Témoignage 18/03/2009 à 09h26

Sciences-Po occupé : caricature de la « fabrique des élites »


C’était mardi. Alors que Sciences Po s’y préparait depuis plusieurs jours, « l’invasion » a finalement eu lieu. Pourtant, des contrôles stricts à l’entrée de l’établissement avaient été instaurés sur injonction du directeur Richard Descoings, qui en avait profité pour engager des vigiles d’une société privée.

Malgré ce dispositif visant à éviter la prise d’une proie symbolique et facile d’accès pour le mouvement des enseignants-chercheurs, une brèche fut finalement ouverte de l’intérieur et une trentaine d’enseignants et d’étudiants universitaires réussirent à entrer dans l’institution peu après 17h00.

Provenant en majorité d’universités parisiennes, c’est dans un certain calme qu’ils déployèrent dans le hall une bannière demandant la dissolution de « tous les IEP ». Après avoir assuré le spectacle devant des étudiants en majorité amusés (mais pas tous, comme le montre la vidéo ci-dessous), les universitaires se dirigèrent vers l’amphithéâtre principal afin d’y empêcher la tenue du cours d’Olivier Duhamel sur les institutions politiques.

Prenant place sur l’estrade et refusant les propositions de médiation du professeur et de l’administration, leur tentative d’amorcer une assemblée générale entraîna le départ de la majorité des étudiants et une première vague de quolibets.

Dans une ambiance moins décontractée qu’au départ, une tentative de « cours alternatif » fut vite avortée et les étudiants de Sciences Po progressivement évacués d’un batîment désormais bloqué.

Les journalistes se massaient en même temps que les gendarmes mobiles aux portes du 27 rue Saint Guillaume et le coup semblait réussi pour des universitaires qui venaient de s’offrir une vitrine médiatique.

« Elitistes », « fils de bourges », « consanguins »...

Si factuellement il ne ressort rien de bien passionnant de ce « non-événement », dont le bilan se réduit à une cheville foulée pour le responsable associatif de Sciences Po et à une évacuation dans le calme vers 20h30, il n’en reste pas moins que cette journée fut l’occasion de faire l’amère (re)découverte d’un fossé (symbolique ou réel) entre le monde universitaire et Sciences Po.

En effet, et si aucun dégât matériel n’a pu être constaté, ni aucune violence physique exercée, le climat entre universitaires et « pipoteurs » n’en fut pas moins tendu, et les préjugés firent constamment barrière au débat.

Les minorités en profitèrent rapidement et aux arrachages de banderoles par des militants UNI en trench et chemise répondirent des doigts d’honneur, tags divers de la part d’autonomes bière à la main : l’affrontement sombra vite dans la caricature.

Ainsi, les manifestants profitèrent des réactions disproportionnées de certains étudiants de Sciences Po pour reprendre les traditionnels reproches effectués à l’institution (« élitistes », « fils de bourges », « consanguins »...).

« Cac 40 Cac 40 », « On payera votre RMI », « Dégagez-les, chargez-les »

Une majorité des étudiants de Sciences-Po qui étaient restés dehors, dans l’attente d’une hypothétique réouverture, commença à scander des slogans à l’élitisme aussi caricatural qu’assumé. De l’inoffensif et potache « Cac 40 Cac 40 » au plus douteux « On payera votre RMI » en passant par un « Dégagez-les, chargez-les » adressé aux forces de l’ordre, la violence verbale dépassa très vite l’autodérision initiale, certains n’hésitant pas à dépasser la ligne jaune.

C’est alors un mépris très majoritaire et clairement assumé qu’afficha la majorité des étudiants de Sciences Po non seulement vis-à-vis des personnes présentes, mais aussi du mouvement contestataire dans son ensemble. Les étudiants ne sortirent pas grandis d’une dérive qui les amena à applaudir l’arrivée des forces de l’ordre.

S’il faut se demander à quel point ces propos sont représentatifs, il n’en reste pas moins que les statuts allant d’un gentille condescendance à un franc mépris (« please, c’est donner trop de crédit à des conneries mal rasées et pas lavées... ») en passant par un je m’en foutisme exaspéré (« on aurait pu les dégager plus tôt, je vais encore avoir un rattrapage à 8h00... ») ont été légion, sans que ne soit véritablement abordée à aucun moment la question du mouvement universitaire et des potentielles conséquences des mesures prises par Pécresse et Darcos.

Un vase clos ?

Profiter d’un événement certainement contestable mais à la portée politique indubitable pour saisir la balle au bond et se poser des questions de fond, plutôt que de s’attarder avec une frivolité assumée mais non moins dérangeante sur le physique et les habits d’enseignants et étudiants qui n’ont fait que tenter d’apporter un nouveau coup de projecteur à leurs revendications en « envahissant » ce qui reste pour eux un palais inaccessible et symbole d’un élitisme égoïste et décomplexé, aurait permis tant aux étudiants qu’à l’administration de Sciences Po de continuer à se défaire des préjugés que se fait une grande partie de la communauté universitaire sur les IEP. Ce sera pour une autre fois.

Cela veut-il dire que Sciences Po ne serait qu’un vase clos, alors même que tous les médias s’empressent de vanter les politiques d’ouverture de son directeur Richard Descoings, lui même issu d’un milieu modeste ? Sans qu’il soit ici question de trancher sur cette question, la réaction de toute une tranche des Sciencespotards lors de cette occupation remet en cause bien des espoirs que l’on était en droit de fonder sur l’évolution de cette « fabrique des élites ».

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  • Cyril_B
    Cyril_B
    Dans la vie factive
    • Posté à 09h36 le 18/03/2009
    • Internaute 68549
      Dans la vie factive

    Le plus détestable c’est que ces rustres petits bourgeois déconnectés des réalités sociales formeront plus tard pour moitié les « élites » de droite et pour moitié... les « élites » de gauche.

    Quand on vous dit que la France va mal !

    • beubeuch
      beubeuch répond à Cyril_B
      • Posté à 09h53 le 18/03/2009
      • Internaute 28179

      C’est plutôt une fabrique de chômeurs, même avec des pistons, il y en a peu qui arrivent à des taffs « politiques ». Évidemment, c’est bien intéressant Science po, mais c’est nous qui allons payer leur RMI ou « dans le pire des cas, je reprends la boite de papa » (les inconnus).

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 10h14 le 18/03/2009
        • Internaute 38801

        Lueurs d’espoir, les demandes pour la réouverture des maisons closes...

        L’hypocrisie socialogaulliste ne date pas d’hier. Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, une certaine Marthe Richard a convaincu Charles De Gaulle, alors président du Gouvernement Provisoire socialo-gaullo-communiste, de fermer les « maisons closes ». Ce sera adopté en 1946 sous le successeur de De Gaulle peu de temps après la démission de ce dernier.

        Le résultat de cette fermeture est là, bien connu.

        > Les procès pour viols encombrent les cours d’assises et ceux pour attentats à la pudeur les chambres correctionnelles des tribunaux.

        > La traite des femmes n’a pas diminué mais s’est développée à partir des cinq continents. Et celle des hommes travestis et prostitués de force est apparue.

        > Les souteneurs ont pignon sur rues, avenues et boulevards de toutes les villes de France, de Corse et d’Outre Mer, ou des bois attenants.

        > L’hygiène a disparu et les maladies dites MST contaminent à qui mieux mieux.

        > Les clubs « échangistes », très prisés par les politiciens, les hauts fonctionnaires et les grands patrons socialogaullistes, se multiplient qui ne sont rien d’autres que des « bordels » déguisés, réservés aux vrais dépravés…

        Celles et ceux, médecins et autres, qui dénoncent cette forme d’esclavage moderne ont raison. Non seulement ils pensent à la santé et à la sûreté de ces femmes et hommes, prostitués, mais ils défendent celles de leurs concitoyens.

        Les socialogaullistes et leurs hauts fonctionnaires ainsi que leurs amis du grand patronat sont incorrigibles : avides et menteurs, glauques et nauséabonds, ils ne savent et ne peuvent que soutenir les pires trafics.

        Et pour « caresser » leur clientèle électorale, les socialogaullistes promeuvent l’inversion en toute occasion, bientôt le mariage entre femmes ou entre hommes.

        Tout pour organiser le dévoiement et le pourrissement de la société française qu’en fait ils détestent.

        Sûr que les départements, au lieu d’entretenir des fonctionnaires territoriaux inutiles et paresseux, devraient être en charge d’administrer, pour le bien commun, des « maisons publiques d’hygiène ».

        > Le Gouvernement Provisoire socialo-gaullo-communiste avait ouvert l’É.N.A. et fermé les bordels…

        > Il faut tout au contraire FERMER... l’ÉNA... et ouvrir ces maisons publiques d’hygiène !

        Ce ne sera possible qu’une fois les socialogaullistes et « l’énarchie », qui en est le support activiste, chassés du pouvoir qu’ils accaparent et ont verrouillé, à leur seul profit et au grand dam du peuple français, depuis 50 ans.

        Dans l’attente (pressante) ils mènent la France et les Français à la ruine par leur perversité, leurs turpitudes et leurs « déviances » !

    • deserteur
      deserteur répond à Cyril_B
      Service Athée
      • Posté à 11h43 le 18/03/2009
      • Internaute 62084
        Service Athée

      droite ou gauche à pile ou face.
      ce sont les mêmes.

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à Cyril_B
      • Posté à 12h04 le 18/03/2009
      • Internaute 12674

      Exact. Il faudrait au moins une gauche qui comprend ce qu’est fondamentalement le socialisme...

      Lien

      On en est loin.

      Paul Laurendeau

    • Akaa
      Akaa répond à Cyril_B
      • Posté à 12h32 le 18/03/2009
      • Internaute 9590

      « rustres petits bourgeois déconnectés des réalités sociales »

      Mes excuses, mais je t’emmerde. Je suis étudiant dans un IEP (province) et je ne pense pas être un petit bourgeois (grands parents ouvriers, mère sage-femme, père instit). Mes meilleurs amis sont aides comptables, vigiles, techniciens, menuisiers... Alors la déconnexion des réalités sociales merde... Sans déconner, je pousse un coup de gueule car en plus je vois que 20 votes 4 pastilles, ça montre bien la haine débile d’une bonne partie des gens sur ces foutues « élites ». Arrêtez de vous prendre le chou avec ça, les élites c’est du pipeau intégral. On vous fait cracher sur l’ENA et science po, mais après personne a l’air choqué par les mecs qui sortent 10 000 euros par an pour se payer des écoles de commerce privées qui recrutent au compte en banque alors que les mecs en question c’est des grosses brêles, juste avec un papa riche. Franchement ça me fait chier de voir autant de préjugés. J’ai pas volé ma place non plus, j’ai bossé, j’ai fait deux ans de fac, je sais ce que c’est...

      • FrC
        FrC répond à Akaa
        architecte
        • Posté à 14h59 le 18/03/2009
        • Internaute 70535
          architecte

        Bien vu ! ! ! Certaines « élites »...Bouygues, Lagardère, Dassaut..etc ont des légitimités plus que douteuses hors la cuillère en argent qu’on a glissé entre leurs dents dès qu’ils ont appris à dire « papa » ! ! !

      • Swordsaber
        Swordsaber répond à Akaa
        Etudiant
        • Posté à 15h03 le 18/03/2009
        • Internaute 64099
          Etudiant

        Je suis d’accord.
        Il ne faudrait pas non plus que l’arbre cache la forêt : ma tante a fait Sciences Po, et elle n’en est pas sorti déconnectée des réalités sociales en France.
        Elle travaille maintenant dans une mairie, côté gestion des moyens et des personnels. Et elle n’a en rien perdu de sa lucidité.

         
        • antoine.nohe
          antoine.nohe répond à Swordsaber
          Sous Terre
          • Posté à 11h24 le 19/03/2009
          • Internaute 55193
            Sous Terre

          Et pour éviter de voir le mal partout, elle ferme les yeux :)
          Je connais, j’ai travaillé en mairie...
          Le nombre de faux culs la dedans depasse l’entendement.
          Mais tous suivent la voix du chef.

        1 autres commentaires
      • Geay-Geay
        Geay-Geay répond à Akaa
        Stagiaire
        • Posté à 15h48 le 18/03/2009
        • Internaute 73330
          Stagiaire

        Tu denonces un cliche en en ennoncant un autre. Joli raisonnement.

        Au passage, je t’emmerde egalement etant donne que ton commentaire m’a sincerement revolte.

        Salutations

      • mr_megot
        mr_megot répond à Akaa
        .
        • Posté à 22h19 le 19/03/2009
        • Internaute 53015
          .

        En effet, dire que les étudiants de science po sont des petits bourgeois déconnectés de la réalité sociale, c’est un peu simpliste.

        Pas comme ces fils à papa en école de commerce qui sont tous bêtes à bouffer de la paille, et qui se retrouve diplômés uniquement parce qu’ils sont riches ! Hop, deux ans de branlette en prépa HEC à henri IV et pouf, il n’y a qu’à passer les épreuves de maths, d’histoire de philo et de langues, à HEC, et c’est plié. Les saligauds !

        Ce n’est pas parce que les gens disent de grosses conneries qu’il faut en balancer de plus grosses encore, affirmer que de nombreux étudiants à Science Paris (ou en école de commerce) forme une élite déconnectés de la réalité (même de la réalité universitaire, donc), ca n’est pas totalement aberrant. Alors on se calme, on lit Bourdieu, et on arrête de raconter n’importe quoi.

      • Shevek
        Shevek répond à Akaa
        petit jedi bondissant
        • Posté à 09h30 le 20/03/2009
        • Internaute 54224
          petit jedi bondissant

        Pour Akaa : J’entends bien votre désir de n’être pas assimilé à des caricatures, d’autant que vous êtes une « minorité sociologique » en terme de profil et donc de travail à fournir. Il n’en reste pas moins que Sc Po Paris est une machine à fabriquer du mépris , et que Sc PO « provinces » (sic) formate à tour de bras et à longueur d’années ; en dehors du fait que les réactions des étudiants parisiens ne m’étonnent pas (même si elles me choquent), j’enseigne chaque année auprès d’une centaine de frais anciens IEP de toute la France, et les postures d’idéologie hypermanagériale sont fichtrement ancrées, du point de vue idéologique, lexical, voire dans les attitudes non verbales (leurs façon de bouger leur corps ou leurs mains par exemple) ; c’est assez marrant, et en même temps ça fait très peur d’imaginer qu’ils vont se retrouver tous en rang à diriger une équipe, une boutique, un service. Souvent je plains leurs futurs « collaborateurs » !
        Par ailleurs, je me moque d’où viennent les petits soldats qui viendront légitimer les violences faites au petit peuple : sc po, sup de co, ena, et autres écoles à décérébrer pour mieux dominer...

    • Chicoballa
      Chicoballa répond à Cyril_B
      • Posté à 16h24 le 18/03/2009
      • Internaute 65206

      « Élites de droite ,élites de gauche » : même combat !

      • antoine.nohe
        antoine.nohe répond à Chicoballa
        Sous Terre
        • Posté à 11h22 le 19/03/2009
        • Internaute 55193
          Sous Terre

        Moi g voté top.
        En effet on ne peux pas nier que quand la droite leve la main gauche, la gauche lmeve le pied droit.
        Ce sont les mêmes ficelles.

  • Serge Quadruppani
    Serge Quadruppani
    Nomade italo-bellevilois
    • Posté à 09h40 le 18/03/2009
    • Internaute 40213
      Nomade italo-bellevilois

    A travers cet excellent témoignage, on voit reparaitre une vieille amie qu’on avait eu un peu tendance à oublier : la lutte de classes. Face au mépris décomplexé des bourges et des consanguins (y a-t-il d’autres qualificatifs plus euphémisés qui vous feraient plaisir ? « élites autoproclamées et autarciques » vous conviendrait ?), il ne reste plus (enfin ?) que le rapport de force. Les coups de pied au cul, il n’y a que ça qu’ils pourront comprendre, ces connards. Pardon, je me lâche, disons plutôt : la nuit du 4 août est à refaire.

    • désiré
      • Posté à 09h49 le 18/03/2009
      • Internaute 7157

      Vous êtes bien dans votre rôle de gauchiste virtuel, mon brave Monsieur.
      En réalité la dichotomie facs/Sciences Po est assez ridicule étant donné que nombre d’étudiants de Sciences Po viennent de la fac ou y poursuivent des études en parallèle.
      Le profil sociologique des étudiants à Sciences Po a énormément changé depuis quelques années : si les enfants de la bourgeoisie parisienne prédominaient jusqu’à il y a une quinzaine d’années ce n’est plus le cas, avec l’essor des admissions sur mention très bien au bac qui favorise les enfants d’enseignants.
      De plus il y a 20 ans on ne croisait pas un seul Noir à Sciences Po, à part des fils de notables africains. Ca a énormément changé depuis.
      Cela dit ça ne ferait pas de mal à Sciences Po d’être délocalisée à Villetaneuse (je crois qu’il y a un projet de délocalisation à Marne la Vallée mais je ne sais pas où il en est).

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 10h12 le 18/03/2009
        • Internaute 38801

        Eh oui… « la crise » ne se voit pas encore chez nous…

        Le « pouvoir d’achat » confisqué par les Fonctionnaires et les Élus est encore là ! ..

        Alors les chiffres « officiels’… trompent… n’est-ce pas ?
        Bien oui…

        Mais rêvez pas ! .. Le programme commun et complice de la diarchie socialogaulliste arrive “à terme”… Françaises et Français travailleurs… “ toutes et tous pauvres ”…

        Et là… le “Royaume des Fonctionnaires” du socialogaullisme va s’écrouler…

        Ses “ élus et fonctionnaires ” seront bientôt tous… non pas “dans” mais... À LA RUE… avec la banca rotta de “leur régime’ !

         
        • bondurant
          • Posté à 18h30 le 18/03/2009
          • Internaute 25934

          Pour quelqu’un qui se revendique de l’anarchisme, j’ai du mal à te suivre dans tes amalgames. Je trouve au contraire tes discours lénifiants et remplis de préjugés. Rejeter l’ensemble des fonctionnaires alors qu’ils travaillent au service du bien commun et qu’ils ont été recrutés de manière équitable et transparente, je vois pas trop !
          Alors certes, « à bas l’état » est une constante de l’anarchisme, mais si tu penses que l’Idée refuse toute organisation, tu te trompes et devrais revoir tes classiques.

          • TH.
            TH. répond à bondurant
            multicontractuel flexisécurisé
            • Posté à 11h42 le 19/03/2009
            • Internaute 34927
              multicontractuel flexisécurisé

            On pourrait dire cela, et bien d’autres choses encore à propos de ce positionnement : anarcho-patriote. N’est-ce pas là une sacrée contradiction, sachant que le sentiment de patriotisme et l’émergence de l’Etat moderne sont complètement corélés ? Bah... C’est vrai que sa prose ressemble à du recyclage de tracts rouges-bruns (« socialo-gaullisme » notamment). Entre lui et l’autre naze de l’évangile libertaire, ils font décidemment la paire !

        2 autres commentaires
      • François Mazet
        François Mazet répond à désiré
        Journaliste
        • Posté à 10h36 le 18/03/2009
        • Journaliste 38538
          Journaliste

        Il y avait un projet de délocalisation du 1er cycle général vers Créteil. Mais le mouvement, voulu par Descoings, a été avorté à cause de la pression des profs, des étudiants étrangers et des syndicats de droite qui ne veulent pas quitter le quartier latin...

         
        • Cyril_B
          Cyril_B répond à François Mazet
          Dans la vie factive
          • Posté à 13h05 le 18/03/2009
          • Internaute 68549
            Dans la vie factive

          C’est vrai qu’à Créteil, ils pourraient croiser... un vrai gens !

          • Zu
            Zu répond à Cyril_B
            http://www.jcarretero.eu
            • Posté à 15h04 le 18/03/2009
            • Internaute 23430
              http://www.jcarretero.eu

            Personellement, j’ai tendance a croire qu’il n’existe pas de faux gens. Chacun a une situation qui lui est propre et qui peut etre aux antipodes de la situation d’un autre sans que ca ne lui enleve une quelconque integrite.
            Parler de cretins, abrutis ou autres, on peut voir, mais en arriver a nier l’existence de certains, ca confine au fascisme. Sans parler du fait que c’est justement la pour moi que se trouve l’echec de cette occupation, a savoir l’incapacite des uns comme des autres de discuter et d’essayer de comprendre les motivations de chacun, situation qui aurait ete bien plus productive et aurait eu le merite de faire avancer le shmilblick.
            Mais bon, j’ai bien l’impression que bon nombre de gens tombent aveuglement dans le panneau que leur tend le pouvoir en se dressant les uns contre les autres, juste histoire de faire parler une colere assez irrationelle, desole pour le pleonasme. Diviser pour mieux regner...
            Je ne pourrais pas manifester demain, je ne serais pas dans le coin, mais je soutiens ce mouvement. Qu’il soit une occasion de creer des liens et des echanges entre des gens a priori opposes les uns aux autres. Je pense qu’il n’y a que comme ca qu’on peut reussir a changer un peu tout ce bordel.

            • Cyril_H
              Cyril_H répond à Zu
              étudiant à Pau
              • Posté à 06h29 le 19/03/2009
              • Internaute 5367
                étudiant à Pau

              Bravo, vous avez gagné 1 point Godwin !

        • touko_2
          touko_2 répond à François Mazet
          fonctionnaire http://minettelol (...)
          • Posté à 12h25 le 18/03/2009
          • Internaute 70143
            fonctionnaire http://minettelol (...)

          Il me semble que c’est déjà fait ! !

          Aaah on me dit que non, que je dois confondre avec disney-land.
          Ben moi je vois pas la différence, les 2 sont remplis de mickey.

        • les_canards
          • Posté à 21h54 le 18/03/2009
          • Internaute 20527

          Un peu facile, ça : il n’a jamais été question de délocaliser le bureau de Descoings à Créteil !

        5 autres commentaires
      • Nimbusito
        Nimbusito répond à désiré
        Humain
        • Posté à 10h55 le 18/03/2009
        • Internaute 50411
          Humain

        Etant moi-même étudiant à l’IEP de Lyon, je ne peux vous laisser affirmer que le « profil sociologique des étudiants à Sciences Po a énormément changé ». Il a changé, certes, mais de nets progrès restent encore à faire, et la présence des minorités « visibles » reste encore assez invisible, si vous me permettez ce jeu de mot un peu moisi.
        De la même façon, le système du concours, se gargarisant tant d’égalitarisme, s’avère posséder des effets pervers. Ce n’est pas tout le monde qui peut se faire payer une prépa par papa maman...

        Autre aspect oublié dans cet article, qui ne creuse pas vraiment : certains IEP de province sont eux-mêmes mobilisés, l’IEP de Lyon est bloqué depuis plus d’un mois et est le siège de multiples actions et débats de la part de ses élèves. Ayant vécu la mobilisation contre la loi LRU l’année dernière en Fac, et contre le CPE en Lycée, je dois avouer que je n’avais encore jamais vu une telle mobilisation, de tels débats et une aussi forte volonté de légitimité.

         
        • ...- - -...
          ...- - -... répond à Nimbusito
          assis
          • Posté à 12h12 le 18/03/2009
          • Internaute 55070
            assis

          D’accord avec vous, mais...

          un oubli peut être : le (petit) fossé qui existe depuis toujours entre l’IEP parisienne et les IEP de provinces.

          • Nimbusito
            Nimbusito répond à ...- - -...
            Humain
            • Posté à 21h07 le 18/03/2009
            • Internaute 50411
              Humain

            Tout à fait d’accord,

            De fait, mon expérience ne décrit que mon point de vue d’un IEP de province, je ne connais pas grand chose de Paris. Il serait intéressant d’ailleurs d’évoquer les raisons d’être de cet (ô combien) étrange fossé.

            Et pour répondre à l’autre, je n’ai pas eu besoin de prépa pour entrer à science po, pourtant la plupart de ceux que j’ai croisé semblent en avoir eu besoin. Et personnellement je n’aurai pas dit non, mais on a les moyens ou on ne les a pas.

        • guerzit-
          guerzit- répond à Nimbusito
          Incomprenant majeur
          • Posté à 14h16 le 18/03/2009
          • Internaute 28472
            Incomprenant majeur

          T’as vraiment besoin d’une prépa pour passer sciences-popo ?

        3 autres commentaires
    • googoowalrus
      googoowalrus répond à Serge Quadruppani
      Etudiant
      • Posté à 10h35 le 18/03/2009
      • Internaute 73279
        Etudiant

      Traiter les 6-7000 étudiants de Sciences Po de « consanguins » : j’ignorais que nous formions une famille aussi vaste...

      La vérité c’est que le plupart des gens présents à Sciences Po étaient assez atterrés du spectacle offert hier, et au premier chef les membres des différents syndicats étudiants mobilisés contre le projet de réforme universitaire... Le résultat de ce happening (c’est le seul terme qui me vient à l’esprit) c’est de décrédibiliser totalement toutes les initiatives qui ont pu se multiplier au cours des dernières semaines pour informer, sensibiliser et mobiliser au sujet de cette réforme.

      Et je rejoins l’autre réponse qui a été faite à votre commentaire : la perception qui domine de la composition sociologique des étudiants de Sciences Po ne rend pas du tout compte des transformations récentes qui ont pu s’y opérer. Je suis issu des classes moyennes, je travaille tous les étés pour gagner un peu d’argent de poche et mes parents on dû consentir à des sacrifices financiers importants pour pouvoir me payer un (petit) logement à Paris. La plupart de mes amis à Sciences Po étudient en recherche et sont, comme partout ailleurs dans le milieu universitaire, inquiets pour leur avenir professionnel...

      La seule consolation que peuvent avoir ceux qui sont contre le projet de réforme, c’est qu’en effet les quelques gosses de riches (les plus visibles, mais pas forcément les plus nombreux) qui criaient des slogans bidons aux manifestants se sont rendus encore plus ridicules qu’eux...

      Amicalement.

      • Colas Géranton
        • Posté à 10h51 le 18/03/2009
        • Internaute 50454

        Aveuglement typique de quelqu’un qui est à l’intérieur d’un système mais qui se refuse à en reconnaître les vices ! Les statistiques de l’institut Science Po Paris lui-même aboutissement à des conclusions claires : les « enfants de cadres sup » ont 60 fois plus de chances de réussir le concours d’entrée (hors admission parallèle) que les « enfants d’ouvriers ou employés ». C’est une réalité, un fait statistique. Pourquoi tous ceux qui contestent la réalité de cette sélection sociale (régnant à Science Po Paris, comme dans tous les établissements « prestigieux ») ne donnent-ils jamais de chiffres pour étayer leurs propos ?

        Certes, il y a bien une minorité (quel pourcentage représente-t-elle ?) d’étudiants issus des classes populaires dans les établissements prestigieux. La caricature les blesse. Et alors ? On ne devrait pas dénoncer la sélection sociale ? Et puis quoi encore ?

         
        • googoowalrus
          googoowalrus répond à Colas Géranton
          Etudiant
          • Posté à 11h34 le 18/03/2009
          • Internaute 73279
            Etudiant

          Je n’ai pas de statistiques en effet, et j’aimerais bien que tu me donnes les sources exactes des tiennes (au passage je n’ai jamais entendu parler de « l’institut Science Po Paris »...) plutôt que de les jeter à la volée comme ça...

          Tu parles des « enfants de cadres sup qui ont 60 fois plus de chances de réussir le concours d’entrée (hors admission parallèle) que les “ enfants d’ouvriers ou employés” : précisément les étudiants entrés par la voie du concours tendent à devenir minoritaires, puisque de plus en plus d’admissions se font par la procédure des mentions TB ou des Conventions ZEP. L’avenir du concours lui-même est incertain, puisqu’on parle de sa suppression au profit d’une admission sur dossier.

          Et merci de m’avoir ouvert les yeux grâce à tes lapalissades du genre “un fils d’avocat ou de médecin a plus de chance d’être admis en grandes écoles qu’un ouvrier”, je ne m’en étais encore jamais rendu compte auparavant... C’est quelque chose de déplorable bien sûr, mais c’est le cas dans tous les établissements d’enseignement supérieur prestigieux qui opèrent une sélection à l’entrée (d’ailleurs tu peux en parler à certains étudiants normaliens qui ont participé à la tentative de blocage d’hier : c’est quoi le taux de sélectivité à l’ENS : 3% ? 5% Combien de normaliens fils d’ouvriers ?)
          C’est toute l’organisation de l’Education Nationale en France qui est alors à repenser...

          • Colas Géranton
            • Posté à 11h38 le 18/03/2009
            • Internaute 50454

            Mes sources :
            - pour Science po : un document « Convention éducation prioritaire – résultat de la procédure d’admission » (tamponné donc « officiel »). Je ne le retrouve pas sur internet, mais dans cet autre document : Lien tu as les pourcentages d’admission (procédure d’entrée et procédure parallèle) pour plusieurs années). Il faudrait trouver des chiffres plus récents, mais pour 1998, il y est question de 3% des étudiants qui sont d’origine populaire (pour un certain pourcentage de la population). En prenant le pourcentage d’étudiants de catégories favorisées et le pourcentage qu’ils représente dans la population, et en faisant un produit en croix (si je ne me suis pas trompé bien sur) on obtient une bonne idée de la sélection sociale pour l’entrée de Science Po par la « Grande Porte ». Mais il est évident qu’une partie de la sélection se fait antérieurement, par exemple en passant par les meilleurs lycées.
            - pour les grandes écoles : calculs à partir de Lien
            Je préciserais les autres sources et les détails des calculs ce soir, je ne les ai pas sur moi.

            Quelle partie des étudiants entre par le concours et quelle partie par admission parallèle, c’est une donnée que je n’ai pas. J’ai bien précisé « hors admission parallèle » ! Merci de l’info, il faudra que je refasse les calculs, sur l’intégralité des admissions. Mais concours ou dossier, je ne vois pas trop de différence au niveau de la sélection sociale.

            Je suis ravi de t’avoir « ouvert les yeux », il me semblait bien, en lisant ton commentaire précédent, que tu ne t’étais pas rendu compte de cette réalité. Trêve d’ironie, on est bien d’accord sur la réalité de la sélection sociale, mais il m’avait semblé que tu réfutais son importance ... telle était la raison de mon commentaire acerbe.
            Je suis tout à fait d’accord avec ton dernier paragraphe : la sélection, même sur critères universitaires, n’est pas la solution. Comme toi, je pense qu’il ne faut pas instituer la sélection à l’entrée des facs, mais la supprimer à l’entrée des grandes écoles. Et pour celle (plus faible mais quand même présente) à l’entrée de la fac, des organisations étudiants proposent régulièrement des solutions...

        • Rêve-générale
          Rêve-générale répond à Colas Géranton
          Etudiant
          • Posté à 19h50 le 18/03/2009
          • Internaute 69409
            Etudiant

          J’étais devant l’IEP hier soir, et il faut bien avouer que les étudiants qui ont occupé ont vraiment gaché une belle occasion de réaliser à la fois une action forte (par la symbolique) et constructive.
          En effet, la reflexion semblait se limiter à un anti-elitisme primaire, avec comme solution proposée la mediocratie générale : « que les classes préparatoires et les grandes écoles soient dissoutes dans le système universitaire d’enseignement et de recherche » selon un tract distribué, alors qu’il vaudrait mieux à mon avis democratiser l’excellence. Par exemple revendiquer des cours préparatoirs à Sciences-po entièrement gratuits et publics parcequ’il faut savoir aujourd’hui que les 3/4 des étudiants qui sont là-bas sont passé par une prépa type Ipesup 1800€ l’année( Lien ) , et c’est à mon avis cela un des principaux problèmes de Sciences-po aujourd’hui...

        • kimoo
          kimoo répond à Colas Géranton
          Etudiant
          • Posté à 07h04 le 19/03/2009
          • Internaute 73402
            Etudiant

          Pourquoi crier haro sur les IEP ? Comment cela se passe-t-il a la fac. Pour y avoir ete 2 ans, les gosses de riches a la fac reussiront aussi mieux que le fils d’ouvrier. C’est le cas partout. Si tu fais des stats a la sortie du bac, la part de d’enfants de familles aisees s’en sort mieux que les autres. Alors evidemment, on a tendance a retrouver les plus aises dans les ecoles avec entree selective comme les meilleurs a la fac seront aussi en grande partie ces memes enfants.
          Le probleme est beaucoup plus en amont. Que peut-on faire pour que les enfants de classes moyennes ou ouvrieres puissent combattre a armes egales. Les sollicitations extra-scolaires sont aujourd’hui bcp plus importantes et envahissantes que par le passe et cela conduit a ne plus travailler ses cours (je sais de quoi je parle, j’ai ete happe par tout cela avant d’aller en prepa). Si les valeurs des ouvriers etaient un peu plus elevees comme elles l’etaient par le passe, on regarderait moins de conneries a la tele pour passer plus de temps a lire. Pas besoin d’argent pour ca. Au debut du siecle, l’ecole avait une veritable importance pour les parents d’enfants. Ma grand-mere m’a tjrs plus pousse aux etudes que mes parents car eux ont integre l’idee que les etudes (ne sont pas inutiles) mais conditionnent moins ce que tu feras plus tard qu’a leur epoque.Ma grand-mere, elle, a compare le monde sans etudes et celui avec. Et il n’y a pas photos.
          Je suis etudiant dans un IEP de province, il est vrai et indeniable que la representation des classes superieures m’est inquietante mais dois-je pour autant cultiver la haine de ces gens ? Ils ont des valeurs qui me semblent bonnes globalement, celles de la culture que les classes populaires denigrent aujourd’hui par la haine de l’intellectuel, du cultive, troque pour l’amour de la tele, de la compote intellectuelle et compassionnelle (car la compassion fait vendre).
          Le jour ou les moins aises reintegreront les valeurs culturelles des elites tout en ayant pas celles de l’argent, on aura plus de gens terre-a-terre qui savent qu’1 franc est 1 franc, qui ne revent pas seulement de faire du fric et de s’habiller hype.
          Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas en denigrant le principe du concours qu’on aidera les gens. Dans mon cas, fils d’ouvriers, apres un bac a peine obtenu et l’accession a une prepa tres bas de gamme car sans selection, en lycee privee et ne coutant que 700e par an, puis ayant passe 2 ans a la fac en suivant deux cursus en parallele, j’ai reussi a integrer un IEP, en cravachant et en comprenant ce que ma grand-mere voulait me faire comprendre : les etudes, ca sert a s’elever intellectuellement et chaque jour tu vois que tu t’ameliores. Mais qui a encore l’idee de la sueur comme jouissance future ? Qui ne prefere pas la pseudo-jouissance immediate dans l’entertainement televisuelle, l’extase de l’internet ?
          La difference entre le 4 aout et aujourd’hui, c’est que la mediocrite est desormais une fierte ou tout du moins la culture de l’elite est denigree (car tout le monde a un avis sur tout, se croit « cultive » alors qu’il n’est qu’« informe », que la tele et l’internet donnent cette illusion du « mon avis compte » car evidemment les sites ont interet a rependre cette idee, ca fait des visiteurs et ca fait donc de la valeur au CAC), vouee aux gemonies alors qu’au 4 aout, on luttait pour pouvoir esperer atteindre l’elite, chose qu’il etait quasi impossible. Ce qui me fait mal, c’est que ceux qui critiquent les elites bourgeoises ne revent que des memes choses, du fric et du pouvoir. Il y a certes la minorite qui fait parler d’elle, celle d’extreme-gauche, qui meprise ces valeurs (argent et soif de pouvoir) mais une grande partie de ceux issus des milieux populaires sont des gens qui revent d’argent et de pouvoir, mais sans en conceder le prix. Ceux des classes populaires qui sauront rejeter ces valeurs mais integrer les valeurs d’elevation de soi de la bourgeoisie, sont appeles a un grand avenir. Mais bcp seront aussi phagocyte par la soif de l’argent, c’est bien ca qu’il y a de tragique. Meme les fils de « pauvres », les parvenus integrent les valeurs de l’argent comme fin ultime. Alors il y a probablement a critiquer autant chez les gosses de riches que chez les parvenus, mais evidemment un parvenu est plus attendrissant.
          Il n’y a pas de solutions pour ameliorer le sort des etudiants de l’universite dans le systeme actuel (pas de selection). Ceux qui sont a la fac en qui n’en branlent pas une, n’ont que faire que leur diplome ne valent rien. Pour autant je reste attache a une universite ou les 2 premieres annees seraient sans selection car on doit pouvoir avoir une derniere chance apres le bac, j’en ai moi meme profite. Comment concilier derniere chance tout en poussant ceux qui s’en branlent completement vers la sortie ? Instituer des seuils d’expulsion de l’universite si l’etudiant est en dessous de 11 en fin d’annee ? Chose a reflechir meme si j’ai du mal a concevoir l’idee car j’ai rencontre bcp de personnes qui meme si elles obtiennent de mauvaises notes sont vraiment interessees par les cours qu’ils suivent et les vivent comme un enrichissement. Bref, la question me dechire.
          A cout sur, l’orientation est a ameliorer dans le secondaire, organiser des jours pour assister reellement aux cours et une confrontation avec la realite de la fac ou des prepas par exemple.

      • Artemisia.G
        Artemisia.G répond à googoowalrus
        Lulucarabine
        • Posté à 13h55 le 18/03/2009
        • Internaute 39119
          Lulucarabine

        @googoowalrus
        En te lisant, je me dis que les choses n’ont pas du tout changées. C’est génial que les enfants des classes moyennes puissent bénéficier de Science Po mais quid des autres ? Tu sais, travailler l’été pour « gagner un peu d’argent de poche » cela montre que tu es en haut du paquet. Moi quand je travaillais l’été pour payer mes études c’était pour survivre un minimum... en mangeant des pâtes tous les soirs et en jeûnant certains jours.

        Et puis que la lutte politique devienne un happening, quoi de plus vivifiant ? J’ai l’impression que tu conçois le combat social comme une gentille protestation qui ne fasse pas trop de vagues. J’ai bien peur que ta façon de militer ne mène qu’au mur.

  • les_canards
    • Posté à 09h45 le 18/03/2009
    • Internaute 20527

    Il faudrait peut-être arrêter avec le « milieu modeste » de Descoings : fils de médecins, on a franchement vu plus miséreux !
    Quant à la réaction des « élèves de Sciences-Po »... (a priori ceux qui sont restés à scander des slogans sont probablement justement les UNI, de même que les « occupants » ne peuvent pas prétendre représenter tous les « faqueux » de France et de Navarre) elle ne fait que répondre aux « nous sommes les futurs chômeurs » de SUD. Quand on veut faire ce genre d’humour malsain, on ne vient pas se plaindre après. Je ne vois dans cet incident que l’opposition de deux minorités assez caricaturales.

  • désiré
    • Posté à 09h44 le 18/03/2009
    • Internaute 7157

    Richard Descoings est un fils de médecin qui a réussi le concours de l’ENA à la troisième tentative.
    Pas vraiment le cas social.

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 10h17 le 18/03/2009
      • Internaute 38801

      Ces prétendus ’concours’ ne sont que COOPTATION...

      Filles et fils de MÉDECINS... reçus... Non ! cooptés... même nul(le)s...

      Filles et fils de PROFS... reçus... Non... cooptés... même délabré(e)s...

      Filles et fils de MAGISTRATS… reçus… Non bien sûr… Cooptés…

      Une vaste PLAISANTERIE… une vaste fumisterie… ces prétendus « concours de la fonction publique »…

      NÉPOTISME & COOPTATION des… médiocres… c’est ça le socialogaullisme !

    • Houvaton nouveau compte
      • Posté à 16h19 le 18/03/2009
      • Internaute 39856

      L’article : « ... alors même que tous les médias s’empressent de vanter les politiques d’ouverture de son directeur Richard Descoings, lui même issu d’un milieu modeste. »

      Selon Wikipédia (pour éviter de longues recherches) : Issu d’une famille calviniste du Valais (Suisse), Richard Descoings naît en 1958 à Paris de parents médecins. Il effectue ses études secondaires aux lycées Montaigne, Louis-le-Grand et Henri-IV, avant d’obtenir le baccalauréat en 1976.
      Après une classe préparatoire littéraire, il étudie à l’Institut d’études politiques de Paris de 1977 à 1980 dont il sort diplômé de la section Service public. Admis après trois tentatives à l’École nationale d’administration (ÉNA).

      Milieu modeste ? ? ? ?
      Je n’appelle pas ça, moi non plus, un « milieu modeste » avec deux parents médecins dans le Valais capables de financer les études de leur gamin dans les lycées parisiens les plus chicos ...

      Et rien sur la manif spontanée (non autorisée bien sûr) et plutôt violente après le départ de sciences-po ... Pas vraiment un non-évènement.

  • zénon denon 84
    • Posté à 09h47 le 18/03/2009
    • Internaute 30028
      Bonne

    Ne savez-vous pas
    que l’histoire est un éternel
    recommencement ? _diable _

    La nuit du 4 aout c’est loin,
    n’empéche que nos ancêtres en avaient . ! ! !
    Bon ,pour autant ,ne désesperez pas ,
    ça va viendre ...
    Quand le fruit est mûr ,il tombe .C’est bien connu .

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 10h25 le 18/03/2009
      • Internaute 38801

      Les « privilégiés de l’époque »… noblesse et clergé… ont fait capoter les « États Généraux » convoqués par Louis XVI… et ç’a été la fin du régime !

      Les « privilégiés de nos jours »… Fonctionnaires et Élus… vont-ils accepter... « l’ABROGATION de leurs PRIVILÈGES » ou… tout faire capoter… comme d’hab’ ?

      Ces États Généraux certes limités à l’Outre-mer… où le POUVOIR d’ACHAT est réservé aux Fonctionnaires et Élus… annoncent-ils la fin du socialogaullisme… la fin du régime totalitaire de la Vème ? ..

      Lueur d’espoir !
      BIENTÔT LA DÉLIVRANCE...

      • shillom
        • Posté à 17h52 le 18/03/2009
        • Internaute 22134

        Les privilégiés fonctionnaires et élus... on croirait entendre un mélange d’UMP et de FN. Les élus sont les représentants du peuple que tu glorifies tant (et parfois avec raison). Les fonctionnaires sont les représentant des services d’Etat, éléments indispensables à la fourniture à tous des éléments essentiels permettant de vivre (eau, électricité, sécurité sociale...). Tu mets tout dans le même sac sans réfléchir à la portée de tes propos. En énonçant de tels discours, tu te mets à dos des gens qui pensent comme toi.

        Il n’est pas question de privilèges mais de dissensions entre 2 visions du monde qui ne parviennent plus à communiquer. Tu en représente une, celle dont je me sens la plus proche à priori (la partie anar, sûrement pas la patriote), mais je comprends que la communication devienne impossible en te lisant.

  • Janarto
    Janarto
    étudiant
    • Posté à 10h03 le 18/03/2009
    • Internaute 73277
      étudiant

    Je trouve que c’est un peu limite de raconter que tous les étudiants de sciences po sont des adorateurs de l’uni alors meme que plus d’une centaine de personnes est mobilisée contre la politique de la ministre de l’enseignement supérieur depuis des semaines dans un contexte pas facile comme on peut le voir,

    En revanche on veut bien reconnaitre que l’accès pour les médias à sciences po est radicalement barré, comme l’a montré votre confrère dans l’émission « un temps de pauchon » sur france inter il y a quelques jours, et se faisant durement réprimandé par les dirigeants de Sciences po pour avoir osé tendre le micro a des étudiants organisant une assemblée générale.

    Je pense qu’on peut aussi facilement reconnaitre que ce type d’action n’est malheureusement pas ce qui permettra de mobiliser plus largement le milieu étudiant contre le démantèlement qu’impose la droite à l’enseignement sup et la recherche en france

  • supprimé à la demande du riverain24mars
    • Posté à 10h03 le 18/03/2009
    • Internaute 71634
      Sarkozyste de gauche

    Cela rappelle tristement la révolution culturelle chinoise où l’on vit des professeurs éminents humiliés, insultés, contraints de faire des travaux serviles ! Le refus des élites et même la stigmatisation de la bourgeoisie ont toujours annoncé les fascismes, les fascismes rouge-brun !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 10h22 le 18/03/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      rouge -brun ?
      et pourquoi pas vert et orange ?

    • vinz13
      vinz13 répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      moine thélonieux
      • Posté à 10h28 le 18/03/2009
      • Internaute 37135
        moine thélonieux

      La domination décomplexée des élites aristocratiques ou bourgeoises n’a jamais rien donné de bon non plus...

      • DarkSide
        DarkSide répond à vinz13
        Stabilisé
        • Posté à 14h11 le 20/03/2009
        • Internaute 73599
          Stabilisé

        Il suffit de voir la grandeur de la civilisation de l’Ancien Régime et ses oeuvres pour penser tout le contraire.

        Le probleme dans notre Démocratie, c’est que la populace à trop de pouvoir. Ce n’est pas entièrement sa faute, car « on » la flatte tous les jours, au lieu de la remettre à sa juste place. La Révolution de 1789 n’a jamais que les hommes auraient les même capacités, talents, connaissances, patrimoines (y compris génétique, qui régle tant les capacité de l’individu), famille, histoire, créativité, etc.

        L’anti-élitisme grotesque qui s’exprime n’est que la jalousie des médiocres, des ratés, des pleurnichards.

        Notre pays à besoin de la meilleur élite possible. Si un fils de médecin/patron est meilleur médecin/patron qu’un fils d’ouvrier, qu’importe ? L’important, c’est d’être le mieux soigné/dirigé
        possible !

    • Cirdec
      Cirdec répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      Cadre qui commence à comprendre (...)
      • Posté à 10h33 le 18/03/2009
      • Internaute 8798
        Cadre qui commence à comprendre (...)

      PAs de référence à tonton joseph ? ni à kim-il, ni à fidel ? Pfff, ca se confirme, la fraise tagada nous couve quelque chose.

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