tribune 28/03/2009 à 12h33

Pourquoi il ne faut pas limiter le salaire des patrons

Eclairages économiques"
Pierre Chaigneau | EclairEco.org

Comment déterminer la valeur d’un dirigeant pour une entreprise ? C’est simple : un euro de plus dans la poche d’un dirigeant, c’est un euro de moins en profits, donc un euro de moins pour les actionnaires.

Permettre à ces derniers de fixer la rémunération des dirigeants assure qu’ils payent ce qu’il faut, ni plus ni moins, pour avoir de bons dirigeants à la tête des entreprises.

Mais en France, tout doit apparemment passer par l’Etat. Par décret, le gouvernement veut interdire les bonus comme les actions ou les stock-options pour les dirigeants des entreprises qui disposent d’une aide publique.

Même des entreprises ne disposant pas d’aides publiques ont fait preuve de menaces à peine voilées lorsqu’elles honoraient des promesses contractuelles en termes de rémunération de leur « top management ». Or cet acharnement populiste est très néfaste.

Sans carotte, qu’est-ce qui va inciter les patrons à bien travailler ?

A court-terme, cet argent qui n’ira pas dans les poches des dirigeants pourra soit augmenter les profits des entreprises (auxquels ont droit les actionnaires), soit augmenter les salaires. Le premier cas n’est probablement pas ce que les politiciens et l’opinion publique ont en tête.

Dans le deuxième cas, une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail, lequel deviendrait insoutenable pour de nombreuses entreprises qui devraient alors licencier et renoncer aux embauches potentielles.

En outre, la suppression de tout lien entre performance de l’entreprise et rémunération des dirigeants coupe le lien entre l’intérêt de l’entreprise (donc, in fine, de ses salariés) et l’intérêt des dirigeants. Dorénavant, on ne voit pas ce qui va inciter ces derniers à agir dans l’intérêt de leur compagnie.

Une loi qui sera détournée et créera d’autres modes de rémunération opaques

Mais c’est à long-terme que les conséquences catastrophiques de cette mesure se feront sentir.

Quelle entreprise va se soumettre aux lois changeantes et arbitraires d’un pays caractérisé par un interventionnisme gouvernemental omniprésent mais imprévisible, car fluctuant aux gré des évolutions d’une opinion publique pas forcément éclairée ?

Quelle firme va soumettre à la vindicte populaire d’un pays qui séquestre et intimide ses dirigeants d’entreprises ?

Sans compter que ces mesures qui restreignent les stock-options ou les bonus ne demandent qu’à être contournée en faisant preuve de créativité comptable ou en rémunérant les dirigeants avec d’autres instruments plus opaques et plus complexes, ou encore avec des avantages en nature plus coûteux.

C’est justement cet « arbitrage réglementaire » qui a généré dans la finance une structure de rémunération perverse qui est maintenant largement mise en cause dans la crise financière actuelle.

Une loi repoussoir pour les entreprises

Si pour une raison ou une autre les dirigeants n’ont plus la même valeur pour l’entreprise, leur rémunération telle qu’elle est déterminée du moins indirectement par les actionnaires diminuera naturellement. Cela suppose que les entreprises disposent d’une bonne gouvernance.

En ce domaine, tout n’est pas toujours parfait, et c’est pourquoi améliorer cette dernière est un chantier tout à fait louable. Mais ce n’est pas la voie choisie par le gouvernement.

Dans la mesure où le climat actuel est appelé à se pérenniser, soit les sièges sociaux des meilleures entreprises françaises quitteront la France, soit les talents quitteront notre pays pour des cieux plus accueillants. Dans les deux cas, les entreprises françaises du futur auront perdu leur statut.

Et toute la nation souffrira. Pour le plus grand plaisir de nos voisins qui ne sont plus empêtrés dans une lutte des classes d’un autre âge, et qui seront heureux d’accueillir et de rémunérer les talents à leur juste valeur, pour le bénéfice de tous leurs citoyens. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.


Publié initialement sur
Eclairages économiques
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  • DBL8
    DBL8 répond à Madiran
    Retraité
    • Posté à 14h02 le 28/03/2009
    • Internaute 19562
      Retraité

    J’ai connu des patron Boulanger qui n’étaient pas capable de remplacer un ouvriers Boulanger OU pâtissier !

    Imaginez l’ambiance lorsqu’il faisait une remarque... faites-moi voir, montrez-moi ! ET il partait.

  • Eclaireur
    Eclaireur répond à Madiran
    Eclairages Economiques
    • Posté à 14h51 le 28/03/2009
    • Internaute 74409
      Eclairages Economiques

    Madiran,
    Tu établis effectivement une distinction très importante. J’entendais à la radio récemment que le salaire moyen d’un « patron » en France est 4000 euros par mois, soit probablement moins qu’un joueur de foot pro.
    Cela dit, je ne suis pas certain que les patrons du CAC40 se la coulent douce, bien au contraire. Ce n’est pas un hasard si les grandes entreprises françaises sont très bien placées mondialement : en règle générale, ils font du bon boulot (bien sûr il arrive aussi qu’ils se plantent).

    • LG240
      LG240 répond à Eclaireur
      • Posté à 15h16 le 28/03/2009
      • Internaute 23978

      Les patrons du CAC 40 sont tellement harassés de travail qu’ils trouvent le temps de siéger en moyenne dans 6 ou 7 conseil d’administration d’autres entreprises (record d’Europe !)

       
      • eXistenZ
        eXistenZ répond à LG240
        Arracheur de dents
        • Posté à 20h17 le 28/03/2009
        • Internaute 67914
          Arracheur de dents

        Vous êtes largement en dessous de la vérité, cf. lien plus haut, je le recolle ici :

        Lien

      1 autres commentaires
    • Madiran
      Madiran répond à Eclaireur
      (Business Analyst)
      • Posté à 16h01 le 28/03/2009
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      J’ai très longtmeps travaillé dans les grandes entreprises...

      Veuillez savoir (mais vous le savez) que la plupart du temps la majeure partie du travail est faite non pas par les patrons eux même en question mais par leurs équipes...

      Pas par eux ! ! Et bien souvent ce ne sont même pas eux qui prennent les décisions importantes.

      On disait que les décisions étaient prises par le « staff » dirigeant...
      (En américain on nomme ceci l’executive)

      Vous le saviez je crois ? Non.

      Quand aux grande société Française, veuillez noter qu’elle « étaient » bien placées mondialement.... Mais hélas ne le sont plus vraiment.
      Dommage.

       
      • Eclaireur
        Eclaireur répond à Madiran
        Eclairages Economiques
        • Posté à 16h16 le 28/03/2009
        • Internaute 74409
          Eclairages Economiques

        J’entends bien que les patrons ne font pas eux-mêmes le travail (c’est-à-dire, par exemple, écrire une étude), parce qu’ils n’ont pas le temps. Leur travail consiste à déléguer, à manager des équipes, puis à prendre des décisions (après avoir reçu les conseils et infos de leurs équipes, mais ce sont eux qui endossent la responsabilité). Ce n’est pas pour autant que c’est de tout repos.

        Quant aux entreprises françaises, il y en a 10 dans le top 100 mondial. Lien
        C’est pas mal du tout.

        • Madiran
          Madiran répond à Eclaireur
          (Business Analyst)
          • Posté à 16h32 le 28/03/2009
          • Internaute 16911
            (Business Analyst)

          Oui...

          Quant aux entreprises françaises, il y en a 10 dans le top 100 mondial.

          Il devrait y en avoir beaucoup plus... ! !
          Tout simplement.

        • LG240
          LG240 répond à Eclaireur
          • Posté à 16h37 le 28/03/2009
          • Internaute 23978

          « Quant aux entreprises françaises, il y en a 10 dans le top 100 mondial. : //money.cnn.com/magazines/fortune/global500/2008/countries/France.h...
          C’est pas mal du tout. »

          Ca alors ! Moi qui croyait qu’en France la main d’oeuvre était trop chère et ne travaillait pas assez (35h), les charges sociales trop élevées et le niveau d’imposition confiscatoire. j’y comprend plus rien du tout...

          • Eclaireur
            Eclaireur répond à LG240
            Eclairages Economiques
            • Posté à 19h11 le 28/03/2009
            • Internaute 74409
              Eclairages Economiques

            Tout ça se reflète dans un pouvoir d’achat faible pour l’ensemble de la population, tout simplement. Ca n’empêche pas nécessairement les entreprises d’être compétitives. Ne pas disposer des dirigeants dont elles ont besoin, si.

      4 autres commentaires
  • marabbeh
    marabbeh répond à Madiran
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 16h10 le 28/03/2009
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    Je ferais un autre distinguo, pas très éloigné de celui-ci. Il y a les patrons salariés qui construisent une carrière : ils passent d’entreprise en entreprise pour tenter de monter en puissance et de négocier un salaire de plus en plus élevé. Ils sont aussi attachés à leur boîte que peut l’être un intérimaire. De l’autre côté, il y a les petits patrons fondateurs ou qui ont hérité de l’entreprise familiale, souvent salariés aussi mais pas toujours, et qui dirigent leur entreprise avec leurs tripes. Leur boîte c’est leur vie. Mais évidemment le salaire n’est pas à la hauteur, loin de là.

    Il y a aussi une autre dimension qui est oubliée, c’est le risque. Lorsque je suis rentré sur le marché du travail (dans les 30 glorieuses), on me disait que le salaire du patron était élevé, car c’est lui qui avait tous les risques. Or le salarié, s’il était viré ou s’il partait, il avait toujours un travail qui l’attendait. Aujourd’hui la donne a malheureusement changé. Un licenciement pour un petit salarié provoque souvent une baisse de pouvoir d’achat à long terme, avec impossibilité de rembourser ses crédits, ce qui se termine parfois en divorce, ou pire encore... Pour un cadre dirigeant, même si son efficacité a été douteuse (comme ceux de la Société Générale), il bénéficiera d’un parachute doré. Et si ce n’est pas le cas, il a souvent assez d’argent de côté pour assurer en cas de chômage. Donc le risque économique est inversé et la rémunération des cadres dirigeants n’est pas justifiée.

  • duodemamontagne
    duodemamontagne
    Dans les nuages
    • Posté à 13h01 le 28/03/2009
    • Internaute 68252
      Dans les nuages

    Il ne faut pas limiter le salaire des patrons ...Les bras m’en tombent. Aux US, quand on ne limite pas ca donne ca :

    Hewlett Packard - EDS : 600 suppressions de postes prévus en France / environ 24000 sur le monde, des bénéfices de 10 milliards de dollars en 2008, 2 milliards de dollars de bénéfice sur le premier trimestre 2009, un CEO Mark Hurd qui a recu 42.5 millions de dollars en 2008, (+ 68% d’augmentation par rapport à 2007, avec seulement ; -( 1,45 millions de dollars de salaires et le reste, plus de 90% de sa compensation à la « performance »). Environ 2500 SMIC. Plus de 142 millions de dollars distribués aux 6 top executives d’HP

    Et pour continuer à tenir sa « performance » devant la crise , (plus de 90% de sa compensation je rappelle) après avoir coupé tout ce qu’il était possible de couper dans les conditions de travail et délocalisé à outrance, Mark Hurd, après avoir gelé les augmentations salariales en 2008, à décidé de baisser définitivement le salaires des cadres de 5% et, pour faire bonne figure, son propre salaire de 20%, ce qui représente à peu près 0.7% de sa compensation 2008 ; -) .

    Toujours moins pour les petits (gel puis baisse des salaires, le seul revenu de beaucoup d’employés d’HP) et toujours plus les gros (on ne touche pas surtout pas aux bonus, aux actions gratuites et stocks options) à travers la dérégularisation de la plupart des mécanismes de redistributions (autrefois équitables) des bénéfices au sein de l’entreprise, au profit unique des « top performers » (grosso-modo les hauts managers) qui se répartissent maintenant à peu la trés trés grosse part du gateau.

    Alors ne pas baisser le salaire des patrons .. OK. C’est pas juste le salaire qu’il faut baisser, c’est toutes leur compensations. C’est tout le système de primes à la performance financière et immédiate qui détruit un à un tous les outils de production, de R&D, à coup de réductions de couts et fait mettre le genou à terre de l’énorme majorité de gens qui subissent quotidiennement ce système. Faire toujours plus avec moins. Faire partie d’entreprises qui réalisent des (énormes) bénéfices et qui menacent tous les jours de licenciement, de baisse de salaire, de délocalisation ..

    Pour ceux qui lisent l’anglais : Lien et ses commentaires en dit long sur le moral des troupes HP à l’étranger. Pour les autres Lien par exemple.

    • DBL8
      DBL8 répond à duodemamontagne
      Retraité
      • Posté à 14h05 le 28/03/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      A la lecture de l’article, j’ai eu des fourmillements dans la main !
      ça sens la distribution de tartes à 5 doigts.

      • Strelok
        Strelok répond à DBL8
        Humain
        • Posté à 15h25 le 28/03/2009
        • Internaute 51074
          Humain

        Voilà une réponse intelligente et argumentée. Bravo.

  • Askidou
    Askidou
    Ingénieur
    • Posté à 13h02 le 28/03/2009
    • Internaute 65703
      Ingénieur

    Very good

    Voici une prise de position juste et courageuse. Il y manque juste un rappel, le problème des salaires des patrons ne se pose que pour les grosses sociétés.

    Dans la plupart des petites et moyennes, les patrons sont des gens qui travaillent comme des fous, pour des salaires moyens.

    Les cadres dirigeants sont les réelles élites de tout pays : de leurs décisions découlent les profits futurs, la richesse à venir, le développement ou la ruine des entreprises. Oui, il faut les soigner. Même si ça coute. Un patron efficicace, c’est beaucoup mieux qu’un président bling-bling.

    • Madiran
      Madiran répond à Askidou
      (Business Analyst)
      • Posté à 13h10 le 28/03/2009
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      Entièrement d’accord ! !

      Dans la plupart des petites et moyennes sociètés , les patrons sont des gens qui travaillent comme des fous, pour des salaires moyens.

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à Askidou
      physicien
      • Posté à 14h17 le 28/03/2009
      • Internaute 22547
        physicien

      Je connais plusieurs histoires de petits patrons qui se goinfrent comme les autres. La cupidité n’est pas réservée aux grands chefs d’entreprise. Des escrocs à la têtes d’entreprises de 10, 20 ou 100 personnes, il y en a des tonnes. Parfois, ils ont tellement de dettes que les banquent les maintiennent hors de l’eau, dans l’espoir d’une affaire « coup de chance » qui leur ferait retrouver l’argent prêté. Oui, beaucoup de ces gens finissent par se casser la figure, au bout de 10 ou 15 ans d’errance, mais ce faisant, ils entraînent bien trop de monde dans leur chute (créanciers, employés etc.) sans parler des souffrances vécues du fait des pressions diverses qu’ils ont exercé ici ou là.

      Alors le coup du petit patron vertueux, non merci ; ces gens n’ont ni plus ni moins de morale que les autres, c’est à dire : peu.

  • alstrom
    alstrom
    infographiste
    • Posté à 13h03 le 28/03/2009
    • Internaute 50931
      infographiste

    .....sans carotte le patrons ne seront pas inciter à travailler ? ? ? et bien les salaries non plus, les actionnaires non plus dailleurs.... .

    faut quand même pas halluciner....entre un salaire de 40 000 euros par mois et un parachute de 10 Millions ont peur faire des efforts non ?

  • eXistenZ
    eXistenZ
    Arracheur de dents
    • Posté à 13h06 le 28/03/2009
    • Internaute 67914
      Arracheur de dents

    On dirait du Parisot, j’en ai les larmes aux yeux. Votre argumentaire « économique » est digne d’une mauvaise copie de collégien.

    Remplacez le mot « cupidité » par le mot « violence », une autre caractéristique de la nature humaine, et essayez, si vous en êtes capable, de trouver par vous même la conclusion à laquelle aboutirait votre propre argumentaire...

    Et si vous pensez que la « lutte des classes » est d’un autre âge, vous vivez manifestement sur une autre planète.

    • Eclaireur
      Eclaireur répond à eXistenZ
      Eclairages Economiques
      • Posté à 14h54 le 28/03/2009
      • Internaute 74409
        Eclairages Economiques

      Je suis tout à fait d’accord pour dire que la lutte des classes n’est pas d’un autre âge en France. Ce qui fait beaucoup rire à l’étranger.

      • eXistenZ
        eXistenZ répond à Eclaireur
        Arracheur de dents
        • Posté à 15h22 le 28/03/2009
        • Internaute 67914
          Arracheur de dents

        L’image subliminale qui est censée se dessiner à la lecture de « Ce qui fait beaucoup rire à l’étranger. », à savoir un groupe de néandertaliens franchouillards cernés par un reste du monde hilare n’apparaît pas dans tous les esprits.

        La bonne image, c’est celle d’une petite clique mondialisée qui rie jaune.

         
        • LG240
          LG240 répond à eXistenZ
          • Posté à 15h30 le 28/03/2009
          • Internaute 23978

          Comme si le débat autour de la rémunération des grands patrons n’avaient lieu qu’en France en plus... !
          Notre ami ( ? !) est tellement émoustillé à l’idée de se retrouver sur un site avec des « français moyens » aux « idées simples » qu’il en oublie que peut-être certains d’entre nous savent ce qui se passent de l’autre côté de l’Atlantique

        1 autres commentaires
      • Weatherboy
        Weatherboy répond à Eclaireur
        v2=notes articles en moins...
        • Posté à 15h26 le 28/03/2009
        • Internaute 38063
          v2=notes articles en moins...

        C’est quoi l’« étranger » la business school de Londres ou les favelas de Rio pour vous ?

         
        • Madiran
          Madiran répond à Weatherboy
          (Business Analyst)
          • Posté à 16h47 le 28/03/2009
          • Internaute 16911
            (Business Analyst)

          Il y a peu on mommait encore l’étranger les business schools...

          De préférence celles de chicago ! !

          Mais sachez qu’à Chicago travaillaient par exemple Christine Lagarde.... et dans un cabinet concurrent Obama ! !

          Curieux non ?

          Demain on nommera étranger, ceux qui sauront trouver les sociétés créatrice de valeur ajoutée....

          Il s’agit de valeur.... et non de richesse.

          Le création de valeur demande un placement financier, la création de richesse est le fruit d’un travail...

          (On parle parfois de « valeur » spéculative, et jamais de « richesse » spéculative... )

        1 autres commentaires
      • Olaf
        Olaf répond à Eclaireur
        • Posté à 22h58 le 28/03/2009
        • Internaute 739

        Comme si, à l’étranger, qui que ce soit se souciait de votre opinion... Mais je suis certain que si l’on vous lisait à l’étranger, cela ferait effectivement rire.

  • PhC
    PhC
    • Posté à 13h06 le 28/03/2009
    • Internaute 10083

    « A court-terme, cet argent qui n’ira pas dans les poches des dirigeants pourra soit augmenter les profits des entreprises (auxquels ont droit les actionnaires), soit augmenter les salaires. Le premier cas n’est probablement pas ce que les politiciens et l’opinion publique ont en tête.

    Dans le deuxième cas, une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail, lequel deviendrait insoutenable pour de nombreuses entreprises qui devraient alors licencier et renoncer aux embauches potentielles. »

    L’argument est totalement sophistique : REDISTRIBUER l’argent aujourd’hui donner aux dirigeants sur l’ensemble des salarié-e-s n’augmenterait pas la charge salariale. Ce serait une équation à somme nulle pour l’entreprise. A l’inverse, on peut considérer que c’est le coût du travail des dirigeants qui est actuellement trop élevé et qu’il faudrait réduire pour gagner en compétitivité.

    • verotanf
      verotanf répond à PhC
      père de famille
      • Posté à 13h56 le 28/03/2009
      • Internaute 25369
        père de famille

      je soutiens totalement votre intervention. Certains sont tellement loin de la « vraie vie » qu’ils nient les évidences avec un aplomb révoltant (au sens propre du mot)

    • Eclaireur
      Eclaireur répond à PhC
      Eclairages Economiques
      • Posté à 15h22 le 28/03/2009
      • Internaute 74409
        Eclairages Economiques

      Jean Peyrelevade, l’économiste du Modem, qu’on ne peut pas accuser d’être de droite libérale ou je ne sais quelle autre insulte, soutient que le partage de la valeur ajoutée est depuis 15 ans beaucoup trop favorable aux salariés en France, et que les entreprises ne font pas assez de marge.

      Si vous voulez diminuer le salaire des dirigeants pour augmenter celui des autres salariés, les dirigeants très talentueux vont exercer leurs talents ailleurs. S’ils sont payés autant, c’est généralement qu’il y a une raison. Comme le dit Claude Bébéar, « Un bon dirigeant n’est jamais assez payé, un mauvais dirigeant est toujours trop payé. » Supprimer les stock-options ou les bonus, c’est payer tous les dirigeants de la même façon. C’est subventionner la médiocrité, et faire fuire l’excellence.

      • LG240
        LG240 répond à Eclaireur
        • Posté à 15h37 le 28/03/2009
        • Internaute 23978

        Peyrelevade, l’ancien patron de Crédit Lyonnais ? Celui qui a été condamné à 500 000 dollars d’amende et 3 ans d’interdiction de territoire par les USA dans l’affaire d’executive life ? Ce Peyrelevade-là ? C’est ça votre caution morale pour défendre les salaires des grands patrons ? Mais ma parole, vous le faites exprès c’est pas possible ! ! ! !

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Eclaireur
        In enculo cum vibro
        • Posté à 16h41 le 28/03/2009
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Claude Bébéar ?

        Celui de l’OPUS DEÏ ?

         
        • eXistenZ
          eXistenZ répond à Autist Reading -
          Arracheur de dents
          • Posté à 17h32 le 28/03/2009
          • Internaute 67914
            Arracheur de dents

          Non, celui qui s’est goinfré de stocks options avec AXA et FINAXA et qui cherche à pulvériser notre sécu au profit des assurances. Histoire de thésauriser pour s’assurer une retraite bien méritée.

        1 autres commentaires
  • fogheard
    • Posté à 13h08 le 28/03/2009
    • Internaute 15924

    allons donc ! ! ! grossissons le trait jusqu’à l’extrème pour faire paraître le propos ridicule ...
    Un état dirigiste ! ! ! Rien que ça !
    Que le salaire des patrons des entreprises aidées soit de 20000€ max me semble du bon sens ... Sinon ils partiront dîtes vous ! Tant mieux , car sans eux peut-être que cette entreprise n’aurait pas tant besoin d’aide , non ?
    Pour les autres , je renvoie à l’émission « C dans l’air “ d’hier , où l’intervenant d’alternative économique expliquait que contrairement aux artistes et grands sportifs, auxquels ils essayent d’être comparés , les grands patrons ne créent pas la richesse seul ... ils sont issus d’une collectivité qui s’appelle l’entreprise

    • Strelok
      Strelok répond à fogheard
      Humain
      • Posté à 15h35 le 28/03/2009
      • Internaute 51074
        Humain

      Les artistes ou sportifs non plus ne créent pas de la richesse seuls. Il y a derrière des dizaines de techniciens, créateurs, marketeurs, entraineurs, médecins... Ils sont des entreprises comme les autres.

      Quand un Bruce Willis ou une autre star touche à lui tout seul 30% du budget d’un film qui a employé plusieurs centaines de personnes, c’est justifié par son son immense talent ? C’est pareil, et la différence de traitement prouve tout de même la relation bizarre qu’ont les français à l’argent...

  • michel 13
    • Posté à 13h11 le 28/03/2009
    • Internaute 49378

    Votre raisonnement me semble, pour le moins simpliste, et totalement orienté. Juste un exemple : si l’argent va dans la poche du patron, c’est bon pour l’entreprise et pour les actionnaires. Si le même argent va dans la poche des salariés, voici, selon vous le résultat : une augmentation des salaires dans un contexte de crise et donc de productivité du travail plus faible élèverait le coût du travail, lequel deviendrait insoutenable pour de nombreuses entreprises qui devraient alors licencier et renoncer aux embauches potentielles.
    Vous appelez ça de l’économie ou du bourrage de crâne ?

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à michel 13
      In enculo cum vibro
      • Posté à 16h08 le 28/03/2009
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Y mériterait un bon dessin d’André...

      Bibises

  • Tonin
    Tonin
    Kimchi Connection
    • Posté à 13h10 le 28/03/2009
    • Internaute 55069
      Kimchi Connection

    Mr Chaigneau,

    Pourquoi ne pas arrêter de dire des conneries ?

    • eXistenZ
      eXistenZ répond à Tonin
      Arracheur de dents
      • Posté à 20h21 le 28/03/2009
      • Internaute 67914
        Arracheur de dents

      Ce qui est terrifiant c’est que ce tissu d’âneries puisse aboutir à une publication. Et ceci est totalement indépendant de l’orientation politique de l’auteur. C’est d’une telle bêtise que cet « article » déshonore la rédaction qui l’a laissé passer.

  • marie 75
    • Posté à 13h10 le 28/03/2009
    • Internaute 3563

    un avis éclairé ? ? ? ?
    Non ! ! ! !
    Des entrepreneurs ... et non des financiers ... il en restera !
    On arrête ce délire : ils vont partir ailleurs.

    • LG240
      LG240 répond à marie 75
      • Posté à 14h49 le 28/03/2009
      • Internaute 23978

      Vous plaisantez : vu leur excellente maîtrise des langues étrangères, le patron français est une donnée qu’on s’arrache sur les marchés étrangers. Messier ou Pinault par exemple (executive life) ont laissé d’excellent souvenirs aux USA. Bon, bien sûr les amerloques ont préféré les tondre que de leur donner une de leurs entreprises à diriger, mais c’est juste parce qu’ils sont jaloux de ne pas avoir de patrons-aussi-intelligents-que-les-nôtres

  • pajolstra
    • Posté à 13h15 le 28/03/2009
    • Internaute 74401
      -

    C’est un article terriblement inepte.
    Quelques exemples :
    « Un euro de plus dans la poche d’un dirigeant, c’est un euro de moins en profits ». Car, c’est bien connu, la valeur ajoutée ne peut se partager qu’entre les actionnaires et les dirigeants, les salariés sont une « charge ». On a bien vu les effets de cette croyance sur la répartition de la VAB, devenue au cours des 10 dernières années très défavorables aux salariés.

    « Permettre à ces derniers de fixer la rémunération des dirigeants assure qu’ils payent ce qu’il faut, ni plus ni moins, pour avoir de bons dirigeants à la tête des entreprises », nous explique P. Chaigneau. En revanche, d’après lui, le même raisonnement ne vaut pas pour les salariés : c’est donc que leur travail ne vaut rien... alors que c’est lui qui est créateur de valeur pour l’entreprise. Faut-il rappeler qu’une entreprise sans salarié ne produit rien, donc ne gagne rien ? Les salariés ne sont-ils motivés que par la peur du chômage ? Quelle vision réductrice !

    « La suppression de tout lien entre performance de l’entreprise et rémunération des dirigeants coupe le lien entre l’intérêt de l’entreprise (donc, in fine, de ses salariés) et l’intérêt des dirigeants. Dorénavant, on ne voit pas ce qui va inciter ces derniers à agir dans l’intérêt de leur compagnie. »

    Là, trois remarques :
    1. Ce que ces décrets proposent, ce n’est pas de « SUPPRIMER tout lien entre performance de l’entreprise et rémunération des dirigeants », mais de LIMITER cette évolution à l’intérieur d’un intervalle. Donc le lien entre performance de l’entreprise et rémunération existe encore ;
    2. l’intérêt de l’entreprise correspond effectivement l’intérêt des salariés à la condition que les salaires sont indexés sur la productivité de l’entreprise. Ce n’est manifestement pas ce que P. Chaigneau défend. En conséquence, ce raisonnement ne tient pas la route ;
    3. On ne voit pas non plus en vertu de quoi la stagnation des salaires (et même leur diminution en valeur réelle depuis 10 ans), en coupant le lien entre intérêt des salariés et intérêt de l’entreprise (puisque c’est bien de cela qu’il s’agit) pourrait « inciter ces derniers à agir dans l’intérêt de leur compagnie »...

    Je passe sur les provocations du dernier paragraphe, mais il faut bien se rendre compte que ce qui est défendu ici, c’est finalement exactement le modèle qui nous a menés dans la situation d’aujourd’hui : stagnation des revenus salariaux dans un contexte de peur du chômage et de culpabilisation des chômeurs, mais appel à la consommation, donc endettement non solvable, donc produits financiers surévalués, donc krach.

    Aujourd’hui que chacun peut voir qu’il peut perdre son emploi sans que cela ait quoi que ce soit à voir avec la valeur du travail qu’il fournit, le chantage au chômage ne marche plus. Les chomeurs ne sont pas chômeurs parce qu’ils sont mauvais, mais parce que les dirigeants de leurs anciennes entreprises sont mauvais.

    Eh oui, il va falloir céder sur les salaires, revenir à un partage de la VAB 33% profits / 66% salaires, ce qui aura pour effet de relancer la consommation. Bien entendu cela dans le cadre d’un protectionnisme (européen peut-on rêver, national d’un point de vue plus réaliste) pour soutenir les économies locales et nationales.

    Cette crise nous montre finalement les effets d’une croyance suicidaire, assenée depuis les années 1970 par le FMI et reprise depuis sur tous les tons : non, toutes les économies nationales et locales du monde ne sont pas convergentes, ne peuvent pas converger. Nous avons tenté de le faire depuis 1983 en France : les résultats ont été une attitude toujours plus aguicheuse du gouvernement par rapport aux FMN et une pression à la baisse sur des salaires conçus comme des charges.

    Le travail salarié a une valeur. Il crée de la richesse. L’investissement aussi a une valeur. Il crée (indirectement) de la richesse.
    Leus deux doivent être rémunérés, sans que chacun tire toute la couverture à lui. Je n’appelle pas ça « être empêtré dans une lutte des classes d’un autre âge ».

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 13h11 le 28/03/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    N’IMPORTE QUOI !

    Cet article est du n’importe quoi ! Le laïus habituel sur la motivation « indispensable » des « capitaines d’industrie », les pauvres malheureux qui vont fuir forcément à l’étranger si on les prive de tous leurs millions. Qui vont forcément être incités, sinon contraints, de « tricher », sous-entendu « pas la peine de règlementer puisque de toute façon, ça ne sert à rien » ! Ben pardi !

    Je ferai remarquer qu’il y a belle lurette que nos « capitaines d’industrie » se foutent comme de l’an quarante de ce qu’ils fabriquent ;
    que leurs produits, biens ou services leur sert surtout à fabriquer du fric, rien que du fric, pour eux et leurs actionnaires ;
    que pour gonfler leurs cagnottes déjà dégoulinantes, ça ne les emmerde pas plus que ça de ponctionner sur les « coûts de fabrication » (cad plus crûment en virant des emplois)

    J’ajouterai que cette bande de parasites (je pèse mes mots) qui a substitué de la façon la plus perverse qui soit le capitalisme financier au capitalisme d’entreprise, est directement responsable, coupable, du merdier actuel et des catastrophes qui vont immanquablement nous tomber sur le coin de la figure !

    Ils veulent fuir à l’étranger ? Grand bien leur fasse ! Qu’ils se cassent ! Il y a parmi les jeunes et moins jeunes diplômés qu’ils maintiennent en lisière de leurs sales affaires, suffisamment de bras et de cerveaux pour les remplacer.

    Et vous, M. Chaigneau, vous êtes sans doute bien gentil, mais s’il vous plaît, arrêtez de nous servir ces salades défraîchies poussées sur nitrates. On ne veut plus manger de ces plats-là.

    • Emma T.
      Emma T. répond à Le Yéti
      Camille est sur SeXpress
      • Posté à 16h02 le 28/03/2009
      • Internaute 40366
        Camille est sur SeXpress

      Depuis le temps qu’ils menacent de se casser, ils ont déjà leur petit baluchon tout prêt...

      Allez, ouste !

    • yoruk
      yoruk répond à Le Yéti
      au fil de l'eau
      • Posté à 16h16 le 28/03/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      Cet article, çà s’appelle, mettre à coté de la plaque.
      Le problème ne se situe pas au niveau du revenu d’un patron. Qu’il gagne plus qu’un employé basique qui s’investirait moins que lui, peut se comprendre et s’admettre.
      Ce qui est choquant aujourd’hui, c’est l’incroyable décalage, entre la gloutonnerie de certains patrons et la réalité rugueuse des salaires les plus bas, et les plus nombreux.
      Ils sont complètement déconnectés des réalités sociales : laisser traîner sur la place publique l’affichage de millions d’euro de primes, alors que tout le monde sombre dans la peur et l’inquiétude de lendemains périlleux. C’est de la dynamite, cette façon de s’afficher, c’est de la connerie à l’état brut. Cà va leur péter dans la gueule, leur indécence…
      A moins, que ce ne soit ce qu’ils souhaitent, pour instaurer un ordre fort… Et bien bon courage ! ! !
      Yoruk

      • Emma T.
        Emma T. répond à yoruk
        Camille est sur SeXpress
        • Posté à 19h12 le 28/03/2009
        • Internaute 40366
          Camille est sur SeXpress

        « Cet article, çà s’appelle, mettre à coté de la plaque. »

        Si je peux me permettre Yoruk, je crois qu’on dit « faire » à coté de la plaque.

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à Emma T.
          Enfin libre : -)
          • Posté à 19h27 le 28/03/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

           : -)))))))

        • yoruk
          yoruk répond à Emma T.
          au fil de l'eau
          • Posté à 09h41 le 29/03/2009
          • Internaute 57383
            au fil de l'eau

          Mon dieu.... Emma

          Y aurait il un rapport, qui m’aurait échappé, entre
          « faire » et « mettre »...

           : =))) Yoruk

        2 autres commentaires
  • thierry reboud
    • Posté à 13h16 le 28/03/2009
    • Internaute 20923

    L’introduction de l’article dit beaucoup de choses : un euro de plus dans la poche d’un dirigeant, c’est un euro de moins en profits, donc un euro de moins pour les actionnaires. Et les salariés, ils sentent le pâté, les salariés ? Eh, monsieur Chaigneau, un euro dans la poche du d’un dirigeant, c’est un euro en moins dans la poche de beaucoup de monde, et pas que des actionnaires.

    Le raisonnement qui veut qu’une rémunération avantageuse assure de s’attacher les services des dirigeants les plus compétents paraît néanmoins être une fable. S’il faut faire acte de candidature, je prétends que j’aurais tout aussi bien pu couler Vivendi à moindres frais que ce qu’a coûté Messier ou Alcatel pour bien moins cher que Russo et Tchuruk (et je pourrais trouver bien d’autres exemples).

    Néanmoins la question ne me paraît pas tant résider dans la limitation du salaire des patrons que dans la question de l’échelle des revenus dans une même entreprise. Sans doute pourrait-on imaginer un mécanisme qui imposerait que le plus haut salaire ne puisse excéder (par exemple) dix, vingt ou trente fois le plus bas. On peut parier que ce jour-là les employeurs trouveront des ressources pour augmenter les salaires. De même serait-il sans doute opportun que les dirigeants d’entreprise redeviennent ce qu’ils sont devenus : des salariés des actionnaires et, à ce titre, rémunérés exclusivement en salaire (ce salaire pouvant évidemment inclure un intéressement) et en finir une bonne fois pour toutes avec les parachutes de divers métaux ou le système des retraites-chapeau.

    Pour le moment, le spectacle de la gloutonnerie (j’aime beaucoup le mot anglais greed pour désigner cette rapacité) des patrons ne peut guère que contribuer à nourrir la très légitime exaspération de ceux qui sont piétinés par l’actuel système économique et social.

    • raspou
      raspou répond à thierry reboud
      • Posté à 13h30 le 28/03/2009
      • Internaute 29047

      Très juste, comme beaucoup de réactions.
      Si vous voulez un avis de patron plus intéressant que cet « article », lisez ça : Lien

      Ca montre qu’il y a quand même des patrons qui se posent des questions !

    • Emma T.
      Emma T. répond à thierry reboud
      Camille est sur SeXpress
      • Posté à 15h53 le 28/03/2009
      • Internaute 40366
        Camille est sur SeXpress

      Perso, je serais pour qu’on ne limite pas non plus le salaire des salariés.

      Surtout ceux au SMIC.

      (Salut Thierry ! ; -))

    • jyeden
      jyeden répond à thierry reboud
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 15h57 le 28/03/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      bravo
      tres bonne et tres saine reaction à cet article un peu revoltant
      tous les riverains sont capables de couler des grosses boites pour moins de 100 000 euros par ans
      que d’economie les grosses boites peuvent farie
      les salaires faramineux ne sont pas l’assurance d’avoir de bons patrons
      payer mieux les salariés, voila la priorité

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