Enquete 26/03/2009 à 20h53

Militants politiques et activistes à l'assaut des syndicats


Alors que les mobilisations s’amplifient, le NPA ou les Désobéissants tentent d’en tirer profit au détriment des syndicats.


Des militants du NPA préparent une manif à Nice le 19 mars (Eric Gaillard/Reuters).

Les noms d’oiseaux s’étalent dans les médias depuis la mi-mars, mais l’opposition est larvée depuis plusieurs mois. Déjà accusés de surfer sur les peurs par leurs adversaires politiques, les militants du NPA sont taxés de « rapaces » par le leader de la CFDT, François Chérèque, en référence à la présence de plus en fréquente desdits militants dans les entreprises en proie à des conflits sociaux.

Réponse immédiate d’Olivier Besancenot, chef de file du Nouveau parti anticapitaliste :

« Il ferait bien de se reprendre. Ce n’est pas très digne et puis c’est curieux au début d’une semaine sociale où, théoriquement, on voudrait l’unité la plus large. »

« Unité », vraiment ? La riposte sonne étrangement lorsque l’on sait qu’à tous les étages de son parti, on n’a de cesse de critiquer la faiblesse et l’inefficacité des directions syndicales, quand il ne s’agit pas purement et simplement d’une volonté de les supplanter.

Un tract du NPA Essonne publié le 10 mars tentait ainsi de mobiliser ses militants et surtout de potentiels nouveaux militants pour la journée d’action nationale neuf jours plus tard :

« La journée de mobilisation unitaire du 19 mars doit être un succès plus massif encore que celui du 29 janvier dernier. Mais pour cela, les appels intersyndicaux ne suffiront pas. »

« L’attentisme des confédérations syndicales »

Une argumentation reprise solennellement au plus haut niveau du Nouveau parti anticapitaliste. En témoigne la Résolution générale politique et sociale, votée par le Conseil politique national du parti, les 7 et 8 mars à Saint-Denis :

« Le chemin que nous soutenons est celui des résistances et des luttes offensives pour la plupart éparpillées et souvent ignorées, et d’autres enfin qui n’ont pas pris les chemins traditionnels comme celles des précaires, des chômeurs, des sans-papiers, des sans-droits, des mal-logés, de l’hôpital de Carhaix...

C’est le chemin inverse qui est pris quand des dirigeants confédéraux prennent la voie de l’institutionnalisation, de l’adaptation aux orientations libérales à l’échelle nationale comme européenne, à la politique de soi-disant “dialogue social” et “diagnostics partagés” du gouvernement et du Medef. »

Attaqué publiquement, le NPA n’hésite plus à diffuser ses critiques. Dans un tract appelant au prolongement des mobilisations du 19 mars, « l’attentisme des directions syndicales qui ne répond pas à la situation » est stigmatisé :

« Ce n’est bien sûr pas l’attentisme des confédérations syndicales, avec leur non décision de donner un prolongement rapide à cette journée, tout comme leur rendez-vous lointain du 30 mars et enfin une éventuelle “suite” le 1er mai, qui peuvent répondre à la volonté de ne pas en rester là. »

La cible est clairement définie : les « directions syndicales », pas la base des syndicalistes. Nombre d’entre eux font partie du NPA (sans partager toujours ces attaques frontales), d’autres sont espérés comme futurs adhérents. Les tracts sont d’ailleurs souvent accompagnés d’un bulletin d’adhésion ou de renseignement.

Toute l’extrême gauche est toutefois loin de vouloir mener ce combat aux côtés des militants. Lutte ouvrière est plus nuancée. Pour Arlette Laguiller, le rôle des partis politiques est « d’être avec les organisations syndicales », à condition « de ne pas faire lanterner les travailleurs de deux mois en deux mois ». Marie-George Buffet et le Parti communiste se montrent, eux, plus directs encore :

« Ne cherchons pas à remplacer les syndicats. Il faut laisser les salariés décider de leur lutte. La démocratie sociale, ça existe, il faut la respecter. »

« Le NPA joue la carte de la division »

Sur le terrain, tous les syndicats ne réagissent pas non plus à l’unison. A la CGT, Mourad Rabhi, secrétaire confédéral et patron de la fédération textile de la centrale, s’éloigne à peine de la saillie de François Chérèque :

« Le NPA essaye de profiter du mouvement syndical, d’utiliser le succès du 29 janvier à son bénéfice. Au moment où il faut justement valoriser la plateforme commune de huit organisations syndicales qui ont réussi à se mettre d’accord et créer un rapport de force, il joue la carte de la division. »

D’après le syndicaliste, c’est après la première grande journée de grève de janvier que le NPA et « aussi Lutte ouvrière » ont commencé à occuper le terrain. Pourtant, Mourad Rahbi veut encore se rassurer :

« Besancenot, je l’ai cotoyé deux ou trois fois sur des conflits textiles. Quand il parle, ça sonne creux et que je sache, il n’avait jamais lancé de grève générale à La Poste ! C’est un peu facile de se pointer à la porte des usines pour décréter la grève générale de but en blanc, alors que les gens ont déjà l’impression de perdre de l’argent. Tout cela, ça n’apporte rien directement aux gens. C’est très marginal ! »

Tout autre son de cloche chez SUD-Solidaires, par la voix d’Eric Beynel, porte-parole national. Lui nie carrément l’inflation de tracts bardés du monogramme trotskiste « aux portes des entreprises » -« en tous cas pas plus le NPA que le Parti de gauche de Mélenchon, le PCF ou Lutte ouvrière ». Il ne s’inquiète pas davantage de voir des adhérents SUD signer au NPA, lui qui n’est plus militant politique depuis longtemps. Petit tacle à François Chérèque au passage :

« Quand j’ai pris ma carte, il y a très longtemps, au Parti socialite, il fallait adhérer à un syndicat et être membre d’une association. Chérèque ne trouvait rien à y redire à l’époque, que je sache ! »

C’est vrai et c’est toujours officiellement le cas, dans les statuts du PS, l’article 2.4 du chapitre consacré aux militants dit bien :

« Les membres du Parti doivent appartenir à une organisation syndicale de leur profession et au moins à une association, notamment de défense des droits de l’homme, de solidarité, de consommateurs, d’éducation populaire, de parents d’élèves ou d’animation de la vie locale. »

« La désobéissance, c’est un bien joli mot »

Si Olivier Besancenot irrite une partie du paysage syndical, les militants de l’extrême gauche ne sont pas seuls à occuper le terrain des luttes sociales. Depuis peu, un autre acteur s’y est mis : le collectif des Désobéissants, dont Rue89 a parlé à plusieurs reprises, notamment au sujet des stages qu’ils proposent ou encore quand Xavier Renou, leur leader, médiatisait le conflit chez l’opérateur Numéricable.

Excepté le combat de Génération précaire et la grève des chômeurs, c’était le tout premier conflit social pour les Désobéissants. Jusque-là, ce collectif -qui n’a aucune existence juridique pour éviter les poursuites- construisait sa réputation sur un activisme tous azimuts (les expulsions, le nucléaire, le Rwanda...) qui lui valait déjà pas mal de critiques du côté des associations.

L’intervention de Xavier Renou auprès des salariés de Numéricable est en fait le fruit du hasard. En février, il tombe, place de la République, à Paris, sur une vingtaine d’employés en colère qui bombardent la vitrine de la boutique Numéricable d’œufs et de farine. Son nom ne leur dit rien, il laisse quand même ses coordonnées. Rien pendant dix jours. Puis il passe à Canal + et reçoit un appel dans la foulée -l’anecdote semble encore jubilatoire pour lui.

A Numéricable, il convainc les grévistes de lâcher les œufs et la farine : « C’est sale et donc mauvais pour l’image de la mobilisation. » Suivra l’occupation du siège, jusqu’à faire asseoir direction et syndicats autour d’une table, là où la CGT se plaignait de n’être plus reçue depuis des mois.

Les Désobéissants ont donné du nerf à un mouvement désorganisé. Eux qui prônent « la réémergence des formes d’action radicale » et se targuent de n’être pas « un groupe de plus au service de ses propres intérêts » avouent un brin de crispation côté syndical.

Laurence Pasquier, cégétiste chez Numéricable, reconnaît qu’elle était sceptique. Mais se félicite quand même : « Alors que je n’arrivais pas à médiatiser, ils m’ont aidée. » Sa position n’est pas un cas à part, mais les militants de base reçoivent mieux ce nouvel acteur que les états-majors. De Xavier Renou, Mourad Rabhi, secrétaire confédéral du même syndicat, dit plutôt :

« Je ne l’ai vu que dans les journaux, jamais sur le terrain, c’est bien que ça ne doit pas trop marcher, leur truc. La désobéissance, c’est un bien joli mot, mais ça ne marche pas du tout comme ça dans les usines. »

Xavier Renou affirme qu’il interviendra surtout là où le paysage syndical s’étiole. Mourad Rabhi n’a pas le même thermomètre :

« Certes, dans ma fédération textile, le taux de syndicalisation est de 9%, mais ce n’est pas comme ça qu’il faut compter. Hormis leur conviction, quel intérêt aujourd’hui pour les gens de se syndiquer ? Mais, en cas de conflit, tout le monde se range derrière les organisations syndicales. Pas derrière un collectif qu’on ne voit jamais. »

« Une absence d’organisation syndicale digne de ce nom »

A l’Unsa Education, on regarde les Désobéissants avec méfiance. Dominique Thoby, déléguée nationale aux revendications, réplique sur le terrain de la portée idéologique :

« Je sais que des collègues ont des contacts localement et je ne nie pas leur efficacité. Mais cet émiettement de la lutte est dangereux. Nous pronons bien la désobéissance même si nous sommes réformistes, mais il s’agit d’une consigne syndicale, collective. A côté, nous défendons les collègues auprès de l’administration, là où les collectifs tendent à les isoler. C’est alléchant médiatiquement, mais il ne suffit pas de dire “roulez jeunesse” et de taper du poing sur la table. »

Côté bagage idéologique, Xavier Renou précise que « [son] cœur va à SUD ». Mais, lui qui ne travaille plus depuis trois ans, lâche qu’il n’a adhéré qu’une seule fois à un syndicat : à la CFDT, chez Greenpeace. Il fait aujourd’hui celui qui en rougit :

« Je m’en veux encore, c’est un peu une tâche sur mon CV, mais j’étais à Greenpeace, les choses tournaient mal et un copain plus au fait de la question syndicale avait décidé de créer une section. »

Stratégique, il ne ferme pas la porte aux autres centrales pour autant et confie avoir de bons contacts avec une représentante nationale de la CFDT qui serait à deux doigts de lui commander un stage sur mesure pour apprendre à ses troupes à se mobiliser. Il attend d’autres commandes de SUD-Rail et SUD-Education, « même si ça traine ».

De fait, l’accueil est bien meilleur chez SUD-Solidaires, où l’on dit regarder les Désobéisants « d’un œil plein de sympathie ». Eric Beynel :

« C’est aussi parce qu’il y a une absence d’organisation syndicale digne de ce nom à un endroit qu’ils s’imposent comme un outil positif. Nous travaillons bien depuis très longtemps avec les faucheurs volontaires... Je ne vois pas le problème à ce que le cadre d’une lutte ne soit pas que syndical. Ils apportent une expertise nouvelle, alors qu’on constate qu’il y a de plus en plus de violences en marge des manifestations. »

Jeudi dernier, Xavier Renou manifestait. « A titre individuel. »

Chloé Leprince et Julien Martin

Photo : des militants du NPA préparent une manif à Nice le 19 mars (Eric Gaillard/Reuters).

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  • deserteur
    deserteur répond à deserteur
    Service Athée
    • Posté à 23h20 le 26/03/2009
    • Internaute 62084
      Service Athée

    mais non il veut dire Lev Davidovitch Bronstein .

  • deserteur
    deserteur répond à sitoihien
    Service Athée
    • Posté à 23h15 le 26/03/2009
    • Internaute 62084
      Service Athée

    il reste quoi de crédible ? ? ? ?
    le ptit jésus ? ?
    le père noel ? ? ? ?
    en 1788 à Vizille lors de la journée des tuiles il n existait pas de projet révolutionnaire.
    seulement des aspirations à autre chose mon pépère......

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à deserteur
      Situation
      • Posté à 02h46 le 27/03/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Et mon pépère : tu laisses causer autrui ? Je sais : c’est pas une habitude du lieu, mais bon, on peut espérer que ça change....

      A plus.

      Factotum

  • Mandoline
    Mandoline
    demain peut-être...
    • Posté à 23h18 le 26/03/2009
    • Internaute 69328
      demain peut-être...

    Les syndicats brident totalement la révolte qui gronde, la dévie, cherchant à l’éteindre même de peur de perdre le contrôle donc leur pouvoir, et servent ainsi les intérêts des nos ultralibéraux gouvernants ! Vive les Désobéissants et l’activisme du NPA qui annonçent enfin, quoique sur le long terme, la mort de ces syndicats autoritairement séniles, accrochés à leur gloriole.
    Que naissent de nouvelles formes de lutte contre les cyniques pleins de fric qui nous méprisent ouvertement, mais la meilleure lutte est néanmoins ancienne, elle s’appelle la grêve générale !

    • deserteur
      deserteur répond à Mandoline
      Service Athée
      • Posté à 23h24 le 26/03/2009
      • Internaute 62084
        Service Athée

      cfdt et cgt jouent le meme rôle aujourd hui que le PCF en 1968.
      nier qu ils sont dépassés sur leur gauche non pas par des lycéens et étudiants boutonneux mais par des vrais travailleurs et des chômeurs en lutte face à un vrai désespoir.

      • Jjonas
        Jjonas répond à deserteur
        étudiant
        • Posté à 23h36 le 26/03/2009
        • Internaute 74253
          étudiant

        au nom de la fédération intersyndicale des boutons étudiants... je t’emmerde avec tes belles phrases et tes solutions évidentes.

         
        • deserteur
          deserteur répond à Jjonas
          Service Athée
          • Posté à 00h11 le 27/03/2009
          • Internaute 62084
            Service Athée

          ai je proposé une solution ? ? ? ?
          je ne prône pas la révolution qui ne se décrète pas mais je la sens venir comme l orage ai je déja dit.
          et peut être n y a t il de solution à rien mais seulement le besoin de dire « basta »

        • deserteur
          deserteur répond à Jjonas
          Service Athée
          • Posté à 00h47 le 27/03/2009
          • Internaute 62084
            Service Athée

          toi file au Macdo

        2 autres commentaires
      • sitoihien
        sitoihien répond à deserteur
        • Posté à 23h36 le 26/03/2009
        • Internaute 21237

        Les travaillleur-ses des classes moyennes aisées, embourgeoisées et syndiquées ne sont pas des « vrai-es travailleur-ses » ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? . c’est sûr qu’ils n’ont pas envie de faire la révolution.

         
        • deserteur
          deserteur répond à sitoihien
          Service Athée
          • Posté à 00h02 le 27/03/2009
          • Internaute 62084
            Service Athée

          pas compris.
          quand je dis vrais travailleurs il faut entendre ceux qui suent et saignent au travail.
          je sais bien que tout le monde travaille mais je cause de ceux qui en chient plus que les autres.

        1 autres commentaires
      • deserteur
        deserteur répond à deserteur
        Service Athée
        • Posté à 00h17 le 27/03/2009
        • Internaute 62084
          Service Athée

        de plus ce désespoir est encore amplifié par le tragique de notre environnement naturel qui se déglingue de jour en jour à la vitesse V...
        ON DIRAIT MEME QU ON CAUSE POLITIQUE POUR OUBLIER LE PIRE et le pire nous y voilà nous y sommes..............

         
        • deserteur
          deserteur répond à deserteur
          Service Athée
          • Posté à 00h19 le 27/03/2009
          • Internaute 62084
            Service Athée

          7 mars 2009

          Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

          Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.

          Nous avons chanté, dansé.

          Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.

          Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

          On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni
          connu.

          Franchement on s’est marrés.

          Franchement on a bien profité.

          Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

          Certes.

          Mais nous y sommes.

          A la Troisième Révolution.

          Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.

          « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

          Oui.

          On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.

          C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

          La mère Nature, épuisée,

          souillée, exsangue, nous ferme les robinets.

          De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

          Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).

          Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

          Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.

          D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.

          Peine perdue.

          Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

          Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

          S’efforcer. Réfléchir, même.

          Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

          Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

          Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

          Pas d’échappatoire, allons-y.

          Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.

          Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.

          A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie -une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.

          A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

          A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

          Fred Vargas

          Archéologue et écrivain

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        1 autres commentaires
    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à Mandoline
      Situation
      • Posté à 02h54 le 27/03/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Je comprends votre joie, mais je crois aussi qu’il va falloir attendre très, très, très, très, longtemps (entre 30 ans et deux siècles....à la louche ( ;))) pour que l’ouvrier, l’employé, le rmiste, ou le chômeur voit sa vie s’améliorer grâce à la seule pensée politique ( ?) du NPA ou d’un quelconque groupement d’ordre politique.
      Je ne dis pas cela pour être désagréable, car je crois sincèrement qu’une alliance de tous les partis et de tous les groupements de gauche serait plus efficace et plus crédible lorsqu’il faudra que les citoyens votent.

      Mais bon, je dis ça....je dis rien...

      Factotum

  • Simiesque Oraison
    Simiesque Oraison
    rebelle cognitiviste
    • Posté à 23h48 le 26/03/2009
    • Internaute 35042
      rebelle cognitiviste

    Bon, on va pas se fâcher. La récupération des mouvements syndicaux, socialistes et communistes l’ont pratiqués en des temps différents. Et sans vergogne ! Désormais, il est vrai, ils ne peuvent plus le faire : on les qualifierait, à juste titre, d’hypocrites démagogiques (pour les cocos d’incompétents seulement). Ne pleurez pas les temps qui changent... Et puis, il est dés luttes syndicales qui sont par essence politiques. Ainsi, le simple de fait de revendiquer pour les salaires, d’infléchir la courbe distributive capital/travail, est un acte politique, une conscience de l’homme a minima et de sa place dans le processus. Dans ces conditions, que syndicats et partis de gauche convergent dans l’action me semble une bonne chose. Reste à savoir jusqu’où les centrales syndicales sont prêtes à aller. Une chose est sure, cependant : l’activité syndicale est basée sur une contestation plus ou moins massive des conditions de travail et de la répartition de la valeur crée. Or, considérant la régulation capitalistique actuelle, une amélioration significative de ces deux variables, pour ce qui est du plus grand nombre, ne s’obtiendra que par la loi. Donc l’action politique.

  • Rêve-générale
    Rêve-générale
    Etudiant
    • Posté à 23h45 le 26/03/2009
    • Internaute 69409
      Etudiant

    « Besancenot, je l’ai cotoyé deux ou trois fois sur des conflits textiles. Quand il parle, ça sonne creux et que je sache, il n’avait jamais lancé de grève générale à La Poste ! C’est un peu facile de se pointer à la porte des usines pour décréter la grève générale de but en blanc, alors que les gens ont déjà l’impression de perdre de l’argent. Tout cela, ça n’apporte rien directement aux gens. C’est très marginal ! “

    Après l’exemple de la Guadeloupe qui a vu un peuple uni reussir à tenir une lutte pendant 44 jours et finir par gagner, c’est quand même dingue qu’un syndicaliste puisse tenir de tels propos. C’est au contraire les journées d’actions écartées sans resultats qui finissent par décourager les salariés.
    A ce que je sache la situation matérielle des salariés en 1936 était tout de même plus mauvaise qu’ aujourd’hui et ça n’a empéché persone de faire une grève générale avec tous les acquis qui en ont découlés après, c’était pourtant aussi une situation de crise (même si ce n’était évidemment pas le même contexte).

    De plus Mourad Rahbi fait preuve de mauvaise foi le NPA ne ‘decrete’ évidemment pas la grève générale mais cherche à la construire, contrairement aux directions syndicales...

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à Rêve-générale
      Situation
      • Posté à 03h21 le 27/03/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonjour.
      Le NPA a des fondamentaux : j ’imagine que vous ne les ignorez pas ? Je vous laisse le soin de me répondre.
      Pour ma part, je connais une peu la stratégie du NPA que je respecte sans pour autant feindre de l’ignorer.
      Le NPA souhaite souffler sur les braises du moindre conflit social, et rêve d’un embrasement général (lequel est toujours présupposé en tant que condition de la révolte) qui produirait une sorte de révolution globale.
      A aucun moment, dans aucun écrit , le NPA (comme l’ancienne LCR, bien sûr....) ne revendique le droit politique à affirmer quelque chose qui ressemblerait à un programme politique qui pourrait s’appliquer dans le cadre d’une démocratie parlementaire et/ou fondée sur l’idée de réprésentation.
      Je vous laisse donc le soin -certes délicat- de me me dire en quoi le NPA affirme par l’écrit son adhérence à l’idée de démocratie, ou à l’idée moderne de démocratie représentative.

      Sinon, pensez vous aussi que le temps historique et la notion d’échelle, n’existent pas ? Je suis désolé, mais une grève générale en France (le pays entier) serait actuellemnent catastrophique : ni les dom-tom, ni 1936 en tant que fait historique, ne peuvent servir de modèle(s) « pur » pour une révolte quelconque si celle-ci ne s’appuie pas en Fance sur l’invention de modalités adéquates à des revendications réfléchies et propres à ce pays. Il me faudrait développer plus avant ce point, mais je m’en abstiens pour le moment afin de ne pas envoyer un message trop long et parce que ce sujet mérite une reflexion très approfondie, et partagée.

      A bientôt.Factotum.

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 00h00 le 27/03/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Ni les syndicats ni les partis politiques n’ont le monopole de la lutte.
    Il existe d’autres formes d’instances , de collectifs , qui transcendent les structures traditionnelles, en permettant , avec une approche plus systémique, ou/et de façon plus « immédiate » de pratiquer la reflexion, et de proposer des modalités d’actions , plus opérantes parfois que les systèmes plus institutionnels.

    Il ne s’agit pas de « se tirer la bourre » pour remporter des parts de marchés, mais de provoquer une synergie des citoyens , au plus près des réalités et des combats qui interpellent tel ou tel.

    La complémentarité est indispensable.
    Aujourd’hui naissent un peu partout des collectifs ( ex : soutiens aux sans papiers , pour ne pas les nommer ! :)), des mouvements transversaux comme « l’appel des appels »

    Lien

    qui visent à fédérer , plus qu’à diviser, des militants de partis et /ou syndicats, individus non encartés, professionnels , chomeurs, qui trouve dans cette transversalité un mode plus démocratique et efficace.

    • kebra
      kebra répond à Charles Mouloud
      Bisounours killa
      • Posté à 00h13 le 27/03/2009
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      Entre la verticalité des organisations traditionelles et ma radicale horizontalité, il se trouve la transversalité de Charles Mouloud.

      Si avec toute cette géométrie dans l’espace politique nous n’arrivons pas à renverser la pyramide sociale, c’est à désespérer de Pythagore...

      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à kebra
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 00h16 le 27/03/2009
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        Joli , Kebra !

        ...il nous faut éviter la diagonale du flou !

         
        • kebra
          kebra répond à Charles Mouloud
          Bisounours killa
          • Posté à 00h40 le 27/03/2009
          • Internaute 8550
            Bisounours killa

          Pour le flou en travers, plus aucun risque, Rocard a migré chez les pingouins...

        • Numerosix
          Numerosix répond à Charles Mouloud
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 01h00 le 27/03/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Cinquante homme allaient payer de leur vie
          l’anéantissement de l’Hégémonie.
          Mais le jeu en valait la chandelle.
          D’un seul coup l’Ordre se verrait décapité.
          Au profit de la Ligue Démocratique ?
          Ou de la Confrérie des Assassins ?
          Qu’importe ! Il sont tous
          Les pionniers du chaos

          Norman Spinrad

        2 autres commentaires
      • Pseudo
        Pseudo répond à kebra
        Enfin libre : -)
        • Posté à 10h03 le 27/03/2009
        • Internaute 25947
          Enfin libre : -)

        Avec l’autre zouave à l’Elysée, ce serait plutôt pitre à gore...

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 03h30 le 27/03/2009
      • Internaute 71957
        nc

      Théorème de Thalès : la dimension du blabla est égale à la dimension du blabla archétypal multiplié par le cosinus du biais de projection dudit blabla archétypal sur le plan de perception du riverain moyen.

      Nous sommes ici en présence d’une cosinusitude élevée...

      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 09h04 le 27/03/2009
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        C’est sûr que d’essayer de développer une pensée complexe, dans un média qui tant à favoriser les « duels “ binaires, et clivés, ça demande à se remuer un peu les boyaux de la tête.

        Mais dans les faits , ‘blabla+actions = résultats.

        Pour une fois qu’on a sur rue89 , un interlocuteur de droite qui a oublié d’être con, (malgré la provoc de son titre !), je suis un peu déçu par ta réplique.

        Je pense pour ma part qu’il est nécessaire de réfléchir concrétement à de nouvelles formes de structuration des mouvements sociaux et politiques, tant les modéles actuels sont grippés dans des jeux de rôle convenus, dans lesquels en dépit des mobilisations croissantes, les citoyens ne se sauraient se satisfaire de leur unique place de figurant, même actifs, mais souvent trop peu écoutés des appareils institutionnels.

         
        • kebra
          kebra répond à Charles Mouloud
          Bisounours killa
          • Posté à 09h29 le 27/03/2009
          • Internaute 8550
            Bisounours killa

          « de nouvelles formes de structuration des mouvements sociaux et politiques, tant les modéles actuels sont grippés dans des jeux de rôle convenus, dans lesquels en dépit des mobilisations croissantes, les citoyens ne se sauraient se satisfaire de leur unique place de figurant, même actifs, mais souvent trop peu écoutés des appareils institutionnels. »

          Bien d’accord avec toi, de là vient ma proposition d’Etats Généraux des Résidents de France avec tirage au sort des représentants à mandat impératif pour une Assemblé Constituante, une vraie révolution de velours.

          • Numerosix
            Numerosix répond à kebra
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 09h39 le 27/03/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            ..sans oeuilleres..

        2 autres commentaires
    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à Charles Mouloud
      Wouaooouh!
      • Posté à 08h45 le 27/03/2009
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Bien énoncé.
      Le temps est venu d’une
      GRANDE ACTION CITOYENNE EN NOTRE NOM !
      (les syndicats et les partis peuvent s’y joindre et suivre, nous on n’est pas sectaires).

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 00h06 le 27/03/2009
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    A Strasbourg le 19 mars, le seul bloc syndical où j’ai vu défiler l’intégralité de l’opposition à notre monarque était celui de Sud. Mais ce n’était pas le plus fourni et de loin. La CGT dominait et la CFDT était bien peu représentée.

    Le PS, Les Verts, le PdG, le PCF, en faible nombre, faisait bien plus de retape que le NPA, la plupart des militants du NPA était mobilisé contre le sommet de l’OTAN, une noble cause plus urgente que le recrutement.

    Mais de nombreux électrons libres ont défilé loin des cortèges syndicaux au coté de la jeunesse énervée et la plus grande banderole exigeait la libération de Julien Coupat. Nous sommes chaque jour plus nombreux à ne plus reconnaître de légitimité aux organisations syndicales ou politiques hiérarchisées et compromises dans la gestion du désastre économique. La coordination de ce type de mouvement est toujours difficile mais elle emporte les formes syndicales lorsqu’elle devient vraiment populaire.

    Notre monarque a proposé d’organiser des Etats Généraux des DOM, réclamons des EG des résidents de France, il est grand temps que la base s’exprime sans le carcan des petits arrangements entre amis et du carrièrisme. Nous n’aurons jamais la liste des corrompus par les multiples caisses noires françaises et étrangères qui comme celle de l’IUMM ont « fluidifié » les relations sociales depuis des décennies. La confiance ne pourra être restaurée qu’avec une analyse collective et une refonte de la République.

    Mais comme les syndicats français n’ont jamais été foutu d’organiser un trésor de guerre pour tenir une longue grève sans trop de casse, je ne crois pas à la grève du travail. Dans cette période de crise, la grève de la consommation serait bien plus efficace et ne changerait pas grand chose au quotidien de millions de Français. Au contraire, la solidarité dans la grève, genre cantine populaire, ne pourrait qu’améliorer l’ordinaire.

    Nous sommes au printemps, c’est le bon moment pour commencer à faire des stocks de produits frais pas cher sous forme de surgelés, de conserves, de produits séchés ou fumés. C’est aussi le moment pour planter un peu plus dans le jardin ou d’en commencer un. En constituant insidueusement une réserve de guerre dans les six prochains mois, nous pouvons déclencher un mouvement assez dur début novembre, lorsque les rayons sont gavés à bloc pour Noël et la trésorerie au plus bas.

    Si les syndicats veulent servir à quelque chose, ils peuvent préparer un fond de solidarité pour les employés du commerce qui vont se retrouver les premiers en chomage partiel. Les entreprises abusent déjà et des dispositifs d’aide existent, ce mouvement ne devrait pas trop pénaliser les salariés du public et du reste du privé. Ni provoquer trop de prise à la répression ou à la criminalisation du mouvement. Le Siège, j’en cause régulièrement, un jour nous y viendrons...

  • Axior
    Axior
    Citoyen
    • Posté à 00h11 le 27/03/2009
    • Internaute 26085
      Citoyen

    Qui a dit que les syndicats manquaient de dynamisme ? Je les trouve au contraire très motivés : ils réfléchissent.
    Les usines ferment, les patrons se barrent avec la caisse, l’Etat rémunère les actionnaires, et les syndicats réfléchissent ...
    J’attends comme tout le monde avec impatience qu’ils aient fini de réfléchir, ça me fait un peu de temps de libre. Je pense que je vais en profiter pour apprendre le mandarin.

    • deserteur
      deserteur répond à Axior
      Service Athée
      • Posté à 00h53 le 27/03/2009
      • Internaute 62084
        Service Athée

      on arrête tout on réfléchit et c est pas triste......
      (moi j ai déja arrêté tout puisque privé de boulot depuis 2 ans...
      j ai comme une envie d en découdre ...pas vous ? ? ?)

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 00h53 le 27/03/2009
    • Internaute 61755

    perso, je me suis « désyndicalisé » il y a peu...non pas parce que pendant la manif du 19 mars « mon » syndicat usait et abusait d’un tube ( ?) de l’inommable patrick sébastien (entre nous soit-dit...cela aurait pu être une bonne raison pour quitter de pareils beaufs...tout comme la vue de leur service d’ordre aux ordres de pastaga 1er)...mais car des apparatchiks ont choisi une côterie à défendre aux dépens d’adhérents plus anciens, mais considérés comme secondaires...leurs mines satisfaites, leur carriérisme qui ouvrent certaines portes sont à gerber...sans compter leurs p’tits calculs...qui ne servent qu’eux-mêmes...
    marrant qu’ils aient intégré la lqr (cf hazan)...ils sont désormais partenaires sociaux avec le mouvement des entreprises de france...bref des suce-boules du cnpf (en ancienne langue)...

  • donjipe
    donjipe
    journaleux et blogueur
    • Posté à 01h06 le 27/03/2009
    • Internaute 41399
      journaleux et blogueur

    « Ce n’est bien sûr pas l’attentisme des confédérations syndicales, avec leur non décision de donner un prolongement rapide à cette journée, tout comme leur rendez-vous lointain du 30 mars et enfin une éventuelle “suite” le 1er mai, qui peuvent répondre à la volonté de ne pas en rester là. »

    Tout est dit. Les syndicats et la CFDT patronale en tête ne sont plus pertinent à force de rester dans l’immobilisme. L’exemple de la réussite du LKP ne les a pas réveillés et ils sont tout simplement hors sujet. Hors la nature a horreur du vide c’est bien connu...

    • les nouveaux sans culottes
      les nouveaux sans culottes répond à donjipe
      sans illusions
      • Posté à 01h32 le 27/03/2009
      • Internaute 60682
        sans illusions

      les syndicats de collaboration de classe et productivistes sont donc à mettre dans les poubelles de l histoire.
      le monde ouvrier et le monde bourgeois sont tous sur le même bateau
      mais certains sont sur le pont et les autres à fond de cale.
      MAIS LE BATEAU COULE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • NicolasL
    • Posté à 01h49 le 27/03/2009
    • Internaute 37519

    Besancenot ou la caricature de la démagogie et de l’opportunisme électorale. Un carriériste de plus !

    Qu’il laisse les syndicats tranquilles, eux qui sont réellement au service du peuple et non dans une logique d’ascension personnelle.

    • flixp
      flixp répond à NicolasL
      Aboyeur
      • Posté à 02h03 le 27/03/2009
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      Aujourd’hui on se rend bien compte de la difficulté à fédérer les luttes pour un grand mouvement social, pas celui du premier mai en somme. Et pourtant l’agitation et le ras-le-bol gronde de partout et ce depuis quelques années. Le NPA s’est mis en tête de le faire, ce que ne font malheureusement pas les confédérations syndicales trop empêtrées dans les corporatismes.

      Le PS ne branle pas grand chose, le PCF et le Parti de Gauche sont peu relayés. Le NPA bénéficie d’une certaine audience alors pourquoi pas.

      Mais les « récupérés » du NPA ne resterons pas longtemps quand ils se seront rendu compte qu’ils sont tombés dans un parti politique lobotomisé par la rhétorique trotskiste.

      EDIT : ben mince je voulais pas répondre à Nicolas, je voulais juste poster.

    • Acura75
      Acura75 répond à NicolasL
      Etudiant branleur en sciences (...)
      • Posté à 05h02 le 27/03/2009
      • Internaute 72594
        Etudiant branleur en sciences (...)

      Dialogue véridique entre responsables d’état lors des grêves de 84 dans le conflit qui avait opposé les défenseurs de l’école privée et ceux de l’école public.

      Mauroy : Essayons la concertation et le dialogue social
      Mitterrand : Mon pauvre Mauroy, il n’y que le RAPPORT DE FORCE qui existe, le reste n’existe pas, la vie c’est la bagarre...

      Depuis 30 ans certaines organisations censées nous représenter ont poliment essayées la revendication molle, conclusion on l’a bien profond au point de plus pouvoir s’asseoir,

      Les forces de l’argent dans leur arrogance et leur obscenité ne comprenant que le rapport de force, on va se mettre à son niveau, et tant pis pour les conséquences, si pour préserver le reste de l’humanité du desastre annoncé il faut mettre hors circuit les 10000 ou 15000 crapules qui se prennent pour dieu tout puissant alors ça se fera...patience...quand ils auront baissé la tête nous leur rappelerons alors qu’ils étaient en fait les derniers des hommes

  • MLPR
    MLPR
    Enfin décontractée et sans (...)
    • Posté à 02h25 le 27/03/2009
    • Internaute 40363
      Enfin décontractée et sans (...)

    En 1968 les syndicats ouvriers ont été dépassés par les syndicats étudiants.
    Comble de l’ironie quand ceux-ci ont commencé à aller casser dans les usines de province tout au début (à Paris c’était les pavés) les ouvriers ont occupé et fermé leurs usines pour protéger leur outil de travail, avec la bénédiction des patrons qui avaient les chochottes.
    C’est vrai qu’à l’époque les délocalisation n’existaient pas !
    La CGT a tellement été dépassée que c’est à ce moment là que la CFDT s’est implantée dans les entreprises et administrations et maintenant, surprenant, elle est la première à critiquer le NPA qui procède exactement de la même façon.
    L’avenir nous ensuite appris que la CFDT n’était là que pour diviser car, souvenez vous, elle a été la premières à signer des accords avec le patronat, la réforme de la Sécurité Sociale, La Réforme des Retraites.
    Quant à BESANCENOT, candidat à rien... pas député, pas conseiller municipal, pas rien... Comment peut-il défendre des idées puisqu’il n’a accès à aucune tribune si ce n’est celle du NPA...

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 06h33 le 27/03/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    l’unité des syndicats est fragile et le consensus semble n’être fait que sur ces grandes démonstrations de force qui, bien qu’impressionantes à priori , ne semblent plus guère émouvoir le pouvoir .
    Alors demain ? une autre grande manif ?
    Il est temps de passer à autre chose , et il semble que les syndicats soient un peu frileux ( voire même manquer d’imagination ) pour durcir le mouvement , tout du moins la direction des syndicats.
    On attend donc que ce soit la base ou les mouvements politiques qui prennent le relai .
    Pour la base on verra bien , la vague de licenciements fait déja bouger ceux des entreprises touchées ... et pour les mouvements politiques la frilosité semble de mise aussi sauf au NPA .
    C’est une situation en somme assez banale .
    A nous de nous bouger et de secouer le cocotier !

  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 06h40 le 27/03/2009
    • Internaute 73962
      ...

    C’est parfait tous ces excités qui f..... la m..... Cela aboutit toujours à des raz-de-marée de Droite aux élections ! Vive Sud ! Vive le RSF ! Vive Besancenot ! Vive le MTP ! ..... Et vive Sarko !

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