TRIBUNE 18/03/2009 à 11h28

Enseignants-chercheurs : le gouvernement joue avec le feu

Nicolas Guillet | Universitaire

Après avoir fait croire que la communauté universitaire était satisfaite par le « nouveau » projet de statut des enseignants-chercheurs, après avoir joué la carte de l’expérimentation de la réforme de la formation des maîtres, le gouvernement manie désormais le bâton et cherche à mâter, par la sanction financière, le mouvement universitaire qui dure depuis plus de deux mois. Comment s’y prend-il ?

Il y a peu, il a envoyé une note aux présidents d’université pour faire appliquer des retenues sur le traitement des enseignants-chercheurs pour service non fait, au motif qu’ils n’avaient pas délivré leurs notes aux étudiants. Maintenant, il demande aux mêmes présidents d’appliquer la même règle, mais cette fois en raison des cours non assurés.

De prime abord, la demande semble légitime dans la mesure où le principe même de la grève implique un sacrifice pour celles et ceux qui la font.

En réalité, le gouvernement, ayant déjà corseté l’exercice du droit de grève dans les transports publics, puis essayé de faire échec aux grèves dans l’éducation nationale par l’organisation d’un service minimum d’accueil des élèves, cherche à désolidariser les Français de la lutte universitaire : il prétexte implicitement que l’absence de retenue sur le traitement en cas de non-respect des obligations de service serait non seulement juridiquement inacceptable mais surtout moralement inadmissible.

Le gouvernement feint d’ignorer le sens des responsabilités des chercheurs

Il révèle par là-même ce qui le gêne profondément : la tradition pluriséculaire sur laquelle s’appuient les universitaires, la liberté dont ils jouissent, leur caractère incontrôlable (à la fois statutairement et idéologiquement), l’obstacle qu’ils forment à une extension de la marchandisation de la société. En ce sens, le mouvement universitaire actuel constitue un enjeu de société crucial.

Toutefois, cette tentative, tout comme les précédentes, échouera. En effet, le gouvernement oublie que les enseignants-chercheurs sont annualisés et que le décompte de leurs heures de service assurées ou non ne peut être effectué qu’à la fin de l’année universitaire. Les retenues sur le traitement ne pourraient être envisagées qu’à ce moment.

De même, il fait semblant d’ignorer que, dans bon nombre d’universités, les enseignants-chercheurs ont d’ores et déjà assuré l’intégralité de leur service puisque le sous-encadrement structurel les conduit à assumer des charges d’enseignement bien largement supérieures à leurs obligations statutaires. Par conséquent, si des retenues devaient être opérées, elles ne pourraient porter que sur les heures complémentaires.

Enfin, le gouvernement feint encore d’ignorer que le sens des responsabilités des enseignants-chercheurs à l’égard des usagers de l’université -les étudiants- les conduira très probablement à décaler le second semestre de l’année universitaire.

A mépriser les enseignants-chercheurs, on prend le risque d’un pourrissement

Ils pourraient donc rattraper bon nombre des enseignements non assurés, voire leur totalité, comme lorsque le gouvernement avait précipité les étudiants dans la rue avec ses projets du CPE (contrat première embauche) puis de la LRU (libertés et responsabilités des universités) et conduit au blocage de très nombreuses universités.

Ces tentatives du gouvernement révèlent une volonté non seulement de mise au pas des enseignants-chercheurs mais aussi de refus de discuter des postulats de ses projets.

Sauf qu’à mépriser les enseignants-chercheurs, il prend la lourde responsabilité d’un pourrissement irrémédiable de la situation. Il pousse à la radicalisation du mouvement universitaire dont les revendications ne cessent de s’élargir, la LRU elle-même étant désormais visée.

Il met également en danger le président de la République qui, malgré l’irritation que lui inspire ce mouvement et dont la presse s’est fait l’écho, n’a pas été suivi par les ministres en charge de l’enseignement. Non conscient de la défiance qui s’intensifie de jour en jour à son égard, le gouvernement cherche petitement à affaiblir un mouvement. Il n’a pas compris que le temps joue contre lui.

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  • A déménagé le 16-01-2012
    • Posté à 11h36 le 18/03/2009
    • Internaute 30191
      non connue

    Je souhaiterais aussi que tous les députés ,sénateurs, etc..absents des commissions ou de l’hémicycle à longueur d’années,se voient retirer une partie de leurs indemnités (salaires ?) ce ne sera que justice ; lou pireu mascare la sartan.

  • Bardamu
    Bardamu
    difficile
    • Posté à 11h59 le 18/03/2009
    • Internaute 25491
      difficile

    Cet article est très intéressant.

    D’abord en ce qu’il démontre que les enseignants-chercheurs font donc une grève qui ne leur coûte pas un centime.

    Dont acte. Les enseignants du secondaire apprécieront...

    De plus, vous écrivez : « De même, il fait semblant d’ignorer que, dans bon nombre d’universités, les enseignants-chercheurs ont d’ores et déjà assuré l’intégralité de leur service puisque le sous-encadrement structurel les conduit à assumer des charges d’enseignement bien largement supérieures à leurs obligations statutaires »

    Encore plus intéressant : si je comprends bien, début mars, beaucoup d’enseignants-chercheurs ont « bouclé » leur année.

    Ce qui signifie que pour eux, une année de travail s’étend d’octobre à mars. Bon, il y a les examens, mais on trouvera bien un PRAG pour « faire les ménages »...

    Je comprends, une fois de plus, pourquoi ces enseignants-chercheurs sont si attachés à leur statut !

    • gsourima
      gsourima répond à Bardamu
      • Posté à 13h01 le 18/03/2009
      • Internaute 23224

      Bonjour cher voisin,

      « D’abord en ce qu’il démontre que les enseignants-chercheurs font donc une grève qui ne leur coûte pas un centime. »

      Non, il ne démontre rien, il explique que les comptes seront fait à la fin de l’année. Un service non effectué sera ponctionné.
      Là où je pourrais éventuellement vous rejoindre, c’est que le service en question, s’il est fait, n’aura pas forcément été donné en temps et en heure, et certains usagers - euh... étudiants - peuvent en payer le prix (diminution des durées de stage donnant lieu à une impossibilité d’avoir accès à une bourse d’étude, etc.)

      « Encore plus intéressant : si je comprends bien, début mars, beaucoup d’enseignants-chercheurs ont “ bouclé ” leur année.
      Ce qui signifie que pour eux, une année de travail s’étend d’octobre à mars. »

      Encore raté ; -)

      1 - Si vous connaissez le système de l’enseignement supérieur, il est séparé sur deux semestres, lors desquels les cours enseignés sont différents. Ils sont d’autant plus spécialisés que l’on monte dans BAC+quelque chose. Ce qui signifie qu’un enseignant chercheur ne peut plus forcément enseigner au second semestre sur des cours pour lesquels il n’est pas le plus compétent. De la même façon, on ne demande pas dans le secondaire à un prof de Maths d’assurer des cours de Philo. La différence principale étant la séparation en semestres.

      2 - Vous parlez d’*enseignants-chercheurs* en supposant qu’il n’ont pas d’autre travail que celui d’enseigner. Vous n’oubliez pas quelque chose cher voisin ? ; -)

      Cordialement,

      Gael - ingénieur de recherche (en CDD)

      • Bardamu
        Bardamu répond à gsourima
        difficile
        • Posté à 13h41 le 18/03/2009
        • Internaute 25491
          difficile

        Bonjour, merci de vos précisions, mais elles ne me semblent pas remettre en cause mon propos :

        1. Même si, éventuellement, la grève pourrait ( ça fait beaucoup de conditionnel...) coûter quelque chose aux enseignants-chercheurs à la fin de l’année, au cas où vraiment le gouvernement serait très méchant, pour l’instant, elle ne leur coûte rien.

        2. Quelle que soit l’organisation ou pas en semestres, reste qu’un service d’enseignement qui s’étend d’octobre à mars, comment dire, ce n’est pas le Goulag...

        3. Certes, la recherche est chronophage, mais avouons que beaucoup d’enseignants-chercheurs sont surtout enseignants et très peu chercheurs...

        Vous aurez d’ailleurs observé que je ne me prononce pas sur la réforme, que je trouve mauvaise, mais il me semble qu’il faut éviter d’être maladroit quand on défend un statut.

        Cordialement.

        Bardamu, dilettante.

         
        • ta
          ta répond à Bardamu
          (informaticien)
          • Posté à 14h49 le 18/03/2009
          • Internaute 73314
            (informaticien)

          D’autres précisions :
          1. Qui dit que ça ne leur coûtera rien ? Ce que disent les EC c’est que s’ils ont des retenues alors ils ne feront pas le travail (ça semble normal), c’est-à-dire les cours ne seront pas rattrapés et donc pas de diplômes en 2009. À Pécresse de voir si c’est ce qu’elle veut pour nos jeunes (vu son attitude on pourrait penser que ça ne la préoccupe guère).
          2. Certains EC font même leur service sur 3 ou 4 mois seulement (période pendant laquelle ils font peu de recherche) le reste du temps étant consacré à la recherche, d’autres préfèrent étaler leur service sur l’année. Où est le problème ? Ils travaillent bien 12 mois par an et je peux vous assurer plus de 35h par semaine. Il n’est pas rare de voir des gens dans les labos la nuit, le dimanche, les jours fériés...
          3. D’où tenez-vous cette info ? C’est la vision qu’ont souvent les étudiants, mais elle est fausse.

          La réforme est mauvaise c’est sûr, mais il faut arrêter de ne parler que du statut. Le statut des EC est un détail et le mouvement a principalement 2 revendications : sur la masterisation, sur l’autonomie (LRU). Le statut des EC n’est qu’une conséquence de la LRU, mais c’est bien la LRU le problème. C’est la LRU qui va créer en France une université à 2 vitesses, un service public inégal sur le territoire.

          • kawouede
            kawouede répond à ta
            • Posté à 21h19 le 18/03/2009
            • Internaute 27995

            Une fois n’est pas coutume, je suis à moitié d’accord avec les arguments de Bardamu. Changer le statut des enseignants-chercheurs, au profit des précaires et Prag, et d’une meilleure responsabilisation de CERTAINS maîtres de conf ou profs, ne serait pas absurde ni immoral.

            Mais cela n’empêche pas que la réforme actuelle est mauvaise en ce qu’elle donne pleins pouvoirs aux présidents d’université, et met en concurrence les universités.

            Et je ne reviens pas sur l’odieux discours de Sarkozy le 22 janvier, provocation indigne d’un homme d’Etat démocratique - où il agresse littéralement les chercheurs.

            Bref je ne confonds pas le mensonge sarkoziste sur l’université et la recherche avec l’existence d’injustices et de problèmes bien réels dans ces institutions...

        • tlaloc
          tlaloc répond à Bardamu
          Retraité
          • Posté à 17h39 le 18/03/2009
          • Internaute 47359
            Retraité

          Bardamu vous n’avez jamais mis les pieds dans une université scientifique les chercheurs sont dans les labos c’est bien visible et je répète que 90% des enserignants chercheurs font de la recherche puisque c’est obligatoire pour changer de grade MdeC à Prof 2ième classe 2ième à 1ière classe 1ire à classe exceptionnelle.

        3 autres commentaires
    • A déménagé le 16-01-2012
      A déménagé le 16-01-2012 répond à Bardamu
      non connue
      • Posté à 14h28 le 18/03/2009
      • Internaute 30191
        non connue

      Non, je crois que Valérie Pecresse a demandé aussi aux présidents d’université,à tout le monde en fait, de s’identifier pour qu’il soit permis de leur retenir un salaire.

  • supprimé à la demande du riverain24mars
    • Posté à 12h12 le 18/03/2009
    • Internaute 71634
      Sarkozyste de gauche

    Pour moi cet article est un pur scandale et montre toute l’imposture de ces grèvistes qui maquillent en nobles objectifs valorisants de mesquins et inavouables petits intérêts corporatistes. On apprend donc que les enseignants-chercheurs, même grévistes, continuent de percevoir leur salaire, parce que, comme ils n’ont pas d’obligations de service, l’Etat ne peut identifier qui fait grève et qui ne la fait pas. Cela veut donc dire que ces messieurs-dames n’auraient pas le courage et l’honnêteté professionnelle de se déclarer grévistes, alors qu’ils le seraient ? Ce que réclament ces messieurs-dames, c’est une liberté totale, une absence totale d’obligations de services. On comprend mieux pourquoi ils sont si remontés contre l’obligation où ils seraient de donner des cours, car pour faire cours, il faut être présent physiquement. Ils refusent aussi toute idée d’évaluation et une quelconque obligation de résultats : ce serait de l’affreux ultra-libéralisme, viennent nous dire, sans rire, ces gens indignés ! Un enseignant-chercheur en mathématiques est venu il y a quelques semaines nous dire qu’il estimait à environ 20% le nombre de chercheurs fonctionnaires incompétents. Cela veut dire que 20% des postes de chercheurs sont stérilisés pendant 40 ans, alors qu’une foule de jeunes doctorants compétents attendent au portillon que des postes se libèrent. Continuez vos réformes, Monsieur Sarkozy, elles vont dans l’intérêt supérieur de notre pays ! Ne laissez pas la recherche colonisée et monopolisée par les syndicats de gauche !

    • unagi-
      • Posté à 12h21 le 18/03/2009
      • Internaute 24252
        卑語
    • eXistenZ
      eXistenZ répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      Arracheur de dents
      • Posté à 12h54 le 18/03/2009
      • Internaute 67914
        Arracheur de dents
    • Jack Sullivan
      • Posté à 13h04 le 18/03/2009
      • Internaute 42204
        en boule

      Je vous suggère de changer votre « Sarkozyste de gauche » en « Sarkozyste mal dégauchi », Moneygasque, ça me paraît mieux refléter ce que vous êtes, et l’état d’aboutissement (d’emboutissement ?) de votre, ahem, pensée.
      Et sinon, Juanita Banana de mon cœur, vous faites quoi demain ?

    • ta
      ta répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      (informaticien)
      • Posté à 14h24 le 18/03/2009
      • Internaute 73314
        (informaticien)

      Encore un qui n’a rien compris.
      Qui dit qu’ils concerveront leurs salaires ?
      Ce que les EC disent c’est que s’ils ont des retenues alors ils ne feront pas le travail, c’est-à-dire les cours ne seront pas ratrappés et donc pas de diplômes. Vous ne voulez tout de même pas qu’ils ne soient pas payés et qu’en plus ils fassent le travail !
      Contre l’obligation de faire cours ?
      Les EC ont un statut avec un service d’enseignement obligatoire à effectuer chaque année. Vous semblez bien mal connaître leur statut.
      Les jeunes doctorants qui attendent au portillon...
      Dans le système proposé par votre cher Sarko, rien ne dit qu’il y aura de la place pour les doctorants compétents qui attendent au portillon, par contre il est clair que s’il y a de la place ça sera sur des postes précaires (postdoc, CDD d’un an...)

    • Un compte supprime
      • Posté à 14h56 le 18/03/2009
      • Internaute 21837
        nc

      T’as pas vraiment le pieds sur Terre tagada

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 15h43 le 18/03/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      « Pour moi cet article est un pur scandale et montre toute l’imposture de ces grèvistes qui maquillent en nobles objectifs valorisants patati pana na....... »

      tu sais chéri, souvent les coeurs nobles ont de nobles objectifs, comme ça tout simplement,
      mais les mesquins ne peuvent pas voir autre chose que leur propre noirceur.

      tu en fais une bien claire démonstration.

    • Léonard
      Léonard répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      chercheur (errer humanum est)
      • Posté à 15h46 le 18/03/2009
      • Expert 24584
        chercheur (errer humanum est)

      Encore une réaction (mal) fondée sur le ressentiment. Un peu de recul ne fait pas de mal.

      « Un enseignant-chercheur en mathématiques est venu il y a quelques semaines nous dire qu’il estimait à environ 20% le nombre de chercheurs fonctionnaires incompétents. Cela veut dire que 20% des postes de chercheurs sont stérilisés pendant 40 ans, alors qu’une foule de jeunes doctorants compétents attendent au portillon que des postes se libèrent. »

      Non, tout cela ne veut rien dire. On appréciera en passant le style à la fois nonchalant (« un enseignant-chercheur est venu nous dire... ») et recyclant en même temps le poncif « chercheurs fonctionnaires incompétents ». Bien entendu, comme d’habitude, la compétence, vous vous gardez bien de la définir. Et même si vous vous donniez la peine de le faire, de toute façon, vous n’en avez pas le pouvoir. Vous avez le droit de répéter les définitions des autres (essentiellement celles des empires commerciaux). J’ai le droit de refuser de jouer avec des règles que d’autres (que vous-même d’ailleurs) imposent avec intelligence et violence. Les définitions cadre et tout ça, ce n’est certainement pas pour un riverain, c’est pour des gens sérieux (donc ni vous ni moi...). Donc soyons rigoureux : répéter qu’il faut être compétent, ce n’est pas définir la compétence.

      L’estimation d’un EC en mathématiques à ce sujet, dans cette généralité, vaut celle d’un marchand de légumes sur la place du marché. Mais je vous prends au mot : supposons que l’on dispose d’une définition rigoureuse de « chercheurs incompétents » (ce qui n’est pas le cas). Supposons même que le chiffre avancé de 20% soit exact (c’est invérifiable). Pourrait-on alors en déduire que
      « 20% des postes de chercheurs sont stérilisés pendant 40 ans » ? Eh bien non, cela montre seulement que vous faîtes l’hypothèse qu’un chercheur « incompétent » est nécessairement à la place d’un chercheur « compétent » (ou qui l’est potentiellement) ! Car au fond, même à supposer que vous déteniez cette fois non seulement les bonnes définitions et les bons chiffres mais aussi le pouvoir, que voulez-faire ? Ficher la pétoche aux « incompétents » ? Leur tirer dessus ? Respirez un coup et détendez-vous, mon vieux.

      La seule chose de vraie dans ce fatras, c’est l’exploitation de jeunes doctorants et des chercheurs en contrat précaire. Avec les chansons reprises en choeur par tout le monde politique : vive la mobilité, le nomadisme scientifique, la fertilisation croisée des esprits des chercheurs, la société de la connaissance (Europe), etc, etc. Alors que le couplet a été écrit il y a plus de 20 ans par les groupes commerciaux les plus puissants d’Europe. Il y a trente ans, c’était gros à avaler, mais avec de la com’, on arrive à tout. Et puis c’est pour les besoins de gens sérieux. Donc là, ça compte. Donc là, leur définition compte. La réalité, c’est la généralisation du post-doc malléable, d’un droit du chercheur inexistant ou inapplicable en pratique, et de droits de multinationales exorbitants, de contrats passés de société à société sans que le nom des chercheurs n’apparaissent sinon en annexe comme prestataires de service...

      Les autres arguments liés à l’évaluation sont quotidiennement réfutés par les enseignants chercheurs, je ne crois pas nécessaire de le refaire ici.

      Les chercheurs ceci, les chercheurs cela. Les arguments à gauche, à droite. Tout est bon. Non, les enseignants-chercheurs ne sont ni des anges ni des crapules. Oui, ils ont évidemment des spécifités qui font qu’un enseignement peut être rattrapé, alors que la recherche n’est guère rattrapable.

      Mais ils ont des arguments et il serait temps de comprendre qu’ils ont quelque chose à voir avec la société de tous.

      • supprimé à la demande du riverain24mars
        supprimé à la demande du riverain24mars répond à Léonard
        Sarkozyste de gauche
        • Posté à 16h35 le 18/03/2009
        • Internaute 71634
          Sarkozyste de gauche

        J’ai voulu slmnt exprimer le modeste point de vue d’un modeste citoyen-contribuable qui alimente la tire-lire, donc qui a un petit droit de regard, mais je reconnais bien volontiers que je suis ignare en la matière. Merci pour vos éclaircissements.

         
        • ta
          ta répond à supprimé à la demande du riverain24mars
          (informaticien)
          • Posté à 16h59 le 18/03/2009
          • Internaute 73314
            (informaticien)

          Mais tout le monde a bien sûr un droit de regard, et sur tout. Car si on alimente la « tire-lire » qui alimente les caisses de Total, Sony, Mittal and co ! !
          Il n’y a pas plus d’argent privé que public, dans tous les cas c’est bien l’argent de celui qui travaille : le salarié.
          Les universitaires ne veulent rien d’autre que maintenir (et pourquoi pas améliorer) un service public de qualité, gratuit, pour tous, partout. C’est ça que les réformes remettent en cause.

        • Cirdec
          Cirdec répond à supprimé à la demande du riverain24mars
          Cadre qui commence à comprendre (...)
          • Posté à 17h26 le 18/03/2009
          • Internaute 8798
            Cadre qui commence à comprendre (...)

          Si les éclaircissements te servaient à quelque chose, ca serait pas mal. Mais comme dès le prochain article sur les EC, tu nous refourgueras la même rengaine, tu aurais donc du dire :
          « Merci pour vos éclaircissements. J’en ai rien à foutre »

        • Banana ex de juanitoto
          Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain24mars
          Je déteste rue89, tous les (...)
          • Posté à 18h50 le 18/03/2009
          • Internaute 67910
            Je déteste rue89, tous les (...)

          comme sarko
          vive le pipeau :

        • Jack Sullivan
          • Posté à 08h54 le 19/03/2009
          • Internaute 42204
            en boule

          « J’ai voulu slmnt exprimer le modeste point de vue d’un modeste citoyen-contribuable qui alimente la tire-lire »

          Comme je comprends bien ce besoin viscéral de vérité et de justice !

          Et la question que je vous ai posée sur l’à-propos de la nomination de François Pérol à la tête de BP-Caisse d’Epargne, au fait, vous l’avez mangée en salade pour améliorer votre transit contrarié de bilieux sélectif ?

          Mauvaise foi et mauvais foie sont dans un bateau
          Au large de Monaco...

        4 autres commentaires
    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 18h57 le 18/03/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      le pipeau des grandes occasions :

      collection privée de tagada tsoin tsoin

  • Dave Feng
    • Posté à 12h12 le 18/03/2009
    • Internaute 27954

    Je suggère aux EC, dans leurs interventions publiques, d’arrêter de dire - « ne vous en faîtes pas, on rattrapera tout ».

    Lors du CPE, il y a eu un rattrapage partiel. Mais ce rattrapage a été décidé APRES le retrait du CPE.

    Dans le mouvement actuel, dire « ne vous en faîtes pas, on rattrapera », c’est se tirer une balle dans le pied et établir un rapport de force en faveur du gouvernement. Parler d’ores et déjà de rattrapage, c’est se priver d’un outil de pression.

    Puisque le gouvernement veut mater les universitaires, les universitaires, pour montrer l’injustice du pouvoir, n’ont qu’à pousser jusqu’au bout la logique du gouvernement. Cela signifie : le gouvernement veut casser les universités - eh bien, cassons l’université. Non, pas de rattrapage, et pas de délivrance de diplômes.

    Peut-être que la population s’intéressera enfin au problème de l’université quand cette possibilité de fermeture totale de l’université sera évoqué.

    Ps : je refuse de rattraper les cours pour lesquels je suis gréviste. S’il y a blocage, d’accord. Mais, pour le reste, nix !

    • Bardamu
      Bardamu répond à Dave Feng
      difficile
      • Posté à 13h25 le 18/03/2009
      • Internaute 25491
        difficile

      Casser une université qui est déjà en miettes, ça ne va pas beaucoup se voir.

  • marc44
    • Posté à 13h44 le 18/03/2009
    • Internaute 24488

    A l’université de Nantes, les bulletins de paie de février ont été distribués avec une note indiquant le montant qui sera retiré pour la grève du 29 janvier.

  • tony38
    tony38
    Chercheur
    • Posté à 15h09 le 18/03/2009
    • Expert 60396
      Chercheur

    A voir les commentaires de certains, on voit bien qu’ils ne connaissent absolument pas le metier d’enseignant-chercheur.
    Cette hostiliete de la part du gouvernement et d’une grosse partie de la population Francaise me font dire que j’ai bien fait de quitter ce pays de merde. Au fait, pour ceux qui pensent ques les enseignant-chercheurs en France n’en glandent pas une une fois que leur cours sont termines, qu’ils sachent que dans d’autres pays, comme ici au Canada, l’enseignant-chercheur a une charge de cours bien inferieure, un salaire x2.5, de bien meilleures conditions de travail, et plus de temps et de moyens pour faire leur recherche qu’en France.
    Je tire mon chapeau aux enseignant-chercheurs en France pour leur courage et servitude, malgre cette chasse aux sorcieres puantes.
    Mais, les autres, il faut vous reveiller ! Que produirez-vous de plus que les autres pays si vous ne soutenez pas la recherche : du vin et des fromages ?
    Pathetique !

    • Mrfreeze
      Mrfreeze répond à tony38
      clown
      • Posté à 17h15 le 18/03/2009
      • Internaute 60302
        clown

      Je suis tout a fait d´accord même constat ici en Allemagne ! Et il faut savoir que « les citoyens qui veulent un droit de regard » en parlant de leurs « impôts dilapidés inutilement » ferai mieux de se renseigner avant de débiter des stupidités pareils. Allez passer une journée dans un laboratoire de recherche Francais et dans un laboratoire étranger et vous comprendrez ! Les moyens, fiancements, quantité de personnelle ne sont pas les memes ! ! ! Alors comparons ce qui est comparable ! ! !
      Alors chers collegues Francais moi je vous tire mon chapeau battez vous et je vous soutiens a 100% ! !

  • pegaze
    pegaze
    ingé
    • Posté à 15h40 le 18/03/2009
    • Internaute 25303
      ingé

    le gouvernement atteint pleinement son objectif

    le démantèlement de la recherche publique française a été initié par chirac, qui est le véritable instigateur du jeu de massacre actuel, sarko n’a fait que reprendre le flambeau, en plus simple, brutal et avec moins d’intelligence

    pendant que la recherche publique manifeste, ce qui permet à sarko de pointer du doigt cette population en expliquant bien aux français qui bossent comme des fous que voilà à quoi ça ressemble des planqués, les fonds sont redistillés dans le privé

    problème : dans le privé cet argent ne sert pas à faire de la recherche mais plus à financer le développement des nouveaux produits sensés faire vibrer la fibre du consommateur et ainsi créer de la « croissance » en forçant les accros de la conso à s’endetter, et bien souvent il atterrit directement dans la poche des patrons sans même avoir permis de créer quoi que ce soit ^^

    ce holdup étatique et idéologique n’aidera pas les générations futures... et les nouvelles énergies ? nan faut relancer par l’automobile ma ptite dame, que même on vous endette sans que vous le sachiez pour que les lobbies de l’automobile continuent à se goinfrer, et après eux le déluge : o

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 16h34 le 18/03/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Pour ce qui est de la retenue des notes, le propos est à nuancer.

    Les copies sont effectivement notées, et elles sont enregistrées. Elles sont seulement bloquées, ce qui empêche le tenue des jurys qui peuvent valider les semestres pour chaque étudiant.

    Les notes ne sont d’ailleurs pas cachées aux étudiants. Les professeurs ont toute latitude pour les communiquer officieusement. Et au fond, c’est quand même ce qui importe, non ?

    Ces fameuses notes, il suffira de les débloquer pour que les jurys puissent se tenir.

  • marie 75
    • Posté à 16h43 le 18/03/2009
    • Internaute 3563

    Des réponses gouvernementales dérisoires, voire provocatrices.

    Alors que le gouvernement espérait un essoufflement de la contestation, cette semaine a vu un renforcement de la mobilisation des personnels et des étudiants de l’enseignement supérieur et de la recherche.

    Partout en France, les actions se sont multipliées qui ont démontré la vivacité et la créativité de ce mouvement. La manifestation nationale « de la maternelle à l’enseignement supérieur et à la recherche » du mercredi 11 mars a été un formidable succès, réunissant près de 60000 personnes à travers le pays.

    Jeudi 12 mars, une coordination nationale des laboratoires en lutte a été lancée par 500 délégués venus de la France entière. L’ensemble des délégués de laboratoires de
    recherche a mis l’accent sur la nécessaire solidarité des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche face à l’ensemble des contre-réformes gouvernementales (Lien).

    Enfin la réunion des directeurs de laboratoires qui s’est tenue samedi 14 mars a confirmé cette tendance en appelant notamment à un renforcement de la grève administrative et en menaçant d’une démission collective prochaine (Lien).

    D’ores et déjà, du fait du succès croissant des nombreux appels à la grève et au refus d’expertise, c’est désormais l’ensemble de la recherche et de l’université qui est menacé de paralysie. Cette situation, le ministère en porte l’entière responsabilité. Sa réponse apparaît pourtant dérisoire, voire provocatrice.

    Ainsi, la prétendue réécriture complète du décret modifiant le statut des enseignants chercheurs s’est soldée par un texte quasi-identique à celui soumis au conseil d’Etat le 30 janvier, au dire même du porte-parole de l’Elysée Claude Guéant (Lien). Les analyses détaillées de ce nouveau texte (Lien), montrent que le soi-disant accord obtenu par le ministère avec les syndicats minoritaires est une farce, que ces mêmes syndicats dénoncent aujourd’hui.

    L’échec de cette pseudo-négociation confirme notre analyse qu’aucune discussion sérieuse sur les conditions de travail des enseignants-chercheurs ne peut s’engager sans un préalable : celui de l’augmentation du recrutement statutaire au travers d’un plan pluriannuel de l’emploi, permettant une réduction globale du service d’enseignement. Or précisément, cette demande est refusée par le gouvernement qui lui oppose un vague engagement de non-diminution de l’emploi pour 2010 et 2011 à l’Université, entérinant ainsi les réductions d’emploi en 2009 et celles programmées dans les organismes.

    Que dire également de prétendu recul sur la réforme de la formation des maîtres, qui consiste à faire de l’année 2009 une « année transitoire » sans changer les principes directeurs de cette réforme si largement rejetés (Lien). Là encore, la réponse de l’exécutif relève de la provocation.

    Enfin, sur les organismes de recherche et leur démantèlement dont la réunion des délégués de laboratoires jeudi a montré la réalité, le silence de la ministre est assourdissant. Elle laisse une direction du CNRS totalement décrédibilisée répondre seule à la colère légitime des personnels (voire par exemple la journée des nouveaux entrants).

    Il faut le répéter : il n’y aura pas de sortie de crise sans une réponse globale à l’ensemble des revendications. C’est sans aucun doute un succès important du mouvement actuel que d’avoir su résister au piège de discussions séparées. Le refus du pouvoir politique de répondre à cette exigence d’une discussion globale sur le sens de ces différentes réformes devient chaque jour plus incompréhensible pour l’opinion publique. Nous devons tenir cette ligne, en resserrant les rangs, dans la grève, la grève administrative, les multiples actions qui font vivre ce mouvement.

    Nous devrons donc être nombreux Jeudi 19 Mars, dans le cortège enseignement supérieur recherche qui rejoindra la manifestation nationale intersyndicale. Le RV est à 13h30 à Beaubourg – munissez-vous d’un carton rouge qui sera brandi pour symboliser notre refus des politiques actuellement menées.

  • A déménagé le 16-01-2012
    • Posté à 17h01 le 18/03/2009
    • Internaute 30191
      non connue

    Ce qui m’amuse, ce sont les sanctions financières (retenues sur salaires,qui entre parenthèses existent déjà) ; si les salaires de tous ceux qui font grève sont tronqués, à la fin de l’année ,les revenus à déclarer sur la 2042 seront moins importants, donc le fisc engrangera moins d’impöts ?

    • ta
      ta répond à A déménagé le 16-01-2012
      (informaticien)
      • Posté à 17h16 le 18/03/2009
      • Internaute 73314
        (informaticien)

      Sauf que, pour ceux qui connaissent le salaire d’un enseignant-chercheur en France, un EC avec 3 enfants est déjà non-imposable. ; -)

      • A déménagé le 16-01-2012
        A déménagé le 16-01-2012 répond à ta
        non connue
        • Posté à 21h59 le 18/03/2009
        • Internaute 30191
          non connue

        Oui, je parlais des grévistes français en général, qui aditionnés,forment un chiffre conséquent.Vous avez raison ,en règle générale ce ne sont pas les gros salaires qui descendent dans la rue,sauf ceux qui sont solidaires de plus pauvres qu’eux (cela existe heureusement !)

  • comptesupprimé19.03.09
    • Posté à 19h16 le 18/03/2009
    • Internaute 70109
      Essayiste

    Hommage aux enseignants chercheurs...

    Jacques Benveniste, biologiste et chercheur régulièrement cité dans les classements des plus grandes... arnaques scientifiques de l’histoire, au titre de sa découverte controversée de la
    « mémoire de l’eau ».

    Bonne nouvelle...
    Découverte par la recherche publique ...

    Dans le cadre du réchauffement climatique des enseignants chercheurs se sont penchés sur l’incidence des flatulences des bovins sur la couche d’ozone.

    Celle-ci serait loin d’être négligeable !

    Ce qui a conduit un autre groupe d’enseignants chercheurs à analyser la même relation avec la pratique de cinq prières par jour effectuées par un groupe d’individus et ce, dans une position entraînant une forte compression de l’abdomen.

    Les conclusions vont être publiées mais il est probable qu’il faudra envisager la mise en place de pots...catalytiques !

    Le problème risque d’être alors le bruit !

    Bref, remercions la Recherche publique ...
    affaire à suivre...
    sur ce...
    MDR

  • marie 75
    • Posté à 18h51 le 18/03/2009
    • Internaute 3563

    avec l’hosto, aussi, SarKO L’UMP joue avec le feu !

    LA REVOLTE TARDIVE DES COCUS DE LA REFORME !
    mercredi 18 mars 2009 (18h49)
    LA REVOLTE TARDIVE DES COCUS DE LA REFORME !

    Article paru le : Mardi 17 Mars 2009 Lien

    Les présidents de commission médicale d´établissement menacent de démissionner collectivement

    Catherine Holué

    « Nous avons été trahis ». Réunis en conférence à Paris ce mardi, les présidents des commissions médicales d´établissement (CME) de CHU ont pris acte du recul de leurs prérogatives inscrit dans le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (Hpst), tel qu´il a été adopté en première lecture par l´Assemblée nationale le 11 mars. Certes, ils avaient entendu, dès l´automne 2007, le discours de Bordeaux dans lequel Nicolas Sarkozy avait indiqué vouloir « un seul patron à l´hôpital ». Mais le rapport Larcher, au printemps 2008, de multiples rendez-vous au ministère et la préparation d´une série d´amendements au projet de loi Hpst leur avaient laissé espérer une issue favorable. Jusqu´à la nuit du 10 au 11 février, durant laquelle la poignée de députés présents a rejeté leur ultime amendement, qui rendait « l´accord » du président de CME et Du Doyen nécessaire pour l´organisation de l´établissement en pôles… Aujourd´hui, ils ne cachent plus leur amertume : « Avec la légitimité que nous confèrent l´élection et notre représentativité de tous les personnels médicaux, nous assurons le lien entre le management et les missions de soins, de recherche et d´enseignement. Nous avons contribué à la mise en œuvre du plan Hôpital 2007, de la T2A, de la nouvelle gouvernance. Nous nous sommes formés à la gestion, nous passons depuis quelques mois 60 à 70% de notre temps à aider les directeurs en matière d´organisation, et les déficits des CHU ont été réduits en 2008. Nous ne comprenons pas qu´on rejette aujourd´hui nos compétences, qu´on ne puisse pas avoir l´initiative des nominations des chefs de pôles ni la responsabilité d´élaborer le projet médical », plaide le Pr Alain Destée, président de la conférence des présidents de CME de CHU.

    Avec l´apparition de « conseillers médicaux » des directeurs généraux dans deux CHU « au moins », cette perte d´influence des CME est déjà perceptible sur le terrain, affirme le Pr Destée. Une fois la loi mise en œuvre, les établissements seront confrontés à la « perte de la médicalisation de la prise de décision » : « Les directeurs se couperont de la communauté médicale, auront une lettre de mission avec des objectifs purement économiques et seront sur un siège éjectable, avec tous les risques pour l´éthique médicale que cela comporte, et la gouvernance sera finalement inefficace », prédit le Pr Pierre Coriat, président de la CME de l´Assistance publique-Hôpitaux de Paris. « Les préoccupations de directeurs ont déjà évolué, renchérit le Pr Destée. Il y a deux ans, leur souci était de raccourcir le délai d´achat d´un scanner, aujourd´hui c´est de virer les médecins qui ne rapportent pas assez de T2A ».

    Dans l´attente du passage du texte au Sénat, aux alentours du 10 mai, les présidents de CME disent conserver quelques espérances dans les conclusions de la commission Marescaux sur l´avenir des CHU, qui « pourrait proposer une gouvernance interne différente pour les CHU, notamment leur direction par un hospitalo-universitaire ». Mais n´ont aucune garantie quant aux suites qui seront données à ce rapport « prêt dans quelques semaines ». Ils se disent par ailleurs « prêts à aller plus loin » pour témoigner de leur refus de la loi Bachelot, en « n´excluant pas la démission collective de toutes les CME si la loi est votée telle quelle ». « Nous ne sommes pas un syndicat, ni un lobby, ni un groupe de mandarins. Nous représentons une profession et défendons une identité hospitalo-universitaire, c´est cela l´enjeu », insiste le Pr Destée. A ceux qui douteraient de la capacité d´action de ces éminents professeurs, le Pr Coriat laisse échapper que « la communauté médicale va se manifester, au niveau des services et des pôles, on ne la maîtrisera pas ». Relais est alors passé aux syndicats : François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière (CMH) qui assiste à la conférence « en simple spectateur », promet « des propositions communes et l´annonce d´actions dans les jours qui viennent ».

    • A déménagé le 16-01-2012
      A déménagé le 16-01-2012 répond à marie 75
      non connue
      • Posté à 22h04 le 18/03/2009
      • Internaute 30191
        non connue

      « leur souci était de raccourcir le délai d´achat d´un scanner, aujourd´hui c´est de virer les médecins qui ne rapportent pas assez de T2A . » bcp de médecins - de base- sont écoeurés de cette évolution,et j’en connais qui s’apprêtent à tout quitter ,ce n’est plus la médecine qu’ils ont choisie et aimée.

  • FolleDeRage
    FolleDeRage
    Noé reviens avec ton arche, on (...)
    • Posté à 12h43 le 19/03/2009
    • Internaute 72865
      Noé reviens avec ton arche, on (...)

    Sarko ou la vengeance d’un cancre, ya pas eu livre sorti recemment avec ce titre ?

    un peuple cultivé et qui sait raisonner ça ne se laisse pas manipuler !

    c’est pas ça k’il rêve iznogoud, il voudrait des plus cons que lui, des gens qu’on plombe dès la maternelle et c’est l’aliénation assurée !

    les universitaires lui font tellement miroiter la grandeur de sa connerie, qu’il en a de l’eczema le pôvre ! ! !

    on a un grand malade (PNM) comme président, des conspirateurs comme ministres et traitres comme élus : soit on les sort, soit ils nous provoqent une guerre.