Enquête 25/03/2009 à 11h28

Douteuses méthodes de pression chez Continental

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Ce mercredi, les salariés de Continental Clairoix, dont la fermeture est prévue l’an prochain, montent à Paris pour être reçus à l’Elysée. Alors que le débat s’est largement focalisé sur le passage aux 40 heures qui devait leur permettre de sauver leur usine, Eco89 a retrouvé deux documents inédits.

En 2007, pour faire travailler plus les salariés de ses deux usines françaises de pneus, Continental a usé de méthodes brutales :

  • à Sarreguemines, une vidéo qualifiée par les concernés de « propagande » destinée à convaincre les 1400 salariés de voter oui au référendum sur le passage aux 40 heures, après que les discussions entre syndicats et direction avaient échoué.
  • un accord avec seulement deux syndicats (CFTC, majoritaire, et CFE-CGC) à Clairoix après l’échec d’un référendum sur le sujet.

Eco89 publie des extraits de ces deux documents pour mieux éclairer le débat et le sentiment de « trahison » des salariés, qui à Sarreguemines ont du repasser aux 35 heures et à Clairoix vont perdre leur emploi d’ici un an.

Si l’on scrute ce que dit le management allemand de l’entreprise, rien de surprenant dans ce qui se passe aujourd’hui. Un seul discours est tenu depuis deux ans aux salariés : « seuls les sites les plus performants seront gardés ».

A la façon d’un vrai reportage

La vidéo intitulée « Donnant-gagnant » distribuée à chacun des 1400 salariés de Continental Sarreguemines, alterne sur 49 minutes, description idyllique de la condition des ouvriers dans cette usine et menaces sur l’avenir si les 40 heures n’étaient pas acceptées.

Commandé à une société de communication locale, Mosaïk, dont le directeur n’a pas souhaité répondre à nos questions, elle a bien fonctionné puisque les salariés ont voté « oui » à 75% et que, depuis, Mosaïk fournit un journal télévisé mensuel à l’entreprise.

« Donnant-gagnant » utilise les grosses ficelles de la communication pour faire passer son message. Tout est fait pour donner l’illusion d’un « reportage » : le plateau ressemble exactement aux décors de la télé, celle qui se fait appeler « journaliste » prend un air faussement impertinent pour poser au directeur les questions convenues à l’avance. Entre les interviews défilent des images très pro donnant l’impression que Sarreguemines est l’usine idéale, où « l’homme tient une place fondamentale », où « les équipes ont su s’adapter », où « les résultats sont excellents » et « les investissements énormes ».

Le ton se fait encore plus mielleux quand il s’agit de passer à la menace : « A long terme, seules les activités en position de leader sur leur marché seront conservées », dit la voix off, avant de laisser le soin à la hiérarchie allemande de trancher tout net ces questions : « les actionnaires investissent là où ils peuvent espérer de meilleurs bénéfices », précise un membre du directoire de Continental AG. Puis, on apprend que « les exigences des clients sont de baisser les coûts de 3 à 5% par an », et c’est au directeur de l’usine de Sarreguemines de faire la leçon de pédagogie. (Voir la vidéo)

A Clairoix, la direction n’a pas utilisé pas le même procédé : d’abord consultés par référendum, les salariés ont refusé (à 51%) les 40 heures... avant que deux syndicats ne signent quelques mois plus tard un accord amélioré qui engage tous les salariés.

Les sacrifices consentis n’empêchent pas la fermeture des sites

Aujourd’hui, quand ils regardent ces images, les ouvriers ont
des réactions violentes : « c’est de la propagande », « ça me fait gerber », lâchent de futurs chômeurs de Clairoix, écœurés d’avoir fait tant d’efforts pour ne pas arriver à sauver leur usine.

Aux salariés de Lorraine, on explique que leurs petits camarades de l’Oise ont accepté d’augmenter leur temps de travail et que s’ils ne font pas de même, ils seront « les plus chers du groupe ». La voix off ne cesse de répéter que Continental est le premier employeur du coin, on voit une médiathèque, des pistes cyclables qui ont fleuri grâce à la fabrique de pneus, le député-maire se félicite des 3 millions d’euros de taxe professionnelle perçus, et sans parler des intérimaires, des sous-traitants... Seulement, la roue pourrait tourner comme pour ces usines en Allemagne, aux Etats-Unis et en Belgique qui ont été fermées.

Les images de la friche d’Herstal, en Belgique, ont marqué les esprits. Un ancien responsable de production et se souvient : « Certes, ce fut une désagréable surprise pour les 775 travailleurs, d’autant que l’usine dégageait des bénéfices, mais cette entreprise, c’est pas l’Armée du Salut ! »
(Voir la vidéo)


Voir le document

(Fichier PDF)

En fait, les salariés ont été mis au pied du mur, à Sarreguemines comme à Clairoix. Dans « Donnant-gagnant », François Gérard, directeur du site, explique clairement que pour continuer à faire partie des sites performants, il faudra non seulement accepter le passage à 40 heures mais aussi une modération salariale. Des sacrifices consentis à Clairoix aussi et qui n’empêchent pas aujourd’hui la fermeture du site.

Dans l’accord des 40 heures dit « accord portant sur le futur du site de Clairoix par l’amélioration des coûts et de la productivité », signé en septembre 2007 entre la direction de l’usine de l’Oise et les syndicats CFTC et CFE-CGC, il est sous-entendu que l’avenir du site sera préservé.

Mais ce texte, qu’Eco89 s’est procuré, ne mentionne nulle part que la pérennité de l’usine est garantie jusqu’en 2012. Le secrétaire du comité d’entreprise, Antonio da Costa, nous explique pourquoi un tel engagement écrit était impossible. (Voir la vidéo)


Pour les autres syndicats que la CFTC, la fermeture de Clairoix était programmée depuis longtemps et les aides publiques dont a bénéficié le site de Sarreguemines ont pénalisé l’usine de l’Oise. Rentable, certes, mais pas assez au regard des exigences de l’actionnaire.

Voir le document

(Fichier PDF)

Un document de comparaison des coûts de production par sites ( « conversion cost » dans le langage maison) que la CFDT s’était procuré fin 2007 et que le Courrier Picard a publié récemment avait fait grand bruit.

Il montre une projection des coûts sur les années à venir : ceux de l’usine de Clairoix (en rouge sur le document) vont exploser d’année en année. La direction a beau avoir démenti les rumeurs de fermeture jusqu’à la semaine précédent son annonce, tout semblait écrit d’avance. (Voir le bulletin d’information ci-contre)

Aujourd’hui, la direction allemande a beau expliquer que « le différentiel de productivité entre Clairoix et les autres sites n’a jamais pu être résorbé malgré les efforts fournis par le groupe et les salariés » et que « produire à Clairoix coûte en moyenne 13% plus cher qu’à Sarreguemines », pour les concernés, tout était plié d’avance.

Les salariés, variable d’ajustement d’une mésaventure boursière

Les élus locaux tentent désormais de se battre sur un front légal qui semble fragile. Même si Nicolas Sarkozy a dit qu’il veillerait à ce que les promesse soient tenues, il semble de plus en plus clair que le politique sera impuissant face à la direction allemande. Le sénateur-maire (UMP) de Compiègne, Philippe Marini, estime la procédure « juridiquement douteuse » et pense encore pouvoir obtenir un renoncement de la direction à la fermeture de l’usine. D’autant qu’un nouveau conseil de surveillance doit être élu à la tête de Continental AG cette semaine.

Claude Gewerc, président socialiste de la région Picardie, estime que puisque « Schaeffler [le fonds qui a mis la main par une OPA sur Continental, ndlr] n’est plus majoritaire depuis ses déboires en bourse, ses décisions sont illégitimes ». Lui craint que les 1120 salariés de Clairoix et leurs sous-traitants soient la « variable d’ajustement d’une mésaventure boursière ».

« Il se dit que Schaeffler, pour obtenir du cash, vendrait le site de Clairoix mais pas à un fabricant de pneus afin de garder ses parts de marché. Qu’adviendra-t-il des compétences acquises par les ouvriers de l’Oise ? On va se retrouver comme à Sarreguemines après la fermeture des mines... »

En attendant de savoir qui sont leurs actionnaires, les salariés de Clairoix espèrent beaucoup de leur rendez-vous à l’Elysée.

Aller plus loin
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  • vecchia
    vecchia
    ouvrier
    • Posté à 11h43 le 25/03/2009
    • Internaute 54814
      ouvrier

    « En attendant de savoir qui sont leurs actionnaires, les salariés de Clairoix attendent beaucoup de leur rendez-vous à l’Elysée. »

    ca ,cest reel ou pour la posture ? ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à vecchia
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 11h53 le 25/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      je viens de m’apercevoir du coté redondant de la phrase et ne vais pas attendre pour la modifier ! merci

    • la champenoise
      la champenoise répond à vecchia
      • Posté à 12h05 le 25/03/2009
      • Internaute 27942

      Et même s’il leur promet formation et/ou reclassement, il suffit de se rappeler Gandrange pour savoir combien l’on peut avoir confiance en lui....

  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009
    • Posté à 12h08 le 25/03/2009
    • Internaute 58762
      nc

    Sophie, votre titre est un peu dérangeant parce que bon, la pression, pour un fabricant de pneus, c’est quand même important : /

  • Benoit Mouriet
    Benoit Mouriet
    (étudiant)
    • Posté à 12h10 le 25/03/2009
    • Internaute 49266
      (étudiant)

    Notre cher président fera comme la dernière fois. Il prendra un ton vexé quand les responsables syndicaux de l’entreprise diront « mais vous nous aviez promis... » et dira ; « eh bien vous avez qu’à changer de président si vous n’êtes pas content... » puis claquera la porte.

    Si seulement on pouvait...

  • who75
    who75
    Testeur de sextoys
    • Posté à 15h29 le 25/03/2009
    • Internaute 73467
      Testeur de sextoys

    le syndicalisme c est surfait et cela ne sert a rien, le patron à tout les droits et c est normal ! c est lui le boss ! nous car je me compte dedans au mieux on est des outils que l on jete après emploi !

    d un autre cote on est mieux traité que les anciens esclaves noir ! et oui on as un salaire même si ce salaire ne nous fait plus vivre.
    mais faut les comprendre les patrons et les riches eux ils peuvent pas travailler ils savent pas, alors si on arrête de leur donnée tout notre argent des impots et notre travail , ils vont faire quoi ? et bien ce mettre au chômage et c est pas bon !

    alors il faut que l on continu d etre de bon et loyaux serviteurs et que l on continue de les payés en faisant cela on diminue le chômage.

    Pour l usine qui ferme c est pas grave, une de perdue 10 de retrouver !

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à who75
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 11h45 le 26/03/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      « anciens esclaves noir »
      Il n’y a pas eu que les noirs qui ont été esclave !
      En ce moment en France, il y a des personnes qui ne sont pas noir et sont esclaves de personnalités étrangères protégés par une immunités.

  • erqzor
    erqzor
    Détecteur de Greenwashing
    • Posté à 16h09 le 25/03/2009
    • Internaute 69919
      Détecteur de Greenwashing

    La communication corporate a un bel avenir...
    J’ai toujours du mal à comprendre qui décide de ces actions de com’ qui visiblement, sont de mauvaises foi, et qui de plus ne font que décridibiliser la posture des dirigeants.

    Ils vont pouvoir engager une agence pour la com’ de crise. C’est fini le temps des bons patrons visionnaires, il serait temps d’en faire état, il n’y a que des gestionnaires plus de bâtisseurs. Il suffit de voir les promos des futures cadres sortis des ’prestigieuses’ grandes écoles qui font la fierté de la France. Ils sont à gerber, ils n’entreprennent que dans le cadre de leur TP (source : L’express - ahah - c’était gratuit).

    Ah visiblement, ce monde ne tourne pas rond du tout...

    • PhiLyon
      PhiLyon répond à erqzor
      In tartiflette we trust !
      • Posté à 17h30 le 25/03/2009
      • Internaute 2729
        In tartiflette we trust !

      Travaillant moi-même dans la communication, je me permets quelques précisions. En ce qui votre remarque sur « J’ai toujours du mal à comprendre qui décide de ces actions de com’ qui visiblement, sont de mauvaises foi, et qui de plus ne font que décridibiliser la posture des dirigeants. » la réponse est : les dirigeants.
      Pour l’anecdote, j’ai travaillé voilà une douzaine d’années à la réalisation d’une exposition de communication interne pour un célèbre verrier français. L’idée était de justifier la nécessité de fusionner avec un géant du verre Allemand. Les arguments ? La conjoncture, sa position délicate sur ses marchés… sauf qu’il était soit leader, soit en seconde position sur ces fameux marchés. Dès que la demande nous a été présentée, nous avons passé notre temps à les alerter, en leur expliquant que les cadres et les syndicats ne seraient pas dupes, qu’ils connaissaient les chiffres aussi bien qu’eux. Ils n’ont rien voulu entendre. Résultat ? deux jours après la présentation de l’expo, les employés se sont mis en grève générale, bloquant le siège près d’une semaine.
      Les agences de com’ définissent rarement la stratégie de communication des entreprises, il y a des directions interne pour ça. Les agences sont mêmes souvent beaucoup en pointe sur des questions de transparence et d’honnêteté que leurs commanditairse. à ce titre, la communication des « bons patrons visionnaires » que vous évoquez était souvent bien plus opaque, condescendante et manipulatrice que ce qui se réalise aujourd’hui. à l’époque, on n’aurait même pas justifié quoi que ce soit…

      • unouveaucompte
        unouveaucompte répond à PhiLyon
        • Posté à 18h08 le 25/03/2009
        • Internaute 39715

        mais çà a été fait quand même cette expo ! *

        donc les valeurs morales comprennent les justificatifs financiers

        *de plus, je crois deviner l’endroit, lorsque l’usine donne du travail à toutes les membres des familles la solidarité est encore plus forte, et, les nouvelles vont encore plus vite, et, fuite par les administratifs solidaires.

    • Iv
      Iv répond à erqzor
      Roboticien utopiste
      • Posté à 18h03 le 25/03/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      J’ai surtout du mal à comprendre les employés qui prennent comme une source d’informations fiable un document issu d’un programme de com’. C’est une habitude prise à regarder TF1 ?

      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à Iv
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 22h29 le 25/03/2009
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        J’ajoute une précision : Mosaik est une télévision locale qui a le projet de diffuser sur le câble, la TNT et l’ADSL et bénéficie de 50% (et non 60% comme écrit auparavant) de subventions dans son budget, c’est ce qu’indique son site web. Je vous invite à aller voir sa page Lien, c’est poilant : service public, indépendance, objectivité ...

  • marie 75
    • Posté à 17h06 le 25/03/2009
    • Internaute 3563

    ...Enfin, voici les revendications établies par le Comité de lutte de Continental Clairoix :

    « Nous affirmons le refus du site de Continental. Ensuite, nous exigeons zéro licenciements, pas un seul salarié à l’ANPE.

    Garantie du paiement des salaires quelque soit les circonstances jusqu’à obtention des garanties exigées par le personnel.

    Obtention de la continuation des contrats de travail et des salaires jusqu’en 2012 quoiqu’il arrive, pour tous les salariés du site.

    Mise sur pied d’un plan de retraite anticipée avec maintien du salaire à 50 ans.

    Engagement de l’Etat à mettre sous séquestre les biens de Continental en vue d’obtenir le respect de nos droits.

    Engagement de l’Etat à donner les aides et les garanties nécéssaires pour le personnel en vue d’obtenir les garanties qu’il demande.

    Retour de Continental-Clairoix, 15 mars 2009

    Lien

  • Oeillet rouge
    Oeillet rouge
    rêve générale
    • Posté à 17h43 le 25/03/2009
    • Internaute 72489
      rêve générale

    Excellent article Sophie ! Un vrai travail de journaliste d’investigation avec témoignages et documents à l’appui. Merci de nous tenir informer de cette lutte exemplaire à bien des égards.
    Tout cela éclaire d’un jour nouveau l’injustice que subissent des centaines milliers de travailleurs, tous menacés par les licenciements. Bonne continuation donc...

    Aujourd’hui, à la demande du groupe communiste, les sénateurs ont observé une minute de silence en hommage à un salarié, responsable syndical CGT qui s’est suicidé en raison de la pression patronale dans son entreprise.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Oeillet rouge
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h23 le 25/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Merci. Par ailleurs, je me suis permis d’éditer votre commentaire pour éviter de recopier un article entier, un lien suffit pour ceux qui veulent aller voir.

  • vauvenargues
    vauvenargues
    Le whisky est le cognac du con( (...)
    • Posté à 18h19 le 25/03/2009
    • Internaute 66571
      Le whisky est le cognac du con( (...)

    RESUMONS LA SITUATION :
    Après s’être fait enflés par des spécialistes du barratin, les salariés de continental espèrent de l’aide d’un autre spécialiste, élyséen cette fois ci, du barratin !
    Je crois que nous avons tous une responsabilité face au capitalisme et nous devrons nous en souvenir au moment de changer nos pneus !
    Personnellement je suis favorable au boycott systématique des produits des entreprises dirigées par des voyous.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à vauvenargues
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h20 le 25/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      J’ajoute que leur rendez-vous à l’Elysée ce mercredi n’a pas donné grand chose selon Lien. Extrait : « Nous sommes à vos côtés », a assuré mercredi le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, aux ouvriers de l’usine Continental de Clairoix (Oise) dont il a reçu une délégation à l’Elysée. Ces derniers n’en ont pas moins caché leur déception.

      « Le comportement de Continental n’a pas été digne. Ce comportement n’est pas celui que l’on peut attendre d’une entreprise responsable. Nous veillerons à ce que Continental assume toutes ses responsabilités », a promis M. Soubiel.

      « Nous, ça nous suffit pas comme discours », a réagi Antonio da Costa, délégué CFTC et secrétaire du CE de Continental-Clairoix.

  • sandrette
    • Posté à 21h48 le 25/03/2009
    • Internaute 24845

    le mec de la cftc me fait rire ,il me fait penser à caliméro ! En plus je suis sur qu’il a voté sarko en 2007,comme la plus part des mecs de la cftc ! Il devait bien savoir que si il n’y avait rien de signer sur la pérennité du site ils allaient se faire enfiler par la suite ! Le problème, c est que les mecs ont accepté des modérations salariales lors de l accord et maintenant leurs indemnités de chômage vont se baser dessus et non pas sur les salaires antérieurs à l’accord,d’où des indemnités moindre !

  • CHRIS76
    CHRIS76
    ouvrier
    • Posté à 22h35 le 25/03/2009
    • Internaute 69230
      ouvrier

    Encore un syndicaliste plein d’illusions ( video CFTC ) apres tout ce qu’ils ont subis comment faire confiance encore a sarko alors que celui ci renfloue les banques avec l’argent public .Qui dit banques dit actionnaires ,ses coup de gueule envers ceux ci ,c’est pour mieux endormir les leves tot .Mon camarade ne retombe pas dans leurs piege organise la lutte avec tous les salaries de France seule celle ci ne trahie pas.Bon courage a toutes celles et tous ceux qui y sont engages ,

  • victor4
    victor4
    logisticien
    • Posté à 22h35 le 25/03/2009
    • Internaute 72275
      logisticien

    en mai 2007 , les gens de clairoix ont voté a 60% pour une politique dont ils voient maintenant les effets.
    déolé ,mais le president que vous avez choisi prefere renflouer les banques plutot que d’aider des salaries dans le besoin.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h48 le 25/03/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Sans vouloir être méchant, on se demande bien ce que pouvait espérer les salariés de Continental de leur visite à l’Elysée. Les chasubles bleues de la CFTC évoquent irrésistiblement une certaine naïveté, avec tout le respect que j’ai pour tout syndicaliste honnête.
    La manif oui. Les idées de gestion directe oui. La prière au gouvernement, l’espérance d’un coup de baguette magique de Sarkozy,non.

  • marie 75
    • Posté à 08h46 le 26/03/2009
    • Internaute 3563

    (libre belgique) (...)

    « Qui sème la misère récolte la colère.
    La violence est en celui qui supprime les emplois, pas dans celui qui se défend pour essayer de les conserver », estime Bruno Lemerle, délégué du principal syndicat français CGT chez Peugeot à Sochaux (est).

    « Quand les salariés ont le sentiment d’être moins bien traités que d’autres, de n’être qu’une variable d’ajustement dans la stratégie de l’entreprise, que (...) ils ne voient pas de perspective, alors la réaction n’est pas raisonnée », note Marcel Grignart, du syndicat réformiste CFDT.

    La violence des réactions de certains salariés s’est également manifestée chez le fabricant allemand de pneumatiques Continental, dans l’un des conflits les plus emblématiques en France de cette période de crise.

    Les ouvriers de l’usine de Clairoix (nord), qui emploie 1.120 salariés et doit fermer dans un an, ont jeté à deux reprises des oeufs sur leurs dirigeants. Ils sont venus en masse mercredi à Paris pour manifester, avant d’être reçus par un conseiller du président Nicolas Sarkozy.

    Dans le centre de la France, des salariés d’une usine de moutarde Amora ont rempli des chariots de pots de moutarde dans un hypermarché de Dijon pour exprimer leur « colère » contre des délocalisations prévues.

    Ces actions sont alimentées par la hausse alarmante du chômage, surtout dans l’industrie. 79.900 chômeurs de plus ont été enregistrés en février, selon les chiffres officiels publiés mercredi. L’organisme d’assurance-chômage prévoit entre 375.000 et 454.000 chômeurs supplémentaires en 2009.

    Les relations entre salariés et patrons sont d’autant plus délicates que ces derniers sont au coeur de plusieurs scandales retentissants sur leurs rémunérations ou leurs indemnités de départ. Dernier en date, le « parachute doré » de 3,26 millions d’euros accordé à Thierry Morin, l’ex-PDG du groupe en difficultés Valeo.

  • marie 75
    • Posté à 08h51 le 26/03/2009
    • Internaute 3563

    pas que chez continental :
    (...)
    « Après les “ bonnes nouvelles ” de ces dernières semaines : suppressions de 400 postes, PSE sur Paris, fermeture de Bastille, le long feuilleton du mépris continu avec l’annonce lors des NAO 2009 (négociations annuelles obligatoires) d’imposer le “ Jour de Solidarité ” le 11 novembre et de renforcer l“inégalité et la volatilité de la VIM. Le bonus malus appliqué à la précédente version avait une amplitude de 50 à 150%. Maintenant ce sera de 0 à 200%.

    Désormais vous pouvez vendre des produits par palette entière et vous retrouvez avec 0€ en variable sur votre feuille de paie : parce que vous n’aurez pas assez fourgué de vent (les services, les cartes adhérents, …). Enfin dernier exploit en date à la Fnac de Tours une salariée VIRÉE pour insuffisance de résultats en extension de garanties ! On comprend tout de suite beaucoup mieux ce que veux dire ‘ turnovernaturel ’ !

    100% révoltant !

    Acceptez-vous le harcèlement dont sont victimes vos collègues, que vous n’êtes pas sans connaître ? Acceptez-vous le licenciement de vos collègues ?

    Dans le cas contraire, prenons nos responsabilités et nous pouvons gagner ensemble.

    Nous avons les moyens de modifier le chemin qu’ils nous traçent. Nous pouvons gagner le maintien du magasin de Bastille, nous pouvons gagner les effectifs nécessaires au maintien de la qualité de notre travail.

    La direction tente de nous imposer un PSE tout simplement illégitime !

    Réagissons !

    Organisons-nous ! Rapprochez-vous de vos élus qui ont les outils du contre-pouvoir, mais la force et le pouvoir de celui-ci ne viendra que de la solidarité et d’une action unitaire.

    Tous ensembles !

    Les chiffres clés pour décider :

    4OO postes supprimés sur toute la Fnac dont :

    • 200 postes supprimés sur Fnac Paris !

    • 150 postes supprimés en Province !

    • 50 postes supprimés au siège !

    • Une prévision de 10 % de suppression de postes d’encadrement…

    • 35 millions d’euros d’économie prévus par la Fnac.

    • 53 millions d’euros donnés à Pinault !

    • Le résultat opérationnel courant du groupe PPR à 1.721 millions d’euros, en hausse de 5,4% par rapport à 2007.”

    Lien

  • fredmanquilitleweb
    • Posté à 15h41 le 26/03/2009
    • Internaute 28055

    au vu de quels que soient les investisseurs présents au capital de continental, les fonds spécialisés dans la création de bulles ou de spéculation, oblige les dirigeants a augmenté leurs marges bénéficiaires, ainsi se justifient les plus values réalisés sur les actions motivant les revenus exorbitant de milieux de la finance. C’est pour cela que l’on délocalise et uniquement pour cette raison...