Sur le terrain 14/03/2009 à 13h36

Continental à Clairoix : les salariés trahis

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

C’est plus grosse fermeture d’usine depuis le début de la crise. A Clairoix, dans l’Oise, Continental cesse la fabrication de pneus dès l’an prochain, malgré les promesses de maintien de production jusqu’en 2012, réitérées depuis deux ans et jusqu’à la semaine dernière.


Un salarié de l’usine Continental à Clairoix (Sophie Verney).

Les représentants syndicaux l’ont appris mercredi matin par la bouche du représentant de leur actionnaire allemand, les autres l’ont su par le journal télévisé.s

« Depuis qu’il s’est pris des œufs sur la tête, on ne l’a plus revu, le directeur de l’usine », remarque Albano Abreu, 51 ans dont 31 dans l’entreprise.

« Ici, on gagnait bien notre vie, c’est pas un hasard si tous les jeunes de la région voulaient venir bosser chez Continental. Moi, je tournais à 2000 euros nets par mois, sans compter les 1000 euros de prime vacances et le mois supplémentaire qu’on touchait en fin d’année. »

L’usine en chiffres

L’usine Continental de Clairoix tournait, jusqu’à mercredi, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour produire 25 000 pneus par jour (997 références), soit 8,5 millions de pneus en 2008 pour 28 millions d’euros de bénéfices. 44 millions d’euros ont été investis ces dernières années, notamment pour automatiser la mise en palettes. Troisième producteur mondial de pneus, l’Allemand Continental a des usines en Roumanie, au Portugal, en République tchèque. Cette semaine, sa direction a annoncé la fermeture d’un site à Hanovre.

« Pourquoi tu parles au passé ? », lui lance un camarade. Fini, pas fini ? Les « Continental » sont paumés. Deux jours plus tôt un membre de la direction venu d’Allemagne les a réunis en catastrophe pour leur annoncer que la décision était prise : Clairoix serait rayé de la carte.

Tout le monde a cessé le travail sur le champ. Depuis, les ouvriers pointent à l’heure où ils sont censés prendre leur poste (6 heures, 14 heures ou 22 heures, week-end compris), et font le pied de grue pendant toute leur vacation. Regroupés par unités de production, ils se réchauffent devant le feu, se serrent les coudes en attendant la suite. Bloquent un rond-point de temps en temps, jettent des palettes pour empêcher la sortie d’un camion de livraison.

L’usine de Clairoix était peu touchée par les mesures de chômage partiel : trois jours en décembre, quatre en février. Deux semaines étaient prévues en mai et deux autres en septembre. « On était moins touchés que les autres en Europe, on se disait que ça irait… Avec la crise, on pensait bien à un plan social, mais la fermeture totale, c’était inimaginable », jure Albano.

Les syndicats ont négocié un arrangement : sécurisation du site, en d’autres termes interdiction de mettre le feu -certains étaient tentés sous le coup de la colère- en échange d’un versement du salaire garanti jusqu’à mardi matin 6 heures. Et après mardi ?

Personne ne compte laisser le moindre pneu sortir de l’usine de Clairoix. Patrice prédit ce qui va se passer :

« On va assurer nos rotations, on va pointer, on va se mettre en bleu et puis c’est tout, on produira peut-être un pneu de temps en temps histoire de... mais c’est tout. »

La priorité des syndicats : éviter tout dérapage

« Ça a l’air bon enfant comme ça parce que les gars n’ont pas encore réalisé que c’était foutu mais le jour où ils recevront leur lettre de licenciement, on ne sait pas jusqu’où ça ira », confie Serge, récemment embauché et qui craint un tout petit chèque pour solde de tout compte.

Une minorité d’énervés aurait imaginé s’en prendre à l’outil de travail. Les syndicats tentent de les calmer, ont déjà mis sur pied une cellule psychologique et veillent sur les machines, qu’ils qualifient de « trésor de guerre » et qui sont « à eux ». La direction a mandaté des vigiles pour faire des rondes sur le site. Accompagné de délégués syndicaux, Rue89 a réussi à déjouer leur attention pour faire une visite secrète. (Voir la vidéo)

Les promesses des politiques ces derniers jours passent complètement au-dessus de la tête des salariés déboussolés. Il n’y a pas encore de mot d’ordre, mais Serge évoque un dilemme :

« C’est simple : ou ils remettent l’usine en route ou bien ils nous paient jusqu’en 2012. »

Tant qu’ils n’ont pas épuisé toutes les voies de recours juridiques, les salariés ont encore un vague espoir. Ils misent principalement sur une promesse : l’accord sur les 40 heures signé en 2007 contre la garantie de pérennité du site jusqu’en 2012, sur lequel les syndicats vont s’appuyer.

L’accord sur les 40 heures à dénoncer

En avril 2007, en pleine campagne présidentielle, l’usine Clairoix fait figure de pionnière du « travailler plus pour gagner plus » vanté par Sarkozy. La direction propose par référendum un accord de passage à 40 heures, sans quoi l’usine est menacée de fermeture. Les 1210 salariés, majoritairement des ouvriers qui tournent sur un rythme de « trois huit » et travaillent donc de nuit une semaine sur trois rejettent le projet de justesse (il aura manqué 16 voix).

Pourtant, quelques mois plus tard, la CFTC, syndicat majoritaire, signe, avec la CGC, un accord sur les 40 heures, en échange de 130 embauches et la promesse que le site ne serait pas inquiété jusqu’en 2012.

Aujourd’hui, son principal représentant, Antonio da Costa, secrétaire du comité d’entreprise, est particulièrement mal à l’aise. Il est le premier à se sentir trahi, et ses collègues, syndiqués ou non, l’accusent d’avoir donné à la direction les moyens de se moquer du monde.

Ce vendredi, il était à Amiens, au Conseil régional de Picardie -vous savez, cette région qui est appelée à disparaître- pour négocier une enveloppe afin de payer les cars pour qu’ils soient nombreux à aller au comité central d’entreprise, ce lundi à Reims. Il s’agit de faire nombre avec les salariés de l’autre usine Continental française, celle de Sarreguemines en Lorraine, pour peser le plus possible face à la direction. Cela, en sus des recours juridiques qui ne manqueront pas d’être déposés.

Dans les environs de Compiègne, si l’usine ferme, ce ne sont pas seulement les 1210 emplois du site qui sont menacés. Mais les sous-traitants, environ 2000 personnes, qui trinqueront du même coup, sans parler des commerces… Et dans la région, entre Rieter qui baisse le rideau, Colgate qui est menacé, Saint-Gobain qui licencie (on arrête là car la liste serait longue), ce n’est pas comme si les futurs licenciés avaient espoir de retrouver du boulot.

► Modifié le 16/3 à 11h46 : Sarreguemines n’est pas en Alsace mais en Lorraine.

Photo : Albano Abreu, 51 ans, salarié de Continental à Clairoix depuis 31 ans (Sophie Verney).

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  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 13h51 le 14/03/2009
    • Internaute 19562
      Retraité

    Après ça, allez faire confiance aux syndicats !
    Il c’est fait roulé dans la farine de bel manière. (CFTC)

    Ne craint-il pas lui aussi de recevoir des œufs ?
    S’il vient au travail en 2 roues... qu’il garde son casque.

    • falstaff
      falstaff répond à DBL8
      Petit joueur de ukulélé.
      • Posté à 13h58 le 14/03/2009
      • Internaute 58081
        Petit joueur de ukulélé.

      C’est d’abord par la direction que les ouvriers ont été trahis.

    • jim silver
      jim silver répond à DBL8
      polop
      • Posté à 14h00 le 14/03/2009
      • Internaute 59089
        polop

      si les syndicats étaient les plus forts, ça se saurait.

      es tu syndiqués pour leur donner plus de poids ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à DBL8
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h25 le 14/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      C’est un peu ce que je dis de M. da Costa, il est très ennuyé car beaucoup lui en veulent. « Il a le stylo en or », m’ont dit des syndicalistes : en tant que secrétaire du CE, il peut signer des accords sans l’accord des salariés.

      • petit pain
        • Posté à 21h23 le 14/03/2009
        • Internaute 24918

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        Mercredi :
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        Jeudi :
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        Hier j’ai discuté avec des « Conti ».
        Le premier était syndiqué à la CFTC. Pour lui, au moment où nous entamions la conversation, il s’agissait de « prendre un max » et partir, que de toute façon c’était mort.

        Plus loin je rencontrais un ouvrier syndiqué à FO. Il avait le sentiment de s’être trompé, d’avoir été trompé. Puisque j’étais badgé CGT, il saluait notre présence : « Vous vous êtes là. »
        A la gorge, il avait des boules grosses comme ça. Il disait sa volonté de ne rien lâcher, de ne pas accepter qu’une telle fermeture soit possible. Nous avons parlé des dégâts sur l’ensemble du bassin de l’emploi, que si « ça » c’est possible, alors se prépare un monde que nous ne voulons pas pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour cette jeunesse qui pousse dans les écoles, les collèges, les lycées.

        Puis c’est quelques mots avec des élus. Qui peut-être, comme les salarié-es, ne mesurent pas encore l’ampleur de la catastrophe annoncée.

        Plus tard, j’apprends que le CCE (Comité Centrale d’Entreprise) qui s’est tenu en même temps que les ouvriers apprenaient la nouvelle, s’est tenu en vidéo-conférence (avec l’accord d’un syndicat, celui dont aujourd’hui, le délégué ressent comme un malaise - un fanfaron celui-là. Être majoritaire n’impose pas toujours de prendre les bonnes décisions).

        Lundi se réunit un nouveau CCE, à Reims.
        Il se dit que probablement la direction posera sur la table les livrets III et IV (procédures légales en de telles circonstances).
        J’ai compris qu’il s’agissait dans l’intérêt des salarié-es de n’ouvrir que le volet IV, celui dont découle la nomination d’un expert... et d’arrêter là les négociations, de gagner du temps...

        Et surtout, de ne pas ouvrir le livret III maintenant ! ! ! Celui qui amorce les négociations d’indemnités.
        Les Camarades qui maitrisent ces aspects du dossier affirment que si le volet III est ouvert : c’est mort.

        Et il ne faut pas que ça meurt.

        Une préoccupation sur le site est d’empêcher toute marchandise de sortir, et de surveiller les machines.

        Sur place, c’est une usine silencieuse, arpentée par des femmes et des hommes à pied.

        Nous y rencontrons des visages familiers.

        Ici une Camarade qui travaille à l’hôpital et qui sait combien la loi dite « Bachelot » fera plus de mal encore que ce « plan-hôpital-2007 » qui a entamé la casse de l’hôpital public, à Compiègne au profit d’un établissement privé : la clinique Saint-Côme. Ensembles, nous voyons avec un effroi contenu le programme des Grands du Capital briser nos vies. Et nous pensons très fort : « Il faut que ça cesse ! ».

        Là, c’est la nourrice de la môme devenue grande, qui perdrait son emploi, et celui de son mari - un « Conti » aussi - alors que déjà c’est pas facile, et que leur fille, devenue grande, vit chez Papa-Maman car l’intérim ne lui permet pas de construire sa vie dans un chez-soi.

        Encore, c’est un pote, avec ses potes, qui bosse là-dedans depuis longtime, qui vient de faire construire...

        Des histoires d’honnêtes gens, rieurs, qui aiment le printemps car on sort tables, chaises et barbeuk.
        Des histoires comme celles des gens de Métaleurop, ou de Vilevorde.

        Il faudra faire du bruit jeudi matin. Pour commencer.
        Beaucoup de bruit.

        Pour ne pas tuer l’avenir.

        Là, quelques images :

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      • petit pain
        • Posté à 17h58 le 17/03/2009
        • Internaute 24918

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        12 mars 2009, à Compiègne. Les salariés de Continental reçus en délégation par Philippe Marini, sénateur-maire...

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        13 mars 2009, sur le site de Continental-Clairoix...

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    • hycare
      hycare répond à DBL8
      Gigoteuse d'univers
      • Posté à 19h33 le 14/03/2009
      • Internaute 8129
        Gigoteuse d'univers

      Ce n’est pas à Amiens qu’à lieu le Comité Centrale d’entreprise mais à Reims.

      Et les cars leur sont accordés.

  • ramiro
    ramiro
    apprenti polémiste
    • Posté à 13h52 le 14/03/2009
    • Internaute 55011
      apprenti polémiste

    une raison de plus pour faire la grève et manifester le 19...
    bon courage aux ouvrier-es de Clairevoix et d’ailleurs...
    Résistons ensemble

  • jim silver
    jim silver
    polop
    • Posté à 13h57 le 14/03/2009
    • Internaute 59089
      polop

    ça fait rever à l’autogestion...

    Courage à tous !

  • ninas
    ninas
    retraitée
    • Posté à 13h59 le 14/03/2009
    • Internaute 65791
      retraitée

    Ne nous étonnons pas des dérives après, on annonce les licenciements, pourquoi, pour aller s’implanter ailleurs dans les pays de l’est ! pour faire encore plus de profits ! et pendant ce temps le chef de l’état va au Mexique combien ça nous coûtent ? les 300 000 chômeurs en plus, il me fait bien rire dire qu’il était le président du pouvoir d’achat alors qu’ils l’ ont organisés la fuite des capitaux leur crise du pipeau, eux, vous verrez ils ne s’en porteront que mieux et c’est nous qui allons en faire les frais.

  • Shix
    Shix
    Madteam since 2010
    • Posté à 14h01 le 14/03/2009
    • Internaute 7815
      Madteam since 2010

    Comment faire confiance aux syndicats oui ?

    Mais surtout comment faire confiance à ces dirigeants aux ordres d’actionnaires qui ne cessent de proposer toujours moins d’acquis sociaux, moins de salaires, moins d’avantages etc ... au nom de la compétitivité de la main d’oeuve. Pour quoi au final ?

    Un jour viendra où les chinois devront accepter des conditions de travail encore plus dures parce qu’en Europe le coût du travail est arrivé tellement dérisoire que dans la logique de compétitivité de la main d’oeuvre et bien ...

    Des oeufs ? Des pavés oui qu’ils méritent dans leur gueule ! Combien de familles vont dépérir, se déchirer, sombrer, galérer, survivre ?

    Le terrorisme économique c’est bien le dumping social qu’on agite comme une ceinture d’explosif pour exiger toujours plus au nom du saint Profit !

    • pablico
      pablico répond à Shix
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h54 le 14/03/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Il faut être très haut dans l’échelle sociale, pour ne jamais être victime du terrorisme économique. Car il n’y a pas d’alternative de d’autres emplois en ce moment.
      ce n’est pas perdre son emploi qui est du terrorisme, c’est ce qui va en découler : dépression, divorce, vente de maison, études des gosses ...et autres ’joyeusetés’ etc etc
      Mais cela va rester caché, personne n’en parlera. Mais c’est cela qui compte.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 14h10 le 14/03/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LA MORALE DE L’HISTOIRE

    S’il y a une morale cette très mauvaise fable Continental, c’est que ceux qui croit obtenir une promesse à venir en faisant un sacrifice au présent, finissent toujours par être les dindons de la farce.

    Les ouvriers de Continental pensaient se faire bien voir en revenant des trente-cinq aux quarante-heures. Et les voilà le bec dans le ruisseau.

    Que cela serve de leçon à tout le monde. Et particulièrement à ceux qui s’abandonnent à des syndicats godillots toujours prompts à signer le premier compromis qui passe, toujours dans le sens de la régression.

    Ce n’est pas par le compromis que l’on gagne, mais par la fermeté. (Cf. le LKP.)

    S’en rappeler le 19 mars.

    • TARPON
      TARPON répond à Le Yéti
      • Posté à 14h27 le 14/03/2009
      • Internaute 27263

      C’est sur,en appliquant ta morale,ce serait fermé depuis un an.

      • la champenoise
        la champenoise répond à TARPON
        • Posté à 14h43 le 14/03/2009
        • Internaute 27942

        Contrairement à votre affirmation, rien ne prouve que cela aurait fermé l’an dernier.
        Mais cela prouve que l’on ne peut faire confiance aux patrons qui s’engagent à ne pas fermer les sociétés en échange de sacrifices de la part des salariés.

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à la champenoise
          yetiblog.org
          • Posté à 15h50 le 14/03/2009
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          Te frappe pas, chère Champenoise. On va s’en sortir. La racaille qui nous gouverne, les larbins qui lui trouvent toutes les excuses, et ces syndicats embourgeoisés et faux-cul, plus soucieux d’ « éviter tout dérapage » et de « calmer » l’énervement des salariés spoliés, oui tous ceux-là vont bien finir par payer.

          « en appliquant ta morale, ce serait fermé depuis un an » Pfff...

          • TARPON
            TARPON répond à Le Yéti
            • Posté à 18h39 le 14/03/2009
            • Internaute 27263

            Tu n’as pas la sensation de plonger dans le ridicule ?

            • Le Yéti
              Le Yéti répond à TARPON
              yetiblog.org
              • Posté à 21h10 le 14/03/2009
              • Internaute 6095
                yetiblog.org

              Je préfère le « ridicule » des emportements salutaires, à la morne résignation du « réalisme » étriqué.

              • TARPON
                TARPON répond à Le Yéti
                • Posté à 22h39 le 14/03/2009
                • Internaute 27263

                « travailleurs,travailleuses » ...t’as pas l’impression que tu dates un peu .

                • Adéménagé le 3 janvier 2011
                  Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à TARPON
                  menuisier
                  • Posté à 22h50 le 14/03/2009
                  • Internaute 29846
                    menuisier

                  C’est vrai que du travail, il y en a de moins en moins.

                  C’est devenu ringard.

                  Merde, achettez-vous une rollex !

                  Ca me rappelle un crétin qui pensait pouvoir décréter la fin de la lutte des classes, au titre que c’était has been.

                  Surement parceque Séguéla (ou Minc) en avait émis le souhait entre deux coupes.

                • Le Yéti
                  Le Yéti répond à TARPON
                  yetiblog.org
                  • Posté à 09h37 le 15/03/2009
                  • Internaute 6095
                    yetiblog.org

                  Tu vois Tarpon, ce qui cloche chez toi, c’est que tu vois les choses à travers le filtre de tes fantasmes un peu éculés. Certainement pas telles qu’elles sont vraiment. Tu essaies de faire rentrer une réalité qui te dépasse dans tes petites cases simplettes.

                  « Travailleurs, travailleuses », par exemple, c’est tes fantasmes. Juste tes fantasmes !

                  Parce que moi, sauf erreur ou étourderie passagère, je n’ai jamais parlé de « travailleurs, travailleuses ». Je m’en fous des « travailleurs, travailleuses » ! Ce qui m’intéresse, c’est les gens ! « Travailleurs, travailleuses » ou chômeurs, ou glandeurs, ou bricoleurs à la petite semaine, ou amoureux à ne plus pouvoir rien foutre d’autre, ou chérubins innocents... Même toi, Tarpon, tu m’intéresses, c’est dire !

                  Allez hop, point final à notre discussion en ce qui me concerne ! Fatigante à la longue...

            • oomu
              oomu répond à TARPON
              • Posté à 16h10 le 15/03/2009
              • Internaute 24928

              ce ridicule devient de plus en plus banal chez les gens

              Méfiez vous que le ridicule ne devienne la seule alternative à la déprime.

        7 autres commentaires
  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 14h20 le 14/03/2009
    • Internaute 24987

    Et aprés certains prétendent agir pour le pouvoir d’achat, ça ne va pas être brillant dans ce coin.
    Un petit espoir si les ouvriers réussissent à empêcher le déménagement des machines d’ici le 19 et qu’il n’y ait pas trop de gogos à faire confiance à la parole des syndicats et autres politiciens ce jour là.

  • TL2590
    • Posté à 14h43 le 14/03/2009
    • Internaute 2348

    Il y a de quoi être écoeuré et comment imaginer le désarroi de toutes et intervenir en rase campagne ces familles touchées par cette décision.
    Détruire l’outil de travail ne servirait à rien car l’assureur rembourserait la holding de Continental qui passerait cette somme en provision exceptionnelle et qui améliorerait le résultat net .
    Par contre, il suffit de faire de la résistance en surveillant les camions sortant de l’usine déplaçant le matériel ça et là.
    Il faut les suivre et intervenir en rase campagne.

    Jour et nuit, il faut les harceler.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à TL2590
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h28 le 14/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Pour l’instant, les salariés ont bloqué les sorties de l’usine et empêchent tous les camions d’en sortir. La direction leur avait demandé vendredi d’autoriser les livraisons...

      • petit pain
        • Posté à 21h53 le 14/03/2009
        • Internaute 24918

        .

        D’autoriser UNE livraison. Pour volkswagen.

        Mais les victimes ont dit que c’était un petit peu abusé.

        .

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Sophie Verney-Caillat
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h43 le 16/03/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « .....les salariés ont bloqué les sorties de l’usine et empêchent tous les camions d’en sortir.... »

        ► Et ça va leur apporter quoi ? de se voir à la télé ?
        Il faut arrêter d’infantiliser les gens en leur faisant croire à ces combats de don quichottes.
        Plutôt que de jouer aux pantins devant moulins à vent, ils feraient mieux de se positionner afin de se relancer dans une nouvelle vie, avec de nouveaux choix, et un avenir qu’il leur reste à construire,
        sans attendre une complainte syndicale ou une becquée venant des pouvoirs publics.

        S’ils veulent se faire plaindre, qu’ils continuent, ils auront satisfaction avec manifs, settings, blocages et pétitions.. et tournées de belotes entre piquets de grève. ça leur fera un bel album photo..

  • Alain59
    • Posté à 14h47 le 14/03/2009
    • Internaute 28521

    Mais que disait le plus sérieusement du monde Thierry Wipff, le directeur du site de Clairoix en 2007 suite à l’accord sur les 40heures ?

    « La fin de ces négociations répond à une attente du personnel. Nous allons à la fois réaliser des économies et assurer la pérennité du site. Aujourd’hui, je peux le dire : il y a un futur pour Continental Clairoix ».

    Un futur auquel il ne devait pas croire tant que ça puisqu’il est parti en direction du site de Roumanie quelques semaines après cet accord.

    Lire aussi ici :

    Lien

  • Humain
    • Posté à 17h41 le 14/03/2009
    • Internaute 21387

    Evidemment on peut toujours dire que c’est de la faute d’un syndicat... !

    Il me semble bien que la fermeture de l’usine est tout simplement une question d’argent,

    Et surtout une façon de dire que l’on se moque totalement des salariés et des familles qui vivent des emplois.

    Je suis de plus en plus favorable au protectionnisme !

    Ras la casquette de la protection des portefeuilles...

    Et plutôt que simplement dire « on protège les emplois », et si on les protégeait vraiment ? Chiche !

    • TARPON
      TARPON répond à Humain
      • Posté à 18h53 le 14/03/2009
      • Internaute 27263

      Le protectionnisme ? Continental est Allemand ...Vous n’avez qu’à arreter de monter des pneus chinois ou coreens sur vos bagnoles ,ça les aidera.Mais vous auriez pu y penser avant.
      Dans votre caddie aujourd’hui ,regardez donc d’où vient ce que vous avez acheté ? c’est par là qu’il fallait commencer ..il y a longtemps.
      Mais entre un Continental et une merde asiatique qui lui ressemble ,vous avez choisi la merde pour quelques euros de moins .Le resultat est là en face de vos yeux. C’est vous qui avez fait la grosse betise ,les syndicats eux ont fait leur boulot en 2007 ,qui pouvait prevoir cette crise ?
      Des Continental il va y en avoir à la chaine semaine apres semaine et c’est pas en brulant les usines que ça va changer quoique ce soit.

      • Les Grands Champs
        Les Grands Champs répond à TARPON
        Retraité, le doigt là où ça (...)
        • Posté à 19h29 le 14/03/2009
        • Internaute 61722
          Retraité, le doigt là où ça (...)

        Acheter autre-chose ?
        Bien sûr !
        Encore faudrait-il que le porte-monnaie puisse suivre !
        Que pensez-vous qu’il dise lorsque vous voulez acheter un produit qui convient à notre pensé ?
        Regarde ailleurs... il y a moins cher ! je veux aller jusqu’à le fin du mois !

         
        • TARPON
          • Posté à 20h14 le 14/03/2009
          • Internaute 27263

          Les achats sont devenus impulsifs ,uniquement determinés par le prix. Mais ce n’est pas souvent un bon calcul car le produit dure peu et peut se reveler tres dangereux.Sur une moto par exemple livree neuve en pneus exotiques on risque tout simplement sa peau. C’est la premiere chose qu’on change .
          C’est bien joli d’hurler contre les fabriquants europeens ou contre les syndicats mais il faut commencer par balayer devant la porte de son garage .Et se dire que ce sont les memes faux culs qui vomissent sur les cadres ou les syndicats de Continental qui vont acheter ces saloperies exotiques.
          Et comme vous le dites avec Justesse ,c’est le portefeuille qui choisit quand on ne peut pas faire autrement .Alors a qui la faute ?

          • ni soumise ni rebelle
            ni soumise ni rebelle répond à TARPON
            sans profession
            • Posté à 22h08 le 14/03/2009
            • Internaute 60828
              sans profession

            non,non,cher tarpon, en effet nous sommes tous responsables du merdier dans lequel nous sommes mais certains nous y ont pousse plus que d’autres ! ! !
            la deculpabilisation du profit,ca date de Reagan. pousser les gens a consommer encore et encore pour faire toujours plus de profit ( des profits pour certains qui sont devenus completement surealistes tellement enorme ! !) pour un nombre de plus en plus petit. pousser les gens a l’endettement au dessus de leur moyen en les manipulant constamment avec la pub et des images de succes uniquement lie au pouvoir d’achat et de possessions materielles...et s’il est vrai qu’on a tous un peu « perdu le nord », on ne peut pas mettre tout le monde dans le meme sac...
            le modele americain a envahie la planete, avec des gouvernements de droite comme de gauche, mais certains ont essaye de resister plus que d’autres...je vous rappelle que notre petit president ne cachait pas jusqu’en Septembre dernier son admiration pour le capitalisme sauvage ! ! !
            il n’est pas toujours facile pour le citoyen de resister les manipulations des « pros du marketing » et il faut bien realiser que sarko a ete elu parce qu’il a promis aux francais d’augmenter leur pouvoir d’achat. mais il y a tout ceux qui n’ont pas vote pour lui et qui ont bien envie de changer de cap et de mesurer leur qualite de vie avec d’autres criteres que leur pouvoir d’achat ! !
            ceci etant dit,tout le monde a besoin de manger et d’un minimum pour vivre et eduquer leurs enfants, d’ou la necessite pour certains de laisser parler leur portefeuille ! ! !

            • TARPON
              • Posté à 22h50 le 14/03/2009
              • Internaute 27263

              .En Realite,personne n’en a rien à cirer de ce qui se passe chez Continental..
              On en parle parce que c’est l’un des premiers gros coups ,mais tout le monde s’en balance .Apres tout ,il y a 3 millions de Chomeurs,1000 ou 2000 de plus qu’est ce que ça change ?
              On est sur un site de gauche ,alors on pleure ,on ressort les vieux discours d’Arlette et puis on se dit qu’on n’est pas concerné ,ces mecs ils avaient qu’à bosser dans la grande surface du mec en dessous qui veut boycotter la planete ,fabriquer des pneus c’est ringard ,ça fait ouvrier.Comment peut il y avoir encore des ouvriers en France ?

        3 autres commentaires
      • touko_2
        touko_2 répond à TARPON
        fonctionnaire http://minettelol (...)
        • Posté à 15h37 le 15/03/2009
        • Internaute 70143
          fonctionnaire http://minettelol (...)

        C’est bizarre comme discourt,car ce même arguments employé par ces entreprises de merde (faut appeler un chat un chat), font aussi produire en chine ou en corée, mais les prix de baisses quand même pas ..

        Donc arrêtes ton argumentation pour nous faire culpabiliser.
        Tout cela n’est qu’un prétexte, non pas pour être compétitifs (car ces grandes entreprises le sont déjà), mais juste pour la sempiternelle croissance..

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Humain
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 14h45 le 16/03/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....Je suis de plus en plus favorable au protectionnisme ! .... »

      ► Vous me rappelez ces agriculteurs français qui réclament qu’on mange français, en défliant sur leur tracteur Massey Ferguson.

  • AlexG2008
    AlexG2008
    temporaire
    • Posté à 15h20 le 14/03/2009
    • Internaute 62913
      temporaire
  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 15h30 le 14/03/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Une chanson de soutien :

    see ya !

    Lien

  • zompti
    zompti
    futur « départ volontaire »
    • Posté à 15h30 le 14/03/2009
    • Internaute 71360
      futur « départ volontaire »

    Tout cela est bien triste mais était pourtant prévisible.
    En tant qu’ouvirer à qui l’on tente d’imposer actuellement une « convention personnalisée de reclassement » (départ volontaire) et qui n’a pas voté Sarkozy en pleine connaissance de cause, je ne peux pleunicher sur le sort d’ouvriers qui ont voté Sarkozy et qui aujourd’hui vont être licenciés !

    Il ne faudrait pas oublier que Sarkozy a été élu en partie par le monde ouvrier (26% de ses électeurs !), lequel a cédé très facilement aux sirènes du très fameux « travailler plus pour gagner plus »… Sous entendu « rien à foutre de ceux qui n’ont pas de boulot, de toute façon ces assistés qui ne veulent pas bosser ». On l’a assez entendu pendant la campagne présidentielle, y compris de la bouche d’ouvriers lors d’émissions qui leur étaient consacrées (après les visites médiatiques de Sarko chez Mittal ou autres usines). Et la presse de bien souligner que le monde ouvrier autrefois à gauche virait à droite, voir à l’extrème droite…

    Vôter Sarkozy pour une promesse de 100 € de plus à la fin du mois, ça montre exactement à quoi se résume leur bulettin de vôte… Et pour une promesse de 200 € en plus, seraient ils prèts à envoyer leurs gamins à la mine ? Et pour 300 € de plus, hum ?

    Malgrès les mises en gardes à répétiton, ils ont voté Sarkozy sans penser un seul instant qu’ils pouvaient du jour au lendemain se retrouver à la place de ’l’autre ». Ils vont désormais pouvoir « profitter » pleinement des nouvelles lois sur le chômage : les plans de « départs volontaires » et les offres « d’emploi raisonnables », qu’ils ont cautionné et souhaité pour les fainéants de chômeurs et autres assistés…

    Et en tant qu’ouvrier depuis 21 ans et chômeur dans peu de temps, je ne le leur pardonnerais pas et je trouve indescent que les ouvriers qui ont contribué à mettre en place ce système viennent aujourd’hui se plaindre d’en être les victimes ! A table, les ouvriers de chez Continental (ou de chez Peugeot, Mittal, etc) qui ont voté Sarkozy, c’est l’heure des tartines de merde !

    • darkseid
      darkseid répond à zompti
      Seigneur d » Apokolips
      • Posté à 17h37 le 14/03/2009
      • Internaute 70773
        Seigneur d » Apokolips

      Même si vous n’avez pas tout a fait tort, c’est un peu dur ce que vous écrivez, non ?

    • michel 13
      michel 13 répond à zompti
      • Posté à 19h06 le 14/03/2009
      • Internaute 49378

      Exact, et le changement le plus important, le plus urgent à réaliser c’est le changement des mentalités. Oui, ça va être dur dur. Aujourd’hui beaucoup trop de salariés ne pensent qu’à leur pomme et pour trois fois rien sont prêts à écraser leur voisin. Travailler plus cela veut dire que d’autres vont travailler moins et accepter cette logique est regrettable de la part de salariés qui préférent les heures supplémentaires aux créations d’emplois. Trop d’entre eux ont choisi Sarkozy croyant qu’il allait leur en donner plus. Je ne suis pas certain que tous aient compris la supercherie qui les transforme en victimes aujourd’hui, et ce, pour longtemps encore.

  • nono60
    nono60
    salarie
    • Posté à 16h46 le 14/03/2009
    • Internaute 72966
      salarie

    tout d’abord j’apporte mon soutien total aux salaries de continental clairoix.
    encore une expérience de plus qui montre que la société est à changer en profondeur.
    le moyen le plus sur c’est bien les urnes...
    voter pour les tenants des bienfaits du capitalisme (de quelque bord qu’il soit) ne solutionnera pas le probleme.
    tout l’argent qui circule (et il y en a contrairement à ce qu’on veut nous faire croire) doit être réparti beaucoup plus justement.
    remettons les actionnaires au travail pour qu’ils mangent en proportion de ce qu’ils apporteront à la société, contrairement à actuellement.
    merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

  • affreuxjojo
    • Posté à 17h07 le 14/03/2009
    • Internaute 29421

    Nous pouvont envoyer un mail à l’entreprise Continental lui affirmant que si l’usine de Clairoix ferme nous boycotteront définitivement leurs produits et les constructeurs automobile qui les utilisent. Le pneus Continental sont parfaitement identifiables donc cette menace peut être exécutée. Ses marques commerciales sont : Continental, Uniroyal (Europe), Blackstone, Semperit, Barum, General Tire, Euzkadi, Viking, Gislaved, Mabor. Elle livre les pneus pour les constructeurs BMW, DaimlerChrysler, Ford, Renault, Peugeot, Saab, Toyota, Nissan, Smart, Opel, Porsche...Une voiture neuve Allemande sur 4 est livrée avec des pneus Continental
    L’usine de Clairoix est profitable au groupe Continental. Sa fermeture est une délocalisation pour augmenter les profits des actionnaires. Ces gens là ne comprennent que leurs intérêts à court terme. Faisons leur comprendre qu’il serait rapidement et gravement contraire à leur intérêts de fermer cette usine.

    • ni soumise ni rebelle
      ni soumise ni rebelle répond à affreuxjojo
      sans profession
      • Posté à 22h23 le 14/03/2009
      • Internaute 60828
        sans profession

      je suis bien d’accord,a part les urnes,c’est avec des actions de solidarite que nous pouvons forcer le dialogue ! l’union fait la force,ce sont les divisions du peuple qui renforcent le pouvoir du gouvernement !

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 17h15 le 14/03/2009
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Et personne ne parle de la vingtaine de milliards euros distribués annuellement en aides aux entreprises pour soit disant éviter les délocalisations,les fermetures d’usines ou le chômage de masse chez les jeunes... Réveillez vous citoyens c’est votre argent et celui de vos enfants que l’on dilapide, la crise vous le montre tous les jours, les patrons n’embauchent ou ne licencient qu’en fonction de l’activité. En revanche, ils ramassent toujours les aides pour payer au smic...
    Les vrais solutions ne sont pas dans les discours populistes que l’on vous ressasse et qui a permis à Sarkozy d’être élu, elles passent par de véritables réformes fiscales et sociales amenant une meilleure redistribution des richesses et un contrôle accru de tous les acteurs économiques. Ajoutez aux 20 milliards, 100 milliards de fraudes sociales et fiscales et vous avez un joli pactole pour relancer l’économie dans une perspective de longs termes.

    Regardez comment le gouvernement gaspille son influence à Bruxelles pour obtenir une baisse de la TVA pour des restaurateurs si méritants. A nouveau, les français sur ce dossier restent amorphes, ne demandant ni à comprendre ni à être consultés pourtant c’est ce gaspillage qui conduit notre pays à ne pas être compétitif en faisant porter tout le poids de système de protection sociale sur le travail et se priver de recettes fiscales payées par les plus riches.

    La seule grande réforme intelligente qu’aurait pu entreprendre ce gouvernement concernait la mise en place d’une TVA sociale en expliquant aux français qu’elle aurait permis d’alléger le coût du travail, d’augmenter les salaires, de redistribuer une partie de ce prélèvement ( à priori injuste) à la population la moins aisée et de sauvegarder un maximum d’emploi en France sans qu’elle apparaisse comme une mesure protectionniste ou contraire aux règles communautaires. Sarkozy a tracé une voix radicalement différente, les français en payent malheureusement les conséquences et les usines ferment.

  • Philou18
    Philou18
    ancien typographe
    • Posté à 18h26 le 14/03/2009
    • Internaute 59628
      ancien typographe

    combien parmi nos malheureux concitoyens de Clairvoix employés de Continental avaient voté « libéral torride » à la dernière présidentielle, et donc : Sarkozy ?

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 18h35 le 14/03/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....les salariés trahis.... »

    ► Il faut arrêter ce compassionnel :
    Une entreprise se doit de préserver son avenir en gérant ses sites en fonction de prévisions fluctuantes.

    Non les salariés n’ont pas été trahis, dans la mesure où la crise d’aujourd’hui n’était pas prévisible.

    Non ils n’ont pas été trahis dans la mesure où leurs salaires et primes leur ont été versés

    Oui, la fermeture d’une usine est un drame, mais ce drame n’a pas à être supporté par l’entreprise en question :

    si drame il y a, il n’est pas dans la perte d’un emploi,
    il est dans le fait que notre société n’est pas foutue d’en proposer d’autres.
    il est dans le chômage à venir.

    Si on peut demander des comptes à une entreprise vis à vis de ses salariés, l’entreprise n’a pas pour autant l’obligation d’accompagner ses salariés jusqu’à leur retraite : elle doit pouvoir, elle peut remercier des salariés si besoin en est.

    Et si ces salariés se retrouvent dans un chômage probable, c’est à cause d’une politique du pays qui sanctionne tout employeur en le punissant des années de travail qu’il a fourni, si par malheur il se devait de licencier.

    C’est à cause de trop grandes contraintes subies par un code du travail pénalisant et rigide que nos entreprises en France réfléchissent à deux fois avant d’embaucher, sachant tous les problèmes à venir si par malheur elle devait supprimer cet emploi créé.

    Les grandes entreprises peuvent aligner des spécialistes et des juristes indispensables pour confronter les affres de l’embauche,
    les petites entreprises qui pourraient, elles, fournir des millions d’emplois, préfèrent ne pas embaucher plutôt que de se retrouver aux prud’hommes face aux avocats aguerris des syndicats, sans pouvoir elles même se payer les services d’un spécialiste.

    Et à nouveau on va entendre la demande d’un rétablissement de l’autorisation de licenciement de la part d’un état et d’une administration qui n’a jamais su gérer ses propres agents et va se permettre de se mêler du problèmes des entreprises.

    Et à nouveau on va entendre les aboiements hypocrites de syndicats et de politiques qui sont les premiers responsables du marasme de l’emploi en France

    • AlexG2008
      AlexG2008 répond à Pierrrrre
      temporaire
      • Posté à 19h29 le 14/03/2009
      • Internaute 62913
        temporaire

      Bonsoirrrrr :)

      La principale cause du chômage récent c’est que les investisseurs et autres actionnaires - voleurs patentés s’il-en-est, à force de vouloir magouiller et voir leurs titres en bourse (eux qui n’en ont pas) remonter à tout prix - qui sont prêts à sacrifier ce qui fait la valeur intrinsèque de toute entreprise, son savoir-faire.

      Et là, c’est encore des petits qui le paient, des obscurs, des sans-grades, j’allais écrire des sans-culottes... Bref, des « nazes avec les mains dans le cambouis » ; ceux qui font tourner la machine, c’est pas des oisifs bardés de diplômes en costard « de chez Machin » (et à cravate assortie), n’en déplaise à la vanité de ces sieurs de mes deux. Sans eux on aura peut-être de la peine à se vendre, mais on existera... Avec eux on vendra notre âme et on existera plus.

      Et prrrrrout :)

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