16/03/2009 à 11h21

Les Putes veulent s'organiser « comme des artisans » (2/2)

Marc de Boni | Journaliste

Ils et elles ont choisi le « sexwork » librement et réclament une réglementation de leur profession : deuxième volet de notre enquête.

L’organisation Les Putes ne se revendique pas représentative de tous les travailleurs du sexe. Elle se veut une avant-garde de la lutte, où les prostitués masculins sont les plus actifs : ils représentent plus de la moitié des activistes pour un tiers seulement du milieu.

Presque tous ont fait leur classes militantes au sein d’Act-Up. A force de battre le pavé, certains se sont fait connaître, comme Maitresse Nikita et Thierry Schaffauser, les co-fondateurs des Putes. L’un est fatigué et proche de « la retraite », l’autre s’est exilé en Angleterre pour continuer à travailler. Les jeunes prennent la relève.

« Je préfère le terme anglais sexwork, parce que l’étymologie du mot travail renvoie en français à la torture, alors que nous, on vend du plaisir », explique Maîtresse Gilda, trente-huit ans, beau gosse travesti et bon parleur, « pute SM activiste » et militant du Modem.

Le jeune homme a choisi de vivre du sexe il y a quinze ans, sans avoir subit de viol ni de contraintes. Ses revendications immédiates : abrogation de la LSI et révision de la définition légale du proxénétisme, à savoir les articles 225-5 à 225-12 du Code pénal.

« Il y aura toujours une sordide exploitation si l’on ne fait que réprimer sans gérer »

Ces derniers répriment le proxénétisme au titre des « atteintes à la dignité de la personne », mais créent selon lui des conditions telles que la prostitution légale devient impossible. Le travesti s’insurge :

« Le fait de se trouver sur un lieu de passe, ou de vivre avec un travailleur du sexe peuvent en relever. On ne peut plus se regrouper quand on fait le trottoir. Les filles se retrouvent à la merci de “protecteurs” qui leur soutirent 2 à 300 euros par jours. »

Sa famille, plutôt conservatrice, a pourtant accepté la vie que Maîtresse Gilda s’est choisie. Il s’agit pour lui de dépasser les questions morales et de faire preuve de pragmatisme :

« La France ne peut pas continuer à faire la politique de l’autruche. Il y aura toujours une sordide exploitation si l’on ne fait que réprimer sans gérer. »

« Un combat de luxe », que toute la profession ne peut se permettre de mener

Son ami artiste et ex-collègue, Thomas Slut, a raccroché il y a deux ans. Il admet volontiers qu’ils mènent « un combat de luxe », que toutes et tous ne peuvent pas se le permettre. Si la totalité de la « profession » ne se sent pas concernée, il est persuadé que la lutte bénéficiera à l’ensemble des sexworkers.

« Les normes morales de la société doivent encore évoluer ! Vous imaginez la prostitution inscrite demain à l’ordre des métiers ? », s’interroge un policier. Cadyne confirme : la tendance reste au Nimby (« Not in my backyard ») : la prostitution, d’accord, mais pas devant chez moi.

Les Putes, associées au collectif Droit et Prostitution, ont contacté, lors de la campagne pour la présidentielle 2007, l’ensemble des syndicats et des partis politiques, afin qu’ils expriment leur positions. En novembre 2007, le collectif organisait aussi une manifestation devant le Sénat. (Voir la vidéo)

« Robert Badinter est l’un des rares élus a nous avoir exprimé un franc soutien », se souvient Françoise Gil.

L’idée d’accepter une réglementation et la création d’une organisation de représentation des travailleurs du sexe est encore loin de faire consensus. Gilda s’en agace :

« Si François Bayrou s’est exprimé, sans trop s’avancer, en faveur de l’abrogation de la LSI et du respect des libertés publiques, la classe politique reste dans l’ensemble assez frileuse. »

Lorsque les partis et syndicats en sont dotés, les commissions femmes et féminisme s’avèrent de virulents adversaires d’une réglementation de la prostitution.

Le PS et la LCR très opposés à toute régularisation

Au sein du Parti socialiste, Laurence Rossignol, présidente de la commission et ferme soutien de la candidature de Ségolène Royal, a fait trembler le monde du travail sexuel. En juillet 2006, deux députés dont elle est proche, Christophe Caresche et Danielle Bousquet, ont déposé un projet de loi visant à pénaliser les clients, sur le modèle suédois, l’un des pays les plus répressifs en la matière.

La Ligue communiste révolutionnaire, campée sur la doctrine défendue par la revue les Cahiers du féminisme depuis 1978, a exprimé son rejet de la marchandisation des corps et des personnes, du système patriarcal, et stigmatisé « le capitalisme sauvage » qui anime les revendications des « Putes ».

Le Parti communiste, malgré une ligne originellement abolitionniste, reste ouvert au débat. Maitresse Gilda tranche :

« C’est probablement le parti des Verts, surtout le groupe parisien, qui est le plus ouvert au dialogue. Même si aucune proposition concrète n’a encore été exprimée. »

Plus à droite, seul Alain Madelin se serait exprimé pour la totale liberté d’entreprendre, y compris pour des services sexuels.

Côté syndical, la CGT hésite à franchir le pas

Côté syndical, la plupart des centrales consultées estiment, à l’image de SUD-Solidaires et de la CGT, que « le travail du sexe est une perversion, un excès de la marchandisation », comme l’indique Ghislaine Richard, présidente de la commission Féminisme de la CGT.

Elle admet cependant qu’une réglementation réduirait les difficultés que rencontrent les prostituées, et qu’il est regrettable qu’elles ne puissent pas s’organiser lorsqu’elles le souhaitent :

« Ouvrir une section dans la confédération, c’est compliqué : les prostituées ne sont pas salariées. Mais nous sommes sensibles à toutes les formes de précarité du travail. La mise en place de collectifs serait envisageable, mais le combat reste à mener sur l’image de la femme dans notre société. »

D’autres cadres militants sont plus engagés, signe qu’une évolution possible. Jean-Paul Rault, secrétaire général de l’Union locale CGT du IXe arrondissement -place Pigalle- a fondé une commission LGBT (Lesbienne-Gay-Bisexuel-Transsexuel).

Bienveillant à l’égard « des Putes » et de leurs revendications, Jean-Paul Rault travaille au dialogue pour faire évoluer les mentalités :

« La prostitution, c’est aux moins 20 000 travailleurs et travailleuses précaires selon les sources officielles, peut-être dix fois plus. Un syndicat digne de ce nom ne doit pas leur tourner le dos. L’union du 9ème est prête à porter le débat dans les hautes sphères, nous pourrions commencer par marcher ensemble le 1er Mai. »

L’édition 2009 des Assises de la prostitution sera européenne et se tiendra au théâtre de l’Odéon, à Paris. Cadyne, Maîtresse Gilda et Françoise Gil, bien que désenchantées, en attendent beaucoup : abrogation de la LSI, modification des articles réprimant le proxénétisme, obtention d’un statut légal.

Thomas Slut va présenter à cette occasion son premier documentaire de 75 minutes « Rendez-nous nos trottoirs ». Tous rêvent d’une table ronde réunissant professionnels de justice, du corps médical, politiques et sexworkers.

« Peut-être faudra-t-il un fait divers tragique pour émouvoir l’opinion »

Malgré l’ardeur des militantes, les divers soutiens exprimés restent marginaux. La plupart des acteurs concernés s’accordent pourtant sur le besoin de définir un statut, qu’ils soient abolitionnistes ou réglementaristes.

Le but de la LSI comme des lois de répression du proxénétisme est à l’origine de protéger les femmes de l’exploitation. Fataliste, un commissaire de police qui ne crois pas à une évolution des moeurs ou de la législation :

« Mais aujourd’hui la France dispose de l’une des législation les plus strictes d’Europe, et les effets pervers prennent le pas sur le cercle vertueux qu’on en attendait. Le monde politique n’a pas encore tranché car le lobbyisme favorable à la reconnaissance est trop faible.

La situation est bloquée. Peut-être faudra t-il quelques faits divers assez tragique pour émouvoir les médias et l’opinion, et lancer une vraie concertation des pouvoirs publics »

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 12h49 le 16/03/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    faut gérer , c’est sur

  • YoshiL7
    • Posté à 11h46 le 16/03/2009
    • Internaute 29840

    Question peut-etre bête et naive, mais ont elles le droit au statut d’autoentrepreneur nouvellement créé ? je pense que non vu la législation en France sur leur milieu... mais on ne serait pas à une contradiction de plus entre le fait de vouloir réprimer ce qu’elles font et le fait de leur faire malgré tout payer des impots sur leurs activités...
    Lien

    • Marc de Boni
      Marc de Boni répond à YoshiL7
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 12h12 le 16/03/2009
      • Journaliste 72902
        Journaliste

      Salut !

      Non le statut d’auto entreprise ne convient pas : les Putes ne peuvent pas faire publicité de leur activités en aucune façon (racolage actif, passif et compagnie, formulés par la LSI), et -le pire peut-être- elles ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent de leurs revenus. Par exemple une Pute qui utilise son logement comme lieu de passe, est repérée par la Brigade de Répression du Proxénétisme (BRP). La brigade n’arrête pas la Pute qui est légalement dans son droit (ce n’est pas interdit Cf partie1). Cependant son bailleur qui perçoit le loyer est considéré comme bénéficiaire de l’argent de la passe et donc proxénète. De même pour le conjoint d’une personne qui se prostitue qui se trouve, par le partage des charges, en situation de complicité voire de proxénétisme si elle est au courrant et qu’elle ne l’en empêche pas.

      Cependant la BRP fait le plus souvent la distinction entre les macs spécialistes et le reste.

      C’est bien pour toutes ces raisons qu’un modèle à la Suisse, où l’on trouve des cabinets similaires a ceux des avocats sont les modèles favoris des filles et garçons de joie militants.

      • AlexG2008
        AlexG2008 répond à Marc de Boni
        temporaire
        • Posté à 14h09 le 16/03/2009
        • Internaute 62913
          temporaire

        C’est assez intéressant comme idée l’approche des helvètes, je m’y intéresse depuis quelque temps, il y a une page Wiki si on veut voir comment ils ont fait en Suisse ici :
        Lien(Gen%C3%A8ve)

        Et le site de l’asso Aspasie, c’est là :
        Lien

        Pour l’anecdote, à Genève ils viennent d’enterrer feue la fondatrice d’Aspasie, Mme Grisélidis Réal, au cimetière des Rois tout près de la tombe de Jean Calvin et à côté de celles de José Luis Borges ou de François Simon. Son épitaphe, à en croire le journal « Le Courrier de Genève », serait :

        « Grisélidis Réal, écrivain, peintre et prostituée. »

        Quelle belle revanche, et moi je trouve ça délicieusement drôle.

        (Ce cimetière des Rois, c’est là ou la Genève, bancaire et parfois bancale, enterre ses grands hommes et femmes, mi-Panthéon, mi-PèreLachaise, enfin si j’ai bien compris :))
        Lien

         
        • Maîtresse Gilda
          Maîtresse Gilda répond à AlexG2008
          (STRASS)
          • Posté à 19h35 le 17/03/2009
          • Internaute 73007
            (STRASS)

          Les Assises de la prostitution, vendredi 20 mars à l’Odéon, rendront hommage à Grisélidis :

          17h00 -18h00 : Conférence de presse introduite par Olivier Py et animée par Laure Adler
          Synthèse des travaux et présentation de la déclaration commune face à la presse.

          18h00 -19h00 : Lecture de textes de Grisélidis Réal par Amira Casar
          Lecture de textes choisis de Grisélidis Réal par l’actrice Amira Casar qui a accepté de prêter sa voix à ce témoignage. ProstituéE genevoise, écrivain et militante, Grisélidis Réal (11 août 1929 - 31 mai 2005) était auteur et poète. Elle a notamment écrit et publié aux Editions Verticales, Le noir est une couleur, Carnet de bal d’une courtisane et Suis-je encore vivante ?

          Réservations, infos et programme complet :
          Lien

        1 autres commentaires
  • Max_ point du jour
    • Posté à 11h50 le 16/03/2009
    • Internaute 70166
      artiste

    Prostituées ou non, il ne faut pas l’oublier, les femmes, même joueuses ne sont pas des jouets ! J’ai trouvé ce très beau dessin pour le dire ici Lien

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h06 le 16/03/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Trés interessant article .

    J’ ai pas le temps de developper , mais un peu comme les partis d’ extreme gauche ou communiste , je suis plutot dubitatif .

    D’ un coté , je suis tout a fait sympathiquement libéral envers toutes les minorités sexuelles et autres pour qu’ on leurs permette de vivre et travailler et qu’ on leurs foute la paix ..

    De l’ autre , je trouve que toutes ces luttes de minorités empeche de s’ occuper du principal qui est l’ appauvrissement géneral de 95 % de la population des deux sexes ( 3 ? 4 ?) et qu’ une nouvelle lutte des classes moderne ( pas forcement celle des communistes révolutionnaire) devrait mobiliser toutes les énergies .

    L’ un n’ empeche pas l’ autre me direz vous , mais dans la Société du Spectacle qui calcule sur quoi mettre les projecteurs et avec une droite qui n’ a plus aucune morale et qui est prete à lacher au compte goutte tout ce qui ne lui fera pas perdre une once de son pouvoir et de son fric en calmant les révendications partielles bien séparées , si .

    • liberationdelevangilepopulaire
      liberationdelevangilepopulaire répond à Numerosix
      sans mandat du ciel ni de (...)
      • Posté à 12h09 le 16/03/2009
      • Internaute 71809
        sans mandat du ciel ni de (...)

      Le « moi » est une bonne base... à condition d’en sortir.

      Ceci dit, que ces femmes, obligées de se cacher - une « ombre » idéale pour les violenter, les humilier, les droguer, etc. sort que subissent beaucoup d’entre elles - que ces femmes donc veuillent un statut, c’est compréhensible !

    • jujuairplane
      jujuairplane répond à Numerosix
      étudiant en archeologie
      • Posté à 12h13 le 16/03/2009
      • Internaute 46987
        étudiant en archeologie

      Calcul politique sordide qui ne fera pas avancer les choses...

      • Numerosix
        Numerosix répond à jujuairplane
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 12h30 le 16/03/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        C’est eux qui le font , le calcul politique . C’est pas moi .

        Ceci dit , il faut sécuriser le metier des prostitués qui existera toujours , je suis entierement d’ accord .

    • vinz13
      vinz13 répond à Numerosix
      moine thélonieux
      • Posté à 12h29 le 16/03/2009
      • Internaute 37135
        moine thélonieux

      Moi aussi je suis dubitatif. ( j’ai bien dit dubitatif et non pas éjaculateur précoce).
      Que doit on penser d’un tel combat. Il semble mené par des travestis qui s’assument déjà complètement. Certes ils sont suffisamment lucides pour ne pas se sentir représentatif de l’ensemble des travailleur du sexe. Mais du coup que représentent ils vraiment ?
      Puis au nom de la tolérance doit on accepter (se résigner à ?) la marchandisation du corps. Comment faire avec ceux et celles qui vivent sous la contrainte de proxos. ?
      La prostitution, cela reste souvent sordide. Mais est-ce parce qu’elle est marginalisé, ou bien est-ce le contraire ?

      • AlexG2008
        AlexG2008 répond à vinz13
        temporaire
        • Posté à 14h27 le 16/03/2009
        • Internaute 62913
          temporaire

        Les corps des ouvriers en usines ou ceux des manutentionnaires sur les chantiers ne sont-ils pas, eux aussi, « marchandisés » ? T’es plus assez rentable à ta machine... à la poubelle comme une vieille capote, ouvrier Kleenex, employés jetables. La différence entre un « proxo » et un « patro » est bien souvent invisible voire même inexistante.

        Je ne sais pas que répondre à votre interrogation finale quand à l’origine de la « sordidité », mais je reste persuadé que durera ce côté sordide tant que la prostitution restera dans le marginal, le honteux, le caché...

        Un peu comme « au début du Sida », et c’est en en parlant, et ouvertement, qu’on à fait avancer le schmille-blique, mais ce n’est pas au nom de la tolérance, c’est au nom de l’humanité ! ! !

    • dodu
      dodu répond à Numerosix
      Slow burn
      • Posté à 13h03 le 16/03/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      Numerosix , la voix (et la voie) de la sagesse . Et je suis sincère, ce n’est pas de l’ironie

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 13h29 le 16/03/2009
      • Internaute 61755

      je te suis...cependant l’attitude frileuse des syndicats m’apparaît symptomatique de leur état...

    • Artemisia.G
      Artemisia.G répond à Numerosix
      Lulucarabine
      • Posté à 13h50 le 16/03/2009
      • Internaute 39119
        Lulucarabine

      L’histoire des luttes sociales a malheureusement montré que lorsque toutes les forces se rassemblent dans un combat commun, les forces majoritaires occultent « malencontreusement » les revendications des minoritaires. Ce fut par exemple le cas des femmes au sein du communisme.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Artemisia.G
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 14h19 le 16/03/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Pas faux non plus .
        En fait , le problème est complexe .

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 12h11 le 16/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    A propos de la société du spectacle :
    La seule lumière à espérer est celle qu’on ira rallumer nous-mêmes en nous-mêmes.
    Personne ne le fera à notre place.
    Et quand ce sera fait, qu’importe le temps qu’il nous faudra, quand cent mille foyers se seront allumés et brilleront de millions d’éclats jour et nuit dans les rues ravivées, les pouvoirs s’enfonceront peu à peu dans la nuit définitive, d’où ils auraient pu ne jamais sortir, si nous avions - vraiment - pratiqué notre Liberté.
    Mais il n’est pas encore trop tard pour faire le Bien, je veux dire
    - pour libérez la vérité commune.
    Rideau !
    Pleins feux sur l’imposture.
    Lien »

  • Ryze-
    Ryze-
    Révolté ! !
    • Posté à 12h24 le 16/03/2009
    • Internaute 30038
      Révolté ! !

    Certes il y a ces travailleurs/ travailleuses du sexe libres et qui ont pleinement choisis ce mode de vie. Mais a coté, rappelons quand même que nombres de prostitué(e)s sont victimes de réseaux qui exploitent l’être humain, le dégrade, l’humilie (viols, violences...).
    Légiférer pour permettre la libre entreprise de ce domaine comme cela semble être réclamé par cette association leur permettra certes de se faire plus de thunes, mais précarisera encore d’avantage (si, si c’est possible) les victimes de réseaux !
    Je suis farouchement opposé au concept de prostitution et j’ai vrmt du mal a concevoir que, outre les réseaux, on puisse choisir de vendre son corps de son plein grès (même en voyage a Amsterdam j ai toujours boycotté ce coin de la ville !).
    Toutefois, je suis conscient aussi des dangers et des conditions ultra précaires vers lesquels tendent la législation débile et ultra répressive que le gouvernement de crétins actuels a mis en place du temps de toupti a la place beauveau.
    Criminaliser les victimes des réseaux en laissant courir les clients qui d’après moi ont une grande part (la plus grande) dans l’existence de ces réseaux (principe con de l’offre et de la demande) est ridicule ! Ce sont eux qui devraient être les 1er a payer et non les personnes victimes de ce trafic !

    • AlexG2008
      AlexG2008 répond à Ryze-
      temporaire
      • Posté à 14h49 le 16/03/2009
      • Internaute 62913
        temporaire

      Les réseaux qui « importent de la viande à sexe » ne seraient-ils pas les mêmes que ceux qui « font » dans la drogue, les armes, le passage de (vrais ou faux) réfugiés, etc... ? ?

      Le client, c’est pas « parce qu’il y a des putes dans la rue » qu’il va forcément y aller, d’abord il faut en trouver une qui te plaise, une dont les prix sont dans ton budget etc... c’est tout-de-même intime et tu vas pas forcément mettre ta bite n’importe ou non ?

      Par contre, s’il n’y en avait plus aucune de « pute dans la rue », il irait ou le client ? faire la sortie des écoles ?

      Tapons sur ceux qui y ont le plus à gagner OK, les tenanciers, les passeurs c’est eux les bénéficiaires, enfin ceux qu’on peut attraper, car les « têtes » pour les avoir on peut encore rêver, aller chercher en Russie (par.ex.)... car finalement le client est juste prisonnier de sa libido et de ses fantasmes, un acheteur captif en quelque sorte, presque à l’image d’un toxicomane pour certains.

      Et comme d’habitude ce sera encore les petits qui vont morfler, les petits prostitués et leurs petits clients se feront emmerder ; et les gros eux, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, le business marche à fond et ça va pas s’arrêter de sitôt. Mais on devrait empêcher la prostitution libre ?

      9000 ans à votre service,
      Une caresse, un peu de vice.
      Un sacré gage de qualité,
      Chez la pute de votre quartier.

      • Berrybelle
        Berrybelle répond à AlexG2008
        • Posté à 08h42 le 17/03/2009
        • Internaute 18982

        Si je comprends bien, il faut sacrifier des femmes à la prostitution pour éviter la pédophilie ! ! ! ! Ca tient pas la route à moins que la dite prostituée soit mineure !

        Idem quand l’un des arguments est que la présence de prostituées permet de limiter les viols. Le principe du viol n’est-il pas de forcer une femme non consentante. Une prostituée est a priori (a priori seulement) consentante puisqu’on la paie donc sans intérêt pour un prédateur du sexe !

        La traite des femmes, l’esclavagisme sexuel n’est pas la solution à la pédophilie et au viols. Comment le sacrifice humain ^qui est une violence pourrait être la solution à d’autres violences ? Soyons cohérents !

         
        • AlexG2008
          AlexG2008 répond à Berrybelle
          temporaire
          • Posté à 10h58 le 17/03/2009
          • Internaute 62913
            temporaire

          C’est votre interprétation, il ne me semble pas avoir parlé de sacrifier qui que ça soit, simplement que si il n’avait pas de « services sexuels » disponibles il y aurait probablement plus de viols, plus de frustrés, plus de femmes et/ou d’enfants battuEs, j’oserais même dire que mieux vaut aller « aux putes » (ou juste « voir » ailleurs) de temps à autre, il parait que c’est bon pour la durée de vie des couples, mais c’est un autre débat.

          Je ne parlais pas QUE des prédateurs du sexe, car je pense qu’un certain nombre d’humains, privés de sexe, vont perdre le « contrôle », pas forcément se jeter illico sur la première ou le premier venu, mais à force... ça finira par « péter ». Certains compenseront par l’alcool, la drogue, ou la violence (sexuelle ou pas). D’autres se fabriqueront un cancer, une dépression, combien ça coûtera à la société tout ça ?

          En plus vous ne parlez que de femmes prostituées, de femmes violées, de traite des femmes, et les mecs ? , les inters ? , les trans là-dedans ? cohérence ? Et tout les prostitués ne sont pas esclaves d’un réseau ou d’un macton. Votre vision me semble un peu « théorique », mais ça c’est juste mon interprétation, bien sur.

          Je vous passe un lien vers un article intéressant tout juste paru ce matin sur le site de BBC-News (oui c’est en anglais et je n’ai pas le temps de le traduire, désolé). Ca se passe en Nouvelle-Zélande, ça concerne la légalisation du « travail du sexe », à lire ici...
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          • AlexG2008
            AlexG2008 répond à AlexG2008
            temporaire
            • Posté à 19h06 le 18/03/2009
            • Internaute 62913
              temporaire

            La seconde partie de l’article sur l’approche néo-zélandaise de la légalisation de la prostitution est parue ce matin, toujours en anglais, toujours sur Bibici.

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        2 autres commentaires
  • Francois Toulouse
    • Posté à 12h31 le 16/03/2009
    • Internaute 8648

    Toujours ce mot de sexwork au lieu de travail sexuel ?

    Grrrr !

    Camille m’avait gentiment répondu que c’était du au fait que le collectif est d’origine canadienne, soit, mais ici, il serait possible de franciser ou de mettre entre guillemet *.

    Bon, c’est peut-être un détail dans un article par ailleurs très intéressant, mais bon, ça m’énerve...

    * Edit : au temps pour moi, je viens de constater que le mot est entre guillemet. Donc je retire mon énervement...Et puis c’est expliqué dans l’article... OK, j’ai tout faux..

    • Camille
      Camille répond à Francois Toulouse
      Mauvais genre
      • Posté à 13h58 le 16/03/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      J’avais aussi fait un edit dans mon commentaire pour dire que j’m’a trompé...

  • Nighthawks
    • Posté à 12h28 le 16/03/2009
    • Internaute 67158

    Le regret des bordels

    La conn’rie qu’on a faite en verrouillant les claques,
    en balançant du coup tout’s les souris dehors !
    Ça méritait d’autor un’ volée d’pair’s de claques,
    mais, comm’ disait papa, tous les cons sont pas morts,
    Voilà des pauv’s gamines qui vivaient en famille,
    qui r’cevaient vaill’ que vaille un peu d’éducation
    et qui sont désormais sans soutien, les pauv’s filles.
    La conn’rie qu’on a faite en fermant les boxons !
    Mon père, il s’en payait de la lanterne rouge,
    il y cassait sa s’maine et tous les sam’dis soirs
    ma pauv’mère le cherchait tout’ la nuit dans les bouges ;
    lui ronflait au bordel, toujours complèt’ment noir.
    Les putains le bordaient, lui faisaient des papouilles,
    soit des trucs inédits, soit des spécialités.
    Moi j’osais pas y aller, j’avais bien trop la trouille,
    et quand l’courage m’est v’nu, ils étaient supprimés.
    La conn’rie qu’on a faite en fermant les bordels,
    en obligeant l’brav’ monde à baiser n’importe où !
    Ma tante en avait un, je n’parle pas pour elle,
    vu qu’la vache en claquant m’a rien laissé du tout,
    mais vraiment, quand je pense au destin d’mes frangines
    qui douées comme ell’s étaient s’raient sous-maîtresses maint’nant,
    je m’dis qu’la république est bien dans la débine
    et qu’on a mis l’bordel rien qu’en les supprimant...

    B. Dimey

    • dodu
      dodu répond à Nighthawks
      Slow burn
      • Posté à 13h07 le 16/03/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      Ah ! Dimey , quel poète ! Et dire que le bistrot qui portait son nom a été débaptisé par des incultes . Tout fout l’camp .

      • patrick du 14-
        patrick du 14- répond à dodu
        de plus en plus naze
        • Posté à 13h53 le 16/03/2009
        • Internaute 40667
          de plus en plus naze

        pourtant il l’avait largement payé çe bistro

      • Nighthawks
        Nighthawks répond à dodu
        • Posté à 14h52 le 16/03/2009
        • Internaute 67158

        13 avril 1946 : la fin des maisons closes.

        « C’est la base d’une civilisation millénaire qui s’écroule. »

        Pierre Mac Orlan

        Lien

  • dodu
    dodu
    Slow burn
    • Posté à 12h40 le 16/03/2009
    • Internaute 67365
      Slow burn

    « Au sein du Parti socialiste, Laurence Rossignol, présidente de la commission et ferme soutien de la candidature de Ségolène Royal, a fait trembler le monde du travail sexuel. En juillet 2006, deux députés dont elle est proche, Christophe Caresche et Danielle Bousquet, ont déposé un projet de loi visant à pénaliser les clients, sur le modèle suédois, l’un des pays les plus répressifs en la matière. »
    Comme si ça pouvait empêcher quoi que ce soit ; décidément le PS n’en rate pas une avec son moralisme imbécile .Poursuivre le client ne fait que relever l’attrait pour le fruit défendu .
    Le commerce du sexe existe depuis la nuit des civilisations , peut-être serait-ce enfin un signe de maturité de le reconnaître comme une activité libérale et pas seulement « un mal nécessaire » .

  • m.rais75
    m.rais75
     ? !
    • Posté à 12h47 le 16/03/2009
    • Internaute 57761
       ? !

    J’habite dans une rue perpendiculaire à la rue Saint Denis, alors partons du principe que ce monde ne m’est pas étranger bien que je ne soit jamais allé chez une prostitué de ma vie.
    Cela amène toute une faune d’indésirables : camés, proxos, troupes de prostituées, bandes de « racailles » ...etc...
    De nos jours avec internet la « pute » d’en bas de l’immeuble peut disparaître sans risque.
    Alors c’est bien gentil de prendre la défense de ces personnes mais elles gèrent un business très lucratif (ne me dites pas le contraire) et une fonction nécessaire dans la société, il serait agréable que cela ne soit pas au dépens des riverains...
    A vous écouter on attend avec impatience le syndicat des dealers ainsi que la branche tueurs à gage de la CGT...

    • TARPON
      TARPON répond à m.rais75
      • Posté à 13h29 le 16/03/2009
      • Internaute 27263

      Vous devriez essayer,il parait que ça degage le cerveau.

    • AlexG2008
      AlexG2008 répond à m.rais75
      temporaire
      • Posté à 13h48 le 16/03/2009
      • Internaute 62913
        temporaire

      Cela amène toute une faune d’indésirables : camés, proxos, troupes de prostituées, bandes de « racailles » ...etc...

      Ha bon, alors le camé se shooterait donc à cause des prostitués ? Et les bandes de racailles, c’est peut-être même des fils de pute tiens, allez savoir :)

      Que vous teniez a votre tranquillité c’est naturel, mais quand vous avez emménagé dans ce quartier, à l’instar de nombreux riverains d’aéroports p.ex., vous saviez bien ce qu’il s’y passait comme business lucratifs (ou non) ?

      On a bien des lobbys de la pharma, alors pourquoi pas un syndicat des dealers, tiens, si ça contribue à faire baisser les prix et maintenir une bonne qualité de la marchandise, je vote pour.

      Accessoirement, un « syndicat de la dope » fort pourrait éviter les bagarres entre bandes rivales, un peu comme le lobby des pharmas, qui leur permet de s’arranger entre eux et se partager le gâteau sans qu’ils se mettent trop sur la gueule les uns les autres.

      Mais on va me dire que je fais des comparaisons (d)osées.

      • m.rais75
        m.rais75 répond à AlexG2008
         ? !
        • Posté à 23h53 le 16/03/2009
        • Internaute 57761
           ? !

        quand j’y ai emmenagé le quartier avait été « néttoyé » des campagnes d’anéantissement des filieres de l’est et nigerienne avaient étés menées...
        depuis la tension s’est relachée et des troupeaux de putes chinoises, nigeriennes et magrebinnes se succèdent avec un roulement étonnant !
        par ailleurs oui, la pute amene une faune indesirable, créant une sorte de supermarché du vice... c’est un peu comme les boutiques d’informatique à Montgalet...ils profitent du passage, et visiblement ca marche ! elle joue en quelque sorte le role de produit d’appel...
        quand ma femme rentre tard du boulot c’est pas évident, quand le chien a envi d’aller faire pipi à 3h00 non plus...Aimeriez vous que vos gamins soient coutumiers des seringues, capotes usagées et autres bagarres en tout genre ? !

        Vous me parraissez bien tolérant, peut etre prenez vous des positions sur des choses qui vous sont téllement étrangères qu’elle vous induit en une logique étrange.

        Bonne soirée à vous.

         
        • AlexG2008
          AlexG2008 répond à m.rais75
          temporaire
          • Posté à 01h35 le 17/03/2009
          • Internaute 62913
            temporaire

          Le quartier nettoyé ? c’est pourtant depuis longtemps de notoriété « publique » que s’y trouvent des femmes « publiques » (et quelques hommes aussi si on prend la peine de regarder un peu), on y vient même du monde entier, et rien que pour « cela » en plus figurez-vous.

          Le supermarché du vice, moi je le vois plutôt quelque part entre Elysée/Matignon et Bourbon/Luxembourg vous savez. Le sexe n’est pas un vice, éventuellement pourrait l’être son abus, et encore ça reste à démontrer, ça ne s’use que si l’on ne s’en sert pas :)

          La nuit, c’est dangereux partout, même dans les quartiers sans putes ni dealers c’est plein de flics en colère, de BACards revanchards, de chauffards ivres ; j’ai rarement eu des problèmes ni avec mes copines et copains « putes » (n’allez pas me dire qu’elles vous ont mordu ?), ni avec les « racailles » (il suffit de ne pas les dévisager avec un regard de veau, comme le font trop « d’honnêtes gens »), ni avec les « dealers » (ils n’emmerdent jamais les bons clients, achetez leur un peu beuh). Par contre l’acharnement façon maréchaussienne, bonsoir...

          Comme je l’ai dit hier dans un commentaire sur la première partie de l’article, m’allongeant un instant, dans un moment de confidence... Quand j’étais plus jeune j’étais toxo, et je payais ma came en vendant un peu de mon temps et un peu de mon corps à qui en avait besoin et était prêt à me payer pour ça. Eh oui, j’ai fait « la pute ». Alors moi je tolère ce que je connais et vous refusez ce que vous ne voyez que de loin et qui vous fait peur, sans que vous le connaissiez vraiment.

          Et je n’ai jamais oublié comment « certains tristes sires, certains de leurs bons droits », ces bons et honnêtes citoyens qui croyaient, que juste parce qu’ils payaient un loyer, que toute la rue leur appartenait. Ces bons citoyens qui nous ont parfois craché dans la gueule... de loin, mais surtout... tellement souvent dans le dos.

          Et pensez-y, si on avait une société plus humaine, plus tolérante et ouverte, où il y aurait de la place pour tous, il y aurait moins de drogués, moins de criminels, moins de suicides, moins de racailles à traîner à la rue ; mais votre petite tranquillité est probablement plus importante à vos yeux.

          Excusez-moi si j’ai pas trop envie de vous souhaiter une bonne soirée, et puis c’est peut-être un peu tard en plus ; mais bon je suis civil,
          Bonne nuit, bises.

        1 autres commentaires
    • Camille
      Camille répond à m.rais75
      Mauvais genre
      • Posté à 14h09 le 16/03/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      NIMBY comme il dit dans l ’article... tout le monde est d’accord mais personne n’en veut chez soi. C’est le même problème avec les sex shop et je vous renvoie sur les excellentes études de Baptiste Coulmont (en lien sur mon blog à droite) sur le sujet.

      On note sur les sex shop que depuis qu’ils sont « moins marqués », (plus de rideaux, etc.) la population qui y entre est moins stigmatisée et les riverains s’en portent plutôt mieux.

      sinon, je suis de loin une doctorante qui travaille sur les riverains de la rue saint Denis, je peux essayer d’avoir son avis sur la question sachant qu’à ma connaissance (limitée, partielle, peut être fausse), elle a rencontré des riverains agacés, des riverains neutres mais aussi des riverains ravis de leur environnement

      • patrick du 14-
        patrick du 14- répond à Camille
        de plus en plus naze
        • Posté à 14h14 le 16/03/2009
        • Internaute 40667
          de plus en plus naze

        vaut mieux louer ou acheter aux abords de la rue st denis que de roissy

    • Marc de Boni
      Marc de Boni répond à m.rais75
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 14h33 le 16/03/2009
      • Journaliste 72902
        Journaliste

      Les Putes par définition sont désirables et désirées sinon elles seraient au chômage.

      Commerce très lucratif ! ? Oui lorsqu’il est pratiqué dans des conditions décentes. Maintenant j’ai rencontré pour cette enquête une ex-prostituée clandestine sans papiers.
      Elle travaillait (en indépendante) 4 jours sur 5 pour payer les frais de police (amendes, etc ...), la location de son camion, le parking. Ce n’est pas si lucratif que ça lorsqu’on a pas le pedigree standard des gens que vous semblez estimer désirables. La pipe est même tombée sous la barre des 20 euros grâce à la LSI et à la politique « du caches toi plus loin » qui est menée.

      Pour les syndicats, ils ne sont pas non plus là pour porter de jugement moral quant à l’activité de leurs militants ! Il y a bien la CGT dans les usines d’armement (oui, vous savez, les « dealers » d’armes qui ont équipé le Rwanda, le Sénégal, les Ivoiriens et les Yougoslaves pour leurs tueries entre amis). Il y a bien une cellule SUD renseignement pour les barbouzes de gauche. Alors franchement je ne vois pas où serait le problème ; si ce n’est au niveau de l’image renvoyée, et donc du poids social des normes morales.

      Les « riverains » ne seraient ils pas plus tranquilles si elles bossaient dans des cabinets ? Ah non j’oubliais que la plaque en bas de l’immeuble vous salirait l’oeil.

      Je pense qu’une petite ratonnade anti-putes avec votre syndic de copropriété vous soulagera de cette nuisance humaine... comme au bon vieux temps.

      • m.rais75
        m.rais75 répond à Marc de Boni
         ? !
        • Posté à 00h23 le 17/03/2009
        • Internaute 57761
           ? !

        il ne sagit pas de verser dans les exces.

        votre ton est méprisant , si les commentaires qui ne vont pas dans votre sens et vous font sortir de vos gons, alors ne les proposez pas !

        N’ouvrez pas le debat si il ne doit etre qu’un plébiscite de vos positions...

        Si c’est pour vous dire que votre plume va sans cesse dans le bon sens je peux le faire mais cela n’apporte rien à la communauté...mais si l’ego de Monsieur en a besoin,alors soit, vous etes une sorte de Dieu génial de la raison et j’ai été un vilain dictateur haineux de ne pas aller dans votre sens...promis cela ne se reproduira plus....

        pour votre exemple c’est fort touchant , cependant je dois vous rappeler qu’il existe des poissons volant, malheureusement cela ne constitue pas la majorité de l’espece...C’est bien faible de faire d’un exemple (si tant est qu’il existe vraiment) une généralité.

        C’est bien de defendre les gens mais il y a un moment ou il faut raison garder et veiller au bien de tous...

        Comment expliquer à ma nièce ce qui se passe quand un proxo rosse une fille en pleine rue pour l’exemple ?

        Si vous voulez bien d’une tapineuse dans votre cage d’escalier je vous invite à m’envoyer votre adresse, je me ferai un plaisir de vous envoyer la quinzaine de chinoises qui plantent devant le monoprix de strasbourg saint denis, et qui sait peut etre vous trouverez vous une idylle ...

        Pour ce qui concerne les ratonade je pense qu’entant que fils d’imigré j’en connais plus long que Monsieur nom a particule ...

        Ma mère a épousé un RATON il y a de ca quarante ans et s’est mariée seule sans famille ni ami à cause de l’origine du marié...Ca fait plaisir de voir que les bonnes traditions francaise demeurent.

         
        • Camille
          Camille répond à m.rais75
          Mauvais genre
          • Posté à 01h10 le 17/03/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Il faut expliquer à votre nièce que ce n’est pas normal, il faut qu’on réfléchisse collectivement à des solutions.

          On peut se battre contre un proxo qui rosse une fille en pleine rue et accepter qu’une femme qui le choisit se prostitue, il me semble que les deux situations n’ont rien à voir ? Oui c’est pas facile de « trier » et je n’ai pas la réponse... mais est-ce qu’on peut admettre qu’il y a un continuum de situations possible entre la prostituée qui choisit son boulot et qui est autonome et celle qui le subit complètement et qui est torturée et qu’il faudrait trouver une loi (j’ai pas d’idées géniales, c’est malheureux) qui permettent de protéger tout le monde quelle que soit la situation ?

          Certaines femmes sont mariées de force, pour autant doit-on interdire le mariage ? Non (c’est ma réponse), mais il faut éviter les mariages forcés (qui sont des drames !).

        1 autres commentaires
  • Artemisia.G
    Artemisia.G
    Lulucarabine
    • Posté à 13h46 le 16/03/2009
    • Internaute 39119
      Lulucarabine

    « une avant-garde de la lutte, où les prostitués masculins sont les plus actifs : ils représentent plus de la moitié des activistes pour un tiers seulement du milieu ». Ce point précis m’interroge beaucoup. Par le passé les putes féminines ont beaucoup lutté pour améliorer leurs conditions de travail, donc cela ne signifie nullement que les femmes prostituées n’élèvent pas la voix. Néanmoins, le fait que les hommes accaparent la parole n’est guère nouveau et me semblent être particulièrement problématique.

    • Maîtresse Gilda
      Maîtresse Gilda répond à Artemisia.G
      (STRASS)
      • Posté à 16h43 le 16/03/2009
      • Internaute 73007
        (STRASS)

      juste avant ta citaton : « L’organisation Les Putes ne se revendique pas représentative de tous les travailleurs du sexe. »

      Alors si tu fais référence à l’identité sexuelle « bio » pour dire que ce sont des pédés, des trans et des travs qui sont en première ligne, je te répondrais que la bite ne fait pas le genre et que beaucoup de Femmes militent avec nous, de manière moins visible. Alors le couplet sur les « hommes qui accaparent la parole » tu peux le remballer. en tant que Pute, je ne suis pas un homme, je ne vole pas la parole des Femmes : au contraire je milite pour qu’on les entende. C’est encore plus dur pour elles d’élever la voix, justement tant elles sont stigmatisées, réprimées, infantilisées, etc ...
      Nous (les transpédégouines) en avons déja pris plein la gueule depuis toujours et nous sommes probablement plus aguerris (et ne sommes plus à ca près) pour pouvoir assumer de livrer ce combat, comme d’autres (contre l’homophobie, la transphobie, la domination hétéropatriarcale, etc)

  • Artemisia.G
    Artemisia.G
    Lulucarabine
    • Posté à 13h54 le 16/03/2009
    • Internaute 39119
      Lulucarabine

    Comme c’esst étrange, c’est la droite libérale qui soutient le plus la légalisation... comme c’est étrange ! Et par pour les meilleures raisons, à mon avis !

  • Marc de Boni
    Marc de Boni
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 14h20 le 16/03/2009
    • Journaliste 72902
      Journaliste

    Numérosix dit :
    j’ ai pas le temps de developper , mais un peu comme les partis d’ extreme gauche ou communiste , je suis plutot dubitatif . (...)
    De l’ autre , je trouve que toutes ces luttes de minorités empeche de s’ occuper du principal qui est l’ appauvrissement géneral de 95 % de la population des deux sexes ( 3 ? 4 ?) et qu’ une nouvelle lutte des classes moderne ( pas forcement celle des communistes révolutionnaire) devrait mobiliser toutes les énergies .

    - Les questions relatives à la reconnaissance des prostituées se trouvent précisément à la croisée de plusieurs discriminations et tabous de sociétés…

    A savoir par exemple la maitrise de leur sexualité, la condition des femmes, l’homophobie, la transphobie, la persécution des sans papiers, la précarité au travail , l’esclavage (sexuel ici), la normativité discriminatoire, les limites des pouvoirs publics en matière d’ingérence dans la vie privée… La liste est quasiment interminable.

    Les positions des politiques et syndicats manquent de pertinence dans la mesure où elles ne résultent pas de débats d’idées mais de postures de principes souvent cannibalisées par des minorités actives. L’angélisme de certains courants féministes a conduit à de regrettables situations. Les putes se font régulièrement insulter, malmener par ces féministes qui du coup perpétuent a mon sens le fondement du sexisme : discriminer la Pute pour sanctifier un nouveau modèle de Vierge – émancipée, militante, certes, mais tout de même sanctifiée.

    Les luttes sociales se complètent, « s’entralimentent », la victoire des uns facilite celle des autres.

    Ce n’est pas en montant les opprimés les un(e)s contres les autres que l’on obtient de victoires sociales, ni même en pratiquant une discrimination (parfois qualifiée de positive) à l’égard de tel ou tel groupe, que l’on parvient à en intégrer un autre…

  • tyglouk
    tyglouk
    conseillere immobilier
    • Posté à 14h34 le 16/03/2009
    • Internaute 30520
      conseillere immobilier

    le plus vieux metier du monde , non les plus vieux c est chasseur -agriculteur et apres c est banquier, encore un mythe qui s ecroule, car pour payer le ou la prostituee il faut un echange, et nourriture et/ou argent ca le fait.
    bonne chance au collectif !

    • AlexG2008
      AlexG2008 répond à tyglouk
      temporaire
      • Posté à 15h15 le 16/03/2009
      • Internaute 62913
        temporaire

      Bin, on cueillait bien avant de cultiver. Et peut-être qu’avant de chasser (chasser quoi, où, comment, avec quels outils ou armes ?), mais on avait tout à la maison (ok ok, à la caverne) car on était cannibale avant de devenir « ani-carnivore » (mangeurs de viande animale quoi :) ?

      Et ceux qui ne savaient pas chasser, peut-être qu’ils mourraient ou alors qu’ils se prostituaient pour survivre, vous ne croyez pas ?
      Aux époques reculées, chasser, cueillir, etc... c’était pas des métiers, c’était juste un moyen de survivre... tout comme la prostitution.

      Il faudrait réexaminer les peintures rupestres, à Lascaux et ailleurs ; mais en cherchant à voir si certaines des scènettes et des figurines représentées ne seraient pas des prostitués. Car je crois bien que ceux qui y sont passés avant n’y avaient certainement pas pensé :))

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 14h53 le 16/03/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    puisque c’est aujourd’hui la fin de la trêve hivernal et qu’il est questions de putes deuxième chapitres

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