PS qui était mise en épingle. Ensuite on a évoqué la « gauche syndicale » avec Solidaires. Et aujourd’hui le NPA est présenté comme un concurrent aux organisations traditionnelles sur le terrain syndical. Pas un mot sur la CNT - et d’autres petites organisations - qui luttent sur le terrain et dont le siège est parfois à deux pas de la rue des Haies...

    • bcgh75
      bcgh75 répond à delalo
      Jaurès is not dead
      • Posté à 08h32 le 27/03/2009
      • Internaute 23546
        Jaurès is not dead

      L’unité dans la rue, l’unité dans les urnes ! Plus qu’un slogan, un véritable leitmotiv. D’ailleurs, une partie des militants de l’ex-LCR l’ont compris en rejoignant le Front de Gauche, qui se veut ouvert à l’ensemble des gens qui ne veulent plus de la politique du calcul égoïste, et qui souhaitent un véritable bouleversement par les urnes, à l’instar de ce qui se réalise en Amérique du Sud !

      Mais parler d’unité, sans joindre la parole aux actes, et se poser en dénonciateur sans propositions concrètes ne suffit certainement pas.

      Outre le fait qu’il participe activement aux luttes et soutienne les salariés lors des conflits sociaux, le Parti de Gauche a déposé le 18 mars son plan d’urgence pour répondre à la crise sous forme de proposition de loi prévoyant notamment l’interdiction des licenciements boursiers. Voici le texte :

      Proposition de loi visant à instaurer un bouclier social face à la crise et portant diverses mesures économiques et sociales d’urgence

      Présentée par les sénateurs et députés du Parti de Gauche,

      Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne,

      Marc Dolez, député du Nord,

      François Autain, sénateur de la Loire-Atlantique
      et Jacques Desallangre, député de l’Aisne

      18 mars 2009

      EXPOSE DES MOTIFS

      Mesdames, Messieurs,

      La crise actuelle du capitalisme frappe durement les classes populaires.

      Il y a urgence à réagir. Si rien n’est fait, ses conséquences pour les salariés vont s’aggraver. Depuis l’automne, le chômage explose. De nombreuses entreprises, même en bonne santé, licencient, suppriment des missions d’intérim, recourent au chômage partiel pour préserver les profits des actionnaires. Les droits des chômeurs sont attaqués et le principal syndicat patronal pousse le cynisme jusqu’à demander une baisse de ses cotisations à l’UNEDIC. Les attaques contre la protection sociale et les services publics continuent. Le pouvoir d’achat se dégrade. La pauvreté concerne de plus en plus de travailleurs victimes des bas salaires dans des emplois précaires, particulièrement des femmes qui subissent le temps partiel imposé.

      Dans un contexte économique et social aussi dégradé, le Président de la République évoque la « poursuite des réformes » pour assurer la « compétitivité » de l’économie française.

      Pourtant, il n’y a pas de fatalité du chômage et de la précarité, pas plus que des bas salaires et de la pauvreté. Les moyens financiers existent. Le Gouvernement l’a démontré en engageant récemment des dizaines de milliards d’euros au profit des banques et du système financier. De même, en 2007, les profits réalisés par les entreprises françaises ont atteint 650 milliards d’euros. En 2008, les seules entreprises du CAC 40 ont enregistré près de 85 milliards d’euros de bénéfices en dépit de la crise.

      L’urgence est donc de s’attaquer aux racines de la crise, c’est-à-dire au partage inégalitaire des richesses qui résulte de la recherche effrénée du profit maximum pour quelques-uns au détriment des salaires du plus grand nombre. En effet, depuis trois décennies, les politiques libérales mises en œuvre par les gouvernements et le patronat ont cherché à augmenter les profits au détriment des salaires. Dans les entreprises, nombre de moyens furent employés pour faire baisser le coût du travail : licenciements, précarité, flexibilité, gel des salaires. Les gouvernements successifs y ont contribué avec des exonérations de cotisations sociales et la réduction des systèmes sociaux. La conséquence en a été une formidable modification de la répartition des richesses créées au bénéfice des détenteurs du capital et au détriment des travailleurs. La surexploitation du travail a permis la suraccumulation des profits : de 1983 à 2008, la part des travailleurs a été réduite de 71 % à 62 % de la valeur ajoutée créée par les entreprises ; soit plus de 170 milliards d’euros par an transférés des salaires aux profits. Cela représente plus de 6 500 euros par an (550 euros par mois) perdus par chaque travailleur. Cette logique a conduit au gonflement exorbitant des placements spéculatifs et au surendettement des ménages ; deux des causes majeures de la crise actuelle.

      La politique décidée par le Président de la République et menée par le Gouvernement aggrave encore cette situation.

      Le paquet fiscal et le bouclier fiscal redistribuent aux riches des dizaines de milliards qui manquent pour des mesures en faveur de l’emploi. La liquidation des 35 heures, la libéralisation des heures supplémentaires, la perspective de travailler le dimanche et jusqu’à 70 ans, réduisent les possibilités d’embauche. Les suppressions d’emplois dans les services publics, dont l’hôpital public et l’éducation, rétrécissent l’emploi et pénalisent les usagers. La protection sociale (assurance maladie, assurance chômage, retraite...) est réduite ce qui précarise les plus faibles et aggrave les inégalités.

      La crise en cours signe la faillite des politiques libérales menées depuis trois décennies. Il faut résolument changer d’orientation politique. Dans cette perspective, les mesures proposées par les parlementaires du Parti de gauche visent à commencer à relever ce défi global en apportant de premières réponses, avec l’instauration d’un « bouclier social » pour protéger les citoyens des conséquences de la crise.

      Les mesures économiques et sociales d’urgence que la présente proposition de loi vise à instituer face à la crise s’inscrivent dans la perspective plus large du Plan d’urgence en 29 mesures adopté par le Parti de Gauche lors de son Congrès de Limeil-Brévannes du 29 janvier au 1er février 2009.

      Ces mesures d’urgence sont notamment indissociables d’un plan d’investissements publics sur deux ans, animé par le triple souci de relance de la demande et de l’emploi, de satisfaction des besoins sociaux et de réorientation écologique de notre mode de production. Combiné aux autres mesures évoquées par ailleurs, ces investissements devraient amener à 100 milliards d’euros, soit 5 % environ du produit intérieur brut, le soutien public exceptionnel pour affronter la crise. Il s’agit ainsi de la rénovation écologique du parc de logements sociaux, de la mise en chantier de 300 000 logements sociaux par an, de la rénovation des établissements publics d’enseignement, de la construction de centres d’hébergement d’urgence et de foyers de jeunes travailleurs, de la création d’un service public de la petite enfance et du développement des crèches publiques, du remplacement progressif du parc automobile des collectivités publiques par des véhicules propres (électriques ou hybrides), de la rénovation du réseau ferroviaire et du développement d’infrastructures pour le ferroutage, de l’augmentation de l’investissement dans les énergies renouvelables et le recyclage, du soutien à la création et aux activités culturelles et d’un plan spécial de soutien pour les Antilles et territoires d’outre-mer en difficulté.

      En outre, des dispositions d’urgence s’imposent également pour maîtriser le système financier et lutter contre la spéculation, ce qui implique, entre autres, la création d’un pôle financier public élargi pour les entreprises autour de la Caisse des dépôts et consignations et d’un service public bancaire élargi pour les particuliers autour de La Banque postale, des Caisses d’épargne et des Banques populaires.

      Les services publics comme le rail, la poste, l’électricité et le gaz doivent aussi être mobilisés au service du plus grand nombre contre la crise. Cela implique un moratoire sur toutes les mesures européennes de libéralisation et de mise en concurrence. Et la relance des entreprises publiques fragilisées par ces mesures, à commencer par un pôle public de l’énergie intégrant EDF, GDF mais aussi le pétrolier Total dont la nationalisation s’impose.

      Surtout, à la lumière des leçons de la crise, la France doit agir au sein de l’Union Européenne et des instances internationales pour sortir du laisser faire et du libre échange généralisés.

      Le processus de ratification du traité de Lisbonne, pâle copie du traité constitutionnel européen, rejeté à 55 % par le peuple français, doit évidemment être abandonné. Car il interdit toute mesure d’harmonisation sociale et fiscale pourtant indispensable pour stopper la course actuelle au dumping social en Europe. Au-delà, il est nécessaire de réformer la Banque centrale européenne, qui doit désormais avoir pour objectifs le soutien à l’activité des secteurs jugés prioritaires d’un point de vue social, économique et écologique, le plein emploi, la stabilité des prix (en fonction des priorités économiques du moment et dans le respect des contraintes environnementales), et apporter son concours à la politique de change définie par le Conseil européen. En outre, elle doit rendre compte de la conduite de sa politique monétaire : une institution qui commande un levier essentiel de la politique économique ne peut plus rester indépendante de tout contrôle démocratique. De même, les règles du Pacte de stabilité doivent être abandonnées.

      Dans l’immédiat, et afin de faire face à l’urgence économique et sociale, les mesures contenues dans la présente proposition de loi s’articulent autour de quatre axes principaux.

      Le chapitre premier permet d’interdire les licenciements boursiers et présente des mesures visant à lutter plus largement contre les suppressions d’emplois et les délocalisations. L’article premier interdit les licenciements économiques dans les entreprises enregistrant des profits. Il rétablit le contrôle administratif de l’Inspection du travail sur les licenciements pour motif économique. L’article 2 institue un droit de veto suspensif pour les représentants des salariés en cas de licenciement. L’article 3 crée des commissions départementales de l’emploi et du développement économique pour favoriser des alternatives aux suppressions d’emplois et aux délocalisations. Il institue également un droit de reprise par les salariés en cas de délocalisation de leur entreprise.

      Le chapitre 2 présente des mesures visant à faire reculer la précarité du travail et à développer l’emploi. L’article 4 réaffirme le contrat à durée indéterminée comme norme du contrat de travail et encadre et limite le recours aux autres formes de contrat. Il abroge les nouveaux contrats précaires créés par le gouvernement actuel. L’article 5 crée un droit à la journée continue pour les salariés de manière à en finir avec les horaires fractionnés.

      L’article 6 rétablit la primauté de la loi sur l’accord de branche et de l’accord de branche sur l’accord d’entreprise et restaure ainsi le principe de faveur qui protège les droits des travailleurs. L’article 7 réaffirme la limitation de la durée hebdomadaire de travail à 35 heures et encadre les possibilités de dérogation. L’article 8 limite le contingent annuel d’heures supplémentaires à 130. L’article 9 limite la durée maximale d’heures de travail à 9 dans une journée et à 44 dans une semaine et crée un droit à deux jours de repos hebdomadaires consécutifs.

      Le chapitre 3 prévoit des dispositions pour augmenter le pouvoir d’achat et redistribuer les richesses au profit du plus grand nombre. L’article 10 abroge le paquet fiscal adopté au cours de l’été 2007. L’article 11 abroge les dispositions du code général des impôts relatives au bouclier fiscal.

      L’article 12 prévoit que le SMIC soit porté à 1500 euros nets d’ici au 1er juillet 2010. L’article 13 conditionne le maintien des exonérations sociales à un accord de revalorisation des salaires. L’article 14 indexe l’évolution des salaires, pensions et minima sociaux sur l’indice des prix. L’article 15 garantit l’application du principe d’égalité entre les femmes et les hommes dans les entreprises. L’article 16 revalorise le minimum de pension de retraite et les minima sociaux à hauteur de 300 euros. L’article 17 plafonne les plus hauts salaires dans les entreprises de manière à réduire les inégalités de revenu. L’article 18 institue une nouvelle tarification progressive de l’eau, de l’électricité et du gaz qui assure la gratuité sur une première tranche de consommation pour les ménages à faible revenu.

      Le chapitre 4 présente des mesures d’urgence en faveur du logement. L’article 19 permet aux communes de réquisitionner des logements inoccupés depuis plus d’un an. L’article 20 supprime le dépôt de garantie pour les locataires. L’article 21 institue un moratoire sur les expulsions locatives et sur les prêts-relais de manière à venir en aide aux 30 000 foyers pris au piège de la crise lors de la vente de leur bien en vue d’en acheter un autre. L’article 22 gèle les loyers locatifs pour 2 ans et encadre leur évolution future. L’article 23 crée un devoir de substitution pour le représentant de l’Etat dans les départements en cas de non-présentation par les communes d’un programme visant les 20 % de logements sociaux. Il prévoit également que la compétence de délivrer les permis de construire soit transférée de la commune à l’Etat dans les communes n’ayant pas atteint un seuil de 10 % de logements sociaux.

      Le chapitre 5 comporte diverses mesures proposant une méthode pour améliorer la protection sociale.

      L’article 24 prévoit la réunion d’une conférence nationale sur les retraites pour remplacer la réforme des retraites de 2003 qui appauvrit gravement les nouveaux retraités sans garantir la pérennité financière du système par répartition. Il s’agit ainsi de renforcer le système français de retraites par répartition et de garantir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. L’article 25 prévoit la réunion d’une conférence nationale sur l’assurance maladie pour remplacer la loi n° 2004-810 du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie. Et améliorer le système français d’assurance maladie au service d’une meilleure couverture sanitaire de la population et d’une plus grande redistribution. L’article 26 prévoit la réunion d’une conférence nationale sur les droits des demandeurs d’emploi pour remplacer la loi du 1er août 2008 relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi. Ces évolutions s’intégreront dans la perspective plus large de la mise en place d’un nouveau statut du salarié, fondé sur une sécurité sociale professionnelle lui garantissant ses droits y compris en cas de changement d’emploi ou de chômage.

      L’article 27 supprime les franchises médicales prévues par l’article L. 322-2 du code de la sécurité sociale.

      Les articles 28 et 29 emportent les éventuelles conséquences financières de la présente loi pour l’Etat et la sécurité sociale.

      Proposition de loi

      CHAPITRE PREMIER

      Dispositions VISANT A INTERDIRE LES LICENCIEMENTS BOURSIERS ET A LUTTER CONTRE LES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS ET LES DELOCALISATIONS

      Article 1

      L’article L. 1233-2 du même code est ainsi complété :

      « Est réputé dépourvu de cause réelle et sérieuse tout licenciement économique collectif décidé par une entreprise ayant réalisé un résultat net ou un résultat d’exploitation positifs au cours du dernier exercice comptable ou ayant constitué des réserves au cours du dernier exercice de distribution des dividendes.

      “ Toute décision de procéder à un licenciement pour motif économique est soumise à l’autorisation administrative de l’Inspection du travail, qui se prononce sur la justification économique de ladite décision dans un délai de trente jours. Si l’Inspection du travail ne s’est pas prononcée à l’issue de ce délai, la décision est réputée acceptée.

      ‘ Les sanctions applicables aux entreprises ayant procédé illégalement à un licenciement pour motif économique sont déterminées en loi de finances. ’

      Article 2

      I. L’article L. 1231-1 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ Le contrat de travail à durée indéterminée peut être rompu à l’initiative de l’employeur ou du salarié dans les conditions prévues par les dispositions du présent titre.

      En cas de rupture du contrat décidée par l’employeur pour motif économique, les représentants élus des salariés disposent d’un droit de veto suspensif afin d’examiner la situation de l’entreprise et les autres options économiques possibles. ’

      II. L’article L. 2313-1 du même code est ainsi complété :

      ‘ 3° De se prononcer sur le recours au droit de veto suspensif défini à l’article L. 1213-1 du présent code en cas de rupture du contrat de travail décidée par l’employeur. ’

      III. Le deuxième alinéa de l’article L. 2323-1 du même code est ainsi complété :

      ‘ Il se prononce sur le recours au droit de veto suspensif défini à l’article L. 1213-1 du présent code en cas de rupture du contrat de travail décidée par l’employeur. ’

      Article 3

      Après l’article L. 1233-6 du même code, sont insérés deux articles ainsi rédigés :

      ‘ Article L. 1233-7. - Dans chaque département est instituée une commission départementale de l’emploi et du développement économique composée de représentants des employeurs, des représentants des salariés, d’élus du département et de représentants de la préfecture et chargée d’examiner les solutions alternatives aux licenciements pour motif économique, aux suppressions d’emplois et aux délocalisations. Les commissions départementales de l’emploi et du développement économique peuvent se regrouper au sein d’une commission régionale.

      Un décret en conseil d’Etat détermine les modalités de composition des commissions départementales et régionales de l’emploi et du développement économique. ’

      ‘ Article L. 1233-8. - En cas de licenciements collectifs, de fermeture de site ou de délocalisation, les salariés de l’entreprise concernée disposent d’un droit de reprise des activités sous forme de coopérative ou de mutuelle. ’

      CHAPITRE II

      DISPOSITIONS VISANT A LUTTER CONTRE LA PRECARITE DU TRAVAIL

      ET A DEVELOPPER L’EMPLOI

      Article 4

      I. L’article L. 1221-2 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ Le contrat de travail est conclu pour une durée indéterminée et à temps plein.

      Lorsqu’il est fait recours à des formes de contrat autres que celle mentionnée au premier alinéa du présent article, et notamment à celles mentionnées aux titres IV et V du Livre II du présent code, les cotisations versées par l’employeur sont soumises à un taux majoré. Ce taux est fixé par décret en conseil d’Etat. ’

      II. Le 3° de l’article L. 1242-2 du même code est ainsi rédigé :

      ‘ Emploi saisonnier ’

      III. Le premier alinéa de l’article L. 1242-12 du même code est ainsi rédigé :

      ‘ Le contrat de travail à durée déterminée est établi par écrit et comporte la définition précise et détaillée de son motif. A défaut, il est réputé conclu pour une durée indéterminée. ’

      IV. Le deuxième alinéa de l’article 1243-8 du même code est ainsi rédigé :

      ‘ Cette indemnité est égale à 20 % de la rémunération brute versée au salarié. ’

      V. Les articles L. 1244-1 à L. 1244-4 et L. 1251-36 à L. 1251-37 du même code, relatifs à la succession de contrats, sont abrogés.

      VI. L’article L. 1251-5 du même code est ainsi complété :

      ‘ Dans les entreprises de plus de cinquante salariés, le nombre d’intérimaire ne peut pas dépasser 15 % de l’effectif total. ’

      VII. Les articles 1er, 5, 6 et 8 de la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail sont abrogés.

      Article 5

      I. L’article L. 3121-1 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ La durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur pour effectuer les missions définies dans son contrat de travail. Le salarié bénéficie d’un droit à la journée continue.

      Pour les contrats conclus avant l’entrée en vigueur de la présente loi et prévoyant une journée de travail fractionnée, la durée effective de travail est égale à la durée écoulée entre le début de la première période journalière de travail et la fin de la dernière période, à l’exception d’une heure de pause par repas. ’

      II. Le premier alinéa de l’article L. 3123-16 du même code est ainsi rédigé :

      ‘ L’horaire de travail à temps partiel ne peut comporter d’interruption. ’

      Article 6

      Le principe de la primauté de la loi sur l’accord de branche et de l’accord de branche sur l’accord d’entreprise est rétabli de manière à garantir aux salariés que la négociation sociale ne débouche pas sur un recul des droits sociaux.

      L’article 18 de la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail est abrogé.

      Article 7

      I. L’article L. 3121-10 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ La durée légale du travail effectif des salariés est fixée à trente-cinq heures par semaine civile, sans possibilité de dérogation autre que celle prévue à l’article L. 3121-11.

      La semaine civile est entendue au sens des dispositions de l’article L. 3122-1. ’

      II. Les articles 19 et 20 de la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail sont abrogés.

      Article 8

      I. L’article L. 3121-11 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ Des heures supplémentaires peuvent être accomplies dans la limite d’un contingent annuel de 130 heures. ’

      II. L’article L. 3121-19 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ L’inspecteur du travail peut autoriser, après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s’il en existe, les heures supplémentaires accomplies au-delà du contingent annuel d’heures supplémentaires dans les limites des durées maximales hebdomadaires définies au premier alinéa de l’article L. 3121-35 et aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 3121-36.

      En cas de chômage, il peut en interdire le recours en vue de permettre l’embauche de travailleurs sans emploi. ’

      III. L’article L. 3121-22 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ Les heures supplémentaires accomplies au-delà de la durée légale hebdomadaire fixée par l’article L. 3121-10, ou de la durée considérée comme équivalente, donnent lieu à une majoration de salaire de 35 % pour chacune des huit premières heures supplémentaires. Les heures suivantes donnent lieu à une majoration de 70 %. ’

      Article 9

      I. L’article L. 3121-34 est ainsi rédigé :

      ‘ La durée quotidienne du travail effectif par salarié ne peut excéder neuf heures, sauf dérogations accordées dans des conditions déterminées par décret. ’

      II. L’article L. 3121-35 est ainsi rédigé :

      ‘ Au cours d’une même semaine, la durée du travail ne peut pas dépasser quarante-quatre heures.

      Tout salarié a droit à un repos hebdomadaire de deux jours consécutifs. ’

      CHAPITRE III

      DISPOSITIONS EN FAVEUR DU POUVOIR D’ACHAT ET DU PARTAGE DES RICHESSES

      Article 10

      La loi n°2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat est abrogée.

      Article 11

      Les articles 1er et 1649 O-A du code général des impôts sont abrogés.

      Article 12

      La revalorisation périodique du montant du salaire minimum interprofessionnel de croissance est majorée afin que son montant atteigne au moins 1 500 euros nets au 1er juillet 2010.

      Article 13

      Le maintien des exonérations sociales dont bénéficient actuellement les employeurs est subordonné à la conclusion d’un accord collectif d’augmentation des salaires d’ici au 31 décembre 2009.

      Article 14

      L’évolution des salaires, pensions et minima sociaux est indexée sur l’indice des prix à la consommation.

      Article 15

      L’article L. 2242-6 du code du travail est ainsi rédigé :

      ‘ L’employeur veille à l’application stricte du principe d’égalité salariale entre les femmes et les hommes. En cas de non-respect de ce principe, les cotisations de l’employeur sont majorées, dans les conditions fixées par la loi de financement de la sécurité sociale. ’

      Article 16

      Le minimum de pension de retraite et les minima sociaux sont revalorisés à hauteur de 300 euros.

      Article 17

      Il est institué un salaire maximum légal dont le montant ne peut pas dépasser vingt fois celui du salaire minimum. Le salaire maximum légal inclut, le cas échéant, la partie fixe du salaire et la partie variable en fonction des objectifs prévus au contrat de travail ou du chiffre d’affaire généré par l’activité du salarié.

      Article 18

      La tarification des services de fourniture d’eau, d’électricité et de gaz est modifiée de manière à garantir la gratuité d’une première tranche de consommation pour les ménages à faible revenu, dans le cadre d’une tarification progressive.

      Un décret en conseil d’Etat détermine les conditions de la tarification progressive visée au premier alinéa du présent article.

      CHAPITRE IV

      DISPOSITIONS D’URGENCE EN FAVEUR DU LOGEMENT

      Article 19

      Pour faire face aux nécessités de logement des personnes sans domicile stable, la commune peut décider de réquisitionner des logements inoccupés depuis plus d’un an.

      Article 20

      Le dépôt de garantie pour les locataires dans les contrats de location est supprimé.

      Article 21

      Un moratoire sur les prêts-relais et sur les expulsions locatives est instauré pour une durée de deux années.

      Article 22

      Les loyers des logements locatifs sont bloqués pendant deux années. A l’issue de cette période, la hausse des loyers est indexée sur l’indice des prix à la consommation.

      A compter de l’entrée en vigueur de la présente loi, les loyers des logements locatifs sont recalculés afin d’être ramenés à leur niveau du 1er janvier 2003 revalorisé en proportion de la variation de l’indice des prix à la consommation depuis cette date.

      Article 23

      I. En cas de non présentation par les communes d’un programme de construction visant un objectif de 20 % de logements sociaux, le préfet du département se substitue aux communes pour présenter un plan intégrant cet objectif.

      II. Dans les communes qui n’ont pas atteint 10% de logements sociaux, la compétence de délivrance des permis de construire est transférée de la commune au préfet de département, jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’objectif de 20 % de logements sociaux.

      CHAPITRE V

      DISPOSITIONS EN FAVEUR DE LA PROTECTION SOCIALE

      Article 24

      Une Conférence nationale des retraites, réunissant l’Etat, les représentants des employeurs et les représentants des salariés, se tiendra au ministère en charge du travail, de l’emploi et des relations sociales avant le 31 décembre 2009. Elle sera notamment chargée d’évoquer :

      1° L’abrogation de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites.

      2° L’amélioration et le renforcement du système français de retraites par répartition, afin de garantir à la fois le droit à la retraite à 60 ans à taux plein et la pérennité financière du système.

      .Article 25

      Une Conférence nationale de l’assurance maladie, réunissant l’Etat, les organismes de sécurité sociale, les représentants des employeurs et les représentants des salariés, se tiendra au ministère en charge de la santé et de l’assurance maladie. Elle sera notamment chargée d’évoquer :

      1° L’abrogation de la loi n° 2004-810 du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie

      2° L’amélioration et le renforcement du système français d’assurance maladie et ses modalités de financement au service d’une meilleure couverture sanitaire de la population et d’une plus grande redistribution.

      Article 26

      Une Conférence nationale des droits des demandeurs d’emploi, réunissant l’Etat, les représentants des employeurs, les représentants des salariés et les représentants des organisations de demandeurs d’emploi, se tiendra au ministère en charge du travail, de l’emploi et des relations sociales avant le 31 décembre 2009. Elle sera notamment chargée d’évoquer :

      1° L’abrogation de la loi du 1er août 2008 relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi.

      2° Les droits et obligations des demandeurs d’emploi, dans le cadre du nouveau statut du salarié prévu à l’article 4 de la présente proposition de loi.

      Article 27

      Les franchises médicales prévues par l’article L. 322-2 du code de la sécurité sociale sont abrogées.

      Article 28

      Les pertes de recettes résultant pour les organismes de sécurité sociale de la présente loi sont compensées à due concurrence par le relèvement du taux prévu à l’article L. 651-1 du code de la sécurité sociale.

      Article 29

      Les pertes de recettes ou les charges éventuelles découlant pour l’Etat de l’application de la présente loi sont compensées à due concurrence par une majoration des droits visés par les articles 575 et 575 A du code général des impôts.

      • 98euro
        98euro répond à bcgh75
        technicien
        • Posté à 09h27 le 27/03/2009
        • Internaute 62796
          technicien

        Vous avez battu oeillet rouge !

        Mais je relève le défi.

        Je vais vous infliger le botin téléphonique. Je ne vous donne qu’un seul choix : vous préférez les pages jaunes ou les blanches ?

        Sérieusement les gars...il faut arrêter ces délires.

        Vous voulez changer de société ? il n’y a pas de plus noble sentiment.

        Mais la première des choses à faire, c’est de se demander si on peut changer soit même, individuellement.

        Si la réponse est non, vous n’êtes pas un révolutionnaire. Vous êtes un dangereux agiteur. Que vous le fassiez consciemment ou inconsciemment n’est qu’un détail à côté des conséquences.

        Un mois d’agitation engendre une génération de réaction. C’est une loi empirique qui se vérifie à chaque fois.

         
        • Lafpa
          Lafpa répond à 98euro
          Psychologue
          • Posté à 09h39 le 27/03/2009
          • Internaute 74282
            Psychologue

          ALERTE

          La stratégie du gouvernement, c’est la diversion notamment avec le NPA et pendant ce temps il détruit tout. On va le payer pendant dix ans ou plus.

          Il faut communiquer sur les sujets de fond.

          Par exemple : Quand est-ce que Rue89 va faire un article sur l’AFPA et son démantèlement ?

          Les psychologues de l’AFPA vont rejoindre le merdier « Pôle emploi » créé par le gouvernement. Il n’y aura plus de psychologues du travail en France.

          Voir le blog : Lien

          Personne n’en parle qu’est-ce que vous foutez ?

          C’est de l’orientation et de la formation, du boulot de qualité qui fou le camp. Ca concerne potentiellement des centaines de milliers de personnes.

          • 98euro
            98euro répond à Lafpa
            technicien
            • Posté à 10h08 le 27/03/2009
            • Internaute 62796
              technicien

            <>

            C’est le point de départ de toute solution.

          • 98euro
            98euro répond à Lafpa
            technicien
            • Posté à 10h09 le 27/03/2009
            • Internaute 62796
              technicien

            « Il faut communiquer sur les sujets de fond. »

            c’est le point de départ de toute solution.

        • bcgh75
          bcgh75 répond à 98euro
          Jaurès is not dead
          • Posté à 09h44 le 27/03/2009
          • Internaute 23546
            Jaurès is not dead

          98euros,

          Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

          Le jour où vous trouverez des propositions de loi qui tiennent en 10 lignes sur un sujet aussi large que le bouclier social, elles seront écrites en langage SMS, et la Starac’ sera au gouvernement (c’est d’ailleurs presque fait).

          Quant à vos conseils, merci pour cette ce coaching personnalisé ! Maintenant je me sens en adéquation avec mes pensées, je suis enfin émancipé ! Aurais-je survécu à mes principes sans vous ?

          Bien à vous, cher partisan de l’immobilisme.

          • 98euro
            98euro répond à bcgh75
            technicien
            • Posté à 10h12 le 27/03/2009
            • Internaute 62796
              technicien

            « cher partisan de l’immobilisme »

            je conteste asolument cette insulte suprême.

            • bcgh75
              bcgh75 répond à 98euro
              Jaurès is not dead
              • Posté à 10h29 le 27/03/2009
              • Internaute 23546
                Jaurès is not dead

              Effectivement, c’était excessif, je l’admets.

              D’autant plus que je ne m’inscris pas ni dans l’agitation, ni dans la réaction.

              Pour finir sur le rejet de l’immobilisme : l’important, ce n’est pas d’être dans la bonne direction. C’est d’aller dans le bon sens.

              • 98euro
                98euro répond à bcgh75
                technicien
                • Posté à 11h01 le 27/03/2009
                • Internaute 62796
                  technicien

                vous me rassurez.

                Rien ne me désespère plus que l’immobilisme.

                Dans ma réflexion je le perçois comme la caractéristique commune à toutes les postures politiques. De l’extrême gauche à l’extrême droite.

                Quand on ne veut rien faire on se drappe dans une posture. Personne ne viendra nous y déranger.

                La première chose à faire pour sortir de cet immobilisme est de se remettre en cause soi-même.

                C’est ce que j’essaie de faire. Et c’est ce que je ne ressens pas chez la majorité de ceux qui écrivent ici. Je ne le ressens pas non plus chez ceux qui manifestent dans la vraie vie leur contestation du système.

                • Counch
                  Counch répond à 98euro
                  Citoyen en résistance en (...)
                  • Posté à 16h16 le 27/03/2009
                  • Internaute 23248
                    Citoyen en résistance en (...)

                  Alors lisez les textes et propositions du Parti de Gauche ! ! ! Si ce n’est pas une remise en cause du système (c’est à dire notre société...) c’est quoi alors ?
                  Il faut quand même avoir des c...lles pour penser que l’on peut changer les choses en dépassant le capitalisme et en allant vers un alter-développement (une autre forme de développement). Des solutions sont avancées, elles sont ce qu’elles sont mais elles ont le mérite d’exister (elles, au moins). Par ailleurs, je ne me souviens pas avoir lu de propositions de cette nature-là ailleurs. alors immobilisme peut-être, mais je trouve que c’est assez risquer comme immobilisme....

                  Qui, aujourd’hui, dans le monde politique, avance de véritables solutions à 20 ou 30 ans. A ça, des solutions pour l’année prochaine, on en trouve à la pelle mais la planification écologique, c’est pas au NPA qu’on la trouve... C’est au PG

                  • 98euro
                    98euro répond à Counch
                    technicien
                    • Posté à 15h28 le 28/03/2009
                    • Internaute 62796
                      technicien

                    je ne crois pas qu’on puisse éternellement recommencer les mêmes parcours.

                    Fonder un parti, le faire croître, arriver (par chance) au pouvoir, décevoir, disparaître.
                    Vie et mort d’un parti politique.
                    C’est de l’histoire ancienne.

                    Le monde doit cesser de se diviser entre une poignée d’acteurs et une multitude de spectateurs.

                    Les spectateurs doivent dire ça suffit.

                  • Teberli
                    Teberli répond à Counch
                    Enseignant
                    • Posté à 14h42 le 29/03/2009
                    • Expert 48108
                      Enseignant

                    Personne ne veut des solutions à 20 ou 30 ans du Parti Nouvellement de Gauche, les électeurs et citoyens savent qu’il sont eux-même capables de trouver les solutions aux problèmes que leur impose le capitalisme, ce capitalisme que ne condamne pas le moins du monde le Parti Nouvellement de Gauche à l’approche des élections, le parti qui, aux élections suivantes demandera à ses électeurs trompés de voter pour une alliance avec le Parti du OUI OUI OUI à l’Europe libérale et capitaliste, celle que les Français, les Irlandais et les Hollandais ont rejetée de toutes leurs forces, celle qui pourtant continue à leur pourrir la vie.

                    Les électeurs ont de la mémoire et ne se laissent pas abuser par une étiquette qui sent encore la colle capitaliste. Ils vont bien entendu voter pour le parti qui, sans hésiter ou tergiverser ou se masquer derrière des nuances de capitalisme - ce parti se nomme le Nouveau Parti Anticapitaliste - NPA - . les électeurs comprennent que le mot gauche peut être trafiquoté, galvaudé, bradé, trompeur, et ils savent que le mot ANTICAPITALISTE ne peut pas signifier autre chose que ce qu’il dit, que le NPA est et sera leur parti pour les élections, pour les luttes partout et pour l’avenir qu’ils sont bien capables de dessiner avec ce parti qui sera l’outil de création d’un monde moderne, débarassé des impasses de faussegauche, centrededroite et de droitedechezdroite.

                    Ce monde sera non-capitaliste, c’est à dire qu’il permettra à tous de bénéficier des fruits du travail de tous, dans le respect des hommes, de la terre, de la liberté et de la paix, sans les confiscateurs de richesses qui le mènent à la faillite et à un avenir bouché et inquiétant pour leurs enfants.

                    Oui, le NPA offre une idée nouvelle et sans concession aux exploiteurs, ... qui s’en plaindrait ?

                    • bcgh75
                      bcgh75 répond à Teberli
                      Jaurès is not dead
                      • Posté à 17h06 le 29/03/2009
                      • Internaute 23546
                        Jaurès is not dead

                      « que le NPA est et sera leur parti pour les élections »...

                      Et si ce n’est pas le cas, il se passe quoi pour eux ? Le goulag ?

                      C’est bien d’être persuadé en tant que militant, mais de là à imposer ce que l’on croit en vérité absolue... Il n’y a qu’un pas anti-démocratique et anti-républicain à franchir ! Dont acte.

                      Nous préférons PROPOSER des solutions, nous ne prétendons pas détenir pas la vérité ni offrir un programme clé en main comme vous le faites, nous cherchons à construire une alternative avec ceux qui le désire, dans un cadre clairement anti-capitaliste, écologiste et républicain.

                      D’aucuns commencent d’ailleurs à se demander pourquoi ils voteraient pour un parti qui ne veut pas d’élu, ou du moins qui pense que la révolution ne se fera pas dans les urnes (slogan NPA à la manifestation du 19 mars à Lyon, entre autres).

                      Pour les jeux de mots sur le nom de notre parti, nous vous laissons ce genre de méthodes, bien qu’il y ait énormément à dire sur le votre. Nous ne tomberons pas dans la facilité, l’insulte et la raillerie dans laquelle vous vous complaisez.

                      Pour finir : une idée nouvelle, le socialisme ? (but ultime des socialistes, des anarchistes et des communistes). Bigre, vous ne reculez donc devant rien quand il s’agit de récupération !

                      • sylvain69
                        sylvain69 répond à bcgh75
                        étudiant stagiaire
                        • Posté à 23h03 le 29/03/2009
                        • Internaute 74345
                          étudiant stagiaire

                        Je suis du NPA et je n’ai aucun mépris pour les camarades du PC et du PG. Ils sont des camarades de lutte et des alliés, et le choix du nom de Parti de Gauche m’importe moins que la ligne politique que ce dernier défend. D’autre part, ce « vous » général que tu emploies pour stigmatiser avec quelque peu d’agressivité chacun des militants du NPA, ce ton accusateur et le fait que tu « nous » considères comme des « récupérateurs » ( sous-entendu opportunistes) qui proposeraient un programme clef en main... : tout cela constitue un tombereau d’erreurs et de mensonges indignant pour le militant du NPA que je suis. Je t’invite à lire le commentaire que j’ai laissé à Counch ( du PG) qui pourrait, sur un ton amical et respectueux, t’éclairer sur un parti que tu ne sembles connaître qu’à travers le prisme d’une somme de clichés.
                        Ton obstination à faire des amalgames entre le communisme stalinien et le « socialisme du 21 siècle » que cherchent à construire les militants du NPA ( anciens du PS et du PC, écologistes radicaux, libertaires, trotskistes, sans-parti et sans-étiquettes..) est tout bonnement grotesque, mensongère et insultante.

                        Saches que, parce que je respecte le combat des militants du PC et du PG, et par honnêteté intellectuelle, je n’ai et n’aurai jamais recours aux méthodes dégradantes que tu viens d’utiliser, pour expliquer mes divergences de point de vue.

                        • bcgh75
                          bcgh75 répond à sylvain69
                          Jaurès is not dead
                          • Posté à 12h49 le 30/03/2009
                          • Internaute 23546
                            Jaurès is not dead

                          Beau retournement de situation. On se défend et on est devient les méchants...
                          Efficace, même si ce n’est pas honnête. Le coup du : « le socialisme, c’est nous », il fallait quand même la sortir...

                          Ce qui vous sauve, c’est qu’en bugne à bugne, vous êtes beaucoup plus avenants que derrière vos claviers (voir la réponse de ton collègue juste en dessous de ce message).

                          D’ailleurs, si le 69 est ton département, on est voisin. Bon, je retourne travailler, camarade étudiant !

                      • Teberli
                        Teberli répond à bcgh75
                        Enseignant
                        • Posté à 22h51 le 29/03/2009
                        • Expert 48108
                          Enseignant

                        Rassurez vous, le NPA va aux élections pour avoir des élus. Vous n’allez quand même pas nous refaire le coup du goulag de Sibérie, nous sommes en France et le NPA a tout autant que d’autres partis le droit de donner la parole aux révoltés, aux exploités, à ceux qui ne veulent pas donner le moindre vote à des partis « de gauche » qui à la première élection après les Européennes, rangeront leur antilibéralisme au placard pour pouvoir s’allier au parti du OUI OUI ET ENCORE OUI au libéralisme-capitalisme Européen. Les électeurs ne se laisseront probablement pas prendre à ce jeu de dupes : antilibéraux aux élections Européennes puis libéraux-démocrates aux suivantes.

                        Alors, que le NPA qui dénonce cette manoeuvre ne vous plaise pas, je le comprends mais ça n’empèchera pas de nombreux électeurs de le rejoindre sur cette ligne claire de l’anticapitalisme, sur cette ligne claire d’une vie politique qu’ils veulent prendre en main pour sortir du pétrin libéral-capitaliste qui a toujours été le système préféré des patrons exploiteurs et de leurs serviteurs zélés

                        • bcgh75
                          bcgh75 répond à Teberli
                          Jaurès is not dead
                          • Posté à 12h54 le 30/03/2009
                          • Internaute 23546
                            Jaurès is not dead

                          Je vois que tu as la même position que moi en ce qui concerne le PCF et le PS, quand tu parles des partis « de gauche » qui rallieront le libéral-capitalisme.

                          Mais n’oublie pas que nous sommes le PARTI DE GAUCHE, et non pas le pc ou le ps, auxquels nous ne devons rien.

                          Nous sommes un des (LE ?) partis du NON DE GAUCHE aux EUROPEENNES.

        • Oeillet rouge
          Oeillet rouge répond à 98euro
          rêve générale
          • Posté à 09h27 le 28/03/2009
          • Internaute 72489
            rêve générale

          Oeillet rouge trouve que l’intervention de bcgh75 est un peu longue mais qu’elle a le mérite d’avancer des solutions, ce qui manque finalement dans beaucoup de nos interventions.

          En cette période où les privilèges exhorbitants de quelques nantis nous sautent à la figure - bonus, stocks-options et autres parachutes dorés - et où l’exaspération d’une majorité d’entre nous est palpable face aux conséquences dramatiques que porte en lui le capitalisme : chômage, précarité, injustices sociales, privatisation des biens publics, montée de l’insécurité, liberté de la presse menacée, etc... – n’est-il pas temps d’avancer d’autres solutions que la régulation ou l’aménagement du capitalisme pour sortir de cette crise et repartir sur de nouvelles bases ?

          Prônées aussi bien par la droite que par une certaine « gauche » libérale, nous savons que ces mesures à court terme, pansements sur une jambe de bois, ne règleront rien à l’affaire.

          Les plus riches se referont une santé d’ici 1, 2 ou 3 ans (quand ils ne prospèrent pas tout bonnement sur la crise actuelle) mais la grande majorité d’entre nous ne verra pas sa condition s’améliorer, bien au contraire.

          Ces solutions existent et plusieurs personnalités et intellectuels vraiment à gauche s’en font l’écho même s’ils ne sont pas relayés par les médias dominants (qui le sont presque tous).

          Parmi ces contributions trouvées sur un internet, j’en ai retenu une, celle de Gérard Filoche « Nationaliser les banques ! », elle date d’octobre 2008.

          Elle me semble claire et tout à fait accessible. Il s’agit bien sûr pour l’auteur de nationaliser intégralement et durablement les banques pour ne pas retomber dans les mêmes travers que nous connaissons aujourd’hui.

          J’invite donc à sa lecture attentive afin de porter ces solutions au coeur même du mouvement social en marche.

          Lien

          • 98euro
            98euro répond à Oeillet rouge
            technicien
            • Posté à 15h21 le 28/03/2009
            • Internaute 62796
              technicien

            « Oeillet rouge trouve que l’intervention de bcgh75 est un peu longue mais qu’elle a le mérite d’avancer des solutions, ce qui manque finalement dans beaucoup de nos interventions. “

            oeilet rouge a de l’humour. Utiliserait-il (elle) cet humour pour insinuer que je n’ai pas de proposition ?

            Nationaliser les banques ? pourquoi pas mais il faudrait encore indemniser ceux qui nous ont mis là où nous sommes. Toujours sur le même principe : on nationalise les dettes et on privatise les bénéfices.

            • bcgh75
              bcgh75 répond à 98euro
              Jaurès is not dead
              • Posté à 10h53 le 29/03/2009
              • Internaute 23546
                Jaurès is not dead

              [...] indemniser ceux qui nous ont mis là où nous sommes [...]

              Et puis quoi encore ? Payer de nouveau ce qui nous appartient ? Quelle bonne blague !

            • Teberli
              Teberli répond à 98euro
              Enseignant
              • Posté à 14h47 le 29/03/2009
              • Expert 48108
                Enseignant

              Nous avons déjà payé le prix, alors, pas deux fois quand même, so, ... Tout nous appartient, comme le dit si bien le nouvel hebdomadaire « TOUT nous appartient » que vous pouvez demander à votre maison de la presse préférée.

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