18/03/2009 à 00h14

Pourquoi l'Europe a besoin d'une gauche forte

Bertrand Delanoë | Maire PS de Paris

La crise économique est au cœur de l’Europe. Brutalement, c’est tout un système qui a implosé, ce capitalisme financier livré à lui-même et fondé sur la recherche massive et immédiate du profit. Pour des millions d’Européens, confrontés au chômage et à la précarité, l’impact social est terrible. Dans ce contexte si tourmenté, disons-le nettement : l’Europe n’a pas été à la hauteur. Ni sur le plan social et économique, ni dans l’affirmation de ses propres valeurs.

Au cours des cinq années précédentes, c’est un fait, aucun acte significatif n’a été posé, qui aurait armé l’Europe face à la récession actuelle. Historiquement, pourtant, sous l’impulsion de Jacques Delors, s’étaient concrétisées des synergies aussi considérables que la solidarité entre régions européennes, les programmes Erasmus ou la mise en place des comités d’entreprises européens. Mais là, rien, panne absolue du modèle social européen !

Résultat : nul plan de relance concerté, nul dispositif pour soutenir, par exemple, le secteur automobile européen et le réorienter vers la voiture de demain. Et les pays de l’Est ? Certains, au bord de la faillite, se tournent aujourd’hui vers le FMI, car l’Union européenne n’a jamais porté cette volonté politique de tisser avec eux les liens stratégiques pourtant indispensables. Toujours en manque d’un ministre des Affaires étrangères, l’Europe peine d’ailleurs à faire entendre sa voix sur la scène mondiale.

Faire face à la résurgence des réflexes nationalistes

Dans ces conditions, comment prétendre peser sur les futures réformes à l’échelle planétaire ? De cette crise profonde peuvent d’ailleurs jaillir les dérives et les conflits les plus redoutables. Gramsci a décrit les dangers de toute transition historique : « Le vieux monde se meurt, le monde nouveau tarde à paraître et dans ce clair-obscur, les monstres surgissent. »

Oui, l’époque est menaçante. Face à la tentation du repli, à la résurgence des réflexes nationalistes, il faut donc que l’Europe retrouve les voies d’une ambition collective qui a nourri sa dynamique. Le monde a besoin d’une Europe influente, inventive et audacieuse, donc d’une Europe unie.

Dans cette perspective, à qui faire confiance ? A la droite européenne ? Celle-ci dirige la plupart des Etats membres, préside la Commission européenne et détient la majorité au Parlement. Pourtant, tout au long de cette législature, elle s’est contentée de défendre une conception étriquée de l’Europe : une zone de libre échange, un point c’est tout.

Dès lors, au moment où le capitalisme spéculatif vole en éclats, nul ne doit s’étonner de voir notre continent manquer à la fois de cohérence et d’arguments, d’autant que par dogmatisme, les conservateurs européens n’ont pas poussé l’audace jusqu’à faire bouger le carcan d’un budget limité à 1% du PIB de l’Union.

Tels sont les faits, et la sémantique n’y peut rien : ceux qui, aujourd’hui, prétendent « refonder le capitalisme » se sont toujours inscrits dans la logique mécanique d’un système qui a failli. Y compris sur le plan philosophique. Car les mêmes qui évoquent en France une hypothétique « politique de civilisation » cautionnent les tests ADN pour les étrangers. Et au Parlement européen, ils soutiennent une directive autorisant le maintien des immigrés pendant dix-huit mois, dans les centres de rétention. Ce n’est pas cela l’Europe.

Le sentiment pesant d’une grosse machine bureaucratique

L’Europe procède des Lumières, elle est de toutes les couleurs et de toutes les religions. Elle ne se réduit à aucun culte, à aucune langue. Elle est, par nature, universalisme. Quand le désespoir des ouvriers anglais de Lindsey les rassemble autour d’un mot d’ordre aux relents xénophobes (« des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques »), c’est bien l’identité même de l’Europe qui est abîmée.

L’enjeu du 7 juin, date du prochain scrutin européen, est donc immense. Renouer avec les fils si féconds d’une construction singulière. Le vœu des Pères fondateurs s’est réalisé et notre continent a connu un demi-siècle de paix. L’Union européenne est un espace démocratique qui n’a pas d’équivalent dans le monde.

Pourtant, on le voit, l’aventure s’est grippée. Plus d’horizon, plus de souffle. Juste le sentiment pesant d’une grosse machine bureaucratique, produisant des textes modérément utiles, voire franchement contre-productifs. Dessein enthousiasmant à l’origine, l’Europe serait-elle condamnée à devenir le symbole d’une technocratie froide et déconnectée du peuple ?

C’est la gauche qui, depuis l’origine, affirme les principes de régulation et de contrat social, défend les services publics et souligne la modernité du rôle de l’Etat. La réalité donne aujourd’hui crédit aux valeurs fondatrices de la social-démocratie. Mais la suite est plus exigeante. Les progressistes européens abordent cette campagne autour d’un projet commun, le « Manifesto ». Belle avancée, même si elle appelle d’autres étapes. Car leur unité doit être à la mesure des attentes de nos concitoyens.

Construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation

Oui, nous devons donner à l’Europe des outils qui demeurent inopérants à l’échelle de chaque Etat, à commencer par une gouvernance économique centrée en particulier sur l’emploi. Il faudra aussi muscler la législation européenne sur les droits et la représentation des salariés, notamment face aux effets du dumping social. Un grand emprunt de 100 milliards d’euros permettrait de financer les investissements stratégiques, dans les secteurs de la protection sociale, des transports, du bâtiment et de l’énergie.

L’Europe peut être également une force d’impulsion pour l’éducation, la formation des salariés, ainsi que la recherche et développement : plus que jamais, il faut soutenir le savoir faire et la capacité d’innovation de nos entreprises. En cohérence avec cet impératif, la gauche européenne doit affirmer sa volonté de construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation.

La croissance de demain ne sera pas fondée sur la consommation aveugle d’énergies en voie d’épuisement ni sur la spéculation, mais sur la production réelle de richesses durables, à forte valeur ajoutée et partagées. Quand, en 2004, au Parlement européen, la droite (dont des élus UDF qui siègent aujourd’hui au MoDem) refuse de confier à la Banque centrale l’objectif stratégique d’une croissance durable, c’est bien l’illustration d’une lecture erronée du temps présent.

Le 7 juin, il faudra donc choisir. Entre les deux seules familles politiques porteuses, au niveau de chaque pays membre, d’un projet à vocation majoritaire pour l’Europe. D’un côté, les conservateurs, de l’autre les sociaux-démocrates, qui représentent l’unique force d’alternance de ce scrutin, à distinguer d’autres partis, impuissants politiquement hors d’un processus de coalition à l’échelle de toute l’Europe.

Trente ans après les premières élections européennes au suffrage universel, ce futur scrutin revêt une dimension fondatrice. Seule une dynamique progressiste pourra doter l’Assemblée européenne d’un mandat de gauche, ancré dans son époque. Ce message, qui est aussi une promesse ambitieuse, nous devons le porter avec force, le dédiant à l’avenir de 482 millions d’Européens.

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  • SuperAlAmAs-
    • Posté à 13h43 le 18/03/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    Le troque ?
    Des échanges équitables et à taille humaine ?
    Le respect de beaucoup de lois déjà en vigueur qui permettrait un réel libre échange, hors, celui ci n’existe pas, ce n’est qu’un mot ?
    Une production équilibrée pour éviter les gaspillages, des tonnes de nouritures jettées et détruites toutes les semaines alors que des gens ont faim ?
    En terme de système et de fonctionnement... Cela ne sortira pas de la tête d’un seul esprit, d’une seule âme, par magie, mais bien d’un vrai débat citoyen, humain et démocratique, non ?
    Le capitalisme libéral a échoué, il se meurt, il est sous perfusion, dire qu’il n’y a pas d’autres modèles possibles est de l’ordre du dénis...
    Des centaines, des milliers de systèmes ont existés à travers les siècles, je ne vois pas pourquoi le capitalisme libéral sauvage vers une globalisation inéquitable et guerrière du marché serait la dernière solution et la bonne pioche ?
    Le capitalisme est né à l’assassinat de patrice Lumuba et est mort le 11 septembre 2001...

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 14h07 le 18/03/2009
      • Internaute 71957
        nc

      C’est un peu plus ancien que ça le capitalisme ; ça remonte à l’Antiquité, voire avant...

      Et son avis de décès n’est pas prononcé, il est en pleine adolescence, avec quelques turbulences en effet. Mais il ira loin.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 14h36 le 18/03/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Hé hé , nous verrons bien , hulk .

        (Je ne sais pas pourquoi je ricanne , parce que j’ai peur que ce ne soit pas rigolo du tout . C’est nerveux . ).

      • bricedewemmel
        • Posté à 14h50 le 18/03/2009
        • Internaute 73260
          chomeur

        Tu fais des pronostiques sur le future, c’est comme jouer en bourse. (également voir le poste sur Lenin, je ne suis pas Léniniste, il y a des bonnes idées partout)

      • SuperAlAmAs-
        • Posté à 16h08 le 18/03/2009
        • Internaute 65608
          Don Quichotte

        le mot, l’esprit, l’idée du capitalisme est surement ancien, je vous crois, mais le capitalisme sauvage et libéral tel que nous le subissons est né à ce moment de l’histoire, plus ou moins, je ne suis pas le seul de cet avis, j’étais d’ailleurs surpris d’apprendre il y a peu, que mon petit avis, est validé par des experts de la mondialisation qui disent exactement la même chose, cela dit, ca ne change pas grand chose, le capitalisme n’arrivera pas à gèrer sans violence les inégalités, le capitalisme n’arrivera jamais à faire la paix et s’accorder avec la recherche de la démocratie...
        Ce qui se voit, se voit !

      • bricedewemmel
        • Posté à 19h29 le 18/03/2009
        • Internaute 73260
          chomeur

        l’antiquité était un système esclavagiste, tout comme l’impérialisme et le mouvement des lumière, seul la forme de la justification de l’esclavagisme ( l’exploitation d’un homme par un autre) a changé t’as richesse se comptait en nombres d’esclaves, les esclaves n’étaient pas considérés comme des être humain, le terme exacte est citoyen, dans ce cadre antique tout les citoyens pouvaient participé sur la place publique ( le Forum, tiens donc) à la politique ( gestion de la citée ) donc pas les esclaves. Dans ce cadre antique la monnaie sous forme de pièce n’était pas le seul moyen d’échange (contrairement a maintenant)

        Actuellement la forme de justification de l’esclavage est le contrat de travail. La différence est que le patron qui t’exploite est lui-même exploité par le capital via les actionnaires qui possèdent les moyens de productions (attentions parfois patron et actionnaire sont une et même personne) donc quand tu achète une action dans une banque tu exploite quelqu’un.

        • Les Chats
          Les Chats répond à bricedewemmel
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 18h11 le 20/03/2009
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          « ....... donc quand tu achètes une action dans une banque tu exploites quelqu’un. »

          Tout à fait bricedewemmel ! !
          J’aimerais bien entendre cela plus souvent.

  • 98euro
    98euro répond à Un compte supprime
    technicien
    • Posté à 16h57 le 20/03/2009
    • Internaute 62796
      technicien

    c’est sûr que si on enlève tout ce qui fâche, on finit par être d’accord.

    Moi qui prône une voie opposée à l’affrontement, je devrais adhérer ...

    Le problème c’est que vous enlevez l’essentiel dans l’établissement d’une société humaine. Les rapports entre le gens. D’un trait de plume vous supprimez les libertés pour savoir si le reste tient debout ?

    Donnez moi le nom de votre parti SVP que je puisse voter contre.

    Au fait, ça m’étonnerait beaucoup que les français sachent ce qu’est un CEO. C’est tout simplement un directeur général. Un DG. Souvent d’ailleurs également président. Ce qui en fait un PDG.

    En France l’élitisme est souvent très pro anglo-saxon et oublie un peu notre belle langue. Aujourd’hui biensûr... Sous domination anglo-saxonne...

    • papy38
      papy38
      retraité
      • Posté à 08h03 le 18/03/2009
      • Internaute 69081
        retraité

      Est-ce grave docteur ?
      Ne vas-tu pas au-delà de tes forces ?
      C’est un truc à ne pas débander... et ça peut provoquer des maladies du cervelet, l’écervelé(e).
      Surtout que tu risques au détour de tes idées de te faire défoncer le fion... Virtuellement, je l’avoue, j’ai souvent eu l’impression de me le faire mettre, politiquement, socialement, j’entends.
      Comme toi, moi aussi, je suis malade, mais je me soigne.

  • léo solo
    • Posté à 09h27 le 18/03/2009
    • Internaute 2483

    des tranches de concombre comme argumentaire , c’est un peu court

    sauf les renvois qui nous éloignent de ce que dit votre bouche.

  • 98euro
    • Posté à 13h30 le 20/03/2009
    • Internaute 62796
      technicien

    Le libéralisme au service de la communauté ou la communauté au service des libéraux ?

    Il me semble que selon la théorie de ses fondateurs, son principe se laisse accepter.

    La concurrence c’est mieux que le monopole. Mais pour assurer l’existence de la concurrence il faut s’opposer au monopole.

    Or la concurrence stimule la volonté de monopole.

    Elle a été opposée au monopole public pour...aboutir au monopole privé. On a supprime un petit défaut pour en créer un plus gros.

    Dans l’idée des fondateurs, la liberté du système libéral est extrêmement encadrée pour ne pas en arriver là.

    Si nous y sommes arrivés quand-même nous pourrions nous arrêter cinq minutes et réfléchir.

    On peut inventer un nouveau système. En trouver un parfait et le mettre en application.

    Est-ce que notre éducation sera toujours basée sur la raison du plus fort ?

    Si oui, l’application de ce système donnera des résultats aussi mauvais que le précédent.

  • Natha
    Natha
    comédien
    • Posté à 02h29 le 18/03/2009
    • Internaute 9517
      comédien

    L’Europe est en panne d’idée parce que l’idée directrice de son existence ; un bloc démocratique face aux Soviets ; n’a plus de raison d’être. Le pire c’est que peu s’en rendent compte.

    L’Europe voulait affirmer « on est pas comme eux » et désormais, à defaut de ça, elle est bien en peine de savoir même ce qu’elle est. Nous sommes devenus le plus puissant syndicat patronal au monde. Effectivement, je doute que le monde de demain ai grand besoin de ça.
    En attendant on vote des normes pour changer les ascenseurs, les installations électriques, les automobiles...la consommation régulée, ou imposée, par la loi, ça doit être le paroxysme du capitalisme cynique.

    Quant à la gauche européenne, ne fût-elle pas au pouvoir un peu partout lorsque Jospin ratissait le traité de Nice, qui, nous dit-on, est dix fois pire que le TCE ?

    La notion de gauche européenne est quand même vague, à côté de Blair, Brown ou Schröder, Martine Aubry doit apparaître comme un petit Komsomol. Ce qui n’est pas très rassurant, attendu que ça se passe dans un pays ou deux béotiens sur trois ne voient guère la différence entre gauche et droite, à l’échelle européenne, ça promet.

    L’Europe a surtout besoin d’un mouvement social fort, en période de crise, ça paraîtrait pas aberrant d’harmoniser un jour de grève continental...
    Mais non, là encore on préfère se compter chacun dans nos pays, crier contre la pêche au thon des uns et la PAC des autres (quand on sait que c’est Queen Elisabeth II and Albert from Monaco qui touchent le plus de subs de la PAC, c’est à se tordre. Le bobsleigueur bronzé je ne sais, mais la Reine, Dieu l’a sauvée)

    Bref, cher Bertrand, je pense que sans mouvement social fort, la gauche européenne sera de droite avant d’être forte.
    Cela dit, espérer et attendre sont un seul et même verbe chez nos frères espagnols.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 04h28 le 18/03/2009
      • Internaute 71957
        nc

      « L’Europe est en panne d’idée parce que l’idée directrice de son existence ; un bloc démocratique face aux Soviets ; n’a plus de raison d’être. »

      Désolé, l’Europe ne s’est jamais définie contre, ou par rapport, à son extérieur. Elle s’est toujours définie par rapport à elle-même.

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 09h54 le 18/03/2009
        • Internaute 38801

        Pas le moral... HULK, les 6 pays fondateurs de la Communauté européenne...

        qui sont aujourd’hui au bord de la ruine, endettés pour de nombreuses générations et dévastés par les eurocrates et leurs « gouvernants-relais » nationaux, en France les socialogaullistes.

        L’Allemagne, la Belgique, la France, la Hollande, l’Italie et le Luxembourg avaient conclu le Traité de Rome pour construire entre eux une paix durable dans la prospérité commune.

        Que reste-t-il de cette illusion ?

        Un champ de ruines : 6 pays dévastés !

        ➢ L’agriculture qui était leur richesse naturelle a été dévoyée vers une exploitation productiviste qui a ruiné les sols, défiguré les paysages, pollué la terre et l’eau et tué les familles paysannes.
        ➢ L’industrie fruit de leur richesse intellectuelle et de la créativité de leurs ingénieurs a été démolie, sciemment et délibérément, par la généralisation de la sous-traitance et par suite des délocalisations, conséquences de la création et de la généralisation de la TVA.
        ➢ Les services eux-mêmes sont soumis à cette politique européenne mondialiste calamiteuse et sont brisés pour être délocalisés.
        ➢ Leurs cultures mêmes, autrefois riches et rayonnantes, ont été laminées, broyées par l’invasion anglo-saxonne.
        ➢ Les 6 gouvernements de ces 6 pays survivent grâce à un endettement toujours plus abyssal pour toujours moins d’efficacité…
        ➢ Les 6 peuples sont totalement avachis, transformés en assistés de la puissance publique… totalitaire.

        Où sont les avantages d’une telle Communauté européenne ?

        • Le marché commun, protégé et prospère ?
        • La préférence communautaire ?

        Évaporés !

        o Un marché ouvert à tous vents.
        o Des frontières abaissées.
        o Une agriculture au bord de l’effondrement.
        o Une industrie exsangue, à genoux.
        o Des services en voie de rétrécissement.
        o Une économie communautaire déboussolée et affaissée.

        Mais aussi, et pour longtemps :
        o des paysages ravagés,
        o l’air, l’eau et la terre pollués,
        o la mer aussi à l’agonie.

        Et les peuples : allemand, belge, français, hollandais, italien et même luxembourgeois ?

        o Avachis.
        o Ruinés par l’euro.
        o Écrasés par les impôts.
        o Envahis par la misère du monde.

        Non ! cette Union européenne ne leur a pas apporté ce que les politiciens, de la pseudo-gauche et de la fausse-droite unanimes, leur avaient promis.
        Cette Union européenne les mènent « droit dans le mûr », à la misère.
        Cette Union européenne nivelle au plus bas, détruit les pays, démolit les peuples.

        • Les Français et les Hollandais, fondateurs épuisés, et les Irlandais, certes plus récemment venus mais déjà lassés, ont pourtant rejeté cette Union funeste, construite contre les peuples, sur le « modèle soviétique ».

        ➢ Mais les eurocrates, les « centres d’influence » du « fric apatride et mondialiste » qui les corrompent et leurs relais nationaux se moquent bien de ce refus des peuples.
        ➢ Ils continuent leur œuvre perverse de démolition jusqu’à l’épuisement, l’effondrement, l’implosion… sur ce même « modèle soviétique ».

        Les germes de révolte populaire sont bien là !
        Que donnera l’explosion quand elle se produira ? Les larmes et probablement le sang…

        • Que chacun se ressaisisse vite, avant le drame !
        • Que chacun des 6 peuples balaie d’urgence devant sa porte, fasse le ménage chez lui.
        • Que les Françaises et Français chassent les socialo-gaullistes du pouvoir.
        • Et une autre Europe pourra naître : une Europe des peuples relevés, revigorés, une Europe des patries unies, dynamiques et prospères !

        Lueur d’espoir… depuis les NON de mai et juin 2005 et Juin 2008 !

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 04h16 le 18/03/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    Même si je suis loin d’être un fan du PS , merci à Bertrand de venir s’exprimer dans la rue .

    L’Europe sera sociale ou ne sera pas et il ne faut pas compter sur la droite conservatrice pour la faire avancer .
    C’est avec ces clés qui faudra voter le 7 juin .
    Je voterai certainement socialiste ce jour là ou PG même si mon envie est de ne pas voter , mais ne pas voter serait un beau cadeau fait à la droite et je n’ai pas envie de leur en faire en ce moment !

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 04h25 le 18/03/2009
      • Internaute 71957
        nc

      « mais ne pas voter serait un beau cadeau fait à la droite »

      Je vous le confirme : moi, j’irai voter, comme toujours, et ce sera pour la liste UMP de mon coin. C’est de loin la meilleure solution pour faire progresser l’Europe dans le bon sens, celui de la défense des intérêts économiques et civilisationnels des européens.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 07h52 le 18/03/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Je mets quiconque au défi de trouver quelque chose de social (loi ou dispositions quelconque) qui aurait été le fruit de la droite...

      RIEN...
      Et si on n’y prend garde, même les congés annuels sont menacés !

      • nono le simplet
        nono le simplet répond à Yvon le Zébulon
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)
        • Posté à 08h04 le 18/03/2009
        • Internaute 9767
          nihil scio nisi scio quod nihil (...)

        ah bé si , les chomeurs sont en congés à durée indéterminée et non rémunérés , c’est pas du social ça ?

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 17h33 le 18/03/2009
        • Internaute 71957
          nc

        La pilule, l’avortement, les heures sup, le sauvetage des retraites, le RSA, le droit de vote à 18 ans, etc, etc...

         
        • 98euro
          • Posté à 16h04 le 20/03/2009
          • Internaute 62796
            technicien

          c’est pas faux, mr hulk.

          Mais pourquoi ? parce que dans ce système ou une poignée d’acteurs joue cette farce démocatique devant un parterre médusé de spectateurs (les électeurs) il faut bien feindre l’affrontement.

          L’affrontement réel amène à un statu quo dans lequel on ne peut plus rien décider.

          La seule solution : que la droite fasse passer les lois progressistes et la gauche les lois réactionnaires.

          Comme la gauche ose moins jouer ce jeux, elle est moins souvent au pouvoir.

          Autre exemple : Beyrou et Royal évoquaient une diminution du pouvoir présidentiel, un développement des contre-pouvoir ou des contrôles du pouvoir.

          Et bien c’est Sarko qui s’y est attelé ! à sa façon bien sûr. Après lui, le président n’aura plus jamais le prestige qu’il avait avant.

          Moins de prestige doit conduire logiquement à moins de pouvoir.

          On dira : « Président ? Sarko l’a été alors... »

        1 autres commentaires
  • tipoux
    tipoux
    écocitoyen
    • Posté à 04h45 le 18/03/2009
    • Internaute 56930
      écocitoyen

    Mr delanoé doute de rien ,capitalisme spéculatif ? comité d’entreprise européen ? europe progressiste ?
    et lui il se trouve ou ? votant un traité appelant à résister contre le capitalisme sauvage, on en rit plus dans les foyers de licenciés.

    le peuple n’a pas le droit de débattre et de voter pour ou contre un traité européén (pas mure ? pas assez intelligent ?)
    Non il l’a trés bien compris .
    les socialistes majoritairement ont poussé au vote OUI et aprés avec sarkosy au vérouillage démocratique de l’europe merci .
    merci aussi à Mr Jospin et CIE.

    les socialistes actuels ce ne sont pas des lumières
    et en c’est temps de climat social tendu
    que l’élite socialiste se méfie ,la base des électeurs de Gauche filent doucement ,mais surement ailleurs , car trompé par elle.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 04h51 le 18/03/2009
      • Internaute 71957
        nc

      En effet, le référendum, c’est un déni de démocratie.

      C’est long à expliquer, ça mériterait un fil dédié. Mais c’est vrai...

      • léo solo
        • Posté à 16h37 le 18/03/2009
        • Internaute 2483

        « C’est long à expliquer, ça mériterait un fil dédié. »

        Problème est qu’une seule de vos phrases est déjà un sac de noeuds.

         2 autres commentaires
      • 98euro
        • Posté à 16h24 le 20/03/2009
        • Internaute 62796
          technicien

        ça vous dérange pas si je tente un truc ?

        Dans notre système représentatif le peuple des électeurs est sensé être éclairé.

        Car la démocratie repose sur l’idée qu’il y a plus de sagesse dans le plus grand nombre que dans une poignée d’individus.

        La démocratie représentative est une application pragmatique. A condition qu’elle soit un moyen et pas un but. Pour être un simple moyen, il faut qu’il y ait la participation des électeurs à la réflexion afin qu’ils deviennent éclairés.

        Notre système a dérivé car il s’est passé de la participation. Ainsi plus de deux cents ans plus tard, la conscience politique des individus n’a pas dutout progressé.

        Le vote représentatif signifie aujourd’hui l’incapacité de l’électeur à réfléchir. Nous élisons des spécialistes pour s’occuper d’une chose à laquelle nous ne comprenons rien : la vie en société.
        Nous sommes en fait devenus de simples clients.

        Le référendum, c’est se passer de ces spécialistes comme si nous en étions capables. Comme si ces deux siècles d’infantilisation n’avaient pas existé.

        Notre démocratie est infantilisante. Vouloir le référendum c’est nier la nature de notre démocratie. C’est un dénie.

        Qu’est-ce qu’il pense Mr Hulk ?

  • peut-être
    • Posté à 06h26 le 18/03/2009
    • Internaute 26676

    De l’UMP au PS, de l’UDF aux Verts, tous ensemble, tous ensemble contre le dumping social ! Llibre concurrence, les « oui-ouistes » se mobilisent fiévreusement pour réparer la boulette Bolkestein. La directive de l’ex-commissaire européen au marché intérieur prévoyait d’« harmoniser » au ras du sol les pratiques des industriels du service en prônant le principe dit du « pays d’origine » : un patron tchèque ou chypriote pourrait croître et prospérer dans le pays de son choix selon les normes sociales en vigueur dans son pays d’origine. Adoptée à l’unanimité des États membres, cette prime au massacre salarial n’avait qu’un seul défaut : elle tombait pile au moment où il s’agissait de convaincre l’opinion que « l’Europe sociale » (rires) sortirait gonflée à bloc du traité constitutionnel de Giscard. Devant la désastreuse contre-publicité de la directive Bolkestein, on se hâta de remiser la copie en jurant que tout ça, pouf-pouf, n’était qu’un malheureux malentendu.

    2009 le maire de paris et le sens du vent
    bonne journée

  • CALIGULA
    CALIGULA
    travailleur non gréviste
    • Posté à 06h33 le 18/03/2009
    • Internaute 65879
      travailleur non gréviste

    A la lecture de ce texte , on voit que Delanoé a une vision européenne. Mais gogolène et les milliards de Bergé le détruisent ; dommage !

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 06h41 le 18/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    L’Europe a juste simplement besoin de peuples comme celui de Grèce :

    « où est l’amour ?
    Où est la vérité ?
    Nulle part ! »

    Ramenons-les en plein Jour (de grève ?)...
    Lien

  • bricedewemmel
    bricedewemmel
    chomeur
    • Posté à 07h10 le 18/03/2009
    • Internaute 73260
      chomeur

    Oui il y a des alternatives à notre système économique libéral sans pour autant tomber dans le communisme ou le social democratique.

    voyez le lien qui suit, il propose une 15 aines de système différents. A lire et a méditer :
    Lien

  • 98euro
    98euro
    technicien
    • Posté à 07h23 le 18/03/2009
    • Internaute 62796
      technicien

    L’europe comme le monde entier a besoin d’une majorité silencieuse qui ne soit plus silencieuse.

    Ainsi le problème de la gauche se règlera de lui-même.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 07h52 le 18/03/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    REMEMBER VERSAILLES

    Allons, allons, M. Delanoé, rappelez-vous, Versailles le 4 février 2008, la lâche et minable trahison de votre Parti socialiste sur le référendum rejeté, à votre grand dam, par une majorité de la population française.

    C’est fini cela, M. Delanoé. Votre « famille porteuse » sociale-démocrate et sa bande de has-been hypocrites, vos grands mots lénifiants, votre Europe vendue aux lobbies, dont la seule préoccupation est de forcer l’acceptation des OGM et de dénaturer les labels bio, vous pouvez vous les garder !

    Nous, nous allons essayer de nous émanciper. Sans vous. Et même, s’il le faut, contre vous.

  • papy38
    papy38
    retraité
    • Posté à 07h52 le 18/03/2009
    • Internaute 69081
      retraité

    Le parti socialiste incarné par Mr DELANOE est un parti social démocrate, et l’on pourrait lui attribuer le sobriquet de « gauche molle », coupé de ses racines historiques : le peuple. Et le PS est devenu une assez bonne machine électorale, malgré les tensions qui le traversent. Un parti dominé par ses élus et leurs ambitions.

    Je ne méprise pas les femmes et les hommes qui le composent. Certain(e)s sont des politiques sincères. Je peux en parler puisque je l’ai quitté en novembre, pour vivre une autre aventure.
    Mauvais sujet, j’avais voté non au traité constitutionnel européen, estimant qu’il fallait mettre en avant une « Europe sociale » (ce que M. Delanoé n’avait pas compris à l’époque).

    Oui, il faut une gauche forte, mais pas forcément celle que le maire de Paris imagine, dominée par le Parti Socialiste, mais allant puiser sa force dans la sève de ce peuple jusqu’à présent soumis à l’injustice et aux licenciements et désireux de changer la donne. Pourquoi pas « Un Front de gauche » ? Moteur d’un renouvellement des idées et porteur de projets novateurs ? (modestement j’utilise le point d’interrogation).

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à papy38
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 08h20 le 18/03/2009
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      comme disait l’autre qui n’était pas socialiste mais ça pourrait coller à quelques uns de ses leaders :
      je suis prêt à mourir pour le peuple mais je ne suis pas prêt à vivre avec .
      ( le mot ’’ mourir ’’ devient bien-sûr une image poétique )

  • Simonette
    Simonette
    Enseignant dans l'Hérault
    • Posté à 08h13 le 18/03/2009
    • Expert 39428
      Enseignant dans l'Hérault

    Geneviève Confort-Sabathé
    Les élec­tions
    euro­péen­nes, pré­vues le 7 juin pro­chain, à moins que la révo­lu­tion
    inter­na­tio­na­liste ne vienne inter­rom­pre le pro­ces­sus, devraient
    faire la preuve par huit (gran­des régions), que la démo­cra­tie ne sort
    guère for­ti­fiée du scru­tin pro­por­tion­nel sur­tout quand les
    lis­tes sont blo­quées.
    Nous aurons l’occa­sion de reve­nir, ulté­rieu­re­ment, sur la
    néces­sité du boy­cott des élec­tions euro­péen­nes. Nous nous
    réfé­re­rons aux pro­pos tenus par cer­tains can­di­dats « case de tête
     », ou si vous pré­fé­rez « tête de liste » qui ont vili­pendé, avec
    force argu­ments, et pen­dant des années, le rôle fan­to­ma­ti­que du
    Par­le­ment euro­péen et le sys­tème opa­que et tota­li­taire orga­nisé
    autour de la réga­lienne Com­mis­sion euro­péenne.
    Ces can­di­dats, ardents défen­seurs du NON au Traité
    cons­ti­tu­tion­nel euro­péen, sont aujourd’hui, les chan­tres durs des
    idéo­lo­gies les plus archaï­ques de la gau­che radi­cale. Ils cou­rent
    à la soupe euro­péenne aussi vite que le leur per­met la décence.

    Avant de faire jus­tice à leurs nou­veaux pen­chants, j’aime­rais, chers
    lec­teurs, vous inté­res­ser à la forme élec­to­rale choi­sie pour les
    élec­tions euro­péen­nes : le scru­tin pro­por­tion­nel à un tour,
    lis­tes blo­quées et seuil de repré­sen­ta­ti­vité fixé à 5%.

    La forme élec­to­rale n’est jamais inno­cente, jamais choi­sie au
    hasard. Elle légi­time les moyens tech­ni­ques mis en action pour
    intro­duire les idées domi­nan­tes. Voter c’est se sou­met­tre à une
    règle du jeu impo­sée.

    Dans notre société de tra­ves­tis­se­ment, les idées sont empa­que­tées
    dans des embal­la­ges luxueux et atti­rants. On ne les recon­naît qu’une
    fois désha­billées. Il est rare de ren­con­trer une idée débraillée se
    pro­me­nant, sans son code-barre, tant la pen­sée uni­que,
    pro-capi­ta­liste, a péné­tré les esprits même les plus éclai­rés. En
    éco­no­mie, l’allé­geance des uni­ver­si­tai­res à l’auto­rité de la
    chose chif­frée en ait un exem­ple frap­pant. Dès que le chif­fre
    paraît, il a force de loi, même s’il ne décrit rien que lui-même.

    A priori, le scru­tin pro­por­tion­nel offre des garan­ties de meilleure
    repré­sen­ta­ti­vité des opi­nions. Même si l’idéal serait une
    pro­por­tion­nelle inté­grale, la forme choi­sie pour ces élec­tions
    euro­péen­nes, peut séduire le démo­crate poin­tilleux d’autant plus que
    le seuil de repré­sen­ta­ti­vité, fixé à 5%, auto­rise les peti­tes
    for­ma­tions poli­ti­ques à un cer­tain opti­misme.

    Mal­heu­reu­se­ment, il faut tem­pé­rer cet enthou­siasme citoyen car le
    scru­tin choisi, ici, se fera sur lis­tes blo­quées avec une case de
    tête (une tête de liste), dési­gnée par les par­tis poli­ti­ques. Ce
    sys­tème impli­que que les can­di­dats sont élus dans l’ordre
    d’appa­ri­tion dans la liste. On com­prend mieux l’impor­tance des choix
    stra­té­gi­ques effec­tués par les gran­des for­ma­tions poli­ti­ques.
    En défi­ni­tive, le scru­tin à la pro­por­tion­nelle n’est,
    réel­le­ment, effi­cace que dans le cas des votes pré­fé­ren­tiels sinon
    il orga­nise et légi­time le tota­li­ta­risme des par­tis poli­ti­ques.

    Le vote pré­fé­ren­tiel per­met aux élec­teurs de don­ner leur avis sur
    les can­di­dats de la liste, choi­sir leur ordre de pré­fé­rence,
    pana­cher etc. Les élec­teurs ne votent pas que pour une liste mais pour
    des per­son­nes, une ou plu­sieurs. La repré­sen­ta­tion, issue du vote
    des citoyens, est sou­vent plus auda­cieuse que celle des par­tis. En
    Bel­gi­que où la pro­por­tion­nelle à vote pré­fé­ren­tiel est la norme
    pour les élec­tions muni­ci­pa­les, les élus appar­te­nant à la « 
    mino­rité visi­ble » sont bien plus nom­breux qu’en France où les
    par­tis pei­nent à renou­ve­ler leur per­son­nel poli­ti­que.

    Don­ner aux élec­teurs le droit de rem­plir les cases de têtes et de
    remet­tre de l’ordre dans les lis­tes empê­che­rait les poten­tats
    locaux de cumu­ler les man­dats. L’aven­ture vécue par Mar­tine Aubry,
    dans la région Cen­tre, en est un exem­ple fameux. Le pré­si­dent de
    con­seil régio­nal vou­lait être tête de liste de la région
    Mas­sif-cen­tral-Cen­tre, mais la direc­tion du PS a dési­gné un pro­che
    de Fabius, le para­chuté est en posi­tion déli­cate. Il béné­fi­ciera,
    sans doute, d’une prime de non-cumu­lard, mais il part avec un
    han­di­cap cer­tain dans trois dépar­te­ments au moins.

    De sur­croît, le prin­cipe de la liste blo­quée con­fère à la case de
    tête un pres­tige et une pré­do­mi­nance qui ne cadre guère avec les
    exi­gen­ces de la démo­cra­tie. Il ne sert à rien de se plain­dre de
    l’omni­pré­sence de quel­ques têtes d’affi­che si le scru­tin accen­tue
    cette dérive. Le NPA a intro­duit, dans ses nou­veaux sta­tuts, le
    prin­cipe d’une plate-forme de porte-parole inter­chan­gea­bles pour
    évi­ter la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de l’enga­ge­ment poli­ti­que mais
    le prin­cipe de la case de tête, lui, n’est pas résolu.

    On assiste même à des con­tor­sions anti­dé­mo­cra­ti­ques dans
    cer­tains par­tis (le PG par exem­ple) pour dési­gner des can­di­dats
    char­gés de faire de la figu­ra­tion. Dans ces cas, le parti choi­sit,
    bien sûr, les per­son­na­li­tés les plus fades et sur­tout les plus
    obéis­san­tes.

    Si, après ça, vous avez encore envie de voter, pour ces élec­tions, je
    vous donne ren­dez-vous, la semaine pro­chaine, pour étu­dier, les
    con­sé­quen­ces d’une par­ti­ci­pa­tion active à cette mas­ca­rade
    tris­te­ment risi­ble.

    • bricedewemmel
      bricedewemmel répond à Simonette
      chomeur
      • Posté à 08h38 le 18/03/2009
      • Internaute 73260
        chomeur

      je confirme en Belgique on peux voter en bas de liste,
      cela permet de contrer un petit peu les beau parleurs en tête de liste tout en vote pour le partis qu’on veut.
      Mais nous avons actuellement un premiers ministre commis d’office pour lequel personne n’a voté suite aux problèmes survenus.
      La démocratie n’est jamais sauve ! Et si on ne se présente pas aux urnes on risque une amende, en Belgique le vote n’est pas un droit mais une obligation (vive la liber*@« # lol )

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 08h17 le 18/03/2009
    • Internaute 50096
      curieux

    l’ai pas lu. j’ai souris en lisant le titre : une gauche forte, avec un parti social-démocrate qui s’appelle le PS...
    c’est précisemment ces gens qui ont fait voté les tratiés comme maastricht ou appellé à voter pour le traité des Lisbonne...
    « on a mit le bordel, faites nous confiance pour vous en sortir »...oui, ben non !
    ils nous parlent aujourd’hui d’une europe sociale alors qu’ils l’on construite uniquement sur des valeurs capitalistes qui conduisent à la casse du service publique pour cause de libre-concurrence. le tout devait faire baisser les prix, comme si les actionnaires étaient des philanthropes qui investissent sans espoir de s’enrichir ! !
    rigolo va ! !

  • Compte supprimé le 23 janvier 4
    • Posté à 08h26 le 18/03/2009
    • Internaute 59113
      chomeur satisfait

    L europe est un hospice pour apparatchiks corrompus , envoyés la , quand ils ont fait trops de conneries dans le pays d origine !
    bref un ramassis d assistés totalement inutiles et nuisibles s engraissant vachement sur le corps de leurs hotes ! !

  • dzan
    • Posté à 08h52 le 18/03/2009
    • Internaute 26357

    Tiens, le PS qui se réveille !
    Ah oui, va y avoir les élections Européennes.
    Gauche forte, pour signer des m...comme le traité de Maastrich, ou comme le « machin » de Nice, ou celui de Lisbonne.

    « Seule une dynamique progressiste »

    A de quoi se taper le cul par terre. Avec comme d’hab, les vieux chevaux de retour.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 09h05 le 18/03/2009
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    « Dimension fondatrice », « dynamique progressiste », « promesse ambitieuse » : blablabla !
    Que de mots pour ne rien dire. Et quelle belle langue de bois, vide de sens de la part de quelqu’un qui s’avouait hier encore pro libéral et sans complexe, venant de la part de quelqu’un qui fait des jolis arrangements avec l’industrie du luxe pour permettre sous des prétextes fantaisistes l’ouverture d’un magasin le dimanche !
    Ca vous arrive de croire à ce vous dites, des fois ?

  • bilounarayan
    bilounarayan
    Quelquepart sur le Bodhimanda
    • Posté à 09h07 le 18/03/2009
    • Internaute 62082
      Quelquepart sur le Bodhimanda

    Le seul probleme de l europe c est les voyous de la finance et la mafia capitaliste, sinon a part ça elle me plait bien cette Europe, ça manque un peu de mobilité, de libre circulation des europeens au sein de leurs propres pays. Lorsqu’elle reviendra à gauche comme ce fut pour Paris, (qui est nostalgique du Paris Chirac-Tiberi ?) on aura tout loisir de reajuster tout naturellement sa direction geopolitique sur le bon chemin.

  • supprimé à la demande du riverain24mars
    • Posté à 09h07 le 18/03/2009
    • Internaute 71634
      Sarkozyste de gauche

    Ce texte est une plaisanterie. Aucune entente des gauches européennes n’est possible. La plupart des partis socialistes européens sont bien plus à droite que Sarkozy. Pauvre Delanoë !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain24mars
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 09h59 le 18/03/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      M’enfin, tu ne l’as même pas lu !

    • yalienx
      • Posté à 10h50 le 18/03/2009
      • Internaute 66859

      C’est vrai que ce qu’on appelle la « gauche » n’a pas la même signification dans tous les pays. Et effectivement, Sarkozy serait considéré comme un homme de gauche dans de nombreux pays (le UK en est sans doute le meilleur exemple).

      • Nemo Auditur
        Nemo Auditur répond à yalienx
        Juriste expatrié
        • Posté à 11h53 le 18/03/2009
        • Expert 65923
          Juriste expatrié

        Je vous arrête tout de suite.
        Au UK où je vis, comme aux US dont je lis fréquemment la presse, Sarkozy n’est vu ni comme de gauche, ni comme de droite... Lorsqu’ils ne se contentent pas de penser que Sarkozy n’est que le mari de Carla Bruni, politiquement, beaucoup s’interrogent sur son positionnement et sa lisibilité, c’est un OPNI (Objet Politique Non Identifié).
        Ils n’ont pas encore réalisé que c’est surtout un homme qui aime l’agitation qu’il crée autour de lui à tous points de vue...

  • thierry reboud
    • Posté à 09h11 le 18/03/2009
    • Internaute 20923

    Sur ce type d’incantation (L’Europe a besoin d’une gauche forte), on ne peut guère qu’être d’accord avec Delanoë. Je serais même tenté d’ajouter qu’une gauche forte a besoin d’un PS fort et à gauche.

    Le problème, vu de France, c’est que le PS n’est pas tout à fait pour rien dans le délabrement actuel de la gauche, délabrement du point de vue de la perspective d’un exercice du pouvoir. Le PS français n’a pas peu contribué à la validation du néo-libéralisme, tant au niveau français qu’au niveau européen. Je crois que Mitterrand disait qu’il s’occupait de faire l’Europe et qu’il appartiendrait à ses successeurs de faire que cette Europe soit à gauche. On voit trop bien ce qu’il en a été : une gauche à la mode de Blair. Avec une gauche pareille, pas besoin de droite.

    Pardon, Delanoë, mais une gauche forte sur le modèle proposé par Blair, je trouve qu’il y a quelque chose qui coince... Alors, camarade Delanoë, on se bouge enfin ?

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