Vos réactions 19/03/2009 à 14h27

Monsieur Hirsch, écoutez les professionnels de la Jeunesse

Géricault | Conseiller d'éducation populaire et de jeunesse

Récemment sur France Inter, Martin Hirsch, haut commissaire à la Jeunesse, martelait sa volonté de « chambarder » les freins et les conservatismes qui acculent les jeunes à la précarité. Gare à ce que le remède n’aggrave le mal.

Depuis les jacqueries urbaines de l’automne 2005 aux manifestations anti-CPE du printemps 2006, force est de constater que les jeunesses de ce pays, en première ligne face au chômage, à la précarité, aux discriminations et à l’absence de perspective, constituent un front. Si cette union est loin de trouver son expression politique, elle se propage dans le sentiment d’appartenance à une génération sacrifiée ; faisant les frais de l’absence d’anticipation et de prévenance de leurs aînés.

Votre nomination en qualité de haut commissaire à la Jeunesse, ayant une autorité interministérielle, pose un jalon à la hauteur de l’urgence. Avec un cap tendu vers l’autonomie des jeunes, le ministère de la Jeunesse (même amputé de son jumeau sportif) se doit de regonfler les voiles. Car il faut bien le confesser, ce ministère, qui ne s’autorise jamais aucun commentaire sur le malaise des jeunes, s’était quelque peu égaré à gérer du dispositif plutôt qu’à animer des dynamiques transversales.

Le champ des politiques de Jeunesse a évolué

Sans sous-estimer la portée et la pertinence des mesures annoncées, nous identifions pourtant dans votre méthode et vos choix les prémisses qui souvent annoncent les échecs coutumiers des politiques publiques de Jeunesse. Fonds d’expérimentation, service civique, consultation nationale, livre vert, sont autant d’initiatives qui renvoient, pour les praticiens que nous sommes, à d’autres gouvernements tout aussi volontaires, mais qui avaient omis ou refusé de considérer avec plus d’acuité l’existant.

Le champ des politiques de Jeunesse a évolué ; plus complexe, davantage maillé par l’ensemble des partenaires publics ou privés, avec la prédominance incontestable des collectivités locales.

Terrain singulier que celui de la Jeunesse que nous arpentons avec de nombreux professionnels dont l’inflation souligne le vif intérêt porté à ce public. Enseignants, conseillers principaux d’éducation, conseillers de missions locales, animateurs territoriaux, éducateurs spécialisés, conseillers emploi-formation, chargé de projet politique de la ville, conseillers des pôles emploi, coordonnateurs des projets éducatifs locaux, conseillers d’orientation, acteurs associatifs de l’éducation informelle ou de l’insertion, promoteurs de l’entreprenariat des jeunes... et conseillers d’éducation populaire et de jeunesse dont vous avez la tutelle directe.

Ces acteurs, aux compétences et champs d’intervention différents, aux employeurs différents et aux cultures professionnelles complémentaires, n’ont attendu ni votre nomination ni ce nouveau credo qu’est l’expérimentation, pour ensemble tenter de répondre aux urgences posées par la Jeunesse. Avec des moyens dérisoires, des pesanteurs liées à l’organisation en tuyaux d’orgue des politiques publiques, par des modalités souvent informelles et parfois en butte contre les réserves de leur hiérarchie, ils construisent des alternatives locales qui méritent toute votre attention.

Même si elles n’ont pas les budgets adéquats ou la lisibilité des grands dispositifs nationaux, ces initiatives innervent les territoires, fédèrent des acteurs, décloisonnent les opportunités, innovent à l’endroit de l’insertion ou de la citoyenneté et militent pour une approche globale des jeunes.

Doit-on se mettre en vente sur eBay pour participer à vos objectifs ?

Monsieur le haut commissaire, les conseillers d’éducation populaire et de jeunesse n’ont pas la prétention de vous fournir une solution prête à l’emploi. Mais acteurs et observateurs de ces dynamiques, nous ne pouvons que vous offrir notre expérience. Expérience forgée à l’aune du décalage entre les politiques publiques telles qu’elles sont conçues et telles qu’elles sont réellement menées.

Spectateurs privilégiés des désastres du « mal français » qui par ses pesanteurs ou ses cécités assèchent les énergies et nient les compétences, nous pouvons vous apporter un riche éclairage des besoins de « chambardement », lesquels pourraient se synthétiser en quatre axes : gouvernances locales, transversalité, moyens durables à la hauteur des enjeux et, pour commencer, état des lieux. Préalable indispensable renseignant autant sur les capacités que les aspérités du terrain.

« Bottom-up » avez-vous l’habitude de scander à vos collaborateurs... Nous vous répondons « chiche » ! Car à ce jour, malgré les jalons que vous avez posés, vous semblez ignorer les ressources des fonctionnaires de votre propre administration. Ces derniers devront-ils, à l’instar de ce jeune diplômé que vous avez directement recruté sur le parvis de la Défense, se mettre en vente sur eBay pour participer à vos objectifs et se faire vos sherpas ?

Nous ne pouvons que vous inviter à écouter les professionnels œuvrant pour la Jeunesse et avec lesquels nous travaillons au quotidien. Ne lui préférez pas les concertations protocolaires ou une énième consultation des jeunes. Consultation, qui après la production pléthorique des chercheurs, les conclusions des rapports et les blâmes de la société civile sur les priorités que vous avez identifiées, reviendrait à avouer l’autisme de l’Etat aux derniers soulèvements de jeunes. Crises annonciatrices de la difficile entrée de la France dans les défis du XXIe siècle et d’une nécessaire refonte de ses outils d’intervention.

Ne faisons plus porter aux jeunes le poids des politiques publiques à venir, ils subissent déjà tellement l’échec de celles du passé.

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  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 14h46 le 19/03/2009
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Mais ils ne font que ça au gouvernement : ÉCOUTER.

    Ils se tuent à écouter d’ailleurs.

    Ils resteront dans l’histoire comme le gouvernement qui a pratiqué avec le plus de grâce cet art délicat qui consiste à écouter pour ne pas tenir compte.

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 14h51 le 19/03/2009
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    D’autant que l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire est en passe de finir au placard.

    Lien

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 15h04 le 19/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    M. Hirsch, écoutez la jeunesse.
    Faut désobéir à TOUS les dirigeants
    LE MONDE EST A NOUS,
    Frères camarades !
    Du monde partout
    Du soleil et des rires
    Des rêves plein les lèvres
    De l’envie plein la vie
    comme si demain allait chanter
    comme si le monde était à nous
    IL EST A NOUS !
     : //anarchieevangelique.wordpress.com/

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 15h08 le 19/03/2009
    • Internaute 52604
      à croquer

    Il faut attendre 1936 et le Gouvernement du Front Populaire de Léon Blum pour voir la nomination de Léo Lagrange à la tête d’un Secrétariat d’Etat qui réunit l’Education Populaire, les Sports et l’Organisation des Loisirs.
    C’est la 1ère fois qu’un maroquin de cet ordre est créé en accompagnement des congés payés et de l’apparition d’un temps libre pour les masses laborieuses.

    En 2009, le gouvernement est en train de supprimer les Directions Régionales et Départementales de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative.
    Les Directions Jeunesse et Sports sont identifiées depuis plus de 70 ans par les fédérations sportives, les associations, les collectivités locales, les animateurs socioculturels, les éducateurs sportifs… et par l’ensemble des Français.

    Les missions Jeunesse et Sports connues de tous, vont être noyées dans un gros fourre-tout qui ne relève pas de son champ de compétence : logement social, hébergement d’urgence, gestion des demandes de droit d’asile, sécurité alimentaire et on ne sait quoi encore.

    Au lieu d’avoir affaire à des interlocuteurs ayant développé un niveau d’expertise dans les domaines du sport, de la jeunesse et de l’éducation populaire, les usagers ne trouveront plus que des fonctionnaires généralistes, polyvalents, et surtout, chargés de l’encadrement social des populations ! ! !

    Merci qui ?

    • skalpa
      skalpa répond à bonbon rose
      actif et militant ?
      • Posté à 17h01 le 19/03/2009
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      Je ne sais pas si les DJS sont connues de tous, mais en tout cas, les fonctionnaires de ce ministère ont pour habitude de travailler directement avec les fédérations en place, mais au vu des déclarations récentes de Fadela Amara sur l’éduc pop, on est mal barrés !

      lire la réaction du cnajep aux propos de l’ex « ni pute ni soumise :
      Lien

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 17h02 le 19/03/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Travaillant dans un mouvement d’éduc pop, responsable de formation notamment avec des jeunes en « insertion », je ne peux qu’applaudir vos propos !

    J’avais réagi suite au « rachat » d’un chômeur sur e-bay !

    à lire ?
    Lien

    • marie 75
      marie 75 répond à skalpa
      • Posté à 20h30 le 19/03/2009
      • Internaute 3563

      l’ump vend tout...
      Il brade ! Il solde...

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 17h49 le 19/03/2009
    • Internaute 52604
      à croquer

    coucou skalpa
    merci pour le lien
    Je parlais surtout des missions plutôt que des directions.
    Tout le monde a un jour eu besoin : des équipements sportifs, socio-éducatifs et de loisirs, du sport de haut niveau, des diplômes (BAFA BAFD BEES BPJEPS DEFA pour les plus connus), des programmes d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, du contrôle et de la réglementation des activités physiques et sportives, des normes techniques, d’hygiène et de sécurité des salles de sports, des actions d’information et de communication destinées aux jeunes, de la lutte contre le dopage, de la médecine du sport, des aides aux petits clubs et aux associations, du sport pour tous, des centres de vacances et de loisirs, etc ...
    Avec la RGPP tous ces dispositifs vont être noyés dans des organisations tripartites où il n’y aura plus l’identité J&S

    Ceci dit quand je vois tous les vieux CEPJ ou les « experts » (choisis dans des personnels à la retraite la plupart) dans les jurys du BAFD ou du DEFA par exemple, je me dis que le professionnel de la jeunesse est un peu antinomique

  • marie 75
    • Posté à 20h29 le 19/03/2009
    • Internaute 3563

    Hirsch !
    Un pov(type !
    La voix de son maître UMP !

    • Coldo
      Coldo répond à marie 75
      pas là
      • Posté à 09h17 le 20/03/2009
      • Internaute 40715
        pas là

      90% de vos messages sont des insultes... Cette maladie porte un nom je crois.

      • marie 75
        marie 75 répond à Coldo
        • Posté à 09h20 le 20/03/2009
        • Internaute 3563

        ne pas nourrir les trolls !

      • Fondriest
        Fondriest répond à Coldo
        http://spermufle.wifeo.com/
        • Posté à 10h45 le 20/03/2009
        • Internaute 49865
          http://spermufle.wifeo.com/

        « 90% de vos messages sont des insultes... »

        ==> Vous voulez dire : 90% des messages qui ne sont pas des copiés-collés...

         
        • Anonyme répond à Fondriest

          100 % des tiens ne sont que pur ressentiment ; ça porte un nom, je crois.

        1 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 21h53 le 19/03/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Le problème est super bien posé, foi d’ancienne conseillère de mission locale. Malheureusement, j’ai bien peur que le haut commissaire à la jeunesse de soit là que pour casser ce qui existe, ce qui permet aux jeunes d’acquérir leur autonomie. L’axe gouvernemental c’est : soit tu es dans ma norme, soit tu es un délinquant. Ma norme, c’est : tu bosses (à l’école ou dans le milieu professionnel) et tu te tais.
    La casse concerne aussi l’école, avec ses suppressions d’enseignants, suppression des RASED pour les élèves en difficultés.
    Le haut commissaire à la jeunesse (sans majuscules) participe sans broncher au sacrifice de la jeunesse et de tous ceux qui, autour d’elle, se sont mobilisés, se mobilisent encore pour une société où chacun, avec des parcours différents, pourrait trouver sa place.

  • girodpa
    • Posté à 22h29 le 19/03/2009
    • Internaute 20881

    Monsieur HIRSH pourrait etre le bain de jouvence de notre jeunesse.
    En effet, quand il a été haut commissaire aux défavorisés, les pauvres sont restés pauvres, avec lui à la jeunesse, les jeunes vont surement rester jeunes..........

  • sinclair
    • Posté à 22h36 le 19/03/2009
    • Internaute 2580

    Monsieur Hirsch trace son plan de carrière c’est tout. A t il réagi a l’envahissement des chasseurs de sans papier au sein même d’Emmaus que nenni. C’est dire ses convictions.

    Il devait être là uniquement pour le RSA il est resté et a été recyclé dans la jeunesse. Quel est le résultat du RSA ? mystère !

    Aujourd’hui la jeunesse demain autre chose si possible, il fait carrière c’est tout. C’est un énarque qui trace sa route sans plus. Beaucoup de paroles lénifiante il s’est d’abord spécialise dans l’associatif ça aide ça rend sympa. En apparence

    Tant que son capital de sympathie crédibilité ne sera pas épuisé il sera utilisé. Monsieur Hirsch roule pour Monsieur Hirsch sans plus.

  • fantome de la nuit
    fantome de la nuit
    insomniaque
    • Posté à 23h38 le 19/03/2009
    • Internaute 50069
      insomniaque

    Réquisitionner les villas de Clavier et consorts pour en faire des colonies de vacances, voilà une politique de la jeunesse !

  • marie 75
    • Posté à 09h19 le 20/03/2009
    • Internaute 3563

    A TOUTES FINS UTILES POUR HIRSCH :
    LE LOGICIIEL POUR VERSER LE RSA N’EXISTE PAS A LA CAF....
    Pas au point ...
    Donc en avril ... le démarage du RSA ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

    La caf ne paie plus les APL, les allocs....
    La Caf n’en peut plus because - là aussi - pas assez de personnel.
    2 Caf fermées après agression de personnels pour cause de misère sociale.

    Mais CA on ne nous le dit pas...
    Le gouvenement a utilisé 20.millions d’euros pour faire de la l pub sur son fameux plan de relance : placards achetés ds tte la presse ! ! ! ! Vous pouvez le vérifier.
    Pour mettre en équivalence valeur réelle cela fait 131 millions de nos anciens francs.
    On pouvait aider combien de Français avec ça ?

    Hirsch et tout son discours : pièges à cons !

    • marie 75
      marie 75 répond à marie 75
      • Posté à 10h29 le 20/03/2009
      • Internaute 3563

      je tiens mon info sur le logiciel pour traiter le RSA à la Caf ... d’un administrateur de la CAF !

      Alors le plan comm de 2 millions dans la presse hier (achat d’espace par notre Gvt UMP) ... du pipeau !
      LE RSA en avril ? Un poisson ! ! ! ! !

  • auxlarmescitoyens
    auxlarmescitoyens
    célibataire
    • Posté à 11h39 le 20/03/2009
    • Internaute 73110
      célibataire

    Je pense que la distanciation s’impose en matière de politique de la Jeunesse. En effet, depuis la décentralisation et l’avènement de la Politique de la Ville, jamais nous n’avons assisté à un tel empilement de mesures (véritables usines à gaz) en faveurs des jeunes au point que cela en devient incompréhensible voire contradictoire ! Des élus locaux jusqu’au gouvernement, tout le monde y va de la sienne. Qu’importe que celles-ci se contredisent, produisent peu d’effets sur le traitement du chômage des jeunes, le niveau de vie des familles monoparentales, les gamins en échec scolaire. L’important c’est que cela existe !

    Le « ’jeune’’, élément aux contours flous, donc commode pour énoncer tout et n’importe quoi à son sujet (n’est-il avant tout en devenir d’être citoyen ?), représente un marché captif pour bon nombre d’acteurs qui travaillent dans le domaine de la formation et de l’insertion (à quand un audit sur les réelles performances des centres de formations et conditions d’obtention de marchés ?).

    Au cours de ma carrière de travailleur social combien de “’jeunes’’ ai-je rencontré qui faisaient l’objet de nomadisme social (Mission local, PLIE, APNE, etc.) et pour autant leurs situations n’évoluaient pas. Tous avaient un point commun, l’impression d’être transparent.

    Je suis effaré par la pauvreté de la pensée de nos tutelles et financeurs qui usent de vieilles ficelles usées jusqu’à la trame, de démagogie, manquent d’analyses et d’autocritique. ‘’Le jeune’’ est toujours perçu à l’aune de la Difficulté, rarement considéré dans sa singularité, en d’autre terme ce qui est bon pour l’un l’est pour tous.

  • Coldo
    Coldo
    pas là
    • Posté à 16h08 le 20/03/2009
    • Internaute 40715
      pas là

    Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me gène que quelqu’un se définisse comme « professionnel de la jeunesse »...
    Drôle de métier.
    « Bonjour, je m’appelle Albert Duchemin, professionnel de la jeunesse »...

    Est-ce qu’il existe des professionnels de la vieillesse ? et des quadragénaires ?

    L’article est intéressant, mais ce titre est bizarre. Tout comme ce métier de « conseiller d’éducation populaire et de jeunesse ». Je ne savais pas que ça existait.
    C’est quoi l’éducation populaire ? Existe-t-il une éducation non-populaire ?

    • bonbon rose
      bonbon rose répond à Coldo
      à croquer
      • Posté à 18h33 le 20/03/2009
      • Internaute 52604
        à croquer

      L’éducation populaire c’est l’éducation, pour toutes les classes de la société, qui n’est pas cadrée dans les structures traditionnelles de la famille, de l’école ou de l’université.
      C’est aussi l’éducation de chacun par chacun : l’éducation qui ne vient pas d’en haut, mais qui accorde une égale dignité à tous.
      C’est aussi la culture au sens large qui se fait pendant les loisirs : sciences, techniques, sports, connaissance des arts, expression artistique.
      Par exemple, les auberges de jeunesse, le scoutisme, les maisons des jeunes et de la culture, les harmonies et fanfares etc sont des vecteurs d’éducation populaire.

      Le Conseiller contribue à la mise en oeuvre et à la réalisation de la politique de l’État en matière de jeunesse et d’éducation populaire. Il est recruté sur concours.

      Ses missions sont regroupées en trois domaines d’intervention : la formation, le conseil et l’expertise, l’expérimentation et la recherche.

      Pour mener à bien ses actions, il s’appuie sur ses compétences techniques et pédagogiques, sur sa connaissance des réseaux de partenariat et des institutions et sur ses capacités d’analyse des besoins sociaux et culturels des publics concernés par son intervention, notamment les jeunes.

      En sus de ces aptitudes professionnelles générales, il utilise la maîtrise technique et pédagogique d’une spécialité :
      activités scientifiques et techniques ; art dramatique ; arts et traditions populaires ; arts plastiques ; danse ; expression écrite et orale ; image et son ; jeunesse ; livre et lecture ; musique ; sciences économiques et juridiques ; sciences et techniques de la communication ; sciences humaines appliquées

      Il existe un autre type de Conseiller au sein de Jeunesse et Sports : le professeur de sport qui est un Conseiller Technique Sportif ou un Conseiller d’Animation Sportive (CTS ou CAS).
      Le recrutement se fait là aussi sur concours (avec des spécialités également, comme le football ou le tennis par exemple)