pourquoi ça marche 13/03/2009 à 18h52

La soirée entre potes au Baron, un « business model »

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89


Devant le Baron (Audrey Cerdan/Rue89).

Une petite foule attend sur le trottoir de l’avenue Marceau, dans la chic partie du VIIIe arrondissement située entre Seine et Etoile. C’est un samedi soir, vers une heure. Une vingtaine de personnes, certaines là depuis un quart d’heure. Avec une furieuse envie d’entrer au Baron, la boîte de nuit la plus select de Paris…

L’homme qui décide s’ils entreront apparaît à la porte. C’est Bak, le physionomiste du club. Les postulants à la fête le connaissent ; certains le supplient, expliquent qu’ils viennent de la part d’untel. « Non, désolé, je ne connais pas », répond-il, poli mais ferme. Un groupe qui vient d’arriver entre illico, saluant le « physio » et le videur. Les autres restent sur le carreau, renoncent ou décident d’attendre un peu. Deux Américaines n’en reviennent pas : l’une d’elles est belle comme une « cover-girl » de Vogue et sa copine est estomaquée que ça ne leur suffise pas pour entrer.

Au Baron, être beau, riche et bien habillé n’est pas un sésame. La sélection à l’entrée de cette boîte est devenue proverbiale chez les noctambules. La rumeur prétend que Leonardo Di Caprio, venu incognito, s’est fait refouler. « Non, c’est faux », assure le gérant, Lionel Bensemoun, qui a créé l’établissement en 2004 avec l’ancien graffeur André Saraiva. « On m’a dit que ça a été le cas de Jodie Foster, mais si c’est vrai, on n’a pas fait exprès. » La direction ne refuse pas les people : « Ronaldo est un habitué et Mick Jagger a fêté chez nous son anniversaire. »

La sélectivité, pilier du modèle économique

Cette sélectivité est un des piliers du modèle économique du Baron, puisqu’elle constitue la partie palpable du capital le plus indispensable à qui veut réussir dans le business de la nuit d’une grande capitale : la réputation. Alors pour entrer, la première règle est un paradoxe : il faut être déjà venu. En clair, venir avec quelqu’un déjà connu du physio et revenir accompagné jusqu’à ce qu’on soit connu soi-même.

Deuxième règle : contrairement à la plupart des clubs de France, jeans et baskets ne sont pas prohibés : « Il faut être le plus décontracté possible », explique Lionel Bensemoun. « Pas de costume, on n’est pas au travail. »


Ces deux règles ne sont que la déclinaison du créneau sur lequel le Baron a bâti sa réussite, celui de la soirée entre amis. Ce club mouchoir de poche (180 m2) est généralement rempli comme un œuf (150 personnes maxi) et la musique est aussi variée que dans une pendaison de crémaillère où les fêtards se disputent pour passer leur tube préféré. « On était de la génération des fêtes en appart », raconte Lionel Bensemoun, 36 ans :

« On a voulu recréer cette histoire d’appartements, on veut que les gens se retrouvent un peu à la maison. Question convivialité, le Baron est un peu comme une boîte de province, mais à Paris. »

Du coup, à part pour les habitués, la direction n’est pas friande de la trilogie mannequins, banquiers, footeux qui fait le succès (et le chiffre d’affaires) des autres boîtes huppées. Ici, l’entrée est gratuite, les consommations à un prix relativement raisonnable (8-10 euros), et musiciens (Teki Latex) ou gens de la télé (Ariel Wizman, Mouloud Achour) se mêlent à pas mal de quidams, avec une majorité d’étudiant-fêtards.

Ils ouvrent le Baron dans un ex-bar à hôtesses sans mettre un sou dans le lieu

Lionel Bensemoun (petit-neveu du fondateur de la dynastie de casinotiers Partouche) a commencé par imprimer des flyers à Marseille, il y a une quinzaine d’années. Avec un ami graphiste et des moyens limités, il réalise plus joli et branché pour moins cher. Son pote forme ensuite le duo d’artistes Kolkoz. A Paris, Lionel rencontre André, graffeur depuis ses 13 ans et créateur du célèbre Monsieur A. Ils se lancent dans l’organisation de soirées, avec La Johnson et déjà cette idée de fête entre amis qui investissent un lieu sympa et laissent les platines à de jeunes inconnus prometteurs (Justice, notamment). A la même époque, ils créent en Corse le festival Calvi on the Rocks.

En 2004, les deux compères entendent parler d’un bar à hôtesses qui vient de fermer avenue Marceau : le Baron. « Si j’avais eu de l’argent, je l’aurais acheté car ça ne valait rien », dit Lionel Bensemoun. Sans investir un kopeck dans le lieu, ils proposent au propriétaire 50% des recettes. Ça a marché. Très fort. Depuis, ils ont racheté le fonds. Sans relations publiques, ils ont fait parler d’eux dans le monde entier.

Une dizaine de lieux ouverts en quatre ans

La réussite du Baron leur permet ensuite d’ouvrir, en quatre ans, d’autres lieux nimbés de la même aura branchée : le Paris-Paris (fermé pour des problèmes de voisinage), Chez Moune (un ancien cabaret lesbien à Pigalle, encore plus petit que le Baron), l’hôtel Amour, la Fidélité, la Paeva (un resto), une succursale du Baron à Tokyo, un club à New York pour André et, dernièrement, la reprise d’un lieu mythique des nuits parisiennes, Régine.

Avec d’autres copains, ils avaient formé La Clique, une bande d’organisateurs de fêtes avec qui ils lancent aujourd’hui des Barons éphémères pendant les festivals (Cannes) ou les foires d’art contemporain, et viennent de créer une agence de DJ-people (Beigbeider, Emma de Caunes...). Bilan : 150 employés et un chiffre d’affaires annuel que Lionel Bensemoun estime, à la louche, à 5 millions d’euros. Sans doute un peu moins depuis qu’ils ont quitté la direction artistique du Showcase, il y a quelques semaines.

Photo : devant le Baron, à Paris, en février 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 19h03 le 13/03/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?
    • freakfeatherfall
      freakfeatherfall répond à skalpa
      moonchild
      • Posté à 19h49 le 13/03/2009
      • Internaute 21024
        moonchild

      je peux pas la voir des USA ta vidéo skalpa...
      jsais pas pourquoi c’est la 1er fois que je vois ça...

    • donjipe
      donjipe répond à skalpa
      journaleux et blogueur
      • Posté à 21h00 le 13/03/2009
      • Internaute 41399
        journaleux et blogueur

      Bravo Skalpa elle me plait bien ta boite de « jour » et le pinard a l’air d’y être meilleur que le champagne des baronnies :)

      Je dis ça en nightclubber snobidard repenti de nuits où pourtanr les aventures et les mélanges étaient possibles. Sur le (mauvais) exemple parisien on a viré les trucs populos pour en faire des attrape bobos. Alors tant mieux si « ça va pas être possible » on sera mieux ailleurs

    • PétaouSchnok
      PétaouSchnok répond à skalpa
      • Posté à 15h22 le 14/03/2009
      • Internaute 11586

      Qu’est-ce qu’il leur prend aux frérots de choisir Dieudonné pour faire la voix off ? ? ? Il sont malades ? Il ignorent le demeuré dangereux qu’il est devenu ? ?
      Quelle déception... j’aurais jamais cru que ça aurait été ’possible’.

      • a déménagé le 11 octobre 2010
        a déménagé le 11 octobre 2010 répond à PétaouSchnok
        de passage dans la rue
        • Posté à 01h27 le 15/03/2009
        • Internaute 72308
          de passage dans la rue

        Euh ... « Je crois que ça pas être possible » est issu de l’album « Essence ordinaire » qui date de ... 1998.
        Ceci explique peut-être cela ...

  • Lidenbrock
    • Posté à 19h08 le 13/03/2009
    • Internaute 24667

    La semaine dernière, on a eu droit à une critique gastronomique, cette fois-ci, un club pour les beautiful people (entrée gratuite, consos pas chères, mais... super filtrage à l’entrée).
    Comme je n’ai pas la carte, et que j’habite décidément beaucoup, mais vraiment beaucoup trop loin pour y mettre un jour les pieds, ce type d’article parisiano-parisien me passe totalement au-dessus de la tête...
    Quant au célèbre Monsieur A... c’est un plaisir d’apprendre enfin son existence.

    • ÂneOnyme
      ÂneOnyme répond à Lidenbrock
      cherche sa carotte
      • Posté à 19h27 le 13/03/2009
      • Internaute 50453
        cherche sa carotte

      Je rage de n’avoir pas le temps et l’énergie de lire tous les articles et sujets intéressants qui trainent sur le net. Comment peut-on en arriver à lire un article qui ne nous plait pas et en plus d’aller perdre du temps à se plaindre auprès de son rédacteur ?

      • Lidenbrock
        Lidenbrock répond à ÂneOnyme
        • Posté à 19h37 le 13/03/2009
        • Internaute 24667

        ... pis encore, on peut même en arriver, alors qu’on est submergé de plein d’articles de fond à lire de toute urgence, à perdre du temps à lire des commentaires critiques -les rédacteurs n’ont certainement pas mieux à faire- et on perd parfois même du temps à leur répondre...

         
        • k-i
          k-i répond à Lidenbrock
          endimanché
          • Posté à 10h40 le 16/03/2009
          • Internaute 55073
            endimanché

          Tu n’es ni beau, ni riche, ni célèbre, toi aussi achète un T-shirt Eco 89 (auquel tu feras ajouter la mention « je suis Augustin Scalbert ») et tente ta chance au Baron et dans toutes les boîtes citées dans ce publi-reportage, de New York à Tokyo et de Cannes à Pigalle !

          La crise n’est pas une fatalité, soutenez Rue 89 !

          (merci Augustin)

        1 autres commentaires
    • a déménagé le 4 février 2011
      • Posté à 22h40 le 13/03/2009
      • Internaute 51971

      Tout à fait d’accord avec vous : ce genre de papier à la une de Rue89, c’est limite du foutage de gueule !

    • sebouille
      sebouille répond à Lidenbrock
      Futur TourDumonderiste
      • Posté à 11h23 le 14/03/2009
      • Internaute 72934
        Futur TourDumonderiste

      Pas chère ?

      C’est le seul endroit où j’ai payé une Heineken 10€

  • pierrot123
    • Posté à 19h13 le 13/03/2009
    • Internaute 10449

    Heu...C’est pas une pub ?
    Non, je pense pas ... vu que, au Baron... ils ont sûrement pas besoin de pub, tu vois...
    Pourtant, ça racole un max, non... ? Parce que le patron des lieux peut être content, son nom n’est pas cité moins de 5 fois...

    Mais c’est sans doute parce que l’auteur de cet « article“( ?) doit bien l’aimer, le patron... et puis il doit faire partie, lui, de ‘ceux qui sont admis’.

    • Roule Ta Bille
      Roule Ta Bille répond à pierrot123
      Chef d'entreprise
      • Posté à 19h36 le 13/03/2009
      • Internaute 54487
        Chef d'entreprise

      Ou pas...encore.

      L’ambiance du Baron... Fashion Branchouille, jte touche les couilles :)

  • moijepense
    • Posté à 19h16 le 13/03/2009
    • Internaute 41009

    « Au Baron, être beau, riche et bien habillé n’est pas un sésame “

    ca c’est de l’économie coco et de la vraie ! ! vive les pauvres qui vont s’encanailler au Baron ... et sentir la sueur des riches aux rolex rutilantes qui leur feront peut etre partager leurs lignes de schnouff

  • Trelawney
    Trelawney
    visiteur
    • Posté à 19h45 le 13/03/2009
    • Internaute 59648
      visiteur

    Euh c’est qui Leonardo Di Caprio ?

    • JP_JP
      JP_JP répond à Trelawney
      • Posté à 20h32 le 13/03/2009
      • Internaute 18274

      un peintre

      • Roule Ta Bille
        Roule Ta Bille répond à JP_JP
        Chef d'entreprise
        • Posté à 21h07 le 13/03/2009
        • Internaute 54487
          Chef d'entreprise

        Exacte, un peintre qui a fait le Louvre avec André.

  • jim silver
    jim silver
    polop
    • Posté à 20h02 le 13/03/2009
    • Internaute 59089
      polop

    comme quoi la France (et Paris en particulier) est bien l’endroit le plus sinistre de la planéte. Pour se divertir il faut lecher les pompes de petits proprios bourgeois.
    Pas étonnant que parmis les meilleurs clubs du monde, il n’y en ai aucun français...qu’ils restent entre eux (entre blancs de bonne famille) ça fera des dégénérés, moi je vais m’eclater à londres et à amsterdam, voire new york au moins là bas je me fait pas chier avec des ringards, rien que l’idée de passer sous les regards arrogants de ces « physio » ça me gache la soirée.

    • geff
      geff répond à jim silver
      www.ecapote.com
      • Posté à 23h33 le 13/03/2009
      • Internaute 17855
        www.ecapote.com

      Les physio de New York ne sont pourtant pas réputés pour leur transigeance :)

      • jim silver
        jim silver répond à geff
        polop
        • Posté à 13h19 le 14/03/2009
        • Internaute 59089
          polop

        les anglo saxons (malgré bien des défauts) ont le mérite de savoir s’amuser sans complexe et sans notion de classes sociales

    • Maxfrerot
      Maxfrerot répond à jim silver
      • Posté à 03h20 le 14/03/2009
      • Internaute 23114

      « ...moi je vais m’eclater à londres et à amsterdam, voire new york au moins là bas je me fait pas chier avec des ringards... »

      Voilà, ça c’est du branché bien puant ! Bien plus que ce pauvre Mick Jagger qui va au Baron pour faire jeune.

      • jim silver
        jim silver répond à Maxfrerot
        polop
        • Posté à 13h41 le 14/03/2009
        • Internaute 59089
          polop

        apparement tu ne connais aucune de ces trois villes...tant pis pour toi : parce qu’il n’y a rien (mais rien du tout ! ! !) de « branché » à amsterdam par exemple ! on rentre, on s’amuse, on se mélange et on rentre chez soi.

        nota : berlin aussi c’est bien

  • tooptoop
    • Posté à 20h16 le 13/03/2009
    • Internaute 630

    Votre article est très laudatif, aucune critique, la vie est belle. Pourtant, comme l’a déjà dénoncé Sagnard dans son livre « La Tyrannie des Branchés » André et Lionel sont deux personnes qui participent chaque jour à la transformation de Paris en ghetts pour riches VIP où l’on cultive l’entre-soi, la sélection et le rejet des autres (comprenez les pauvres, les rebeus, les blacks, etc.). Par exemple, vous ne précisez pas qu’avant d’être racheté, Chez Moune était un bar de quartier légendaire fréquenté par la communauté lesbienne. Depuis, elles ont été gentiment priées de déguerpir pour laisser l’entrée aux mannequins de la fashion week. Dernièrement, le rachat de La Fidélité, un restaurant dans le Xè, aidera sans doute à transformer ce quartier encore populaire en un nouveau ghetto pour bobos. Voilà comment au-delà des « soirées entres potes » des trentenaires parisiens privilégiés modifient chaque jour un peu plus la sociologie de Paris.

    • Maxfrerot
      Maxfrerot répond à tooptoop
      • Posté à 22h00 le 13/03/2009
      • Internaute 23114

      Si t’aime pas les bobos, oublie rue89.

      signé : un pur bobo.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 00h14 le 14/03/2009
      • Internaute 71957
        nc

      Mais non !

      Ce ne sont pas les bars branchés et les « soirées entre potes » qui modifient la sociologie de Paris.

      C’est le fait que la sociologie de Paris change qui fait que se développent ces bars branchés et autres dans les quartiers autrefois dits populaires.

    • Maxfrerot
      Maxfrerot répond à tooptoop
      • Posté à 03h16 le 14/03/2009
      • Internaute 23114

      Je te trouve gonflé de la ramener sur les lesbiennes, parce qu’ un des cotés réellement positif du milieu bobo et branché c’est d’^tre gay friendly, ce qui n’est malheureusement pas vraiment le cas du Paris populaire.

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à tooptoop
      Wouaooouh!
      • Posté à 09h14 le 14/03/2009
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      « bobo », « bars branchés » « modifier la sociologie de Paris »...

      Assez d’exagérations et de caricatures. Tout était si chouette dans le Paris du 19e et du 20e siècle ..« Chez Moune », « Madame Arthur » et tout Pigalle étaient un paradis, sans doute. Il y avait les « lieux de plaisir et de débauche » , les maisons clôses. Ah ! c’était bien..Et des snobs qui fréquentaient les cafés chics..

      il n’y a plus d’ouvriers mais y-a-t-il des usines dans les ex-quartiers populaires ? ? Donc , les jeunes couples qui viennent s’y installer sont d’affreux « bobos ». C’est-à-dire ?

      La société se renouvelle mais l’homme est toujours aussi petit.

      (L’hôtel Amour... c’était mieux avant ? Non ! c’est très agréable aujourd’hui et ça donne un bon coup de glamour à ce coin perdu du 9e !)

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 21h26 le 13/03/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze
    • polyglotte
      polyglotte répond à patrick du 14-
      prof de sport
      • Posté à 01h15 le 14/03/2009
      • Internaute 72676
        prof de sport

      et ben avec ça on va en faire des générations de révolutionnaires... ou les nouvelles formes d’enclos pour nos chers agneaux (ben oui c’est bien les petits des moutons non ?)

  • Elod
    • Posté à 21h43 le 13/03/2009
    • Internaute 21050

    150 personnes dans 180 m2 c’est pour en sortir que ça doit être difficile..

  • Maxfrerot
    • Posté à 04h23 le 14/03/2009
    • Internaute 23114

    Ok, je fais parti des gens qui y vont de temps en temps, je l’avoue.
    Il y a des milliers d’endroits pour faire la fête. Et pourtant, tous veulent aller là où on ne les laisse pas rentrer et où ils ne s’amuseront sûrement pas. Une fois dans le Baron, si tu ne connais personne, c’est comme dans toutes les boites chébrans, tu te fais chier et tout le monde te snobe, alors que si tu as l’occasion d’y être invité avec des potes, c’est super. Parce que 200 euros le premier prix pour une bouteille de champ’ ( tarif 2005, plus jamais payé depuis), c’est pas ce que j’appelle un prix relativement raisonnable.
    Et franchement, j’espère que t’as négocié une table à l’année avec bouteille et cc offerte en échange de ton article super lèche-cul, tu le reconnaîtras, petit coquin, elles sont sex-sympas les p’tites du Baron.

    • dad
      dad répond à Maxfrerot
      papa ours
      • Posté à 00h32 le 18/03/2009
      • Internaute 65359
        papa ours

      max, je ne comprends pas... d’un côté tu casse machin qui râle après la Clique (et désolé mais je trouve qu’il a raison, les endroits de la Clique se ressemblent tous, j’ai l’impression qu’ils fantasment un peu sur un truc entre le Palace version Emaer, les Bains version Coat et le Pulp mais ils sont incapables d’y arriver puisqu’ils ne canalisent que des gens tous à peu près identiques - à eux - et 100% trop « self-conscious » pour apporter un peu de folie à l’entreprise... je vais lâcher un truc un peu méchant (beaucoup ?) mais les hétéros midclass (et même upper) sont dans la nuit comme des éléphants dans un magasin de porcelaine ; ils faut les mélanger pour qu’ils deviennent un peu foufou, et la Clique n’y arrive pas... sinon ils sont chiants à mourir et en plus dès qu’ils ont pris un peu trop de coke et un peu trop de tise ils deviennent insupportables - je parle mal, je te bouscule sans m’excuser, je renverse ton verre et je te regarde de travers si tu oses râler, j’essaye de griller la queue des chiottes... : si tu sais pas faire la fête (être généreux, drôle, content d’être là, respectueux des autres, créatif, beau joueur, ...) tu restes à la maison !), donc tu râles après les gens critiques tout en chambrant l’auteur de l’article que tu accuses d’être servile... j’avoue que j’ai un peu de mal en terme de lisibilité...

  • unouveaucompte
    • Posté à 22h07 le 13/03/2009
    • Internaute 39715

    sûr que comme tout établissement recevant du public
    il doit être super à jour de sécurité et de respect des lois !

    BON EN DEUX SECONDES SUR GOOGLE VIDEOS LE BARON :

    Mercredi 10 octobre, après une soirée open-champagne près de l’avenue des champs-élysées, des amis me proposent de finir cette nuit au Club Le Baron, rue de l’Alma dans le 16ème.
    Je prends mon scooter, mais en arrivant je me fais refouler comme un racheumeuneu de cet ancien bar à putes. Expliquant que je rejoins des amis, rien n’y fait. Journaliste citoyen et républicain, je sors ma caméra et j’enquête à l’improviste...

    Lien

    je ne sais pas mettre les vidéos
    j’aurais pris le temps car c’est moins laudateur que cet article de bobo-journaleux-parisien...

    • puresonic
      puresonic répond à unouveaucompte
      Contempteur irascible
      • Posté à 20h56 le 14/03/2009
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      Tes « amis » t’ont bien b..sé sur ce coup là

    • gabriel12
      gabriel12 répond à unouveaucompte
      Etudiant
      • Posté à 15h50 le 15/03/2009
      • Internaute 42226
        Etudiant

      Pfff sans aucun interet la vidéo. T’es jamais sorti en boite ? T’as jamais remarqué que il y avait une sélection et que c’est comme ça ! Ils choisissent leur clientèle et c’est normal, en plus Le Baron c’est vraiment pas bien grand...
      Et un emmerdeur qui se met a faire un reportage quand il se fait refouler je peux comprendre qu’ils en veulent pas !
      Quand on te refuse, tu dis rien, tu te barre et tu vas t’amuser ailleurs ou rentrer chez toi pour garder tes sous !
      Non mais franchement ! ! ! !

  • nedj
    nedj
    autre
    • Posté à 22h36 le 13/03/2009
    • Internaute 72316
      autre

    Puis la comparaison de boites de nuits provinciales mais à Paris me fait bien rire ! ! ! ! Le mec a jamais été dans une boite provinciale, c’est pas possible. J’ai le même age et pas mal d’expériences de capitales et de fêtes d’appart et c’est bon, à 36 ans, j’ai plutôt envie de passer a autre chose. Mais bon si ça fait kiffer Di Caprio après tout, visiblement le ringard français fait le branché américain !

  • zefele
    zefele
    hamlet
    • Posté à 22h44 le 13/03/2009
    • Internaute 71876
      hamlet

    Article sans réel enquête et titre foireux.

  • groscontre64
    • Posté à 23h45 le 13/03/2009
    • Internaute 35536

    çà intéresse qui ? et sur un site « éco » en plus... ! ?

  • Warp
    • Posté à 00h26 le 14/03/2009
    • Internaute 26414

    ce filtrage des entrées est-il bien légal ?

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 00h31 le 14/03/2009
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    L’essentiel, c’est qu’on en parle (l’équipe d’Eco89 a eu ses entrées à l’année pour cet article ?) bravo la pub.
    Ça pue le snobisme, le parisianisme, la branchitude, la Jet-Set, c’est à vomir !
    Vive la décroissance conviviale et les barbecue/apéros dans le sud-ouest ! !

    • Maxfrerot
      • Posté à 03h05 le 14/03/2009
      • Internaute 23114

      « ... Ça pue... le parisianisme... ».
      Ce complexe d’infériorité ( totalement infondé ) provincial vis à vis de Paris devient gonflant.

      Aucun parisien ne critique une boite à Nantes parce qu’elle est nantaise ou un bar à Bordeaux parce qu’il est bordelais, alors que la moindre ville de ce joli pays possède son lot de lieux nocturnes aussi navrant que le showcase ( ou les caves du roy).

      Cool, les gars... On va finir par être désolé pour vous d’être parisien ; on est né ici, c’est pas de notre faute et on essaie de se plaire et de kiffer comme tout le monde.

      Va en boite à porte Maillot et t’arrêteras de parler de branchés parisiens, crois moi.

      Et les teufs de Groland semi-privées dans des lieux « underground », ça pue pas la branchitude, mon canard ?

      • funkystefffff
        funkystefffff répond à Maxfrerot
        écolo antipathique
        • Posté à 13h36 le 14/03/2009
        • Internaute 55257
          écolo antipathique

        Je n’ai aucun complexe d’infériorité. Et je n’en ai nullement parlé... Ton interprétation est assez révélatrice...

         
        • guerzit-
          guerzit- répond à funkystefffff
          Incomprenant majeur
          • Posté à 13h41 le 16/03/2009
          • Internaute 28472
            Incomprenant majeur

          De toute façon, entre les boites de bobos francs-maçons graphistes ou cadres-sup et les barbecues de gros beaufs élevés au pastaga, y’en a pas un pour racheter l’autre ! ! !

          Moi je me mets des suppos à l’eucalyptus devant la Tivi et ça c’est vraiment convivial, sans faux-semblants, entre amis, mon cul et moi...

        1 autres commentaires
  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 01h05 le 14/03/2009
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    Le clubbing en page éco...

    Pacadis reviens, ils sont devenus fous !

    • Maxfrerot
      Maxfrerot répond à kebra
      • Posté à 03h06 le 14/03/2009
      • Internaute 23114

      Ah, Pacadis...

      • unouveaucompte
        • Posté à 11h02 le 14/03/2009
        • Internaute 39715

        ah Pacadis ben ouais Pacadis

         
        • kebra
          kebra répond à unouveaucompte
          Bisounours killa
          • Posté à 12h00 le 14/03/2009
          • Internaute 8550
            Bisounours killa

          Trois fois ouais pour Pacadis, le prince dandy des punks, le truc à lire après le courrier des lecteurs et avant le ciné de Daney dans un grand journal devenu torchon, Il n’y a plus qu’Eudeline pour lui arriver à la cheville.

          Même en publi-reportage pour la revue Palace, il ne donnait presque jamais dans le brossage de tiag ou la pub éhonté. Même en pleine période Privilège, il louvoyait encore dans l’underground de base, version trans foncedave ou batcave poudré.

          Il n’a pas réussi à me faire gober Lou Reed mais je reste fan d’Iggy for ever, comme lui.

        1 autres commentaires
  • Berlineur
    • Posté à 01h42 le 14/03/2009
    • Internaute 24841

    Tout ça est d’un ridicule !

    Je n’ai jamais compris ces gens qui se mettent sur leur 31 pour espérer ne pas se faire refouler à l’entrée d’un club... c’est tellement pitoyable.

    Ils ne risquent pas de me refouler au Baron. Cette ambiance refoule tellement la m... que je préfère effectivement les vrais « soirées entre potes » ou les boîtes 100 fois plus branchées de Berlin où tu rentres en short et en tongs en été sans que personne ne trouve rien à y redire !

    Paris = XXe siècle. Il faudra vous y faire.

    • dad
      dad répond à Berlineur
      papa ours
      • Posté à 00h35 le 18/03/2009
      • Internaute 65359
        papa ours

      non, Paris = XIXe siècle

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