tribune 28/03/2009 à 12h33

Pourquoi il ne faut pas limiter le salaire des patrons

Eclairages économiques"
Pierre Chaigneau | EclairEco.org

Comment déterminer la valeur d’un dirigeant pour une entreprise ? C’est simple : un euro de plus dans la poche d’un dirigeant, c’est un euro de moins en profits, donc un euro de moins pour les actionnaires.

Permettre à ces derniers de fixer la rémunération des dirigeants assure qu’ils payent ce qu’il faut, ni plus ni moins, pour avoir de bons dirigeants à la tête des entreprises.

Mais en France, tout doit apparemment passer par l’Etat. Par décret, le gouvernement veut interdire les bonus comme les actions ou les stock-options pour les dirigeants des entreprises qui disposent d’une aide publique.

Même des entreprises ne disposant pas d’aides publiques ont fait preuve de menaces à peine voilées lorsqu’elles honoraient des promesses contractuelles en termes de rémunération de leur « top management ». Or cet acharnement populiste est très néfaste.

Sans carotte, qu’est-ce qui va inciter les patrons à bien travailler ?

A court-terme, cet argent qui n’ira pas dans les poches des dirigeants pourra soit augmenter les profits des entreprises (auxquels ont droit les actionnaires), soit augmenter les salaires. Le premier cas n’est probablement pas ce que les politiciens et l’opinion publique ont en tête.

Dans le deuxième cas, une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail, lequel deviendrait insoutenable pour de nombreuses entreprises qui devraient alors licencier et renoncer aux embauches potentielles.

En outre, la suppression de tout lien entre performance de l’entreprise et rémunération des dirigeants coupe le lien entre l’intérêt de l’entreprise (donc, in fine, de ses salariés) et l’intérêt des dirigeants. Dorénavant, on ne voit pas ce qui va inciter ces derniers à agir dans l’intérêt de leur compagnie.

Une loi qui sera détournée et créera d’autres modes de rémunération opaques

Mais c’est à long-terme que les conséquences catastrophiques de cette mesure se feront sentir.

Quelle entreprise va se soumettre aux lois changeantes et arbitraires d’un pays caractérisé par un interventionnisme gouvernemental omniprésent mais imprévisible, car fluctuant aux gré des évolutions d’une opinion publique pas forcément éclairée ?

Quelle firme va soumettre à la vindicte populaire d’un pays qui séquestre et intimide ses dirigeants d’entreprises ?

Sans compter que ces mesures qui restreignent les stock-options ou les bonus ne demandent qu’à être contournée en faisant preuve de créativité comptable ou en rémunérant les dirigeants avec d’autres instruments plus opaques et plus complexes, ou encore avec des avantages en nature plus coûteux.

C’est justement cet « arbitrage réglementaire » qui a généré dans la finance une structure de rémunération perverse qui est maintenant largement mise en cause dans la crise financière actuelle.

Une loi repoussoir pour les entreprises

Si pour une raison ou une autre les dirigeants n’ont plus la même valeur pour l’entreprise, leur rémunération telle qu’elle est déterminée du moins indirectement par les actionnaires diminuera naturellement. Cela suppose que les entreprises disposent d’une bonne gouvernance.

En ce domaine, tout n’est pas toujours parfait, et c’est pourquoi améliorer cette dernière est un chantier tout à fait louable. Mais ce n’est pas la voie choisie par le gouvernement.

Dans la mesure où le climat actuel est appelé à se pérenniser, soit les sièges sociaux des meilleures entreprises françaises quitteront la France, soit les talents quitteront notre pays pour des cieux plus accueillants. Dans les deux cas, les entreprises françaises du futur auront perdu leur statut.

Et toute la nation souffrira. Pour le plus grand plaisir de nos voisins qui ne sont plus empêtrés dans une lutte des classes d’un autre âge, et qui seront heureux d’accueillir et de rémunérer les talents à leur juste valeur, pour le bénéfice de tous leurs citoyens. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.


Publié initialement sur
Eclairages économiques
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  • Nekrobastard-
    Nekrobastard-
    médecin à Lunéville
    • Posté à 14h26 le 28/03/2009
    • Internaute 32615
      médecin à Lunéville

    primo les patrons ne sont pas si bon que ça
    secondo on trouvera toujours des types pour faire le job meme payé moins ( vive la concurrence...)
    et tertio il faudrait limité par decret les les retributions aux actionnaires ( par ex pas plus de 5% de retour sur investissement )

  • Brédala
    Brédala
    NB : dernières lignes dans " (...)
    • Posté à 14h30 le 28/03/2009
    • Internaute 63792
      NB : dernières lignes dans " (...)

    Trivial point de vue...

    « (...) Sans carotte, qu’est-ce qui va inciter les patrons à bien travailler ? (...) »

    Vous savez où vous pouvez, vous la carrer.. ? !

    « (...)
    Dans le deuxième cas, une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail, lequel deviendrait insoutenable pour de nombreuses entreprises qui devraient alors licencier et renoncer aux embauches potentielles.(...) »

    Des carottes dorées pour les uns, des soupes aux cailloux pour les autres...et faudrait dire « merci » en plus... !

  • Crapaud froid
    • Posté à 14h31 le 28/03/2009
    • Internaute 69828

    Article ridicule.

  • STEFFEN Louis
    STEFFEN Louis
    ancien enseignant réformateur
    • Posté à 14h37 le 28/03/2009
    • Expert 25070
      ancien enseignant réformateur

    L’auteur de l’article écrit :
     »...la suppression de tout lien entre performance de l’entreprise et rémunération des dirigeants coupe le lien entre l’intérêt de l’entreprise [...] et l’intérêt des dirigeants. Dorénavant, on ne voit pas ce qui va inciter ces derniers à agir dans l’intérêt de leur compagnie. »

    1. Le seul lien du dirigeant à son entreprise serait-il sa rémunération, ce qu’affirme la première phrase de cette citation ? Ainsi donc le goût d’entreprendre et de créer, le pari, le défi, ces belles qualités entrepreneuriales qu’on nous cite en permanence pour justifier le mérite des dirigeants ne seraient que des écrans de fumée pour dissimuler la seule motivation réelle : le fric ? Sans l’appât de l’argent rien ne les inciterait donc « à agir dans l’intérêt de leur compagnie “ ? Bel aveu d’un défenseur des grandes fortunes : l’unique objet du désir, le seul moteur de l’action des dirigeants est de gagner le plus possible. Qu’est-ce qui les différencie alors des brigands ? Le respect de la loi et l’honnêteté ? Mais c’est de la morale, ça Monsieur et le moralisme n’a pas sa place en économie nous répétent à l’envi les économistes distingués. Alors on peut craindre que le pire ne soit en train de se produire.
    2. ‘ Permettre à ces derniers [les actionnaires] de fixer la rémunération des dirigeants assure qu’ils payent ce qu’il faut, ni plus ni moins, pour avoir de bons dirigeants à la tête des entreprises.’
    Encore une phrase qui voudrait nous faire croire au meilleur des mondes. Les actionnaires savent par définition qui sont les bons dirigeants et ce qu’ils méritent, au centime près, ‘ni plus ni moins’.
    De même, il y a une espèce d’hommes à part, au-dessus du commun des mortels, qui ont reçu de Dieu une sorte de don qui fait d’eux ce qu’on appelle de ‘bons dirigeants’. Ces élus auraient accès, par nature, aux secrets qui ‘assurent’ la meilleure réussite d’une entrprise, ils possèderaient une super-inteligence qui leur permettrait de conduire le peuple des travailleurs au paradis du bien-être et de la consommation, sous le regard vigilant des ‘actionnaires éclairés’. ils méritent donc qu’on leur dresse des autels d’or dans des palais de marbre.
    Quelle monstrueuse blague, quelle incroyable foi dans la toute puissance de quelques individus et dans leur capacité à agir de façon décisive sur le cours des choses. Il y a longtemps que personne ne croit plus à cette vision archaïque du monde, en dehors des économistes de droite, bien sûr.

  • désinscrit-
    • Posté à 14h46 le 28/03/2009
    • Internaute 736

    Sans carotte, qu’est-ce qui va inciter les patrons à bien travailler ?

    Le bâton ! !

    • Eclaireur
      Eclaireur répond à désinscrit-
      Eclairages Economiques
      • Posté à 19h00 le 28/03/2009
      • Internaute 74409
        Eclairages Economiques

      C’est déjà un peu le cas : les stock-options représentent souvent l’essentiel de la rémunération d’un PDG ou DG. En cas de mauvaise performance, elles ne valent rien.

      • désinscrit-
        désinscrit- répond à Eclaireur
        • Posté à 21h37 le 28/03/2009
        • Internaute 736

        Vu qu’elles sont touchés à un prix préférentiel, faut vraiment une catastrophe comme seuls leurs bénéficiaires savent en créer pour qu’elles ne rapportent rien ! ! Sans compter qu’ils sont les mieux placés pour les délits d’initier.

        Enfin vous nous aurez fait bien rire : -)

    • Waxin
      Waxin répond à désinscrit-
      • Posté à 14h11 le 29/03/2009
      • Internaute 26409

      Je ne sais pas dans quelle matière sera le bâton, mais la carotte non plus, pour atteindre ces sommes inhumaines, elle n’est ni en or massif, ni en diamant, peut-être en Kryptonite, pour donner des super-pouvoirs à ces super-patrons qui sont tellement au-dessus de tout le monde.

      • désinscrit-
        désinscrit- répond à Waxin
        • Posté à 14h36 le 29/03/2009
        • Internaute 736

        Pour le bâton faut du bon buis, bien dur ! !

  • Jean Auguste
    Jean Auguste
    voyageur imaginaire
    • Posté à 14h51 le 28/03/2009
    • Internaute 70410
      voyageur imaginaire

    D’accord avec l’argumentaire mais il s’agit ici d’un vrai beau article de desinformation.... Un article de commande du MEDEF :)

    Le problème n’est pas tant de fixer un montant maximum de salaire pour les patrons, il est plutôt de déterminer la façon dont on pourrait, par la loi, limiter les collusions mafieuses et consanguines dans les conseils d’administration des grandes entreprises, qui sont responsable de la fixation d’avantages scandaleux...

    Il faut plus de démocratie, de transparence et de règlementations dans ces conseils d’administration de grandes entreprises (CA supérieur a 50 M Euros).

    Tant que la gouvernance des grandes entreprises ne sera pas revu, il est en effet illusoire de croire que la castes des dominants ne trouvera pas de nouveaux stratagèmes pour garder son pouvoir !

    Poser le débat dans des termes idéologiques est le meilleur moyen de ne rien faire avancer

    Pour être constructif, on pourrait généraliser les stock options à tous les niveaux de ces entreprises, des déclarations publiques obligatoires type « publier ce que vous payer » ou des index de « social responsability », une representation des salaries au CA et des normes prudentielles d’indexation du salaires de cadres dirigeant sur le CA.

    Au lieu de parler de morale, parlons de gouvernance !

    Dommage que la gauche soit inaudible sur ce terrain...

    • 101.7
      101.7 répond à Jean Auguste
      Promeneur
      • Posté à 18h32 le 28/03/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « Il faut plus de démocratie, de transparence et de règlementations dans ces conseils d’administration de grandes entreprises (CA supérieur a 50 M Euros).

      Il faudrait surtout se poser vraiment la question de la pertinence en 2009 du capitalisme.

      Ne serait-il pas le moment de changer et de le ranger dans les accidents de l’histoire de la planète.

      Avec le nombre d’habitants sur la terre, la raréfaction des matières premières, la pollution et surtout en encore ce qui induit tout ça : l’exploitation de l’homme par l’homme, il serait temps d’inventer un vrai nouveau système de gestion généreux pour les hommes, tous les hommes et respectueux de l’environnement.

      La transparence viendra toute seule...
      Je ne sais pas pourquoi mais ce mot utilisé comme leitmotiv me tape sur les nerfs. Plus on l’emploie et plus j’ai l’impression qu’on essaye de m’en...

  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 14h54 le 28/03/2009
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    je ne comprends pas que cette propagande maladroite trouve sa place sur rue89, c’est une provocation, vous pensez que je suis bête ? que je vais avaler ces conneries pour analphabètes épuisés ?

    votre thèse c’est les riches sont utiles, la mienne c’est les riches sont inutiles et nuisibles, votre théorie a prouvé son ineptie, essayons la mienne.

    c’est quoi ce délire, la démocratie mettrait en danger le fascisme entrepreuneurial ? , est-ce la démocratie qui mets les entreprises en danger ou les entreprises qui mettent la démocratie en danger ?

    je suis non violent, mais du point de vue légal, pour ce qu’ils ont fait dans l’histoire du monde, tous les patrons sont condamnés à mort pour toute une série de délis extrêmement graves, les plus graves étant à mon sens d’avoir instrumentalisé la justice et la police de pays soi-disant démocratiques pour servir leurs intérêts privés, ils ont fait emprisonner et torturer des centaines de milliers de pauvres qui ne voulaient pas plier sous leur joug, ils ont humilié des générations de travailleurs en volant leur vie entière, ils ont volé, ils ont tué et ils ont truqué les appareils d’état censés obéir à la volonté du peuple, tous ces crimes sont aisément punissable de la peine de mort dans 98% des états mondiaux, qu’on les exécute ou non est un autre débat, j’ai toujours été contre la peine de mort, mais ces patrons pour les crimes odieux qu’ils ont commis au cours de l’histoire la mérite, ils sont donc, de fait, condamnés à mort en sursis d’exécution

    ceux qui veulent défendre les intérêts des rares riches en essayant de faire croire aux pauvres que le bien des riches est nécessaire et justifie que tous les peuples souffrent pour que de rares privilégiés s’empiffrent, ces pseudo journaliste et autres éditorialistes surpayés sont complices des ces crimes, atteintes aux intérêts du peuple, dissimulation de la vérité, escroqueries en bande organisée, et tous les abus, tortures, incarcérations arbitraires, humiliations, travail des enfants, salaires ridicules : complices.

    donc au dire du rédacteur de ce truc que je n’ai pas lu entièrement, j’ai vomis au bout de 5 lignes, nos condamnés à mort ne sont pas trop payés, quel raisonnement qui tient dans un titre ! c’est faux, c’est absurde, nous exigeons des excuses avant de négocier la commutation de leur condamnation à mort, et évidemment la saisie de tous leurs biens, c’est là une justice évidente, nous voulons que le représentant des patrons de chaque état viennent présenter des excuses crédibles, après nous verrons, sans cela nous irions vers des troubles dont nul aujourd’hui ne peut prévoir l’issue

    et halte à la provocation sur rue89, c’est contre productif, même des chefs d’entreprise peuvent le comprendre, ce n’est pas le moment de nous énerver, c’est dangereux

    dans le 5 lignes que j’ai vues avant de vomir il est fait état de la lucidité des conseils d’administration, je me mouche et je rigole, vous vous adressez à des idiots, monsieur le rédacteur, vous insultez vos lecteurs, comme alain genestar qui vient pleurer sur le sort des pauvres patrons qui pour la plupart ne gagnent que 4000€ c’est triste, et genestar lui il gagne combien à polka magazine ? 10.000, 15.000€ ? bien sur les journalistes qui sont plus payés que des patrons trouvent tout cela normal, déjà que polka magazine paye leurs factures de téléphone et leur notes de restaurants, de quoi se plaindraient-ils en effet, bref les riches sentant le vent du boulet et le chaud aux plumes nous envoient leurs émissaires pour nous bosser, nous travailler au corps, leurs argumentaires sont rodés, pensez, depuis 2000 ans qu’ils nous broutent sur le dos

    mais bon faites attention, ne nous énervez pas, c’est irresponsable, nous sommes déjà très énervés, faites attention à ce que vous dites et accessoirement à ce que vous publiez, je répète attention, la violence est un feu qu’on éteint pas comme ça, parlez doucement et faites semblant d’être modestes, surtout dans vos titres.

    • désinscrit-
      • Posté à 15h08 le 28/03/2009
      • Internaute 736

      Ben tu vois, il a au moins un mérite c’est article, c’est ton post en réaction ; -)

    • Kurt
      Kurt répond à cabral amilcar
      ––––
      • Posté à 00h59 le 29/03/2009
      • Internaute 31000
        ––––

      « je suis non violent, mais [...] »

      « j’ai toujours été contre la peine de mort, mais ces patrons pour les crimes odieux qu’ils ont commis au cours de l’histoire la mérite »

      « mais bon faites attention, ne nous énervez pas, c’est irresponsable, nous sommes déjà très énervés, faites attention à ce que vous dites et accessoirement à ce que vous publiez, je répète attention, la violence est un feu qu’on éteint pas comme ça, parlez doucement et faites semblant d’être modestes, surtout dans vos titres »

      Ce genre de propos en réaction à ces provocations dont on nous abreuve depuis des lustres sont de plus en plus courant... En tout cas, personnellement, j’y adhère totalement, et pas depuis très longtemps...

      Ces gens ne le prennent pas au sérieux. Ils savent très bien que vous comme moi, nous ne ferions sûrement pas de mal à une mouche. Mais là où ils ont tort, c’est que d’autres y sont parfaitement enclin. Et que la seule chose qui les en empêche, ce sont justement ces millions de gens raisonnables qu’ils font justement déserter des rangs de la « raison » par leurs stupides provocations.

      À titre personnel, je suis contre la peine de mort, je suis globalement contre la violence, mais je ne bougerais pas le petit doigt, je ne dirais pas un mot pour prendre la défense de ceux qui sont défendus dans cet « article » s’ils se retrouvaient du côté des « victimes »...

  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 14h56 le 28/03/2009
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    bonjour,

    dèjà c’est quoi patron ?

    non, parcequ’il y a grand patron et petit chef d’entreprise, et travailleur indépendant !

    En plus un bon patron, c’est quoi ?

    Parcequ’un patron qui en arrive à licencier en masse, parcequ’il a pas vue la crise arrivée et pas anticipé pour occuper ses salariés(je sais pas moi reconversion, diversification,etc), c’est un bon patron ou un mauvais patron ?

    moi je dirai que c’est un âne , mais bon !

  • moguerou
    • Posté à 14h59 le 28/03/2009
    • Internaute 12815

    Il est évidemment regrettable que l’etat soit obligé d’intervenir mais il semble qu’il n’y ait plus aucune morale dans ce domaine. Pour avoir roulé ma bosse dans des entreprises ( multinationales, PME) j’ai constaté que d’autres éléments concourent à déterminer la rémunération des dirigeants qui ne sont pas tous liés à la « valeur » que l’on ne connait souvent qu’ a postériori. Quant à croire que la rémunération doit être « proportionnelle “ à la taille de l’entreprise , c’est n’importe quoi.Naturellement il doit y avoir des variations mais pas du niveau que l’on constate aujour’dui.
    Au 19 iéme siécle lorque on avait fait faillite on se suicidait par honneur, responsable ou pas. ; maintenant on demande un bonus ou un parachute doré , une retraite dorée ou on donne des cours de managementcomme certains.

  • kabreras
    kabreras
    Enervé
    • Posté à 15h10 le 28/03/2009
    • Internaute 60553
      Enervé

    « Dans le deuxième cas, une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail »

    J’ai arrêté la, il ne sert a rien de lire plus loin dans un article partisan.
    Si on suit la logique de l’auteur il faut augmenter exponentiellement le salaire des patrons pour avoir les meilleurs et diminuer celui des salariés tout autant (soit ça soit les actionnaires et ils ne vont pas se trouer eux même le porte monnaie).
    Bientôt on ne payera quasiment plus les employés mais ils seront toujours obligés de venir travailler !
    Cela ressemble a de l’esclavage non ?
    Oh et il faudra encore plus d’aides publiques car les employés non payés ne consomment pas et donc il faudra sauver les entreprises avec de l’argent publique.

  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 15h11 le 28/03/2009
    • Internaute 24987

    Bel exemple d’obscurantisme de la part d’Eclairage Economique (TM) (C).
    La « crise » du système capitaliste est en tout point comparable à la crise économique qui précipita la chute de l’URSS.
    Et on nous enfume avec ce genre de théories complètement décalées par rapport au réel. La poursuite de profits délirants est ce qui produit cette crise : aucun rapport depuis un certain temps entre la valeur boursière et la valeur marchande (par exemple ces nombreuses manufactures qui licencient, « délocalisent » alors qu’il y a des bénéfices d’exploitations pour faire monter l’action, le résultat à moyen termes est : moins de consommation et moins de rentabilité marchande).
    La disparition du circuit de la consommation de ces sommes colossales (un milliard suffirait à éradiquer la malaria et la faim dans le monde) précipite dans la pauvreté la quasi totalité de la population mondiale.
    Le guignol de l’élysée avec ses effets médiatiques que nous servent ses loyaux sujets de l’information prétend y mettre bon ordre alors que ces sommes (pour lesquelles il nous a endetter sans nous demander notre avis) sont déja distribuées.
    Et voila de surcroît qu’il nous faut supporter les pleurnichements des adorateurs de la sainte Bou(r)se ! Mais qu’ils y aillent donc « ailleurs » nos PDg si performants qu’ils ont plombé toute la société. Aujourd’hui cet ailleurs c’est la Chine et c’est grace à eux, bon voyage.

  • dodu
    dodu
    Slow burn
    • Posté à 15h13 le 28/03/2009
    • Internaute 67365
      Slow burn

    Ne connaissant pas ce M. Pierre Chaigneau , je suis allée lire quelques unes de ses contributions sur le site « éclairage économique » ; et j’ai été éclairé : en fait de pragmatisme ce site qui prétend faire de la pédagogie vis à vis des français ignares en économie ,est en fait totalement inféodée à l’idéologie libérale la plus dure . C’ en est caricatural . Alors que nous avons chaque jour le résultat de ce merveilleux système , ils continuent de nous assenner leur petit catéchisme sans plus de réflexion .

  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 15h23 le 28/03/2009
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    bonjour,

    Est pourquoi il faut limiter les salaires des grands patrons, parcequ ils ne sont plus là pour gérer un entreprise qui fabrique et répond à un besoin (ou une demande artificielle ou non) mais pour faire de la tune !

    Ce ne sont pas des entrepreneurs, des patrons ce sont des financiers !

    une petite entreprise doit s’adapter trouver des solutions, et elle ne touchera pas 200 000 euros d’aide de l’état si il y a le moindre problème (ni même un centimes d’ailleurs), leurs patrons sont des entrepreneurs !

    souvent ils sont obliger de licencier pour tenir le coup face à la concurrence, pour investir et se diversifier, ou parcequ’ils sont asphixiés par les charges ! ou parcequ’ils n’ont pas les moyens de se reconvertir ! je parle en france biensûr !

    quand une affaire est bien gérer elle est prospère, et fait face aux crises !

  • Orwelle
    Orwelle
    sarko-verdose.bbactif.com
    • Posté à 15h23 le 28/03/2009
    • Internaute 62370
      sarko-verdose.bbactif.com

    « une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail, lequel deviendrait insoutenable pour de nombreuses entreprises qui devraient alors licencier et renoncer aux embauches potentielles. »

    Pourquoi la même somme affectée au salaire du patron serait-elle plus supportable pour l’entreprise ? Par quel miracle cette somme offerte au patron n’empêcherait plus l’entreprise de faire face à la concurrence ou ne l’obligerait pas à licencier ?

    Fariboles !

    Pour respecter une certaine éthique et l’intérêt général, le plus simple serait d’ajouter toutes les primes, bonus et autre parachute doré aux revenus imposables des patrons.
    Et d’interdire la moindre prime, en particulier venant de l’Etat, aux patrons d’entreprises qui licencient. Dans ce cas, ou lorsqu’il y a délocalisation, l’Etat pourrait aussi réclamer le remboursement des aides octroyées.

    Mais le passé récent montre que sarkozy et Parisot ne risquent pas de faire appliquer de telles règles. Le gouvernement avait tout pouvoir pour imposer ce qu’il voulait avant de faire cadeau de milliards aux banques et entreprises mais il n’a RIEN fait.
    Guignol menace, fait les gros yeux, va pondre des décrets sans effet véritable*. En revanche c’est de manière tangible et répétée qu’il prend les Français pour des c....

    *Lien

  • Gastlag
    Gastlag
    flâneur | identi.ca/gastlag
    • Posté à 15h24 le 28/03/2009
    • Internaute 8274
      flâneur | identi.ca/gastlag

    C’est un article de propagande pure et dure. Cette propagande on l’entend depuis des années, bien avant la crise. Elle était déjà ridicule avant, mais alors avec la crise ! ^^

  • parousnik
    • Posté à 15h29 le 28/03/2009
    • Internaute 18991

    Les gérants de sociétés multinationales payés pour délocalisés,spéculés ne sont pas des patrons... justes des parasites... Rien ne justifie les salaires mirobolants qu’ils s’octroient...tout simplement parce les individus ont globalement les mêmes besoins essentiels. D’ailleurs ce phénoméne parasite est recent, jamais les vrais patrons ne se sont gavés ainsi au mépris de leurs salariés... au contraire même en 1789 ces vrais patrons se sont alliés aux ouvriers pour extrerminé la noblesse parasite qui ruinaient le pays... Ces gérants de société sont des fats nuisibles...

    A ca ira ca iraAh ! ça ira, ça ira, ça ira !
    Les aristocrates à la lanterne,
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
    Les ploutocrates, on les pendra !
    Et quand on les aura tous pendus,
    On leur fich’ra la pelle au cul.

  • gelu42
    • Posté à 15h35 le 28/03/2009
    • Internaute 23109

    Les dirigeants seraient bien inspirer de faire preuve de créativité pour créer des richesses et des emplois dans l’intérêt général plutôt que d’essayer de contourner une loi qui est destinée à remettre un peu d’ordre et de morale là où il n’y en avait plus depuis 20 ans. Je me demande quand même si l’ump et sarkozy sont les plus qualifiés pour aller au bout de cette réforme ?

  • trublion2
    trublion2
    ...
    • Posté à 15h48 le 28/03/2009
    • Internaute 62723
      ...

    Bonjour,

    Vous faites un partenariat avec « éclairages économiques », indiquez-vous, sans qu’aucune précision ne soit donnée sur la nature de ce site...

    Or, même si ce site se revendique indépendant, rationnel et pragmatique, il apparaît qu’il affiche en 1° page de son site la bannière des anciens de la London School of economics...

    Quand on cherche un peu à partir des noms qui apparaissent sur le site, on voit bien que ce n’est pas vraiment un repère de gauchistes... ( doux euphémisme...).

    Ne serait-il pas préférable, quand vous faites un partenariat, que vous indiquiez clairement d’où parlent ceux à qui vous donnez la parole ( en évitant de se cacher derrière son petit doigt en disant - comme le font ici vos partenaires- qu’ils sont « indépendants ».... Indépendants peut-être, mais neutres certainement pas !)

    D’avance merci,

    Anne

  • nicogé
    nicogé
    walz
    • Posté à 15h56 le 28/03/2009
    • Internaute 4892
      walz

    oui !

    c’est vrai quel mérite ont les ouvriers qui font des boulots géniaux, faciles et super-bien- payés ?

    moi j’ai fait plusieurs été à la chaîne, c’est bien simple, je pleurais en octobre tellement je m’éclatais à l’usine.

    quant à mon travail actuel, c’est carrément la glande total.
    parfois, je travail chez moi jusqu’à une heure du mat’ une fois les enfants couchés tellement je m’ennuie ! ! !

    alors que les grands patrons, eux, 10 millions en stock options ?

    il leur faut ça pour être motivés !

    et on voit le résultat aujourd’hui : CA MARCHE ! ! ! TOUT VA BIEN, à part ces fainéants de « travailleurs » (si on peut appeler travailleurs quelqu’un qui n’est que 40 heures au travail et réclame des scandaleux loisirs ou la possibilités de s’occuper des ses enfants !)

    BEURK ! ! !

    heureusement que je ne viens pas de manger, j’en ai mal au ventre.

    mais n’oubliez pas :
    Dieu pardonne, pas le prolétariat.

    nicogé

    Lien

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 15h58 le 28/03/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « Sans carotte, qu’est qui poussera le patron à bien travailler ? »

    Mais le bâton, mon cher.

    On garde les carottes pour les travailleurs, qui eux partagent joyeusement avec les gosses, les vieux, les malades et les parturientes.

    Reprends-toi !
    Ta femme risque d’avoir les cheveux courts à la libération ! ! !

  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 16h00 le 28/03/2009
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    bonjour,

    en plus économiquement, des grands groupes internationaux se desines , mital , gates etc... dans beaucoups de domaine on voit des concentrations horizontales difficile d’avoir une certaine autonomie pour un pays dans certains secteurs.

    Et ça on va le payer cher !

    y a qu’a voir comment ça se passe pour le pétrole et le gaz !

    bon d’accord, on a les éloliennes, mais dans quelques années vous allez vous apercevoir que c’est pas la panacé !

    c’est patron là sorte du cadre juridique du pays, alors comment on fait ? on nationnalise une petite production français ? ou on compte sur les politiques pour aplanir les différents financiers et de rentabilité de ces messieurs avec le modéle français !

  • a déménagé le 4 février 2011
    • Posté à 16h02 le 28/03/2009
    • Internaute 51971

    Eco89 : encore un papier dans ce genre et je vous remplace le « Prix (pomme de terre) Dauphine » par le « Prix Patate Germée Pourrie ».

    Je vous imagine bien morts de rire à la lecture du séisme provoqué par la publication de ce torchon chez les commentateurs !
    Finalement, c’est bien joué, il faut bien le reconnaître ...

    • Madiran
      Madiran répond à a déménagé le 4 février 2011
      (Business Analyst)
      • Posté à 16h16 le 28/03/2009
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      Hélas Eco89 confond economie et finance....

      Mais pardonnez leur : ils ne savent pas que écologie et économie ont un racine commune qui est « éco », ce mot grec qui siginifie la maison.

      « L’argent est une chose bien trop importante pour être confiée aux banquiers »…
      (La phrase est de moi…Merci)

      Mais il ne faut donc pas confier son argent à des financiers :
      car Lagarde ou Krugman (prix nobel et grand libéral devant l’Eternel) sont là pour nous le rappeller !

      En effet nous savons tous que les mesures mises en place pour lutter contre la crise ne sont que des cataplasmes qui permettront aux financiers de continuer leurs forfaits...hélas !

  • parousnik
    • Posté à 16h07 le 28/03/2009
    • Internaute 18991

    Les paradis fiscaux abritent 532 milliards de dépots français
    Exclusif : Emmanuel Lévy publie dans Marianne la carte des avoirs des banques françaises dans les places off-shore.

    Lien

  • affreuxjojo
    • Posté à 16h13 le 28/03/2009
    • Internaute 29421

    Rue89 Eco vient de recevoir un prix. (Bravo d’ailleurs). Ce n’est certainement pas pour ce genre d’article d’une stupidité et d’un dogmatisme affligeant.
    De toute évidence Mr Chaigneau n’est pas un économiste. Je le vois comme une sorte d’évangéliste exalté, aveuglement dévoué à la propagation des dogmes et croyances néo-libéraux. Son discours ne peut fonctionner qu’en vase clos pour éventuellement restaurer les illusions flageolantes des membres désabusés de sa propre chapelle. La répétition jusqu’à l’abrutissement des sempiternels même mantras à certainement de bons effets en matière de lavage de cerveau. Mais, il n’y a là ni science ni analyse, ni même un minimum d’observation objective de la réalité concrète.
    Je cite Luis Borges : « La théologie est la branche la plus féconde de la littérature fantastique ». Dans la production de littérature fantastique, le secteur particulier de la théologie néo-libérale se situe en bonne place également.

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 16h19 le 28/03/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Le prix pour Eco89 !

    Hélas Eco89 confond economie et finance....

    Cette copnfusion est courante....

    Mais pardonnez leur : ils ne savent pas que écologie et économie ont un racine commune qui est « éco », ce mot grec qui siginifie la maison.

    En effet nous savons tous que les mesures mises en place pour lutter contre la crise ne sont que des cataplasmes qui permettront aux financiers de continuer leurs forfaits...hélas !

    Un exemple ?
    Le microcrédit qui pemet de prêter à un taux plus élévé autant, voire plus d’argent, à un taux plus interessant (pour les financiers)

    « L’argent est une chose bien trop importante pour être confiée aux banquiers » …
    (La phrase est de moi…Merci)

    Mais il ne faut donc pas confier son argent à des financiers :
    car Lagarde ou Krugman (prix nobel et grand libéral devant l’Eternel) sont là pour nous le rappeller !

  • Korchkidu
    Korchkidu
    Grand patron de 0,4 personnes
    • Posté à 16h36 le 28/03/2009
    • Internaute 69594
      Grand patron de 0,4 personnes

    L’auteur de cette article a visiblement vécu dans une grotte ses derniers mois. Cet article transpire les amalgames, les généralités et les imprécisions dans le seul but d’appuyer une théorie qui tombe en ruine à chaque jour qui passe.

    « Sans carotte, qu’est-ce qui va inciter les patrons à bien travailler ? »
    La conscience professionnelle ? L’envie de servir une cause, un produit, un service ? Le plaisir de faire un travail que l’on aime ? Sinon, plutôt que de carottes, je crois qu’il s’agit de blé ou de patates...
    Le problème ne vient pas des patrons qui travaillent bien, mais bien de cet amas d’incompétents qui conduisent leurs entreprises à la perte et qui soit se voient allouer des bonus pour « bons résultats » ou des primes de licenciement gigantesques alors qu’ils sont souvent loin d’être à la rue.

    « ...une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail, lequel deviendrait insoutenable pour de nombreuses entreprises qui devraient alors licencier et renoncer aux embauches potentielles. »
    L’auteur ici nous explique que donner des bonus aux dirigeants ne pose pas de problème. Par contre, donner des bonus aux bas salaires oui. Avec la vieille équation : hausse des salaires = baisse de compétitivité = licenciements. Ah oui ? Prenons un exemple concret pris au « hasard » et soumettons nous à un calcul scientifique hautement complexe : Natixis. 90 millions de bonus aux traders et aux dirigeants. Ces gens sont déjà les mieux payés de cette entreprise. 1250 suppressions d’emplois. Supposons qu’en moyenne, chacun de ces postes « coutent » 3000 euros par mois. On a :
    90.000.000/(3000*1250) = 24 mois. En gros, ces bonus auraient pu servir à maintenir ces postes pendant 24 mois !
    Exercice pour le lecteur :
    Appliquez ce calcul scientifique à 3 cas d’entreprises qui versent des bonus ou des parachutes dorés en même temps qu’elles suppriment des emplois. Attention, l’exclamation « Putains, les enfoirés » est strictement interdite !

    « Dorénavant, on ne voit pas ce qui va inciter ces derniers à agir dans l’intérêt de leur compagnie. »
    Était-ce seulement le cas avant ? A partir du moment où des personnes s’octroient des bonus phénoménaux alors même que leurs entreprises sont dans la panade à cause d’eux, on se demande vraiment où l’auteur voit des liens entre performance, agir dans le bien de son entreprise et rémunération.

    « Quelle entreprise va se soumettre aux lois changeantes et arbitraires d’un pays caractérisé par un interventionnisme gouvernemental omniprésent mais imprévisible, car fluctuant aux gré des évolutions d’une opinion publique pas forcément éclairée ? »
    Donc là, on nous ressort l’idée que de toute façon les français sont trop cons pour comprendre. Évidemment... Par contre, les grands patrons eux ont très bien compris... et depuis longtemps....

    « Quelle firme va soumettre à la vindicte populaire d’un pays qui séquestre et intimide ses dirigeants d’entreprises ? »
    Celles qui ont compris que toute entreprise a d’abord un rôle social a jouer : créer et maintenir des emplois, offrir un produit de qualité, un service nouveau, satisfaire ses clients. Et elles représentent l’énorme majorité des entreprises. Ce sont les artisans, les PME pour qui, des dirigeants renoncent à leur salaire pour maintenir des emplois. Eh oui, monsieur l’auteur, l’énorme majorité des patrons (les petits surtout) ne travaillent PAS que pour s’en mettre plein les poches... Les autres, ceux qui veulent faire toujours plus de profits, et en particulier en licenciant encore plus, on pourra toujours s’en passer.

    « Sans compter que ces mesures qui restreignent les stock-options ou les bonus ne demandent qu’à être contournée en faisant preuve de créativité comptable... »
    Donc, selon votre raisonnement, comme toute loi est contournable avec plus ou moins de mauvaise foi, pourquoi ne pas instaurer l’anarchie, on gagnera du temps.

    « C’est justement cet “ arbitrage réglementaire ” qui a généré dans la finance une structure de rémunération perverse qui est maintenant largement mise en cause dans la crise financière actuelle. »
    Ah, j’avais cru justement que c’était l’absence de réglementation et de contrôle qui en était la cause... Je fais donc partie de ces français qui sont cons comme des manches et qui n’ont encore rien compris... Ceci explique maintenant clairement pourquoi toutes ces histoires de bonus et autres parachutes dorés me gênent un peu aux entournures.

    « ...et qui seront heureux d’accueillir et de rémunérer les talents à leur juste valeur, pour le bénéfice de tous leurs citoyens. »
    Donc, pour l’auteur, verser des bonus aux dirigeants qui font pratiquement couler leur entreprise, c’est rémunérer ses talents à leur juste valeur. Eh beh, j’espère que l’auteur ne travaille pas dans le secteur des ressources humaines...

    « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. »
    Et voilà enfin la phrase du visionnaire qui explique à nous, cons de français qui ne comprenons rien, de quoi sera fait l’avenir. Je me pose pourtant une question tout simple : depuis des années, plusieurs personnes se sont battus pour expliquer que le système financier était très mal en point et à chaque fois, avec une condescendance comique, des pseudo-spécialistes (économistes pour la plupart) leur répondaient qu’il ne fallait pas tomber dans les excès ou le catastrophisme. La crise de 29 ne PEUT pas se reproduire. Pourquoi donc, après une telle catastrophe, il y a t-il encore des gens pour prédire l’avenir alors même que des pseudo-économistes, avec la tête bien enfoncée dans leur caca, continuaient à nous dire que non, ça ne sentait pas mauvais... Allez, du balais les visionnaires !

    K.

  • JC.H
    JC.H
    Poitiers
    • Posté à 16h51 le 28/03/2009
    • Internaute 25850
      Poitiers

    Il est toujours surprenant de constater à quel point les économistes peuvent être ignorants du droit !
    Dans la société anonyme (la quasi totalité des sociétés cotées) c’est le conseil d’administration ou le conseil de surveillance qui fixe la rémunération des dirigeants (pdg, dg, membres du directoire), pas les actionnaires, qui d’ailleurs n’ont connaissance, après coup, du montant versé à chacun que depuis quelques années !
    L’assemblée générale fixe le montant des jetons de présence versés aux administrateurs ou aux membres du conseil de surveillance. Elle ne fixe qu’un montant global, c’est le conseil qui répartit ce montant entre ses membres.
    Il faut ajouter que le conseil d’administration ou le conseil de surveillance est élu à la majorité par l’assemblée générale. Il est donc en quelque sorte l’émanation de cette majorité. Cela explique que l’auto régulation ne fonctionne pas. Ce sont d’une certaine manière les intéressés eux-mêmes qui fixent leur rémunération. L’assemblée générale n’a qu’une possibilité : révoquer tout ce beau monde, mais on comprend aisément que cette soupape de sécurité de fonctionne en pratique que dans des circonstances particulières.
    Défendre la liberté de fixer la rémunération, c’est donc défendre la possibilité de fait pour les intéressés de fixer eux-mêmes leur rémunération.
    Même un économiste doit pouvoir comprendre qu’il faut des gardes fous.
    Si l’État doit intervenir, le plus simple et le plus légitime est la fiscalité.
    Il ne faut pas oublier que dans les années 50 et 60 aux USA, suite à la crise de 29, les deux tranches supérieures de l’impôt sur le revenu étaient à 60 et 80 % et que de fait il n’y avait personne d’imposé à 80 % !
    La vraie question politique est alors : à quel niveau fixer ces tranches ?

  • Nondupe
    • Posté à 17h00 le 28/03/2009
    • Internaute 16772

    Les hauts salaires des patrons pertmer de s’assurer de trouver les meilleurs...
    INTOX !

    Des études l’on déjà montré. il ya avait un papier dans le monde, voici un ou 2 ans.

    Les hauts salires donnent juste l’assurance de trouver les plus voraces.
    Et pour ceux qui sont en bas, que l’euro tombe dans la poche de l’actionnaire ou du patron, pareil au même.
    Allez demander aux employés Natixis ou aux petits actionnaires du même groupe ce qu’ils en pensent...Ils sont dans la même galère.

    Pour les patrons comme pour les actionnaires, le seul argument à accepter, ce sont les performances et la santé de l’entreprise. Qu’elle produise des produits de qualité et qu’elle respecte les engagements sociaux qu’elle a envers la société qui la fait vivre.

    Le reste n’est que bavardage de lobotomisé qui regarde trop la télé.
    ETEIGNEZ LE POSTE..

  • tchavolo
    • Posté à 17h09 le 28/03/2009
    • Internaute 21713

    Pure idéologie ! Si on limite les salaires des patrons, les « talents » partiront vers d’autres cieux, mais si on augmente les salaires des autres employés c’est la spirale inflationniste : « Et toute la nation souffrira ». Vous voulez qu’on renonce à notre « culture de classe d’un autre âge » pour continuer à croire que le bonheur de ceux qui gagnent des millions fait les bonheur de ceux qui gagnent un salaire médian de 1400€. Saviez-vous que seuls 10% des français gagnent plus que 3000€ ? « Sans carotte : qu’est-ce qui va inciter les patrons à bien travailler » : comme les autres, la nécessité d’avoir un emploi pour vivre. Votre tribune est un ramassis de la bouillie néolibérale et d’ « orthodoxie économique » qu’on nous sert à toutes les sauces. On se demande bien qui est d’un autre âge.

  • fouqs-
    fouqs-
    cadre du BTP
    • Posté à 17h22 le 28/03/2009
    • Internaute 28729
      cadre du BTP

    chaigneau, tu est le probleme meme du capitalisme vereux qui se gave sur le dos des gens de ce pays tu doit bien faire partie des ces en...... qui nient l’existence des chambres à gaz vas doc y faire un tour ça nous feras des vacances ,de toute façon les immortels il n’y en pas tu devrai le savoir

  • supprimé à la demande du riverain 25 mai
    supprimé à la demande du riverain 25 mai
    Les politocrates a la lanterne
    • Posté à 17h22 le 28/03/2009
    • Internaute 8994
      Les politocrates a la lanterne

    article inepte !

  • mick69
    • Posté à 17h23 le 28/03/2009
    • Internaute 2907

    « Sans carotte, qu’est-ce qui va inciter les patrons à bien travailler ? »

    Ben, soit la décence, qui s’obtient par l’éducation, soit le bâton :

    << Le ministre indien du Travail a jugé mardi que le lynchage à mort du PDG d’une filiale locale d’un équipementier automobile italien par des employés licenciés devrait servir de leçon aux patrons pour qu’ils traitent mieux leurs salariés. [...]

    « Cela devrait servir d’avertissement aux cadres dirigeants », a affirmé le ministre Oscar Fernandes à des journalistes, selon l’agence officielle Press Trust of India (PTI). « Les travailleurs doivent être traités avec compassion. Ils ne doivent pas être poussés à bout, à tel point qu’ils fassent ce qui s’est passé à Noida », a-t-il jugé.>>

    Lien

  • gribouillemoqueur
    • Posté à 17h37 le 28/03/2009
    • Internaute 36141

    Soutenir que la rémunération d’un grand patron est étroitement liée à sa performance, dans une période ou les salaires ne suivent plus les gains de productivité pour le commun des mortels, y a de quoi faire sourire.
    Nous ne sommes pas dans un contexte de marché.
    D’une part le choix du futur dirigeant ne se fait pas sur une longue liste de postulants soumise à un comité de sélection indépendant. On sait à l’aune du cas français que seulement quelques grandes écoles sont récompensées, qu’il vaut mieux avoir fait un petit tour dans un cabinet ministériel, et qu’à la fin la cooptation remplace la sélection.
    D’autre part la rémunération ne dépend pas de la performance. Le cas des stocks options est exemplaire. La hausse d’une action dépend davantage des liquidités à la recherche de véhicules d’investissement que de la valeur réelle de l’entreprises. QDe plus comparer la performance par rapport

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 17h57 le 28/03/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    « C’est simple : un euro de plus dans la poche d’un dirigeant, c’est un euro de moins en profits, donc un euro de moins pour les actionnaires. »

    C’est encore plus simple : un euro de plus dans la poche d’un dirigeant, c’est un euro de moins en profits, donc un euro de plus pour les salariés.... puisque le patron est un salarié !

    C’est encore encore plus simple : un euro de moins dans la poche d’un dirigeant, et un euro de moins dans la poche des actionnaires, donc deux euros de plus pour les employés.... donc pour la consommation.

    toutes choses égales par ailleurs évidemment !

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 17h51 le 28/03/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Yen a qui n’ont pas honte de propager ce genre bourrage de crâne pour moutons pas assez soumis...
    Le profit les aveugle et le pouvoir les rend fous à un point de faire dans le matraquage compulsif parce que mensonger...Vous n’êtes que des salopards qui obligez vos esclaves à trimer dans n’importe quelles conditions de préférence favorables à vôtre univers de dominateurs,...Vous marchandisez l’humain en l’apellant « ressource » et donc par extension,chose,objet,marchandise...et vous le jetez quand il devient inexploitable...et vous voudriez qu’on ne soit pas trop contrariés par ce fait accompli que vous perpétuez ? ça va être sûrement un peu plus compliqué que ce que vous pouvez l’imaginez...ce n’est pas parce que vous n’écoutez pas qu’il n’y a rien à entendre...si vous devenez trop sourds,vous n’entendrez pas arriver la prochaine déferlante...du genre de celles qui dévastent bien,comme en 1789 mais dans une version en accord avec son époque...

  • sinclair
    • Posté à 17h52 le 28/03/2009
    • Internaute 2580

    Ça c’est bin vrai mon gars !

    C’est pas comme le salaire des pue la sueur qu’on peut limiter jusqu’au dessous du minimum vital.

    Des patron qui sont capable de détournement de masse d’être paye pour sa simple présence qui sont foutu de dilapider des milliards en peu de temps par contre c’est rare d’où leur salaire mirobolant totalement justifié.

    Tous les genres existent de J plusieurs M, à Madoff et j’en passe des Bouton du malhonnête a l’escroc en passant par le soucieux de ses intérêts tous les genres existent seul point commun des salaires inconvenants.

  • Sup.25.08.09 àlademandeduriverain
    • Posté à 17h57 le 28/03/2009
    • Internaute 40056

    1/ Ce n’est pas le gouvernement qui veut interdire aux patrons de se sucrer. Sarko n’y voit aucun inconvénient. C’est le bon peuple que ça commence à lasser.

    2/ Les carottes qu’on a données à ronger aux patrons pour les « inciter à bien travailler » n’ont décidément pas eu les effets escompté. Ce sont les mêmes qui ont mis les entreprises en l’air qui vont toucher des fortunes, voire même au moment d’être foutus dehors puisqu’il va bien falloir se débarrasser de ces nullités au bout du compte.

    3/ Parler de « modes de rémunération opaques », c’est bien illustrer la tendance générale de ces gens qui dirigent et décident en même temps du jugement qu’il faut porter sur leur direction et de la récompense à donner. Il ne paraît pas leur être difficile de se débrouiller tranquilles dans leur coin pour se servir.

    4/ Parler de « rémunération perverse », c’est parler d’or. Qu’on les paye tant par mois, comme tout employé de la boîte.

    5/ Ce qui paraît pour l’instant tenir le pouvoir dans les entreprises n’apparaît pas nécessairement comme des « talents », en particulier ceux qui ne survivent que grâce au fric public.

    Nos voisins ne sont pas empêtrés dans une « lutte des classes d’un autre âge ». Il serait peut être bon que cette lutte des classes reviennent d’actualité. Certains voisins n’hésitent pas à taxer à 90% le fric des pouvoirs publics que ramassent les incompétents du privé, lutte des classes ou pas.

    Les ultra-libéraux gaulois feraient mieux de se féliciter d’être sous la férule du nabot français, plutôt que de se perdre en jérémiades, il pourrait leur en cuire ailleurs. Il est même regrettable que l’état qui file notre fric au capitalisme libéral ne le fasse pas, comme cela devrait être : on donne du fric, on prend le contrôle de l’entreprise. Qu’ils adorent le roitelet.

    Le libéralisme appliquant ses règles devrait refuser vertueusement le fric public en disant « nous nous en sortirons tous seuls » ; Filer de la fraîche à ceux qui se sont foutus dans la merde, c’est prendre des droits sur eux.

    Il faut arrêter d’enfiler dans des credo de cet ordre des idées toutes faites. La parisote s’y colle tous les jours, ça suffit.

  • damazy
    damazy
    retraité
    • Posté à 18h00 le 28/03/2009
    • Internaute 57646
      retraité

    Raz le bol de la nov-langue du libéralisme !
    Nos grands pères parlaient de la « classe patronale, parasitaire et bourgeoise », pouquoi nous laisser imposer les mots du medef et crédibiliser le mythe de l’entrepreneur, là où le plus souvent n’existe que le profiteur ?

    Non, l’homme libre ne travaille pas essentiellement pour avoir plus de fric,
    Oui, la modestie est une vertu,
    Non, après la grande révolution (celle de 89), il n’est pas normal, nulle part, d’avoir des dirigeant qu’on n’a pas élus...
    Les dirigeants des grandes entreprises n’ont de légitimité qu’imposée ; pour preuve les salariés leur sont juridiquement subordonnés (cf code du travail)...
    Les salariés ne sont ni paresseux, ni conservateurs, mais infiniment courageux et créatifs...
    Les dirigeants ne « travaillent » pas au sens du travail contraint auquel sont réduits leurs salariés...
    Leur agitation n’est en rien créative...
    Le fric qu’ils obtiennent par arrangement avec les actionnaires est spoliation...
    Leur savoir-faire n’est nullement indispensable à leur entreprise, car partagé par d’innombrables personnes, individuelles ou collectives (syndicats, comités d’entreprises, conseils de bureau, regroupements ad-hoc, etc..)

  • dahubahu
    dahubahu
    ouvrier
    • Posté à 18h09 le 28/03/2009
    • Internaute 67571
      ouvrier

    pourquoi il ne faut pas limiter le salaires de l ouvrier .....et ben pour qu il soit performant dans leur travaille et qu il soit récompensé et pour qu il consomme pour permettre a l économie de repartir .....pourquoi ils ont pas pensé avant hein dit ? ? ? ? ? ? ?

  • Laurent18
    • Posté à 18h35 le 28/03/2009
    • Internaute 74389
  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 18h59 le 28/03/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    Je suis libérale : je suis pour qu’un patron qui se mouille et gère convenablement sa boîte gagne bien sa vie : je trouve bien plus indécent que personne ne se soucie du sort des patrons-ouvriers, des types qui se paient une misère (ou rien du tout) pour sauver la boutique : il sont bien plus nombreux que les patrons-voyous...

    C’est au niveau des primes que çà cloche : empocher le pactole quand on gère mal ou que l’on vire à tour de bras, crise ou pas, c’est indécent. A partir du moment où la boîte touche des sous de l’Etat, cela devrait être interdit. Idem pour les entreprises publiques qui vivent en situation de monopole ou sous perfusion de l’Etat : je ne vois pas en quoi M. EDF ou GDF a besoin de primes... Surtout vu le service... à bon consommateur, salut, messieurs !

    Je ne suis pas choquée, même si cela m’affole, qu’une entreprise vire du personnel alors qu’elle fait des bénéfices : gérer c’est prévoir et les mutations économiques passent par ces plans qui accompagnent le changement de métiers, de stratégies, de techniques.

    Par contre, je suis exaspérée d’attendre toujours plus longtemps les services de l’Etat (je suis en attente d’une carte vitale depuis 3 mois, à l’heure d’internet, çà fait désordre) alors que le personnel est nombreux (jamais la même personne au tél.) et les techniques très évoluées (normalement) >>> Quelques plans sociaux pour passer du téléphone en bakélite et du crayon à internet, ce ne serait pas du luxe !

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