13/03/2009 à 16h20

Les Putes veulent s'organiser « comme des artisans » (1/2)

Marc de Boni | Journaliste

Ils et elles ont librement choisi le « sexwork » et réclament une réglementation de leur profession. Une enquête en deux volets.


Manifestation pour la légalisation de la prostitution à San Francisco le 3 mars 2008 (Kimberly White/Reuters)

« Putes », c’est ainsi qu’ils et elles veulent être désignés, parce que « femme prostituées » a une connotation subie. Les fondatrices de l’organisation militante « Les Putes » affirment avoir choisi le sexwork, et revendiquent en conséquence une réglementation de leur profession.

A l’occasion des Assises européennes de la prostitution, qui se tiendront au Théâtre de l’Odéon le 20 mars, le tapin entend porter le débat sur la place publique.

Disponible depuis le mois de janvier sur la toile, un nouveau portail brésilien crée l’émotion : Wikigp.com. Un vrai catalogue de prostituées, qui propose photos, mensurations, tarifs, pratiques, et notes des clients.

« Pourquoi pas », tempère Cadyne, 27 ans. A la façon des rappeurs US qui, pour désamorcer l’insulte, s’appellent « Nigger » (nègre) , elle exige d’être présentée comme « pute », assumée depuis huit ans, mère d’une petite fille et étudiante en double cursus Droit-Sciences Politiques. Des traits tirés lui confèrent une beauté un peu tragique.

« C’est beaucoup moins faux-cul et bien-pensant que les sites de rencontres connus du milieu, sur lesquels les “escorts” font leur communication. »

Cadyne est une « traditionnelle » : française, blanche et en règles ; et bien payée en général : 300 euros de l’heure.

Tarifs minimum, sécu et médecine du travail



Le site des Putes (DR)

Les lois sur le proxénétisme rendent toute existence légale d’une organisation de prostituées périlleuse, notamment pour la perception de cotisations, l’anonymat des militant(e)s ou la médiatisation de leurs activités. « Les Putes » se définissent comme un « groupe d’activistes », fondé en 2006, et ne peuvent donc pas se constituer en association.

Leur site Internet affiche 424 membres, dont un bon tiers se compose de curieux, de clients potentiels, de sympathisants.

Cadyne a rejoint « les Putes » dès leurs premières manifestations et la mise en place des états généraux de la prostitution, il y a trois ans.

Elle demande des droits : des tarifs minimum, une sécurité sociale, une organisation professionnelle, une médecine du travail, et une reconnaissance sociale :

« Et pourquoi pas un service public de la prostitution, un remboursement de nos prestations avec les handicapés par la Sécu. »

Le mythe de la « pute polonaise »

Payer pour du sexe n’est pas interdit en France. Les prostituées peuvent, et doivent, déclarer leurs revenus en bénéfices non commerciaux. Mais la pénalisation du « racolage passif » avec la Loi de sécurité intérieure (LSI Art. L50) de mars 2003, oblige ceux et celles qui en vivent à se cacher plus loin. Le délit de racolage peut être puni de deux mois de prison et 3 750 euros d’amende.

Depuis l’entrée en vigueur de la LSI, la Police urbaine de proximité francilienne a procédé à 12 900 arrestations. Les « putes » se dénombrent à la contravention, elles sont stigmatisées par la morale et exercent clandestinement.

Cette situation crée des tensions de trottoir, entre les sans papiers et les traditionnelles : une guerre des prix s’engage, on s’accuse d’attirer la police, on se dispute les emplacements, le dumping menace. La baisse des revenus entretient le mythe de la « pute polonaise », sur le modèle du fameux plombier. Entre deux bouffées de cigarette, Cadyne lâche :

« Je voudrais que nous puissions travailler un peu comme les avocats, dans un cabinet dont on partage le loyer, sans patron, et avec une protection sociale. Ça se fait en Suisse. »

Dans certains cantons, comme à Genève, on travaille avec un permis, on est déclaré auprès des autorités. Le tapin peut donc s’organiser, bénéficier des assurances maladie, d’une prévention hygiénique et médicale efficace, avoir une retraite, des bulletins de salaires parfois. Vivre presque normalement en somme, parce que la morale n’évolue que lentement.

Pour Françoise Gil, chercheure en sociologie à l’EHESS et co-organisatrice des assises européennes de la prostitution :

« C’est la preuve que c’est possible. C’est l’opprobre et la clandestinité qui créent l’essentiel des horreurs du métier, et favorisent l’emprise des réseaux de proxénètes sur le marché du sexe. Il faudrait une organisation sur le modèle de l’artisanat, un syndicat comme il en existe aux Pays Bas. »

« Un statut légal est nécessaire »

Sous couvert d’anonymat, un haut gradé de la Brigade de répression proxénétisme (BRP) qui s’emploie depuis quatre ans à traquer les exploiteurs du travail sexuel en Ile de France, confirme en partie :

« En faire un métier d’un seul coup, c’est aller un peu vite, car les expériences de groupes autogérés tournent régulièrement à l’avantage de l’une des filles, qui devient de fait proxénète. Mais la reconnaissance d’un statut légal est nécessaire pour les indépendantes, cela offre une alternative sérieuse à la misère du trottoir et prépare les mentalités à évoluer en douceur. »

En Hollande, la prostitution est légale depuis 2000. Comme au Danemark, les travailleuses du sexe y paient la TVA à 19%, des impôts sur le revenu, ont un statut, même si les conditions de travail restent souvent difficiles. Passes à la chaîne, licenciement abusif en cas de refus, racket, n ’épargnent pas les bordels du quartier rouge d’Amsterdam.

Un petit syndicat y à été créé, De Rode Draad -le Fil Rouge- par une fille de joie en retraite, Mariska Majoor. Elle perçoit une centaine de cotisations régulières.

Mais toutes les prostituées ne veulent pas de ce genre d’organisations et sont attachées à la discrétion comme à l’indépendance. Pour le sociologue du CNRS Lillian Mathieu :

« Le monde de la prostitution recouvre des situations tellement variées, qu’il est difficile de fonder un statut pour cette activité. Or en France les syndicats ne protègent que les travailleurs salariés. »

Pour Cadyne :

« Celles d’entre nous qui s’affichent publiquement risquent un contrôle fiscal ou de perdre la garde de leurs enfants. La militante prostituée et écrivain Claire Cartonnet a dû fuir aux Etats-Unis écrasée par les dettes. »

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  • JAMBON.BEURRE
    JAMBON.BEURRE
    « Soyons realiste , demandons l (...)
    • Posté à 22h27 le 13/03/2009
    • Internaute 16073
      « Soyons realiste , demandons l (...)

    Pas plus tard que mardi dernier , j’ai fais la route perpignan béziers (pas par autoroute) ce trajet ça faisait 4 ans que je ne l’avais pas fais , hé bien j’ai vu au moins cinquante prostituées , alors qu’avant on en contait cinq ou six , il y en a de plus en plus ,d’en ma région en tout cas , ailleurs je ne sais pas.
    Donc la loi de 2003 n’a pas freiné la prostitution bien au contraire .

  • jissé
    jissé
    Ingé retraité
    • Posté à 23h01 le 13/03/2009
    • Internaute 23393
      Ingé retraité

    En germanie le ’plus vieux métier du Monde’ est légal.

    Et pas depuis hier :

    La ’rue chaude’ de Brunswick (Braunschweig) date du moyen-âge .. Probablement ( ?) classée monument historique.

    Hambourg ne serait pas Hambourg sans « Sankt Pauli » .. (Saint Paul ?)

    Lien

    « Les putes, les vraies, sont celles qui font payer après, pas avant »

    Saint Jc

    • sarkophage_xyz-
      sarkophage_xyz- répond à jissé
      • Posté à 08h44 le 14/03/2009
      • Internaute 24987

      Oui mais en Allemagne, le problème est que le proxénétisme est légal aussi, ce qui fait que des chomeuses se voient proposé ce genre d’emploi et il y a eu des cas menacées de perdre leurs allocations si elles refusaient.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à sarkophage_xyz-
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 19h21 le 14/03/2009
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        Euh, je crois que pour une fois vous êtes mal renseigné sur l’Allemagne.

        Le proxénétisme (Zuhälterei) et toute forme d’exploitation des prostituées sont sevèrement poursuivis par la loi pénale allemande.

        Seul les prostituées (et les clients de prostituées majeures) ne risquent pas de poursuites, à condition qu’elles / ils excercent en respectant certaines limites prévues par la loi, par exemple dans certains quartiers où le commerce de la rue n’est pas spécialement prohibé.

        Le délit de proxénétisme est puni d’un peine de prison d’au moins 6 mois, pouvant aller jusqu’à 5 ans selon l’article 181a du code pénal allemand (StGB).

        Lien

         
        • sarkophage_xyz-
          • Posté à 08h43 le 15/03/2009
          • Internaute 24987

          Impréci peut être, ce qu’on appele en France le proxénétisme hotelier est de fait légal en Allemagne. Et de ce fait il y a eu des cas comme celui que je cite qui a fait des remous en son temps et je ne sais pas si les agences pour l’emploi continuent à proposer ces boulots.

        1 autres commentaires
      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à sarkophage_xyz-
        Situation
        • Posté à 03h17 le 15/03/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Bonsoir. Non, c’est faux.

        factotum

  • Servais-Jean
    • Posté à 23h16 le 13/03/2009
    • Internaute 4591
      43

    Elles veulent s’organiser comme les artisans et elles ont bien raison mais au moins qu’elles ne fassent pas comme au Danemark ou en Hollande avec une TVA à 19%. Une TVA réduite à 5,5% est tout à fait justifiée car le travail effectué n’est que de la main d’oeuvre si l’on peut dire.

    • SDCamp
      SDCamp répond à Servais-Jean
      high
      • Posté à 09h36 le 14/03/2009
      • Internaute 44829
        high

      Pas tout à fait d’ accord avec vous, accrocher un client le long d’ un trottoir demande un grand sens de l’ apparat, un goût vestimentaire développé (même s’ il est souvent considéré comme étant de « mauvais goût »), une maitrise de son expression faciale et du verbe (pas question de manifester sa possible mauvaise humeur parcequ’ il pleut, qu’ il fait froid, ou parceque les flics sont de sorties : the show must go on), on est totalement dans le domaine du spectacle et de l’ illusion.

      Les prostitué(e)s devraient à mon sens être couvert(e)s par la maison des artistes, TVA non applicable ... ou bénéficier du statut d’ intermittents du spectacle.

      • Servais-Jean
        Servais-Jean répond à SDCamp
        43
        • Posté à 21h58 le 14/03/2009
        • Internaute 4591
          43

        Si je vous comprends bien c’est pas un travail pour la Morano qui n’a aucune des qualités que vous énumérez et la plainte qu’elle a déposée contre un internaute est dés lors justifiée.
        Comme quoi tout se recoupe.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 23h36 le 13/03/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Comment penser la prostitution, cette obsession invincible des urbains ?

    En tout cas et sans conteste plus on maintient les prostitutions dans une clandestinité qui ostracise par le fait même de la proscription plus on crée des espaces de non-Droit.

    L’exploitation s’affirme alors comme la tutelle oppressive de tous ceux qui, de près ou de loin, prospèrent sauvagement par des violences morbides, et surtout impunies du fait même du vide juridique que la législation a ordonnée.

    En enlevant tout recours juridique à ceux abandonnés et fragilisés dans des marges où force fait loi, le législatif a renié, sciemment et avec un cynisme abominable l’Esprit des Lois.

    Le pire en l’affaire, à cause même de la nature de la chose dont il est fait explicitement commerce, toute tentative ou de la règlementer ou de l’abolir échoue systématiquement .

    L’une n’empêchant pas qu’une forme de proxénétisme ne s’instaure par le fait même de la tolérance d’un tel commerce, l’autre n’a jamais réussi à détourner de ces activités à caractère de commerce économique de la sexualité, un noyau d’irréductibles.

    Car, en fin de compte, ces personnes qui exercent professionnellement des activités sexuelles à titre commercial sont en nombre réduit.

    Seulement des fantasmes délétères, à base d’idéologies sécuritaires aussi rances que démagogiques, ou bien d’activismes compassionnels moralistes et débilitants, entrainent un déni déshumanisant en déconsidérant les personnes prostituées. On les institue comme dégradées, avilies et dépréciées par nature.

    Et c’est par ce dénigrement diffamatoire qu’on disqualifie les personnes qui vivent des activités sexuelles de leur corps même afin de les maintenir dans une sorte de only-men-land.

    Sans interroger les rapports des personnes prostituées à leur corps comme lieu d’échanges économiques, sans interroger ce qu’une partie de la société joue de son corps propre en s’offrant les chairs qui se vendent ainsi comme des services, on ne fera jamais un sort équitable et rendu de justice à ces personnes.

    Pourquoi, depuis que les villes se développent et aussi les échanges, n’a-t-on jamais pu aborder sereinement et avec mesure ces questions de la sexualité tarifée alors que dans de nombreuses sociétés, et pour de très longues périodes historiques, l’échange des corps, femmes et esclaves, étaient considérée comme affaires honorables, forcément h o n o r a b l e s.

    • Bardamu
      Bardamu répond à egide
      difficile
      • Posté à 13h39 le 14/03/2009
      • Internaute 25491
        difficile

      « Sans interroger les rapports des personnes prostituées à leur corps comme lieu d’échanges économiques »

      C’est cela, oui.

      Quand une africaine dit je fais « mon cul boutique », c’est beaucoup plus clair, quand même.

      • egide
        egide répond à Bardamu
        Littéral
        • Posté à 14h41 le 14/03/2009
        • Internaute 45067
          Littéral

        Je vous conseille de me relire plus lentement :

        Mon cul boutique, expression crue, n’est pas une question, c’est un constat qui évite à la personne prostituée la subjectivité de son activité qui lui fait livrer son propre corps à un échange marchand.

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à egide
          Situation
          • Posté à 03h28 le 15/03/2009
          • Internaute 57434
            Situation

          Bonjour. J’ai lu len-te-ment votre prose : vous racontez n’importe quoi, mais avec un brio certain, un charme intelectuel assez désuet. Mais fascinant -du moins si on est jeune, bien sûr.

          factotum

          • egide
            egide répond à Au sud de nul part-
            Littéral
            • Posté à 10h59 le 15/03/2009
            • Internaute 45067
              Littéral

            Vous méprisez la forme, cette prose haïe que j’emploie, soit.

            Désuétude charmante, une élégance forcément dépassée mais qui ne fascinerait que des jeunes gens ?

            Serais-je pris, sans le savoir, d’un midi obscur et démoniaque ?
            Mais vous avez compris, sans doute je ne sais rien.

            Je suis toujours surpris qu’on emploie encore cette très vieille ruse démagogique qui consiste à flatter ironiquement la forme afin de s’assurer des rieurs avant de rejeter en bloc tout ce qui pourrait donner à penser, d’un définitif et sans appel c’est n’importe quoi en évitant bien sûr d’exprimer une seule objection sur le fond.

            L’horreur des intellectuels est bien avancée si on en juge par ce mauvais signe qui consiste en dernier ressort à s’en prendre à leur style.

            Une façon d’attaque ad personam sans avoir l’air d’y toucher.

            L’ostracisme ne commence-t-il pas en déniant à l’autre sa parole ?

            • Au sud de nul part-
              Au sud de nul part- répond à egide
              Situation
              • Posté à 20h16 le 15/03/2009
              • Internaute 57434
                Situation

              Bonsoir. Je comprends.

              J’aurai « horreur des intelllectuels » ? . Non, s’il vous plaît, ne nous embarquons pas dans ce petit jeu....
              Certes, je n’aurai pas dû employer l’expression « n’importe quoi »... Trop lapidaire. Mes excuses, sincères, à se sujet.

              En fait, je ne suis pas d’accord avec certaines parties de votre réflexion. J’y reviendrai, plus longuement et plus tard, car je dois allez manger...désolé. Vous avez d’ailleurs bien raison de noter qu’une critique quelconque se doit de porter sur le sens d’un texte.

              Je peux seulement vous dire pour le moment que je ne dénie la parole de personne, soyez en assuré. Et je ne méprise pas la forme que revêt votre propos. C’est heureusement moins grave que cela, si je puis le dire ainsi : Certains de vos arguments me paraissent intelligents et justes ; tandis que certains d’entre eux me semblent fort discutables. Mais ce que vous nommez le « style », le vôtre, fort brillant, permet une présentation pour ces derniers qui impressionne le lecteur.

              N’y voyez donc pas une attaque personnelle, par exemple dans l’usage que je fais du qualificatif « désuet » en l’appliquant à votre « prose ». Car ce qui est désuet voulait alors dire pour moi que ce type d’écrit est dans son expression même de plus en plus rare. J’espère ne pas vous avoir blessé : ce n’était pas mon intention. A bientôt.

              factotum

        3 autres commentaires
  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h31 le 13/03/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Les hyprocrites nous abreuvent du même vocable et autres circonvolutions de langage en parlant du « plus vieux métier du monde », sauf qu’il n’est pas reconnu en tant que tel.
    La « veuve qui clot » surnom de Marthe Richard, prostituée et grande organisatrice de la fermeture des bordels , a fait une immense connerie en fermant ces lieux carl a prostitution « sauvage » a fait des ravages auprès des femmes.
    Il m’etonnerait que la France puritaine de La Boutin veuille bien légiférer pour assainir une activité qui devrait être reconnue de salut publique.

    • egide
      egide répond à padiran
      Littéral
      • Posté à 23h48 le 13/03/2009
      • Internaute 45067
        Littéral

      Ne soyez pas hypocrite vous-même.
      N’affirmez que ce que vous connaissez vraiment.
      Le fait d’aller au bois n’a jamais fait pour autant l’expert ès prostitution.

      La prostitution clandestine ne s’est pas développée après l’application de la loi Marthe Richard.
      Mais bien avant.

      Dès 1875-80, des femmes ont refusé l’encartement, la marginalisation et le discrédit qui marquaient les filles qu’on disaient publiques.

      Après la 1ere guerre mondiale, elles étaient sans doute plus nombreuses que les prostituées officielles.

      Mais leur nombre n’a jamais représenté qu’une très faible partie de la population féminine de 19 à 49 ans (> 1%).

      Quasiment toutes étaient issues de milieux socio-économiques très modestes.

  • no on will get me
    no on will get me
    Lycéenne
    • Posté à 23h33 le 13/03/2009
    • Internaute 72922
      Lycéenne

    C’est super un article la -dessus ! Moi je suis pour que les femmes fassent ce qu’elles veulent, si c’est comme ça qu’elle dsirent gagner leur vies, il faut respcter leur choix et par conséquent les considérer que putes est un travail comme un autre.

  • Artasar
    Artasar
    M'enfin ...
    • Posté à 23h54 le 13/03/2009
    • Internaute 50817
      M'enfin ...

    Bien que ces vaches de bourgeois
    Bien que ces vaches de bourgeois
    Les appellent des filles de joie
    Les appellent des filles de joie
    C’est pas tous les jours qu’elles rigolent
    Parole, parole
    C’est pas tous les jours qu’elles rigolent.

    Car même avec des pieds de grue
    Car même avec des pieds de grue
    Faire les cent pas le long des rues
    Faire les cent pas le long des rues
    C’est fatigant pour les guiboles
    Parole, parole
    C’est fatigant pour les guiboles

    Non seulement elles ont des cors
    Non seulement elles ont des cors
    Des œils de perdrix mais encore
    Des œils de perdrix mais encore
    C’est fou ce qu’elles usent de groles
    Parole, parole
    C’est fou ce qu’elles usent de groles.

    Y’a des clients, y’a des salauds
    Y’a des clients, y’a des salauds
    Qui se trempent jamais dans l’eau
    Qui se trempent jamais dans l’eau
    Faut pourtant qu’elles les cajolent
    Parole, parole
    Faut pourtant qu’elles les cajolent.

    Qu’elles leur fassent la courte échelle
    Qu’elles leur fassent la courte échelle
    Pour monter au septième ciel
    Pour monter au septième ciel
    Les sous croyez pas qu’elles les volent
    Parole, parole
    Les sous croyez pas qu’elles les volent

    Elles sont méprisées du public
    Elles sont méprisées du public
    Elles sont bousculées par les flics
    Elles sont bousculées par les flics
    Et menacées de la vérole
    Parole, parole
    Et menacées de la vérole

    Bien qu’toute la vie elles fassent l’amour
    Bien qu’toute la vie elles fassent l’amour
    Qu’elles se marient vingt fois par jour
    Qu’elles se marient vingt fois par jour
    La noce est jamais pour leur fiole
    Parole, parole
    La noce est jamais pour leur fiole

    Fils de pécore et de minus
    Fils de pécore et de minus
    Ris pas de la pauvre Vénus
    Ris pas de la pauvre Vénus
    La pauvre vieille casserole
    Parole, parole
    La pauvre vieille casserole

    Il s’en fallait de peu mon cher
    Il s’en fallait de peu mon cher
    Que cette putain ne fût ta mère
    Que cette putain ne fût ta mère
    Cette putain dont tu rigoles
    Parole, parole
    Cette putain dont tu rigoles.

  • penabranca
    • Posté à 23h56 le 13/03/2009
    • Internaute 62583

    auto entrepreneuse ? c’est y pas une solution ça ?

    • VIEUX SACHEM
      VIEUX SACHEM répond à penabranca
      ch'ti
      • Posté à 11h02 le 14/03/2009
      • Internaute 40129
        ch'ti

      Plutôt que putes, je préférerais qu’on dise « péripatéticiennes » comme on dit « techniciennes de surface », c’est plus « noble. » Et pourquoi pas « techniciennes du sexe » ? Les plus douées pourraient, après « soutenance de thèse », être qualifiées « docteurs es-sexe ». Si vous avez de l’imagination, vous trouverez à votre tour des appellations plus gratifiantes que le vulgaire « putes » !
      Brassens chantait toute la tristesse des « filles de joie », des filles perdues, des victimes de la société du plaisir.
      Sous leur vernis artificiel, ces femmes ont souvent un coeur gros comme ça !

    • nomaille
      nomaille répond à penabranca
      veilleuse
      • Posté à 11h24 le 14/03/2009
      • Internaute 36868
        veilleuse

      Elles et ils ont l’impudence de vouloir aussi

      « des droits : des tarifs minimum, une sécurité sociale, une organisation professionnelle, une médecine du travail, et une reconnaissance sociale :
      “ Et pourquoi pas un service public de la prostitution, un remboursement de nos prestations avec les handicapés par la Sécu. ” »

      Alors auto entrepreneur c’est tout sauf ça .(une solution débrouille pour mecs dans la galère éventuellement)

      Elles et ils veulent des trucs que tout le monde est en train de paumer vitesse grand V.
      il faudrai aller voir du coté de l’économie sociale et solidaire, des scops peut être.en attendant qu’un vrai service public revienne qu goût du jour... (j’ai l’air sérieuse mais oui je suis sérieuse)

  • jojomigrateur
    jojomigrateur
    Photojournaliste
    • Posté à 00h47 le 14/03/2009
    • Journaliste 19668
      Photojournaliste

    Le statut d’auto-entrepreneur s’adapte parait-il à tout... Pourquoi pas aux putes ?

    • Millecalottes SARKASTIK
      • Posté à 08h25 le 14/03/2009
      • Internaute 44768
        Variable

      Il semble que les assureurs se « défroquent » sur la décennale, les experts s’inquiètent pour les migrations ainsi que les créations.

      1000K

    • nomaille
      nomaille répond à jojomigrateur
      veilleuse
      • Posté à 11h21 le 14/03/2009
      • Internaute 36868
        veilleuse

      Elles et ils ont l’impudence de vouloir aussi

      « des droits : des tarifs minimum, une sécurité sociale, une organisation professionnelle, une médecine du travail, et une reconnaissance sociale :
      “ Et pourquoi pas un service public de la prostitution, un remboursement de nos prestations avec les handicapés par la Sécu. ” »

      Alors auto entrepreneur c’est tout sauf ça .(une solution débrouille pour mecs dans la galère éventuellement)

      Elles et ils veulent des trucs que tout le monde est en train de paumer vitesse grand V.

      il faudrait aller voir du coté de l’économie sociale et solidaire, des scops peut être ...

  • MLPR
    MLPR
    Enfin décontractée et sans (...)
    • Posté à 01h41 le 14/03/2009
    • Internaute 40363
      Enfin décontractée et sans (...)

    Les péripatéticienes exercent le plus vieux métier du monde.
    Depuis l’avènement des religions, quelles qu’elle soient, elles ont été pourchassées par l’inquisition, honnies par le peuple et exploitées par des souteneurs ou mères maquerelles, sauf dans les maison closes où elles étaient identifiées, protégées et soignées, mais aussi sous-payées sous prétexte de blanchiment, de gîte et de couvert.
    En France, Mme MICHEL à fait fermer les maisons closes, après la guerre, ce qui a permis à la pègre de se les approprier et en 2003 un certain Sarkozy, ministre de l’intérieur, s’est chargé de les faire poursuivre pour racolage en leur appliquant des amandes répétées.
    Qu’elles soient occasionnelles ou habituées, avec le SIDA et autre maladie vénériennes, il serait temps que toute cette hypocrisie cesse afin qu’elles ,ou ils, aient droit au médecin, à la Sécurité Sociale, que leur revenu soit déclaré et payent des impôts.
    Leur revendication est honnête et claire administrativement.
    En acceptant leur requête le gouvernement Français, les députés et sénateurs feraient preuve de leur ouverture intellectuelle en reconnaissant un fait qui a toujours existé.
    Allez, président, vous qui décidez de tout, c’est le moment de faire remonter la courbe des sondages vous concernant …..
    Au niveau Européen, cela serait l’apothéose !

    • sarkophage_xyz-
      sarkophage_xyz- répond à MLPR
      • Posté à 08h53 le 14/03/2009
      • Internaute 24987

      Avant que le culte d’Ael, le dieu de la jalousie et de l’intollérance, ne s’impose de Kaboul à Manhattan, d’autre dieux étaient célébrés et plusieurs d’entre eux avaient un culte incluant une prostitution sacrée, le revenu de la tarification de la passe était considéré comme une ofrande au temple.

  • Marc de Boni
    Marc de Boni
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 02h25 le 14/03/2009
    • Journaliste 72902
      Journaliste

    Salut,
    je vous propose d’attendre la suite de l’enquête qui va aborder pas mal de sujets évoqués dans vos commentaires.

    En ce qui concerne « le caractère people » du sujet.
    Parler des travailleurs qui vivent l’enfer, c’est exactement ce qui est fait ici. Les chiffres officiels datant de 1999 donnent 20 000 filles et garçons de joie ; ils sont probablement 10 fois plus nombreuX-ses. Cela en fait un corps professionnel assez important il me semble.
    Si leur condition ne constitue pas une priorité politique c’est bien parce qu’une grande partie de l’opinion ferme les yeux, nie la question. En parler, en débattre, C’est donc commencer à briser la routine et arracher les œillères.
    Tout sauf une démarche « people. »

    Merci en tout cas de vos votes et vos commentaires pour ce premier papier affiché au mur de la Rue...

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 03h30 le 14/03/2009
    • Internaute 71957
      nc

    Mes très chers frères, mes très chères soeurs, contemplons un instant les couples de la haute. Pas de la haute intellectuelle, non, de la haute à pognon. Les femmes de footballeurs, d’artistes, de banquiers, de capitaines d’industrie, de dirigeants politiques.

    Combien ont une femme laide ? Y compris parmi ceux qui sont affreusement laids eux-mêmes ?

    Etonnant non ?

    PS : pour une vraie complicité, un vrai couple, comme par exemple chez les Karembeu, combien de couples achetés par l’argent ? Combien dureraient plus de deux mois en cas de ruine financière du mâle ?

    La pute n’est pas forcément que dans la rue. La différence, c’est que contrairement aux putes de la rue, celles-là bénéficient de la protection de la justice, qui leur alloue des fortunes quand le divorce survient quelques années après.

    PS : notez bien que je n’ai rien contre ça. Si un mec plein de pognon se prête à ce jeu, c’est soit qu’il est débile, soit qu’il est cynique, mais tant pis pour lui.

    • oxygen
      • Posté à 06h27 le 14/03/2009
      • Internaute 53072
        photographe

      L’auteur, pour « désarmer l’insulte », a-t-il déjå utilisé le « N word » dans un bus américain pour s’adresser å ses deux voisins african-american ?
      De plus si la deuxième partie n’aborde pas l’action des « sex workers » de San Francisco, changez d’iconographie, please.
      Un titre un peu racoleur ?

    • Numerosix
      Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 09h23 le 14/03/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      marchandise avec un grand cœur

    • Bardamu
      • Posté à 13h35 le 14/03/2009
      • Internaute 25491
        difficile

      « La pute n’est pas forcément que dans la rue. »

      C’est le drame bien connu : ce sont celles que l’on ne paie pas qui coûtent le plus cher.

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 18h08 le 14/03/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Celles qu’on paye « après »...

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 18h21 le 14/03/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Tu redeviens un gros con de droite de base avec tes amis de droite éculés , Hulk . C’est vraiment dommage .
          Bon , on vous laisse, alors ...

          • Bardamu
            Bardamu répond à Numerosix
            difficile
            • Posté à 18h30 le 14/03/2009
            • Internaute 25491
              difficile

            Eculé toi-même !

            • leconcombrevert
              leconcombrevert répond à Bardamu
              La vraie vérité > : -))
              • Posté à 19h30 le 14/03/2009
              • Internaute 8843
                La vraie vérité > : -))

              Puisque vous n’êtes pas un gros bof, si j’interprète bien votre allusion si fine .... vous vouliez sans doute parler de ces putes « qu’on ne paye pas » (en cash ?), celles dont il est question tous les jours dans les pages « politique nationale » ? C’est vrai, elles coutent le plus chèr à nous tous.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 19h27 le 14/03/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Quoi, on n’a plus le droit d’être misogyne maintenant ?

            Je m’étonne que ce fil n’ait pas encore eu droit à une descente en règle d’un gang de féministes !

            • Camille
              • Posté à 19h56 le 14/03/2009
              • Internaute 48427
                Mauvais genre

              Les féministes sont très très partagés sur le sujet (et je suis en dessous de la réalité, c’est la guerre ouverte entre certaines mouvances).

              Certains sont abolitionnistes, trouvent que c’est une suite des violences faites aux femmes, une domination sur les femmes, etc.

              D’autres pensent que la femme doit pouvoir faire ce qu’elle veut de son corps (le groupe « Les Putes » fait clairement partie de cette seconde catégorie)

              Ca doit ressembler à la religion dans les parties conservateurs...

        7 autres commentaires
  • filosofte
    filosofte
    Enseignant
    • Posté à 07h49 le 14/03/2009
    • Expert 72760
      Enseignant

    Le problème est complexe. Comment dénoncer l’immonde industrialisation du sexe, qui est une nouvelle traite (des femmes et des enfants) sans tomber dans le moralisme et le misérabilisme inefficace, voire hypocrite ; et à l’inverse, comment entendre ces revendications du droit à la différence, droit au libre usage de son corps, contestation de l’étroitesse de la normalité sexuelle, sans servir et justifier ce qui relève parfois de la barbarie.
    A voir sur le site Lien un dossier sur la prostitution avec de nombreuses références.
    Lien

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à filosofte
      Situation
      • Posté à 03h59 le 15/03/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Merci monsieur, car, voyez vous, sans votre intervention si brillante je n’aurai toujous rien compris......Merci, merci mille et quarante douze mille fois....

      P.S : complexe pour problème est superflu.

      factotum

  • le scribouillard
    le scribouillard
    retraite
    • Posté à 08h53 le 14/03/2009
    • Internaute 64008
      retraite

    Ces Dames là pour leur grande majorité n’ont pas choisi ce plus vieux métier du monde de gaité de coeur mais à cause de multiples problemes d’ordre sociologiques liés souvent à une enfance perturbée malheureuse et qui font bien sur le « gibier » prisé des ripoux et autres saloparts l’état devrait les aider en leur enjoignant des mesures plus souples d’une part et la société de les voir sous un angle plus humain .(entièrement d’accord avec Y. Le Zebulon).

  • Crainquebille
    • Posté à 09h00 le 14/03/2009
    • Internaute 64055

    Un métier source d’épanouissement, de bien-être, de bonheur et de dignité, et qui ne connait pas la crise : devenez pute !

  • thanatos70
    thanatos70
    psycho(logue ou tique)
    • Posté à 09h04 le 14/03/2009
    • Internaute 65564
      psycho(logue ou tique)

    J’ai toujours du mal avec l’hypocrisie mais peut-être que c’est plus excitant pour les « bien-pensant » d’interdire ce qui les excite et c’est plus cher donc cela rapporte plus à ceux qui exploitent ! ! !

  • lemuet
    • Posté à 09h59 le 14/03/2009
    • Internaute 26129

    Ces dames ont raison n’est-il pas ? Nos beaux macs Elyséens ne sont-ils pas organisés, eux, et de plein droit, raflant banques et entreprises du cac 40 et autres fricos et enarcos center pendant que le français moyen plie sous les diktat(s) d’une justice délétère et d’un gouvernement fantôme, sauf pour les mauvais coups, baisse du gaz en Avril,par exemple, quand la consommation diminue de moitié, l’hiver s’en allant aux champs ! putain de vie !

  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 10h48 le 14/03/2009
    • Internaute 60613
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    moi je suis un une pute virtuelle..je me montre et m’exhibe et pt contre aucune remuneration.. admirez moi..si vous m’aimez je vous aime
    Lien
    sinon je suis aussi ouvert a tte proposition honnete comme un repas ou un pique nique

  • Fondriest
    Fondriest
    http://spermufle.wifeo.com/
    • Posté à 10h49 le 14/03/2009
    • Internaute 49865
      http://spermufle.wifeo.com/

    Peu de réactions féminines, dommage.

    Soyons pragmatique : toutes les résistances éthiques ne parviendront pas à enrayer ce phénomène. Autant sécuriser les conditions de travail de ces femmes en évitant de les précipiter dans une très dangereuse clandestinité.

    Mais soyons tout aussi lucide : il faut sortir des clichés sur la prostitution, et notamment celui du gentil-client-malheureux-dans-la-vie qui trouve un peu de réconfort auprès de la-pute-au-grand-coeur. Parole de client : sans coller de jugement moral sur le phénomène, la prostitution est objectivement un des visages de la domination masculine (homme qui avec son argent profite de la vulnérabilité matérielle ou psychologique d’une femme pour exiger d’elle une pratique qu’elle n’exécuterait pas sinon). Cette pratique s’inscrit dans un contexte où les hommes sont privilégiés au détriment des femmes (écart moyen de revenus : 37% en faveur des premiers Lien).

    • Anonyme répond à Fondriest

      « la prostitution est objectivement un des visages de la domination masculine (homme qui avec son argent profite de la vulnérabilité matérielle ou psychologique d’une femme pour exiger d’elle une pratique qu’elle n’exécuterait pas sinon »

      Puisque tu tiens tellement à appeler un chat une chatte, mon cher Fonfon, je t’invite à prendre davantage en compte le fait que les prostituées ont pour habitude d’évaluer l’ensemble des prestations sexuelles qu’elles fournissent : une fellation coûte un certain prix, mais une « pipe » avec une careesse sur les seins vaut davantage, et les sommes à débourser où à encaisser augmentent pour toute demande supplémentaire.
      Toute autorisation est le résultat d’une négociation.
      Et donc, contrairement à cette antienne que tu tentes de contribuer à répandre, clairement, le client n’est pas roi.

      Ta petite chanson, selon laquelle toute commercialisation de la sexualité serait un avilissement suinte le victimisme à deux balles. Et, en parlant ainsi, c’est toi qui chosifie la femme qui, aux dernières nouvelles, est un être pensant.

      « Pour toi, psy ou travailleur social, je suis pute et tu me prêtes, comme allant de soi, une enfance malheureuse, remplie de misère et de violence et je te dis merde.
      Je suis pute et pour toi médecin ou lologue tous azimuts, je suis objet à assainir, à désintoxiquer, à désengrosser, à “condomiser”.
      Tu veux me prendre en charge, me guérir, me “réinsérer” dans la société.
      Encore, je te dis merde. »

      Je crois qu’elle te parle, la dame.*

      *Claire Carthonnel., prostituée.

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