revue de blogs 10/09/2007 à 13h12

Sur le Net, l'hommage à Bizot et au journalisme freestyle

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Samedi soir, « Jack le squatter » (le surnom qu’il avait donné à son cancer) a fini d’achever Jean-François Bizot, à Paris. A quelques kilomètres de là, une partie de campagne. Un journaliste raconte ses années à Actuel : « Jean-François, c’était le type qui allait chercher là où personne ne pensait à envoyer un reporter. » Dimanche, j’apprends sa mort. Et me rue sur le Net, que Bizot considérait comme l’un des derniers endroits d’expression de l’underground. Les blogueurs, anonymes ou anciens compagnons de route, lui rendent hommage.


Les débuts d’Actuel, l’aventure Nova... Son copain, Fréderic Joignot, journaliste et ex-Actuel, raconte sur son blog l’inventeur d’un journalisme éclectique, contestataire et curieux :

« En novembre 1979 sort le numéro 1 d’Actuel nouvelle formule. Financé par Bizot aux deux tiers. Un vrai magazine, une maquette stylée et efficace inventée par Emile Laugier, un DA de la pub, des rafales d’images d’époque, huit grands reportages, des textes longs, dialogués, vivants, façon journalisme américain, des photographes de terrain rameutés par Claudine Maugendre, une batterie de rubriques originales : ’ouvelles industries’, ’coup de fric’, ’nouveau et intéressant’, ’idées fortes’, ’tendances’.

“Sur la couverture, Patrice Van Eersel vide la valise qu’il a trouvée dans le palais même du dictateur de la Guinée Equatoriale, Macias Nguéma, en fuite. Titre : ‘J’ai fait les poches du dictateur fou.’ Le ton est donné : insolence et grand reportage. Bizot, cheveux courts, cravate de traviole, insomniaque, campe au journal entre deux enquêtes, entouré d’une bande de reporters dignes des Monty Python. Yannick Blanc se transforme en Noir et cherche du travail pour tester le racisme, puis s’inscrit au Front National pour tout raconter de l’intérieur. André Bercoff déguisé en émir fortuné rachète sans problème les grands crus du Bordelais. Bernard Kouchner remonte le Mékong jusqu’aux camps de la mort cambodgiens. Patrick Rambaud part discuter avec les policiers à Belleville : un flic de gauche est-il plus sympa ? Patrice Van Eersel va chanter avec les baleines.

‘Je découvre le monde des cafards et de la vermine urbaine dans les caves des cités et des grands restaurants avec la société de désinfection Attila. Nos modèles sont les reporters du nouveau journalisme’ américain, Hunter Thompson, Tom Wolfe, les enquêteurs du magazine Rolling Stone qui écrivent long, avec des dialogues, des anecdotes collectées sur place, racontent leur reportage à la première personne, se mouillent, vont voir de près.”


Ancien de “90 minutes”, l’émission d’investigation de Canal+, Paul Moreira rend aussi hommage au Bizot “freestyler” :

“Jean François Bizot est mort…J’ai du mal à le croire. Je l’ai vu au mois de mai, chez lui, à Saint-Maur. Je savais pour le cancer, tout le monde savait. Mais j’étais sûr et certain que la mort s’était éloignée. C’était entre les deux tours, il parlait de résistance. Il vannait, comme toujours. Bizot parlait comme jouent certains jazzmen, jamais sur la note attendue. S’efforçant d’échapper sans cesse à l’évidence. Free Style, il disait.

‘Actuel, j’y ai travaillé entre 1991 et 1993. Un drôle de journal. Explorateur. Bizot cherchait les musiques, les artistes et les pays inconnus. Il avait l’œil de la sentinelle. Et un cerveau hyper-mnésique.

Chaque fois que je l’ai vu, il m’a parlé d’une de mes enquêtes, réalisée il y a vingt ans, en 1988, sur le crack dans le métro. Il se rappelait de tout, le numéro de la ligne, le nom de la station. Il avait ce fonctionnement un peu particulier qui pouvait épuiser les moins vaillant : les réunions qui s’étiraient tard dans la nuit, les coups de fil à une heure du matin, les consignes obscures… Free style.’


‘Merde ! Plus génération Nova qu’Actuel, Versac , regrette et remercie un sacré bonhomme’ :

‘Radio Nova fut la radio de ma génération, parisienne et conne, impertinente et hyperjuste, au beau son. J’y ai découvert la musique. J’adore tomber par hasard, dans une foire aux livres ou chez un bouquiniste, sur une vieille couv’ de l’Actuel de la belle époque, posant des questions graves (’L’orgasme en poudre’, ’J’ai étripé 20000 poulets pour m’en sortir’, ’Les sultans ne rigolent plus’, ’Premier boeuf franco-russe’, ’Des chiens dix fois plus grands ? ’, ’Que deviennent les anges quand ils font de la pub ? ’, ’Un reportage de Naipaul à Grenade’, ’La pilule d’amour pour ce numéro de février 84’.’


Pour cet autre blogueur, biberonné à Nova, le coup est rude :

‘Jour de deuil, aujourd’hui pour une personnalité des médias qui compte énormément(...) Trop jeune pour être un nostalgique d’Actuel, je suis issu de la génération Nova : ce produit médiatique hybride et étonnant que Bizot a créé, fécondé et inspiré. C’est LE média qui a forgé ma culture musicale, nourrit mon goût personnel pour le hip hop et ouvert mon univers vers des curiosités musicales, des choses parfois bizarres, souvent étonnantes, presque toujours enrichissantes.

Et surtout merci pour tous ces vendredis soirs à écouter fiévreusement le Dee Nasty Style avec Big Brother Hakim, le Cut Killer Show (et oui, avant de devenir une marque, Cut Killer c’était un DJ de talent accompagné d’un MC aux freestyles de légende) bien avant que Pierre Bellanger et Skyrock n’aient même entendu parler de ce genre musical.’

Partout dans la blogosphère fleurissent des témoignages et remerciements pour un Bizot découvreur de talents, mécène de la culture alternative.


Ici ,Hervé Le Gall , photographe se souvient de ses numéros d’Actuel dans lesquels il a découvert ‘Zappa, Crumb, les freaks brothers, Gotlib, Richard Corben et surtout un pied de nez jubilatoire à toute une génération de vieux cons.’

‘Tout ça, je le dois à Actuel et ça, ça ne s’oublie pas. Alors, chaque fois que j’entendais parler de Jean-François Bizot, je repensais avec émotion et tendresse à celui par la grâce de qui je suis devenu un peu plus adulte. Cette fois, la page est tournée et Actuel c’est vraiment fini. N’empêche, on s’est bien marré et ça a duré cinq ans qui m’ont paru une éternité. Merci Monsieur Bizot, c’était cool.’


, c’est un journaliste qui rend hommage à l’héritage immense que lègue Jean-François Bizot :

‘Ah tristesse. Mauvaise surprise. C’est l’un de nos pères qui est mort samedi. L’un des pères de l’époque Mai 68. Sans lui, nous ne serions pas dans le même pays, aujourd’hui.(...) Il faut relire aussi le premier almanach d’Actuel qui raconte cette période, ce véritable âge d’or. Ensuite, avec Actuel 2 et Nova, il permit pas des coups pas possibles, à des dingues de faire entendre leurs voix. Plus ou moins, tout le monde, est en partie passé par chez lui.

Gros buveur, gros fumeur, difficile parfois à suivre en soirée, il ne pouvait s’empêcher de dire toujours, ce que l’on attend pas. Je l’avais invité à péter une télé à Telécrash, où il avait rappelé la télé en béton’ de Bob Vostel (du groupe Fluxus dans les années 70), et pous avions péte une télé de bon cœur à coup de béton. (Canal Web, 2000)”

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  • Anonyme

    dommage que l’on ne retrouve plus des magazines style « actuel »

  • Pibole
    Pibole
    auteur
    • Posté à 17h55 le 10/09/2007
    • Internaute 1365
      auteur

    Brouillon, foutraque, génial, n’ayant peur de rien.
    Avec Bizot s’éloigne une époque créative, où l’on traquait tout ce qui était « nouveau et interessant ».
    Et le premier Actuel, tellement illisible et choquant qu’on l’adorait... Comme on adorait cet espoir d’une presse vivante et foisonnante, joyeuse et sans complexe.
    bouh. Je suis une vieille lectrice triste de voir mourir les derniers vestiges de l’utopie.

    • Anonyme répond à Pibole

      NON L UTOPIE N EST PAS MORTE AVEC LUI .. ILS SERAIENT BIEN TROP CONTENTS : VIVENT ceux qui restent et ceux qui viennent .

    • pikasso02
      pikasso02 répond à Pibole
      • Posté à 18h47 le 10/09/2007
      • Internaute 10134

      myonne, surtout pas adieu à l’utopie.
      Il ne tient qu’à celles et ceux qui y croient de souffler sur les braises.
      Au revoir Jean François !
      Merde à ceux qui n’y croient pas !
      A l’utopie !
      Mais surtout, à ce qu’elle entraine avec elle.

      Lien

  • adaunis
    • Posté à 18h39 le 10/09/2007
    • Internaute 4255

    Putain, c’est la plus mauvaise nouvelle de cette journé. Il est parti Samedi, et maintenant je me sens personnellement avec « comme un manque » à cause de ce foutu « crabe », son « moment de faiblesse », celui qu’il appelait « Jacky ».
    Ce précurseur part avant un triste anniversaire, le 11 Septembre.
    Oh pas celui auquel vous pensez, dramatique, et bien sûr inoubliable.
    Non je fais allusion au 11 Septembre 1973, l’assassinat de Salvatore Allende et l’accession de la « junte militaire au Chili.
    Il était grand voyageur, grand reporter, et grand découvreur de talent actuels. Et justement que n’ai je gardé tous mes “Actuels” jusqu’en 1994, au mois le dernier. putains de déménagements et putain de journée. Pardon pour mon language.
    Salut Jean François, pour un fils de Bourgeois disais tu, tu étais un “prince”.

  • Anonyme

    Pour paraphraser Desproges (autre victime du crabe) : le jour où j’ai appris la mort de Bizot, l’ai chialé ; le même jour j’ai appris la mort de Philippe Jaffré, j’ai repris deux fois des moules.

  • Anonyme

    Bizot au royaume des esprits !
    il va surement reformer un comité de rédaction la haut genre Actuel en galactique

  • poppy S
    • Posté à 19h35 le 10/09/2007
    • Internaute 498

    Cette dernière action de résistance de JF m’a cassé comme tous ceux qui ont de près ou de loin participé à la création de cette muvance et tous ceux qu’elle a éveillés et qui sont moins cons après ça.

    Bravo Zineb pour ton papier : c’est ce qu’il fallait. Bravo, ce que tu ponds est de mieux en mieux.

  • Anonyme

    Repose en paix Camarade, le vieux monde est derrière toi.

  • Tomas Milian
    Tomas Milian
    Monteur (psychotronic man)
    • Posté à 19h32 le 10/09/2007
    • Internaute 9883
      Monteur (psychotronic man)

    Je remercierai jamais assez cet homme d’avoir pu grâce à Nova pu découvrir le hip hop , le ragga, la jungle, l’electro, la soul, le blues, le rock, les soundtracks avant tous le tatouin marketing de maintenant... d’avoir pu me forger une culture musicale... son journal nova mag et ses choix littéraires qui étaient autres...Oh my god, des mecs comme lui qui ne se mettaient pas en avant et qui préféraient largement mettre les gens de l’underground devant( les gens les plus interessants en somme), il y en a pas beaucoup... contrairement à d’autres maintenant qui monopolise une scène qui leur appartiennent pas en cannibalisant sur le néant (d’ailleurs, j’irai jusqu’au politiques de maintenant ...)

    Reste en paix Jean françois.

  • Palavazouilleux
    • Posté à 19h40 le 10/09/2007
    • Internaute 300

    L’hécatombe des canailles continue.
    Dans l’une de mes chroniquouillettes enfouie dans la mémoire désormais muette d’un ordinateur ardéchois, je blâmais avec forte véhémence les larmes de crocodile versées par François le Batave et quelques uns de ses consorts lyonnais sur la dépouille à peine refroidie de l’ancien meilleur économiste de France, Raymond Barre soi-même. Sans qu’un seul mot ait été prononcé sur le soutien indéfectible que le Premier Chambellan de sa Majesté Gichequart d’Echetain avait apporté au sinistre Papon (enfoui dix pieds sous terre celui-là avec la légion d’un honneur qui jamais ne fut sien !). Sans qu’aient été reproduites les phrases obscènes énoncées sur un ton badin au lendemain de l’attentat de la rue des Rosiers. Mais si, souvenez-vous. La bombe qui visait des juifs et qui massacra d’innocentes victimes françaises. Du Raymond Barre pur jus. Authentique républicain, mon cul.
    Et puis Mesmer. Pierre de son prénom. Godillot droit de mon Général. Canaille envers laquelle mon ressentiment s’était édulcoré. « Avec le temps, va, tout s’en va... », qu’il chantait l’ami Léo.
    Et voilà que la pire de toute s’est « éteinte » (comme le susurra piteusement le radoteur de l’information itérative en cette soirée d’un dimanche où je surveillais la cuisson de quelques pommes de terre dans un reste de graisse de canard). Philippe Jaffret. L’ancien patron d’Elf, non ? Corrupteur. Pollueur. Combien de cadavres au compteur ? De pauvres gens de ces pays si pauvres que nul ne se hasarde à les décompter. Riche à millions d’euros le Jaffret.
    Sa charogne allongée sur d’épaisses couches d’actions du pétrolier. Mais désormais délivré des plaisirs d’essence.
    Au nom de quoi je devrais, moi, simple citoyen, compatir ?
    S’effacent d’une longue liste de sinistres individus qui appartiennent à une France qui n’est pas mienne. Leur France à eux. La France de Louis Nicolas Beau Naparte. La France des adulateurs du Veau d’Or. La France des égoïsmes, des violences perpétrées à l’encontre des humbles par une clique qui exige de moi, quoi ? du respect ? voir même de l’admiration ? de la déférence ? à l’égard de leurs défunts.
    Je conchie cette France-là.
    Dans l’autre France, la mienne, des gens de bien meurent aussi.
    Le père Bizot. Dont j’ai appris le décès ce matin. Que je pleure, lui. Pour tous les moments de bonheur dont il m’a fait cadeau durant près de quarante ans. Que je suis contraint de ranger désormais, ces moments-là, dans l’armoire où s’empilent les souvenirs. Les beaux. Les respectables. Les lumineux. J’écris cela à l’intention de celles et ceux qui ont lu « Actuel », qui ont écouté « Radio Nova », qui se sont plongés, immergés dans les bouquins témoignages de François Bizot.
    Claire. La douce Claire. Terrassée par le crabe. Comme le père Bizot.
    La mémoire muette de l’ordinateur ardéchois ne restituera pas la chronique rédigée le jour où me parvint l’annonce du décès de Claire.
    Claire Vilanova.
    Décédée trois ans ? quatre ans ? après la mort de Jean.
    Jean Vilanova.
    Je ne sais plus, moi.
    Dans le décompte du temps.
    Dans le décompte de mes morts.
    Parmi ces cendres qui voyagent peut-être, se dispersent ou s’amalgament tout près de mes rivages.
    Aurais-je, moi, le temps d’entrelacer des mots pour que n’efface pas la mémoire d’une femme comme Claire ?

    Quoiqu’il en soit, et comme le disait pas plus tard qu’hier soir Louis Nicolas Beau Naparte : « A Fion la réforme ! ’

    Pace è Salute !

  • Anonyme

    Ok ok, apparement cet homme a ete un phare dans les annees 70 et 60, mais moi je n’y etais pas. C’etait surement quelqu’un de tres bien. Mais pour ma generation (j’ai presque 30 ans) Radio Nova et le journal du meme nom ca a toujours ete plutot les fossoyeurs de l’underground. A 20 ans a Paris, j’ecoutais un peu radio nova, et tout leurs « bons plans » etaient trop chers pour le populo moyen. Tous les « lieux branches et soirees branches » qui y etaient presentes n’etaient que des trucs de bourges recuperes. Peut etre c’etait glorieux avant, mais a partir de la fin des annees 90, radio nova et le mag du meme nom, c’etait que de la merde, et tout le monde le sait. Il y a qu’a voir ce que c’est devenu maintenant, en ecoutant cette radio, ou l’on peut entendre des « jingles » qui disent « Nova, la radio rebelle et pas pareille » avant de vous fourger 30 minutes de pub pour des banques. Non franchement, c’est ridicule. Ne confondez JAMAIS un « rebel » et un « branché » pNe confondez JAMAIS un « rebel » et un « branché ». branché » au sens de Radio Nova, bien entendu. Mouton arrogant. Oui. Nova et compagnie ont contribué a créer le bobo, mais le bobo arrogant, sur de sa supérioté et de son snobisme parisien. Comme quoi, le serpent se mords la queue. De nos jours, le branché et le sarkozyste se confondent parfois comme des freres.
    Mais quand a l’oeuvre de cette homme avant les 90’s je suis sur que c’etait tres bien. C’est juste l’heritage qui aurait peut etre pu etre mieux

    • Tomas Milian
      Tomas Milian
      Monteur (psychotronic man)
      • Posté à 21h45 le 10/09/2007
      • Internaute 9883
        Monteur (psychotronic man)

      Autant je suis d’accord sur les soirées bourgeoises mais bon ce n’est pas eux qui les organisait tous...c’était un bourgeois à la base mais des bourgeois comme ça des dénicheurs de talents, fouineurs de caniveaux, j’en ai pas connu beaucoup des mecs aussi ouverts d’esprits. En tous cas ne le prenez pas mal mais c’est comme si je disais que je stigmatisais les bobos car nova leur a inculqués une culture rebelle ou branchés mais les gens d’autres horizons : non... ce qui n’est pas vrai du tout...beaucoup de personnes de banlieues l’ont écoutés par exemple à cause de l’arrivée du Hip hop en France... Oui il y a eu tous sorte de gens qui sont issus de tous milieux chez lui, qui écoutaient/ écoutent nova,... Mais comme vous le ditez vous l’avez pas bien connu et peut être pas compris où il allait en regardant le début d’actuel ou son bouquin underground par exemple avec toujours sa même ligne de contre culture journalistique...Evitons les-je-sais-tout-car-tous-le-monde-le-sait, les donneurs de leçons ou les rageux frustrés en sortant des grosses inepties comme un homme ayant une colique sortant de gros étrons dans ses toilettes. Peace à toi et grand respect à lui.

      • Anonyme répond à Tomas Milian

        Ceci dit il a entièrement raison sur cette espèce d’usine lisse et morte qu’est devenue Nova, surtout musicalement.

        Ceci dit Bizot en était parfaitement conscient et apparemment vraiment déçu par ce qu’était devenu la radio cf cette interview de chronicart :
        (chronicart aussi c’est la même merde mais au moins cette interview est excellente)
        Lien

        On trouve facilement de vieux numéros d’Actuel chez les bouquinistes, un peu chers, mais à chaque fois c’est un véritable voyage dans un monde qui parait aujourd’hui n’avoir jamais existé...

         
        • Anonyme

          Il est vrai que radio nova n’est plus ce qu’elle n’était... mais de là à dire que c’est devenu de la merde pour bobos quand même je dis non !
          Bref JF était un grand homme, n’oublions pas que c’est un des pionniers du gonzo journalisme en france... sa disparition m’atriste énormément...

        • Anonyme

          Il est vrai que radio nova n’est plus ce qu’elle n’était... mais de là à dire que c’est devenu de la merde pour bobos quand même je dis non !
          Bref JF était un grand homme, n’oublions pas que c’est un des pionniers du gonzo journalisme en france... sa disparition m’atriste énormément...

        • Tomas Milian
          Tomas Milian
          Monteur (psychotronic man)
          • Posté à 11h11 le 11/09/2007
          • Internaute 9883
            Monteur (psychotronic man)

          Oui, enfin il parle pas du nova de maintenant mais d’avant...Ce qui est différent.

        3 autres commentaires
    • Olhiver
      • Posté à 09h34 le 11/09/2007
      • Internaute 10743

      Pourquoi, dès qu’un son de cloche diffère, sur ce site, le commentaire est-il invariablement replié ? C’est décevant, à la fin...

      « les morts sont tous de braves types », chantait un autre insoumis, défait par le crabe. Bizot l’était sûrement vivant, un brave type. Il aurait fallu écrire et faire découvrir le boulot de ce monsieur quand il respirait encore. Pour ma part, j’ai été comme toi vite lassé par les longues tranches de pubs en rafales sur Nova, et n’ai plus considéré cette radio comme la « mienne », depuis longtemps. Mais je suis conscient d’avoir pu rater quelques perles qui ont pu s’intercaler entre les harangues d’annonceurs divers..

      Mais ce Bizot devait être un bonhomme.

      Big up.

    • Anonyme

      J’ai essayé de vous répondre, puis j’ai tout effacé....Bonne vie à vous, on va dire !

      Castille

    • Anonyme

      C’est Bizot qui a inventé le mot « branché » et effectivement à la fin des années 90 Nova s’est un peu perdu. Mais sans lui tu ne pourrai pas t’exprimer, alors doucement les basses ! !

  • Anonyme

    Merci d’avoir contribué à nous ouvrir les yeux et d’avoir nourrit nos esprits ...
    Tu n’es pas le passé mais bien le futur du journalisme, il faut juste un peu de temps pour que les autres s’en rendent compte ...
    non définitivement non, Jack ne t’aura pas et ne peux pas t’avoir..tu vies déjà et toujours parmis nous et tu es et restera l’exemple ...
    Hommage et respect, Stephane

  • Anonyme

    RIP

  • Anonyme

    oh merde j’aurais pas pensé qu’une mauvaise nouvelle comme celle la pouvait prendre toute l’importance, avant tout le reste ; ; j’ai ouvert le Monde direct à la page 24 avant de ne rien lire d’autre ,pour réaliser à quel point un mec comme lui c’est rare, y’en a plus en fait il était unique et puis sa passion de la curiosité top moderne, ses engagements pour les arts et la presse, sa gourmandise de la vie nous sommes nombreux (..ses) à avoir croisé cet entrepreneur, la nuit , cet entrepreneur qui a englouti toute la tune de sa succession familiale dans tous les médias qu’il a pu utiliser pour son seul plaisir de communiquer et de partager sans limite avec humour avec provocation avec finesse et imagination, avec subversion aussi, toujours en avance, sans frontière tellement rare aujourd’hui...... Bintou ! ! tient bon.... continue car ta fidélité est une garantie de son héritage et ta voix sur Nova je veux l’entendre demain et les jours suivants Courage

  • Anonyme

    Salut Jean François, tu vas rejoindre Hunter S. Thompson, Frank Zappa et Mister Natural sur l’astéroïde FZ. Merci pour toutes les découvertes, toutes les illuminations. Take care, dude.

    • Anonyme

      When I heard about his death, I immediately thought of HST, and Frank, and so many others.
      After reading a few posts on this thread, I only want to say this......these people are not special in any way, they only tell us how far behind we are in our thinking.
      And to add some music to your thread, I’m sure you’ll enjoy this one

      When she wears her bolero then she begin t’ dance
      All the pachucos start withold’n hands
      When she drives her Chevy Sissy’s don’t dare t’ glance
      Yellow jackets « n red debbles buzzin’ round “er hair hive ho
      She wears her past like uh present
      Take her fancy in the past
      Her sedan skims along the floorboard
      Her two pipes hummin’ carbon cum
      Got her wheel out of uh B-29 Bomber brodey knob amber
      Spanish fringe ‘n talcum tazzles FOREVER AMBER
      She looks like an old squaw indian
      she’s 99 she won’t go down
      Avocado green n alfalfa yellow adorn her t’ the ground
      Tatooes n tarnished utenzles uh snow white bag full o’ tunes
      Drives uh cartune around
      Broma’ seltzer blue umbrella keeps her up off the ground
      Round red sombreros wrap er high tap horsey shoes
      When she unfolds her umbrella pachucos got the blues
      Her lovin’ makes me so happy
      If I smiled I’d crack m’ chin
      Her eyes are so peaceful thinks it’s heaven she been
      Her skin is as smooth as the daisies
      In the center where the sun shines in
      Smiles as sweet as honey
      Her teeth as clean as the combs where the bees go in
      When she walks flowers surround her
      Let their nectar come in to the air around her
      She loves her love sticks out like stars
      Her lovin’ sticks out like stars

      Pachuco Cadaver
      Don Van Vliet

  • René Guépratte
    • Posté à 23h52 le 10/09/2007
    • Internaute 13160

    Dans les années 70, Actuel n’était pas une utopie,
    pour beaucoup, c’était la vision, l’illustration ,la nourriture d’un monde nouveau vivant au quotidien toutes les folies créatives artistiques, politiques, dérangeantes,éducatives pour apprendre à dire merde a la naphtaline.Actuel
    c’était du bonheur, de la joie de vivre.
    Merci Mr J.F.Bizot d’avoir exister.
    Malgré tout, je vous reproche de nous avoir quitté.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 00h41 le 11/09/2007
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Ai eu la nouvelle, ce matin sur france inter...
    Pas encore réveillé, juste avant d’aller bosser, juste le temps de mettre des vidéos pour faire un petit hommage, sans prétention...
    Trop jeune pour actuel,
    Nova m’a scotché des années...
    Big up et RIP à ce grand Mr...

    blog actif et militant :
    Lien
    pour voir quelques extraits des grandes heures de Nova...

  • Koomo
    Koomo
    Tokyo
    • Posté à 02h58 le 11/09/2007
    • Internaute 13793
      Tokyo

    Respect et salutations.

    Au revoir MONSIEUR.

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 08h36 le 11/09/2007
    • Internaute 9130
      paysagiste

    Triste, j’avais 15 ans quand j’ai lu mon premier Actuel maintenant j’en ai 48.
    Ce sont des personnes comme jean-françois Bizot qui ont fait bouger la presse française et le milieu culturel. Ce genre de personnes nous manquent déja, sincèrement j’ai un noeud au fond de la gorge.
    TRISTE et AMER.
    Au revoir, monsieur le bousculeur d’idées.

  • ecrivainrouen
    • Posté à 10h06 le 11/09/2007
    • Internaute 16410

    Ci-dessous le billet intitulé « Actuel, c’est fini », tiré de mon blog : Lien

    Actuel, c’est fini
    Je me souviens exactement quand et comment j’en ai entendu parler. J’avais dix-neuf ans, je m’emmerdais chez mes parents, ils écoutaient France Inter. Ce jour-là, un éditorialiste dénonçait un nouveau journal nommé Actuel, un journal extrêmement nocif pour la jeunesse et qu’il conviendrait d’interdire, concluait-il.

    Je prenais le peu d’argent de poche dont je disposais et filais à la Maison de la Presse. J’avais en main le numéro deux d’Actuel, le mensuel de la contre-culture, un mensuel fondé par un certain Jean-François Bizot avec ses copains Michel-Antoine Burnier, Patrick Rambaud, et Bernard Kouchner (celui qui a mal tourné). C’était en mil neuf cent soixante-dix.

    J’achetais ensuite chaque numéro que je lisais avidement en m’usant prématurément les yeux sur les pages à l’encre verte sur fond mauve de cette revue psychédélique. Il y était question de musique et de littérature souterraines, de drogues douces et moins douces, de marginalité, de troc, de communautés, de route, de sexe, de révolution, d’écologie, d’utopie et de philosophie libertaire, ça me convenait très bien. Des centaines de petites annonces gratuites reliaient les lecteurs et lectrices entre eux. Je n’étais plus aussi seul. Un jour, l’équipe décida de saborder le journal, sur le dernier numéro une femme pleure en déclarant « Actuel c’est fini »

    Plus tard, Jean-François Bizot, pour qui, il faut bien le dire, la contre-culture devint une sorte de fond de commerce, inventa l’Almanach Actuel, une sorte d’Actuel annuel puis lança une nouvelle formule, rien à voir avec le précédent Actuel, une revue bonne pour la poubelle, puis il se rattrapa en créant Radio Nova et Nova Magazine.

    Il est mort ce huit septembre, à l’heure où ses idées ne sont plus dans l’air du temps, écœuré qu’il était par « cette société de la liberté surveillée créée dans notre dos par une coalition de quadragénaires psychomoralisateurs ».

  • Anonyme

    Je l’ai rencontré une fois, à un dîner à Saint Maur les Fossés, c’était un mec très sympa, généreux et drôle. Nous avions passé une très bonne soirée...il nous manquera.
    F

  • Anonyme

    Qu’est ce qu’on peut dire comme connerie pour avoir l’air concerné, au courant, et pour y aller de son petit hommage ! ! !
    Putain, mais il n’y a qu’à se bouger le derche au lieu de se la jouer. Et qu’il va faire un comité de ci là-haut, et nianiania, et nianiania. La mièvrerie est vraiment ce qu’il y a de pire. Plutôt que de chialer faut se BOUGER.
    Fabien.

  • Anonyme

    Grace a ACTUEL dans les 80’s et NOVA dans les 90’s ma (contre)culture musicale et générale a fait des pas de géants...je lui dois une bonne partie de ce que j’ai entre les oreilles...maintenant qu’il est « parti fumer la ganja par les racines » j’espere que ces collaborateurs sauront perdurer son oeuvre et conserver l’ouverture d’esprit et l’humanité dont il faisait preuve....

  • Anonyme

    Merci.

    Simplement merci pour m’avoir ouvert l’esprit dans ces drôles d’années 80.
    Je dévorais alors tous les mois ton magazine pas comme les autres.
    A l’heure où les culs serrés ont pris le pouvoir, ta mort m’a profondément attristé.
    J’espère que l’on s’apercevra avec le temps tout ce que l’on te doit.

    Repose en paix dans une super Nova...

    Nicolas E.

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 13h31 le 11/09/2007
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    Le dernier des Mohicans, non ?
    Je me trompe peut-être, j’espère en oublier un ou deux qui poursuivent cet idéal de curiosité créative, mais il me semble qu’il était le dernier de la petite bande à ne pas céder... De Libé à Canal +, progressivement, tout le monde a entériné le règne de la quantité sur la qualité... Pas lui. Les coûts insensés de toute tentative de publication en France réduisent les élans créatifs au micro-associatif, imposent aux ambitions de visibilité des partenariats garantissant langue de bois, pensée unique et docilité consensuelle - le fait que chacun ait les siennes n’étant que le leurre de rigueur... Bizot nous manquait donc déjà, submergé, asphyxié, par un contexte libéral en panne de rêve... Pas du tout tendance le rêve ! C’est un truc à ne pas se lever tôt pour gagner plus ! Mais Sarko n’est qu’un pantin illustrant une crise morale beaucoup plus grave : l’avènement du consommateur au rang de citoyen pensant et votant. La mort de Bizot, c’est comme une gueule de bois en tête à tête avec Sarko qui vous récite la messe...

  • Anonyme

    Ca devait etre un mec sympa, je ne l’ai pas connu.
    Mais que reste-il maintenant de la contestation et de l’esprit revolutionnaire des annees 60, de mai 68, etc... qu’il a semble-t-il bien incarné
    Son ancien camarade d’Actuel, Kouchner, travaille pour qui on sait. Radio Nova, apres avoir été pionniere, ne vends plus que de l’espace de cervau disponible de jeune bobo francais, avec une grande sauce d’autosatisfaction par derriere.
    Que reste-t-il du mouvement que Bizot a representé dans les annees 60 et 70 ? ou sont tous ces gens maintenant ? Que sont devenues leur idées ?
    Quel est leur heritage, quel est leur oeuvre ?
    A-t-elle résisté ?
    Qui sont leurs sucesseurs ? Sont-ils tous morts ?
    Qui a pris la releve ? qui veut la prendre ?
    Est-ce que leur esprit est mort ? bien mort ?
    Dites moi qu’il y a des sucesseurs a cet esprit d’ouverture, et que les heritiers des ideaux qu’ont pu avoir ces gens ne sont pas les Baer, Debbouze et Wizman, qui, bien que parfois ayant du talent (enfin seulement les deux premiers) ne me font guere rever.
    Les hippies ont-ils été tous des imposteurs ?
    Si la réponse est non, alors que nous ont-ils laissé en héritage ?
    Sinon nous allons devoir laisser Sarkozy enterrer les derniers hippies, ou les changer tous en Bobos ou en Secretaire d’Etat ou Ministre des affaires etrangeres.
    Mais j’ai peur que malheureusement le cadavre des « soixante-huitards » ne bouge plus. Ils sont morts, bien mort, et, en voulant profiter de tout et jouir sans entrave, ils ne nous ont égoistement rien laissé. Ou assez peu.
    A nous donc de réinventer l’avenir ? , en essayant d’oublier au passage l’égoisme et l’égocentrisme de ceux qui voulaient changer la vie.
    A nous les lendemains qui déchantent.
    Je vous laisse, c’est l’heure de la masturbation collective sur Nova, apres il y aura peut etre effectivement une pub pour une banque, une soirée ou il faut etre vu a Oberkampf, ou pour la derniere marque de basketts a la mode.

    Thomas

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor
      - Gone fishing !
      • Posté à 15h15 le 11/09/2007
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Le dernier des hippies est mort en 1967 ou 68....dans une ceremonie officielle.....presidée par Allen Ginsburg......

    • Anonyme

      Mon chéri.
      Ancienne hippie, je suis contre l’héritage. alors ne réclame pas ce que je ne t’aurais de toute façon pas laissé !
      C’était de l’impalpable : le goût de la dérision, un sens iconoclaste, l’irrespect des valeurs établies...
      Nous avions cent idées à l’heure, et nous contestions. Le maître mot était « ce n’est pas si simple », et nous nous attelions à le prouver.

      Nous avons égratigné nos âmes à risquer d’autres modes de vie, nous avons questionné l’amour, recherché l’utopie, bousculé l’éducation. Même si nous avons échoué beaucoup, nous avons essayé. Nous nous sommes plantés, certes, mais à présent on n’accouche plus dans l’indifférence, on ne viole plus impunément, et les enfants naissent parce qu’ils sont désirés
      Ne te laisse pas aveugler par la longévité tapageuse de certains de ces grands premiers. Interroge-tu l’adolescence de ton chef de service, de ton banquier, de ton voisin de palier ?
      Dommage que ce terme de « soixante-huitard » crée par les hostiles à ce mouvement à l’époque, soit repris comme un crachat.
      Interroge-toi sur ta propre adolescence. demande-toi contre quoi tu t’es révolté, quelles ont été tes luttes, et qu’as-tu abdiqué.
      Ensuite, on pourra parler des soixante-huitards.

    • Anonyme

      Mon chéri.
      Ancienne hippie, je suis contre l’héritage. alors ne réclame pas ce que je ne t’aurais de toute façon pas laissé !
      C’était de l’impalpable : le goût de la dérision, un sens iconoclaste, l’irrespect des valeurs établies...
      Nous avions cent idées à l’heure, et nous contestions. Le maître mot était « ce n’est pas si simple », et nous nous attelions à le prouver.

      Nous avons égratigné nos âmes à risquer d’autres modes de vie, nous avons questionné l’amour, recherché l’utopie, bousculé l’éducation. Même si nous avons échoué beaucoup, nous avons essayé. Nous nous sommes plantés, certes, mais à présent on n’accouche plus dans l’indifférence, on ne viole plus impunément, et les enfants naissent parce qu’ils sont désirés
      Ne te laisse pas aveugler par la longévité tapageuse de certains de ces grands premiers. Interroge-tu l’adolescence de ton chef de service, de ton banquier, de ton voisin de palier ?
      Dommage que ce terme de « soixante-huitard » crée par les hostiles à ce mouvement à l’époque, soit repris comme un crachat.
      Interroge-toi sur ta propre adolescence. demande-toi contre quoi tu t’es révolté, quelles ont été tes luttes, et qu’as-tu abdiqué.
      Ensuite, on pourra parler des soixante-huitards.

  • Anonyme

    Il y a aussi un groupe sur Facebook avec + de 140 membres :
    Lien

  • Anonyme

    Quel dommage que vous n’ayez pas cité davduf (david dufresne), un ancien d’Actuel lui aussi et un vieux de la vieille du Net...

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    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h12 le 18/09/2007
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Merci de l’avoir signalé.

  • Anonyme

    Comme beaucoup de ma generation nous avons grandi avec Actuel et Jean François Bizot qui était le pape de l’underground. Puis avec Nova j’ai continué à rester à l’écoute avec les nouveaux sons, la musique et une nouvelle manière de formuler l’actualité. Et maintenant ? Jean François Bizot nous manque est ce que quelqu’un pourra avoir autant d’énergie à touver de nouvelles formules de nouveaux talents une nouvelle manière de nous tenir au courant ? ....