métiers 18/03/2009 à 21h02

Carrières d'espion (1/2) : entrer dans « la boîte », la DGSE



Illustrations sur le métier d’espion fournies par la DSGE (DGSE)

Ils sont 4479 en France, moyenne d’âge 41 ans, à travailler pour « la boîte », comme ils appellent la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Qui sont-ils ? Comment sont-ils recrutés ? Pourquoi ont-ils choisi cette carrière ? Combien gagnent-ils ? Est-ce qu’ils ont des vies de James Bond ? Enquête.

Pour les visiteurs, les portables restent au vestiaire. Au 141, boulevard Mortier, Paris XXe, siège de la DGSE, la garde est assurée par des gendarmes, pas par de simples vigiles. Les photos sont interdites (celles qui accompagnent cet article nous ont été fournies par le service... et n’ont pas grand chose à voir avec ce que nous avons pu observer lors de notre visite).

Le décor fait très années 70, en dehors d’un tout nouveau passage souterrain qui permet de relier les deux parties du complexe sans avoir à traverser le boulevard. On a pu rencontrer quelques employés de « la boîte » et un représentant des ressources humaines. (On ne dit pas « la piscine », mais « la boîte » ou « le service ». « La centrale » est un peu daté. En tout cas, « ça évite de dire DGSE à tous les coins de rue ».)

Comment entre t-on à la DGSE ?



On entre à la DGSE par deux voies : une filière intégrée pour les militaires (qui forment un tiers des effectifs) et des concours pour les autres.

Chez les militaires, le Sdece (l’ancêtre de la DGSE, jusqu’en 1982) eu longtemps la réputation d’une voie de garage, celle des barbouzes et des coups fourrés. Ces vingt dernières années, le niveau des militaires a monté. « Sociologiquement, les deux populations se sont rapprochées », souligne le représentant de la DRH.

Une fois dans la maison, impossible de distinguer civils et militaires : les galonnés travaillent sans uniforme et on ne s’appelle pas par son grade.

Côté civils, on peut arriver à la DGSE avec toutes sortes de formations puisque la DGSE compte toutes sortes de corps de métiers : garagistes, menuisiers, maîtres d’hôtel… Mais imaginons que vous souhaitiez être analyste.

Marie-Sophie, 30 ans et déjà cinq ans de « boîte », raconte comment elle s’est présentée. Parcours rectiligne pour cette spécialiste en prolifération nucléaire : Sciences Po, droit, un peu de Langues’ O, plusieurs langues vivantes. Entre les concours de l’ENA et des instituts régionaux d’administration, elle passe aussi celui d’attaché de défense, sans vraiment savoir ce qu’il y a derrière.

Le ratio de sélection du concours d’analyste est sévère : 40 candidats pour un poste.

Après les épreuves théoriques, une journée entière de tests psy, plus un entretien et enfin, une longue enquête de moralité, afin d’obtenir l’habilitation secret défense. Cette procédure, qui permet « l’identification des vulnérabilités potentielles », inquiétait Marie-Sophie :

« Je pensais que je ne serais jamais prise : j’ai des origines étrangères de partout, j’ai fait des études dans trois pays étrangers. Finalement, ça a marché. »

Les recruteurs de la DGSE font aussi le tour des écoles d’ingénieur avec quelques spécialités en vue (cryptographie, traitement de signal) :

Ophélie, 24 ans, sort d’école, spécialité aéronautique. Elle n’avait « aucune connaissance du monde militaire ». Comme ses camarades de promo, elle a eu droit à une présentation en amphi. Elle s’est présentée.


Illustration sur le métier d’espion (DGSE).

Pourquoi entrer à la DGSE ?

Ophélie, la jeune ingénieur, voulait simplement poursuivre ses recherches dans son domaine. Arnaud, 38 ans, s’est engagé à 18 ans dans les parachutistes. Devenu officier en interne à 23 ans, il est désormais l’un des spécialistes de la zone sahélienne :

« La perspective de rédiger des fiches en état-major sur la réfection des toilettes de telle unité ne me passionnait pas. Ici, on travaille sur les relations internationales et on a encore la possibilité de mener une vie aventureuse avec une affectation en poste à l’extérieur. »

Bonne bouille de Monsieur tout le monde, Pascal, 44 ans, est aussi passé par le rang. Il a suivi la filière classique « rens / langues » de l’école des officiers de Saint-Cyr. Spécialisé dans l’anti-terrorisme et l’Afrique, il a treize ans d’ancienneté à la DGSE.

« Je suis venu pour être au coeur de l’info, pour déchiffrer les événements, l’actualité. Sur les domaines sur lesquels on travaille, on en sait un peu plus que le commun des mortels, c’est ce qui est plaisant... »

Yann, la trentaine, met en avant des motivations patriotes :

« Ici, on sert l’Etat, la république, l’intérêt général. C’est autre chose qu’une entreprise privée vouée à faire des bénéfices. »

Est-ce que ça veut dire que personne n’entre à la DGSE pour boire des verres au bar de l’hôtel avec une créature habillé en costume de James Bond entre deux missions dangereuses ?

Guillemette Faure et David Servenay

(A leur demande, tous les prénoms des personnes citées ont été changés.)

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  • 46 réactions
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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 21h26 le 18/03/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Zéro commentaires :

    - C’est ce qui était marqué quand j’ai « ouvert » le sujet !

    • Lapin Bleu
      Lapin Bleu répond à Yvon le Zébulon
      Journaliste n°89910
      • Posté à 21h37 le 18/03/2009
      • Journaliste 42116
        Journaliste n°89910

      Deuze ;)

      • luganys
        luganys répond à Lapin Bleu
        • Posté à 15h34 le 19/03/2009
        • Internaute 4682

        En parcourant l’internet et en parlant plusieurs langues on peut savoir beaucoup plus qu’ils ne savent (dgse)....Tout est là y’a qu’à puiser. Avant l’internet ils (dgse) étaient indispensables, plus maintenant. Voir le mossad au Liban malgré qu’il a vait fait un bon travail mais sur le terrain c’est autre chose. Vive le net.

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 21h58 le 18/03/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Trois !

    N’est-ce pas un sujet impossible à traiter ?

    Ce qui serait super-intéressant, c’est de savoir à quoi sert la DGSE (je ne parle pas du refrain de la définition que « la boite » nous donne) mais à quelles sont les types de missions réellement effectuées, avec quels moyens matériels et financiers. Avoir même un exemple de procédure réussie serait génial ; Disons une procédure passée qui n’a plus de conséquences présentes.
    Cependant, ça, c’est impossible à savoir. Le couperet du « secret-défense » veille. Ce couperet peut être motivé à raison (protéger des méthodes et des hommes) ou moins flatteur...

    De fait, si la DGSE est une chemise, les journalistes en sont réduit à nous parler des dentelles, de la provenance des boutons ou de combien gagne le tisserand.... Bref, on en arrive à nous expliquer que les espions sont des gens payés (comme tout le monde), avec un passé (comme tout le monde), avec des motivations propres (comme tout le monde), etc... Alors la pertinence de cette description m’échappe un peu. On approche la vie (sans doute très fantasmée) des espions comme Paris-Match dévoile celle des stars : en apprenant qu’ils ont une vie aussi. Cependant, le contenu me parait faible. J’en suis désolé pour les auteurs qui n’y sont sans doute pour rien car pouvait-il en être autrement sans enfreindre le sacro-saint « secret défense » ?

    Je crois donc que c’est un sujet plutôt impossible à traiter...

    • savane
      savane répond à Tita
      Anti-sarko (fachisme (...)
      • Posté à 23h29 le 18/03/2009
      • Internaute 3321
        Anti-sarko (fachisme (...)

      Question intéressante : à quoi sert la DGSE ? A foutre de la merde, de la grosse merde en Afrique, à maintenir des dictateurs au pouvoir, à dézinguer des opposants contre la Françafrique, bref à prolonger un néocolonialisme déshumanisant. La DGSE c’est le bras sale de la France.

      • Tita
        Tita répond à savane
        oiseau
        • Posté à 01h19 le 19/03/2009
        • Internaute 7659
          oiseau

        Par conviction personnelle, j’aurais tendance à vous croire...

        sauf qu’une conviction ne fait pas une preuve. Et quitte à faire la sale besogne, il n’est pas certain que la division action de la DGSE soit le (seul) fer de lance du néo-colonialisme « made in France ». Les forces spéciales, commandos, etc... sont sans doute tout aussi actifs...

        Enfin, je m’interroge beaucoup sur ces organismes qui se cachent dernière le « secret » car le secret peut cacher de grosses compétences à ne pas montrer ou, au contraire, de grosses incompétences. Quand je lis des blogs comme celui-ci Lien (qui évoquent l’incompétence autant que le harcellement), mes interrogations sont très grandes. Enfin, dernièrement, rue89 a publié un papier sur les excès de l’armée envers les troufions de la légion et je me demande en quoi de tels excès ne seraient pas protégés par ce « secret » dans de tels services.

        Malheureusement, ce n’est pas une visite guidée par le service RH qui permettra de dénoncer les actions extérieurs et les bévues intérieures....

         
        • Mougik
          Mougik répond à Tita
          Loser imperturbable
          • Posté à 20h15 le 19/03/2009
          • Internaute 70567
            Loser imperturbable

          Vous abordez le problème du néo-colonialisme par le coté militaire, mais il existe aussi d’une manière économique.
          Il serait peut-être intéressant de savoir si le champ d’action de ce genre de services secrets se limite uniquement au domaine de la défence militaire, ou s’ils contribuent d’une manière ou d’une autre à aider des lobbys français a s’implanter ou a se maintenir face a la concurence.
          Et si oui lesquelles de ces entreprises, pourquoi celles ci , enfin etc etc.

          Quand on voit notre « bon mètre » se transformer dès qu’il le peut en VRP, pourquoi les services qui sont à ses ordres ne s’en mêleraient-ils pas ?

          • Tita
            Tita répond à Mougik
            oiseau
            • Posté à 00h56 le 20/03/2009
            • Internaute 7659
              oiseau

            C’est Savane qui parlait de colonialisme. Je n’ai fait que lui répondre.

            Pour ce qui est du néo-colonialisme économique, il est probable que c’est un des gros secteurs d’activité.

            Je crois me souvenir d’un scandale. Le système d’écoute anglo-saxon (appelé ECHELON) avait montré que son homologue français (une composante de la DGSE si je ne m’abuse pas) donnait des infos à une entreprise française ou européenne (je crois que c’était Air-bus) afin que son dossier soit le plus proche possible des attentes d’un appel d’offre Brésilien. Ce scandale avait fait échoué la vente d’airebus en faveur de son concurrent Boïng. Le plus drôle, c’est qu’on a appris plus tard que le système Echelon avait fait de toute manière la même chose : donner des infos à Boïng... Et cela date bien avant que l’étalon-mètre ne se chausse à l’Elysée.

            • Mougik
              Mougik répond à Tita
              Loser imperturbable
              • Posté à 05h07 le 20/03/2009
              • Internaute 70567
                Loser imperturbable

              Me voila un peu plus déniaisé grace a vous, merci o)

              Même si ça file un coup de bourdon de plus .

        3 autres commentaires
  • milou83
    milou83
    neant
    • Posté à 22h02 le 18/03/2009
    • Internaute 69244
      neant

    DGSE,DCRI,tous ça ,est politique,mais la vraie aventure,c’est le mosad.

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 22h05 le 18/03/2009
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    « Ils sont 4479 en France... »

    selon la Police ?

    super bien tenus les fichiers du personnel. ; -))

  • loeau
    loeau
    petit homme parmi les petits (...)
    • Posté à 22h11 le 18/03/2009
    • Internaute 65682
      petit homme parmi les petits (...)

    Je suis antimilitariste mais parfois je peux comprendre le fait de vouloir travailler aux services secrets. C’est bizarre à dire mais je penses qu’une part des gens qui travaillent là-bas, désirent le faire pour être dans un milieu mystique.

    Certains hommes ou femmes cherchent la gloire en voulant être connus ou en voulant être mis sur le devant de la scène par leurs nom alors d’autre, eux, désirent plus être mis sur le devant de la scène par leur fonction, sans être connu personnellement. C’est un peu comme les enfants en voulant devenir pompiers.

    • chapolin
      chapolin répond à loeau
      scoresdownload.com
      • Posté à 22h05 le 19/03/2009
      • Internaute 41320
        scoresdownload.com

      « C’est un peu comme les enfants en voulant devenir pompiers. “

      ==> extra :)

  • Tweakee
    Tweakee
    électron libre
    • Posté à 22h30 le 18/03/2009
    • Internaute 50024
      électron libre

    L’entretien d’embauche est censé n’avoir jamais eu lieu, et vous ne nous connaissez pas. Votre contrat s’auto-détruira dans 30 secondes.

  • swell panik
    swell panik
    employé
    • Posté à 00h22 le 19/03/2009
    • Internaute 61278
      employé

    L’ article manque un peu de profondeur !
    4479 officiels mais combien d’officieux ?
    ils sont « monsieur tout le monde ».
    en espérant que la suite soit plus percutante ! !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h44 le 19/03/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Il n’y a qu’a demander à Alain Mafart et Dominique Prieur à quoi sert la DGSE. Je suis certain qu’il ne savent pas eux mêmes.
    Le 10 juillet 1985, le Rainbow Warior de Greenpeace est détruit dans le port d’Auckland. Ce « haut fait d’armes » est le fait de deux officiers Français , qui auront droit à des vacances de rêve sur l’atoll de Hao en Polynésie, les faux époux Turenge
    Depuis, la DGSE s’est montré plus discrète et plus professionnelle. Ouf, l’honneur est sauf

  • hood
    hood
    Cordiste
    • Posté à 02h40 le 19/03/2009
    • Internaute 34382
      Cordiste

    Et pourquoi voir toujours le mal ?

    Pensez vous que ces personnes, qui se sont engagé dans la protection de l’état Français, sont là pour faire des coups fourré ? Ou pour de quelconque bassesse qui ne doivent pas être connu du grand public ?

    Est ce que certaines choses ne doivent pas rester secrètes ? Il en va surement de la sécurité nationale. Qui sait combien de guerre, d’attentat ou d’incidents diplomatique ont été évité grâce à ce service ?

    Peut être que certaines choses se règlent mieux à l’amiable (ou non, cela dépend de l’interlocuteur...) que sur la place publique.

    • Courage-Fuyons
      Courage-Fuyons répond à hood
      Encerclé par l'ennemi.
      • Posté à 01h27 le 20/03/2009
      • Internaute 52821
        Encerclé par l'ennemi.

      « Ou pour de quelconque bassesse qui ne doivent pas être connu du grand public »

      oui, sinon, pourquoi serait-ce un service SECRET ? (il serait alors nommé un service GENTIL).

      « Est ce que certaines choses ne doivent pas rester secrètes ? »

      heu, quoi, par exemple ? Mieux, quelles sont les choses positives qu’ils voudraient cacher, sans que l’ homme politique, le président ou l’empereur ; o) veuille profiter des retombées positives ?

      « Qui sait combien de guerre, d’attentat ou d’incidents diplomatique ont été évité grâce à ce service ? »

      Là je sais : zero. Reportez vous à la réponse précédente.

      « Peut être que certaines choses se règlent mieux à l’amiable (ou non, cela dépend de l’interlocuteur...) que sur la place publique. »

      ... ou en butant le ou les gêneurs, en les soudoyant, aussi ....

  • fleurdleys
    fleurdleys
    info-guerrier
    • Posté à 05h38 le 19/03/2009
    • Internaute 68875
      info-guerrier

    Entre autres...

    Lien

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 06h08 le 19/03/2009
    • Internaute 16438
      ici et là

    Je trouve cet article assez creux et manquant sérieusement de faits. Bien sur la DGSE opère sous le manteau et logiquement ne se vante pas de ses réalisations dans la presse à longueur de temps, mais je suis certain que certaines informations sont disponibles, que des thèses ou travaux universitaires et livres divers ont été publiés, qui donneraient aussi bien des détails sur les taches et les activités de la DGSE. Une littérature abondante est disponible sur le FBI, la CIA, le MI5, MI6 et le Mossad, alors pour pas les services français ?

    Les témoignages receuillis me semblent assez gnagnan... Franchement, c’est aussi votre boulot de sélectionner les interviews et peut être auriez vous pu avoir des entretiens « non officiels » avec des gens non désignés par les RH pour discuter avec les journalistes. Le coup de la bonne femme qui parce qu’elle a des parents étrangers et a fait ses études à l’étranger doutait d’être sélectionnée est particulièrement affligeante. On sent là une bonne opération de com’, pour ne pas dire de propagande.

    La DGSE est suffisamment mouillée dans les coups foireux pour qu’on mentionne ces faits. Pourquoi ne pas évoquer la présence d’agents de la DGSE à Guantanamo pour interroger les suspects français ? Si vous voulez éveiller des vocations autant parler vrai, non ?

    J’espère que la suite de l’article ne reposera pas uniquement sur des sources autorisées comme les RH, parce que là, désolé, c’est le degré 0 du journalisme, je ne vois pas où le travail d’investigation pour le moment, vous avez eu un joli tour du bâtiment avec personnel sélectionné qui déballe banalités sur banalités.

    Je suis certain que nombre d’anciens de la DGSE trainent dans les rues, pourquoi ne pas demander à la concurrence privée ce qu’il pensent des services français ? Vous pourriez aussi parler des opérations foirées lamentablement (les otages du Ponant par exemple).

    Il y a tant à dire sur un service secret, quel que soit le pays, mais il faut fouiller un minimum, parce que c’est certain, l’état n’aime pas communiquer la dessus, surtout quand ça touche à la sécurité nationale et que dans ce cas là, la raison d’état primant sur le reste, on a souvent a exécuter les basses œuvres de la République...

    Pour la grandeur de la nation, installons des dictateurs au pouvoir :)

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 06h24 le 19/03/2009
    • Internaute 16438
      ici et là

    Autre spécificité française, la peur d’internet... Il est assez symptomatique de constater que contrairement à de nombreux homologues internationaux les services français ne disposent pas de site. La encore, la tradition essentiellement militaire explique probablement en partie cela, pas besoin de communiquer sur on recrute bcp de militaires, connus pour être les plus ouverts d’esprit dans un pays...

    CIA Lien
    MI5 Lien
    Mossad Lien
    SISMI Lien
    MIT Lien

    On trouve même dans The Economist ou d’autres revues anglo-saxonnes des offres d’emploi pour le MI6 ou le MI5... Franchement les offres de la DGSE, je ne sais pas où les trouver. alors à force d’aller sur les même campus quand on décide pour une fois de se passer d’un militaire, forcement ça limite le nombre de personnes potentiellement touchées...

    • David Servenay
      David Servenay répond à le soudanais
      Ex-Rue89
      • Posté à 07h13 le 19/03/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Cher soudanais

      Si une seconde carrière vous tente, au vu de votre longue expérience, c’est ici que l’on peut envoyer sa candidature :

      Lien

      Bonne chance

      • le soudanais
        le soudanais répond à David Servenay
        ici et là
        • Posté à 08h22 le 19/03/2009
        • Internaute 16438
          ici et là

        Merci pour le lien, ce type de carrière doit surement offrir un grand nombre d’avantages, mais la notion de « raison d’état » conduit à des abus que personnellement je réprouve. De même travailler dans une structure fortement hiérarchisée qui laisse, je présume, peu de place à la réflexion une fois les ordres donnés ne me convient pas, je le sais. C’est une des raisons pour lesquelles l’armée ne m’a jamais tentée et que j’ai quitté quelques postes.

        Travailler pour les services français en intelligence économique est plus intéressant mais pas autant rémunérateur que pour les anglais. vous seriez surpris des gens qu’ils contactent, par le biais de structures comme Invest In France et tout un réseau de d’anciens employés de compagnies comme celle nommée dans le bouquin La Face cachée du Monde.

        Autrement je ne comprends pas pourquoi vous moquez ma soit disant expérience, je soulignais juste - tout comme d’autres riverains d’ailleurs - le côté léger de l’article, c’est dommage, le sujet est passionnant, mais franchement je suis resté sur ma faim à la lecture de la première partie de votre travail qui a mes yeux n’a pas demandé plus qu’une visite de quelques heures au siège de la DGSE et quelques interviews une fois sur place. Après, je suis certain que pour y arriver, il vous a fallu faire montre de patience et de ténacité pour convaincre vos interlocuteurs du bien fondé de votre démarche et négocier les conditions des entretiens. Et puis, avouons le, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de rentrer dans le saint des saints, ça doit être assez sympa de passer les portes d’entrée, c’est clair. On a peut être le sentiment d’être là où peu ont l’occasion de se rendre.

        Mais reconnaissez le, si vous voulez présenter la DGSE à vos lecteurs, autant aussi montrer l’autre coté du miroir, les opérations ratées, les coups bas et autres barbouzeries typiques de tous les services de renseignement. de même que le travail opéré auprès des groupes preneurs d’otages humanitaires ou autres (Afghanistan, Somalie, Soudan, etc...) qui nécessitent de gros moyens humains et financiers, d’analyse, de renseignement sans parler de la partie action, prise en main par les militaires. Il aurait été aussi intéressant de comparer les modes de fonctionnement des principaux services dans le monde, et de voir les spécificités des uns et des autres.

        Pour mémoire un journaliste de l’AFP récemment libéré de Somalie a vu son gouvernement verser une rançon de 1,5 millions d’euros, no comment bien entendu, mais qui s’est chargé des negos, les services espagnols. quels sont leurs moyens, comment opèrent-ils, quelle est leur marge de manœuvre, à partir de quand entre t il en contact avec les ravisseur et prennent ils l’affaire en main ? N’ayant jamais directement été confronté à ces situations, ça m’intéresse, comme d’autres je penses.

        Le spectre des opérations grises est énorme, le sujet est passionnant et je trouve que cela mérite d’y consacrer plus de temps. Qui aime bien châtie bien, ma déception est la hauteur de l’estime que je porte à rue89 et à votre travail dans son ensemble !

        Pour finir, binational, résolument européen et citoyen du monde, j’aurai bien du mal à consacrer ma vie aux intérêt d’une nation, parce qu’au bout du compte c’est ça le travail de la DGSE, préserver les intérêts des Français et de la France dans le monde, à n’importe quel prix bien souvent... !

        Pour finir je ne peux m’empêcher de citer la DGSE :

        « La moyenne d’âge est jeune, puisqu’elle tourne autour de 39 ans »

         :)

         
        • David Servenay
          David Servenay répond à le soudanais
          Ex-Rue89
          • Posté à 09h43 le 19/03/2009
          • Internaute 8946
            Ex-Rue89

          Pas de moquerie dans mon propos, le soudanais, mais une simple référence à vos posts antérieurs, notamment sur l’actualité africaine qui semble indiquer une certaine « expérience » des sujets géopolitiques.

          Pour le reste, je comprends votre frustration. Je la partage d’ailleurs en partie. Vous l’avez justement subodoré, il n’est pas aisé d’obtenir l’autorisation de faire un article sur ce sujet avec la collaboration des intéressés.

          Pour info, nous sommes la deuxième équipe de journaliste à qui ils la délivrent. Evidemment, l’exercice était balisé :

          - pas de photos (elles sont fournies par la « boite »).

          - pas de noms des agents en activité (normal).

          - pas de référence à des activités opérationnelles.

          Mais, nous avons eu la possibilité de poser toutes les questions à un panel de personnes qui étaient en stage de formation, donc disponibles et qui ont accepté de répondre, sur la base du volontariat.

          Voilà, l’angle de l’article n’était pas d’aborder la « zone grise » ou les « ratages » de la DGSE.

          Pour cela, je vous renvoie notamment vers le papier que nous avions consacré à la guerre GIGN / Raid, où nous évoquions l’affaire du Ponant.

          Enfin, sur la question de la gestion des prises d’otage, sujet intéressant, nos demandes de reportage au sein de la « boite » n’ont pas abouti. Mais, rassurez-vous, nous sommes tenaces...

          • le soudanais
            le soudanais répond à David Servenay
            ici et là
            • Posté à 10h07 le 19/03/2009
            • Internaute 16438
              ici et là

            Pour la question des prises d’otages, les employeurs des personnes enlevées sont surement plus faciles à contacter. chaque ONG par exemple dispose d’un pool urgence qui est amené à gérer les crises quand elles surviennent et sur place les logisticiens ainsi que les chefs de mission sont en charge de ces dossiers. ils refuseront bien entendu de discuter de toute opération en cours par peur de mettre en danger la vie de leurs collègues, mais une fois la crise terminée, qui sait, le tout officieusement bien entendu :)

            Et ok, je dois être fatigué, j’avais mal interprété vos propos ! Désolé ! Vous savez pas mal de lectures, un abonnement à The Economist, quelques séjours dans des pays inhabituels, le tout couplés à une grande curiosité et à certaines opportunités constituent une bonne base pour commencer à essayer de comprendre les tenants et aboutissants de ce monde qui nous échappe de plus en plus !

            Bonne continuation en tout cas !

            • EulChe
              EulChe répond à le soudanais
              Humaniste hère
              • Posté à 23h27 le 20/03/2009
              • Internaute 26715
                Humaniste hère

              Concernant les prises d’otages, les employeurs de personnes enlevées ont en effet souvent des connaissances relativement approfondies de ce qui se passe.

              La Rue a certainement des contacts certains avec Libération, par exemple, qui a connu le cas avec Florence Aubenas... voilà une piste à suivre non ? D’autant qu’en ce qui concerne les kidnappings en Irak la DGSE est intervenue ... activement.

        3 autres commentaires
      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à David Servenay
        journaleux - blogueur
        • Posté à 13h43 le 19/03/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        David,

        entrer à la DGSE est une chose.

        trouver un emploi à mi-temps et cumuler avec la retraite en est une autre, que tu trouves ici :
        Lien
        pour Dominique Prieur, qui travaille présentement pour son mari (le vrai).

        faire une photo de la façade récemment repeinte (avec la plaque rouge interdisant de photographier) n’est pas surhumain, et c’est aussi interdit que dans toutes les zones militaires… sauf que le bus passe devant, les voitures aussi, etc. ce n’est pas si grave (contrairement à l’intérieur).

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 08h07 le 19/03/2009
    • Internaute 49074
      Bâti

    « Ici, on sert l’Etat, la république, l’intérêt général. C’est autre chose qu’une entreprise privée vouée à faire des bénéfices. »

    Pire qu’une entreprise privée, on aide même nos entreprises à accroître leur profit et de plus en épaulant les dictatures. exemple de Total et bien d’autres !

    Il serait intéressant de leur demander une étude sociologique sur les sans papiers

    • le soudanais
      le soudanais répond à aa77
      ici et là
      • Posté à 08h14 le 19/03/2009
      • Internaute 16438
        ici et là

      même si sur le fond je suis d’accord, le monsieur n’a sans doute pas entendu parler du monde associatif et de la loi 1901 :)

  • Bertaga
    Bertaga
    Internaute
    • Posté à 11h22 le 19/03/2009
    • Internaute 73428
      Internaute

    « Le ratio de sélection du concours d’analyste est sévère : 40 candidats pour un poste. “

    Euh... La sélection pour un simple poste de secrétaire est beaucoup plus rude. Il n’y a qu’à voir le nombre de CV que l’on reçoit pour une offre d’emploi.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 11h40 le 19/03/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ici, on sert l’Etat, la république, l’intérêt général. C’est autre chose qu’une entreprise privée vouée à faire des bénéfices
    Une entreprise sert l’Etat, la République, car elle permet de faire
    rayonner la grandeur de la France par la diffusion de ses créations technologiques, ses découvertes scientifiques, son savoir-faire, ses talents, sa culture et ses produits.

    Et beaucoup plus terre à terre, c’est l’entreprise privée qui finance les caisses de l’Etat qui finance le salaire des espions...

    • E-fred
      E-fred répond à Keldan
      Citoyen pronétaire actif
      • Posté à 13h25 le 19/03/2009
      • Internaute 44341
        Citoyen pronétaire actif

      Personnellement je pencherais pour « préserver les intérêts des lobbies Français et de certains industriels dans le monde ».

      Tout à fait d’accord avec : « c’est l’entreprise privée qui finance les caisses de l’Etat qui finance le salaire des espions » càd c’est celui qui paye qui commande.

      Outre le fiasco lamentable du Rainbow Warrior (encore heureux que les Néozélandais ne soient pas trop rancunier), et la « sauvetage » du Ponant déjà cité plus haut, il faut aussi se poser la question du « reclassement » des anciens..
      PHL consultants, OGS et ABAC... » Ah ! Si c’est pour une oeuvre » dirait monsieur Fernand...
      Mais question recrutement, je préfère : Lien

      « y’a écrit : à Paques »... allon Freddy...le chant des youkoulélé le soir sous les manguiers...

      Le top « l’appel du muezzin »...et « le balancement gracieux qu’ont les femmes qui ont beaucoup...marché...et puis les intermitences du coeur »...

      Les faux-époux Turange avant l’heure...

  • infiltré_
    infiltré_
    ex étudiant......
    • Posté à 14h05 le 19/03/2009
    • Internaute 44615
      ex étudiant......

    je le trouve vide cette article. j’espère lire un article fourni pour la 2e partie

    « on sert la patrie blablabla » on s’en fout de ça

    Ce qu’on veut lire c’est de vraies anecdotes de missions passées.

    Quelle approche ils ont lorsque ça pète au pakistan ou aux usa etc. pour analyser l’évènement...

    Les réussites, les bides etc. même sans citer les pays/villes/noms/ spécificités techniques il y a moyen de raconter un paquet de choses.

    Là j’ai vraiment l’impression de lire un article mou de guillaume dasquié ou pierre haski. et je pèse mes mots.
    A croire que c’est hervé morin que vous avez interviewé.
    Même jospin a plus de truc à raconter.

    Sinon autant nous raconter des conneries à 100% et au moins on se sera marré.

    Comment ils bossent avec leurs homologues étrangers, leurs meilleurs ennemis de la DCRI, les coup de gueule, les relations avec les politique.
    Qui fait les briefing et à quelle personnalités. Qui dans ce pays à droit à des briefing régulier dans le mode politique. a quelle fréquence moyenne.

    Donnez nous des os à ronger au moins.

    Je ne dis pas ça par pur méchanceté mais parce que c’est ce qu’on attend de la visite de journaliste à la dgse.

    Le truc mou du bide, le lecteur s’en fou.

    Ayant des militaires dans la famille j’ai droit à des anecdotes d’opérations ou à des analyses d’évènements internationaux de temps à autre et celà même sans qu’on me dise forcément de quel pays il s’agit, les noms des personnes impliquées etc.

    Pas besoin de se rendre sur place sinon, vous avez perdu votre temps à première vu.
    Il suffisait de pomper sur 2 ou 3 sites ou blogs sur internet à la limite.

    J’espère que j’ai réussi à me faire comprendre

    Lorsque l’on veut lire un truc sur les services, on veut rêver, être intrigué, se marrer on être révolté etc. enfin bref on veut ressentir quelque chose.

    Là on ne ressent rien... flamby...

    On parle plus de la cia ou du fsb en france que de des services français. pourtant ils font quelques choses non ?
    mettez des conneries s’il le faut mais au moins faites nous voyager ou rêver...

    @+

    • David Servenay
      David Servenay répond à infiltré_
      Ex-Rue89
      • Posté à 15h22 le 19/03/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Pour avoir tout ce que vous nous demandez, cher infiltré, il y a un truc à lire, cela s’appelle un roman. D’espionnage si possible.

      Malheureusement, n’étant qu’un modeste scribouillard, je n’ai aucun talent d’écrivain.

      • infiltré_
        infiltré_ répond à David Servenay
        ex étudiant......
        • Posté à 01h35 le 20/03/2009
        • Internaute 44615
          ex étudiant......

        Dans ce cas je vous pose la question :

        A quoi sert cet article ?

        Ce n’est pas du talent que l’on demande.
        On ne va pas lire des articles sur rue89 pour lire des articles ou interviews de talent. On cherche un contenu que l’on ne trouverait pas ailleurs.

        C’est mignon de me dire d’aller lire un roman, mais ça ne change rien à ce qu’on attend de certains article.

        Exemple de contenu à la con que l’on cherche à trouver lorsque l’on lit le titre de l’article.

        Quel est la culture de la dgse en comparaison avec d’autres service étrangers ou mêmes locaux d’après vos interlocuteurs ?
        Comment vivent-ils leur fonction dans leur vie personnel etc. ?

        Quels sont vos sentiment propres ? quel impression sur l’ambiance ? voudriez vous (vous ! le scribouillard) bosser labas ? avec ce que vous avez vu ou entendu etc. à quoi vous attendiez vous ?

        Parce que là, en lisant, on se rend compte que vous êtes allé à la dgse pour venir nous dire que cohabitent des profils différents et des métiers différents... vous êtes allé làbas pour ça ?

        Je peux vous le faire sans bouger de ma chambre : « à la dgse il y a des mecs et des filles. des gens qui parlent au moins une langue étrangère (important pour les missions à l’étranger ! ! ! ! il y a même des gens qui savent se servir d’une arme : youpi ! ! ! ! il y a des blancs des noirs, des jaunes, des jeunes, des vieux, etc. bof »

        Si on applique votre remarque à tous les articles, on avance pas au niveau qualitatif

        Donc je me demande : « pourquoi être allé à la dgse ? pour nous présenter une brochure de pub colgate ? pour nous dire qu’il y a plusieurs profils ? »

        On cherche un contenu en voulant lire les articles sur ce site. On s’en fou que vous soyez scribouillard ou enquêteur professionnel. Que votre article soit long ou court. que vous ayez passé votre nuit ou pas. que vous maitrisiez le français ou non.

        Cette critique se veut constructive

        J’ai trouvé sur ce site pas mal de d’article avec un contenu conséquent meme lorsque le sujet ne me plaisait pas ou que je n’était pas d’accord et celà écrit par des gens qui ne sont pas des « pros » du journalisme.

        On s’en fout que vous soyez scribouillard ou unijambiste voir trapéziste au cirque pinder. On veut un contenu, que ça plaise ou non ce n’est pas un problème. là on a le « contenant ».

        Je le répète, je ne dis pas ça par méchanceté.
        Je veux que ces critiques soient constructives pour tous

        J’ai envie d’être agréablement surpris en lisant la seconde partie et si je le suis, je ne manquerais pas de dire que j’ai apprécié ou non.

        Si, à chaque critique, vous envoyez chier un lecteur en lui disant d’aller s’acheter un bouquin et de se démerder, voir d’aller sur d’autre site si ça ne lui plait pas ....
        autant interdire l’accès à ceux qui font des remarques qui ne vous satisfont pas !

        @+

         
        • David Servenay
          David Servenay répond à infiltré_
          Ex-Rue89
          • Posté à 10h50 le 20/03/2009
          • Internaute 8946
            Ex-Rue89

          Cher infiltré, je n’envoie « chier » personne, ni vous, ni les autres riverains.

          Mais quand vous dites la chose suivante (votre premier post) :

          « Ce qu’on veut lire c’est de vraies anecdotes de missions passées.

          Quelle approche ils ont lorsque ça pète au pakistan ou aux usa etc. pour analyser l’évènement...

          Les réussites, les bides etc. même sans citer les pays/villes/noms/ spécificités techniques il y a moyen de raconter un paquet de choses. »

          Vous vous placez délibérément en dehors des clous de l’exercice journalistique, où nous avons la contrainte d’être quand même le plus précis possible. Et je vois pas comment raconter une histoire sans citer un pays, une ville, un nom ou une année...

          Et puis je le redis, l’angle de ce papier n’est pas les réusssites ou les bides de la DGSE, message que vous avez du mal à entendre. Pour cela, vous avez soit de très bons romans, soit de très bonnes synthèses sur l’histoire du renseignement (livres de Roger Faligot, Rémi Kauffer, Philippe Madelin ou d’autres).

          A vous lire, j’ai l’impression que vous entretenez beaucoup de clichés sur le travail dans les services, dont le rôle aujourd’hui est surtout de fournir une aide à la décision au pouvoir exécutif, plus que d’aller faire bim-bam-boum à l’autre bout du monde. Mais bien sûr, c’est moins sexy.

          En espérant que vous trouviez dans le deuxième volet de ce reportage quelques réponses à vos questions.

          Disclosure : je n’ai jamais envisagé d’entrer dans « la boite », trop indiscipliné pour cela ;)

        1 autres commentaires
    • E-fred
      E-fred répond à infiltré_
      Citoyen pronétaire actif
      • Posté à 19h48 le 19/03/2009
      • Internaute 44341
        Citoyen pronétaire actif

      Le dernier qui a essayé de broder un truc s’est fait zipper :

      Philip Sessarego pourrait bien avoir arnaqué tout le monde. Cet auteur à qui l’on doit le livre Jihad ! The secret war in Afghanistan, avait été retrouvé mort en novembre dernier dans un garage d’Anvers. Le corps passablement décomposé de cet ancien des forces spéciales britanniques SAS n’avait pour le coup pas inquiété les autorités, mais après quelques examens approfondis, il se pourrait qu’il ait falsifié sa mort, selon les dires des enquêteurs belges.

      Son livre, paru sous le nom de Tom Carew s’était vendu à 50.000 exemplaires ; il s’y présentait comme un héros des forces spéciales. Un complément d’analyse portant sur l’ADN de ses enfants devait permettre d’identifier définitivement le corps retrouvé, mais désormais, les résultats troublent quelque peu les autorités. « La police n’est pas sûre à 100 % que ce soit lui », explique sa fille.

      Lien

      Des volontaires pour aller interviewer l’oncle Ben dans sa grotte ?

      • milou83
        milou83 répond à E-fred
        neant
        • Posté à 21h04 le 19/03/2009
        • Internaute 69244
          neant

        c’est ça la vie d’un agent secret,quand il franchie la ligne imaginaire.

         
        • E-fred
          E-fred répond à milou83
          Citoyen pronétaire actif
          • Posté à 07h39 le 20/03/2009
          • Internaute 44341
            Citoyen pronétaire actif

          Ou qu’il ne remplit plus son contrat avec l’éditeur....

        1 autres commentaires
  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 17h27 le 19/03/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Leger le reportage.

  • pegaze
    pegaze
    ingé
    • Posté à 17h38 le 19/03/2009
    • Internaute 25303
      ingé

    je suis convaincu que la vie d’agent secret est infiniment plus ennuyeuse que tous les romans ou films sur le sujet. et lorsque l’on parle d’action je suis aussi convaincu que cela doit être largement moins drôle et confortable que pour james bond... faites un paintball un de ces 4, quand on se prend une bille de peinture entre les 2 yeux sans avoir rien vu ni entendu on se dit que c’est vraiment une excellente idée de n’être ni policier ni militaire ni super-agent-toussa. par ailleurs, si le mythe du surhomme a la peau dure, il n’en est pas moins très éloigné des réalités.

  • oscar clandot
    • Posté à 18h38 le 19/03/2009
    • Internaute 16545

    mlkjl *ùmlù*m 354534 mlkj11 lmù$p 5456$po =p^^)oip p^^oip53 pçu^pi^ ! ! ! (mlkh hoi p^pm)
    Décrypté, ça donne :
    Cela vous fait rêver, mais faites gaffe, c’est tout le service public qui est devenu secret ! ! ! (surtout la poste)

  • SkippyleGrandGourou
    SkippyleGrandGourou
    chercheur précaire
    • Posté à 18h45 le 19/03/2009
    • Expert 51768
      chercheur précaire

    Vouloir servir l’État, la république et l’intérêt général, en opposition avec l’esprit capitaliste d’une entreprise privée vouée à faire des bénéfices, c’est être patriote ? ? Bigre, voilà une vision du fonctionnariat qui ferait pleurer d’émotion un lecteur du Figaro…

    Je m’en vais m’acheter un drapeau français, pour fêter ça, tiens.

  • vol19
    • Posté à 21h11 le 19/03/2009
    • Internaute 13492

    Effectivement, ce qui semble manquer ce sont des récits de vie. Qu’est ce qui fait qu’une personne dans son histoire va, un jour, avoir cette motivation, c’est à dire ce projet de s’inscrire dans une institution comme celle-là (ce n’est pas sans doute pas financier, ni de quête de reconnaissance...) Celà releve t-il de l’ordre de la jouissance ? Fleurter avec le risque, le jeu d’identité (être autre ailleurs)... ou celà relève t-il du désir, à savoir la quête d’un idéal en rapport à l’Etat, une communauté nationale.... qui sans doute résonne avec une trajectoire, une histoire familiale ?
    Une fois dedans... qu’est-ce les agents y trouvent... ? Une lucidité décourageante sur le genre humain, les politiques, l’impuissance de l’Etat ? Un plaisir à agir pour des puissants, connaître les motivations cachées des rouages politiques ? Voire développer une posture singulière par rapport au commun des citoyens... à savoir décripter l’« invisible » ? Quel sens trouvé par rapport aux actions ? voire aux engagements ? voire aux sacrifices ? Comment ce type d’institution (tout de même créés dans un paradigme moderne, celui de l’Etat-nation se transforme, voir se recompose dans cette anomie « postmoderne » ou les instituants sont davantage délités, les dynamiques complexes, parfois mortifères, les registres multiples (communautés, Europe etc.), les alliances et coalitions qui sont changeantes... De même l’idée de l’Etat-Nation, si elle comporte encore une signification est désormais plus diluée dans l’esprit des hommes en Europe et ceci pour de nombreuses raisons... Alors au final que reste- t-il et comment tout ceci agit sur ces « métiers » et « institutions » dans un concert d’intérêt contradictoires d’acteurs et d’institutions les plus diverses ? Et comment ceci tout résonne t-il malgré tout pour quelques un ? Pour faire quoi ?

  • Caliberto
    Caliberto
    Tête chercheuse
    • Posté à 22h08 le 20/03/2009
    • Internaute 73657
      Tête chercheuse

    La 2e partie, c’est vendredi. ON EST VENDREDI ! ! !
    Je n’ai d’ailleurs jamais trouvé la seconde partie du sujet sur la prostitution. C quoi ces annonces fumeuses ? ! ! ! !

  • victoria
    • Posté à 23h41 le 21/03/2009
    • Internaute 4377

    J’aimerai bien lire la 2ème partie du papier.
    C’est quel vendredi ?